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NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

L'inflammation carotidienne en TEP-FDG est associée à une performance cognitive inférieure chez les personnes vivant avec le VIH traitéCarotid inflammation on FDG-PET is associated with lower cognitive performance in people with treated HIV infection.

ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Dans cette étude transversale portant sur 47 adultes vivant avec le VIH (âge ≥40 ans, charge virale indétectable, risque cardiovasculaire modéré à élevé), l'inflammation carotidienne mesurée par TEP-FDG était corrélée indépendamment à une cognition globale plus faible (r = -0,405). L'apprentissage automatique a montré que l'inflammation carotidienne seule prédisait la fonction cognitive avec une probabilité de 68% de se situer dans un écart-type de la valeur réelle. L'ajout de toutes les variables a amélioré la précision à 85%, l'inflammation carotidienne restant le prédicteur cardiométabolique le plus important.

Points clés

L'inflammation carotidienne en TEP-FDG est indépendamment corrélée à une cognition globale plus faible chez les personnes vivant avec le VIH traité. L'analyse par apprentissage automatique montre que l'inflammation carotidienne prédit la fonction cognitive avec une probabilité de 68% dans un écart-type de la valeur réelle. L'inflammation carotidienne est le prédicteur cardiométabolique le plus important de la cognition, surpassant les facteurs de risque traditionnels.

Implications cliniques

La mesure de l'inflammation carotidienne par TEP-FDG pourrait servir de marqueur de risque clinique pour le déclin cognitif chez les patients VIH. La détection précoce de l'inflammation artérielle pourrait guider des interventions visant à préserver la fonction cognitive. L'intégration du suivi vasculaire et cognitif dans la prise en charge du VIH est suggérée, l'inflammation carotidienne apportant une information prédictive unique.

Limites

Le design transversal ne permet pas d'établir de causalité. La petite taille de l'échantillon (n=47) limite la généralisabilité. Étude monocentrique ne représentant pas des populations diverses.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Relation entre la gratitude et la santé mentale chez les étudiants sourds et malentendantsRelationship between gratitude and mental health in deaf and hard-of-hearing students.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine le rôle médiateur de l'équilibre affectif et de l'estime de soi dans la relation entre la gratitude et la santé mentale chez 102 adolescents sourds et malentendants chinois (moyenne d'âge 17,8 ans). Les résultats indiquent que la gratitude est positivement associée à la santé mentale via un meilleur équilibre affectif, suggérant l'importance d'interventions ciblant la gratitude dans les contextes éducatifs spécialisés.

Points clés

La gratitude est un facteur protecteur de la santé mentale chez les étudiants en situation de handicap, mais son rôle chez les adolescents sourds et malentendants chinois était peu exploré. Un échantillon de 102 élèves de la 7e à la 12e année dans deux écoles spécialisées a montré des niveaux élevés de gratitude. La gratitude était positivement liée à la santé mentale via l'augmentation de l'équilibre affectif. L'étude approfondit la compréhension des mécanismes sous-jacents à la gratitude et au bien-être psychologique dans cette population.

Implications cliniques

Les interventions en milieu scolaire spécialisé devraient inclure des programmes de cultivation de la gratitude pour améliorer la santé mentale des élèves sourds et malentendants. Les cliniciens travaillant avec cette population peuvent cibler l'équilibre affectif comme levier thérapeutique. Les résultats soutiennent le développement de programmes de prévention en santé mentale adaptés aux adolescents avec déficience auditive.

Limites

L'étude transversale ne permet pas d'établir de causalité. La taille de l'échantillon (n=102) est modeste et provient de seulement deux écoles spécialisées, limitant la généralisation. Le contexte chinois peut limiter la transposabilité à d'autres cultures. Les mesures d'auto-évaluation peuvent comporter des biais de désirabilité sociale.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Associations entre les activités parascolaires sportives, les capacités cognitives, la santé physique, l'utilisation problématique d'Internet, la santé psychosociale et les comportements liés à la santé chez les adolescents indonésiens.Associations Between Sports-Based After-School Activities, Cognitive Ability, Physical Health, Problematic Internet Use, Psychosocial Health, and Health-Related Behaviors Among Indonesian Adolescents.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale compare les capacités cognitives, la motricité, la condition physique, les symptômes dépressifs et la qualité de vie entre des adolescents indonésiens pratiquant des activités sportives parascolaires (sports) et ceux n'en pratiquant pas. Elle examine également les prédicteurs de l'utilisation problématique d'Internet (UPI). Les résultats montrent que les adolescents sportifs ont des capacités cognitives, motrices et physiques significativement supérieures, une meilleure qualité de vie, moins de symptômes dépressifs et moins d'UPI. La dépression est un prédicteur positif de l'UPI, tandis que les capacités cognitives, motrices, physiques et la qualité de vie en sont des prédicteurs négatifs.

Points clés

Les adolescents pratiquant des activités sportives parascolaires présentent des capacités cognitives, motrices et physiques significativement plus élevées que ceux n'en pratiquant pas. La participation sportive est associée à une moindre utilisation problématique d'Internet et à moins de symptômes dépressifs. La dépression est un prédicteur positif majeur de l'utilisation problématique d'Internet. Les capacités cognitives, la motricité, la condition physique et la qualité de vie sont des prédicteurs négatifs de l'utilisation problématique d'Internet.

Implications cliniques

Les activités sportives parascolaires pourraient être recommandées pour améliorer les fonctions cognitives et réduire les risques de dépression et d'usage problématique d'Internet chez les adolescents. L'évaluation de l'utilisation problématique d'Internet devrait tenir compte de la santé physique et cognitive. Les interventions visant à promouvoir l'activité physique en milieu scolaire pourraient avoir des bénéfices multiples sur la santé mentale et cognitive.

Limites

La conception transversale ne permet pas d'inférer une causalité entre la participation sportive et les bénéfices observés. L'échantillon se limite aux adolescents indonésiens, limitant la généralisation à d'autres cultures. Les données sont issues d'auto-questionnaires et de tests standardisés, mais le biais de sélection (volontaires) peut exister.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Les patients atteints de troubles du mouvement et de dépression présentent une altération de la réponse de puissance alpha-bêta corticostriatale à la récompense et à la perteMovement Disorder Patients with Depression have Altered Corticostriatal Alpha-Beta Power Response to Reward and Loss.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les oscillations cérébrales corticostriatales (alpha-bêta, 8-30 Hz) lors du traitement de la récompense et de la perte chez des patients parkinsoniens (n=14) et avec tremblement essentiel (n=16) bénéficiant d'une stimulation cérébrale profonde. Les enregistrements intracrâniens montrent que la puissance alpha-bêta dans le caudé et le cortex préfrontal dorsolatéral augmente lors des retours positifs (récompense). Cette augmentation est atténuée chez les patients avec symptômes dépressifs élevés (BDI-II≥14). Chez les parkinsoniens déprimés, une diminution plus marquée de la puissance alpha-bêta est observée après une perte. Les résultats suggèrent que l'altération de la signalisation de récompense dans les circuits corticostriataux pourrait être une cible thérapeutique potentielle pour la dépression résistante.

Points clés

La puissance alpha-bêta (8-30 Hz) dans le caudé et le DLPFC augmente lors des feedbacks de récompense par rapport aux feedbacks de perte. Cette augmentation de puissance est atténuée chez les patients déprimés (BDI-II≥14) dans les deux régions cérébrales. Le score BDI-II prédit négativement la puissance alpha-bêta liée à la récompense et à la perte dans le caudé et le DLPFC. Chez les patients parkinsoniens déprimés, la puissance alpha-bêta après une perte diminue davantage que chez les non-déprimés. Les résultats impliquent une altération du signal de récompense corticostriatal dans la dépression comorbide des troubles du mouvement.

Implications cliniques

L'atténuation de la puissance alpha-bêta corticostriatale pourrait constituer un biomarqueur neurophysiologique de la dépression chez les patients avec troubles du mouvement. La modulation de l'oscillation alpha-bêta via la stimulation cérébrale profonde ou d'autres techniques pourrait être explorée comme cible thérapeutique pour la dépression résistante. Les cliniciens devraient évaluer systématiquement la dépression chez les patients parkinsoniens et avec tremblement essentiel, car les mécanismes neurobiologiques sous-jacents pourraient différer.

Limites

L'échantillon est restreint (14 PD, 16 ET) et majoritairement masculin, limitant la généralisation. Les enregistrements ont été réalisés en peropératoire (éveil), ce qui peut influencer les oscillations cérébrales. La tâche de mémoire de travail ne dissocie pas clairement les processus de récompense et de perte de la mémoire et de l'attention. Les patients sous stimulation cérébrale profonde peuvent présenter des effets médicamenteux confondants.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Troubles du langage dans l'enfance et risques de démence chez les personnes âgées aux États-UnisChildhood Speech Impairment and Dementia Risks Among U.S. Older Adults.

ModéréNiveau de preuveEurope PMC — full text neurodeveloppementSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet article examine le lien entre les troubles du langage survenus pendant l'enfance et le risque de développer une démence à l'âge adulte, à partir de données issues d'une cohorte américaine. L'absence de résumé détaillé limite l'analyse ; les conclusions reposent principalement sur le titre et les métadonnées. L'étude suggère que les difficultés de langage précoces pourraient constituer un facteur de risque de déclin cognitif ultérieur.

Points clés

Une association entre les troubles du langage dans l'enfance et un risque accru de démence à l'âge adulte est explorée. L'étude utilise des données longitudinales d'une cohorte d'adultes âgés américains. Les troubles du langage précoces pourraient être un marqueur de vulnérabilité neurodéveloppementale influençant le vieillissement cérébral. Les mécanismes sous-jacents potentiels incluent la réserve cognitive et la neuroplasticité. L'identification précoce des troubles du langage pourrait permettre une prévention ciblée de la démence.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient considérer les antécédents de troubles du langage dans l'enfance comme un facteur de risque de démence. Un dépistage systématique des troubles du langage chez les enfants pourrait aider à identifier les individus à risque plus tard dans la vie. Les interventions précoces en orthophonie pourraient avoir un impact à long terme sur la santé cognitive. La collaboration entre neuropsychologues, orthophonistes et gériatres est essentielle pour une prise en charge préventive.

Limites

L'absence de résumé détaillé empêche une évaluation précise de la méthodologie et des résultats. La généralisabilité des résultats à d'autres populations que les adultes américains reste incertaine. Les biais de mémoire et de déclaration rétrospective peuvent affecter la fiabilité des données sur les troubles de l'enfance. Les facteurs de confusion socio-économiques et génétiques ne sont pas contrôlés de manière exhaustive.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

ARN circulaires sanguins pour le diagnostic précoce de la maladie d'AlzheimerBlood-based circular RNAs for early diagnosis of Alzheimer's disease.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude identifie 34 ARN circulaires (circARN) sanguins associés à la maladie d'Alzheimer (MA) à partir de données de 1 221 individus. Un modèle prédictif basé sur ces circARN atteint une AUC de 0,945 pour distinguer les patients MA des témoins, surpassant le pTau217 (AUC=0,877), et atteint 0,977 en combinaison. Les circARN prédisent également la progression vers la MA symptomatique avec un hazard ratio de 2,92, supérieur à celui du pTau217 (1,81).

Points clés

34 ARN circulaires (circARN) sanguins sont significativement associés au statut de la maladie d'Alzheimer. Le modèle basé sur ces circARN classifie la MA avec une AUC de 0,945, comparable au pTau217 plasmatique. L'intégration des circARN et du pTau217 améliore la prédiction (AUC=0,977). Les circARN sont spécifiques à la MA, avec une faible puissance prédictive pour d'autres maladies neurodégénératives. Les circARN prédisent la progression vers la MA symptomatique avec un hazard ratio de 2,92, supérieur à celui du pTau217 (1,81).

Implications cliniques

Les circARN sanguins pourraient servir de biomarqueurs non invasifs pour le diagnostic précoce de la maladie d'Alzheimer. Un test sanguin combinant circARN et pTau217 pourrait améliorer la précision du diagnostic et permettre un dépistage à large échelle. La capacité prédictive des circARN pour la progression pourrait guider les décisions thérapeutiques et la sélection des essais cliniques.

Limites

Une validation prospective dans des cohortes plus larges est nécessaire avant une application clinique. L'étude repose sur des données rétrospectives et des échantillons de taille modérée. La reproductibilité des résultats dans des populations diverses et en pratique clinique reste à démontrer.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Facteurs influençant le succès du suivi et du traitement chez les adultes atteints de phénylcétonurie dépistée à la naissanceFactors affecting the success of follow-up and treatment of adults with phenylketonuria diagnosed by newborn screening.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale a évalué l'adhésion au suivi et au traitement chez 134 adultes atteints de phénylcétonurie (PCU) suivis à Istanbul. Les résultats montrent que les patients atteints de PCU classique ont un meilleur suivi que ceux atteints de PCU modérée, et que l'autogestion du régime alimentaire est associée à un succès plus élevé. Aucun lien significatif n'a été trouvé avec les scores de TDAH, mais une corrélation négative a été observée avec la qualité de vie liée à la charge du régime.

Points clés

Les patients avec PCU classique présentent un meilleur suivi que ceux avec PCU modérée. L'autogestion du régime alimentaire est significativement associée à un meilleur succès de suivi et de traitement. Les scores de TDAH ne sont pas associés au succès du suivi ou du traitement. Une corrélation négative significative existe entre le succès du traitement et les sous-domaines de qualité de vie liés à la gestion du régime et au fardeau quotidien. Aucune association significative n'a été trouvée avec l'âge au diagnostic, le lieu de résidence, le statut professionnel ou l'éducation familiale.

Implications cliniques

Promouvoir l'autogestion diététique chez les adultes atteints de PCU pourrait améliorer l'adhésion au traitement. Il est nécessaire de réduire le fardeau quotidien lié à la diète pour améliorer la qualité de vie et le suivi. Les cliniciens doivent sensibiliser les patients aux options thérapeutiques et faciliter la mise en œuvre du régime. Le dépistage des symptômes de TDAH n'est pas un facteur déterminant dans cette population, mais une évaluation globale reste importante.

Limites

Étude transversale monocentrique, limitant la généralisation des résultats. Données collectées par questionnaires auto-rapportés et dossiers médicaux rétrospectifs, pouvant introduire des biais de mémoire et de désirabilité sociale. Taux de participation de 67,7 % (134/198), avec un possible biais de sélection. Mesure unique du succès basée sur la fréquence de surveillance de la phénylalanine et les résultats dans la cible, sans suivi longitudinal. Absence d'évaluation objective de l'adhésion diététique (ex. : journaux alimentaires).

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Addiction à l'exercice : une revue narrativeExercise Addiction: A Narrative Review

RevueNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue narrative examine la prévalence de l'addiction à l'exercice (2 à 18 %), ses effets positifs (réduction de l'addiction au téléphone et aux drogues) et négatifs (santé mentale altérée, blessures), ses comorbidités (TOC, dépression, TDAH), ses facteurs de risque (sports individuels, restriction alimentaire, perfectionnisme, insatisfaction corporelle, traumatisme infantile, anxiété de mort), les mécanismes biologiques sous-jacents (cortisol élevé, altérations cérébrales, prédispositions génétiques) et les interventions (entraînement sur tapis roulant, thérapie rationnelle émotive).

Points clés

La prévalence de l'addiction à l'exercice varie de 2 % à 18 % selon les études. Les effets positifs incluent la réduction de l'addiction au téléphone et aux drogues. Les effets négatifs comprennent une mauvaise santé mentale et des blessures physiques. Les comorbidités fréquentes sont le TOC, la dépression et le TDAH. Les facteurs de risque incluent les sports individuels, la restriction alimentaire, le perfectionnisme, l'insatisfaction corporelle, les traumatismes infantiles et l'anxiété de mort. Les mécanismes biologiques potentiels sont un cortisol élevé, des altérations cérébrales et des prédispositions génétiques. Les interventions identifiées sont l'entraînement sur tapis roulant et la thérapie rationnelle émotive.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être attentifs à l'addiction à l'exercice chez les patients présentant des comorbidités comme le TDAH, le TOC ou la dépression. L'addiction à l'exercice peut nécessiter une prise en charge intégrant des approches comportementales et psychothérapeutiques. L'évaluation des facteurs de risque (traumatisme, perfectionnisme) peut aider au dépistage précoce.

Limites

Revue narrative non systématique, pouvant introduire un biais de sélection des études. Les données de prévalence proviennent d'études hétérogènes avec des définitions variables. Peu d'interventions spécifiques ont été étudiées, limitant les recommandations cliniques.

Niveau de preuve

Revue

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Stratégies fondées sur des preuves pour traiter les troubles cognitifs liés au cancer et au traitement : une revueEvidence-Based Strategies for Addressing Cancer- and Treatment-Related Cognitive Impairment: A Review.

RevueNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue synthétise les connaissances actuelles sur les troubles cognitifs liés au cancer (CRCI), leurs bases neurobiologiques (neuroinflammation, perturbation de la neuroplasticité, stress oxydatif), les méthodes diagnostiques (dépistage cognitif, neuroimagerie) et les interventions fondées sur des preuves. Elle discute également des défis liés à l'apprentissage automatique, à la validation des modèles et biomarqueurs, et souligne le besoin d'essais à long terme pour améliorer la personnalisation des soins.

Points clés

Le CRCI est une séquelle fréquente et durable après chimiothérapie, radiothérapie ou traitements ciblés, altérant la qualité de vie et les activités quotidiennes. Les mécanismes neurobiologiques incluent neuroinflammation, perturbation de la neuroplasticité, stress oxydatif et facteurs tumoraux. Les méthodes diagnostiques vont du dépistage cognitif à la neuroimagerie avancée, mais la validation inter-populations reste un défi. Les interventions fondées sur des preuves nécessitent une approche personnalisée et multidisciplinaire. L'apprentissage automatique montre un potentiel mais se heurte à des obstacles comme le manque d'essais long terme et de données accessibles.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent intégrer une évaluation cognitive systématique chez les survivants du cancer pour détecter précocement le CRCI. Les interventions personnalisées, incluant des stratégies de réadaptation cognitive et de gestion des facteurs de risque, sont recommandées. La collaboration entre oncologues, neuropsychologues et chercheurs est essentielle pour valider les modèles prédictifs et biomarqueurs.

Limites

La revue repose principalement sur des données existantes, sans méta-analyse formelle. Le manque d'essais longitudinaux limite la validité des preuves pour les interventions. Les difficultés d'accès aux données et d'interprétabilité des modèles d'apprentissage automatique restent des obstacles majeurs. La validation des biomarqueurs et modèles prédictifs n'est pas encore suffisamment hétérogène pour garantir une généralisation.

Niveau de preuve

Revue

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

L'architecture fonctionnelle intrinsèque reflète les différences individuelles dans la mémoire de travail passive : une étude exploratoire en IRMf au repos.Intrinsic Functional Architecture Reflects Individual Differences in Passive Working Memory: An Exploratory Resting-State fMRI Study.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude explore comment l'architecture fonctionnelle intrinsèque du cerveau, mesurée par IRMf au repos avant une tâche, peut refléter les différences individuelles dans la mémoire de travail passive. Chez 151 adultes sains, les connexions fonctionnelles entre les réseaux d'attention dorsale, de contrôle et sensorimoteur étaient significativement associées à la performance en mémoire passive. Des analyses de causalité de Granger ont révélé des relations temporelles entre ces systèmes, et des analyses structurelles exploratoires ont montré une convergence spatiale entre l'épaisseur corticale et certains nœuds sensorimoteurs. Ces résultats suggèrent que la connectivité intrinsèque de repos constitue un substrat neuronal prédisposant à une mémoire passive efficace.

Points clés

La mémoire de travail passive repose sur des représentations maintenues sans activité neuronale persistante, rendant son investigation difficile par IRMf. Des associations significatives ont été trouvées entre les différences individuelles en mémoire passive et la connectivité fonctionnelle intrinsèque des réseaux d'attention dorsale, de contrôle et sensorimoteur. Les analyses de causalité de Granger ont mis en évidence un pattern de dépendance temporelle entre ces réseaux, suggérant des interactions dynamiques. Des associations exploratoires avec l'épaisseur corticale indiquent un possible substrat structurel complémentaire.

Implications cliniques

Les résultats peuvent guider le développement de biomarqueurs IRMf au repos pour évaluer les capacités de mémoire de travail passive chez des patients ayant des troubles neuropsychologiques. Cette approche pourrait aider à distinguer les déficits de mémoire de travail active et passive dans des pathologies comme le TDAH ou la schizophrénie. L'identification de réseaux impliqués (attention, contrôle, sensorimoteur) offre des cibles potentielles pour des interventions de neuromodulation visant à améliorer la mémoire passive.

Limites

L'étude est corrélationnelle et ne permet pas d'établir un lien causal entre la connectivité de repos et la performance mnésique. La mémoire de travail passive est difficile à mesurer et les résultats dépendent du paradigme expérimental utilisé (détection de changement séquentiel). Les analyses structurelles sont exploratoires et non corrigées pour les comparaisons multiples, nécessitant une réplication sur des échantillons indépendants.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

De retour sur la bonne voie : remédiation de la dyslexie développementale avec un programme multi-composante à domicileBack on track: remediating developmental dyslexia with a home-based multi-component program.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude pré-enregistrée (NCT04028310) évalue un programme numérique multi-composante ciblant les processus visuo-attentionnels, auditivo-phonologiques et cross-modaux, administré à domicile sous supervision parentale chez 144 enfants dyslexiques de 8 à 13 ans. Les résultats montrent des gains spécifiques dans les compétences visuo-attentionnelles et la conscience phonémique, ainsi que des améliorations cumulatives de la fluence en lecture, de l'orthographe et de la compréhension écrite au-delà de la remédiation conventionnelle seule. Le démarrage par l'entraînement visuo-attentionnel a été associé à de meilleurs gains en fluence de lecture.

Points clés

L'intervention numérique multi-composante a montré des effets spécifiques : l'entraînement visuo-attentionnel améliore les compétences visuo-attentionnelles, et l'entraînement auditivo-phonologique améliore la conscience phonémique. Un cumul des bénéfices a été observé en fluence de lecture, orthographe et compréhension écrite après les trois phases d'entraînement, dépassant les gains de la remédiation conventionnelle seule. Commencer par l'entraînement visuo-attentionnel a produit de meilleurs gains en fluence de lecture que commencer par l'entraînement auditivo-phonologique. L'intervention est réalisable à domicile avec une faible charge quotidienne (15 min, 5 jours/semaine) et une supervision parentale, facilitant une implémentation à grande échelle. L'étude inclut un devis à cas unique intra-sujet (144 enfants) avec pré-enregistrement, apportant un niveau de preuve élevé pour une intervention numérique.

Implications cliniques

Ce programme numérique pourrait être intégré aux soins courants de la dyslexie développementale comme complément à la remédiation conventionnelle, en particulier pour améliorer la fluence de lecture. La possibilité d'un entraînement à domicile avec supervision parentale réduit les barrières d'accès et le temps de déplacement pour les familles, tout en maintenant une intensité suffisante. L'ordre des composantes d'entraînement (visuo-attentionnel d'abord) pourrait optimiser les gains en lecture, ce qui oriente les stratégies de prescription clinique.

Limites

L'étude repose sur un devis à cas unique sans groupe contrôle randomisé, ce qui limite la généralisation des résultats et ne permet pas de comparer directement l'intervention numérique à d'autres approches. L'effet cumulatif observé pourrait être influencé par la répétition des évaluations ou par la maturation naturelle des enfants, bien que la phase de remédiation conventionnelle serve de référence intra-sujet. La fidélité d'administration à domicile n'est pas mesurée objectivement (ex. logs d'utilisation), reposant uniquement sur la supervision parentale, ce qui peut introduire un biais de conformité.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Trajectoires indépendantes de la fonction cognitive et des événements quotidiens sur neuf ans en milieu et fin de vieIndependent trajectories of cognitive function and daily events across nine years during midlife and old age.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine si les changements cognitifs sur neuf ans sont associés à des changements dans les événements quotidiens. 988 adultes de l'étude Midlife in the United States (âge moyen 53,7 ans) ont été évalués sur le fonctionnement exécutif et la mémoire épisodique, ainsi que sur les événements quotidiens (positifs et stresseurs) à deux vagues espacées de neuf ans. Les résultats montrent un déclin moyen du fonctionnement exécutif, mais la mémoire épisodique ne décline que chez les plus âgés. Les événements positifs augmentent tandis que les stresseurs diminuent légèrement. Il existe une association positive entre les changements d'événements positifs et de stresseurs. Cependant, les changements cognitifs ne sont pas liés aux changements dans les événements quotidiens, suggérant que le vieillissement cognitif normatif est largement découplé des changements dans la fréquence des événements affectifs quotidiens.

Points clés

Le fonctionnement exécutif décline en moyenne sur neuf ans dans l'ensemble de l'échantillon. La mémoire épisodique ne décline que chez les participants plus âgés. Les événements positifs augmentent et les stresseurs diminuent légèrement au cours du suivi. Les changements dans les événements positifs et les stresseurs sont positivement corrélés. Aucune association n'est trouvée entre les changements cognitifs et les changements dans les événements quotidiens.

Implications cliniques

Le vieillissement cognitif normatif peut ne pas affecter directement l'engagement dans les activités quotidiennes. L'augmentation des événements positifs pourrait coexister avec une augmentation des stresseurs, suggérant un mécanisme commun. Les interventions visant à maintenir la cognition pourraient ne pas avoir d'impact sur le vécu quotidien d'événements affectifs.

Limites

Échantillon populationnel américain, généralisabilité limitée. Mesure des événements quotidiens par auto-déclaration. Deux vagues seulement, ne permettant pas d'analyser les trajectoires non linéaires. Absence de données sur la nature des événements (qualitatif).

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Stimulation magnétique transcrânienne répétitive comme approche de réadaptation cognitive pour les vétérans atteints de la maladie de Parkinson et de troubles cognitifs légers : protocole pour un essai randomisé contrôlé simuléRepetitive Transcranial Magnetic Stimulation as a Cognitive Rehabilitation Approach for Veterans With Parkinson Disease and Mild Cognitive Impairment: Protocol for a Randomized Sham-Controlled Trial.

FaibleNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai randomisé contrôlé en double aveugle évalue la sécurité, la faisabilité et l'efficacité préliminaire de la stimulation magnétique transcrânienne répétitive (rTMS) à haute fréquence appliquée au cortex préfrontal dorsolatéral gauche chez des vétérans américains présentant un trouble cognitif léger associé à la maladie de Parkinson (PD-MCI). Le protocole comprend 10 séances de rTMS actif ou simulé. Les principaux critères de jugement sont le nombre d'événements indésirables, les taux d'achèvement et les changements dans les scores d'une batterie neurocognitive, en particulier le score composite exécutif du NIH. L'étude est en cours, avec 18 participants recrutés à ce jour.

Points clés

La rTMS à haute fréquence (15 Hz) appliquée au DLPFC gauche est testée pour améliorer la cognition dans la PD-MCI. Protocole en double aveugle avec 10 séances (2 par jour) chez des vétérans américains. Le critère principal est le changement du score composite exécutif NIH du début à la fin du traitement. La sécurité et la faisabilité sont évaluées via les événements indésirables et les taux de complétion. L'étude est en phase de recrutement et les résultats sont attendus pour 2028.

Implications cliniques

Si l'efficacité est démontrée, la rTMS pourrait devenir une option non médicamenteuse pour la réadaptation cognitive dans la PD-MCI. Le protocole pourrait être adapté à d'autres populations avec troubles cognitifs légers. L'étude fournira des données sur la faisabilité de la rTMS en milieu clinique chez les vétérans.

Limites

Il s'agit d'un protocole sans résultats préliminaires disponibles. L'échantillon est limité aux vétérans américains, ce qui peut limiter la généralisabilité. La taille de l'échantillon et l'absence de données à long terme limitent les conclusions actuelles.

Niveau de preuve

Faible

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Disparités démographiques dans les besoins sociaux liés à la santé chez les aidants de survivants d'AVC : une étude transversale exploratoireDemographic disparities in health-related social needs among caregivers of stroke survivors: an exploratory cross-sectional study.

FaibleNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale a examiné la prévalence et les disparités démographiques des besoins sociaux liés à la santé (HRSN) chez 81 aidants de survivants d'AVC aux États-Unis. Les aidants ont déclaré en moyenne 6,5 besoins non satisfaits (IC95% : 5,69-7,25). Les aidants issus de minorités raciales et ethniques présentaient des HRSN significativement plus élevés que les autres (7,81 vs 3,56). L'analyse de régression a montré que la race du survivant, l'âge de l'aidant (<41 ans) et le statut marital expliquaient 61% de la variance des HRSN. Les résultats soulignent la nécessité d'intégrer un dépistage équitable des besoins sociaux dans les modèles de soins post-AVC.

Points clés

Les aidants de survivants d'AVC déclarent en moyenne 6,5 besoins sociaux non satisfaits sur 12 domaines. Les aidants issus de minorités raciales et ethniques ont significativement plus de besoins non satisfaits que les aidants non minoritaires (7,81 vs 3,56). La race du survivant, l'âge de l'aidant (<41 ans) et le statut marital expliquent 61% de la variance des besoins sociaux. Les aidants plus jeunes et ceux en couple marié présentent un fardeau plus élevé de besoins sociaux. Les disparités sont particulièrement marquées chez les aidants de survivants d'AVC issus de minorités.

Implications cliniques

Les cliniciens en neuropsychologie devraient systématiquement évaluer les besoins sociaux des aidants de patients post-AVC, en particulier ceux issus de minorités. L'intégration d'un dépistage des besoins sociaux dans les parcours de soins peut améliorer l'équité et le soutien aux aidants. Les interventions de soutien aux aidants devraient cibler spécifiquement les jeunes aidants et les conjoints mariés, plus vulnérables. Les modèles de soins post-AVC doivent inclure des ressources adaptées aux disparités raciales et ethniques.

Limites

Échantillon de convenance de petite taille (n=81) limitant la généralisabilité. Étude transversale ne permettant pas d'établir des relations causales. Population exclusivement américaine, limitant l'extrapolation à d'autres contextes culturels ou systèmes de santé. Données autodéclarées pouvant introduire un biais de désirabilité sociale. Absence de données longitudinales sur l'évolution des besoins dans le temps.

Niveau de preuve

Faible

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Caractéristiques et évolution temporelle des symptômes post-commotionnels chez les enfants et adolescents présentant un traumatisme extracrânien modéré à sévère avec ou sans traumatisme crânien légerCharacteristics and time course of postconcussive symptoms in children and adolescents with moderate to severe extracranial trauma with and without mild traumatic brain injury.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Étude prospective multicentrique (2018-2024) incluant 134 patients de 5 à 17 ans avec traumatisme extracrânien sévère (ISS >8), comparant ceux avec et sans traumatisme crânien léger (TCL, GCS 13-15). Les symptômes post-commotionnels (PCS) et la qualité de vie (QOL) ont été évalués à 1 semaine, 3 semaines et 3 mois. Les adolescents avec TCL présentaient des scores PCS significativement plus élevés aux deux premiers temps. Plus de 25 % des deux groupes avaient des symptômes persistants à 3 mois, avec un impact négatif sur la QOL. Les patients avec TCL ont un fardeau symptomatique plus important et une symptomatologie unique, justifiant une attention particulière au diagnostic et au traitement du TCL.

Points clés

Les adolescents avec TCL ont des scores de symptômes post-commotionnels significativement plus élevés à 1 et 3 semaines post-traumatisme. Plus de 25 % des patients des deux groupes (avec et sans TCL) présentent encore des symptômes à 3 mois. Le fardeau des symptômes post-commotionnels impacte négativement la qualité de vie. Les patients avec TCL ont une symptomatologie unique par rapport à ceux sans TCL. L'attrition a compromis la puissance statistique de l'étude.

Implications cliniques

Il est important de diagnostiquer et traiter spécifiquement le TCL chez les enfants et adolescents ayant subi un traumatisme extracrânien modéré à sévère. Un suivi prolongé au-delà de 3 mois est nécessaire car les symptômes persistent souvent. Une guidance anticipatoire et un soutien doivent être proposés à tous les patients pédiatriques traumatisés, même sans TCL.

Limites

L'attrition a réduit la puissance statistique, limitant la généralisabilité des résultats. Échantillon modeste de 134 patients, ce qui peut affecter la robustesse des analyses. Score ISS >8 exclut les traumatismes plus légers, limitant la comparabilité. Étude observationnelle sans randomisation, possible biais de sélection. Absence de données objectives (biomarqueurs, imagerie) pour confirmer le diagnostic de TCL.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Développement d'un outil basé sur des images pour les déficits subjectifs dans la cognition et les activités de la vie quotidienneDevelopment of a picture-based tool for subjective deficits in cognition and ADLs.

ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Le Pic-ADL est un questionnaire auto-rapporté basé sur des images évaluant les plaintes cognitives et celles liées aux activités de la vie quotidienne, incluant des items sur les médias numériques. Validé sur 243 contrôles sains et 70 patients neurologiques, il montre une forte acceptabilité, fiabilité et validité. Les patients avec trouble neurocognitif majeur rapportent significativement plus de difficultés que ceux avec trouble léger et les contrôles (pη² = .49). La précision de classification entre contrôles/trouble léger et trouble majeur est de 91% (sensibilité = .83, spécificité = .86). L'outil est utile dans les contextes où l'évaluation basée sur le langage est difficile.

Points clés

Le Pic-ADL est un questionnaire auto-rapporté basé sur des images couvrant les plaintes cognitives et celles liées aux activités de la vie quotidienne, incluant des items sur les médias numériques. L'outil a démontré une forte acceptabilité, fiabilité et validité auprès de 243 contrôles sains et 70 patients neurologiques. Les patients avec trouble neurocognitif majeur rapportent significativement plus de difficultés que ceux avec trouble léger et les contrôles (pη² = .49). La précision de classification entre contrôles/trouble léger et trouble majeur était de 91% (sensibilité = .83, spécificité = .86). Le Pic-ADL peut être utile dans des contextes où l'évaluation basée sur le langage est difficile, améliorant le diagnostic des TNC.

Implications cliniques

Le Pic-ADL permet d'évaluer les plaintes cognitives et fonctionnelles chez des patients ayant des limitations linguistiques ou des troubles du langage. Il offre une alternative aux questionnaires traditionnels verbaux, réduisant les biais liés à la langue. L'outil pourrait améliorer le diagnostic différentiel entre trouble neurocognitif léger et majeur. Il intègre des activités modernes comme l'utilisation des médias numériques, reflétant mieux le fonctionnement quotidien actuel.

Limites

L'étude a été menée dans un seul pays (Allemagne), limitant la généralisabilité. L'échantillon de patients neurologiques est relativement petit (n=70). La validation n'a pas inclus de personnes avec des troubles du langage sévères ou analphabètes. L'outil est basé sur l'auto-rapport, ce qui peut être affecté par le manque de conscience des déficits.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Devenirs cognitifs longitudinalux dans deux essais cliniques sur la paralysie supranucléaire progressiveLongitudinal cognitive outcomes in two progressive supranuclear palsy clinical trials.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les changements cognitifs longitudinalux dans la paralysie supranucléaire progressive (PSP) à l'aide de la batterie RBANS et de tests exécutifs et de fluence issus de deux essais cliniques (PASSPORT et tilavonemab). Les déclins les plus importants concernent les fonctions visuospatiales, exécutives et la fluence, tandis que la mémoire immédiate et différée reste relativement préservée. Le contrôle de la motricité et de l'oculomotricité réduit l'ampleur des déclins.

Points clés

Les déclins cognitifs les plus marqués dans la PSP concernent les fonctions visuospatiales (copie et rappel de figure), exécutives (Color Trails, codage) et la fluence (surtout sémantique). La mémoire immédiate et différée (rappel d'histoire, mémoire d'histoire, rappel de liste, reconnaissance de liste) décline lentement ou pas du tout. Le contrôle des troubles moteurs et oculomoteurs atténue l'ampleur des déclins cognitifs observés.

Implications cliniques

Les cliniciens évaluant la PSP devraient prioriser les tests exécutifs, visuospatiaux et de fluence, les tests de mémoire étant moins sensibles. L'évaluation cognitive doit prendre en compte les déficits moteurs pour éviter une surinterprétation des déclins. Les essais cliniques dans la PSP devraient inclure des mesures cognitives ciblant les domaines les plus touchés.

Limites

Les données proviennent d'essais cliniques avec critères d'inclusion stricts, pouvant ne pas refléter la diversité des patients PSP. L'effet du traitement n'a pas été spécifiquement analysé dans cette étude longitudinale. Les biais liés aux troubles moteurs et oculomoteurs affectent les performances aux tests cognitifs.

Niveau de preuve

Modéré