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Clinique FRAnglaisSource tier 1

De l'évaluation au rétablissement : Soins psychiatriques d'équipe inspirés par la psychothérapie dans les contextes à faibles ressourcesFrom assessment to recovery: Psychotherapy-informed psychiatric team care in low-resource settings

RevueNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue narrative examine le modèle de soins psychiatriques d'équipe intégrant des approches psychothérapeutiques dans les systèmes de santé à faibles ressources. Elle synthétise des travaux cliniques, psychosociaux et pharmacologiques, avec une attention particulière pour l'Asie du Sud et du Sud-Est. Le modèle repose sur une pratique multidisciplinaire coordonnée, une formulation culturellement adaptée, une évaluation structurée des risques, l'implication familiale, le partage des tâches et un suivi fiable. Des interventions comme la psychoéducation, l'entretien motivationnel, l'activation comportementale et les approches cognitives et interpersonnelles peuvent être adaptées. L'article conclut que ces soins d'équipe offrent un pont pragmatique entre psychiatrie biomédicale et rétablissement centré sur la personne.

Points clés

Les soins psychiatriques d'équipe intégrant la psychothérapie sont un modèle pragmatique pour les contextes à faibles ressources. L'efficacité repose sur une pratique multidisciplinaire coordonnée, une formulation culturellement adaptée et une évaluation structurée des risques. Le partage des tâches (task-sharing) et la supervision sont essentiels pour étendre l'accès aux soins. Des interventions comme la psychoéducation et l'activation comportementale peuvent être adaptées en routine clinique. Le modèle permet d'améliorer la détection précoce, l'engagement thérapeutique, l'observance et les résultats fonctionnels.

Implications cliniques

Les cliniciens en contextes à faibles ressources doivent adopter une approche d'équipe multidisciplinaire pour maximiser l'efficacité. La formation aux techniques psychothérapeutiques de base (ex. entretien motivationnel) est recommandée pour les non-spécialistes. L'implication familiale et les interventions parentales doivent être systématiquement intégrées. Des protocoles clairs et des voies de référence sont nécessaires pour assurer la continuité des soins. Ce modèle peut réduire les inégalités d'accès aux soins psychiatriques de qualité.

Limites

Revue narrative non systématique, pouvant introduire un biais de sélection. La généralisabilité à d'autres régions que l'Asie du Sud et du Sud-Est est limitée. Peu de données quantitatives sur l'efficacité comparative du modèle dans des essais contrôlés. La mise en œuvre dépend fortement des ressources locales et du soutien politique.

Niveau de preuve

Revue

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Éduquer pour la fin : une décennie d'interventions sur la littératie de la mort dans la formation des professions de santé aux États-UnisEducating for the end: A decade of death literacy interventions in U.S. health professions training.

RevueNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue exploratoire (N=18) examine les interventions de littératie de la mort dans la formation des professionnels de santé américains (médecine, soins infirmiers, travail social, etc.). Les interventions ciblent surtout les étudiants en médecine et soins infirmiers ; moins de la moitié intègrent un contenu culturel. La littératie factuelle est la plus abordée, la littératie communautaire est rare. Les études sont majoritairement monocentriques et de faible rigueur méthodologique. Une attention accrue au contexte culturel et à l'engagement communautaire pourrait améliorer la préparation des cliniciens aux soins de fin de vie.

Points clés

Les interventions de littératie de la mort sont principalement destinées aux étudiants en médecine et soins infirmiers, avec une utilisation fréquente de méthodes didactiques, expérientielles et réflexives. Moins de la moitié des interventions intègrent un contenu culturel, et celui-ci varie considérablement en profondeur et en approche. La composante factuelle de la littératie est la plus représentée, tandis que la composante communautaire est quasi absente. Les preuves restent limitées en raison de la faible rigueur méthodologique (études quasi-expérimentales ou qualitatives, souvent monocentriques).

Implications cliniques

Les psychologues et neuropsychologues confrontés à des patients en fin de vie pourraient bénéficier d'une formation explicite à la littératie de la mort, incluant des dimensions culturelles et communautaires. Les cliniciens doivent être conscients que la formation actuelle en soins palliatifs est insuffisante, ce qui peut affecter leur compétence émotionnelle et leur capacité à soutenir les patients et familles. L'intégration de pratiques réflexives et d'échanges entre pairs dans la formation pourrait améliorer la préparation des professionnels à gérer leurs propres réponses face à la mort.

Limites

L'échantillon de la revue est restreint (N=18 interventions) et provient uniquement des États-Unis, limitant la généralisabilité. La majorité des études sont de faible rigueur méthodologique (quasi-expérimentales ou qualitatives) et monocentriques. Les interventions varient considérablement dans leur contenu et leur profondeur culturelle, rendant difficile la comparaison. La littératie communautaire est rarement abordée, ce qui pourrait limiter l'impact des interventions sur la pratique réelle.

Niveau de preuve

Revue

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Perceptions du personnel concernant les navigateurs de soins dans les contextes de traitement médicamenteux du trouble lié à l'usage d'opioïdesStaff perceptions of care navigators in medication for opioid use disorder treatment settings.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude qualitative examine les perceptions du personnel clinique et administratif sur l'intégration de navigateurs de soins dans les centres de traitement médicamenteux du trouble lié à l'usage d'opioïdes (MOUD) dans le cadre de l'étude HEALing Communities au Kentucky. Les résultats montrent que les navigateurs de soins comblent des lacunes critiques en aidant les patients à surmonter des obstacles pratiques (transport, logement, services sociaux), ce qui favorise l'engagement et la rétention dans le traitement. L'intégration améliore également le moral de l'équipe et réduit l'épuisement professionnel. Cependant, des défis persistent : délimitation floue des rôles, contraintes d'emploi du temps et inadéquation culturelle. Une différenciation claire entre navigateurs, gestionnaires de cas et pairs aidants est nécessaire pour une collaboration efficace.

Points clés

Les navigateurs de soins aident les patients à surmonter des barrières pratiques (transport, logement), améliorant ainsi l'engagement dans le traitement MOUD. L'intégration des navigateurs réduit l'épuisement professionnel et améliore le moral des équipes soignantes. Des défis persistent : rôles mal définis, contraintes de planning et inadéquation entre culture organisationnelle et rôle du navigateur. Une délimitation claire entre navigateurs, gestionnaires de cas et pairs aidants est essentielle pour une collaboration efficace. L'étude souligne l'importance d'un financement stable et d'une planification de l'implantation pour le succès de ces rôles non cliniques.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent définir clairement les rôles des navigateurs de soins pour éviter les chevauchements et les conflits. L'intégration de navigateurs peut soulager la charge de travail des cliniciens en gérant les obstacles non médicaux. Les programmes MOUD devraient prévoir une formation et un soutien pour aligner les navigateurs sur la culture organisationnelle. Les décideurs doivent assurer un financement dédié et des lignes directrices pour standardiser ces rôles. Les résultats encouragent à considérer les navigateurs comme un levier pour améliorer l'équité d'accès aux soins.

Limites

L'étude ne recueille que les perceptions du personnel, sans inclure le point de vue des patients. La variabilité dans la définition des rôles limite la généralisation des résultats. Les données proviennent d'un seul État américain (Kentucky), ce qui peut limiter la transférabilité à d'autres contextes. Aucune mesure quantitative de l'impact sur l'engagement ou la rétention n'a été rapportée. Les entretiens ont été réalisés dans un cadre d'étude spécifique, ce qui peut influencer les réponses.

Niveau de preuve

Modéré

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Améliorer le fonctionnement social chez les jeunes à haut risque clinique de troubles psychotiques avec une thérapie cognitivo-comportementale basée sur la réalité virtuelle : faisabilité et acceptabilité de REVIVE.Improving Social Functioning in Youth at Clinical High Risk for Psychotic Disorders With a Virtual Reality Based Cognitive Behavioural Therapy: The Feasibility and Acceptability of REVIVE.

FaibleNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude explore la faisabilité et l'acceptabilité de REVIVE, une thérapie cognitivo-comportementale assistée par réalité virtuelle (VR-CBT) pour améliorer le fonctionnement social chez les jeunes à haut risque clinique (HRC) de psychose. Dix jeunes conseillers ont contribué à la conception des environnements virtuels. Huit participants HRC ont reçu jusqu'à 10 séances de VR-CBT. Le taux de conversion au recrutement était de 77%, mais la rétention en thérapie n'était que de 38%. Les participants ayant terminé la thérapie ont atteint en moyenne 74% de leur objectif social. Les retours étaient globalement positifs, mais des barrières significatives et la petite taille de l'échantillon limitent la généralisation.

Points clés

Une thérapie VR-CBT a été développée avec la contribution de jeunes ayant une expérience vécue de psychose. Huit participants à haut risque clinique de psychose ont été inclus, avec un taux de rétention de 38% pour la thérapie. Les participants ayant terminé le programme ont atteint 74% de leur objectif social personnel. Les retours qualitatifs soulignent des aspects positifs et des besoins d'amélioration en flexibilité et personnalisation. La faisabilité est jugée modérée, mais des obstacles majeurs subsistent pour une mise en œuvre plus large.

Implications cliniques

La VR-CBT pourrait être une option acceptable pour améliorer le fonctionnement social chez les jeunes HRC, mais nécessite un soutien accru pour améliorer la rétention. La personnalisation des sessions et la flexibilité du programme sont cruciales pour l'engagement des patients. Des études plus larges et contrôlées sont nécessaires avant de recommander cette intervention en pratique clinique.

Limites

Très petite taille d'échantillon (n=8) limitant la généralisation des résultats. Taux d'abandon élevé (62% pour la thérapie), ce qui compromet la validité des conclusions. Absence de groupe contrôle et d'analyses statistiques robustes. L'étude ne mesure pas l'efficacité clinique à long terme.

Niveau de preuve

Faible

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Caractéristiques cliniques et utilisation des soins de santé dans la dysrégulation orthostatique au Japon : une étude descriptive nationaleClinical characteristics and healthcare utilization of orthostatic dysregulation in Japan: a nationwide descriptive study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude descriptive nationale japonaise (7 213 patients de 6 à 18 ans, 55,6 % de filles) montre que la dysrégulation orthostatique (OD) est fréquemment associée à des troubles mentaux/comportementaux (23,6 %), notamment troubles du sommeil (10,2 %), absentéisme scolaire (9,3 %) et troubles du spectre autistique/TDAH (7,1 %). Les traitements médicamenteux (44 % des patients) incluent principalement midodrine (78,3 %). Les patients sous hypnotiques présentent plus de troubles neurodéveloppementaux et d'absentéisme scolaire.

Points clés

L'étude inclut 7 213 patients japonais âgés de 6 à 18 ans diagnostiqués avec une dysrégulation orthostatique (OD) entre 2016 et 2023. Les comorbidités les plus fréquentes sont les troubles mentaux/comportementaux (23,6 %), incluant les troubles du sommeil (10,2 %), l'absentéisme scolaire (9,3 %) et les troubles du spectre autistique/TDAH (7,1 %). 44 % des patients ont reçu un traitement médicamenteux, majoritairement de la midodrine (78,3 %), et 9,4 % des traités ont reçu des hypnotiques. Les patients sous hypnotiques présentent une prévalence plus élevée de troubles neurodéveloppementaux, d'absentéisme scolaire et de dépression. L'étude souligne l'hétérogénéité clinique de l'OD et la nécessité de stratégies thérapeutiques personnalisées.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent évaluer systématiquement les comorbidités psychiatriques et neurodéveloppementales chez les enfants présentant une dysrégulation orthostatique. La prescription d'hypnotiques chez les patients OD avec troubles neurodéveloppementaux suggère un besoin d'approches intégrées incluant la gestion du sommeil et de l'absentéisme scolaire. Les résultats incitent à développer des parcours de soins coordonnés entre pédiatrie, psychiatrie et neurologie pour l'OD.

Limites

L'étude est descriptive et repose sur des données administratives, avec des limites inhérentes aux codes diagnostiques et aux biais de codage. Les données proviennent exclusivement du Japon, limitant la généralisabilité à d'autres contextes culturels et systèmes de soins. L'absence de données cliniques détaillées (sévérité des symptômes, examens parachiniques individuels) ne permet pas d'établir de relations causales. La période d'étude (2016-2023) inclut la pandémie de COVID-19, ce qui a pu influencer les données d'absentéisme scolaire et de consultations.

Niveau de preuve

Modéré

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Le développement et l'évolution de la psychopathologie juvénile : une étude longitudinale de la prévalence et de la continuité de la petite enfance à la fin de l'adolescenceThe development and course of youth psychopathology: a longitudinal study of prevalence and continuity from early childhood through late adolescence.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Une étude longitudinale a suivi 609 familles de l'âge de 3 à 18 ans pour évaluer la prévalence et la continuité de cinq troubles mentaux courants. À 18 ans, la prévalence cumulée de tout trouble était de 71,8 % (dépression 34,7 %, anxiété 55,9 %, TDAH 22,6 %, troubles disruptifs 19,4 %, troubles liés à l'usage de substances 11,9 %). Une continuité homotypique et hétérotypique importante a été observée, et la psychopathologie précoce augmentait significativement le risque ultérieur.

Points clés

La prévalence cumulée de tout trouble mental à 18 ans est de 71,8 %. L'anxiété reste élevée tout au long de l'enfance et de l'adolescence. Les troubles disruptifs diminuent après l'âge de 6 ans, tandis que le TDAH atteint un pic à 12 ans. La continuité hétérotypique est plus forte au sein des domaines internalisés et externalisés qu'entre eux. Une psychopathologie précoce (avant 6 ans) augmente significativement le risque de troubles ultérieurs.

Implications cliniques

Le dépistage précoce des troubles internalisés et externalisés est crucial pour prévenir la continuité développementale. Les interventions ciblant les jeunes enfants présentant des symptômes psychopathologiques pourraient réduire le fardeau à long terme. La forte prévalence de l'anxiété justifie des efforts de prévention et de traitement durant toute l'enfance.

Limites

L'échantillon est limité à une zone géographique restreinte (Stony Brook, NY) et exclut les enfants avec des troubles médicaux ou développementaux significatifs. L'étude repose sur des entretiens diagnostiques semi-structurés, sans validation par des mesures objectives. Les données sont basées sur un seul site et peuvent ne pas être généralisables à d'autres populations.

Niveau de preuve

Élevé

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Formes et contextes des abus sexuels sur enfants à Taïwan : associations avec les expériences adverses de l'enfance, les résultats en santé mentale et la revictimisation.Forms and Contexts of Child Sexual Abuse in Taiwan: Associations With Adverse Childhood Experiences, Mental Health Outcomes, and Revictimization.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale nationale taïwanaise (n=2 599 enfants de 4e et 8e années) examine la prévalence des abus sexuels sur enfants (ASV) et leurs associations avec d'autres expériences adverses de l'enfance (ACE), les symptômes psychiatriques et la revictimisation. Les résultats montrent que 9,81% des enfants de 4e année ont subi au moins une forme d'ASV dans l'année. Les associations entre les ACE et l'ASV varient selon la forme (contact vs non-contact) et le lien avec l'auteur (parent, fratrie, pair). Toutes les formes d'ASV étaient liées à des symptômes psychiatriques élevés. Les ASV de contact par la fratrie ou les pairs prédisaient des symptômes plus importants 4 ans après. Certaines formes prédisaient aussi une revictimisation. Ces résultats soulignent l'importance de distinguer le type d'ASV et le lien avec l'auteur pour la prévention et l'intervention.

Points clés

9,81% des enfants de 4e année ont déclaré au moins une forme d'ASV au cours des 12 derniers mois. La violence physique parentale était associée à un risque accru d'ASV facilitée par un parent/aidant. La négligence psychologique parentale et le harcèlement par les pairs étaient liés à un risque accru d'ASV facilitée par les pairs. Toutes les formes d'ASV étaient associées à des symptômes psychiatriques concurrents élevés. Les ASV de contact facilitées par les frères et sœurs et les pairs prédisaient des symptômes psychiatriques plus importants 4 ans plus tard. Les ASV non-contact facilitées par les parents/aidants et la fratrie, ainsi que les ASV de contact facilitées par les pairs, prédisaient une revictimisation ultérieure.

Implications cliniques

Il est crucial de distinguer la forme de l'ASV et la relation avec l'auteur pour adapter les interventions. Les résultats soulignent la nécessité de dépister les ACEs et l'ASV chez les enfants présentant des symptômes psychiatriques. Les interventions devraient cibler les dynamiques familiales et entre pairs pour prévenir la revictimisation. Une attention particulière doit être portée aux frères et sœurs et aux pairs comme auteurs potentiels d'ASV.

Limites

L'étude repose sur des données déclaratives d'enfants, ce qui peut comporter des biais de mémoire ou de désirabilité sociale. L'échantillon est limité à Taïwan, limitant la généralisation à d'autres contextes culturels. Les mesures des ACEs peuvent ne pas être exhaustives. Le taux d'attrition longitudinale n'est pas précisé.

Niveau de preuve

Élevé

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Réduction de l'automutilation non suicidaire chez les adolescents déprimés : Le rôle de la défusion cognitive comme mécanisme comportemental.Reducing nonsuicidal self-injury in depressed adolescents: The role of cognitive defusion as a behavioral mechanism.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai contrôlé randomisé a évalué l'efficacité de la thérapie d'acceptation et d'engagement (ACT) chez 120 adolescents présentant une dépression et des automutilations non suicidaires (NSSI). L'ACT a montré des améliorations supérieures au traitement habituel en termes de flexibilité psychologique, de symptômes dépressifs et de fréquence des NSSI. Les analyses de réseau et les modèles d'équations structurelles ont identifié la défusion cognitive comme le processus spécifique médiant la réduction des NSSI.

Points clés

L'ACT réduit significativement les automutilations non suicidaires chez les adolescents déprimés par rapport au traitement habituel. La flexibilité psychologique globale s'améliore davantage avec l'ACT. La défusion cognitive est le seul processus spécifique associé à la réduction des NSSI. Le contact avec le moment présent est également renforcé par l'ACT mais n'est pas directement lié à la baisse des NSSI. L'étude soutient une approche processuelle de la psychothérapie pour l'automutilation adolescente.

Implications cliniques

Les cliniciens travaillant avec des adolescents déprimés et s'automutilant devraient cibler spécifiquement la défusion cognitive dans leur intervention. L'ACT semble être une option thérapeutique efficace pour réduire les NSSI, au-delà de la simple amélioration des symptômes dépressifs. L'évaluation de la flexibilité psychologique et de ses composantes peut guider le choix des techniques thérapeutiques.

Limites

L'échantillon est modeste (n=120) et provient d'un seul site, limitant la généralisation des résultats. Le suivi post-traitement est court aucune donnée sur le maintien des effets à long terme n'est fournie. Les mesures de flexibilité psychologique reposent sur des auto-questionnaires, sujets à des biais de réponse.

Niveau de preuve

Élevé

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Évolution temporelle des automutilations non suicidaires, des troubles alimentaires et des problèmes de santé mentale entre 2007 et 2025 : comparaison de deux cohortes d'adolescents suédois.Time trends in non-suicidal self-injury, disordered eating, and mental health problems between 2007 and 2025: a comparison of two Swedish adolescent cohorts.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare la prévalence des automutilations non suicidaires (NSSI), des troubles alimentaires (DE) et des problèmes de santé mentale (MHP) chez des adolescents suédois de deux cohortes scolaires (2007/2008 et 2024/2025) dans la même municipalité. Utilisant des mesures multi-items et des seuils cliniques, les résultats montrent une multiplication par trois de la prévalence des NSSI répétées et des DE à haut risque associés à d'autres problèmes de santé mentale chez les filles (NSSI+MHP : de 6,6% à 21,0% ; DE+MHP : de 2,7% à 8,7%). En revanche, les NSSI répétées ou DE sans comorbidité n'ont pas augmenté. Chez les garçons, aucune augmentation des NSSI répétées n'a été observée. Ces tendances suggèrent une détérioration de la santé mentale des adolescentes et appellent à une action renforcée du système de santé.

Points clés

Augmentation significative des NSSI répétées et des DE à haut risque combinés à d'autres problèmes de santé mentale chez les filles entre 2007 et 2025. Aucune augmentation des NSSI ou DE isolés sans comorbidité mentale chez les filles. Absence d'augmentation des NSSI répétées chez les garçons. Utilisation de mesures multi-items validées avec des seuils cliniques. Taux de réponse élevés (environ 90% et 80%).

Implications cliniques

Nécessité de dépister systématiquement les NSSI et DE chez les adolescentes, en particulier en présence de problèmes de santé mentale. Renforcement des ressources en santé mentale pour adolescents face à l'augmentation des comorbidités. Les interventions devraient cibler à la fois les NSSI/DE et les troubles mentaux associés.

Limites

Étude réalisée dans une seule municipalité suédoise, limitant la généralisabilité. Données auto-rapportées, possible biais de déclaration. Les mesures de DE n'ont été collectées que chez les filles. Cohorte 2024/2025 avec un taux de réponse plus faible (80% vs 90%).

Niveau de preuve

Élevé

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Autonomie sous incertitude : les limites structurelles du jugement substitué dans la pratique cliniqueAutonomy under uncertainty: the structural limits of substituted judgment in clinical practice.

FaibleNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet article examine les limites du standard de jugement substitué lorsque les proches décideurs peuvent avoir des intérêts personnels ou financiers. À travers une analyse conceptuelle et un cas clinique en radiologie interventionnelle, il montre que l'autonomie du patient peut être compromise si l'intégrité motivationnelle du mandataire n'est pas garantie. Trois critères sont proposés pour reconstruire l'autonomie en conditions d'incertitude : évaluation critique du témoignage du mandataire, compréhension graduée de la capacité résiduelle, et rôle du médecin comme avocat du patient.

Points clés

Le jugement substitué est structurellement vulnérable lorsque les mandataires ont des motivations personnelles ou financières. L'autonomie sous incapacité ne doit pas être considérée comme un fait préexistant mais comme une tâche normative nécessitant une reconstruction institutionnelle. Trois critères sont développés pour reconstruire l'autonomie : évaluation critique du témoignage, capacité résiduelle graduée, et rôle de médecin avocat. La procédure de jugement substitué peut devenir un mécanisme de simulation de l'autonomie si les sauvegardes sont insuffisantes. Un cas clinique en radiologie interventionnelle illustre l'instabilité structurelle du jugement substitué.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent évaluer de manière critique les motivations des mandataires dans les décisions de substitution. Une approche graduée de la capacité décisionnelle résiduelle devrait remplacer le binaire compétent/incompétent. Le médecin devrait adopter un rôle de défenseur des intérêts du patient plutôt que de simple transmetteur d'information. Des sauvegardes institutionnelles calibrées sont nécessaires pour préserver l'autonomie des patients incapables.

Limites

L'analyse est conceptuelle et repose sur un seul cas clinique, limitant la généralisabilité. L'article ne fournit pas de données empiriques sur la fréquence des biais de mandataires. Les critères proposés nécessitent une validation opérationnelle avant application clinique. La discussion se concentre sur les conflits d'intérêts financiers et personnels, sans aborder d'autres sources de biais.

Niveau de preuve

Faible

Clinique FRAnglaisSource tier 1

« Il faut d'abord attendre un diagnostic » : obstacles au soutien préventif en santé mentale et aux interventions précoces pour les enfants et les jeunes en Suède"You have to wait for a diagnosis first": Barriers to preventive mental health support and early interventions for children and young people in Sweden.

FaibleNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude qualitative menée en Suède (région Västra Götaland) montre que l'exigence d'un diagnostic formel avant d'accéder aux soins de santé mentale constitue un obstacle majeur, retardant les interventions précoces et laissant sans soutien adéquat les enfants avec des présentations complexes ou atypiques. Les professionnels de soins primaires rapportent une charge croissante sans moyens supplémentaires, et la psychiatrie infanto-juvénile est débordée avec de longs délais d'attente. Un gestionnaire de soins en première ligne est proposé pour améliorer la coordination, mais des réformes structurelles plus larges sont nécessaires.

Points clés

L'accès aux soins de santé mentale pour les enfants et les jeunes en Suède est conditionné à un diagnostic formel, ce qui retarde les interventions précoces. Les soins primaires et scolaires manquent de ressources pour la prévention, tandis que la psychiatrie infanto-juvénile est engorgée avec une continuité de soins limitée. Un coordinateur de soins en médecine générale est proposé pour aider les familles à naviguer dans des services fragmentés, mais cela nécessite une réforme structurelle. Des inégalités d'accès, un manque de prévention et une collaboration intersectorielle insuffisante persistent dans le système suédois.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent plaider pour des parcours de soins ne nécessitant pas de diagnostic formel pour accéder à un soutien préventif. Le renforcement des ressources en santé mentale en soins primaires et en milieu scolaire est essentiel pour réduire les listes d'attente en psychiatrie. La mise en place de gestionnaires de cas pourrait améliorer la coordination et l'équité des soins pour les enfants et les jeunes. Les politiques de santé doivent intégrer une approche personnalisée et intégrée pour répondre aux besoins complexes non diagnostiqués.

Limites

Étude qualitative avec un échantillon restreint de 14 participants, limitant la généralisabilité. L'étude se concentre sur une seule région suédoise, ce qui peut ne pas refléter les variations nationales. Les perspectives des enfants et jeunes eux-mêmes ne sont pas directement incluses. L'absence de données quantitatives sur l'impact des barrières identifiées.

Niveau de preuve

Faible

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Analyse computationnelle et classification automatisée du discours sur les troubles alimentaires dans la communauté EDTWT de TwitterComputational analysis and automated classification of eating disorder discourse on Twitter's EDTWT community.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude analyse 48 341 tweets de la communauté EDTWT (Eating Disorder Twitter) sur trois ans (2022-2025). L'engagement est très inégal : 10% des utilisateurs produisent 48,9% du contenu. Les pics de publication surviennent le vendredi soir et entre 21h et 23h. Les mots-clés cliniques (image corporelle, restriction alimentaire, rétablissement) apparaissent dans 26,6% des tweets. Le sentiment général est légèrement positif. Un modèle de classification automatique par ensemble atteint un macro F1 de 0,753, surpassant un modèle biomédical de 21,4% pour les catégories rares. L'étude identifie une hétérogénéité du discours, mêlant contenus pro-TCA, rétablissement et sous-communautés linguistiques. La concentration de l'activité chez quelques utilisateurs permet un ciblage clinique et une modération scalable.

Points clés

L'engagement des utilisateurs est très inégal : 62,1% des utilisateurs ne postent qu'une seule fois, tandis que les 10% les plus actifs produisent 48,9% du contenu. Les variations temporelles montrent un pic d'activité le vendredi soir (7,5 fois plus que le mardi matin) et des pics nocturnes entre 21h et 23h. Les mots-clés cliniques (image corporelle, restriction alimentaire, rétablissement) apparaissent dans 26,6% des tweets. Le sentiment moyen est légèrement positif (0,060 sur une échelle de -1 à 1) avec une subjectivité modérée (0,298). Dix thèmes ont été identifiés, dont le comptage calorique (13,2%), des sous-communautés espagnole (9,7%) et polonaise (8,2%), et le discours de rétablissement (9,4%). Un classificateur automatique par ensemble atteint une performance robuste (macro F1=0,753, κ=0,703), surpassant un modèle biomédical de 21,4% pour les catégories les plus rares.

Implications cliniques

L'identification des utilisateurs très actifs (top 10%) permet un ciblage préventif et un soutien personnalisé pour les personnes à risque élevé. La classification automatique du contenu (pro-TCA, rétablissement, etc.) facilite une modération des plateformes fondée sur des preuves. Les pics d'activité nocturnes et en fin de semaine peuvent indiquer des moments opportuns pour des interventions numériques. La sous-représentation des communautés non anglophones souligne le besoin de modèles multilingues en santé mentale numérique.

Limites

L'étude ne porte que sur les tweets publics, excluant les interactions privées et les utilisateurs non actifs. Les données sont limitées à la plateforme Twitter et peuvent ne pas être représentatives d'autres réseaux sociaux ou de la population générale. La performance du classificateur est modérée pour les catégories rares (macro F1 global de 0,753), ce qui peut limiter la fiabilité pour certaines sous-catégories. La classification du sentiment et des thèmes repose sur des méthodes automatisées pouvant introduire des biais. L'étude n'évalue pas l'impact clinique réel des interventions suggérées.

Niveau de preuve

Modéré

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Quand les soins deviennent numériques : expériences partagées en soins infirmiers psychiatriques - une étude phénoménologiqueWhen Care Becomes Digital: Shared Experiences in Psychiatric Nursing-A Phenomenological Study.

FaibleNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude qualitative explore comment la numérisation, principalement via les dossiers de santé électroniques et les systèmes de documentation numériques, est vécue par 16 infirmiers psychiatriques et 14 patients d'un hôpital public en Turquie orientale. Utilisant une approche phénoménologique descriptive en 7 étapes (Colaizzi), les résultats révèlent trois thèmes intégrés : 'l'identité sous pression de la numérisation', 'la fragilité de la relation thérapeutique dans les soins médiés par écran', et 'le paradoxe de la confiance numérique entre vie privée, surveillance et responsabilité'. Les participants rapportent une efficacité accrue mais aussi une diminution de l'engagement empathique et des préoccupations éthiques liées à la confiance et à la vie privée.

Points clés

La numérisation en soins infirmiers psychiatriques est perçue comme transformant l'identité professionnelle vers une pratique plus technique et moins relationnelle. L'utilisation croissante d'écrans dans les soins fragilise la relation thérapeutique en réduisant l'engagement empathique perçu. Un paradoxe de confiance numérique émerge : la surveillance et la traçabilité coexistent avec une méfiance envers les systèmes numériques.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être conscients que les outils numériques, bien qu'efficaces, peuvent altérer la qualité de la relation thérapeutique et nécessitent une vigilance éthique. La formation des soignants devrait intégrer des compétences pour maintenir l'engagement empathique malgré l'utilisation des technologies. Les institutions devraient développer des politiques équilibrant les bénéfices de la numérisation avec la protection de la vie privée et la confiance des patients.

Limites

Étude qualitative menée dans un seul hôpital public en Turquie orientale, limitant la généralisabilité des résultats. L'absence d'utilisation avérée de l'intelligence artificielle dans le contexte étudié réduit la portée des conclusions sur l'IA. La perspective des patients et infirmiers peut être influencée par des biais de désirabilité sociale ou le contexte culturel spécifique.

Niveau de preuve

Faible

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Schémas de prescription d'hypnotiques pour les enfants et adolescents au Japon : une étude épidémiologique descriptive utilisant une base de données de remboursementPrescription patterns of hypnotics for children and adolescents in Japan: a descriptive epidemiologic study using a claims database.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude descriptive examine les schémas de prescription d'hypnotiques chez 21 145 patients japonais de moins de 18 ans, à partir d'une base de données de remboursement (2021-2023). Les hypnotiques prescrits étaient la mélatonine (33,9 %), les agonistes des récepteurs de la mélatonine (MRA, 30,9 %), les antagonistes doubles des récepteurs de l'orexine (DORA, 18,8 %), les Z-drugs (10,1 %) et les benzodiazépines (6,3 %). La mélatonine était plus prescrite chez les 0-11 ans, les MRA dans tous les groupes d'âge, et les DORA surtout chez les 15-17 ans. Les comorbidités les plus fréquentes étaient le trouble du spectre autistique (32,5 %), la dépression (23,4 %), le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (19,8 %) et les troubles anxieux (18,2 %). Les résultats suggèrent une sélection des hypnotiques en fonction de l'âge, en lien avec les troubles psychiatriques du développement.

Points clés

Les hypnotiques les plus prescrits en première intention chez les enfants et adolescents japonais sont la mélatonine, les MRA et les DORA, avec des profils d'âge distincts. La mélatonine est privilégiée chez les enfants de 0 à 11 ans, tandis que les DORA le sont chez les adolescents de 15 à 17 ans. Les comorbidités psychiatriques les plus courantes sont le trouble du spectre autistique (32,5 %), la dépression (23,4 %) et le TDAH (19,8 %). Les prescriptions de mélatonine sont généralement de plus longue durée que les autres hypnotiques.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent tenir compte de l'âge et des comorbidités psychiatriques (notamment TSA et TDAH) lors du choix d'un hypnotique chez l'enfant et l'adolescent. La mélatonine semble être l'option de première intention chez les jeunes enfants, tandis que les DORA pourraient être réservés aux adolescents. Cette étude souligne la nécessité d'une approche personnalisée de l'insomnie pédiatrique en fonction du stade développemental et des pathologies associées.

Limites

L'étude est descriptive et ne permet pas d'établir de relations causales entre les prescriptions et les comorbidités. Les données proviennent d'une base de remboursement japonaise, limitant la généralisabilité à d'autres pays ou systèmes de santé. Les informations sur l'efficacité et les effets secondaires à long terme ne sont pas disponibles.

Niveau de preuve

Modéré

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Validation du Temper Outbursts/Irritability-2 : un questionnaire de dépistage ultra-court en deux items pour les accès de colère et l'irritabilité chez les jeunesValidation of the Temper Outbursts/Irritability-2: A Two-Item Screener for Temper Outbursts and Irritability in Youth.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a validé le TOI-2, un questionnaire ultra-court de deux items pour évaluer les accès de colère et l'irritabilité chez 1515 jeunes (5-17 ans) en consultation psychiatrique ambulatoire. Le TOI-2 a montré une forte convergence avec l'Indice de Réactivité Affective (ARI) et une excellente précision de classification (AUC=0,91). Les scores seuils recommandés sont ≥3 pour le triage en clinique spécialisée et ≥2,5 pour maximiser la détection. Les jeunes avec un dépistage positif présentaient une sévérité symptomatique plus élevée.

Points clés

Le TOI-2 montre une forte convergence avec l'Indice de Réactivité Affective (r=0,82). L'AUC de 0,91 indique une excellente précision diagnostique. Un score seuil ≥3 est recommandé pour le triage en clinique spécialisée ≥2,5 pour la détection maximale. Les jeunes avec un dépistage positif présentent une sévérité symptomatique et une altération fonctionnelle accrues. Les élévations les plus importantes du TOI-2 sont observées chez les jeunes répondant aux seuils symptomatiques du trouble oppositionnel avec provocation et du trouble des conduites.

Implications cliniques

Le TOI-2 peut être utilisé comme outil de dépistage rapide de l'irritabilité cliniquement significative dans les consultations pédiatriques ou de psychiatrie infantile. Un dépistage positif doit conduire à une évaluation clinique approfondie de l'irritabilité, des troubles du comportement perturbateur et des besoins thérapeutiques. L'utilisation de cet outil ultra-court réduit la charge d'évaluation tout en maintenant une bonne précision diagnostique.

Limites

L'étude a été menée dans un seul centre de soins ambulatoires, ce qui limite la généralisabilité. Les données rapportées proviennent presque exclusivement de mères biologiques (90,4 %), ce qui peut introduire un biais de réponse. La nature transversale de l'étude ne permet pas d'évaluer la stabilité temporelle ou la sensibilité au changement. En tant qu'outil de deux items, le TOI-2 ne couvre pas tous les aspects de l'irritabilité et peut manquer de nuances cliniques.

Niveau de preuve

Élevé

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Utilisation d'une intervention de pleine conscience en réalité virtuelle basée sur un CAVE pour promouvoir le bien-être mental chez les adolescents présentant des symptômes d'anxiété : étude pilote pré-post mixteUsing a Virtual Reality CAVE-Based Mindfulness Intervention to Promote Mental Well-Being in Adolescents With Anxiety Symptoms: Pre-Post Mixed Methods Pilot Study.

FaibleNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude pilote a évalué la faisabilité et l'acceptabilité d'une intervention de pleine conscience en réalité virtuelle (VR-MBI) utilisant un environnement CAVE chez 42 adolescents hongkongais présentant des symptômes d'anxiété légers à modérés. L'intervention de 8 semaines a montré une bonne assiduité, sans abandon ni effet indésirable. Aucun changement significatif n'a été observé dans les mesures auto-rapportées de détresse, d'anxiété, de dépression, de stress ou de pleine conscience. Cependant, des améliorations significatives des indices de variabilité de la fréquence cardiaque (SDNN et RMSSD) suggèrent une amélioration préliminaire de la régulation physiologique du stress. Les résultats qualitatifs indiquent des bénéfices perçus en régulation émotionnelle, réduction du stress, concentration et sommeil, l'environnement immersif et le format de groupe étant des facilitateurs clés. L'intervention semble faisable et acceptable, justifiant des études contrôlées avec un suivi plus long.

Points clés

Intervention de pleine conscience en réalité virtuelle via un système CAVE de 8 semaines pour adolescents anxieux. Aucun changement significatif dans les mesures auto-rapportées de stress, anxiété, dépression ou pleine conscience. Amélioration significative des indices physiologiques de variabilité cardiaque (SDNN et RMSSD), suggérant un meilleur équilibre vagal. Taux d'assiduité élevé (73,8% des participants ont assisté à au moins 80% des séances) et aucun abandon ni effet indésirable. Données qualitatives rapportent des bénéfices perçus sur la régulation émotionnelle, le stress, la concentration et le sommeil. L'environnement immersif et le format de groupe ont été identifiés comme facilitateurs clés de l'engagement.

Implications cliniques

Les interventions de pleine conscience en réalité virtuelle pourraient offrir une alternative engageante pour les adolescents réticents aux formats traditionnels. L'absence de changements sur les mesures subjectives ne doit pas exclure des bénéfices physiologiques potentiels, qui peuvent ne pas être captés par des auto-questionnaires. Les cliniciens pourraient envisager l'utilisation de la variabilité cardiaque comme biomarqueur sensible des effets précoces des interventions basées sur la pleine conscience. La faisabilité et l'acceptabilité observées soutiennent l'intégration de ces approches dans la pratique clinique pour l'anxiété adolescente, sous réserve de validation par des essais contrôlés.

Limites

Étude pilote sans groupe contrôle, limitant l'attribution causale des changements observés. Taille d'échantillon modeste (n=42) et échantillon de convenance, réduisant la généralisabilité. Absence de randomisation et de suivi à long terme, les effets à distance restant inconnus. Les mesures auto-rapportées n'ont pas montré de changement significatif, possiblement en raison d'un manque de sensibilité ou d'un effet plafond. Étude menée à Hong Kong, ce qui limite la transposition à d'autres contextes culturels.

Niveau de preuve

Faible

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Atrésie de l'œsophage et détresse psychologique parentale en période néonataleEsophageal atresia and parental psychological distress in the neonatal period.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a évalué la détresse psychologique chez 113 parents (58 mères, 55 pères) de nouveau-nés avec atrésie de l'œsophage (EA) à un médian de 9 jours après la naissance, à l'aide des échelles GHQ-30 et IES-R. Les mères ont rapporté une détresse plus élevée (82% de cas GHQ vs 70% chez les pères) et un stress traumatique plus important (46% vs 30% avec IES-R >33). Les facteurs prédictifs incluaient l'âge maternel plus élevé et la primiparité pour le stress traumatique maternel, et les complications de grossesse ainsi qu'un délai d'admission plus long pour le stress paternel. Chez les pères, la détresse GHQ était associée à un âge gestationnel plus bas et un âge paternel plus jeune. Les auteurs recommandent un soutien psychologique systématique pour tous les parents, avec une attention particulière aux mères plus âgées et primipares, et aux jeunes pères de nouveau-nés prématurés.

Points clés

Les mères de nouveau-nés avec EA présentent une détresse psychologique et un stress traumatique significativement plus élevés que les pères. 82% des mères et 70% des pères dépassent le seuil de détresse au GHQ-30. Le stress traumatique maternel est associé à un âge maternel plus élevé et à la primiparité. Le stress traumatique paternel est lié aux complications de grossesse et à un délai plus long entre la naissance et l'admission en chirurgie. La détresse paternelle (GHQ) est associée à un âge gestationnel plus bas et à un âge paternel plus jeune.

Implications cliniques

Un dépistage systématique de la détresse psychologique devrait être proposé aux deux parents de nouveau-nés avec EA. Un soutien psychologique renforcé doit être offert aux mères plus âgées et primipares, ainsi qu'aux jeunes pères de nourrissons prématurés. Les équipes soignantes doivent surveiller les symptômes de stress post-traumatique chez les parents en période néonatale. Une intervention psychologique précoce pourrait réduire la détresse parentale à long terme et améliorer les issues familiales.

Limites

Conception transversale, ne permettant pas d'établir de causalité. Étude monocentrique, généralisabilité limitée. Mesures auto-rapportées, biais de réponse potentiel. Absence de suivi longitudinal pour évaluer la détresse à long terme. Taille d'échantillon modeste pour les analyses en sous-groupes.

Niveau de preuve

Modéré

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Soins obstétricaux de la patiente atteinte de troubles du spectre de la schizophrénieObstetric Care of the Patient With Schizophrenia Spectrum Disorders.

RevueNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet article de revue examine les bonnes pratiques pour la prise en charge obstétricale des patientes présentant des troubles du spectre de la schizophrénie, de la préconception au post-partum. Il souligne la nécessité de soins multidisciplinaires coordonnés, en particulier avec la psychiatrie, en raison des risques accrus de troubles liés à l'usage de substances, d'implication des services de protection de l'enfance et d'issues obstétricales et néonatales défavorables. Le traitement médicamenteux psychotrope peut améliorer les résultats, mais la variabilité des troubles de l'autonomie nécessite une attention particulière à la prise de décision.

Points clés

Les patientes atteintes de troubles du spectre de la schizophrénie nécessitent des soins multidisciplinaires pendant la période périnatale. Elles présentent un risque accru de troubles liés à l'usage de substances et d'implication des services de protection de l'enfance. La coordination avec la psychiatrie est essentielle, le traitement médicamenteux pouvant améliorer les issues maternelles et néonatales. La variabilité des troubles de l'autonomie nécessite une attention particulière à la prise de décision.

Implications cliniques

Mettre en place des soins coordonnés incluant psychiatrie et obstétrique pour les patientes atteintes de schizophrénie. Surveiller attentivement les risques de consommation de substances et de protection de l'enfance. Prescrire des psychotropes de manière adaptée pour optimiser les résultats périnatals. Évaluer la capacité de décision et soutenir l'autonomie des patientes.

Limites

Les limites de cette revue ne sont pas explicitées dans le résumé, mais la synthèse repose sur des études observationnelles et des consensus d'experts. La variabilité individuelle des patientes peut limiter la généralisation des recommandations. Les données sur l'utilisation des psychotropes pendant la grossesse restent limitées.

Niveau de preuve

Revue

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Revue narrative de l'automutilation non suicidaire chez les étudiants indiens : une préoccupation de santé mentale sous-exploréeNarrative Review of Non-Suicidal Self-Injury Among Indian College Students: An Underexplored Mental-Health Concern.

RevueNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue narrative synthétise les recherches sur l'automutilation non suicidaire (ANS) chez les étudiants indiens. Elle examine la prévalence, les formes (coupures, griffures, brûlures), les raisons (régulation émotionnelle, détresse interpersonnelle, auto-punition, recherche d'attention, mécanisme d'adaptation) et les approches d'intervention. Les résultats montrent une prévalence préoccupante, mais la littérature reste limitée en termes de répétition, d'impact socioculturel et d'évaluation des interventions. Des recherches longitudinales et interculturelles sont nécessaires.

Points clés

L'automutilation non suicidaire est un problème de santé mentale prévalent chez les étudiants indiens, mais reste sous-exploré. Les formes courantes d'ANS incluent les coupures, les griffures et les brûlures. Les raisons principales de l'ANS sont la régulation émotionnelle, la détresse interpersonnelle, l'auto-punition et la recherche d'attention. Les approches d'intervention doivent être multi-niveaux et socio-écologiques pour être efficaces.

Implications cliniques

Les cliniciens travaillant avec des étudiants indiens doivent être attentifs aux signes d'ANS et intégrer un dépistage systématique. Des interventions culturellement adaptées sont nécessaires pour traiter l'ANS dans ce contexte. La prévention en milieu universitaire, incluant des programmes de gestion émotionnelle, est cruciale.

Limites

La revue ne repose que sur 11 études, limitant la généralisation des résultats. Manque d'évaluation empirique des approches d'intervention dans les contextes indiens. Absence d'études longitudinales et de données sur la répétition de l'ANS. Peu d'attention portée aux variations socioculturelles et régionales.

Niveau de preuve

Revue

Clinique FRAnglaisSource tier 1

L'effet du conseil conjugal sur la distraction et les niveaux d'attention maternelles pendant l'allaitement et les soins non liés à l'alimentation : un essai contrôlé randomisé dans l'ouest de l'IranThe Effect of Couple Counseling on Maternal Distraction and Attention Levels During Breastfeeding and Nonfeeding Childcare: A Randomized Controlled Trial in the Western Iran.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné si le conseil conjugal réduit la distraction maternelle et améliore l'attention pendant l'allaitement et les soins aux enfants. 128 mères présentant des distractions pendant l'allaitement ont été randomisées entre un groupe recevant des soins standard plus un conseil centré sur le couple et un groupe témoin recevant uniquement des soins standard. À 4 mois, le groupe d'intervention a montré des réductions significativement plus importantes de la distraction et des améliorations de l'attention par rapport au groupe témoin (p < 0,001). Par exemple, 40,6 % de mères supplémentaires dans le groupe d'intervention ont signalé aucune distraction pendant l'allaitement. L'intervention semble prometteuse pour améliorer la concentration maternelle lors des tâches de soins aux enfants.

Points clés

Le conseil centré sur le couple réduit significativement la distraction maternelle pendant l'allaitement et les soins non alimentaires. À 4 mois, 40,6 % plus de mères dans le groupe d'intervention ne signalaient aucune distraction pendant l'allaitement. L'amélioration de l'attention était également significative : 36 % de différence en faveur du groupe d'intervention pour une attention très élevée pendant l'allaitement. Les résultats étaient similaires pour les soins non alimentaires : 42,2 % de réduction de la distraction et 37,5 % d'amélioration de l'attention. L'interaction temps × groupe était significative (p < 0,001) pour les deux mesures. Les scores de distraction ont diminué de 17,89 à 8,31 (allaitement) et de 18,03 à 8,98 (soins) dans le groupe d'intervention, contre des baisses minimes dans le groupe témoin.

Implications cliniques

Les professionnels de la périnatalité pourraient intégrer un conseil centré sur le couple pour les mères signalant des distractions pendant l'allaitement. Cette intervention simple pourrait améliorer la qualité des interactions mère-enfant et le bien-être maternel. La réduction de la distraction pourrait favoriser un allaitement plus long et de meilleures pratiques de soins. Les résultats soutiennent l'importance d'impliquer le partenaire dans les interventions post-partum.

Limites

L'étude a été menée dans l'ouest de l'Iran, limitant la généralisabilité à d'autres contextes culturels. Seul le résumé est disponible, ce qui restreint l'évaluation détaillée des méthodes et des résultats. Les mesures étaient auto-rapportées, pouvant introduire un biais de désirabilité sociale. La taille de l'échantillon (n=128) est modérée et pourrait ne pas détecter des effets plus faibles. Le suivi maximal était de 4 mois les effets à long terme ne sont pas connus.

Niveau de preuve

Élevé

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Souvent négligés : les facteurs sociaux dans la douleur chronique. Développement et utilisation d'un questionnaire sur les facteurs de stress sociaux chez les personnes souffrant de douleur chronique.[Often overlooked: social factors in chronic pain : Development and use of a questionnaire on social stressors in people with chronic pain].

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Les facteurs de stress sociaux sont fréquents chez les personnes souffrant de douleur chronique mais souvent non évalués. Un nouveau questionnaire sur les facteurs de stress sociaux a été testé en pratique clinique auprès de 122 patients. Des corrélations significatives ont été trouvées entre le score total de stress social et des échelles de douleur (von Korff) et de bien-être habituel. Le questionnaire constitue un outil de dépistage simple pour mieux intégrer les aspects sociaux dans la prise en charge multidisciplinaire de la douleur chronique.

Points clés

Les facteurs de stress sociaux sont fréquents chez les patients douloureux chroniques mais sous-estimés. Un nouveau questionnaire sur les facteurs de stress sociaux a été développé et testé en pratique clinique. 122 questionnaires ont été analysés, montrant des corrélations variables avec les échelles de douleur classiques. Le questionnaire est le premier outil de dépistage des facteurs de stress sociaux validé dans les pays germanophones. Les facteurs sociaux doivent être considérés comme un facteur indépendant dans le développement de la douleur chronique.

Implications cliniques

Ce questionnaire peut être utilisé en consultation pour identifier rapidement les patients nécessitant une prise en charge psychologique ou sociale. Il permet d'enrichir le bilan initial de la douleur chronique en intégrant systématiquement les facteurs sociaux. L'évaluation des facteurs de stress sociaux pourrait améliorer l'efficacité des traitements multidisciplinaires. Les praticiens devraient être sensibilisés à l'importance des déterminants sociaux dans la gestion de la douleur.

Limites

Échantillon modeste (122 participants) et monocentrique. Données collectées entre 2017 et 2018, possible obsolescence. Absence de validation psychométrique complète du questionnaire. Corrélations observées mais sans pouvoir prédictif suffisant pour se substituer aux échelles existantes.

Niveau de preuve

Modéré