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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Césarienne maternelle et risque de TSA ou TDAH chez l'enfant : une analyse de la Nurses' Health Study IIMaternal Cesarean Section and Offspring ASD or ADHD Risk: A Nurses' Health Study II Analysis.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

L'étude a examiné l'association entre l'accouchement par césarienne et le risque de trouble du spectre de l'autisme (TSA) et de trouble déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) chez les enfants dans la cohorte Nurses' Health Study II. Incluant 29 352 mères pour l'analyse TSA et 27 704 pour le TDAH, les analyses ajustées n'ont montré aucune association significative (TSA : OR=1,02, IC 95% 0,81-1,29 ; TDAH : OR=1,06, IC 95% 0,95-1,18). Les analyses de fratrie et les ajustements pour de nombreux facteurs de confusion n'ont pas modifié ces résultats. L'étude ne soutient pas l'hypothèse d'un risque accru de TSA ou TDAH lié à la césarienne.

Points clés

L'accouchement par césarienne n'est pas associé à un risque accru de TSA ou TDAH dans cette grande cohorte de soignants. Les analyses ajustées pour de nombreux facteurs démographiques, médicaux et liés au mode de vie n'ont montré aucun lien significatif. Les comparaisons entre frères et sœurs n'ont pas révélé d'effet de la césarienne sur le neurodéveloppement.

Implications cliniques

Les cliniciens peuvent rassurer les parents que la césarienne n'augmente pas le risque de TSA ou TDAH chez l'enfant. Les inquiétudes concernant les conséquences neurodéveloppementales de la césarienne ne sont pas étayées par ces résultats. Cette étude peut aider à orienter les décisions obstétricales en réduisant les craintes liées à la santé mentale de l'enfant.

Limites

L'étude repose sur des données déclaratives et peut comporter des biais de mémorisation. La cohorte est majoritairement blanche et d'un niveau socio-économique élevé, limitant la généralisabilité. Les informations sur les indications de césarienne ou les complications obstétricales n'ont pas été détaillées. Les diagnostics de TSA et TDAH étaient rapportés par la mère et non confirmés cliniquement.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Temps d'écran des jeunes enfants, fonctions exécutives et développement du langage : Modération longitudinale du covisionnage parent-enfant et du contenu médiatiqueYoung children's screen time, executive functions, and language development: Longitudinal moderation of parent/child coviewing and media content.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale examine si le temps d'écran à 2 ans prédit les fonctions exécutives (FE) chaudes et froides ainsi que le langage à 4 ans, et si ces associations sont modérées par le covisionnage parent-enfant et le type de contenu (éducatif vs violent). 306 dyades parent-enfant ont participé. Un temps d'écran plus élevé à 2 ans était associé à de moins bonnes performances aux tâches de FE et à un vocabulaire réceptif plus faible à 4 ans. Le covisionnage parent-enfant prédisait une meilleure mémoire de travail, et une exposition plus élevée à un contenu éducatif était liée à de meilleures FE et langage. Cependant, ni le covisionnage ni le contenu éducatif n'ont modéré les effets du temps d'écran sur le développement. Une exposition plus élevée à un contenu violent modérait la performance d'attention shifting. Ces résultats suggèrent qu'une exposition précoce aux écrans, en particulier à du contenu violent, peut avoir un impact négatif sur le développement cognitif et régulatoire.

Points clés

Le temps d'écran à 2 ans prédit négativement les fonctions exécutives et le langage à 4 ans. Le covisionnage parent-enfant améliore la mémoire de travail mais ne modère pas l'effet du temps d'écran. Le contenu éducatif est bénéfique pour le développement, mais n'atténue pas l'effet négatif du temps d'écran. L'exposition à un contenu violent aggrave spécifiquement la flexibilité attentionnelle.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent conseiller une limitation du temps d'écran chez les jeunes enfants, surtout pour les contenus violents. Promouvoir le covisionnage parent-enfant et les contenus éducatifs peut soutenir le développement, mais ne compense pas un excès de temps d'écran. Le dépistage précoce des difficultés de régulation et de langage pourrait inclure l'évaluation de l'exposition aux écrans.

Limites

Les mesures du temps d'écran et du contenu sont basées sur des rapports parentaux, sujets à des biais de déclaration. L'échantillon est majoritairement blanc et hispanique/latino, limitant la généralisation à d'autres groupes. Les associations observées ne permettent pas d'établir une causalité définitive malgré le design longitudinal. Les effets modérateurs du covisionnage et du contenu éducatif n'étaient pas significatifs, ce qui pourrait être dû à une puissance statistique insuffisante ou à des mesures peu sensibles.

Niveau de preuve

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Dysrégulation émotionnelle chez les enfants et adolescents avec troubles externalisés : une revue systématique et méta-analyseEmotion dysregulation in children and adolescents with externalizing disorders: a systematic review and meta-analysis.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette méta-analyse évalue la corrélation entre la dysrégulation émotionnelle (déficits de régulation émotionnelle et labilité émotionnelle) et les symptômes des troubles externalisés (TDAH, TOP, TC) chez les enfants et adolescents. Sur 75 études incluant 11 913 participants, les résultats montrent une corrélation modérée (r=0,35), plus élevée pour la labilité émotionnelle (r=0,47) que pour la régulation émotionnelle (r=0,24). Aucun effet modérateur significatif de l'âge, du sexe, du continent, de l'informateur, du sous-type de TDAH, de la comorbidité ou du statut médicamenteux n'a été trouvé.

Points clés

La dysrégulation émotionnelle est modérément corrélée aux symptômes des troubles externalisés chez les enfants et adolescents. La labilité émotionnelle montre une corrélation plus forte que les déficits de régulation émotionnelle. Aucun effet modérateur significatif de l'âge, du sexe, du continent, de l'informateur, du sous-type de TDAH, de la comorbidité ou du statut médicamenteux n'a été trouvé. Les résultats sont basés sur une méta-analyse de 75 études incluant 11 913 participants.

Implications cliniques

L'évaluation clinique des troubles externalisés devrait inclure une évaluation systématique de la dysrégulation émotionnelle, en particulier de la labilité émotionnelle. Les interventions thérapeutiques pour le TDAH, le TOP et le TC devraient cibler la régulation émotionnelle pour améliorer les résultats. La labilité émotionnelle pourrait être un marqueur clinique important pour la sévérité des troubles externalisés.

Limites

La majorité des études portent sur le TDAH, limitant la généralisabilité aux autres troubles externalisés. Les études incluses sont majoritairement transversales, ne permettant pas d'établir de causalité. L'hétérogénéité dans les mesures de la dysrégulation émotionnelle peut affecter la comparabilité.

Niveau de preuve

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

La croissance en début de petite enfance favorise une connectivité fonctionnelle cérébrale optimale qui prédit la flexibilité cognitive à un âge plus avancéGrowth in early infancy drives optimal brain functional connectivity which predicts cognitive flexibility in later childhood.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale menée en Gambie rurale évalue l'impact des trajectoires de croissance précoce (5-24 mois) sur la connectivité fonctionnelle cérébrale (CF) et son lien avec la flexibilité cognitive à 3-5 ans. Les résultats montrent que la croissance physique avant le 5e mois de vie favorise des trajectoires développementales optimales de la CF, qui prédisent ensuite la flexibilité cognitive à l'âge préscolaire. Contrairement à d'autres populations, la CF interhémisphérique longue distance décroît avec l'âge dans cet échantillon. Ces résultats soulignent les effets mesurables d'une mauvaise croissance précoce sur le développement cérébral et ses conséquences cognitives ultérieures, plaidant pour des interventions précoces en contextes d'adversité.

Points clés

La croissance physique avant 5 mois est associée à des trajectoires développementales optimales de la connectivité fonctionnelle cérébrale. La connectivité fonctionnelle cérébrale à 5-24 mois prédit la flexibilité cognitive à 3-5 ans. Dans cette population gambienne, la connectivité interhémisphérique longue distance diminue avec l'âge, contrairement aux échantillons précédemment étudiés. Les résultats mettent en évidence l'impact mesurable de la malnutrition précoce sur le développement cérébral et cognitif.

Implications cliniques

Les interventions nutritionnelles et de soutien à la croissance dès les premiers mois de vie pourraient améliorer le développement cérébral et les fonctions exécutives ultérieures. Le suivi de la croissance pondérale en période néonatale pourrait servir d'indicateur précoce du risque de troubles cognitifs ultérieurs. Ces données incitent à intégrer des mesures de connectivité fonctionnelle dans l'évaluation du développement cérébral en contextes d'adversité.

Limites

L'étude est observationnelle et ne permet pas d'établir de lien causal définitif entre croissance et connectivité fonctionnelle. L'échantillon est limité à une population rurale gambienne, ce qui peut limiter la généralisation à d'autres contextes. Les mesures de flexibilité cognitive à 3-5 ans ne couvrent qu'un aspect des fonctions exécutives.

Niveau de preuve

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Estimation de l'âge cérébral du nourrisson par le rapport T1w/T2w en IRM : une approche d'apprentissage profond sensible à la myélinisationInfant Brain Age Estimation With T1w/T2w Ratio MRI: A Myelination-Aware Deep Learning Approach.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude développe et évalue un cadre d'apprentissage profond biologiquement informé pour estimer l'âge cérébral du nourrisson (0-24 mois) à l'aide du rapport T1w/T2w en IRM, sensible à la myélinisation. Sur une cohorte interne de 629 nourrissons et une cohorte externe de 10, le modèle utilisant le rapport T1w/T2w a obtenu les meilleures performances (MAE = 1,49 mois, r = 0,966), surpassant les modèles utilisant les images T1w ou T2w seules. L'approche multi-tâches et multi-échelle a encore amélioré la précision (MAE = 1,20 mois). La validation externe a montré une erreur absolue de 1,16 mois. Les cartes de saillance ont mis en évidence la substance blanche impliquée dans la myélinisation.

Points clés

Le rapport T1w/T2w en IRM améliore significativement l'estimation de l'âge cérébral chez le nourrisson par rapport aux images T1w ou T2w seules. Un modèle d'apprentissage profond avec apprentissage multi-tâches (régression d'âge, segmentation de la substance blanche, reconstruction d'image) atteint une MAE de 1,20 mois. La performance est robuste lors de la validation externe avec un protocole d'acquisition différent (MAE = 1,16 mois). Les cartes d'activation (Grad-CAM) confirment que le modèle se focalise sur les régions de substance blanche en cours de myélinisation. L'approche permet une estimation interprétable et non invasive de la maturation cérébrale précoce.

Implications cliniques

Cet outil pourrait servir de biomarqueur pour détecter précocement des anomalies de myélinisation chez les nourrissons. Il offre une méthode objective pour suivre le développement cérébral normal et pathologique dès les premiers mois de vie. La transférabilité entre scanners suggère une possible utilisation clinique multicentrique. L'approche pourrait être intégrée à des bilans de neurodéveloppement pour orienter des interventions précoces.

Limites

La cohorte externe est petite (n=10) et ne comprend que des nourrissons sains. Les données sont issues d'un seul centre pour la cohorte interne, limitant la généralisabilité. Seuls les nourrissons de 0 à 24 mois ont été inclus, ne couvrant pas toute l'enfance. Les performances sur des cas pathologiques (myélinisation anormale) n'ont été évaluées que qualitativement sur 3 cas. L'étude est rétrospective, ce qui peut introduire des biais de sélection.

Niveau de preuve

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Opportunité de voisinage, matière blanche et cognition dans une grande étude de neuroimagerie pédiatriqueNeighborhood opportunity, white matter, and cognition in a large pediatric neuroimaging study.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les associations entre les opportunités de voisinage, la microstructure de la matière blanche et les performances cognitives chez 6141 enfants âgés de 8 à 10 ans de l'étude ABCD. L'opportunité de voisinage a été mesurée à l'aide de l'indice d'opportunité de l'enfant 2.0 (COI). Les résultats montrent qu'une meilleure opportunité de voisinage est associée à une plus grande anisotropie fractionnelle (FA) dans le faisceau longitudinal supérieur I (SLF-I) et à de meilleures performances cognitives, en particulier la cognition cristallisée. Des analyses de médiation indiquent que la FA du SLF-I explique en partie cette association. Parmi les indicateurs spécifiques, l'accès à une éducation de qualité, des taux d'emploi élevés et une meilleure couverture d'assurance maladie étaient les plus fortement liés aux résultats neurocognitifs. Ces résultats soulignent l'importance des mesures multidimensionnelles du voisinage et identifient des facteurs contextuels modifiables pouvant être ciblés par des interventions communautaires.

Points clés

Une meilleure opportunité de voisinage est associée à une FA plus élevée dans le SLF-I, un faisceau fronto-pariétal impliqué dans les fonctions cognitives supérieures. Les opportunités de voisinage sont liées à de meilleures performances cognitives, particulièrement la cognition cristallisée. La microstructure de la matière blanche (FA du SLF-I) médie partiellement la relation entre opportunité de voisinage et cognition. L'accès à une éducation de qualité, les taux d'emploi et la couverture d'assurance maladie sont les indicateurs les plus fortement corrélés aux résultats neurocognitifs. L'étude utilise des données de l'étude ABCD et des modèles additifs généralisés pour évaluer les associations non linéaires.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient prendre en compte le contexte du voisinage lors de l'évaluation du développement cognitif des enfants. Les interventions visant à améliorer l'accès à l'éducation et à l'emploi dans les communautés pourraient soutenir le développement neurocognitif. La microstructure de la matière blanche, en particulier le SLF-I, pourrait être un marqueur des effets de l'environnement sur la cognition. Ces résultats peuvent informer des politiques de santé publique axées sur les déterminants sociaux de la cognition.

Limites

L'étude est transversale, ce qui ne permet pas d'établir des relations de cause à effet. L'échantillon de l'étude ABCD n'est pas totalement représentatif de la population américaine. Les mesures de diffusion IRM peuvent être sujettes à des artefacts. Les indicateurs de voisinage sont basés sur des données agrégées et peuvent ne pas refléter les expériences individuelles.

Niveau de preuve

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Les régions cérébrales présentant des différences liées à l'âge gestationnel médient la cognition chez les adolescents nés très prématurémentBrain regions with gestational age differences mediate cognition in adolescents born very premature.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

En utilisant les données de l'étude ABCD sur environ 2100 adolescents (10-14 ans) nés prématurément et appariés à des pairs nés à terme, cette étude montre que les adolescents nés très prématurés (>9 semaines) présentent une réduction du volume de matière grise et une augmentation de l'anisotropie fractionnaire dans des régions clés pour l'attention, la mémoire, les fonctions exécutives et le traitement de l'information. Ces différences médient les performances cognitives et persistent sur quatre ans de développement, indiquant des effets cérébraux durables de la prématurité.

Points clés

Les adolescents nés très prématurés (>9 semaines) montrent une réduction du volume de matière grise et une augmentation de l'anisotropie fractionnaire dans des régions impliquées dans l'attention, la mémoire, les fonctions exécutives et le traitement de l'information. Ces différences structurelles cérébrales médient la relation entre la prématurité et les performances cognitives inférieures. Les altérations cérébrales et leurs effets sur la cognition persistent de manière longitudinale sur quatre ans de suivi.

Implications cliniques

Le suivi neuropsychologique des adolescents nés très prématurés devrait inclure une évaluation des fonctions attentionnelles, exécutives et mnésiques, en lien avec les atteintes structurelles cérébrales persistantes. Les interventions cognitives précoces pourraient cibler les réseaux cérébraux affectés (notamment les régions frontales et temporales) pour atténuer les déficits cognitifs à long terme. La persistance des différences sur quatre ans souligne la nécessité d'un suivi longitudinal adapté chez les enfants nés très prématurés.

Limites

Étude observationnelle ne permettant pas d'établir une causalité directe entre les différences cérébrales et les déficits cognitifs. Mesures structurelles uniquement (volume de matière grise et anisotropie fractionnaire), sans données de connectivité fonctionnelle. Échantillon limité à la tranche d'âge 10-14 ans, ce qui limite la généralisation à d'autres périodes développementales.

Niveau de preuve

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Efficacité et sécurité de l'écopipam pour le syndrome de Tourette : un essai clinique randomisé de phase 3Efficacy and Safety of Ecopipam for Tourette Syndrome: A Phase 3 Randomized Clinical Trial.

ÉlevéNiveau de preuveJAMA NeurologySourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai clinique de phase 3 randomisé en double aveugle, contrôlé par placebo, a évalué l'écopipam (antagoniste D1) dans le syndrome de Tourette. Après 12 semaines ouvertes, les répondeurs (≥25% d'amélioration du score YGTSS-TTS) ont été randomisés pour poursuivre l'écopipam ou passer au placebo pendant 12 semaines. Chez les 90 participants pédiatriques, l'écopipam a réduit significativement le risque de rechute (HR=0.47 ; p=0.008). L'effet chez l'adulte était similaire mais non significatif (HR=0.51 ; p=0.37). Les effets indésirables les plus fréquents étaient somnolence (11.1%), anxiété (9.7%), céphalées (9.7%) et insomnie (8.8%). Aucun impact clinique significatif sur le poids ou les paramètres métaboliques n'a été observé. L'écopipam a maintenu une amélioration des symptômes et a été bien toléré jusqu'à 24 semaines.

Points clés

L'écopipam réduit significativement le risque de rechute chez les enfants atteints de syndrome de Tourette (HR=0.47). Chez les adultes, l'effet est similaire mais non significatif en raison du faible effectif. Les événements indésirables les plus fréquents sont somnolence, anxiété, céphalées, insomnie, tics et fatigue. Aucun impact clinique notable sur le poids, les paramètres métaboliques ou les troubles du mouvement induits par les médicaments. L'étude est un essai randomisé contrôlé par placebo en retrait, avec une période ouverte de 12 semaines suivie de 12 semaines en double aveugle.

Implications cliniques

L'écopipam pourrait représenter une alternative thérapeutique efficace et bien tolérée pour les tics chez l'enfant. La surveillance des effets secondaires du SNC (somnolence, anxiété) est nécessaire. Les résultats chez l'adulte sont préliminaires et nécessitent des études supplémentaires. L'absence d'impact métabolique et de troubles du mouvement constitue un avantage par rapport aux antipsychotiques.

Limites

Effectif réduit chez l'adulte limitant la puissance statistique. Durée de traitement maximale de 24 semaines, absence de données à long terme. Seuil de réponse défini à ≥25% d'amélioration du YGTSS-TTS, ce qui est modeste. Population pédiatrique majoritairement masculine (67.6%) et jeune, limitant la généralisabilité.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Des odeurs aux couleurs : perception sensorielle chez les jeunes mexicains neurodiversFrom Odors to Colors: Sensory Perception in Neurodiverse Mexican Youth.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude évalue les associations olfactive-visuelles chez des jeunes verbaux avec trouble du spectre autistique (TSA), trouble déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) et un groupe témoin sans troubles neurodéveloppementaux, à l'aide d'une tâche d'association odeur-couleur. Les résultats montrent que les trois groupes présentent des similitudes dans la perception olfactive, l'identification verbale des odeurs et les associations odeur-couleur, ainsi que dans l'évaluation du caractère agréable des odeurs (sucrées, fruitées, acides, salées, épicées). Les jeunes neurodivergents montrent une variation individuelle dans l'olfaction, mais moins dans la perception du caractère agréable. Ces résultats encouragent l'exploration des associations odeur-couleur au sein de populations diverses.

Points clés

Les jeunes avec TSA, TDAH et sans trouble neurodéveloppemental présentent des similitudes dans les associations odeur-couleur. La perception olfactive est similaire entre les groupes, avec des incohérences comparables dans l'identification verbale des odeurs. Les évaluations du caractère agréable des odeurs (sucrées, fruitées, acides, salées, épicées) sont similaires entre les groupes. Il existe une variation individuelle dans l'olfaction parmi les jeunes neurodivergents, mais moins dans la perception du caractère agréable. L'étude soutient l'idée que les différences sensorielles dans les troubles neurodéveloppementaux ne sont pas uniformes pour toutes les modalités.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être conscients que la perception olfactive peut être similaire entre les jeunes avec TSA, TDAH et typiques, mais des variations individuelles existent. L'évaluation sensorielle devrait tenir compte de la multimodalité, car des similitudes dans une modalité (olfaction) peuvent coexister avec des différences dans d'autres. Les interventions visant les difficultés sensorielles dans les troubles neurodéveloppementaux pourraient bénéficier d'une approche personnalisée plutôt que catégorielle. Les résultats encouragent l'exploration des associations sensorielle-croisées pour mieux comprendre l'intégration multisensorielle dans ces populations.

Limites

L'étude ne porte que sur des jeunes verbaux, ce qui limite la généralisation aux non-verbaux. L'échantillon est exclusivement mexicain, ce qui peut affecter la généralisation culturelle. La tâche d'association odeur-couleur utilisée peut ne pas refléter les expériences sensorielles naturelles. Les tailles d'échantillon spécifiques ne sont pas précisées dans le résumé, limitant l'évaluation de la puissance statistique. L'étude ne couvre pas d'autres modalités sensorielles (tactile, auditive) qui pourraient montrer des différences.

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Efficacité d'une intervention de groupe basée sur la thérapie d'acceptation et d'engagement (Navigator ACT) pour les parents d'enfants avec troubles neurodéveloppementaux : un essai contrôlé randomisé.The Effectiveness of Acceptance and Commitment Therapy Group Intervention (Navigator ACT) for Parents of Children With Neurodevelopmental Disabilities: A Randomized Controlled Trial.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai contrôlé randomisé (n=137) mené en Suède a évalué l'efficacité de Navigator ACT, une intervention de groupe de thérapie d'acceptation et d'engagement pour parents d'enfants avec divers troubles neurodéveloppementaux (TSA, TDAH, déficience intellectuelle, lésion cérébrale acquise). Comparé au traitement usuel, l'ACT a significativement réduit l'inflexibilité psychologique (d=0.84) et le stress parental (d=0.38) à post-test et à 4 mois de suivi, et a amélioré les comportements prosociaux des enfants. Aucune différence significative n'a été observée pour la dépression, l'anxiété, la pleine conscience parentale ou les difficultés globales de l'enfant. Ces résultats suggèrent qu'une intervention groupale transdiagnostique peut être bénéfique pour les parents d'enfants avec handicaps neurodéveloppementaux.

Points clés

L'intervention de groupe Navigator ACT a réduit significativement l'inflexibilité psychologique parentale avec une taille d'effet large (d=0.84) par rapport au traitement usuel. Le stress parental a diminué modérément (d=0.38) dans le groupe ACT, et ces améliorations se sont maintenues à 4 mois. Les parents ayant suivi l'ACT ont rapporté une amélioration des comportements prosociaux de leurs enfants (d=0.46). Aucun effet significatif n'a été trouvé sur la dépression, l'anxiété, la pleine conscience parentale ou les difficultés globales de l'enfant. L'étude a inclus des parents d'enfants avec différents diagnostics neurodéveloppementaux, suggérant une applicabilité transdiagnostique.

Implications cliniques

Un programme de groupe basé sur l'ACT peut être proposé à des parents d'enfants avec divers troubles neurodéveloppementaux, sans nécessiter un diagnostic spécifique. L'ACT pourrait être intégré dans les services ambulatoires de handicap pour réduire le stress parental et l'inflexibilité psychologique. Les cliniciens peuvent envisager d'utiliser Navigator ACT comme intervention brève (8 séances) pour soutenir les parents, avec des effets durables à 4 mois. L'amélioration des comportements prosociaux de l'enfant rapportée par les parents suggère un bénéfice indirect potentiel sur la dynamique familiale.

Limites

Les données sont basées sur des auto-évaluations parentales, ce qui peut introduire un biais de désirabilité sociale. L'étude a été menée dans un seul pays (Suède) et dans un contexte de services ambulatoires, limitant la généralisabilité. Le suivi n'était que de 4 mois, et l'absence de différence sur la dépression ou l'anxiété parentale peut indiquer des effets limités à des cibles spécifiques. L'absence d'évaluation en aveugle et la nature non-contrôlée du groupe TAU (traitement usuel) peuvent affecter la validité interne. L'étude n'a pas inclus de mesure objective du comportement de l'enfant ni d'évaluation de la fidélité du traitement.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Réussite académique chez les enfants nés extrêmement prématurés : une étude de cohorteAcademic achievement in children born extremely preterm: a cohort study.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cohorte nationale suédoise compare les résultats académiques d'enfants nés extrêmement prématurés (EPT, n=449) à ceux de témoins nés à terme (n=365) à 12 ans. Les enfants EPT avaient un risque significativement plus élevé de fréquenter une école d'éducation spécialisée (13,6% vs 0,5%) et d'obtenir au moins une note échouée (32,3% vs 5,2%). Au sein du groupe EPT, un faible âge gestationnel, un faible niveau d'éducation maternelle, une déficience cognitive et un diagnostic de TDAH ou de TSA augmentaient le risque de mauvais résultats scolaires. L'association persistait après ajustement des facteurs de confusion.

Points clés

Les enfants nés extrêmement prématurés ont des résultats scolaires significativement inférieurs à ceux des témoins nés à terme. Parmi les enfants EPT, un âge gestationnel plus bas, un faible niveau d'éducation maternelle, une déficience cognitive et un diagnostic de TDAH ou de TSA augmentent le risque de mauvais résultats scolaires. Même après ajustement des facteurs de confusion et médiateurs, la naissance extrêmement prématurée reste associée à de mauvais résultats scolaires.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent surveiller de près les progrès scolaires des enfants nés extrêmement prématurés, en particulier ceux présentant des facteurs de risque supplémentaires. Un dépistage précoce des troubles neurodéveloppementaux (TDAH, TSA) et des déficiences cognitives peut permettre des interventions précoces adaptées. Le niveau d'éducation maternelle peut servir d'indicateur pour cibler un soutien éducatif renforcé chez les enfants EPT.

Limites

Étude observationnelle avec risques potentiels de facteurs de confusion non mesurés. Les diagnostics de TDAH et de TSA proviennent de registres, ce qui peut sous-estimer leur prévalence réelle. L'échantillon est limité au contexte suédois, ce qui peut limiter la généralisation à d'autres pays. La taille de certains sous-groupes (ex. âge gestationnel ≤23 semaines) est faible, réduisant la puissance statistique.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Relations longitudinales entre la théorie de l'esprit, la théorie de l'esprit avancée et les fonctions exécutives de quatre à sept ansLongitudinal Relations Among Theory of Mind, Advanced Theory of Mind, and Executive Function From Ages Four to Seven.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale a examiné les relations entre la théorie de l'esprit (ToM) de premier ordre, la ToM avancée et les fonctions exécutives (FE) chez 203 enfants allemands âgés de 4 à 7,5 ans. Les résultats montrent que les FE à 4 ans prédisent la ToM avancée à 7,5 ans, et que la ToM précoce prédit la ToM ultérieure. Quatre profils développementaux ont été identifiés. Ces résultats soutiennent un modèle hybride où la compréhension conceptuelle précoce et les FE soutiennent le développement ultérieur de la ToM avancée.

Points clés

Les FE à 4 ans prédisent significativement la ToM avancée à 7,5 ans, indépendamment des capacités cognitives générales. La ToM à 4 ans prédit la ToM à 7,5 ans, indiquant une continuité conceptuelle. Quatre profils de ToM ont été identifiés : performants constants, retardataires, partiels et inconstants. Le langage précoce et l'inhibition tardive différencient ces profils, tandis que la cognition générale joue un rôle moindre.

Implications cliniques

Les interventions visant à améliorer les FE précoces pourraient favoriser le développement ultérieur de la ToM avancée. L'évaluation des profils de ToM peut aider à identifier les enfants à risque de difficultés sociales et à cibler les soutiens. Les cliniciens devraient considérer le langage et l'inhibition comme des cibles d'intervention pour la cognition sociale.

Limites

L'échantillon est allemand et peut ne pas se généraliser à d'autres populations culturelles. L'étude n'évalue que trois points temporels, pouvant manquer des changements développementaux fins. Les mesures de ToM avancée peuvent comporter des biais culturels.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Une étude explorant une intervention pour la régulation émotionnelle et le coping du stress chez les enfants d'âge préscolaireA Study Exploring an Intervention for Emotion Regulation and Stress Coping in Preschool Children.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai randomisé contrôlé en grappes mené dans deux jardins d'enfants à Shanghai a évalué l'effet d'un programme de 10 semaines (CESIP) sur la régulation émotionnelle et le coping du stress chez 211 enfants d'âge préscolaire. Aucune différence significative n'a été observée sur les difficultés comportementales mesurées par le SDQ, mais une réduction significative des traits d'insensibilité (uncaring) et du score total de l'ICU a été notée dans le groupe intervention comparé au groupe contrôle. Les résultats suggèrent que les interventions en classe ciblant les émotions peuvent améliorer certains aspects du développement émotionnel précoce.

Points clés

Étude randomisée en grappes évaluant le programme CESIP chez des enfants d'âge préscolaire à Shanghai. Aucune différence significative sur les difficultés comportementales mesurées par le SDQ. Réduction significative des scores de insensibilité (uncaring) et du score total de l'ICU dans le groupe intervention. L'intervention de 10 semaines ciblait la régulation émotionnelle et le coping du stress.

Implications cliniques

Les interventions en classe sur les émotions peuvent améliorer certains aspects du développement émotionnel, notamment les traits insensibles. Pour les cliniciens, l'accent sur la régulation émotionnelle dès la petite enfance pourrait réduire les traits callous-unemotional. Une approche universelle en milieu préscolaire peut être bénéfique pour la prévention des problèmes de comportement externalisés.

Limites

Étude menée dans seulement deux jardins d'enfants à Shanghai, limitant la généralisabilité. Mesures rapportées par les parents, possible biais de désirabilité sociale. Pas d'effet significatif sur les difficultés comportementales générales, ce qui questionne l'efficacité globale. Suivi à court terme uniquement (post-intervention immédiat).

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Revue : Troubles psychiatriques et symptomatologie co-occurrents chez les enfants et adolescents avec troubles neurodéveloppementaux - une revue ombrelle avec méta-analyse d'études individuellesReview: Co-occurring psychiatric disorders and symptomatology among children and adolescents with neurodevelopmental disorders - an umbrella review with individual study meta-analysis.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue ombrelle avec méta-analyse a évalué la prévalence des troubles psychiatriques co-occurrents (anxiété, dépression, troubles du comportement) chez les enfants et adolescents (3-18 ans) présentant des troubles neurodéveloppementaux (TND) : TDAH, TSA, déficience intellectuelle et troubles spécifiques des apprentissages. À partir de 33 revues systématiques incluant 113 études et 14 608 enfants, les prévalences regroupées variaient de 2,8% à 48,5% selon le trouble. Comparés aux pairs neurotypiques, les odds ratios étaient significativement élevés (2,86 à 14,77). Les auteurs recommandent un dépistage systématique des comorbidités psychiatriques dans cette population.

Points clés

Les troubles psychiatriques co-occurrents sont très fréquents chez les enfants et adolescents avec troubles neurodéveloppementaux. La prévalence actuelle regroupée varie de 2,8% à 14,1% pour les troubles dépressifs, de 0,8% à 48,5% pour les troubles anxieux et de 3,4% à 47,3% pour les troubles du comportement. Les enfants avec TND ont un risque significativement plus élevé de présenter ces comorbidités que les pairs neurotypiques (OR de 2,86 à 14,77). Cette méta-analyse inclut 33 revues systématiques et 14 608 enfants avec TND, couvrant TDAH, TSA, déficience intellectuelle et troubles spécifiques des apprentissages. Les auteurs recommandent un dépistage systématique des troubles psychiatriques co-occurrents chez les enfants et adolescents avec TND.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent systématiquement évaluer les symptômes psychiatriques chez les enfants et adolescents avec troubles neurodéveloppementaux, en particulier l'anxiété, la dépression et les troubles du comportement. L'identification précoce des comorbidités psychiatriques peut améliorer la prise en charge globale et la qualité de vie des patients atteints de TND. Des outils de dépistage validés spécifiques à cette population devraient être intégrés aux bilans neurodéveloppementaux.

Limites

L'hétérogénéité des études incluses limite la comparabilité des prévalences entre les différents TND. Les résultats reposent sur des données d'articles publiés, pouvant introduire un biais de publication. Les définitions et méthodes de diagnostic des troubles psychiatriques varient entre les études, ce qui peut affecter les estimations de prévalence. Les tranches d'âge larges (3-18 ans) masquent potentiellement des différences développementales importantes.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Caractérisation de la connectivité du réseau frontopariétal-amygdale au repos comme modérateur potentiel du lien développemental entre les fonctions exécutives et les symptômes internalisés : une approche basée sur l'estimation de modèles multiples itératifs de groupeCharacterizing Resting-State Frontoparietal-Amygdala Network Connectivity as a Potential Moderator of the Developmental Link Between Executive Functioning and Internalizing Symptoms: A Group Iterative Multiple Model Estimation-Based Approach.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a utilisé les données de l'étude ABCD (Adolescent Brain Cognitive Development) pour identifier des sous-groupes d'adolescents basés sur la connectivité fonctionnelle au repos entre le réseau frontopariétal (FPN) et l'amygdale. Quatre sous-groupes ont été identifiés, montrant que ceux avec plus de connectivité FPN-FPN et dlPFC-IPS avaient de meilleures performances exécutives. Cependant, aucun lien significatif n'a été trouvé entre l'appartenance au sous-groupe et les symptômes internalisés, ni d'interaction avec les fonctions exécutives. Les analyses exploratoires suggèrent que les différences dans le contrôle inhibiteur persistent au cours du développement. L'étude souligne que la connectivité du FPN favorise un meilleur contrôle inhibiteur et une flexibilité attentionnelle, mais le mécanisme liant fonctions exécutives et symptômes internalisés reste incertain.

Points clés

Quatre sous-groupes de connectivité ont été identifiés à partir de la connectivité au repos entre le FPN et l'amygdale. Les sous-groupes avec une connectivité FPN-FPN et dlPFC-IPS plus élevée présentaient de meilleures performances en fonctions exécutives. Aucune différence significative entre les sous-groupes n'a été observée pour les symptômes internalisés ou leur évolution longitudinale. L'analyse exploratoire a montré que les différences de contrôle inhibiteur entre sous-groupes se maintiennent au cours du développement, avec une amélioration plus marquée dans le sous-groupe FPN-FPN élevé.

Implications cliniques

La connectivité frontopariétale pourrait servir de biomarqueur pour le développement des fonctions exécutives, mais son lien avec les troubles internalisés reste à clarifier. L'absence de modération par la connectivité suggère que d'autres mécanismes, peut-être liés à des sous-types attentionnels spécifiques, sont en jeu. Les interventions ciblant les fonctions exécutives devraient tenir compte des profils de connectivité pour optimiser leurs effets.

Limites

L'étude est basée sur un abstract uniquement, sans accès aux détails méthodologiques complets. Les résultats principaux n'ont pas montré d'interaction significative, limitant les conclusions cliniques directes. La généralisabilité des sous-groupes à d'autres populations ou contextes cliniques n'est pas établie. Les mesures de connectivité au repos ne reflètent pas directement les processus cognitifs en temps réel.

Niveau de preuve

Élevé