Domaine clinique
Langue
Fiabilité source
Effacer
Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Analyse intégrée des profils nutritionnels et de la protéomique sur taches de sang séché révèle des profils associés au trouble du spectre autistiqueIntegrated analysis of nutrition profiles and dried blood spot proteomics reveals patterns associated with autism spectrum disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine si les profils nutritionnels dérivés du comportement alimentaire et l'analyse protéomique de taches de sang séché (DBS) peuvent identifier des profils associés au trouble du spectre autistique (TSA). Vingt-neuf enfants avec TSA (âge moyen 56,0 mois) et 27 enfants témoins (60,6 mois) ont participé. Les apports alimentaires ont été évalués par des relevés de 3 jours, et des échantillons sanguins collectés sur DBS. Une analyse discriminante par moindres carrés partiels (PLS-DA) a été appliquée aux données alimentaires, nutritionnelles et protéomiques, avec estimation de la précision équilibrée par validation croisée. Des marqueurs candidats (18 nutritionnels, 10 protéomiques) ont été sélectionnés via les scores VIP. Les protéines étaient enrichies dans les voies du système nerveux. Des analyses de corrélation ont révélé des relations tripartites entre marqueurs nutritionnels, protéomiques et mesures cliniques (CARS, ABC, SRS, QI, Vineland), incluant une relation S100A6-(apport oméga-6 ou viande)-mesures cliniques et une relation ALDH18A1-apport noix/graines-mesures cliniques. Des combinaisons spécifiques de profils nutritionnels et de signatures protéomiques étaient associées à la sévérité des symptômes et aux résultats fonctionnels chez les enfants avec TSA.

Points clés

29 enfants avec TSA et 27 contrôles ont participé à l'étude (âge moyen ~4-5 ans). Les profils nutritionnels (relevés alimentaires de 3 jours) et protéomiques (DBS) ont été analysés par PLS-DA. 18 marqueurs nutritionnels candidats et 10 marqueurs protéomiques ont été priorisés. Les protéines candidates étaient significativement enrichies dans les voies du système nerveux. Des relations tripartites ont été identifiées, notamment S100A6 - apport en oméga-6 ou viande - mesures cliniques, et ALDH18A1 - apport en noix/graines - mesures cliniques. Ces combinaisons étaient associées à la sévérité des symptômes et aux résultats fonctionnels.

Implications cliniques

L'identification de marqueurs nutritionnels et protéomiques pourrait améliorer le diagnostic et le suivi du TSA. Les relations tripartites suggèrent que des interventions alimentaires ciblées (ex. moduler l'apport en oméga-6 ou en noix/graines) pourraient influencer les profils protéomiques et les symptômes cliniques. L'utilisation de DBS faciliterait la collecte de biomarqueurs en routine clinique, notamment chez les jeunes enfants. Ces résultats ouvrent la voie à des stratégies de médecine personnalisée intégrant nutrition et protéomique dans la prise en charge du TSA.

Limites

Échantillon de taille modeste (29 TSA, 27 contrôles), ce qui limite la généralisabilité. Étude transversale ne permettant pas d'établir des relations causales entre nutrition, protéomique et clinique. Les auteurs soulignent la nécessité d'études futures pour élucider ces interrelations. Les mesures alimentaires reposent sur des relevés parentaux, sujets à des biais de déclaration. Âge restreint (4-5 ans) les résultats pourraient ne pas s'appliquer aux autres tranches d'âge.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Élargissement du spectre électroclinique des troubles liés à TANC2 : syndrome de Lennox-Gastaut et phénotypes épileptiques développementaux associésExpanding the electroclinical spectrum of TANC2-related disorders: Lennox-Gastaut syndrome and related developmental epileptic phenotypes.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude décrit trois patients porteurs de variants tronquants du gène TANC2, identifiés par séquençage d'exome trios au sein du réseau européen NETRE. Le premier patient remplissait les critères du syndrome de Lennox-Gastaut (LGS), avec une résistance précoce aux traitements suivie d'une récupération cognitive partielle et d'un contrôle durable des crises sous felbamate en monothérapie. Le second présentait un trouble du spectre autistique et plusieurs types de crises (focales, absences atypiques, toniques) avec une rémission prolongée et un fonctionnement intellectuel limite. Le troisième avait des crises polymorphes pharmacorésistantes précoces avec des décharges épileptiformes bifrontales persistantes et un trouble du développement sévère, de phénotype apparenté au LGS, avec un contrôle des crises sous polythérapie limitée. Ces résultats élargissent le spectre électroclinique des troubles liés à TANC2, soutenant un continuum allant de l'épilepsie associée à un trouble du neurodéveloppement à l'encéphalopathie épileptique développementale, incluant le LGS chez certains patients.

Points clés

Les variants tronquants de TANC2 sont associés à un continuum de troubles allant de l'épilepsie avec trouble du neurodéveloppement aux encéphalopathies épileptiques développementales, y compris le syndrome de Lennox-Gastaut. Trois nouveaux patients porteurs de variants délétères de TANC2 sont rapportés, présentant des types de crises et des devenirs développementaux variables. Un contrôle des crises a été obtenu chez certains patients, suggérant un pronostic potentiellement plus favorable que précédemment pensé. Le felbamate en monothérapie a montré une efficacité chez un patient avec LGS.

Implications cliniques

Le dépistage génétique de TANC2 devrait être envisagé chez les patients présentant un trouble du neurodéveloppement inexpliqué et une épilepsie, surtout avec des caractéristiques de LGS. Une identification précoce pourrait permettre un traitement personnalisé, comme l'utilisation de felbamate chez les patients avec LGS lié à TANC2. Le pronostic épileptique n'est pas uniformément sombre certains patients peuvent atteindre une rémission des crises.

Limites

Petite taille de l'échantillon, limitée à trois patients. Données rétrospectives sans protocoles standardisés de collecte. Absence d'études fonctionnelles pour confirmer la pathogénicité des variants.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Technologie éducative et diversité cognitive : exploration des réponses attitudinales des élèves autistesEducational technology and cognitive diversity: exploring attitudinal responses of autistic students.

FaibleNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude pilote explore comment le niveau cognitif (faible, moyen, élevé) et le type de ressource technologique (réalité virtuelle, tablette, évaluation traditionnelle) influencent les attitudes d'élèves autistes (n=7) lors de tâches scolaires. Les résultats préliminaires suggèrent que les attitudes varient selon le niveau cognitif et le type d'activité, avec des indications que la réalité virtuelle pourrait être bénéfique pour les élèves de niveau cognitif moyen. L'étude souligne l'importance d'adapter les interventions technologiques aux profils individuels, mais les résultats sont à interpréter avec prudence en raison de la faible taille de l'échantillon.

Points clés

L'étude a inclus sept élèves autistes de niveaux cognitifs bas, moyen et élevé. Les attitudes ont été mesurées après utilisation de quatre outils : évaluation traditionnelle pré-test, réalité virtuelle, tablette, et évaluation traditionnelle post-test. Pour un type d'activité, une tendance exploratoire a montré des attitudes plus favorables lors de l'utilisation de la VR chez les élèves de niveau cognitif moyen. Pour un autre type d'activité, les élèves de haut niveau cognitif ont montré des attitudes plus positives que ceux de bas niveau. Les résultats sont préliminaires et descriptifs, servant à générer des hypothèses.

Implications cliniques

Les interventions éducatives utilisant la technologie devraient prendre en compte le niveau cognitif de l'élève autiste. La réalité virtuelle pourrait être un outil prometteur pour certains profils cognitifs, mais les données sont insuffisantes pour une recommandation clinique. L'adaptation individualisée des ressources technologiques est cruciale pour améliorer l'engagement des élèves autistes.

Limites

La très petite taille de l'échantillon (n=7) limite la généralisabilité des résultats. Les conditions n'ont pas été contrebalancées en raison de la nature exploratoire, ce qui peut introduire un biais d'ordre. Les résultats sont descriptifs et ne permettent pas de conclusions causales.

Niveau de preuve

Faible

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Détection précoce d'un groupe sévère de troubles du spectre autistique chez les jeunes enfants à l'aide de mesures de suivi oculaireEarly detection of a severe autism spectrum disorder group in young children using eye-tracking measures.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

L'étude examine si les indices de fixation du regard issus du système Gazefinder peuvent identifier un sous-groupe d'autisme sévère chez 442 enfants de 2 à 6 ans référés en clinique psychiatrique ambulatoire. Les enfants avec autisme sévère (n=42) montrent une fixation réduite sur la bouche dans les stimuli faciaux dynamiques et sur les personnes par rapport aux formes géométriques. Un critère composite de quatre indices a une sensibilité de 85.7% et spécificité de 55.3% pour discriminer l'autisme sévère. Les mesures de suivi oculaire pourraient aider au dépistage précoce.

Points clés

Le suivi oculaire est une méthode non invasive pour quantifier les schémas de fixation du regard associés aux TSA. L'étude inclut 442 enfants de 2 à 6 ans référés en clinique psychiatrique, avec 42 cas d'autisme sévère définis par le CARS. Les enfants avec autisme sévère présentent une fixation réduite sur la bouche dans les stimuli faciaux dynamiques. Ils montrent également une fixation réduite sur les personnes par rapport aux formes géométriques. Un critère composite de quatre indices de fixation oculaire atteint une sensibilité de 85.7% et une spécificité de 55.3% pour identifier l'autisme sévère. Les résultats suggèrent que le système Gazefinder peut fournir des informations complémentaires pour le dépistage de l'autisme sévère chez les jeunes enfants.

Implications cliniques

L'outil de suivi oculaire pourrait aider à identifier précocement les enfants à besoins de soutien élevés, réduisant les délais de diagnostic. Cette approche pourrait être utilisée comme outil de dépistage complémentaire avant une évaluation spécialisée. La spécificité modérée (55.3%) indique qu'il ne doit pas être utilisé seul mais en combinaison avec d'autres évaluations cliniques. Facilite une orientation plus rapide vers des interventions intensives pour les cas sévères.

Limites

La spécificité de 55.3% est relativement faible, ce qui pourrait entraîner des faux positifs. L'étude a été réalisée dans un seul contexte clinique (psychiatrie ambulatoire), limitant la généralisabilité. La classification en groupe sévère repose sur le CARS, qui est une échelle clinique subjective. L'échantillon du groupe sévère est petit (n=42), ce qui peut affecter la robustesse des résultats. Les mesures de suivi oculaire pourraient être influencées par d'autres facteurs (attention, médication, etc.) non contrôlés.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Étendue et rigueur des adaptations culturelles dans les interventions de communication sociale pour les enfants et adolescents autistes : une revue systématiqueExtent and Rigor of Cultural Adaptations in Social Communication Interventions for Autistic Children and Adolescents: A Systematic Review.

RevueNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue systématique évalue la qualité des adaptations culturelles d'interventions de communication sociale pour les jeunes autistes. À l'aide de la Checklist d'Adaptation Culturelle (CAC), 16 études ont été analysées. Les résultats montrent une grande variabilité dans l'étendue des adaptations, seules trois études ayant utilisé un cadre formel. La qualité méthodologique était globalement adéquate, mais l'implication communautaire et l'accessibilité étaient souvent insuffisantes. La revue souligne le besoin de processus d'adaptation culturelle plus systématiques et transparents.

Points clés

Seulement 3 études sur 16 ont utilisé un cadre formel pour guider leurs adaptations culturelles. L'étendue des adaptations variait de 44% à 91% selon la Checklist d'Adaptation Culturelle (CAC). Toutes les études ont montré une qualité méthodologique au moins adéquate, mais l'implication communautaire était souvent faible. Les interventions adaptées couvraient 12 pays et 11 langues, mais restent majoritairement développées dans des contextes occidentaux. La revue souligne la nécessité d'une meilleure documentation et d'une utilisation systématique de cadres comme la CAC.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être prudents lors de l'application d'interventions développées dans d'autres contextes culturels sans adaptation appropriée. L'utilisation d'outils comme la CAC peut guider l'adaptation culturelle des interventions de communication sociale. Une implication plus forte des communautés locales est essentielle pour garantir la pertinence culturelle. Les adaptations doivent être documentées de manière transparente pour faciliter la reproductibilité et l'évaluation.

Limites

Le nombre limité d'études (16) et de participants (474) réduit la généralisabilité des résultats. La revue s'est concentrée uniquement sur les interventions de communication sociale, excluant d'autres types d'interventions. L'évaluation de la qualité des adaptations repose sur un seul outil (CAC), ce qui peut ne pas capturer tous les aspects. Les études incluses proviennent principalement de pays à revenu élevé, limitant la diversité culturelle.

Niveau de preuve

Revue

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Starmate : un assistant IA léger pour les aidants de personnes autistes, développé et évalué selon un cadre mixte centré sur l'utilisateurStarmate: A Lightweight AI Assistant for Autism Caregivers Developed and Evaluated Through a User-Centered Mixed-Methods Framework.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

L'assistant IA Starmate, basé sur un modèle de 1,5 milliard de paramètres, a été développé pour fournir des conseils personnalisés et empathiques aux aidants de personnes avec trouble du spectre autistique (TSA). À partir d'entretiens et d'une enquête Kano, les besoins prioritaires des aidants ont été identifiés, notamment des conseils pratiques. L'architecture modulaire intègre l'analyse de sentiment, un graphe de connaissances expert validé, et un modèle Qwen2.5-1.5B affiné. Comparé à des LLM commerciaux, Starmate a obtenu de meilleurs scores en empathie, conseils pratiques et clarté logique. Ces résultats démontrent la faisabilité technique d'un LLM léger, respectueux de la vie privée et spécialisé, ouvrant la voie à des tests en conditions réelles.

Points clés

Starmate est un assistant IA spécialisé pour les aidants de personnes TSA, développé via une approche centrée utilisateur. Les besoins clés identifiés incluent des conseils pratiques, de l'empathie et une clarté logique. Le système utilise un modèle affiné de 1,5 milliard de paramètres, un graphe de connaissances et une analyse de sentiment. Lors d'une comparaison en aveugle, Starmate a surperformé plusieurs LLM commerciaux sur des métriques d'empathie et de conseils pratiques. L'étude montre qu'un LLM léger peut fournir des réponses précises, empathiques et actionnables dans un cadre de test. Les prochaines étapes incluent des tests d'utilisabilité et cliniques en contexte réel.

Implications cliniques

Starmate pourrait améliorer l'accès des aidants à des conseils fiables et personnalisés, réduisant leur stress et charge mentale. L'intégration d'une IA empathique et spécialisée pourrait compléter le suivi clinique en offrant un soutien 24/7 aux familles. Cet outil pourrait aider les cliniciens en fournissant des informations validées aux aidants, favorisant une meilleure adhésion aux recommandations. La conception centrée sur l'utilisateur garantit que les réponses répondent aux besoins réels des aidants, augmentant la pertinence clinique.

Limites

L'étude n'a pas encore testé Starmate en conditions réelles d'utilisation par les aidants, limitant la généralisabilité des résultats. La comparaison avec les LLM commerciaux s'est faite sur un jeu de scénarios prédéfinis, non représentatif de toute la diversité des situations. Le modèle de 1,5 milliard de paramètres, bien que léger, peut ne pas capturer toute la nuance de questions complexes. Les évaluations sont basées sur des métriques automatiques et des jugements d'experts, sans mesure de l'impact clinique réel sur les aidants ou les personnes TSA. L'article ne détaille pas les biais potentiels des données d'entraînement ni la gestion des cas limites.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Cartographie multivariée aberrante entre les profils comportementaux et les réseaux cérébraux morphologiques corticaux chez les enfants atteints de troubles du spectre autistiqueAberrant multivariate mapping between behavioral profiles and cortical morphological brain networks in children with autism spectrum disorder.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare les associations cerveau-comportement entre 101 enfants avec TSA et 67 enfants au développement typique (TD) en construisant des réseaux morphologiques individuels à partir de l'IRM structurelle et en utilisant une analyse canonique de corrélation clairsemée (sCCA). Quatre modes d'association ont été identifiés chez les enfants TD, mais aucun ne s'est généralisé au groupe TSA. Chez les enfants TSA, trois modes ont été détectés, partageant des dimensions comportementales similaires à trois modes TD mais soutenus par des architectures neurales distinctes. Notamment, le mode de prosocialité présent chez les TD était systématiquement absent chez les TSA, et le mode de trait autistique impliquait des réseaux différents selon le groupe. Ces résultats suggèrent une réorganisation des relations cerveau-comportement dans le TSA, plaidant pour une architecture neurodiverse où des comportements similaires émergent de voies neurodéveloppementales divergentes.

Points clés

Quatre modes d'association cerveau-comportement ont été identifiés chez les enfants TD, mais aucun ne s'est généralisé au groupe TSA. Chez les enfants TSA, trois modes ont été détectés, partageant des dimensions comportementales avec les modes TD mais soutenus par des réseaux cérébraux différents. Le mode de prosocialité présent chez les enfants TD était systématiquement absent chez les enfants TSA, quelle que soit l'analyse. Le mode de trait autistique impliquait le réseau par défaut et le réseau de contrôle chez les TD, mais le réseau par défaut et le réseau d'attention dorsale chez les TSA. Les résultats soutiennent une architecture neurodiverse où des comportements similaires peuvent émerger de voies neurodéveloppementales distinctes, au-delà d'un simple modèle continu du développement typique.

Implications cliniques

Les interventions ciblant la prosocialité devraient être adaptées aux enfants TSA, car les circuits neuronaux sous-jacents diffèrent de ceux des enfants TD. La cartographie multivariée cerveau-comportement pourrait aider à identifier des sous-types neurobiologiques de TSA, permettant des approches thérapeutiques personnalisées. L'absence de généralisation des modes TD aux TSA suggère que les modèles basés sur le développement typique ne sont pas directement applicables à la prise en charge clinique du TSA. Les résultats soulignent l'importance de considérer les profils comportementaux individuels dans l'évaluation et le traitement du TSA.

Limites

La taille de l'échantillon (101 TSA, 67 TD) est modeste et pourrait limiter la généralisation des résultats. L'étude est transversale, ne permettant pas d'inférer des relations causales ou des trajectoires développementales. Seule l'IRM structurelle a été utilisée l'intégration de données fonctionnelles pourrait offrir une vision plus complète. Les analyses sCCA peuvent être sensibles aux paramètres de régularisation, et les résultats doivent être reproduits dans des échantillons indépendants.

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

L'interaction entre l'inférence de la théorie de l'esprit et l'attention visuelle dans la compréhension narrative chez les enfants autistes d'âge préscolaireThe interplay between Theory of Mind inferencing and visual attention in narrative comprehension in autistic preschoolers.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a utilisé un paradigme de eye tracking avec tâche de compréhension narrative chez 36 enfants autistes d'âge préscolaire et 36 enfants non autistes appariés. Les enfants autistes ont moins bien répondu aux questions sur les objectifs et les cognitions de la théorie de l'esprit. Les patterns de regards différaient entre les groupes : en essais corrects, les enfants autistes fixaient plus longtemps les personnages, indiquant un effort accru pour saisir les points de vue. En essais incorrects, un biais d'attention vers les objets était observé chez les autistes. Les résultats soulignent l'importance des techniques de eye tracking narratif pour étudier les compétences sociocognitives des enfants autistes.

Points clés

Difficultés des enfants autistes dans les inférences de théorie de l'esprit en compréhension narrative Utilisation du eye tracking visuel mondial pour examiner les mécanismes moment-par-moment En essais corrects, les enfants autistes fixent davantage les personnages que les non autistes En essais incorrects, biais d'attention vers les objets chez les autistes Les enfants autistes répondent moins précisément aux questions sur les objectifs et les cognitions Les patterns de regard distincts selon la précision des réponses indiquent des processus compensatoires

Implications cliniques

Possibilité d'utiliser le eye tracking comme outil d'évaluation des compétences de théorie de l'esprit chez les enfants autistes Les interventions pourraient cibler l'attention visuelle pour améliorer la compréhension narrative et sociale Nécessité de prendre en compte l'effort accru lors des inférences sociales chez les autistes Les stratégies de compensation attentionnelle pourraient être exploitées en rééducation

Limites

Étude uniquement sur des enfants d'âge préscolaire, généralisation limitée Tâche de compréhension narrative avec questions, possible biais de réponse Échantillon de 36 par groupe, taille modérée Abstract uniquement, pas de détails sur les stimuli Les résultats sont corrélationnels, ne permettent pas d'établir un lien causal

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Évaluation du camouflage à l'adolescence : validation psychométrique du questionnaire allemand des traits autistiques de camouflage (CAT-Q/DE)Assessing Camouflaging in Adolescence: Psychometric Evaluation of the German Camouflaging Autistic Traits Questionnaire (CAT-Q/DE).

ModéréNiveau de preuveJournal of Autism and Developmental DisordersSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude valide le Camouflaging Autistic Traits Questionnaire (CAT-Q) en allemand (CAT-Q/DE) auprès de 164 adolescents autistes et 482 non autistes. La structure à trois facteurs est confirmée, avec une invariance de mesure pour le sexe et l'âge. Les scores sont plus élevés chez les autistes et liés à l'anxiété, la dépression et le stress. La fiabilité test-retest et l'accord entre évaluateurs sont satisfaisants. Le CAT-Q/DE est un outil fiable pour mesurer le camouflage chez les adolescents germanophones.

Points clés

Le CAT-Q/DE présente une structure factorielle confirmée et une invariance de mesure selon le sexe et l'âge. Les adolescents autistes obtiennent des scores de camouflage plus élevés que les non autistes, avec des différences de genre. Des associations modérées à fortes sont observées entre le camouflage et l'anxiété, la dépression et le stress.

Implications cliniques

Le CAT-Q/DE permet d'évaluer le camouflage chez les adolescents autistes germanophones, outil utile en clinique pour comprendre les stratégies de compensation. Les liens entre camouflage et santé mentale soulignent l'importance d'identifier ces comportements pour adapter les interventions psychologiques.

Limites

Échantillon limité à une seule culture germanophone, nécessitant une validation transculturelle. La fiabilité test-retest modérée dans le groupe non autiste limite la stabilité temporelle de l'outil dans cette population.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

L'impact de la pandémie de COVID-19 sur les admissions dans une unité d'hospitalisation psychiatrique pour adolescentsThe impact of the COVID-19 pandemic on admissions to an adolescent inpatient psychiatric unit.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare les caractéristiques sociodémographiques, diagnostiques et cliniques des adolescents admis dans une unité psychiatrique de Melbourne avant (mars-décembre 2019) et pendant (mars-décembre 2020) la pandémie de COVID-19. Sur 963 admissions, le volume a augmenté de 17 % sans aggravation de la sévérité symptomatique globale. Les diagnostics de trouble de la personnalité et de trouble du spectre autistique ont augmenté, de même que l'utilisation de contention physique et les symptômes d'hyperactivité, de psychose et de plaintes somatiques. La consommation de substances a diminué. Les admissions d'adolescents autochtones ont diminué. Les tailles d'effet étaient petites.

Points clés

Le volume des admissions a augmenté de 17 % pendant la pandémie, sans augmentation de la sévérité symptomatique globale. Les diagnostics de trouble du spectre autistique et de trouble de la personnalité ont significativement augmenté. L'utilisation de contention physique et les symptômes d'hyperactivité, de psychose et de plaintes somatiques ont augmenté. La consommation de substances a diminué de façon significative. Les admissions d'adolescents autochtones ont diminué, suggérant un possible éloignement des soins ou un meilleur soutien communautaire.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être attentifs à l'augmentation des présentations de TSA et de troubles de la personnalité chez les adolescents en période de crise sanitaire. La stabilité de la sévérité symptomatique malgré l'augmentation des admissions peut indiquer une plus grande détresse interne face aux perturbations sociales. La diminution des admissions d'adolescents autochtones soulève des questions d'équité d'accès aux soins pendant la pandémie. L'augmentation du recours à la contention physique justifie une réflexion sur les alternatives thérapeutiques en contexte de crise.

Limites

Les tailles d'effet sont petites, limitant la portée clinique des résultats. Étude monocentrique rétrospective, limitant la généralisabilité. Absence de données sur les facteurs confondants comme les changements dans les critères d'admission ou les services ambulatoires. La période pandémique courte (10 mois) ne permet pas d'évaluer les effets à long terme.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Centres de ressources spécialisés comme microsystèmes protecteurs : une étude de cas comparative qualitative des expériences d'élèves autistes dans les écoles secondaires ordinairesSpecialist Resource Centres as Protective Microsystems: A Qualitative Comparative Case Study of Autistic Pupils' Experiences in Mainstream Secondary Schools.

ModéréNiveau de preuveAutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cas comparative qualitative examine les expériences scolaires d'élèves autistes dans des établissements secondaires disposant de Centres de Ressources Spécialisés (CRS) par rapport à ceux sans dispositif spécialisé. En utilisant le cadre écologique de Bronfenbrenner, l'étude explore comment différents niveaux d'influence (pratiques de classe, attitudes sociétales) interagissent pour soutenir ou entraver l'inclusion. Les données ont été recueillies dans sept écoles du Sud-Est de l'Angleterre via des entretiens avec élèves, parents et personnels. Les résultats montrent que les CRS fonctionnent comme des microsystèmes protecteurs, offrant des environnements prévisibles, un soutien visible et des relations de confiance qui protègent les élèves des exigences sensorielles et sociales. Cependant, des défis systémiques (pénurie de personnel, services de santé mentale insuffisants, limitations de ressources) limitent l'impact même des initiatives scolaires les plus efficaces. L'étude souligne qu'une inclusion efficace nécessite un soutien coordonné allant de l'environnement scolaire immédiat aux cadres politiques plus larges.

Points clés

Les Centres de Ressources Spécialisés (CRS) agissent comme des microsystèmes protecteurs dans les écoles secondaires ordinaires, offrant des environnements prévisibles et un soutien visible. Les caractéristiques protectrices clés incluent un personnel stable, des politiques flexibles et une normalisation de la recherche d'aide. Des défis systémiques tels que les pénuries de personnel, les services de santé mentale inadéquats et les limitations de ressources entravent l'efficacité des initiatives scolaires. De nombreux élèves autistes continuent de ressentir une anxiété élevée et cachent leurs traits autistiques pour s'adapter, même dans les écoles avec CRS. Une inclusion efficace nécessite des changements à tous les niveaux, depuis les pratiques de classe jusqu'aux politiques gouvernementales.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent encourager la mise en place de microsystèmes protecteurs dans les écoles pour soutenir les élèves autistes. Il est crucial de former le personnel scolaire à comprendre et à répondre aux besoins spécifiques des élèves autistes. Les interventions doivent viser à réduire l'anxiété et favoriser l'expression authentique des traits autistes sans pression d'assimilation. La collaboration inter-agences (éducation, santé mentale, services sociaux) est essentielle pour une inclusion durable.

Limites

Étude qualitative avec un échantillon limité à sept écoles du Sud-Est de l'Angleterre, ce qui limite la généralisabilité. Les données sont basées sur des entretiens subjectifs, pouvant introduire des biais de déclaration. Conception comparative de cas ne permettant pas d'établir des relations causales définitives. L'étude ne mesure pas l'impact à long terme des CRS sur les résultats académiques ou le bien-être des élèves.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Régulation cognitive des émotions, victimisation par les pairs et réactivité au stress comme voies multidimensionnelles vers la suicidalité et l'automutilation chez les personnes autistes sans déficience intellectuelleCognitive Emotion Regulation, Peer Victimisation, and Stress Reactivity as Multidimensional Pathways to Suicidality and Self-Harm in Autistic Individuals Without Intellectual Disability.

ModéréNiveau de preuveAutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les pensées et comportements suicidaires (STBs) chez 84 adolescents et jeunes adultes autistes sans déficience intellectuelle (12-32 ans). 36,9% rapportent des idées suicidaires, 27,4% des automutilations et 42,9% au moins un indicateur de STBs. La victimisation par les pairs est associée aux idées suicidaires et à l'automutilation, tandis que l'automutilation est liée à des stratégies de régulation émotionnelle cognitive inadaptées. Une corrélation canonique positive émerge entre les stratégies inadaptées et les STBs, et négative pour les stratégies adaptées. La réactivité au stress modère l'association entre régulation émotionnelle et automutilation. Les résultats suggèrent un processus psychopathologique dynamique impliquant des facteurs interpersonnels, intrapersonnels et liés au stress.

Points clés

Les taux de pensées et comportements suicidaires sont élevés chez les autistes sans déficience intellectuelle, avec 42,9% des participants présentant au moins un indicateur. La victimisation par les pairs est un facteur de vulnérabilité significatif associé à la fois aux idées suicidaires et à l'automutilation. L'automutilation montre une association spécifique avec les stratégies de régulation émotionnelle cognitive inadaptées (ex. blâmer autrui) mais cette association varie selon la réactivité au stress. Les stratégies de régulation adaptées sont négativement corrélées aux STBs, suggérant un effet protecteur. Le blâme d'autrui, habituellement considéré comme inadapté, semble avoir une fonction auto-protectrice chez les participants avec une forte réactivité au stress.

Implications cliniques

L'évaluation clinique des personnes autistes sans déficience intellectuelle doit systématiquement inclure le repérage de la victimisation par les pairs et des stratégies de régulation émotionnelle. Les interventions de prévention du suicide et de l'automutilation devraient cibler à la fois les facteurs interpersonnels (ex. harcèlement) et intrapersonnels (ex. régulation émotionnelle). La réactivité au stress est un modérateur important à prendre en compte dans les programmes thérapeutiques ciblant la régulation émotionnelle. Certaines stratégies de régulation considérées comme inadaptées (blâme d'autrui) peuvent être adaptatives dans des contextes de stress élevé, nécessitant une évaluation nuancée.

Limites

La taille de l'échantillon (n=84) est modeste, limitant la généralisation des résultats. L'étude est transversale, ne permettant pas d'établir des relations causales. Les données sont auto-rapportées, pouvant introduire un biais de mémoire ou de désirabilité sociale. L'absence de groupe de comparaison typique ne permet pas de distinguer les mécanismes spécifiques à l'autisme. La fourchette d'âge large (12-32 ans) peut masquer des différences développementales importantes.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Qui bénéficie le plus ? Un essai contrôlé randomisé d'une intervention de communication sociale mise en œuvre par les parents pour des enfants autistes d'âge préscolaire parlant chinois.Who benefits most? A randomized controlled trial for Parent-implemented social communication intervention for chinese-speaking autistic preschoolers.

ÉlevéNiveau de preuveMolecular AutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai contrôlé randomisé a comparé deux formats de diffusion (groupes en ligne animés par un orthophoniste vs. auto-apprentissage flexible) d'un programme de communication sociale adapté culturellement pour 112 enfants autistes chinois âgés de 24 à 60 mois avec un langage expressif spontané limité. Aucune différence cohérente entre les formats n'a été observée pour la plupart des résultats. Les deux formats ont amélioré le fonctionnement social, le langage, l'auto-efficacité parentale et réduit le stress parental. Le format animé a été plus bénéfique pour les familles à faible revenu et les enfants avec des besoins développementaux plus importants, tandis que l'auto-apprentissage a été suffisant pour les familles avec des capacités de base plus élevées. L'attrition était plus élevée dans le groupe auto-apprentissage. L'étude soutient l'efficacité d'une intervention parentale culturellement adaptée pour les enfants autistes d'âge préscolaire.

Points clés

112 enfants autistes chinois de 24 à 60 mois ont été randomisés entre un programme parent animé par un orthophoniste en ligne et un format auto-apprentissage. Les deux formats ont entraîné des améliorations du fonctionnement social, du langage expressif et réceptif, de l'auto-efficacité parentale et une réduction du stress parental. Aucune différence cohérente entre les formats n'a été observée pour les résultats globaux, mais le format animé a été plus bénéfique pour les familles à faible revenu et les enfants avec des besoins développementaux plus importants. L'attrition était plus élevée dans le format auto-apprentissage, associée à des compétences sociales et un langage réceptif plus faibles chez l'enfant et à un moindre engagement parental. L'étude souligne l'importance d'adapter le format d'intervention aux caractéristiques de l'enfant et de la famille.

Implications cliniques

Les interventions parentales peuvent être efficacement délivrées en ligne, offrant une option accessible dans les contextes à ressources limitées. Le choix du format doit être personnalisé : les familles avec des besoins plus importants peuvent bénéficier d'un soutien direct d'un orthophoniste, tandis que les familles avec des capacités de base plus élevées peuvent utiliser un format d'auto-apprentissage. Les cliniciens doivent évaluer les facteurs socio-économiques et développementaux pour orienter les familles vers le format le plus adapté.

Limites

L'étude pourrait manquer de puissance pour détecter de petites différences entre les formats en raison de la taille de l'échantillon. La taille modeste de l'échantillon limite l'interprétation des analyses individualisées par apprentissage automatique. L'utilisation des stratégies parentales a été mesurée par un schéma de codage général plutôt que par des comportements spécifiques à l'intervention. L'attrition plus élevée dans le format auto-apprentissage nécessite une interprétation prudente, bien que des analyses de sensibilité aient soutenu la robustesse des résultats.

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Optimisation des vaccinations chez les enfants souffrant de phobie des aiguilles et/ou de troubles du développement : audit rétrospectif pour orienter la politique et la pratique en AustralieOptimising immunisations for children with needle phobia and/or developmental disorders: a retrospective audit to inform policy and practice in Australia.

ModéréNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Contexte : La demande de vaccinations sous sédation chez les enfants avec phobie des aiguilles ou troubles du développement a augmenté en Australie. Objectif : Évaluer un service de vaccination sous sédation pour améliorer les pratiques. Méthode : Audit rétrospectif de 518 patients (2017-2022) à l'hôpital Royal Children's. Résultats : 91 % des vaccinations ont réussi, avec des taux de réussite plus faibles chez les enfants autistes (18 % d'échecs). Intérêt clinique : Recommandations pour adapter les techniques de sédation (ex. : oxyde nitreux + midazolam pour l'autisme). Limites : Étude rétrospective, limitée à un centre australien.

Points clés

91 % de réussite des vaccinations sous sédation, avec des variations selon les troubles (ex. : 18 % d'échecs chez les enfants autistes). Utilisation prédominante de l'oxyde nitreux pour les phobies, et combinaison avec le midazolam pour l'autisme. Nécessité de protocoles adaptés pour améliorer l'expérience des familles et réduire les échecs.

Implications cliniques

Adapter les techniques de sédation selon le diagnostic (ex. : midazolam pour l'autisme). Former le personnel à gérer les cas complexes (phobie, TSA, troubles comportementaux). Intégrer ces données dans les politiques de vaccination nationales.

Limites

Étude rétrospective limitée à un centre, sans données à long terme. Absence d'analyse des coûts ou de l'impact sur la santé mentale des enfants. Peu de données sur les alternatives non pharmacologiques.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Micro- et nanoplastiques dans le système nerveux central : voies de transport, neurotoxicité et implications pour les troubles cérébrauxMicro- and nanoplastics in the central nervous system: Transport pathways, neurotoxicity, and implications for brain disorders.

RevueNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue synthétise les voies de transport des micro- et nanoplastiques (MNP) vers le système nerveux central (SNC), incluant la traversée de la barrière hémato-encéphalique, les voies nasales et le système glymphatique. Les MNP s'accumulent dans le cerveau du fait de leur faible élimination. Ils induisent des lésions synaptiques et neuronales, une neuroinflammation, un dérèglement neuroendocrinien et une modulation de l'axe intestin-cerveau. L'exposition prénatale pourrait favoriser des phénotypes apparentés aux troubles du spectre autistique. Les MNP interagissent avec des facteurs environnementaux et génétiques pour contribuer à la maladie d'Alzheimer, de Parkinson, aux troubles dépressifs et anxieux, ainsi qu'aux maladies cérébrovasculaires aiguës. Des interventions physiques, pharmacologiques et de substitution des plastiques sont discutées pour réduire la neurotoxicité.

Points clés

Les micro- et nanoplastiques traversent la barrière hémato-encéphalique, la voie nasale et le système glymphatique pour atteindre le SNC. Les petites particules s'accumulent dans le cerveau car elles sont difficilement éliminées. La neurotoxicité inclut lésions synaptiques, neuroinflammation, dysrégulation neuroendocrinienne et altération de l'axe intestin-cerveau. L'exposition prénatale aux MNP peut induire des phénotypes autistiques chez la descendance. Les MNP synergisent avec des facteurs génétiques et environnementaux dans les maladies neurodégénératives et neuropsychiatriques. Les interventions pour réduire la neurotoxicité incluent des approches physiques, pharmacologiques et la substitution des plastiques.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient considérer l'exposition environnementale aux microplastiques comme un facteur de risque potentiel dans l'étiologie des troubles du spectre autistique. Les stratégies de prévention pourraient inclure la réduction de l'exposition aux plastiques, en particulier pendant la grossesse. Les recherches futures devraient explorer le dépistage des MNP dans les tissus cérébraux pour évaluer le risque neurologique.

Limites

Revue non systématique, pouvant présenter un biais de sélection des études. La plupart des preuves proviennent d'études animales ou in vitro, limitant la transposition directe à l'humain. Les mécanismes précis de transport et de toxicité chez l'humain restent à élucider.

Niveau de preuve

Revue

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Corrélation entre l'exposition aux écrans et la sévérité du trouble du spectre autistique chez les enfants au Bangladesh : une étude cas-témoinsThe Correlation between Exposure to Screen Time and Severity of Autism Spectrum Disorder in Children in Bangladesh: A Case-Control Study.

ModéréNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSource
Résumé IA

Cette étude cas-témoins menée à l'Institut national des neurosciences et de l'hôpital de Dacca a inclus 130 enfants avec TSA et 130 témoins appariés selon l'âge. Les résultats montrent que 80 % des enfants avec TSA ont été exposés aux écrans au cours de leur première année, contre 46,2 % des témoins. La durée quotidienne moyenne d'exposition était de 6,26 heures pour les cas contre 1,72 heure pour les témoins. L'âge d'exposition précoce et la durée totale étaient corrélés à la sévérité des symptômes évaluée par l'ADOS. Les auteurs recommandent de retarder l'introduction des écrans et de favoriser le jeu interactif.

Points clés

80 % des enfants avec TSA ont été exposés aux écrans au cours de leur première année, contre 46,2 % des témoins. La durée quotidienne moyenne d'exposition aux écrans était significativement plus élevée dans le groupe TSA (6,26 h vs 1,72 h). L'exposition précoce et prolongée aux écrans était associée à une sévérité accrue des symptômes de TSA mesurée par l'ADOS. L'âge de première exposition était corrélé négativement avec les scores de sévérité (r = -0,31).

Implications cliniques

Il est recommandé de retarder l'introduction des écrans au-delà de la première année de vie. Les cliniciens devraient systématiquement évaluer les habitudes d'exposition aux écrans lors des consultations pour suspicion de TSA. La promotion d'activités interactives et de jeux non numériques pourrait réduire le risque de sévérité du TSA. Les programmes de prévention en santé publique devraient cibler les familles pour limiter l'exposition précoce aux écrans.

Limites

Le devis cas-témoins ne permet pas d'établir un lien de causalité entre exposition aux écrans et TSA. Les données d'exposition reposent sur les déclarations rétrospectives des parents, sujettes à des biais de mémoire. L'échantillon provient d'un seul centre hospitalier au Bangladesh, limitant la généralisabilité. Aucun ajustement n'a été effectué pour les facteurs de confusion génétiques ou environnementaux.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Disparités socioéconomiques et géographiques dans le trouble du spectre autistique : une étude cas-témoins au BangladeshSocioeconomic and Geographic Disparities in Autism Spectrum Disorder: A Case-Control Study in Bangladesh.

FaibleNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSource
Résumé IA

Cette étude cas-témoins menée au Bangladesh (25 enfants TSA, 25 contrôles) montre que les enfants diagnostiqués TSA proviennent plus souvent de familles urbaines, aisées et avec des parents plus instruits, suggérant des inégalités d'accès au diagnostic plutôt que des facteurs de risque causaux.

Points clés

Les enfants avec TSA étaient significativement plus susceptibles d'avoir des parents avec un niveau d'éducation supérieur (pères : 80% vs 16% mères : 76% vs 12%). Un revenu familial mensuel plus élevé était associé au diagnostic de TSA (92% vs 44%). Une naissance en milieu urbain était plus fréquente dans le groupe TSA (80% vs 32%). La résidence à proximité d'une route à fort trafic était fortement associée au diagnostic (92% vs 44%). Les disparités observées reflètent probablement un accès inégal aux services spécialisés plutôt que des facteurs de risque étiologiques.

Implications cliniques

Nécessité de décentraliser les capacités diagnostiques du TSA pour réduire les inégalités géographiques. Importance d'accroître la sensibilisation des parents dans les zones rurales et à faible revenu. Les cliniciens doivent interpréter avec prudence les associations environnementales (trafic) en raison du biais de sélection.

Limites

Petite taille d'échantillon (25 cas, 25 témoins) limitant la généralisabilité. Recrutement dans un seul centre tertiaire, introduisant un biais de sélection. Absence d'ajustement pour les facteurs de confusion potentiels (antécédents familiaux, comorbidités). Étude basée sur des diagnostics déjà établis, ne capturant pas les enfants non diagnostiqués.

Niveau de preuve

Faible

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Variants de novo dans NPTN causent un trouble neurodéveloppemental avec autisme et hypofonction neuroplastine-PMCADe novo variants in NPTN cause a neurodevelopmental disorder with autism and neuroplastin-PMCA hypofunction.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude identifie des variants de novo dans le gène NPTN, codant pour la neuroplastine (hNp), chez huit individus présentant un trouble du spectre autistique (TSA) et une déficience intellectuelle (DI) légère à sévère. Les variants incluent des mutations faux-sens et non-sens, affectant les deux isoformes hNp55 et hNp65. Des études fonctionnelles montrent que la perte d'haplosuffisance de NPTN chez la souris réduit l'expression de la pompe calcique PMCA et altère le comportement social. In vitro, les variants mutants réduisent l'expression de hNp et perturbent l'homéostasie calcique neuronale. Les résultats établissent un nouveau mécanisme physiopathologique liant l'hypofonction neuroplastine-PMCA à un trouble neurodéveloppemental avec autisme.

Points clés

Huit individus porteurs de variants de novo dans NPTN présentent un TSA et une DI. Les variants affectent soit les deux isoformes hNp55 et hNp65, soit seulement hNp65. Une mutation non-sens perte-de-fonction identique chez deux individus prédit une haploinsuffisance. Les souris Nptn+/- montrent une réduction de Np et PMCA et des altérations du comportement social. Les variants faux-sens provoquent des anomalies structurelles et une expression réduite de hNp dans les cellules HEK. Dans les neurones, ces variants échouent à réguler les transitoires calciques cytosoliques. Chez la drosophile, une mutation affectant l'interaction avec PMCA ne prévient pas le phénotype létal.

Implications cliniques

Ces variants de NPTN doivent être inclus dans les panels de gènes pour le diagnostic génétique du TSA et de la DI. L'hypofonction de la voie neuroplastine-PMCA pourrait représenter une cible thérapeutique potentielle. Les conseils génétiques pour les familles doivent tenir compte du caractère de novo et de la pénétrance variable.

Limites

L'échantillon est très restreint (8 individus), ce qui limite la généralisation des résultats. Les mécanismes précis reliant l'hypofonction PMCA aux symptômes cliniques restent à élucider. Les études fonctionnelles in vitro et animales ne reproduisent pas entièrement la complexité humaine. Aucune donnée sur la corrélation génotype-phénotype détaillée n'est fournie.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

CMIP comme nouveau gène candidat pour les troubles neurodéveloppementaux et neuropsychiatriquesCMIP as a novel candidate gene for neurodevelopmental and neuropsychiatric disorders.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude multicentrique identifie 25 individus porteurs de variants CMIP, confirmant l'implication de ce gène dans les troubles neurodéveloppementaux et neuropsychiatriques. Les phénotypes incluent retard de développement, traits autistiques, TDAH, épilepsie. Un modèle zebrafish montre une activité épileptiforme. Recommandation d'inclure CMIP dans le bilan génétique en cas de retard neurodéveloppemental.

Points clés

L'étude identifie 25 individus de 17 familles avec variants CMIP, dont 22 non rapportés précédemment. Les variants comprennent des pertes de fonction hétérozygotes et des délétions partielles ou complètes. Le phénotype clinique est variable avec une forte prévalence de retard de développement (20/25), traits autistiques (13/25), TDAH (11/25) et épilepsie (9/25). Un modèle zebrafish cmip mutant présente des crises épileptiformes spontanées et une activité locomotrice altérée. Les auteurs recommandent l'inclusion de CMIP dans le bilan génétique des retards neurodéveloppementaux, avec ou sans autisme, trouble psychiatrique ou épilepsie.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent envisager un séquençage de CMIP chez les patients présentant un retard de développement, en particulier en présence de traits autistiques, de TDAH ou d'épilepsie. La présence de troubles psychiatriques chez les porteurs justifie une évaluation neuropsychiatrique complète. Le modèle zebrafish suggère une hyperexcitabilité neuronale, pouvant orienter vers des traitements antiépileptiques.

Limites

La taille de l'échantillon reste modeste (25 individus) pour établir une corrélation génotype-phénotype robuste. Les délétions incluent parfois des gènes adjacents, compliquant l'attribution causale exclusive à CMIP. Les données fonctionnelles chez l'humain sont limitées aux études in vitro et au modèle zebrafish. Le modèle zebrafish montre des anomalies à température dépendante, limitant la généralisation des résultats.

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Le rôle de la victimisation par les pairs et de la santé mentale parentale dans les problèmes d'intériorisation : examen des relations bidirectionnelles pendant l'enfance et l'adolescence chez les jeunes autistesThe Role of Peer Victimisation and Parental Mental Health in Internalising Problems: Examining Bidirectional Relationships Across Childhood and Adolescence in Autistic Youth.

ModéréNiveau de preuveJournal of Autism and Developmental DisordersSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale examine les relations bidirectionnelles entre les symptômes d'intériorisation (anxiété, dépression) et la santé mentale parentale ainsi que la victimisation par les pairs chez 560 enfants et adolescents autistes issus de la Millennium Cohort Study, suivis de 3 à 17 ans. Les modèles RI-CLPM montrent que la victimisation par les pairs à 5 ans prédit une augmentation des symptômes d'intériorisation à 7 ans. La santé mentale parentale à 3 et 5 ans prédit les symptômes à 5 et 7 ans, mais ces associations s'atténuent après ajustement des covariables. En revanche, les symptômes d'intériorisation à 14 ans prédisent des difficultés parentales à 17 ans. Les résultats soulignent l'importance de cibler la victimisation par les pairs dès le plus jeune âge pour prévenir les troubles internalisés.

Points clés

Les symptômes d'intériorisation chez les jeunes autistes entretiennent des relations bidirectionnelles avec la santé mentale parentale et la victimisation par les pairs. La victimisation par les pairs à 5 ans prédit significativement une augmentation des symptômes d'intériorisation à 7 ans, même après ajustement des covariables. La santé mentale parentale à 3 et 5 ans prédit les symptômes d'intériorisation à 5 et 7 ans, mais ces liens s'atténuent après contrôle des facteurs confondants. Les symptômes d'intériorisation à 14 ans prédisent une détérioration de la santé mentale parentale à 17 ans. Les résultats proviennent de la Millennium Cohort Study, une large cohorte longitudinale britannique. Les mesures sont basées sur les rapports parentaux uniquement.

Implications cliniques

Les interventions précoces visant à réduire la victimisation par les pairs pourraient prévenir l'émergence de symptômes internalisés chez les jeunes autistes. Le soutien à la santé mentale des parents d'enfants autistes est crucial, car les difficultés parentales peuvent influencer l'évolution des symptômes internalisés de l'enfant. Les programmes de prévention devraient cibler les dynamiques sociales dès l'école maternelle, en particulier pour les enfants autistes vulnérables. Les cliniciens doivent évaluer systématiquement la victimisation par les pairs et la santé mentale parentale lors du suivi des jeunes autistes.

Limites

Les mesures des symptômes d'intériorisation et de la victimisation par les pairs sont exclusivement basées sur les rapports parentaux, ce qui peut introduire un biais de perception. L'échantillon est issu d'une cohorte générale, et les diagnostics d'autisme proviennent de déclarations parentales, non confirmés cliniquement. Les tailles d'effet sont faibles après ajustement des covariables pour l'association avec la santé mentale parentale. Les données longitudinales ne couvrent pas tous les âges de manière uniforme avec des écarts temporels variables.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

De la bouche à l'esprit : investigation des contributions microbiennes orales aux troubles du spectre autistiqueFrom mouth to mind: Investigating oral microbial contributions to autism spectrum disorder.

RevueNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue narrative synthétise les connaissances actuelles sur le lien entre la dysbiose du microbiote oral et les troubles du spectre autistique (TSA). Bien que les altérations du microbiote intestinal soient bien documentées, le microbiote oral a reçu moins d'attention malgré son rôle dans l'inflammation systémique et la fonction neurologique. L'article caractérise les modifications du microbiote oral chez les personnes avec TSA, explore les mécanismes reliant la dysbiose orale aux symptômes centraux et comorbides, et évalue les stratégies thérapeutiques ciblant le microbiote oral comme interventions potentielles.

Points clés

Le microbiote oral est altéré chez les personnes avec TSA par rapport aux témoins neurotypiques. La dysbiose orale pourrait contribuer aux symptômes du TSA via l'inflammation systémique et la modulation immunitaire. Des mécanismes potentiels incluent la translocation bactérienne et l'axe microbiote-intestin-cerveau. Les interventions ciblant le microbiote oral (probiotiques, hygiène buccale) pourraient améliorer les symptômes du TSA. Le microbiote oral représente une source prometteuse de biomarqueurs précoces pour le TSA.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient considérer l'évaluation de la santé buccale et du microbiote oral dans le bilan des patients avec TSA. Des interventions probiotiques orales spécifiques pourraient être développées pour atténuer certains symptômes du TSA. La dysbiose orale pourrait servir de biomarqueur non invasif pour le diagnostic précoce du TSA. Une collaboration entre dentistes et spécialistes du neurodéveloppement est recommandée pour la prise en charge globale.

Limites

Il s'agit d'une revue narrative, non systématique, avec un risque de biais de sélection des études. Les études incluses sont principalement observationnelles, ne permettant pas d'établir de causalité. La diversité des méthodologies d'analyse du microbiote oral limite la comparabilité des résultats. Les mécanismes sous-jacents restent hypothétiques et nécessitent des validations expérimentales. Les interventions thérapeutiques proposées n'ont pas encore fait l'objet d'essais cliniques robustes.

Niveau de preuve

Revue

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Intégration de la dynamique des micro-états EEG dans un ensemble empilé pour l'évaluation neurodiagnostique du TSAIntegrating EEG microstate dynamics in a stacked ensemble for neurodiagnostic ASD assessment.

ÉlevéNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude propose un cadre d'apprentissage automatique en ensemble empilé pour améliorer la classification du trouble du spectre autistique (TSA) à partir de l'EEG, en intégrant des caractéristiques spatiales (puissance spectrale, connectivité fonctionnelle, complexité) et temporelles (transitions de micro-états, dynamique HMM). L'ensemble, utilisant des forêts aléatoires, atteint une précision de 96,3% en validation croisée GroupKFold, surpassant les modèles unimodaux. Le système vise à fournir un outil diagnostique objectif basé sur la neurobiologie, avec des applications potentielles pour la détection précoce et la différenciation des sous-types.

Points clés

Un ensemble empilé intégrant des caractéristiques EEG spatiales et temporelles améliore significativement la classification du TSA. La précision de 96,3% dépasse celle des modèles utilisant uniquement des caractéristiques spatiales (88,15%) ou temporelles (73,6%). La validation croisée GroupKFold et les intervalles de confiance bootstrap attestent de la robustesse du modèle. Le cadre combine mesures spectrales, connectivité, complexité, micro-états et dynamiques HMM pour capturer la complémentarité des données EEG au repos.

Implications cliniques

Offre une méthode potentiellement objective et neurobiologique pour le diagnostic du TSA, réduisant la dépendance aux évaluations comportementales subjectives. Pourrait permettre une détection précoce et une différenciation des sous-types de TSA, orientant des interventions personnalisées. Favorise le développement de neurotechnologies translationnelles pour la pratique clinique en neuropsychologie.

Limites

La généralisabilité à des populations cliniques diverses et en conditions réelles reste à démontrer. L'utilisation de l'EEG nécessite un équipement spécialisé et une expertise technique. L'étude ne mentionne pas explicitement la taille de l'échantillon ni la représentativité des groupes.

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Détection multimodale du TSA par triage guidé par CVAE et classificateurs modulairesCVAE-guided triage and modular classifiers for multimodal ASD detection.

ModéréNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Nous proposons un cadre modulaire pour l'évaluation du trouble du spectre autistique (TSA) utilisant un module de triage par autoencodeur variationnel conditionnel (CVAE) basé sur le questionnaire Q-CHAT, suivi de cinq classificateurs spécialisés (IRM, expressions faciales, endoscopie gastro-intestinale, oculométrie/fNIRS, activités quotidiennes). Chaque module est entraîné indépendamment sur des cohortes spécifiques, avec des performances comprises entre 93% et 99%, mais la fusion finale reste conceptuelle en raison de l'absence de données multimodales chez les mêmes sujets.

Points clés

Un module CVAE estime le risque de TSA à partir de réponses Q-CHAT incomplètes et identifie les cas à haut risque. Cinq classificateurs modaux sont développés pour l'IRM (structurelle et fonctionnelle), les expressions faciales, l'endoscopie gastro-intestinale, l'oculométrie/fNIRS, et les signaux de mouvements quotidiens. Les branches IRM utilisent un CNN 3D, un GCN pour la connectivité fonctionnelle, et un CNN temporel pour la dynamique rs-fMRI. La branche faciale utilise MediaPipe et un CNN avec attention. La branche ADL utilise un BiLSTM avec attention sur des caractéristiques temporelles. Les performances des classificateurs individuels vont de 93% à 99%. La fusion tardive finale n'est qu'une stratégie conceptuelle faute de données multimodales appariées.

Implications cliniques

Ce cadre modulaire pourrait permettre un dépistage plus rapide et plus précis du TSA en combinant différentes modalités. L'utilisation d'un module de triage réduit le nombre de cas nécessitant une évaluation complète. Les performances élevées suggèrent une applicabilité clinique future, mais une validation multimodale intégrée est nécessaire. L'approche pourrait être adaptée à d'autres troubles neurodéveloppementaux.

Limites

Les jeux de données publics ne fournissent pas toutes les modalités pour les mêmes sujets, donc l'étape de fusion finale n'est pas validée au niveau sujet. Les évaluations indépendantes sur des cohortes différentes limitent la généralisabilité. La stratégie de fusion tardive reste conceptuelle et non testée cliniquement. Possibles biais de sélection des données et absence de validation externe.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Étude de l'impact des drogues psychédéliques sérotoninergiques, de la MDMA et de la kétamine sur la cognition sociale dans les troubles psychiatriques : une revue de la portéeInvestigating the impact of serotonergic psychedelic drugs, MDMA and ketamine on social cognition in psychiatric disorders: A scoping review.

RevueNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue de la portée examine l'effet de drogues psychédéliques (MDMA, LSD, psilocybine, kétamine, ayahuasca) sur la cognition sociale dans des troubles psychiatriques et neurodéveloppementaux, incluant l'autisme. Vingt études ont été identifiées. Les résultats montrent que la kétamine et la psilocybine modulent le traitement des émotions faciales dans la dépression, et la MDMA améliore le fonctionnement psychosocial et l'auto-compassion dans le TSPT. Les preuves directes d'une amélioration de la cognition sociale restent limitées.

Points clés

Les drogues psychédéliques comme la MDMA, la kétamine et la psilocybine peuvent moduler les processus de cognition sociale dans les troubles psychiatriques. La kétamine et la psilocybine affectent le traitement des émotions faciales chez les patients dépressifs. La MDMA améliore le fonctionnement psychosocial et l'auto-compassion dans le trouble de stress post-traumatique. Les effets sur la cognition sociale dans l'autisme sont inclus mais les preuves directes sont limitées. Seules 20 études ont été incluses dans cette revue, indiquant un domaine de recherche émergent.

Implications cliniques

Les psychédéliques pourraient offrir de nouvelles voies thérapeutiques pour améliorer les déficits de cognition sociale dans les troubles psychiatriques. Les cliniciens doivent être conscients des effets potentiels de ces substances sur le fonctionnement social, en particulier dans la dépression et le TSPT. Les recherches futures devraient inclure des mesures directes de la cognition sociale pour confirmer ces bénéfices.

Limites

Les preuves directes d'une amélioration de la cognition sociale restent limitées. Le nombre d'études incluses est faible (n=20), ce qui limite la généralisabilité. Les études varient en termes de populations et de substances, rendant les comparaisons difficiles.

Niveau de preuve

Revue

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Améliorer l'expérience des soins de santé grâce à une meilleure communication pour les personnes autistes sur l'ensemble du spectre : un tutorielImproving the Healthcare Experience Through Improved Communication for Individuals with Autism Across the Spectrum: A Tutorial.

FaibleNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Ce tutoriel aborde les obstacles à des soins de santé de qualité pour les personnes autistes, en particulier les difficultés de communication. Il propose des conseils pratiques aux professionnels de santé pour adapter leur communication en fonction des trois niveaux de soutien de l'autisme, afin d'améliorer la prise en charge centrée sur le patient.

Points clés

Un enfant sur 31 reçoit un diagnostic d'autisme, nombre en augmentation. Les difficultés de communication sociale sont un obstacle majeur aux soins. Le tutoriel présente les différences de traitement de l'information chez les personnes autistes. Il fournit des recommandations spécifiques pour chaque niveau de soutien (1, 2, 3). L'objectif est d'aider les soignants à individualiser leur approche communicative.

Implications cliniques

Les cliniciens peuvent améliorer l'expérience de soin en adaptant leur communication aux capacités de chaque patient autiste. La compréhension des niveaux de soutien permet de personnaliser les interactions et de réduire les barrières.

Limites

Il s'agit d'un tutoriel basé sur des recommandations générales, sans données empiriques originales. La diversité des profils autistes peut ne pas être entièrement capturée par une catégorisation en trois niveaux.

Niveau de preuve

Faible

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Stratification du risque oncogénique basée sur l'IA dans le trouble du spectre autistique pédiatrique : un cadre d'apprentissage automatique multi-omique pour la prévention précoce du cancerAI-driven oncogenic risk stratification in pediatric autism spectrum disorder: A multi-omic machine learning framework for early cancer prevention.

ModéréNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude rétrospective a utilisé un cadre d'apprentissage profond multitâche pour identifier les profils oncogéniques à haut risque dans une cohorte de 5 120 enfants avec TSA issus de pays à revenu faible ou intermédiaire. En intégrant des données génomiques, métaboliques maternelles et d'exposition environnementale, le modèle a atteint une AUC-ROC de 0,92, identifiant 12,4 % des profils comme à haut risque. Les mutations PTEN et les expositions chimiques précoces étaient fortement associées au risque élevé. L'IA explicable a fourni des voies cliniques interprétables pour 97,8 % des cas. Les résultats suggèrent que cet outil pourrait combler le fossé entre la surveillance neurodéveloppementale et le dépistage oncologique, notamment dans les populations défavorisées.

Points clés

Le modèle IA a identifié des signatures oncogéniques à haut risque chez 12,4 % des enfants avec TSA, avec une AUC-ROC de 0,92. Les mutations PTEN étaient associées à un risque élevé chez 88,4 % des porteurs, contre 15,2 % pour les TSA non syndromiques. L'exposition environnementale précoce aux produits chimiques était liée à un risque plus élevé (64,5 % vs 28,3 %). L'IA explicable a fourni des voies cliniques interprétables pour 97,8 % des cas, même dans des environnements pauvres en données. L'étude souligne le besoin d'un dépistage oncologique proactif plutôt que réactif chez les enfants avec TSA.

Implications cliniques

Cet outil pourrait être intégré dans les soins primaires pédiatriques pour un dépistage précoce du cancer chez les enfants avec TSA, particulièrement dans les pays à ressources limitées. L'identification de biomarqueurs partagés entre TSA et cancer ouvre la voie à des stratégies de prévention personnalisées. L'utilisation de l'IA explicable renforce la confiance des cliniciens en fournissant des justifications transparentes pour les alertes à haut risque.

Limites

L'étude est rétrospective et basée sur des données de pays à revenu faible ou intermédiaire, ce qui limite la généralisation aux contextes à revenu élevé. La cohorte de 1 120 profils analysés est relativement petite, bien que l'échantillon total soit de 5 120. Les facteurs de confusion potentiels (par exemple, les comorbidités non documentées) n'ont pas été entièrement contrôlés.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Autisme dans la neurofibromatose de type 1 : prévalence, phénotype et implications cliniquesAutism in neurofibromatosis type 1: prevalence, phenotype and clinical implications.

ModéréNiveau de preuveMolecular AutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale internationale a estimé la prévalence de l'autisme dans une cohorte de 202 enfants atteints de neurofibromatose de type 1 (NF1) et de 106 témoins au développement typique (âgés de 3 à 15 ans). À l'aide d'évaluations standardisées (ADOS-2, ADI-R) et d'un consensus multidisciplinaire selon le DSM-5-TR, 28 % des enfants NF1 répondaient aux critères de l'autisme et 22 % présentaient un phénotype autistique élargi. Les traits autistiques étaient élevés et distribués de façon continue, avec des taux comparables entre garçons et filles. Les enfants autistes et ceux avec des traits autistiques élargis montraient des difficultés comportementales et adaptatives marquées, tandis que les enfants NF1 sans traits autistiques avaient des difficultés plus légères. Ces résultats confirment que la NF1 est une condition où l'autisme est fréquent et cliniquement significatif, justifiant un dépistage précoce systématique.

Points clés

Prévalence de l'autisme de 28 % (IC 95 % : 21,7-34,3 %) chez les enfants atteints de NF1, avec 22 % supplémentaires présentant un phénotype autistique élargi. Les traits autistiques sont élevés et distribués de façon continue dans la NF1, sans différence significative entre les sexes. Les enfants NF1 avec autisme ou traits autistiques élargis présentent des difficultés comportementales et adaptatives similaires, tandis que ceux sans traits autistiques montrent des difficultés plus légères. Les caractéristiques autistiques surviennent sur tout le spectre cognitif, remettant en question les frontières diagnostiques catégorielles.

Implications cliniques

Un dépistage précoce et systématique de l'autisme est recommandé chez tous les enfants atteints de NF1, même en l'absence de déficience intellectuelle. Les traits autistiques infracliniques (phénotype élargi) peuvent être aussi invalidants que l'autisme avéré, nécessitant une évaluation et un soutien adaptés. La NF1 constitue un modèle pertinent pour étudier les mécanismes moléculaires de l'autisme et orienter des approches de médecine de précision.

Limites

Le design transversal ne permet pas de conclure sur les trajectoires développementales de l'autisme dans la NF1. L'absence de données génotypiques empêche l'exploration des corrélations génotype-phénotype et des facteurs polygéniques hors du locus NF1. L'étude n'a pas évalué l'impact des comorbidités (p. ex., TDAH, troubles anxieux) sur les traits autistiques.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Examen longitudinal de l'errance chez les enfants et adolescents autistesLongitudinal Examination of Wandering in Children and Adolescents With Autism.

ModéréNiveau de preuveAutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale a examiné l'errance (quitter un espace surveillé) chez 258 adolescents autistes suivis depuis la petite enfance. Les parents ont rapporté que 45% n'avaient jamais erré, 41% seulement dans la petite enfance, et 14% au moins une fois à l'adolescence (dont 9% aux deux périodes). Les problèmes de comportement externalisés dans l'enfance étaient associés à l'errance à tous les âges. Les adolescents qui erraient le faisaient surtout dans les lieux publics (58,3%). Les parents utilisaient le plus souvent des serrures/alarmes (30,6%) et rarement des dispositifs de localisation (8,3%). L'errance est moins fréquente à l'adolescence mais reste un problème de sécurité.

Points clés

45% des adolescents autistes n'ont jamais erré, 41% ont erré seulement dans la petite enfance, et 14% ont erré au moins une fois à l'adolescence. Les comportements externalisés dans l'enfance (hyperactivité, etc.) étaient significativement associés à l'errance, que ce soit uniquement dans l'enfance ou également à l'adolescence. Parmi les adolescents qui erraient, 58,3% le faisaient dans des espaces publics. Les stratégies parentales les plus courantes étaient l'ajout de serrures/alarmes à domicile (30,6%) et le moins courant l'utilisation d'un dispositif de géolocalisation (8,3%).

Implications cliniques

Les cliniciens doivent évaluer systématiquement les antécédents d'errance chez les enfants autistes, même à l'adolescence, car elle persiste chez certains. La présence de troubles du comportement externalisés dans l'enfance peut servir de signal d'alarme pour un risque d'errance à tout âge. Il est important de discuter des stratégies de sécurité avec les familles, en particulier la prévention de l'errance dans les lieux publics et l'utilisation de dispositifs de localisation. Des interventions adaptées aux adolescents sont nécessaires, car l'errance reste un problème de santé et de sécurité dans cette tranche d'âge.

Limites

Les données d'errance sont basées sur des rapports parentaux, pouvant introduire un biais de mémoire ou de désirabilité sociale. L'échantillon provient d'une étude plus large (Study to Explore Early Development) et peut ne pas être représentatif de toute la population autiste. La définition de l'errance était large et ne distinguait pas les contextes ou la fréquence précise. Aucune donnée sur les interventions spécifiques ou leur efficacité n'a été collectée.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Évolution des motifs de consultation en neurologie pédiatrique : une étude de suivi tertiaire dans le système de santé unifié du Brésil, 2014-2024.Changing Referral Patterns in Paediatric Neurology: A Tertiary Outpatient Study within Brazil's Unified Health System, 2014-2024.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude rétrospective longitudinale a analysé 9 000 consultations de neurologie pédiatrique dans un centre tertiaire du système de santé unifié brésilien (SUS) entre 2014 et 2024. L'épilepsie était le diagnostic le plus fréquent (32,7 %), suivie de la paralysie cérébrale (15,8 %) et du trouble du spectre autistique (TSA ; 11,0 %). La proportion de TSA a augmenté de 3,9 % en 2014 à 21,6 % en 2024, tandis que l'épilepsie a diminué de 39,3 % à 25,2 %. Le TSA présentait la plus forte augmentation des odds de diagnostic (OR 1,18 [1,16-1,21] ; p<0,001). Un chevauchement diagnostique a été observé chez 27,1 % des patients. Les résultats suggèrent un changement dans la composition des références, avec une augmentation marquée des références pour TSA avant la pandémie, stabilisée à un niveau élevé.

Points clés

Le TSA est passé de 3,9 % à 21,6 % des consultations en neurologie pédiatrique entre 2014 et 2024 dans un centre tertiaire brésilien. L'épilepsie a diminué de 39,3 % à 25,2 % sur la même période. Le sexe masculin était associé à des odds plus élevés de TSA (OR 1,59) et de TDAH (OR 2,13). Un chevauchement diagnostique a été observé chez 27,1 % des patients. Les références pour TSA ont augmenté avant la pandémie puis se sont stabilisées à un niveau élevé.

Implications cliniques

Les neurologues pédiatriques doivent s'attendre à une proportion croissante de consultations pour TSA, nécessitant une expertise en neurodéveloppement. Le chevauchement diagnostique souligne l'importance d'évaluations multidisciplinaires pour distinguer et co-gerer les comorbidités. Les tendances observées peuvent guider l'allocation des ressources et la formation des professionnels dans les systèmes de santé publique similaires. L'augmentation du TSA avant la pandémie suggère des facteurs autres que l'accès aux soins, comme une meilleure sensibilisation ou des changements épidémiologiques.

Limites

Étude monocentrique dans un centre tertiaire brésilien, limitant la généralisabilité à d'autres contextes. Les données proviennent de dossiers médicaux avec des biais de codage potentiels. Absence de données sur les patients non référés ou vus en soins primaires. Période incluant la pandémie de COVID-19, ce qui a pu influencer les schémas de référence de manière non contrôlée. L'étude ne distingue pas les changements dans la prévalence réelle des changements dans les pratiques de référence.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Analyse des propriétés psychométriques de la forme abrégée du Pediatric Inventory for Parents auprès des aidants d'enfants diagnostiqués avec un trouble du spectre de l'autismeAn Analysis of the Psychometric Properties of the Pediatric Inventory for Parents: Short Form Among Caregivers of Children Diagnosed With Autism Spectrum Disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude évalue les propriétés psychométriques de la version courte du Pediatric Inventory for Parents (PIP-SF) chez 363 mères d'enfants autistes. Les résultats montrent une bonne à excellente cohérence interne, une validité convergente et discriminante, et une structure unidimensionnelle. Les scores sont plus élevés chez les mères d'enfants avec des caractéristiques autistiques plus marquées. L'étude fournit des preuves préliminaires de la validité et de la fiabilité du PIP-SF dans cette population.

Points clés

Le PIP-SF présente une bonne à excellente cohérence interne chez les mères d'enfants autistes. Des corrélations positives significatives avec le stress général et l'anxiété soutiennent la validité convergente. L'absence de corrélation significative avec une mesure de gratitude soutient la validité discriminante. Les scores PIP-SF sont plus élevés chez les mères d'enfants avec des caractéristiques autistiques plus sévères. Un modèle unidimensionnel s'ajuste bien aux données pour les deux échelles (fréquence et difficulté).

Implications cliniques

Le PIP-SF peut être utilisé en clinique pour évaluer le stress spécifique des aidants d'enfants autistes. L'outil permet d'identifier les mères nécessitant un soutien psychologique ciblé en fonction du niveau de stress. Les cliniciens peuvent intégrer le PIP-SF dans le suivi des familles pour adapter les interventions de soutien. La structure unidimensionnelle facilite l'interprétation des scores en pratique courante.

Limites

L'échantillon est limité aux mères, excluant les pères et autres aidants. L'étude est transversale, ne permettant pas d'évaluer la sensibilité au changement. La généralisabilité est restreinte en raison d'un échantillon national non représentatif de la diversité ethnique ou socioéconomique. Les données reposent uniquement sur des auto-questionnaires, pouvant introduire un biais de déclaration. Il s'agit de résultats préliminaires nécessitant des réplications longitudinales.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Mesures de diffusion IRM des voies cérébelleuses liées aux symptômes centraux de l'autisme chez les jeunes adolescents âgés de 9 à 11 ansCerebellar pathway diffusion MRI measures are linked to core autism symptoms in early adolescents aged 9 to 11 years.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude utilisant les données de l'étude ABCD a examiné les propriétés des voies cérébelleuses par IRM de diffusion chez des adolescents de 9 à 11 ans avec (n=135) et sans (n=7276) diagnostic de TSA rapporté par les parents. Les résultats montrent un nombre de streamline (NoS) accru dans le pédoncule cérébelleux supérieur chez les adolescents TSA, et des interactions significatives entre le diagnostic et les mesures d'IRM de diffusion en lien avec la sévérité des symptômes ASD, en particulier pour les déficits de communication sociale et les comportements restreints et répétitifs.

Points clés

Le nombre de streamline (NoS) du pédoncule cérébelleux supérieur est significativement plus élevé chez les adolescents avec TSA par rapport aux contrôles. Les mesures d'IRM de diffusion des voies cérébelleuses présentent des interactions significatives avec le diagnostic en ce qui concerne la sévérité des symptômes ASD. Le NoS du pédoncule cérébelleux supérieur montre les associations les plus fortes avec les symptômes de communication sociale et les comportements restreints et répétitifs chez les enfants TSA. Aucune différence significative de l'anisotropie fractionnelle (FA) ou de la diffusivité moyenne (MD) n'a été observée entre les groupes.

Implications cliniques

Ces résultats suggèrent que les anomalies des voies cérébelleuses, en particulier du pédoncule cérébelleux supérieur, pourraient servir de biomarqueurs potentiels pour les sous-types de TSA. L'association entre les mesures cérébelleuses et les symptômes ASD pourrait orienter le développement d'interventions ciblant les circuits cérébelleux. L'IRM de diffusion pourrait être un outil utile pour évaluer les corrélats neurobiologiques des symptômes ASD chez les adolescents.

Limites

Le diagnostic de TSA est basé sur un rapport parental et non sur une évaluation clinique standardisée, ce qui peut induire un biais. L'étude est transversale, ne permettant pas d'établir des relations causales entre les mesures cérébelleuses et les symptômes ASD. L'analyse repose uniquement sur un résumé accessible (abstract), limitant l'accès aux détails méthodologiques complets.

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Traitement ambulatoire intensif pour patients avec comportements externalisés sévères et handicap intellectuel et développemental : une revue de dossiers électroniques de santé.Intensive Outpatient Treatment for Patients With Severe Externalizing Behavior and Intellectual and Developmental Disability: An Electronic Health Record Review.

FaibleNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude rétrospective a évalué les résultats de 40 patients (6-19 ans) avec trouble du spectre autistique (TSA) et handicap intellectuel (80%) présentant des comportements externalisés sévères (agression, auto-mutilation, perturbation) après un programme intensif ambulatoire basé sur l'analyse appliquée du comportement (5h/j, 5j/semaine, ~5 mois). À la sortie, une réduction de 90,74% des comportements externalisés a été observée et 82,5% des participants ont atteint leur objectif principal orienté par les aidants. Les résultats fournissent des preuves provisoires de l'efficacité de ce traitement.

Points clés

Tous les participants avaient un diagnostic de TSA et 80% présentaient un handicap intellectuel associé. Les comportements externalisés les plus fréquents étaient l'agression (87,5%), la perturbation (82,5%) et l'auto-mutilation (67,5%). Le traitement intensif ambulatoire a entraîné une réduction moyenne de 90,74% des comportements externalisés. 82,5% des participants ont atteint leur objectif principal défini par les aidants. Le modèle thérapeutique était structuré et individualisé selon les principes de l'analyse appliquée du comportement.

Implications cliniques

Ce programme intensif ambulatoire pourrait être une alternative à l'hospitalisation pour les jeunes avec TSA et comportements externalisés sévères. Les résultats soutiennent l'utilisation de l'ABA intensif pour réduire des comportements à haut risque chez cette population. L'implication des aidants dans la définition des objectifs semble favoriser l'observance et l'efficacité du traitement. Une prise en charge pluridisciplinaire intégrant l'ABA pourrait être proposée dans les services de soins ambulatoires.

Limites

Étude rétrospective sans groupe contrôle, ne permettant pas d'établir un lien de causalité. Petite taille d'échantillon (n=40) et population exclusivement composée de patients avec TSA, limitant la généralisabilité. Données issues d'un seul site et d'un programme spécifique, ce qui réduit la validité externe. Absence de suivi à long terme pour évaluer le maintien des gains thérapeutiques. Possibilité de biais de sélection car tous les patients avaient un risque imminent de dommage.

Niveau de preuve

Faible

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Compréhension de l'ironie chez les enfants monolingues et bilingues avec trouble du spectre de l'autismeIrony Comprehension in Monolingual and Bilingual Children With Autism Spectrum Disorder.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine la compréhension de l'ironie verbale chez des enfants autistes monolingues et bilingues à l'aide d'une tâche multimodale à faible exigence verbale. Les résultats montrent que le bilinguisme n'affecte pas négativement la compréhension de l'ironie : les enfants autistes bilingues obtiennent des performances comparables aux enfants autistes monolingues et ne présentent pas de désavantage par rapport aux pairs typiques bilingues. La reconnaissance de l'ironie est associée à l'inhibition (fonction exécutive). La compréhension des intentions est prédite par la théorie de l'esprit verbale de second ordre et, dans une moindre mesure, par la compréhension de phrases. Les indices contextuels et les expressions faciales sont les plus utilisés, tandis que les indices prosodiques sont rarement rapportés. Les résultats suggèrent que le bilinguisme n'est pas préjudiciable aux compétences pragmatiques dans l'autisme.

Points clés

Le bilinguisme n'altère pas la compréhension de l'ironie chez les enfants autistes. La reconnaissance de l'ironie est liée aux fonctions exécutives, spécifiquement l'inhibition. La compréhension des intentions ironiques chez l'autiste est prédite par la théorie de l'esprit verbale de second ordre. Les indices contextuels et faciaux sont les plus utilisés, contrairement aux indices prosodiques. La critique ironique est mieux comprise que l'éloge ironique, quel que soit le groupe.

Implications cliniques

Les cliniciens ne devraient pas décourager le bilinguisme chez les enfants autistes pour les compétences pragmatiques. L'évaluation de la compréhension de l'ironie dans l'autisme devrait tenir compte des fonctions exécutives et de la théorie de l'esprit. Les interventions ciblant la compréhension de l'ironie pourraient privilégier l'utilisation d'indices contextuels et faciaux. La tâche à faible demande verbale utilisée pourrait être adaptée pour évaluer les compétences pragmatiques chez les enfants peu verbaux.

Limites

Résumé seul disponible, limitant l'accès aux détails méthodologiques complets. Généralisabilité potentiellement restreinte en raison de la spécificité de la tâche. Absence de comparaison directe avec des groupes d'enfants non autistes bilingues au-delà des pairs typiques. Possibilité de biais liés aux mesures auto-rapportées ou rapportées par les parents (non précisé dans le résumé).

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Différences entre sexes dans la psychopathologie et la neurocognition chez les jeunes de la communauté présentant un trouble du spectre autistiqueSex Differences in Psychopathology and Neurocognition in Community Youth With Autism Spectrum Disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les différences entre sexes dans la psychopathologie et les performances neurocognitives chez 218 jeunes atteints de TSA (QI>70, âge moyen 12,3 ans) et 872 témoins non autistes issus d'un échantillon communautaire américain. Les résultats montrent que les garçons avec TSA présentent davantage de symptômes de peur et d'humeur que les filles, et que les deux sexes ont des performances réduites en cognition sociale, mais les garçons montrent des difficultés plus importantes en cognition non sociale. Ces différences sexuelles soulignent l'importance de considérer le sexe dans l'évaluation et la prise en charge des TSA à l'adolescence.

Points clés

Les garçons avec TSA présentent des symptômes de peur et d'humeur plus prononcés que les filles avec TSA. Les performances en cognition sociale sont réduites chez les adolescents TSA des deux sexes par rapport aux témoins. Les garçons avec TSA montrent des difficultés plus grandes en cognition non sociale que les filles avec TSA. Les différences entre sexes dans les associations entre TSA et psychopathologie sont significatives à l'adolescence.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent évaluer les symptômes de peur et d'humeur différemment selon le sexe chez les adolescents TSA. Les interventions cognitives pour les TSA devraient tenir compte des profils sexe-spécifiques, notamment en cognition non sociale pour les garçons. Le diagnostic et le traitement des TSA doivent intégrer une perspective de genre pour améliorer la précision clinique.

Limites

L'échantillon provient d'une seule région des États-Unis, limitant la généralisation. Seuls les jeunes avec QI>70 sont inclus, excluant les TSA avec déficience intellectuelle. Les mesures de psychopathologie et neurocognition sont issues de tests standardisés qui peuvent ne pas capturer toute la diversité des manifestations. La taille de l'échantillon féminin est relativement petite (47 filles), ce qui réduit la puissance statistique.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Efficacité des manches de brosse à dents personnalisés chez les personnes atteintes du syndrome de Down et du trouble du spectre autistique : un essai clinique non randomisé.Efficacy of Customized Toothbrush Handles in Individuals With Down Syndrome and Autism Spectrum Disorder: A Non-Randomized Clinical Trial.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Les personnes atteintes du syndrome de Down (DS) et du trouble du spectre autistique (TSA) rencontrent souvent des difficultés pour maintenir une hygiène bucco-dentaire adéquate en raison de limitations motrices, sensorielles et comportementales. Cette étude a évalué l'efficacité de brosses à dents à manche personnalisé par rapport aux brosses conventionnelles pour réduire la plaque dentaire chez 28 participants (DS ou TSA) lors d'un essai clinique non randomisé sur trois semaines. Les deux types de brosses ont réduit la plaque, mais aucune différence significative n'a été observée entre eux. Les brosses personnalisées peuvent servir d'outil de soutien, surtout avec supervision et aide des aidants.

Points clés

Les brosses à dents personnalisées et conventionnelles réduisent toutes deux la plaque dentaire chez les personnes avec DS et TSA. Aucune différence statistiquement significative n'a été constatée entre les deux types de brosses à aucun moment de l'évaluation. L'étude inclut 28 participants avec un diagnostic de DS ou de TSA, suivis pendant trois semaines. Les brosses personnalisées peuvent être un outil d'appoint pour l'hygiène bucco-dentaire, en combinaison avec une supervision et l'aide des aidants.

Implications cliniques

Les cliniciens travaillant avec des patients TSA ou DS peuvent recommander des brosses à manche personnalisé comme option de soutien, sans garantie de supériorité. L'importance de la supervision et de l'aide des aidants est soulignée pour améliorer l'efficacité du brossage. Cette étude encourage l'adaptation des outils d'hygiène pour répondre aux besoins spécifiques des personnes avec troubles neurodéveloppementaux.

Limites

Petite taille d'échantillon (n=28) limitant la généralisabilité des résultats. Essai non randomisé, ce qui introduit un risque de biais de sélection. Durée de suivi courte (trois semaines) ne permettant pas d'évaluer les effets à long terme. Absence d'aveugle pour les évaluateurs et les participants, pouvant influencer les mesures. Évaluation uniquement de la plaque dentaire, sans mesure de la santé gingivale ou d'autres critères cliniques.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Rôle neuro-régulateur du H2S dans l'activation des astrocytes et ses effets sur les lésions neurologiques et le comportement chez des rats exposés au VPANeuro-regulator role of H2S in astrocyte activation and its effects on neurological damage and behavior of VPA-exposed rats.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Le trouble du spectre autistique (TSA) est associé à une activation aberrante des astrocytes. Le sulfure d'hydrogène (H2S) régule la fonction astrocytaire mais son rôle dans le TSA est peu connu. Cette étude chez des rats exposés à l'acide valproïque (VPA) a modulé le H2S via l'acide alpha-lipoïque (LA) ou l'acide aminooxyacétique (AOAA). Les rats VPA avaient des niveaux réduits de H2S et d'expression de CBS, un ratio homocystéine/cystathionine élevé, des déficits comportementaux de type TSA, des lésions neuronales et une activation astrocytaire vers un phénotype neurotoxique A1. L'augmentation de H2S par LA a amélioré les comportements, réduit les lésions neuronales, les cytokines inflammatoires et l'activation astrocytaire vers un profil neuroprotecteur A2. L'AOAA a inversé ces effets. Ces résultats suggèrent que la voie CBS/H2S est impliquée dans la pathologie du TSA.

Points clés

Les rats exposés au VPA présentent une diminution des niveaux de H2S et de l'expression de CBS. L'augmentation de H2S par l'acide alpha-lipoïque améliore les comportements de type autistique. La modulation du H2S réduit les lésions neuronales et l'activation astrocytaire neurotoxique. La voie CBS/H2S pourrait être une cible thérapeutique potentielle dans le TSA.

Implications cliniques

Cette étude suggère que le ciblage de la signalisation H2S pourrait constituer une nouvelle approche thérapeutique pour les troubles du spectre autistique. Les résultats mettent en évidence l'importance des astrocytes dans la physiopathologie du TSA, ouvrant la voie à des traitements axés sur la neuroinflammation. La modulation du métabolisme de l'homocystéine/cystathionine pourrait être un biomarqueur potentiel pour le TSA.

Limites

Étude réalisée sur un modèle animal (rat) la transposition aux humains reste à confirmer. L'utilisation d'un seul modèle pharmacologique (VPA) limite la généralisation à d'autres étiologies du TSA. Les effets à long terme et la sécurité de la modulation du H2S dans le TSA n'ont pas été évalués.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Élaboration d'une définition consensuelle de recherche pour l'autisme profond à l'aide d'une méthode Delphi modifiéeDeveloping a consensus research definition for profound autism using a modified Delphi method.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Une étude Delphi modifiée avec plus de 70 participants (chercheurs, soignants, personnes autistes, cliniciens) a permis d'établir une définition consensuelle de l'autisme profond pour la recherche : fonctionnement adaptatif très inférieur à l'âge, besoin de supervision adulte pour la sécurité, âge ≥8 ans, diagnostic de TSA, et QI <50 et/ou communication verbale limitée à des mots isolés. Cette définition vise à améliorer la comparabilité des études et à mieux cibler les interventions pour ce groupe à besoins élevés.

Points clés

La majorité des recherches et représentations culturelles récentes sur l'autisme se concentrent sur les personnes autistes avec de bonnes capacités langagières et cognitives. Le terme 'autisme profond' a été proposé en 2021 par une commission Lancet pour attirer l'attention sur les personnes nécessitant une surveillance constante. Une étude Delphi avec 76% d'accord après deux tours a abouti à une définition incluant un âge minimum de 8 ans, un QI <50, et/ou une communication verbale très limitée. L'adoption de cette définition pourrait améliorer la comparabilité des recherches et l'impact des résultats pour ce groupe à haut besoins.

Implications cliniques

Cette définition permettra de mieux identifier et caractériser les personnes autistes ayant des besoins de soutien très élevés, facilitant l'accès à des interventions et services adaptés. Les cliniciens pourront utiliser ces critères pour orienter les évaluations et les prises en charge vers des approches ciblant les déficits adaptatifs et la sécurité. La standardisation de la définition favorisera la production de données plus homogènes, essentielles pour élaborer des recommandations cliniques fondées sur des preuves.

Limites

La participation était majoritairement américaine (58% de taux de réponse final, 78 participants), limitant la représentativité internationale. Les variations d'accès aux outils de mesure et aux services dans le monde restreignent l'utilité de cette définition en dehors du cadre de recherche. La définition ne repose pas sur des données objectives mais sur un consensus d'experts, ce qui peut introduire des biais.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Exposition prénatale aux particules fines et risque de trouble du spectre autistique chez les enfants : une étude de cohorte populationnelle en Corée du SudPrenatal exposure to particulate matter and risk of autism spectrum disorder in children: a population-based cohort study in South Korea.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cohorte rétrospective nationale sud-coréenne (698 907 couples mère-enfant) n'a pas trouvé d'association significative entre l'exposition prénatale aux PM2.5 ou PM10 et le risque de trouble du spectre autistique (TSA) après ajustement sur de nombreux facteurs de confusion. Les résultats étaient cohérents par trimestre de grossesse et dans les analyses de sensibilité. Cela souligne l'importance d'un contrôle rigoureux des facteurs de confusion dans les études sur la pollution atmosphérique et le neurodéveloppement.

Points clés

Étude de cohorte nationale incluant 698 907 dyades mère-enfant en Corée du Sud. Aucune association significative entre l'exposition prénatale aux PM2.5 ou PM10 et le risque de TSA. Résultats non significatifs pour chaque trimestre de grossesse (premier, deuxième, troisième). Cohérence des résultats dans les analyses de sensibilité et sous-groupes. Souligne la nécessité d'un contrôle rigoureux des facteurs de confusion dans les futures études.

Implications cliniques

Les cliniciens peuvent considérer que les preuves actuelles ne soutiennent pas un lien causal direct entre l'exposition prénatale aux particules fines et le TSA. L'étude met en garde contre des conclusions hâtives basées sur des études observationnelles sans ajustement adéquat des confondants. Encourage à poursuivre la recherche sur d'autres facteurs environnementaux potentiels du TSA.

Limites

Étude basée sur des codes diagnostiques et des dépistages, ce qui peut entraîner une mauvaise classification des cas de TSA. Population exclusivement sud-coréenne, limitant la généralisation à d'autres contextes ethniques ou géographiques. Exposition estimée par modèles, avec possible erreur de mesure non différentielle. Possibilité de facteurs de confusion résiduels malgré un large ajustement.

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Qualité de vie liée à la santé et facteurs associés chez les adolescents et jeunes adultes autistes, et leurs pairs avec troubles mentaux, et sans autisme ni troubles mentaux au Chili.Health-related quality of life and associated factors among autistic adolescents and young adults, and their peers with mental disorders, and without autism or mental disorders in Chile.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale compare la qualité de vie liée à la santé (HRQoL) de trois groupes d'adolescents et jeunes adultes chiliens (16-39 ans) : autistes (n=102), avec troubles mentaux (n=464), et sans autisme ni troubles mentaux (n=478). Les participants autistes rapportent davantage de problèmes de mobilité, soins personnels, activités habituelles et douleur/inconfort que les deux autres groupes. Le groupe avec troubles mentaux présente plus d'anxiété/dépression. L'indice HRQoL moyen est significativement plus bas chez les autistes (72,3) et ceux avec troubles mentaux (69,8) par rapport au groupe sans troubles (84,8). Les différences ajustées sont de -6,53 pour l'autisme et -9,63 pour les troubles mentaux. Ces résultats soulignent le besoin d'interventions adaptées au contexte chilien.

Points clés

Les adolescents et jeunes adultes autistes au Chili présentent une HRQoL plus faible que leurs pairs sans autisme ni troubles mentaux, et similaire à ceux avec troubles mentaux mais avec des profils de déficience distincts. Les problèmes de mobilité, soins personnels et activités habituelles sont plus fréquents chez les autistes (9,8%, 7,8%, 28,4%) que chez les participants avec troubles mentaux (4,3%, 1,7%, 18,1%) et ceux sans trouble (2,3%, 0,6%, 3,1%). La douleur/inconfort touche 53,9% des autistes contre 50,2% des troubles mentaux et 27,8% des sans trouble. L'anxiété/dépression est plus élevée chez les participants avec troubles mentaux (81,2%) que chez les autistes (56,9%) et les sans trouble (49,3%). Les différences ajustées de HRQoL sont de -6,53 pour l'autisme et -9,63 pour les troubles mentaux par rapport au groupe sans trouble.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient évaluer systématiquement la HRQoL chez les adolescents et jeunes adultes autistes, en portant une attention particulière aux domaines de mobilité, soins personnels et douleur. Les interventions ciblant la HRQoL des personnes autistes devraient être adaptées au contexte socioculturel chilien et tenir compte des comorbidités physiques et émotionnelles. La comparaison avec des pairs ayant des troubles mentaux suggère des besoins spécifiques qui pourraient nécessiter des approches thérapeutiques différenciées. L'étude souligne l'importance de développer des programmes de soutien inclusifs qui améliorent la qualité de vie globale des autistes en Amérique latine.

Limites

Le design transversal ne permet pas d'établir des relations causales entre les facteurs associés et la HRQoL. L'échantillon provient uniquement du Chili, limitant la généralisabilité à d'autres pays latino-américains ou contextes culturels. La HRQoL est évaluée par auto-évaluation (EuroQol-5D-3L), ce qui peut introduire un biais de déclaration. Les groupes ne sont pas appariés sur toutes les variables sociodémographiques potentielles, malgré les ajustements multivariés.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Utilisation prénatale d'acétaminophène (paracétamol) et risque d'autisme et/ou de trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité dans des cohortes appariées de fratriesPrenatal Acetaminophen (Paracetamol) Use and the Risk of Autism and/or Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder Among Sibling-Matched Cohorts.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cohorte populationnelle à Hong Kong (2001-2023) a examiné l'association entre l'exposition prénatale au paracétamol et les risques de trouble du spectre autistique (TSA) et de trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) chez l'enfant, en utilisant un design apparié de fratries pour contrôler les facteurs familiaux confondants. Sur 124 333 enfants pour l'analyse TSA et 97 285 pour le TDAH, les analyses appariées n'ont montré aucune association significative (TSA : aHR 1,00 ; IC95% 0,91-1,11 ; TDAH : aHR 1,01 ; IC95% 0,93-1,08). Les associations positives observées dans les cohortes conventionnelles étaient probablement dues à un biais de confusion familial, comme le suggèrent les analyses de contrôle négatif sur l'exposition pré-conceptionnelle. Ces résultats rassurent sur la sécurité du paracétamol pendant la grossesse aux doses indiquées.

Points clés

Une étude de cohorte appariée de fratries avec 124 333 enfants pour le TSA et 97 285 pour le TDAH n'a trouvé aucune association entre l'exposition prénatale au paracétamol et le risque de TSA ou de TDAH. Les analyses conventionnelles non appariées montraient des associations positives, mais ces signaux disparaissaient après contrôle des facteurs familiaux non mesurés. Les analyses de contrôle négatif (exposition pré-conceptionnelle) montraient également des associations positives, suggérant un biais de confusion résiduel. Les résultats étaient cohérents quel que soit le moment de l'exposition, la dose cumulée ou le schéma d'utilisation (sporadique, intermittent, persistant).

Implications cliniques

Les cliniciens peuvent rassurer les patientes enceintes que l'utilisation du paracétamol aux doses recommandées n'est pas associée à un risque accru de TSA ou de TDAH chez l'enfant, contrairement à ce que suggéraient certaines études observationnelles antérieures. Il est important de ne pas interrompre un traitement par paracétamol indiqué pendant la grossesse sur la base d'inquiétudes concernant les troubles neurodéveloppementaux. Les futures recherches devraient privilégier des designs contrôlant les facteurs familiaux, comme les comparaisons entre fratries, pour éviter des conclusions erronées.

Limites

L'étude repose sur des données de registres électroniques de Hong Kong, ce qui peut limiter la généralisation à d'autres populations ou contextes. L'exposition prénatale au paracétamol a été identifiée à partir de prescriptions, ce qui ne capture pas l'utilisation en vente libre. Les diagnostics de TSA et TDAH proviennent de codes CIM-9-CM, sans confirmation clinique standardisée. Bien que le design apparié de fratries contrôle les facteurs familiaux partagés, des facteurs de confusion résiduels non mesurés (par exemple, génétiques, environnementaux) pourraient subsister.

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Prédire le M-CHAT-R/F à 18 mois avec les domaines moteur et social/communication/cognition de PediaTracTM v3.0Predicting 18-month M-CHAT-R/F With PediaTracTMv3.0 Motor and Social/Communication/Cognition Domains.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné si les indices rapportés par les aidants dans les domaines moteur et social/communication/cognition pendant la petite enfance peuvent prédire la probabilité de trouble du spectre autistique (TSA) à 18 mois, mesurée par la Modified Checklist for Autism in Toddlers, Revised with Follow-Up (M-CHAT-R/F). Les participants comprenaient 415 dyades aidant-enfant (45% de filles ; 170 prématurés) de l'étude longitudinale PediaTrac™ v3.0, suivis de la naissance à 18 mois. Les traits latents transversaux des capacités motrices (MOT) et sociales/communication/cognition (SCG) à 9 et 12 mois, ainsi que les paramètres de trajectoire longitudinale de la naissance à 12 mois, ont servi de variables prédictives. Les trajectoires longitudinales expliquaient une plus grande variance des scores M-CHAT-R/F que les mesures transversales. Des pentes développementales plus faibles en MOT et SCG prédisaient des scores de probabilité d'autisme plus élevés à 18 mois, et un désavantage socioéconomique du voisinage était le prédicteur le plus robuste. Ces résultats soutiennent la validité de PediaTrac comme mesure rapportée par les aidants pour identifier les profils développementaux précoces liés à l'autisme.

Points clés

Les trajectoires longitudinales de la naissance à 12 mois sont de meilleurs prédicteurs des scores M-CHAT-R/F à 18 mois que les mesures transversales à 9 ou 12 mois. Des pentes développementales plus faibles dans les domaines moteur et social/communication/cognition prédisent une probabilité plus élevée d'autisme. Le désavantage socioéconomique du voisinage est le prédicteur le plus robuste de la probabilité ultérieure de TSA parmi les variables étudiées. L'étude valide l'utilisation de PediaTrac comme outil de repérage précoce des patterns développementaux associés à l'autisme.

Implications cliniques

Le dépistage précoce des TSA devrait intégrer des trajectoires développementales longitudinales plutôt que des évaluations ponctuelles. La prise en compte du contexte socioéconomique (ex. indice de défavorisation) pourrait améliorer la détection précoce des risques de TSA. Les mesures rapportées par les aidants comme PediaTrac peuvent être utilisées pour identifier les nourrissons à risque et guider les interventions précoces.

Limites

Limitations non détaillées dans le résumé possibles biais liés à la composition de l'échantillon (45% filles, 170 prématurés). Dépendance aux rapports des aidants, sujette à des biais de déclaration. Utilisation du M-CHAT-R/F comme mesure de résultat, non d'un diagnostic clinique confirmé. Accès restreint au résumé uniquement, limitant l'évaluation complète de la méthodologie.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Optimisation métaheuristique des hyperparamètres des réseaux de neurones profonds pour la classification du trouble du spectre autistique tenant compte des facteurs démographiquesMetaheuristic hyperparameter optimization of deep neural networks for demographic-aware autism spectrum disorder classification.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude propose un cadre d'apprentissage profond pour classer le trouble du spectre autistique (TSA) à partir d'IRM structurelles, en intégrant l'optimisation des hyperparamètres via l'algorithme Optimized Artificial Bee Colony (OptABC). Trois modèles CNN personnalisés sont développés pour la classification selon le sexe, l'âge, et une stratification conjointe âge-sexe, évalués sur l'ensemble de données multi-sites ABIDE. Les précisions atteintes sont de 84,25 %, 88,07 % et 71,58 % respectivement, montrant que la modélisation basée sur l'âge est plus discriminante que celle basée sur le sexe. L'optimisation métaheuristique s'avère efficace pour adapter les modèles aux spécificités démographiques.

Points clés

L'optimisation métaheuristique des hyperparamètres améliore les performances des CNN pour la classification du TSA à partir d'IRM structurelles. La classification basée sur l'âge obtient une précision de 88,07 %, supérieure à celle basée sur le sexe (84,25 %). La stratification conjointe âge-sexe (8 classes) donne une précision de 71,58 %, reflétant une complexité accrue. L'algorithme OptABC permet une adaptation automatique des architectures et des hyperparamètres sans réglage manuel. Les résultats sont compétitifs par rapport aux modèles de transfert d'apprentissage pré-entraînés.

Implications cliniques

L'approche pourrait permettre des outils de diagnostic personnalisés du TSA prenant en compte les facteurs démographiques comme l'âge et le sexe. L'optimisation automatisée réduit la nécessité d'expertise technique pour le réglage des modèles, facilitant leur adoption. La meilleure discrimination par l'âge suggère que les biomarqueurs du TSA liés à l'âge sont plus saillants que ceux liés au sexe.

Limites

L'étude utilise uniquement l'ensemble de données ABIDE une validation externe sur des datasets indépendants est nécessaire. La classification conjointe âge-sexe montre une précision modérée, indiquant des limites dans la granularité fine. Seules les IRM structurelles sont utilisées l'intégration d'autres modalités pourrait améliorer les performances. Les modèles n'ont pas été testés dans des contextes cliniques réels.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Une revue de portée sur les émotions positives et l'affect dans l'autismeA Scoping Review on Positive Emotions and Affect in Autism.

RevueNiveau de preuveJournal of Autism and Developmental DisordersSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue de portée synthétise les preuves sur les émotions positives et l'affect dans l'autisme, en se concentrant sur la reconnaissance, l'expérience et la régulation des émotions positives ainsi que les interventions pertinentes. À partir de 72 études, les résultats montrent une variabilité par rapport aux pairs neurotypiques, sans différence globale, mais des difficultés potentielles dépendent de l'émotion spécifique, du stade de traitement émotionnel, des approches perceptuelles, des capacités cognitives et sociales, et des facteurs contextuels. L'étude appelle à des recherches futures avec un échantillonnage plus large et des tâches écologiques.

Points clés

Les recherches sur l'autisme se sont concentrées sur les affects négatifs, les émotions positives étant sous-explorées. Aucune différence globale n'est observée entre les personnes autistes et neurotypiques pour les émotions positives. Les difficultés potentielles dans les émotions positives dépendent de l'émotion spécifique, du stade de traitement et du contexte. Il est nécessaire d'utiliser des tâches et mesures écologiques pour mieux comprendre les processus émotionnels positifs. Une meilleure compréhension des émotions positives pourrait révéler des forces psychologiques et informer des interventions adaptées.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient évaluer les forces en matière d'émotions positives chez les personnes autistes, pas seulement les difficultés. Les interventions pourraient cibler des émotions spécifiques et des contextes particuliers plutôt qu'un déficit général. L'utilisation de mesures écologiques et individualisées est recommandée pour évaluer les émotions positives en clinique. Les résultats encouragent à explorer les compétences émotionnelles positives comme leviers thérapeutiques.

Limites

La revue inclut un nombre limité d'études (72) et peut manquer de représentativité. Les mesures utilisées dans les études originales sont souvent peu écologiques. Les résultats sont variables et ne permettent pas de conclusions définitives sur les différences de groupe. Les études portent principalement sur des émotions positives spécifiques, limitant la généralisation. Les facteurs contextuels et individuels sont insuffisamment pris en compte dans les recherches existantes.

Niveau de preuve

Revue

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Perspectives des personnes autistes, des parents et des professionnels de santé sur la communication dans les milieux de soins et les besoins associés en Géorgie : une étude qualitative.Perspectives of Autistic People, Parents, and Healthcare Professionals on Communication in Healthcare Settings and Related Needs in Georgia: A Qualitative Study.

FaibleNiveau de preuveJournal of Autism and Developmental DisordersSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude qualitative, menée en Géorgie, explore les difficultés de communication entre les personnes autistes, leurs parents et les professionnels de santé non autistes. Trois groupes de discussion ont inclus sept participants autistes (13-29 ans), deux professionnels de santé et quatre mères. Les résultats montrent des ruptures de communication fréquentes, un manque de connaissances sur l'autisme chez les professionnels et une insuffisance de services et de soutien. Ces barrières affectent l'accès aux soins et la qualité de vie des personnes autistes. L'étude souligne la nécessité d'améliorer la formation des professionnels et les politiques de santé en Géorgie et dans des contextes similaires.

Points clés

Les personnes autistes et leurs parents rencontrent des difficultés de communication majeures dans les soins de santé en Géorgie. Les professionnels de santé manquent de connaissances spécifiques sur l'autisme, ce qui aggrave les obstacles. Le manque de services et de soutien adaptés est un problème central pour les personnes autistes. Cette étude est la première à examiner ces barrières en Géorgie, un pays à revenu intermédiaire. Les résultats appellent à des formations ciblées et à des politiques de santé inclusives.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent adapter leur communication aux besoins spécifiques des patients autistes, en utilisant un langage clair et des supports visuels si nécessaire. Une formation obligatoire sur l'autisme est recommandée pour tous les professionnels de santé afin de réduire les préjugés et d'améliorer la qualité des soins. Le développement de services spécialisés et de structures de soutien est essentiel pour faciliter l'accès aux soins des personnes autistes. Les politiques de santé devraient intégrer les retours des personnes autistes et de leurs familles pour concevoir des environnements de soins plus accessibles.

Limites

L'échantillon est de petite taille (7 participants autistes, 2 professionnels, 4 mères), limitant la généralisabilité des résultats. L'étude est qualitative et exploratoire, ne permettant pas d'établir des relations causales. Les données proviennent uniquement de la Géorgie, ce qui peut limiter la transférabilité à d'autres contextes culturels ou économiques. La participation de seulement deux professionnels de santé peut ne pas représenter la diversité des expériences cliniques. Les résultats reposent sur des déclarations subjectives, avec un possible biais de désirabilité sociale.

Niveau de preuve

Faible

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Étude pilote : Apprentissage collaboratif des compétences de la vie quotidienne entre frères et sœurs utilisant la modélisation vidéo avec des adolescents autistes coréano-américains.Pilot Study: Sibling Collaborative Learning of Daily Living Skills Using Video Modeling With Korean American Autistic Adolescents.

ModéréNiveau de preuveJournal of Autism and Developmental DisordersSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude pilote examine l'effet d'un programme de modélisation vidéo collaboratif entre frères et sœurs sur l'apprentissage de compétences de la vie quotidienne chez des adolescents autistes coréano-américains. Trois dyades (adolescent autiste et son frère/sœur) ont participé à un design expérimental à cas unique non concurrent. Les frères et sœurs ont créé des analyses de tâches et des vidéos après une formation, puis ont mis en œuvre une instruction vidéo avec des indices gradués et renforcement. Les résultats montrent une augmentation de la fidélité d'implantation des frères et sœurs et du pourcentage de tâches complétées par les adolescents autistes. Les dyades ont rapporté une haute validité sociale. Cette approche familiale et culturellement adaptée semble prometteuse.

Points clés

La fidélité d'implantation des frères et sœurs augmente après la formation à l'intervention vidéo. Les adolescents autistes améliorent leur taux de réalisation des compétences de vie quotidienne choisies. Les trois dyades rapportent une haute validité sociale (préférence, faisabilité, durabilité). L'approche collaborative et culturellement adaptée favorise l'acquisition de compétences de vie quotidienne.

Implications cliniques

Impliquer les frères et sœurs dans l'intervention peut être une stratégie efficace pour enseigner les compétences de vie quotidienne. La modélisation vidéo avec des frères et sœurs peut être adaptée culturellement pour les familles immigrantes. Les interventions écologiques, planifiées avec la famille, augmentent la validité sociale et la pérennité. Les cliniciens pourraient former les frères et sœurs à utiliser des vidéos et des indices progressifs.

Limites

Taille d'échantillon très faible (3 dyades), limitant la généralisabilité. Design non concurrent et absence de contrôle randomisé. Échantillon spécifique (coréano-américains) : résultats non transférables à d'autres cultures. Étude pilote sans suivi à long terme pour évaluer le maintien des acquis.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Le scorbut chez les enfants atteints de troubles du spectre autistique : implications dentaires et considérations cliniquesScurvy in Children With Autism Spectrum Disorder: Dental Implications and Clinical Considerations.

FaibleNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Le scorbut, dû à une carence en vitamine C, se présente par des douleurs musculosquelettiques, des saignements gingivaux et des douleurs buccales. Les enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA) sont à risque accru de carences nutritionnelles en raison de sensibilités sensorielles et de sélectivité alimentaire. Ce rapport décrit deux patients pédiatriques atteints de TSA non verbaux présentant des symptômes buccaux et systémiques. Il souligne l'importance d'une anamnèse alimentaire détaillée et d'un examen complet face à des saignements buccaux inexpliqués et des douleurs des membres chez les enfants TSA. Une collaboration interdisciplinaire est essentielle pour un diagnostic précoce et éviter des interventions inutiles.

Points clés

Les enfants TSA sont à risque de scorbut en raison de limitations alimentaires liées à des sensibilités sensorielles et à une sélectivité alimentaire. Les symptômes du scorbut incluent des douleurs des membres, des gingivites hémorragiques et des inconforts buccaux. L'examen buccal et l'interrogatoire alimentaire systématiques sont cruciaux chez les patients TSA présentant des symptômes musculosquelettiques ou gingivaux inexpliqués. Un diagnostic précoce du scorbut évite des interventions invasives et réduit les retards diagnostiques.

Implications cliniques

Inclure un dépistage systématique des carences en vitamine C chez les enfants TSA avec une restriction alimentaire. Encourager la collaboration entre dentistes et pédiatres pour évaluer les saignements gingivaux inexpliqués chez les enfants TSA. Sensibiliser les cliniciens à la présentation atypique du scorbut chez les patients non verbaux avec TSA.

Limites

Rapport basé sur seulement deux cas, limitant la généralisation des résultats. Absence de données biologiques détaillées dans le résumé (abstract uniquement disponible).

Niveau de preuve

Faible

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Tests basés sur le suivi du regard pour l'autisme chez les enfants : une revue systématique et méta-analyse de la précision des tests diagnostiquesGaze-Tracking-Based Tests for Autism in Children: A Diagnostic Test Accuracy Systematic Review and Meta-Analysis.

ÉlevéNiveau de preuveAutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue systématique et méta-analyse évalue la précision des mesures oculométriques pour distinguer les enfants autistes des non autistes. Sur 17 études (n=4 256), la performance poolée montre une sensibilité de 0,77 et une spécificité de 0,80, avec une ASC HSROC de 0,845. Les stimuli sociaux dynamiques et les systèmes de suivi à haute fréquence donnent les meilleurs résultats. L'hétérogénéité est élevée (I²=87,78 %), mais les effets sont cohérents. Ces tests pourraient constituer un outil objectif et complémentaire pour l'identification précoce de l'autisme.

Points clés

Les paradigmes de suivi du regard (préférence sociale/géométrique, motherese, orientation visuelle) distinguent significativement les enfants autistes des non autistes. La méta-analyse rapporte une sensibilité poolée de 0,77 et une spécificité de 0,80, avec un rapport de cotes diagnostique de 15,03. Les stimuli sociaux dynamiques et les systèmes de suivi à haute fréquence améliorent les performances diagnostiques. L'hétérogénéité entre les études est élevée, mais la direction des effets est cohérente. Les résultats soutiennent l'utilité potentielle de ces tests comme outil objectif d'aide au diagnostic précoce.

Implications cliniques

Les tests oculométriques pourraient être utilisés comme complément objectif aux évaluations cliniques traditionnelles pour l'identification précoce de l'autisme. L'approche non verbale et sans instruction complexe est adaptée aux jeunes enfants ou à ceux avec des difficultés de communication. Une standardisation des paradigmes et des dispositifs est nécessaire avant une adoption clinique généralisée.

Limites

Hétérogénéité élevée entre les études, limitant la généralisation des résultats. La majorité des études incluses présentent un risque de biais modéré à élevé selon QUADAS-2. Les échantillons proviennent principalement de pays à revenu élevé, limitant la diversité culturelle. Les paradigmes et les seuils diagnostiques varient considérablement d'une étude à l'autre.

Niveau de preuve

Élevé