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Clinique FRAnglaisSource tier 1

Le développement et l'évolution de la psychopathologie juvénile : une étude longitudinale de la prévalence et de la continuité de la petite enfance à la fin de l'adolescenceThe development and course of youth psychopathology: a longitudinal study of prevalence and continuity from early childhood through late adolescence.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Une étude longitudinale a suivi 609 familles de l'âge de 3 à 18 ans pour évaluer la prévalence et la continuité de cinq troubles mentaux courants. À 18 ans, la prévalence cumulée de tout trouble était de 71,8 % (dépression 34,7 %, anxiété 55,9 %, TDAH 22,6 %, troubles disruptifs 19,4 %, troubles liés à l'usage de substances 11,9 %). Une continuité homotypique et hétérotypique importante a été observée, et la psychopathologie précoce augmentait significativement le risque ultérieur.

Points clés

La prévalence cumulée de tout trouble mental à 18 ans est de 71,8 %. L'anxiété reste élevée tout au long de l'enfance et de l'adolescence. Les troubles disruptifs diminuent après l'âge de 6 ans, tandis que le TDAH atteint un pic à 12 ans. La continuité hétérotypique est plus forte au sein des domaines internalisés et externalisés qu'entre eux. Une psychopathologie précoce (avant 6 ans) augmente significativement le risque de troubles ultérieurs.

Implications cliniques

Le dépistage précoce des troubles internalisés et externalisés est crucial pour prévenir la continuité développementale. Les interventions ciblant les jeunes enfants présentant des symptômes psychopathologiques pourraient réduire le fardeau à long terme. La forte prévalence de l'anxiété justifie des efforts de prévention et de traitement durant toute l'enfance.

Limites

L'échantillon est limité à une zone géographique restreinte (Stony Brook, NY) et exclut les enfants avec des troubles médicaux ou développementaux significatifs. L'étude repose sur des entretiens diagnostiques semi-structurés, sans validation par des mesures objectives. Les données sont basées sur un seul site et peuvent ne pas être généralisables à d'autres populations.

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Formes et contextes des abus sexuels sur enfants à Taïwan : associations avec les expériences adverses de l'enfance, les résultats en santé mentale et la revictimisation.Forms and Contexts of Child Sexual Abuse in Taiwan: Associations With Adverse Childhood Experiences, Mental Health Outcomes, and Revictimization.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale nationale taïwanaise (n=2 599 enfants de 4e et 8e années) examine la prévalence des abus sexuels sur enfants (ASV) et leurs associations avec d'autres expériences adverses de l'enfance (ACE), les symptômes psychiatriques et la revictimisation. Les résultats montrent que 9,81% des enfants de 4e année ont subi au moins une forme d'ASV dans l'année. Les associations entre les ACE et l'ASV varient selon la forme (contact vs non-contact) et le lien avec l'auteur (parent, fratrie, pair). Toutes les formes d'ASV étaient liées à des symptômes psychiatriques élevés. Les ASV de contact par la fratrie ou les pairs prédisaient des symptômes plus importants 4 ans après. Certaines formes prédisaient aussi une revictimisation. Ces résultats soulignent l'importance de distinguer le type d'ASV et le lien avec l'auteur pour la prévention et l'intervention.

Points clés

9,81% des enfants de 4e année ont déclaré au moins une forme d'ASV au cours des 12 derniers mois. La violence physique parentale était associée à un risque accru d'ASV facilitée par un parent/aidant. La négligence psychologique parentale et le harcèlement par les pairs étaient liés à un risque accru d'ASV facilitée par les pairs. Toutes les formes d'ASV étaient associées à des symptômes psychiatriques concurrents élevés. Les ASV de contact facilitées par les frères et sœurs et les pairs prédisaient des symptômes psychiatriques plus importants 4 ans plus tard. Les ASV non-contact facilitées par les parents/aidants et la fratrie, ainsi que les ASV de contact facilitées par les pairs, prédisaient une revictimisation ultérieure.

Implications cliniques

Il est crucial de distinguer la forme de l'ASV et la relation avec l'auteur pour adapter les interventions. Les résultats soulignent la nécessité de dépister les ACEs et l'ASV chez les enfants présentant des symptômes psychiatriques. Les interventions devraient cibler les dynamiques familiales et entre pairs pour prévenir la revictimisation. Une attention particulière doit être portée aux frères et sœurs et aux pairs comme auteurs potentiels d'ASV.

Limites

L'étude repose sur des données déclaratives d'enfants, ce qui peut comporter des biais de mémoire ou de désirabilité sociale. L'échantillon est limité à Taïwan, limitant la généralisation à d'autres contextes culturels. Les mesures des ACEs peuvent ne pas être exhaustives. Le taux d'attrition longitudinale n'est pas précisé.

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Réduction de l'automutilation non suicidaire chez les adolescents déprimés : Le rôle de la défusion cognitive comme mécanisme comportemental.Reducing nonsuicidal self-injury in depressed adolescents: The role of cognitive defusion as a behavioral mechanism.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai contrôlé randomisé a évalué l'efficacité de la thérapie d'acceptation et d'engagement (ACT) chez 120 adolescents présentant une dépression et des automutilations non suicidaires (NSSI). L'ACT a montré des améliorations supérieures au traitement habituel en termes de flexibilité psychologique, de symptômes dépressifs et de fréquence des NSSI. Les analyses de réseau et les modèles d'équations structurelles ont identifié la défusion cognitive comme le processus spécifique médiant la réduction des NSSI.

Points clés

L'ACT réduit significativement les automutilations non suicidaires chez les adolescents déprimés par rapport au traitement habituel. La flexibilité psychologique globale s'améliore davantage avec l'ACT. La défusion cognitive est le seul processus spécifique associé à la réduction des NSSI. Le contact avec le moment présent est également renforcé par l'ACT mais n'est pas directement lié à la baisse des NSSI. L'étude soutient une approche processuelle de la psychothérapie pour l'automutilation adolescente.

Implications cliniques

Les cliniciens travaillant avec des adolescents déprimés et s'automutilant devraient cibler spécifiquement la défusion cognitive dans leur intervention. L'ACT semble être une option thérapeutique efficace pour réduire les NSSI, au-delà de la simple amélioration des symptômes dépressifs. L'évaluation de la flexibilité psychologique et de ses composantes peut guider le choix des techniques thérapeutiques.

Limites

L'échantillon est modeste (n=120) et provient d'un seul site, limitant la généralisation des résultats. Le suivi post-traitement est court aucune donnée sur le maintien des effets à long terme n'est fournie. Les mesures de flexibilité psychologique reposent sur des auto-questionnaires, sujets à des biais de réponse.

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Évolution temporelle des automutilations non suicidaires, des troubles alimentaires et des problèmes de santé mentale entre 2007 et 2025 : comparaison de deux cohortes d'adolescents suédois.Time trends in non-suicidal self-injury, disordered eating, and mental health problems between 2007 and 2025: a comparison of two Swedish adolescent cohorts.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare la prévalence des automutilations non suicidaires (NSSI), des troubles alimentaires (DE) et des problèmes de santé mentale (MHP) chez des adolescents suédois de deux cohortes scolaires (2007/2008 et 2024/2025) dans la même municipalité. Utilisant des mesures multi-items et des seuils cliniques, les résultats montrent une multiplication par trois de la prévalence des NSSI répétées et des DE à haut risque associés à d'autres problèmes de santé mentale chez les filles (NSSI+MHP : de 6,6% à 21,0% ; DE+MHP : de 2,7% à 8,7%). En revanche, les NSSI répétées ou DE sans comorbidité n'ont pas augmenté. Chez les garçons, aucune augmentation des NSSI répétées n'a été observée. Ces tendances suggèrent une détérioration de la santé mentale des adolescentes et appellent à une action renforcée du système de santé.

Points clés

Augmentation significative des NSSI répétées et des DE à haut risque combinés à d'autres problèmes de santé mentale chez les filles entre 2007 et 2025. Aucune augmentation des NSSI ou DE isolés sans comorbidité mentale chez les filles. Absence d'augmentation des NSSI répétées chez les garçons. Utilisation de mesures multi-items validées avec des seuils cliniques. Taux de réponse élevés (environ 90% et 80%).

Implications cliniques

Nécessité de dépister systématiquement les NSSI et DE chez les adolescentes, en particulier en présence de problèmes de santé mentale. Renforcement des ressources en santé mentale pour adolescents face à l'augmentation des comorbidités. Les interventions devraient cibler à la fois les NSSI/DE et les troubles mentaux associés.

Limites

Étude réalisée dans une seule municipalité suédoise, limitant la généralisabilité. Données auto-rapportées, possible biais de déclaration. Les mesures de DE n'ont été collectées que chez les filles. Cohorte 2024/2025 avec un taux de réponse plus faible (80% vs 90%).

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Validation du Temper Outbursts/Irritability-2 : un questionnaire de dépistage ultra-court en deux items pour les accès de colère et l'irritabilité chez les jeunesValidation of the Temper Outbursts/Irritability-2: A Two-Item Screener for Temper Outbursts and Irritability in Youth.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
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Cette étude a validé le TOI-2, un questionnaire ultra-court de deux items pour évaluer les accès de colère et l'irritabilité chez 1515 jeunes (5-17 ans) en consultation psychiatrique ambulatoire. Le TOI-2 a montré une forte convergence avec l'Indice de Réactivité Affective (ARI) et une excellente précision de classification (AUC=0,91). Les scores seuils recommandés sont ≥3 pour le triage en clinique spécialisée et ≥2,5 pour maximiser la détection. Les jeunes avec un dépistage positif présentaient une sévérité symptomatique plus élevée.

Points clés

Le TOI-2 montre une forte convergence avec l'Indice de Réactivité Affective (r=0,82). L'AUC de 0,91 indique une excellente précision diagnostique. Un score seuil ≥3 est recommandé pour le triage en clinique spécialisée ≥2,5 pour la détection maximale. Les jeunes avec un dépistage positif présentent une sévérité symptomatique et une altération fonctionnelle accrues. Les élévations les plus importantes du TOI-2 sont observées chez les jeunes répondant aux seuils symptomatiques du trouble oppositionnel avec provocation et du trouble des conduites.

Implications cliniques

Le TOI-2 peut être utilisé comme outil de dépistage rapide de l'irritabilité cliniquement significative dans les consultations pédiatriques ou de psychiatrie infantile. Un dépistage positif doit conduire à une évaluation clinique approfondie de l'irritabilité, des troubles du comportement perturbateur et des besoins thérapeutiques. L'utilisation de cet outil ultra-court réduit la charge d'évaluation tout en maintenant une bonne précision diagnostique.

Limites

L'étude a été menée dans un seul centre de soins ambulatoires, ce qui limite la généralisabilité. Les données rapportées proviennent presque exclusivement de mères biologiques (90,4 %), ce qui peut introduire un biais de réponse. La nature transversale de l'étude ne permet pas d'évaluer la stabilité temporelle ou la sensibilité au changement. En tant qu'outil de deux items, le TOI-2 ne couvre pas tous les aspects de l'irritabilité et peut manquer de nuances cliniques.

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L'effet du conseil conjugal sur la distraction et les niveaux d'attention maternelles pendant l'allaitement et les soins non liés à l'alimentation : un essai contrôlé randomisé dans l'ouest de l'IranThe Effect of Couple Counseling on Maternal Distraction and Attention Levels During Breastfeeding and Nonfeeding Childcare: A Randomized Controlled Trial in the Western Iran.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné si le conseil conjugal réduit la distraction maternelle et améliore l'attention pendant l'allaitement et les soins aux enfants. 128 mères présentant des distractions pendant l'allaitement ont été randomisées entre un groupe recevant des soins standard plus un conseil centré sur le couple et un groupe témoin recevant uniquement des soins standard. À 4 mois, le groupe d'intervention a montré des réductions significativement plus importantes de la distraction et des améliorations de l'attention par rapport au groupe témoin (p < 0,001). Par exemple, 40,6 % de mères supplémentaires dans le groupe d'intervention ont signalé aucune distraction pendant l'allaitement. L'intervention semble prometteuse pour améliorer la concentration maternelle lors des tâches de soins aux enfants.

Points clés

Le conseil centré sur le couple réduit significativement la distraction maternelle pendant l'allaitement et les soins non alimentaires. À 4 mois, 40,6 % plus de mères dans le groupe d'intervention ne signalaient aucune distraction pendant l'allaitement. L'amélioration de l'attention était également significative : 36 % de différence en faveur du groupe d'intervention pour une attention très élevée pendant l'allaitement. Les résultats étaient similaires pour les soins non alimentaires : 42,2 % de réduction de la distraction et 37,5 % d'amélioration de l'attention. L'interaction temps × groupe était significative (p < 0,001) pour les deux mesures. Les scores de distraction ont diminué de 17,89 à 8,31 (allaitement) et de 18,03 à 8,98 (soins) dans le groupe d'intervention, contre des baisses minimes dans le groupe témoin.

Implications cliniques

Les professionnels de la périnatalité pourraient intégrer un conseil centré sur le couple pour les mères signalant des distractions pendant l'allaitement. Cette intervention simple pourrait améliorer la qualité des interactions mère-enfant et le bien-être maternel. La réduction de la distraction pourrait favoriser un allaitement plus long et de meilleures pratiques de soins. Les résultats soutiennent l'importance d'impliquer le partenaire dans les interventions post-partum.

Limites

L'étude a été menée dans l'ouest de l'Iran, limitant la généralisabilité à d'autres contextes culturels. Seul le résumé est disponible, ce qui restreint l'évaluation détaillée des méthodes et des résultats. Les mesures étaient auto-rapportées, pouvant introduire un biais de désirabilité sociale. La taille de l'échantillon (n=128) est modérée et pourrait ne pas détecter des effets plus faibles. Le suivi maximal était de 4 mois les effets à long terme ne sont pas connus.

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