ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine si les profils nutritionnels dérivés du comportement alimentaire et l'analyse protéomique de taches de sang séché (DBS) peuvent identifier des profils associés au trouble du spectre autistique (TSA). Vingt-neuf enfants avec TSA (âge moyen 56,0 mois) et 27 enfants témoins (60,6 mois) ont participé. Les apports alimentaires ont été évalués par des relevés de 3 jours, et des échantillons sanguins collectés sur DBS. Une analyse discriminante par moindres carrés partiels (PLS-DA) a été appliquée aux données alimentaires, nutritionnelles et protéomiques, avec estimation de la précision équilibrée par validation croisée. Des marqueurs candidats (18 nutritionnels, 10 protéomiques) ont été sélectionnés via les scores VIP. Les protéines étaient enrichies dans les voies du système nerveux. Des analyses de corrélation ont révélé des relations tripartites entre marqueurs nutritionnels, protéomiques et mesures cliniques (CARS, ABC, SRS, QI, Vineland), incluant une relation S100A6-(apport oméga-6 ou viande)-mesures cliniques et une relation ALDH18A1-apport noix/graines-mesures cliniques. Des combinaisons spécifiques de profils nutritionnels et de signatures protéomiques étaient associées à la sévérité des symptômes et aux résultats fonctionnels chez les enfants avec TSA.
Points clés
29 enfants avec TSA et 27 contrôles ont participé à l'étude (âge moyen ~4-5 ans).
Les profils nutritionnels (relevés alimentaires de 3 jours) et protéomiques (DBS) ont été analysés par PLS-DA.
18 marqueurs nutritionnels candidats et 10 marqueurs protéomiques ont été priorisés.
Les protéines candidates étaient significativement enrichies dans les voies du système nerveux.
Des relations tripartites ont été identifiées, notamment S100A6 - apport en oméga-6 ou viande - mesures cliniques, et ALDH18A1 - apport en noix/graines - mesures cliniques.
Ces combinaisons étaient associées à la sévérité des symptômes et aux résultats fonctionnels.
Implications cliniques
L'identification de marqueurs nutritionnels et protéomiques pourrait améliorer le diagnostic et le suivi du TSA.
Les relations tripartites suggèrent que des interventions alimentaires ciblées (ex. moduler l'apport en oméga-6 ou en noix/graines) pourraient influencer les profils protéomiques et les symptômes cliniques.
L'utilisation de DBS faciliterait la collecte de biomarqueurs en routine clinique, notamment chez les jeunes enfants.
Ces résultats ouvrent la voie à des stratégies de médecine personnalisée intégrant nutrition et protéomique dans la prise en charge du TSA.
Limites
Échantillon de taille modeste (29 TSA, 27 contrôles), ce qui limite la généralisabilité.
Étude transversale ne permettant pas d'établir des relations causales entre nutrition, protéomique et clinique.
Les auteurs soulignent la nécessité d'études futures pour élucider ces interrelations.
Les mesures alimentaires reposent sur des relevés parentaux, sujets à des biais de déclaration.
Âge restreint (4-5 ans)
les résultats pourraient ne pas s'appliquer aux autres tranches d'âge.
ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude décrit trois patients porteurs de variants tronquants du gène TANC2, identifiés par séquençage d'exome trios au sein du réseau européen NETRE. Le premier patient remplissait les critères du syndrome de Lennox-Gastaut (LGS), avec une résistance précoce aux traitements suivie d'une récupération cognitive partielle et d'un contrôle durable des crises sous felbamate en monothérapie. Le second présentait un trouble du spectre autistique et plusieurs types de crises (focales, absences atypiques, toniques) avec une rémission prolongée et un fonctionnement intellectuel limite. Le troisième avait des crises polymorphes pharmacorésistantes précoces avec des décharges épileptiformes bifrontales persistantes et un trouble du développement sévère, de phénotype apparenté au LGS, avec un contrôle des crises sous polythérapie limitée. Ces résultats élargissent le spectre électroclinique des troubles liés à TANC2, soutenant un continuum allant de l'épilepsie associée à un trouble du neurodéveloppement à l'encéphalopathie épileptique développementale, incluant le LGS chez certains patients.
Points clés
Les variants tronquants de TANC2 sont associés à un continuum de troubles allant de l'épilepsie avec trouble du neurodéveloppement aux encéphalopathies épileptiques développementales, y compris le syndrome de Lennox-Gastaut.
Trois nouveaux patients porteurs de variants délétères de TANC2 sont rapportés, présentant des types de crises et des devenirs développementaux variables.
Un contrôle des crises a été obtenu chez certains patients, suggérant un pronostic potentiellement plus favorable que précédemment pensé.
Le felbamate en monothérapie a montré une efficacité chez un patient avec LGS.
Implications cliniques
Le dépistage génétique de TANC2 devrait être envisagé chez les patients présentant un trouble du neurodéveloppement inexpliqué et une épilepsie, surtout avec des caractéristiques de LGS.
Une identification précoce pourrait permettre un traitement personnalisé, comme l'utilisation de felbamate chez les patients avec LGS lié à TANC2.
Le pronostic épileptique n'est pas uniformément sombre
certains patients peuvent atteindre une rémission des crises.
Limites
Petite taille de l'échantillon, limitée à trois patients.
Données rétrospectives sans protocoles standardisés de collecte.
Absence d'études fonctionnelles pour confirmer la pathogénicité des variants.
ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Dans cette étude transversale portant sur 47 adultes vivant avec le VIH (âge ≥40 ans, charge virale indétectable, risque cardiovasculaire modéré à élevé), l'inflammation carotidienne mesurée par TEP-FDG était corrélée indépendamment à une cognition globale plus faible (r = -0,405). L'apprentissage automatique a montré que l'inflammation carotidienne seule prédisait la fonction cognitive avec une probabilité de 68% de se situer dans un écart-type de la valeur réelle. L'ajout de toutes les variables a amélioré la précision à 85%, l'inflammation carotidienne restant le prédicteur cardiométabolique le plus important.
Points clés
L'inflammation carotidienne en TEP-FDG est indépendamment corrélée à une cognition globale plus faible chez les personnes vivant avec le VIH traité.
L'analyse par apprentissage automatique montre que l'inflammation carotidienne prédit la fonction cognitive avec une probabilité de 68% dans un écart-type de la valeur réelle.
L'inflammation carotidienne est le prédicteur cardiométabolique le plus important de la cognition, surpassant les facteurs de risque traditionnels.
Implications cliniques
La mesure de l'inflammation carotidienne par TEP-FDG pourrait servir de marqueur de risque clinique pour le déclin cognitif chez les patients VIH.
La détection précoce de l'inflammation artérielle pourrait guider des interventions visant à préserver la fonction cognitive.
L'intégration du suivi vasculaire et cognitif dans la prise en charge du VIH est suggérée, l'inflammation carotidienne apportant une information prédictive unique.
Limites
Le design transversal ne permet pas d'établir de causalité.
La petite taille de l'échantillon (n=47) limite la généralisabilité.
Étude monocentrique ne représentant pas des populations diverses.
ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
L'assistant IA Starmate, basé sur un modèle de 1,5 milliard de paramètres, a été développé pour fournir des conseils personnalisés et empathiques aux aidants de personnes avec trouble du spectre autistique (TSA). À partir d'entretiens et d'une enquête Kano, les besoins prioritaires des aidants ont été identifiés, notamment des conseils pratiques. L'architecture modulaire intègre l'analyse de sentiment, un graphe de connaissances expert validé, et un modèle Qwen2.5-1.5B affiné. Comparé à des LLM commerciaux, Starmate a obtenu de meilleurs scores en empathie, conseils pratiques et clarté logique. Ces résultats démontrent la faisabilité technique d'un LLM léger, respectueux de la vie privée et spécialisé, ouvrant la voie à des tests en conditions réelles.
Points clés
Starmate est un assistant IA spécialisé pour les aidants de personnes TSA, développé via une approche centrée utilisateur.
Les besoins clés identifiés incluent des conseils pratiques, de l'empathie et une clarté logique.
Le système utilise un modèle affiné de 1,5 milliard de paramètres, un graphe de connaissances et une analyse de sentiment.
Lors d'une comparaison en aveugle, Starmate a surperformé plusieurs LLM commerciaux sur des métriques d'empathie et de conseils pratiques.
L'étude montre qu'un LLM léger peut fournir des réponses précises, empathiques et actionnables dans un cadre de test.
Les prochaines étapes incluent des tests d'utilisabilité et cliniques en contexte réel.
Implications cliniques
Starmate pourrait améliorer l'accès des aidants à des conseils fiables et personnalisés, réduisant leur stress et charge mentale.
L'intégration d'une IA empathique et spécialisée pourrait compléter le suivi clinique en offrant un soutien 24/7 aux familles.
Cet outil pourrait aider les cliniciens en fournissant des informations validées aux aidants, favorisant une meilleure adhésion aux recommandations.
La conception centrée sur l'utilisateur garantit que les réponses répondent aux besoins réels des aidants, augmentant la pertinence clinique.
Limites
L'étude n'a pas encore testé Starmate en conditions réelles d'utilisation par les aidants, limitant la généralisabilité des résultats.
La comparaison avec les LLM commerciaux s'est faite sur un jeu de scénarios prédéfinis, non représentatif de toute la diversité des situations.
Le modèle de 1,5 milliard de paramètres, bien que léger, peut ne pas capturer toute la nuance de questions complexes.
Les évaluations sont basées sur des métriques automatiques et des jugements d'experts, sans mesure de l'impact clinique réel sur les aidants ou les personnes TSA.
L'article ne détaille pas les biais potentiels des données d'entraînement ni la gestion des cas limites.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude a utilisé un paradigme de eye tracking avec tâche de compréhension narrative chez 36 enfants autistes d'âge préscolaire et 36 enfants non autistes appariés. Les enfants autistes ont moins bien répondu aux questions sur les objectifs et les cognitions de la théorie de l'esprit. Les patterns de regards différaient entre les groupes : en essais corrects, les enfants autistes fixaient plus longtemps les personnages, indiquant un effort accru pour saisir les points de vue. En essais incorrects, un biais d'attention vers les objets était observé chez les autistes. Les résultats soulignent l'importance des techniques de eye tracking narratif pour étudier les compétences sociocognitives des enfants autistes.
Points clés
Difficultés des enfants autistes dans les inférences de théorie de l'esprit en compréhension narrative
Utilisation du eye tracking visuel mondial pour examiner les mécanismes moment-par-moment
En essais corrects, les enfants autistes fixent davantage les personnages que les non autistes
En essais incorrects, biais d'attention vers les objets chez les autistes
Les enfants autistes répondent moins précisément aux questions sur les objectifs et les cognitions
Les patterns de regard distincts selon la précision des réponses indiquent des processus compensatoires
Implications cliniques
Possibilité d'utiliser le eye tracking comme outil d'évaluation des compétences de théorie de l'esprit chez les enfants autistes
Les interventions pourraient cibler l'attention visuelle pour améliorer la compréhension narrative et sociale
Nécessité de prendre en compte l'effort accru lors des inférences sociales chez les autistes
Les stratégies de compensation attentionnelle pourraient être exploitées en rééducation
Limites
Étude uniquement sur des enfants d'âge préscolaire, généralisation limitée
Tâche de compréhension narrative avec questions, possible biais de réponse
Échantillon de 36 par groupe, taille modérée
Abstract uniquement, pas de détails sur les stimuli
Les résultats sont corrélationnels, ne permettent pas d'établir un lien causal
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude longitudinale examine la corrélation entre la sévérité des tics et les comorbidités (TDAH, TOC) et la présence d'accès de colère chez 314 patients atteints du syndrome de Tourette (âge 5-19 ans) à l'inclusion et après 6 ans. Les résultats montrent que les patients avec TS présentent significativement plus d'accès de colère que les témoins, et que la sévérité des compulsions et du TDAH est corrélée à la présence de ces accès. Un dépistage des accès de colère est recommandé, surtout en présence de comorbidités TDAH/TOC.
Points clés
Les patients atteints du syndrome de Tourette présentent significativement plus d'accès de colère que les sujets contrôles, à la fois à l'inclusion et au suivi à 6 ans.
La sévérité des compulsions et les scores élevés de TDAH à l'inclusion sont associés à la présence d'accès de colère au même moment, mais cette différence n'est plus significative au suivi.
Des scores élevés de TDAH en début de vie sont corrélés à la présence d'accès de colère à l'adolescence, suggérant un facteur prédictif précoce.
La sévérité des tics est plus importante chez les patients avec accès de colère aux deux moments de mesure, mais elle est moindre chez ceux qui développent des accès de colère entre les deux évaluations.
Il est recommandé de dépister systématiquement les accès de colère chez les patients avec syndrome de Tourette, en particulier ceux présentant un TDAH ou un TOC comorbide.
Implications cliniques
Les cliniciens devraient inclure un dépistage des accès de colère dans l'évaluation systématique des patients avec syndrome de Tourette, en raison de leur impact sur la qualité de vie.
La présence de comorbidités comme le TDAH et le TOC augmente le risque d'accès de colère, justifiant une attention particulière dans ces sous-groupes.
Des scores élevés de TDAH chez l'enfant peuvent prédire l'apparition d'accès de colère à l'adolescence, permettant une intervention précoce.
La gestion des accès de colère pourrait nécessiter une approche intégrée ciblant à la fois les tics, le TDAH et le TOC.
Limites
L'étude présente un taux d'attrition notable (seulement 227 des 314 patients revus à 6 ans), ce qui peut limiter la généralisabilité des résultats.
L'accès limité au texte intégral ne permet pas de vérifier la méthodologie détaillée et les analyses statistiques complètes.
La nature observationnelle de l'étude ne permet pas d'établir un lien de causalité entre les comorbidités et les accès de colère.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine les vulnérabilités motrices aux points de transition (initiation, continuation, reprise après pause) chez des enfants de 9-10 ans avec TDAH (n=48) et avec développement typique (n=48) via un paradigme de lancer de fléchettes. Les résultats montrent une instabilité accrue des performances chez les enfants TDAH, avec des dépendances séquentielles plus nombreuses et un effet 'reverse hot hand' plus marqué lors de la reprise après pause. Les déficits d'attention, de mémoire de travail et de recalibrage moteur expliqueraient ces difficultés. Les interventions motrices devraient cibler spécifiquement les transitions.
Points clés
Les enfants avec TDAH présentent une instabilité motrice plus importante lors des transitions entre essais.
Un effet 'reverse hot hand' (baisse de performance après une pause) est observé dans les deux groupes, mais il est plus marqué dans le groupe TDAH.
La reprise de la tâche après un arrêt constitue un moment critique de vulnérabilité motrice chez les enfants avec TDAH.
Les déficits sous-jacents incluent l'attention, la mémoire de travail et le recalibrage des paramètres moteurs.
Les interventions devraient se concentrer sur la stabilisation des performances aux transitions plutôt que sur le volume global de pratique.
Implications cliniques
Les programmes de rééducation motrice pour les enfants TDAH devraient inclure des exercices spécifiques de transition entre tâches ou après des pauses.
Il est recommandé d'évaluer la motricité des enfants TDAH non seulement en continu mais aussi lors des reprises d'activité.
Les stratégies d'intervention pourraient intégrer des indices attentionnels ou des routines avant la reprise d'une tâche motrice.
Limites
Échantillon limité à des enfants de 9-10 ans, ne permettant pas la généralisation à d'autres âges.
Tâche unique de lancer de fléchettes, ce qui limite la généralisation à d'autres types d'apprentissage moteur.
Étude transversale ne permettant pas d'établir un lien de causalité entre les déficits attentionnels et l'instabilité motrice.
Absence de données sur les traitements médicamenteux ou comportementaux des participants TDAH qui pourraient influencer les résultats.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cet article présente un exosquelette robotique de rééducation des membres supérieurs destiné aux personnes présentant des troubles moteurs en phase de rééducation moyenne à tardive. L'exosquelette possède une architecture mécanique métamorphique capable de basculer entre quatre configurations : abduction/adduction de l'épaule, flexion/extension de l'épaule, flexion/extension du coude et pronation/supination de l'avant-bras. Un classifieur SVM optimisé par un optimiseur de cycle de vie des termites (TLCO-SVM) reconnaît la configuration métamorphique, et un réseau LSTM optimisé par TLCO (TLCO-LSTM) prédit la trajectoire articulaire souhaitée. Un contrôleur d'impédance adaptatif basé sur l'algorithme DDPG génère des couple d'assistance. Les expériences montrent une précision de classification de 98,10 % et des erreurs quadratiques moyennes de prédiction de trajectoire comprises entre 2,41° et 5,19°.
Points clés
L'exosquelette robotique dispose de quatre configurations métamorphiques adaptées aux articulations de l'épaule et du coude.
Un classifieur TLCO-SVM atteint une précision de 98,10 % pour la reconnaissance de la configuration souhaitée.
Un réseau TLCO-LSTM prédit les trajectoires articulaires avec des erreurs inférieures à 5,19°.
Le contrôleur d'impédance adaptatif basé sur DDPG génère des couples d'assistance avec une erreur de suivi inférieure à 0,35 Nm.
Implications cliniques
Ce système pourrait améliorer la rééducation motrice des membres supérieurs chez les patients en phase tardive de réadaptation.
L'assistance adaptative en fonction de l'intention de mouvement pourrait favoriser la plasticité neuronale et la récupération fonctionnelle.
L'architecture métamorphique permet une prise en charge personnalisée des mouvements articulaires spécifiques.
Limites
L'étude ne rapporte pas de tests sur des patients réels, seulement des expériences en laboratoire.
Le système n'aborde pas l'évaluation clinique de l'efficacité rééducative.
La complexité du contrôleur DDPG peut limiter sa mise en œuvre clinique en raison des besoins en calcul et en calibration.
ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine les capacités de régulation émotionnelle, cognitive et comportementale chez 25 enfants atteints du syndrome de Prader-Willi (SPW) âgés de 9 à 15 ans, comparés à un groupe témoin apparié. Les résultats montrent des déficits marqués dans les compétences cognitives et exécutives, ainsi que des problèmes affectifs chez les enfants SPW. Des analyses de clusters révèlent trois sous-groupes : l'un avec des déficits cognitifs et exécutifs prédominants, un second avec des problèmes affectifs élevés, et un troisième avec des compétences relativement préservées. Ces sous-groupes ne diffèrent pas en termes d'impact familial, suggérant une variabilité des troubles comportementaux sous-tendue par des mécanismes de régulation cognitive et émotionnelle.
Points clés
Les enfants avec SPW présentent des déficits cognitifs et exécutifs marqués ainsi que des problèmes affectifs par rapport aux contrôles.
Trois sous-groupes distincts émergent : un avec déficits cognitifs, un avec problèmes affectifs, un avec compétences préservées.
Les corrélations inter-tâches sont plus fortes dans le groupe SPW, indiquant une interdépendance accrue des déficits.
L'impact familial ne diffère pas entre les sous-groupes, malgré des profils variés.
Implications cliniques
L'évaluation clinique des enfants avec SPW devrait inclure à la fois les aspects cognitifs, exécutifs et émotionnels pour mieux cibler les interventions.
La variabilité inter-individuelle suggère la nécessité d'approches personnalisées, avec des traitements adaptés aux profils spécifiques.
Les mécanismes de régulation cognitive et émotionnelle pourraient être des cibles thérapeutiques clés pour améliorer le comportement et la qualité de vie.
Limites
Taille d'échantillon modeste (25 enfants SPW), limitant la généralisation des résultats.
Étude transversale ne permettant pas d'inférer des relations causales entre régulation cognitive/émotionnelle et comportement.
Absence de données longitudinales sur l'évolution des profils au cours du développement.
ModéréNiveau de preuveJournal of Autism and Developmental DisordersSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude valide le Camouflaging Autistic Traits Questionnaire (CAT-Q) en allemand (CAT-Q/DE) auprès de 164 adolescents autistes et 482 non autistes. La structure à trois facteurs est confirmée, avec une invariance de mesure pour le sexe et l'âge. Les scores sont plus élevés chez les autistes et liés à l'anxiété, la dépression et le stress. La fiabilité test-retest et l'accord entre évaluateurs sont satisfaisants. Le CAT-Q/DE est un outil fiable pour mesurer le camouflage chez les adolescents germanophones.
Points clés
Le CAT-Q/DE présente une structure factorielle confirmée et une invariance de mesure selon le sexe et l'âge.
Les adolescents autistes obtiennent des scores de camouflage plus élevés que les non autistes, avec des différences de genre.
Des associations modérées à fortes sont observées entre le camouflage et l'anxiété, la dépression et le stress.
Implications cliniques
Le CAT-Q/DE permet d'évaluer le camouflage chez les adolescents autistes germanophones, outil utile en clinique pour comprendre les stratégies de compensation.
Les liens entre camouflage et santé mentale soulignent l'importance d'identifier ces comportements pour adapter les interventions psychologiques.
Limites
Échantillon limité à une seule culture germanophone, nécessitant une validation transculturelle.
La fiabilité test-retest modérée dans le groupe non autiste limite la stabilité temporelle de l'outil dans cette population.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude rétrospective menée chez 440 patients ayant survécu au moins 48 heures après une hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale (aSAH) montre que la sténose artérielle intracrânienne (ICAD) préexistante (≥25 % du diamètre luminal) est un prédicteur indépendant de l'ischémie cérébrale retardée (DCI), avec un odds ratio ajusté de 3,556 (IC 95 % : 1,90-6,65, p < 0,001). La calcification artérielle n'est pas associée significativement à la DCI. Le vasospasme est corrélé à la DCI et plus fréquent en présence de sténose. Ces résultats suggèrent que l'intégrité cérébrovasculaire de base influence la vulnérabilité ischémique après hémorragie.
Points clés
L'ischémie cérébrale retardée (DCI) est une complication majeure après hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale (aSAH).
La sténose artérielle intracrânienne (ICAD) préexistante (≥25 % du diamètre luminal) est un prédicteur indépendant de DCI (aOR : 3,556).
La calcification artérielle n'est pas significativement associée à la DCI.
Le vasospasme est fortement corrélé à la DCI et plus fréquent en présence de sténose.
L'intégrité cérébrovasculaire de base influence la vulnérabilité ischémique après hémorragie.
Implications cliniques
L'évaluation de la sténose intracrânienne préexistante à l'admission pourrait améliorer la stratification du risque de DCI.
Les patients avec sténose pourraient bénéficier d'une surveillance plus étroite et de stratégies préventives ciblées.
La prise en compte de l'ICAD pourrait affiner les modèles prédictifs actuels de DCI.
Limites
Étude monocentrique et rétrospective, ce qui limite la généralisation des résultats.
La dichotomisation de l'ICAD (présence vs absence) et le seuil de 25 % de sténose peuvent être arbitraires.
Absence d'ajustement pour certains facteurs confondants potentiels comme l'athérosclérose systémique.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude de cohorte rétrospective menée dans un centre de traumatologie pédiatrique de niveau I évalue l'influence de la présence d'un père ou d'un soignant masculin sur la récupération d'enfants victimes de blessures violentes (blessures par arme à feu, agressions, coups de couteau). Sur 227 patients, seuls 14 % avaient un père présent et 16 % un soignant masculin. Les enfants avec un père ont montré des scores de résilience plus élevés, une meilleure acceptation du soutien émotionnel, une plus grande pratique de la prière/méditation, et un taux de scolarisation post-programme plus élevé (100 % vs 82 %). Ces résultats soulignent le rôle protecteur potentiel des figures masculines dans le rétablissement après un traumatisme violent.
Points clés
Seuls 14 % des enfants victimes de traumatismes violents vivaient avec leur père et 16 % avec un soignant masculin quelconque.
La présence d'un soignant masculin était associée à de meilleurs scores de résilience (COPE) et à une plus grande acceptation du soutien émotionnel.
Les enfants avec un père présentaient un taux de scolarisation post-programme significativement plus élevé (100 % vs 82 %) et moins de démêlés judiciaires.
La majorité des ménages (89 %) étaient dirigés par une mère, soulignant un déséquilibre dans la prise en charge des soins.
Aucune différence significative n'a été observée dans les déterminants sociaux de base ou les problèmes de sécurité post-sortie entre les groupes.
Implications cliniques
Les programmes d'intervention après traumatisme violent devraient intégrer des stratégies visant à impliquer les pères ou les soignants masculins dans le processus de rétablissement.
Les cliniciens doivent évaluer systématiquement la composition du foyer et identifier les figures masculines pouvant jouer un rôle de soutien.
Le renforcement des compétences de coping et de résilience chez les enfants pourrait être amélioré en encourageant la participation des hommes dans les soins post-traumatiques.
Les résultats plaident pour le développement de modèles de soins intégrés incluant les pères dans les interventions de prévention de la récidive violente.
Limites
L'étude est rétrospective et non randomisée, avec un faible effectif de patients ayant un père présent, ce qui limite la puissance statistique.
La présence d'un père ou soignant masculin a été mesurée uniquement de manière binaire sans évaluer la qualité de la relation ou l'engagement réel.
Les données proviennent d'un seul centre de traumatologie, ce qui peut limiter la généralisation à d'autres contextes géographiques ou socio-économiques.
Le suivi n'a été effectué que sur 6 à 12 mois, ne permettant pas d'observer les effets à long terme sur la résilience et la réinsertion.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude longitudinale examine comment différents types de maltraitance infantile (abus émotionnel, négligence émotionnelle, abus physique, négligence physique) influencent les trajectoires d'automutilation non suicidaire (NSSI) chez 3 228 adolescents chinois suivis sur trois vagues. En utilisant des modèles de courbe de croissance latente, elle montre que l'abus émotionnel, la négligence émotionnelle et l'abus physique prédisent un niveau initial plus élevé de NSSI, tandis que l'abus émotionnel est associé à une augmentation moins rapide. Les symptômes dépressifs et la victimisation par les pairs agissent comme médiateurs, avec des différences de genre notables : certains effets indirects sont présents uniquement chez les garçons. Ces résultats soulignent la nécessité d'interventions personnalisées selon le type de maltraitance et les mécanismes sous-jacents.
Points clés
L'abus émotionnel, la négligence émotionnelle et l'abus physique prédisent un niveau initial plus élevé d'automutilation non suicidaire (NSSI) chez les adolescents.
Un abus émotionnel plus élevé est associé à une augmentation moins rapide de la NSSI au fil du temps.
Les symptômes dépressifs et la victimisation par les pairs médiatisent partiellement l'effet de certains types de maltraitance sur la NSSI.
Des différences de genre existent : les effets médiateurs sont plus prononcés chez les garçons pour certaines voies, notamment pour l'abus physique et la négligence physique.
L'étude utilise un modèle de courbe de croissance latente avec trois vagues de données longitudinales pour tester les trajectoires.
Implications cliniques
Les interventions pour les adolescents victimes de maltraitance devraient cibler spécifiquement le type de maltraitance subie, en particulier l'abus émotionnel qui semble central.
La réduction des symptômes dépressifs et de la victimisation par les pairs pourrait atténuer le risque de NSSI chez les adolescents exposés à la maltraitance.
Les garçons et les filles peuvent nécessiter des stratégies différentes : par exemple, chez les garçons victimes de négligence physique, la victimisation par les pairs est une cible clé.
Un dépistage précoce des maltraitances émotionnelles est crucial pour prévenir l'initiation de la NSSI.
Les cliniciens devraient évaluer à la fois les symptômes dépressifs et les expériences de victimisation par les pairs dans le suivi des adolescents maltraités.
Limites
L'échantillon est exclusivement chinois, ce qui limite la généralisabilité à d'autres cultures ou contextes.
Les données sont basées sur l'auto-évaluation, avec un risque de biais de mémoire et de désirabilité sociale.
Seuls trois points temporels ont été mesurés, ce qui peut ne pas capturer la complexité des trajectoires à long terme.
Les types de maltraitance ont été mesurés rétrospectivement, ce qui peut introduire un biais de rappel.
L'étude n'a pas contrôlé certains facteurs confondants potentiels comme les antécédents familiaux de psychopathologie ou les troubles psychiatriques comorbides.
ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude compare les caractéristiques sociodémographiques, diagnostiques et cliniques des adolescents admis dans une unité psychiatrique de Melbourne avant (mars-décembre 2019) et pendant (mars-décembre 2020) la pandémie de COVID-19. Sur 963 admissions, le volume a augmenté de 17 % sans aggravation de la sévérité symptomatique globale. Les diagnostics de trouble de la personnalité et de trouble du spectre autistique ont augmenté, de même que l'utilisation de contention physique et les symptômes d'hyperactivité, de psychose et de plaintes somatiques. La consommation de substances a diminué. Les admissions d'adolescents autochtones ont diminué. Les tailles d'effet étaient petites.
Points clés
Le volume des admissions a augmenté de 17 % pendant la pandémie, sans augmentation de la sévérité symptomatique globale.
Les diagnostics de trouble du spectre autistique et de trouble de la personnalité ont significativement augmenté.
L'utilisation de contention physique et les symptômes d'hyperactivité, de psychose et de plaintes somatiques ont augmenté.
La consommation de substances a diminué de façon significative.
Les admissions d'adolescents autochtones ont diminué, suggérant un possible éloignement des soins ou un meilleur soutien communautaire.
Implications cliniques
Les cliniciens doivent être attentifs à l'augmentation des présentations de TSA et de troubles de la personnalité chez les adolescents en période de crise sanitaire.
La stabilité de la sévérité symptomatique malgré l'augmentation des admissions peut indiquer une plus grande détresse interne face aux perturbations sociales.
La diminution des admissions d'adolescents autochtones soulève des questions d'équité d'accès aux soins pendant la pandémie.
L'augmentation du recours à la contention physique justifie une réflexion sur les alternatives thérapeutiques en contexte de crise.
Limites
Les tailles d'effet sont petites, limitant la portée clinique des résultats.
Étude monocentrique rétrospective, limitant la généralisabilité.
Absence de données sur les facteurs confondants comme les changements dans les critères d'admission ou les services ambulatoires.
La période pandémique courte (10 mois) ne permet pas d'évaluer les effets à long terme.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine le rôle médiateur de l'équilibre affectif et de l'estime de soi dans la relation entre la gratitude et la santé mentale chez 102 adolescents sourds et malentendants chinois (moyenne d'âge 17,8 ans). Les résultats indiquent que la gratitude est positivement associée à la santé mentale via un meilleur équilibre affectif, suggérant l'importance d'interventions ciblant la gratitude dans les contextes éducatifs spécialisés.
Points clés
La gratitude est un facteur protecteur de la santé mentale chez les étudiants en situation de handicap, mais son rôle chez les adolescents sourds et malentendants chinois était peu exploré.
Un échantillon de 102 élèves de la 7e à la 12e année dans deux écoles spécialisées a montré des niveaux élevés de gratitude.
La gratitude était positivement liée à la santé mentale via l'augmentation de l'équilibre affectif.
L'étude approfondit la compréhension des mécanismes sous-jacents à la gratitude et au bien-être psychologique dans cette population.
Implications cliniques
Les interventions en milieu scolaire spécialisé devraient inclure des programmes de cultivation de la gratitude pour améliorer la santé mentale des élèves sourds et malentendants.
Les cliniciens travaillant avec cette population peuvent cibler l'équilibre affectif comme levier thérapeutique.
Les résultats soutiennent le développement de programmes de prévention en santé mentale adaptés aux adolescents avec déficience auditive.
Limites
L'étude transversale ne permet pas d'établir de causalité.
La taille de l'échantillon (n=102) est modeste et provient de seulement deux écoles spécialisées, limitant la généralisation.
Le contexte chinois peut limiter la transposabilité à d'autres cultures.
Les mesures d'auto-évaluation peuvent comporter des biais de désirabilité sociale.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude transversale a examiné le lien entre le dépôt de fer striatal, mesuré par imagerie de susceptibilité quantitative, et les fonctions cognitives chez 321 participantes (contrôles sains non enceintes et enceintes, et patientes avec prééclampsie). Les patientes prééclamptiques présentaient des performances exécutives réduites (Trail Making Test) et une susceptibilité magnétique élevée dans le noyau accumbens. L'âge et l'hématocrite étaient indépendamment associés au taux de fer. Une interaction significative indiquait que l'élévation du fer aggravait spécifiquement les troubles exécutifs dans la prééclampsie. Ces résultats suggèrent un rôle clé du dépôt de fer dans le noyau accumbens dans l'atteinte cérébrale liée à la prééclampsie.
Points clés
Les patientes avec prééclampsie montrent une altération de la fonction exécutive (Trail Making Test) par rapport aux contrôles.
La susceptibilité magnétique du noyau accumbens est significativement plus élevée dans le groupe prééclampsie.
L'âge et l'hématocrite sont des facteurs indépendants associés au taux de fer striatal.
Une interaction significative entre la susceptibilité du noyau accumbens et le statut prééclamptique est observée pour les temps de réalisation du Trail Making Test.
Le dépôt de fer dans le noyau accumbens est corrélé aux performances exécutives, spécifiquement dans la prééclampsie.
Implications cliniques
Les cliniciens devraient surveiller la fonction cognitive chez les patientes ayant des antécédents de prééclampsie, en particulier les fonctions exécutives.
La quantification du fer cérébral par imagerie de susceptibilité pourrait devenir un biomarqueur d'atteinte cérébrale dans la prééclampsie.
Une prise en charge précoce des facteurs de risque vasculaires (comme l'hématocrite élevé) pourrait potentiellement atténuer le déclin cognitif.
Les résultats soulignent l'importance d'une évaluation neuropsychologique systématique dans le suivi à long terme des patientes prééclamptiques.
Limites
Le design transversal ne permet pas d'établir une relation de cause à effet entre le dépôt de fer et le déclin cognitif.
Les résultats sont basés sur un seul site et nécessitent une validation dans des cohortes indépendantes.
L'absence de données longitudinales limite l'interprétation de la progression des altérations cognitives.
Les mesures de fer cérébral par imagerie de susceptibilité peuvent être influencées par d'autres facteurs (inflammation, œdème).
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude transversale compare les capacités cognitives, la motricité, la condition physique, les symptômes dépressifs et la qualité de vie entre des adolescents indonésiens pratiquant des activités sportives parascolaires (sports) et ceux n'en pratiquant pas. Elle examine également les prédicteurs de l'utilisation problématique d'Internet (UPI). Les résultats montrent que les adolescents sportifs ont des capacités cognitives, motrices et physiques significativement supérieures, une meilleure qualité de vie, moins de symptômes dépressifs et moins d'UPI. La dépression est un prédicteur positif de l'UPI, tandis que les capacités cognitives, motrices, physiques et la qualité de vie en sont des prédicteurs négatifs.
Points clés
Les adolescents pratiquant des activités sportives parascolaires présentent des capacités cognitives, motrices et physiques significativement plus élevées que ceux n'en pratiquant pas.
La participation sportive est associée à une moindre utilisation problématique d'Internet et à moins de symptômes dépressifs.
La dépression est un prédicteur positif majeur de l'utilisation problématique d'Internet.
Les capacités cognitives, la motricité, la condition physique et la qualité de vie sont des prédicteurs négatifs de l'utilisation problématique d'Internet.
Implications cliniques
Les activités sportives parascolaires pourraient être recommandées pour améliorer les fonctions cognitives et réduire les risques de dépression et d'usage problématique d'Internet chez les adolescents.
L'évaluation de l'utilisation problématique d'Internet devrait tenir compte de la santé physique et cognitive.
Les interventions visant à promouvoir l'activité physique en milieu scolaire pourraient avoir des bénéfices multiples sur la santé mentale et cognitive.
Limites
La conception transversale ne permet pas d'inférer une causalité entre la participation sportive et les bénéfices observés.
L'échantillon se limite aux adolescents indonésiens, limitant la généralisation à d'autres cultures.
Les données sont issues d'auto-questionnaires et de tests standardisés, mais le biais de sélection (volontaires) peut exister.
ModéréNiveau de preuveAutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude de cas comparative qualitative examine les expériences scolaires d'élèves autistes dans des établissements secondaires disposant de Centres de Ressources Spécialisés (CRS) par rapport à ceux sans dispositif spécialisé. En utilisant le cadre écologique de Bronfenbrenner, l'étude explore comment différents niveaux d'influence (pratiques de classe, attitudes sociétales) interagissent pour soutenir ou entraver l'inclusion. Les données ont été recueillies dans sept écoles du Sud-Est de l'Angleterre via des entretiens avec élèves, parents et personnels. Les résultats montrent que les CRS fonctionnent comme des microsystèmes protecteurs, offrant des environnements prévisibles, un soutien visible et des relations de confiance qui protègent les élèves des exigences sensorielles et sociales. Cependant, des défis systémiques (pénurie de personnel, services de santé mentale insuffisants, limitations de ressources) limitent l'impact même des initiatives scolaires les plus efficaces. L'étude souligne qu'une inclusion efficace nécessite un soutien coordonné allant de l'environnement scolaire immédiat aux cadres politiques plus larges.
Points clés
Les Centres de Ressources Spécialisés (CRS) agissent comme des microsystèmes protecteurs dans les écoles secondaires ordinaires, offrant des environnements prévisibles et un soutien visible.
Les caractéristiques protectrices clés incluent un personnel stable, des politiques flexibles et une normalisation de la recherche d'aide.
Des défis systémiques tels que les pénuries de personnel, les services de santé mentale inadéquats et les limitations de ressources entravent l'efficacité des initiatives scolaires.
De nombreux élèves autistes continuent de ressentir une anxiété élevée et cachent leurs traits autistiques pour s'adapter, même dans les écoles avec CRS.
Une inclusion efficace nécessite des changements à tous les niveaux, depuis les pratiques de classe jusqu'aux politiques gouvernementales.
Implications cliniques
Les cliniciens doivent encourager la mise en place de microsystèmes protecteurs dans les écoles pour soutenir les élèves autistes.
Il est crucial de former le personnel scolaire à comprendre et à répondre aux besoins spécifiques des élèves autistes.
Les interventions doivent viser à réduire l'anxiété et favoriser l'expression authentique des traits autistes sans pression d'assimilation.
La collaboration inter-agences (éducation, santé mentale, services sociaux) est essentielle pour une inclusion durable.
Limites
Étude qualitative avec un échantillon limité à sept écoles du Sud-Est de l'Angleterre, ce qui limite la généralisabilité.
Les données sont basées sur des entretiens subjectifs, pouvant introduire des biais de déclaration.
Conception comparative de cas ne permettant pas d'établir des relations causales définitives.
L'étude ne mesure pas l'impact à long terme des CRS sur les résultats académiques ou le bien-être des élèves.
ModéréNiveau de preuveAutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine les pensées et comportements suicidaires (STBs) chez 84 adolescents et jeunes adultes autistes sans déficience intellectuelle (12-32 ans). 36,9% rapportent des idées suicidaires, 27,4% des automutilations et 42,9% au moins un indicateur de STBs. La victimisation par les pairs est associée aux idées suicidaires et à l'automutilation, tandis que l'automutilation est liée à des stratégies de régulation émotionnelle cognitive inadaptées. Une corrélation canonique positive émerge entre les stratégies inadaptées et les STBs, et négative pour les stratégies adaptées. La réactivité au stress modère l'association entre régulation émotionnelle et automutilation. Les résultats suggèrent un processus psychopathologique dynamique impliquant des facteurs interpersonnels, intrapersonnels et liés au stress.
Points clés
Les taux de pensées et comportements suicidaires sont élevés chez les autistes sans déficience intellectuelle, avec 42,9% des participants présentant au moins un indicateur.
La victimisation par les pairs est un facteur de vulnérabilité significatif associé à la fois aux idées suicidaires et à l'automutilation.
L'automutilation montre une association spécifique avec les stratégies de régulation émotionnelle cognitive inadaptées (ex. blâmer autrui) mais cette association varie selon la réactivité au stress.
Les stratégies de régulation adaptées sont négativement corrélées aux STBs, suggérant un effet protecteur.
Le blâme d'autrui, habituellement considéré comme inadapté, semble avoir une fonction auto-protectrice chez les participants avec une forte réactivité au stress.
Implications cliniques
L'évaluation clinique des personnes autistes sans déficience intellectuelle doit systématiquement inclure le repérage de la victimisation par les pairs et des stratégies de régulation émotionnelle.
Les interventions de prévention du suicide et de l'automutilation devraient cibler à la fois les facteurs interpersonnels (ex. harcèlement) et intrapersonnels (ex. régulation émotionnelle).
La réactivité au stress est un modérateur important à prendre en compte dans les programmes thérapeutiques ciblant la régulation émotionnelle.
Certaines stratégies de régulation considérées comme inadaptées (blâme d'autrui) peuvent être adaptatives dans des contextes de stress élevé, nécessitant une évaluation nuancée.
Limites
La taille de l'échantillon (n=84) est modeste, limitant la généralisation des résultats.
L'étude est transversale, ne permettant pas d'établir des relations causales.
Les données sont auto-rapportées, pouvant introduire un biais de mémoire ou de désirabilité sociale.
L'absence de groupe de comparaison typique ne permet pas de distinguer les mécanismes spécifiques à l'autisme.
La fourchette d'âge large (12-32 ans) peut masquer des différences développementales importantes.
ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude identifie des variants de novo dans le gène NPTN, codant pour la neuroplastine (hNp), chez huit individus présentant un trouble du spectre autistique (TSA) et une déficience intellectuelle (DI) légère à sévère. Les variants incluent des mutations faux-sens et non-sens, affectant les deux isoformes hNp55 et hNp65. Des études fonctionnelles montrent que la perte d'haplosuffisance de NPTN chez la souris réduit l'expression de la pompe calcique PMCA et altère le comportement social. In vitro, les variants mutants réduisent l'expression de hNp et perturbent l'homéostasie calcique neuronale. Les résultats établissent un nouveau mécanisme physiopathologique liant l'hypofonction neuroplastine-PMCA à un trouble neurodéveloppemental avec autisme.
Points clés
Huit individus porteurs de variants de novo dans NPTN présentent un TSA et une DI.
Les variants affectent soit les deux isoformes hNp55 et hNp65, soit seulement hNp65.
Une mutation non-sens perte-de-fonction identique chez deux individus prédit une haploinsuffisance.
Les souris Nptn+/- montrent une réduction de Np et PMCA et des altérations du comportement social.
Les variants faux-sens provoquent des anomalies structurelles et une expression réduite de hNp dans les cellules HEK.
Dans les neurones, ces variants échouent à réguler les transitoires calciques cytosoliques.
Chez la drosophile, une mutation affectant l'interaction avec PMCA ne prévient pas le phénotype létal.
Implications cliniques
Ces variants de NPTN doivent être inclus dans les panels de gènes pour le diagnostic génétique du TSA et de la DI.
L'hypofonction de la voie neuroplastine-PMCA pourrait représenter une cible thérapeutique potentielle.
Les conseils génétiques pour les familles doivent tenir compte du caractère de novo et de la pénétrance variable.
Limites
L'échantillon est très restreint (8 individus), ce qui limite la généralisation des résultats.
Les mécanismes précis reliant l'hypofonction PMCA aux symptômes cliniques restent à élucider.
Les études fonctionnelles in vitro et animales ne reproduisent pas entièrement la complexité humaine.
Aucune donnée sur la corrélation génotype-phénotype détaillée n'est fournie.
ModéréNiveau de preuveJournal of Autism and Developmental DisordersSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude longitudinale examine les relations bidirectionnelles entre les symptômes d'intériorisation (anxiété, dépression) et la santé mentale parentale ainsi que la victimisation par les pairs chez 560 enfants et adolescents autistes issus de la Millennium Cohort Study, suivis de 3 à 17 ans. Les modèles RI-CLPM montrent que la victimisation par les pairs à 5 ans prédit une augmentation des symptômes d'intériorisation à 7 ans. La santé mentale parentale à 3 et 5 ans prédit les symptômes à 5 et 7 ans, mais ces associations s'atténuent après ajustement des covariables. En revanche, les symptômes d'intériorisation à 14 ans prédisent des difficultés parentales à 17 ans. Les résultats soulignent l'importance de cibler la victimisation par les pairs dès le plus jeune âge pour prévenir les troubles internalisés.
Points clés
Les symptômes d'intériorisation chez les jeunes autistes entretiennent des relations bidirectionnelles avec la santé mentale parentale et la victimisation par les pairs.
La victimisation par les pairs à 5 ans prédit significativement une augmentation des symptômes d'intériorisation à 7 ans, même après ajustement des covariables.
La santé mentale parentale à 3 et 5 ans prédit les symptômes d'intériorisation à 5 et 7 ans, mais ces liens s'atténuent après contrôle des facteurs confondants.
Les symptômes d'intériorisation à 14 ans prédisent une détérioration de la santé mentale parentale à 17 ans.
Les résultats proviennent de la Millennium Cohort Study, une large cohorte longitudinale britannique.
Les mesures sont basées sur les rapports parentaux uniquement.
Implications cliniques
Les interventions précoces visant à réduire la victimisation par les pairs pourraient prévenir l'émergence de symptômes internalisés chez les jeunes autistes.
Le soutien à la santé mentale des parents d'enfants autistes est crucial, car les difficultés parentales peuvent influencer l'évolution des symptômes internalisés de l'enfant.
Les programmes de prévention devraient cibler les dynamiques sociales dès l'école maternelle, en particulier pour les enfants autistes vulnérables.
Les cliniciens doivent évaluer systématiquement la victimisation par les pairs et la santé mentale parentale lors du suivi des jeunes autistes.
Limites
Les mesures des symptômes d'intériorisation et de la victimisation par les pairs sont exclusivement basées sur les rapports parentaux, ce qui peut introduire un biais de perception.
L'échantillon est issu d'une cohorte générale, et les diagnostics d'autisme proviennent de déclarations parentales, non confirmés cliniquement.
Les tailles d'effet sont faibles après ajustement des covariables pour l'association avec la santé mentale parentale.
Les données longitudinales ne couvrent pas tous les âges de manière uniforme avec des écarts temporels variables.
ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette analyse secondaire de l'essai HEAL a mesuré des biomarqueurs sanguins chez 180 nouveau-nés atteints d'encéphalopathie hypoxique-ischémique modérée à sévère. Le biomarqueur Tau au deuxième jour de vie a montré une excellente valeur prédictive pour la paralysie cérébrale (AUC 0,902), équivalente à l'IRM détaillée. Pour le retard cognitif/langagier, Tau restait le meilleur prédicteur mais avec une AUC moindre (0,669). Cinq biomarqueurs (Tau, GFAP, VEGF, MIP-1b, IL-13) étaient significativement altérés dans le groupe paralysie cérébrale, tandis qu'un ensemble différent (Tau, UCH-L1, S100B, NSE) était associé au retard cognitif.
Points clés
Cinq biomarqueurs (Tau, GFAP, VEGF, MIP-1b, IL-13) sont significativement altérés chez les nouveau-nés développant une paralysie cérébrale après une encéphalopathie hypoxique-ischémique.
Le niveau de Tau au deuxième jour de vie prédit la paralysie cérébrale avec une AUC de 0,902, une sensibilité de 88% et une spécificité de 91%, comparable à l'IRM cérébrale.
Un panel différent de biomarqueurs (Tau, UCH-L1, S100B, NSE) est associé au retard cognitif/langagier, avec Tau au deuxième jour comme meilleur prédicteur (AUC 0,669).
Implications cliniques
Les biomarqueurs sanguins précoces, notamment Tau, pourraient permettre une identification rapide des nouveau-nés à risque de paralysie cérébrale, facilitant une intervention précoce.
Ces biomarqueurs pourraient compléter l'IRM, surtout lorsque l'imagerie n'est pas disponible ou réalisable précocement.
La prédiction du retard cognitif/langagier reste moins performante, suggérant la nécessité de biomarqueurs supplémentaires pour ce résultat.
Limites
Il s'agit d'une analyse secondaire d'un essai randomisé, avec un échantillon de taille modeste.
Les biomarqueurs n'ont pas encore été validés dans une pratique clinique de routine.
L'étude n'a pas évalué l'impact de ces biomarqueurs sur les décisions thérapeutiques ou les trajectoires développementales à long terme.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude explore les relations dynamiques entre symptômes dépressifs et fonction cognitive avant et après un diagnostic de cancer chez des adultes chinois d'âge moyen et âgés (CHARLS, vagues 1-5). L'analyse de réseau à panel croisé montre que l'espoir ('Hope') avant diagnostic prédit une meilleure mémoire ('Recall') après diagnostic (β=0,112). L'attention ('Attention') a la plus forte prédictibilité (0,797), tandis que le dessin ('Drawing') exerce la plus forte influence prédictive (1,333) sur les autres nœuds. Ces résultats identifient des cibles pour des interventions cliniques.
Points clés
L'étude utilise les données de CHARLS (vagues 1 à 5) pour analyser les relations entre symptômes dépressifs et cognition avant et après un diagnostic de cancer.
Un lien prédictif positif a été trouvé entre l'espoir (Hope) avant le diagnostic et la mémoire (Recall) après le diagnostic (β=0,112).
L'attention (Attention) présentait la plus forte prédictibilité (predictability=0,797) parmi tous les nœuds du réseau.
La tâche de dessin (Drawing) montrait la plus forte influence prédictive (influence=1,333) sur les autres symptômes.
L'analyse de réseau à panel croisé a permis d'identifier des cibles potentielles pour les interventions cliniques.
Implications cliniques
Les interventions visant à renforcer l'espoir avant un diagnostic de cancer pourraient améliorer les performances mnésiques post-diagnostic.
L'entraînement attentionnel pourrait être bénéfique pour les patients atteints de cancer présentant des symptômes dépressifs.
Les tâches de dessin pourraient servir d'indicateurs prédictifs pour l'évolution cognitive et émotionnelle après un diagnostic de cancer.
Les résultats suggèrent des cibles spécifiques pour des interventions psychologiques et neuropsychologiques personnalisées.
Limites
L'échantillon est limité à des adultes chinois d'âge moyen et âgés, ce qui limite la généralisation à d'autres populations.
Les mesures de cognition et de dépression reposent sur des questionnaires validés mais auto-rapportés (MMSE, CESD-10), pouvant introduire des biais.
La conception observationnelle ne permet pas d'établir une causalité ferme malgré l'analyse longitudinale.
L'absence d'informations sur les traitements du cancer (chimiothérapie, etc.) pourrait confondre les relations observées.
Les données manquantes dans les études longitudinales peuvent affecter la robustesse des résultats.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine comment l'engagement avec des souvenirs négatifs influence la fréquence des intrusions (Expérience 1) et la charge en mémoire de travail (Expérience 2) lors d'une intervention utilisant Tetris. Dans l'Expérience 1, 90 participants ont visionné un film traumatique et ont été assignés à une condition : Tetris sans rappel, Tetris avec rappel, ou contrôle. Le Tetris avec rappel a réduit davantage la vivacité et le caractère désagréable des souvenirs, mais la fréquence des intrusions ne différait pas entre les groupes. L'Expérience 2 (N=45) a montré que seul le rappel simultané et délibéré imposait une charge en mémoire de travail. Les résultats suggèrent que les mécanismes réduisant la vivacité des souvenirs ne se traduisent pas nécessairement par une diminution des intrusions.
Points clés
Le Tetris avec rappel mnésique délibéré réduit davantage la vivacité et le caractère désagréable des souvenirs que le Tetris sans rappel ou l'absence de tâche.
La fréquence des intrusions ne diffère pas significativement entre les conditions Tetris avec ou sans rappel, ni par rapport au contrôle.
Seul le rappel simultané et délibéré impose une charge significative en mémoire de travail, contrairement à une simple réactivation mnésique brève.
Les résultats soulignent que les réductions de vivacité et de caractère désagréable ne sont pas suffisantes pour moduler les intrusions.
Implications cliniques
L'utilisation de Tetris avec rappel délibéré pourrait être envisagée pour réduire la vivacité émotionnelle des souvenirs traumatiques, mais son efficacité sur les intrusions reste à démontrer.
Les cliniciens doivent être prudents avant d'adopter ces interventions en pratique, car les mécanismes sous-jacents ne sont pas entièrement élucidés.
Il est nécessaire de clarifier quels composants de l'intervention (type de rappel, charge cognitive) influencent réellement les symptômes intrusifs.
Limites
L'absence d'effet sur la fréquence des intrusions peut être due à des différences méthodologiques avec les études précédentes sur Tetris.
Les échantillons de taille modérée (N=90 et N=45) limitent la généralisation des résultats.
L'utilisation d'un film traumatique en laboratoire plutôt que de vrais traumatismes réduit la validité écologique.
Les mesures d'intrusion étaient auto-rapportées via un journal, ce qui peut introduire des biais de déclaration.
ModéréNiveau de preuveAutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude longitudinale a examiné l'errance (quitter un espace surveillé) chez 258 adolescents autistes suivis depuis la petite enfance. Les parents ont rapporté que 45% n'avaient jamais erré, 41% seulement dans la petite enfance, et 14% au moins une fois à l'adolescence (dont 9% aux deux périodes). Les problèmes de comportement externalisés dans l'enfance étaient associés à l'errance à tous les âges. Les adolescents qui erraient le faisaient surtout dans les lieux publics (58,3%). Les parents utilisaient le plus souvent des serrures/alarmes (30,6%) et rarement des dispositifs de localisation (8,3%). L'errance est moins fréquente à l'adolescence mais reste un problème de sécurité.
Points clés
45% des adolescents autistes n'ont jamais erré, 41% ont erré seulement dans la petite enfance, et 14% ont erré au moins une fois à l'adolescence.
Les comportements externalisés dans l'enfance (hyperactivité, etc.) étaient significativement associés à l'errance, que ce soit uniquement dans l'enfance ou également à l'adolescence.
Parmi les adolescents qui erraient, 58,3% le faisaient dans des espaces publics.
Les stratégies parentales les plus courantes étaient l'ajout de serrures/alarmes à domicile (30,6%) et le moins courant l'utilisation d'un dispositif de géolocalisation (8,3%).
Implications cliniques
Les cliniciens doivent évaluer systématiquement les antécédents d'errance chez les enfants autistes, même à l'adolescence, car elle persiste chez certains.
La présence de troubles du comportement externalisés dans l'enfance peut servir de signal d'alarme pour un risque d'errance à tout âge.
Il est important de discuter des stratégies de sécurité avec les familles, en particulier la prévention de l'errance dans les lieux publics et l'utilisation de dispositifs de localisation.
Des interventions adaptées aux adolescents sont nécessaires, car l'errance reste un problème de santé et de sécurité dans cette tranche d'âge.
Limites
Les données d'errance sont basées sur des rapports parentaux, pouvant introduire un biais de mémoire ou de désirabilité sociale.
L'échantillon provient d'une étude plus large (Study to Explore Early Development) et peut ne pas être représentatif de toute la population autiste.
La définition de l'errance était large et ne distinguait pas les contextes ou la fréquence précise.
Aucune donnée sur les interventions spécifiques ou leur efficacité n'a été collectée.
ModéréNiveau de preuveNeuronSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude montre que la fuite de la barrière hémato-encéphalique (BHE) liée à l'âge commence à l'âge mûr et est principalement due à une augmentation de la transcytose cavéolaire endothéliale, et non à une perturbation des jonctions serrées. Le facteur de croissance transformant (TGF)-β1, dont les niveaux augmentent avec l'âge, supprime la transcription de Mfsd2a via la signalisation Tgfbr2-Smad2/4 dans les cellules endothéliales microvasculaires cérébrales, favorisant ainsi la transcytose et la fuite de la BHE. La suppression de cavéoline-1, la restauration de Mfsd2a, ou l'inhibition de la signalisation TGF-β réduisent la fuite de la BHE et atténuent le dysfonctionnement neurologique chez la souris âgée. Ces résultats identifient un mécanisme central de la rupture de la BHE liée à l'âge et des cibles thérapeutiques potentielles pour préserver la santé cérébrale dans les troubles neurovasculaires liés à l'âge.
Points clés
La fuite de la BHE au cours du vieillissement est principalement due à une augmentation de la transcytose cavéolaire endothéliale, et non à une altération des jonctions serrées.
Le TGF-β1, d'origine cérébrale et systémique, augmente avec l'âge et réprime l'expression de Mfsd2a via la voie Tgfbr2-Smad2/4.
La réduction de l'expression de cavéoline-1 ou la restauration de Mfsd2a diminuent la formation de vésicules endothéliales et la fuite de la BHE chez la souris âgée.
L'invalidation spécifique de Tgfbr2 dans les cellules endothéliales ou l'inhibition pharmacologique de la signalisation TGF-β réduisent la transcytose, la fuite de la BHE et le dysfonctionnement neurologique.
Implications cliniques
Cibler la signalisation TGF-β pourrait préserver l'intégrité de la BHE et la santé cérébrale au cours du vieillissement.
Ces résultats ouvrent la voie à des stratégies thérapeutiques pour les maladies neurovasculaires et neurodégénératives liées à l'âge.
La compréhension de ce mécanisme pourrait modifier les approches diagnostiques et thérapeutiques de la fuite de la BHE.
Limites
L'étude a été réalisée chez la souris
la validation translationnelle chez l'humain est nécessaire.
L'inhibition systémique du TGF-β pourrait entraîner des effets secondaires non spécifiques.
Les effets à long terme de la modulation de la transcytose cavéolaire ne sont pas encore connus.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude transversale a évalué l'adhésion au suivi et au traitement chez 134 adultes atteints de phénylcétonurie (PCU) suivis à Istanbul. Les résultats montrent que les patients atteints de PCU classique ont un meilleur suivi que ceux atteints de PCU modérée, et que l'autogestion du régime alimentaire est associée à un succès plus élevé. Aucun lien significatif n'a été trouvé avec les scores de TDAH, mais une corrélation négative a été observée avec la qualité de vie liée à la charge du régime.
Points clés
Les patients avec PCU classique présentent un meilleur suivi que ceux avec PCU modérée.
L'autogestion du régime alimentaire est significativement associée à un meilleur succès de suivi et de traitement.
Les scores de TDAH ne sont pas associés au succès du suivi ou du traitement.
Une corrélation négative significative existe entre le succès du traitement et les sous-domaines de qualité de vie liés à la gestion du régime et au fardeau quotidien.
Aucune association significative n'a été trouvée avec l'âge au diagnostic, le lieu de résidence, le statut professionnel ou l'éducation familiale.
Implications cliniques
Promouvoir l'autogestion diététique chez les adultes atteints de PCU pourrait améliorer l'adhésion au traitement.
Il est nécessaire de réduire le fardeau quotidien lié à la diète pour améliorer la qualité de vie et le suivi.
Les cliniciens doivent sensibiliser les patients aux options thérapeutiques et faciliter la mise en œuvre du régime.
Le dépistage des symptômes de TDAH n'est pas un facteur déterminant dans cette population, mais une évaluation globale reste importante.
Limites
Étude transversale monocentrique, limitant la généralisation des résultats.
Données collectées par questionnaires auto-rapportés et dossiers médicaux rétrospectifs, pouvant introduire des biais de mémoire et de désirabilité sociale.
Taux de participation de 67,7 % (134/198), avec un possible biais de sélection.
Mesure unique du succès basée sur la fréquence de surveillance de la phénylalanine et les résultats dans la cible, sans suivi longitudinal.
Absence d'évaluation objective de l'adhésion diététique (ex. : journaux alimentaires).
ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude rétrospective longitudinale a analysé 9 000 consultations de neurologie pédiatrique dans un centre tertiaire du système de santé unifié brésilien (SUS) entre 2014 et 2024. L'épilepsie était le diagnostic le plus fréquent (32,7 %), suivie de la paralysie cérébrale (15,8 %) et du trouble du spectre autistique (TSA ; 11,0 %). La proportion de TSA a augmenté de 3,9 % en 2014 à 21,6 % en 2024, tandis que l'épilepsie a diminué de 39,3 % à 25,2 %. Le TSA présentait la plus forte augmentation des odds de diagnostic (OR 1,18 [1,16-1,21] ; p<0,001). Un chevauchement diagnostique a été observé chez 27,1 % des patients. Les résultats suggèrent un changement dans la composition des références, avec une augmentation marquée des références pour TSA avant la pandémie, stabilisée à un niveau élevé.
Points clés
Le TSA est passé de 3,9 % à 21,6 % des consultations en neurologie pédiatrique entre 2014 et 2024 dans un centre tertiaire brésilien.
L'épilepsie a diminué de 39,3 % à 25,2 % sur la même période.
Le sexe masculin était associé à des odds plus élevés de TSA (OR 1,59) et de TDAH (OR 2,13).
Un chevauchement diagnostique a été observé chez 27,1 % des patients.
Les références pour TSA ont augmenté avant la pandémie puis se sont stabilisées à un niveau élevé.
Implications cliniques
Les neurologues pédiatriques doivent s'attendre à une proportion croissante de consultations pour TSA, nécessitant une expertise en neurodéveloppement.
Le chevauchement diagnostique souligne l'importance d'évaluations multidisciplinaires pour distinguer et co-gerer les comorbidités.
Les tendances observées peuvent guider l'allocation des ressources et la formation des professionnels dans les systèmes de santé publique similaires.
L'augmentation du TSA avant la pandémie suggère des facteurs autres que l'accès aux soins, comme une meilleure sensibilisation ou des changements épidémiologiques.
Limites
Étude monocentrique dans un centre tertiaire brésilien, limitant la généralisabilité à d'autres contextes.
Les données proviennent de dossiers médicaux avec des biais de codage potentiels.
Absence de données sur les patients non référés ou vus en soins primaires.
Période incluant la pandémie de COVID-19, ce qui a pu influencer les schémas de référence de manière non contrôlée.
L'étude ne distingue pas les changements dans la prévalence réelle des changements dans les pratiques de référence.
ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude cas-témoins a évalué la sévérité et la prévalence des symptômes de TOC, TDAH et TSA chez des enfants consultant pour céphalées comparés à des témoins scolaires. 343 patients (5-19 ans) et 130 témoins (6-19 ans) ont été inclus. Les patients présentaient des symptômes plus sévères de TOC, TDAH et TSA que les témoins sans céphalées. Les témoins avec céphalées (CH+) avaient des symptômes de TOC et TDAH plus sévères que les patients. Les prévalences de diagnostics de recherche étaient élevées : TOC 20,8% patients, 27,8% CH+, 1,7% CH- ; TDAH 17,3%, 18,8%, 7,0% ; TSA 10,1%, 4,4%, 1,8%. Conclusion : les céphalées chez les jeunes sont liées à des symptômes psychiatriques, d'où l'importance d'un dépistage systématique.
Points clés
Les patients consultant pour céphalées présentent des symptômes plus sévères de TOC, TDAH et TSA que les témoins sans céphalées.
Les témoins avec céphalées (CH+) ont des symptômes de TOC et TDAH plus sévères que les patients eux-mêmes.
Les prévalences de diagnostics de recherche pour TOC, TDAH et TSA sont élevées dans les groupes avec céphalées.
La présence de céphalées, même en dehors d'un contexte clinique, est associée à des symptômes psychiatriques.
Implications cliniques
Un dépistage systématique des troubles psychiatriques (TOC, TDAH, TSA) est recommandé chez les enfants et adolescents consultant pour céphalées.
Les cliniciens doivent évaluer les comorbidités psychiatriques dans la population pédiatrique souffrant de céphalées, y compris celles non adressées en clinique.
Une approche intégrée de la santé mentale et neurologique est nécessaire dans le suivi des céphalées infantiles.
Limites
Les prévalences de 'diagnostics de recherche' basées sur des scores seuils ne correspondent pas à des diagnostics cliniques formels.
L'absence de confirmation diagnostique par entrevue clinique limite la validité des prévalences rapportées.
L'échantillon de témoins est plus petit que le groupe de patients, ce qui peut réduire la puissance statistique.
Les données proviennent d'une seule clinique de céphalées, limitant la généralisabilité.
ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude évalue les propriétés psychométriques de la version courte du Pediatric Inventory for Parents (PIP-SF) chez 363 mères d'enfants autistes. Les résultats montrent une bonne à excellente cohérence interne, une validité convergente et discriminante, et une structure unidimensionnelle. Les scores sont plus élevés chez les mères d'enfants avec des caractéristiques autistiques plus marquées. L'étude fournit des preuves préliminaires de la validité et de la fiabilité du PIP-SF dans cette population.
Points clés
Le PIP-SF présente une bonne à excellente cohérence interne chez les mères d'enfants autistes.
Des corrélations positives significatives avec le stress général et l'anxiété soutiennent la validité convergente.
L'absence de corrélation significative avec une mesure de gratitude soutient la validité discriminante.
Les scores PIP-SF sont plus élevés chez les mères d'enfants avec des caractéristiques autistiques plus sévères.
Un modèle unidimensionnel s'ajuste bien aux données pour les deux échelles (fréquence et difficulté).
Implications cliniques
Le PIP-SF peut être utilisé en clinique pour évaluer le stress spécifique des aidants d'enfants autistes.
L'outil permet d'identifier les mères nécessitant un soutien psychologique ciblé en fonction du niveau de stress.
Les cliniciens peuvent intégrer le PIP-SF dans le suivi des familles pour adapter les interventions de soutien.
La structure unidimensionnelle facilite l'interprétation des scores en pratique courante.
Limites
L'échantillon est limité aux mères, excluant les pères et autres aidants.
L'étude est transversale, ne permettant pas d'évaluer la sensibilité au changement.
La généralisabilité est restreinte en raison d'un échantillon national non représentatif de la diversité ethnique ou socioéconomique.
Les données reposent uniquement sur des auto-questionnaires, pouvant introduire un biais de déclaration.
Il s'agit de résultats préliminaires nécessitant des réplications longitudinales.
ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine les différences entre sexes dans la psychopathologie et les performances neurocognitives chez 218 jeunes atteints de TSA (QI>70, âge moyen 12,3 ans) et 872 témoins non autistes issus d'un échantillon communautaire américain. Les résultats montrent que les garçons avec TSA présentent davantage de symptômes de peur et d'humeur que les filles, et que les deux sexes ont des performances réduites en cognition sociale, mais les garçons montrent des difficultés plus importantes en cognition non sociale. Ces différences sexuelles soulignent l'importance de considérer le sexe dans l'évaluation et la prise en charge des TSA à l'adolescence.
Points clés
Les garçons avec TSA présentent des symptômes de peur et d'humeur plus prononcés que les filles avec TSA.
Les performances en cognition sociale sont réduites chez les adolescents TSA des deux sexes par rapport aux témoins.
Les garçons avec TSA montrent des difficultés plus grandes en cognition non sociale que les filles avec TSA.
Les différences entre sexes dans les associations entre TSA et psychopathologie sont significatives à l'adolescence.
Implications cliniques
Les cliniciens doivent évaluer les symptômes de peur et d'humeur différemment selon le sexe chez les adolescents TSA.
Les interventions cognitives pour les TSA devraient tenir compte des profils sexe-spécifiques, notamment en cognition non sociale pour les garçons.
Le diagnostic et le traitement des TSA doivent intégrer une perspective de genre pour améliorer la précision clinique.
Limites
L'échantillon provient d'une seule région des États-Unis, limitant la généralisation.
Seuls les jeunes avec QI>70 sont inclus, excluant les TSA avec déficience intellectuelle.
Les mesures de psychopathologie et neurocognition sont issues de tests standardisés qui peuvent ne pas capturer toute la diversité des manifestations.
La taille de l'échantillon féminin est relativement petite (47 filles), ce qui réduit la puissance statistique.
ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Les personnes atteintes du syndrome de Down (DS) et du trouble du spectre autistique (TSA) rencontrent souvent des difficultés pour maintenir une hygiène bucco-dentaire adéquate en raison de limitations motrices, sensorielles et comportementales. Cette étude a évalué l'efficacité de brosses à dents à manche personnalisé par rapport aux brosses conventionnelles pour réduire la plaque dentaire chez 28 participants (DS ou TSA) lors d'un essai clinique non randomisé sur trois semaines. Les deux types de brosses ont réduit la plaque, mais aucune différence significative n'a été observée entre eux. Les brosses personnalisées peuvent servir d'outil de soutien, surtout avec supervision et aide des aidants.
Points clés
Les brosses à dents personnalisées et conventionnelles réduisent toutes deux la plaque dentaire chez les personnes avec DS et TSA.
Aucune différence statistiquement significative n'a été constatée entre les deux types de brosses à aucun moment de l'évaluation.
L'étude inclut 28 participants avec un diagnostic de DS ou de TSA, suivis pendant trois semaines.
Les brosses personnalisées peuvent être un outil d'appoint pour l'hygiène bucco-dentaire, en combinaison avec une supervision et l'aide des aidants.
Implications cliniques
Les cliniciens travaillant avec des patients TSA ou DS peuvent recommander des brosses à manche personnalisé comme option de soutien, sans garantie de supériorité.
L'importance de la supervision et de l'aide des aidants est soulignée pour améliorer l'efficacité du brossage.
Cette étude encourage l'adaptation des outils d'hygiène pour répondre aux besoins spécifiques des personnes avec troubles neurodéveloppementaux.
Limites
Petite taille d'échantillon (n=28) limitant la généralisabilité des résultats.
Essai non randomisé, ce qui introduit un risque de biais de sélection.
Durée de suivi courte (trois semaines) ne permettant pas d'évaluer les effets à long terme.
Absence d'aveugle pour les évaluateurs et les participants, pouvant influencer les mesures.
Évaluation uniquement de la plaque dentaire, sans mesure de la santé gingivale ou d'autres critères cliniques.
ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine comment l'affect négatif influence la reconnaissance (devenant plus prudente, meilleure discrimination) et l'inférence (sur-généralisation des attributs passés) dans différents contextes affectifs. En utilisant un design symétrique avec des contextes positif, neutre et négatif, et deux séquences de tâches (inférence-reconnaissance et reconnaissance-inférence) sous pression temporelle, les résultats montrent une interaction bidirectionnelle complexe entre ces processus.
Points clés
L'affect négatif augmente la prudence dans la reconnaissance, améliorant la discrimination.
L'affect négatif conduit à une sur-généralisation des attributs passés dans l'inférence.
L'ordre des tâches (inférence-reconnaissance vs reconnaissance-inférence) module l'effet de l'affect négatif.
Il existe une interaction bidirectionnelle complexe entre reconnaissance et inférence.
Implications cliniques
Peut éclairer les mécanismes de biais cognitifs dans les troubles de l'humeur.
Pourrait aider à comprendre les difficultés de prise de décision sous stress chez les personnes à haut potentiel.
Les résultats pourraient informer les interventions visant à réduire les biais d'inférence négative.
Limites
L'utilisation de contextes affectifs artificiels limite la généralisation écologique.
La population étudiée n'est pas précisée dans le résumé.
Les effets à long terme ou sur des populations cliniques ne sont pas évalués.
La conception symétrique peut ne pas capturer toute la complexité réelle.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude qualitative multicentrique explore ce que constitue une « bonne mort » du point de vue des personnes vivant avec la maladie de Parkinson (PLwPD). Trente entretiens semi-structurés ont été analysés par analyse thématique inductive. Deux thèmes principaux ont émergé : les peurs (handicap, douleur, honte, fardeau, abandon) et le coping (se sentir bien soigné, trouver des opportunités de joie, recourir à la religiosité/spiritualité). Les résultats suggèrent que les soins palliatifs doivent aborder ces peurs et renforcer les dimensions du coping, notamment le soutien spirituel et la relation de soin.
Points clés
Les peurs rapportées incluent le handicap, la douleur, la honte, la peur d'être un fardeau et l'abandon.
Le coping comprend le sentiment d'être valorisé, une communication honnête, et un traitement avec amour et bienveillance.
La religiosité/spiritualité joue un rôle clé dans la régulation émotionnelle et l'acceptation de la mort.
Les participants recherchent activement des opportunités de joie malgré la progression de la maladie.
Implications cliniques
Les soins palliatifs pour la maladie de Parkinson doivent intégrer des approches personnalisées ciblant les peurs spécifiques.
Il est crucial de renforcer les dimensions du coping en favorisant les opportunités de joie et en soutenant la spiritualité.
L'expérience relationnelle de se sentir bien soigné doit être au cœur des interventions de fin de vie.
Une communication claire et honnête ainsi que des soins empreints de bienveillance améliorent la qualité de la mort et de la vie.
Limites
Étude qualitative transversale avec un échantillon de 30 participants, limitant la généralisation.
Recrutement par échantillonnage raisonné dans quatre cliniques ambulatoires, pouvant introduire un biais de sélection.
Les données reposent sur des déclarations rétrospectives subjectives concernant la fin de vie anticipée.
La diversité de l'échantillon en termes de race, genre et religion peut ne pas représenter toutes les populations.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine si le traitement visuel est supprimé lors des déplacements d'attention, à l'instar de la suppression sacadique lors des mouvements oculaires. En utilisant la pupillométrie et la magnétoencéphalographie (MEG), les chercheurs ont observé une sensibilité visuelle réduite pendant les déplacements d'attention dans un paradigme d'oscillation attentionnelle. Cette suppression n'était pas due aux microsaccades et était absente lors d'un échantillonnage attentionnel rythmique sans déplacement spatial. Les données MEG ont montré une suppression plus prononcée dans les canaux pariétaux, à un stade tardif (150-200 ms) du traitement visuel, suggérant un mécanisme neuronal distinct de la suppression sacadique. Les résultats indiquent que des mécanismes de suppression opèrent non seulement lors de mouvements des capteurs, mais aussi lors d'états transitionnels d'allocation des ressources cognitives, contribuant ainsi à la stabilité du traitement visuel.
Points clés
La sensibilité visuelle est réduite lors des déplacements d'attention, similaire à la suppression sacadique.
La suppression attentionnelle n'est pas due aux microsaccades et est absente sans déplacement spatial.
L'effet est plus fort dans les régions pariétales et survient à un stade tardif (150-200 ms) du traitement visuel.
Un mécanisme distinct de la suppression sacadique est suggéré.
Implications cliniques
Les résultats pourraient éclairer les mécanismes attentionnels dans les troubles où l'instabilité perceptive est présente (ex. TDAH, schizophrénie).
La compréhension de la suppression attentionnelle peut aider à développer des interventions pour améliorer la stabilité perceptive chez les patients.
Limites
L'étude se limite à la modalité visuelle et à un paradigme d'oscillation attentionnelle spécifique.
Les implications cliniques restent spéculatives, car l'étude est réalisée sur des participants sains en laboratoire.
La généralisabilité à d'autres contextes attentionnels et populations cliniques n'est pas évaluée.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine l'impact des orientations de la tête (flexion, extension, rotation) sur la marche et l'équilibre en réalité virtuelle chez 13 adultes sains. Les tâches motrices-vestibulaires (MV) et motrices-vestibulaires-cognitives (MVC) ont été testées. Les résultats montrent que l'extension, la rotation et les tâches allocentriques réduisent la vitesse de marche et la stabilité, et que les tâches MVC augmentent le coût double-tâche. Implications pour l'évaluation de la marche et l'entraînement en double-tâche chez les personnes avec troubles moteurs ou cognitifs.
Points clés
L'orientation de la tête en extension, rotation et tâche allocentrique réduit la vitesse de marche et la stabilité.
Les tâches motrices-vestibulaires-cognitives augmentent le coût double-tâche moteur par rapport aux tâches motrices-vestibulaires seules.
Le Trail Making Test a montré un coût double-tâche cognitif significativement plus élevé que les autres tâches cognitives.
La réalité virtuelle immersive permet de quantifier les adaptations de la marche sous contraintes d'orientation de la tête.
Implications cliniques
Ce paradigme pourrait améliorer l'évaluation de la marche chez les patients présentant des troubles moteurs ou cognitifs.
Il pourrait servir à développer des programmes d'entraînement en double-tâche pour la rééducation.
Les résultats suggèrent que certaines orientations de tête (extension, rotation) sont plus perturbatrices, ce qui peut guider les interventions.
Limites
Échantillon de petite taille (13 adultes sains).
Participants sains uniquement, limitant la généralisation aux populations cliniques.
Conditions de laboratoire avec réalité virtuelle pouvant ne pas refléter la marche réelle.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude a examiné les voies indirectes entre les sous-types de maltraitance infantile et l'impulsivité via l'épaisseur corticale et les traits de personnalité chez 61 adultes sains (dont 59 avec IRM 3T) et dans une cohorte de troubles affectifs. Les résultats montrent que les associations sont principalement indirectes via les traits de personnalité (névrosisme, agréabilité, conscience), avec une contribution de l'épaisseur corticale dans le cortex cingulaire antérieur et les régions orbitofrontales ventromédiales. Les résultats dans la cohorte clinique sont exploratoires et montrent une implication corticale différente.
Points clés
Les sous-types de maltraitance (négligence physique, émotionnelle) sont associés à l'impulsivité via des traits de personnalité spécifiques.
L'épaisseur corticale dans le cortex cingulaire antérieur et les régions orbitofrontales contribue à ces associations.
Les résultats sont partiellement retrouvés dans une cohorte de troubles affectifs, avec des différences dans les régions corticales impliquées.
Les associations sont principalement indirectes, soulignant le rôle médiateur de la personnalité.
Implications cliniques
L'évaluation des traits de personnalité (névrosisme, agréabilité, conscience) pourrait aider à identifier les risques d'impulsivité chez les personnes ayant subi une maltraitance infantile.
Les interventions psychologiques ciblant les traits de personnalité pourraient réduire l'impulsivité liée à la maltraitance.
L'imagerie cérébrale pourrait fournir des biomarqueurs pour objectiver les mécanismes neurobiologiques sous-jacents.
Limites
Échantillon de taille modeste (N=61 sains, N=59 avec IRM), limitant la généralisabilité.
Les résultats sont corrélationnels et ne permettent pas d'inférer une causalité.
La cohorte clinique est exploratoire, nécessitant des réplications.
Utilisation de questionnaires auto-rapportés pour la maltraitance, pouvant introduire des biais de mémoire.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine si les changements cognitifs sur neuf ans sont associés à des changements dans les événements quotidiens. 988 adultes de l'étude Midlife in the United States (âge moyen 53,7 ans) ont été évalués sur le fonctionnement exécutif et la mémoire épisodique, ainsi que sur les événements quotidiens (positifs et stresseurs) à deux vagues espacées de neuf ans. Les résultats montrent un déclin moyen du fonctionnement exécutif, mais la mémoire épisodique ne décline que chez les plus âgés. Les événements positifs augmentent tandis que les stresseurs diminuent légèrement. Il existe une association positive entre les changements d'événements positifs et de stresseurs. Cependant, les changements cognitifs ne sont pas liés aux changements dans les événements quotidiens, suggérant que le vieillissement cognitif normatif est largement découplé des changements dans la fréquence des événements affectifs quotidiens.
Points clés
Le fonctionnement exécutif décline en moyenne sur neuf ans dans l'ensemble de l'échantillon.
La mémoire épisodique ne décline que chez les participants plus âgés.
Les événements positifs augmentent et les stresseurs diminuent légèrement au cours du suivi.
Les changements dans les événements positifs et les stresseurs sont positivement corrélés.
Aucune association n'est trouvée entre les changements cognitifs et les changements dans les événements quotidiens.
Implications cliniques
Le vieillissement cognitif normatif peut ne pas affecter directement l'engagement dans les activités quotidiennes.
L'augmentation des événements positifs pourrait coexister avec une augmentation des stresseurs, suggérant un mécanisme commun.
Les interventions visant à maintenir la cognition pourraient ne pas avoir d'impact sur le vécu quotidien d'événements affectifs.
Limites
Échantillon populationnel américain, généralisabilité limitée.
Mesure des événements quotidiens par auto-déclaration.
Deux vagues seulement, ne permettant pas d'analyser les trajectoires non linéaires.
Absence de données sur la nature des événements (qualitatif).
ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Une étude Delphi modifiée avec plus de 70 participants (chercheurs, soignants, personnes autistes, cliniciens) a permis d'établir une définition consensuelle de l'autisme profond pour la recherche : fonctionnement adaptatif très inférieur à l'âge, besoin de supervision adulte pour la sécurité, âge ≥8 ans, diagnostic de TSA, et QI <50 et/ou communication verbale limitée à des mots isolés. Cette définition vise à améliorer la comparabilité des études et à mieux cibler les interventions pour ce groupe à besoins élevés.
Points clés
La majorité des recherches et représentations culturelles récentes sur l'autisme se concentrent sur les personnes autistes avec de bonnes capacités langagières et cognitives.
Le terme 'autisme profond' a été proposé en 2021 par une commission Lancet pour attirer l'attention sur les personnes nécessitant une surveillance constante.
Une étude Delphi avec 76% d'accord après deux tours a abouti à une définition incluant un âge minimum de 8 ans, un QI <50, et/ou une communication verbale très limitée.
L'adoption de cette définition pourrait améliorer la comparabilité des recherches et l'impact des résultats pour ce groupe à haut besoins.
Implications cliniques
Cette définition permettra de mieux identifier et caractériser les personnes autistes ayant des besoins de soutien très élevés, facilitant l'accès à des interventions et services adaptés.
Les cliniciens pourront utiliser ces critères pour orienter les évaluations et les prises en charge vers des approches ciblant les déficits adaptatifs et la sécurité.
La standardisation de la définition favorisera la production de données plus homogènes, essentielles pour élaborer des recommandations cliniques fondées sur des preuves.
Limites
La participation était majoritairement américaine (58% de taux de réponse final, 78 participants), limitant la représentativité internationale.
Les variations d'accès aux outils de mesure et aux services dans le monde restreignent l'utilité de cette définition en dehors du cadre de recherche.
La définition ne repose pas sur des données objectives mais sur un consensus d'experts, ce qui peut introduire des biais.
ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude transversale compare la qualité de vie liée à la santé (HRQoL) de trois groupes d'adolescents et jeunes adultes chiliens (16-39 ans) : autistes (n=102), avec troubles mentaux (n=464), et sans autisme ni troubles mentaux (n=478). Les participants autistes rapportent davantage de problèmes de mobilité, soins personnels, activités habituelles et douleur/inconfort que les deux autres groupes. Le groupe avec troubles mentaux présente plus d'anxiété/dépression. L'indice HRQoL moyen est significativement plus bas chez les autistes (72,3) et ceux avec troubles mentaux (69,8) par rapport au groupe sans troubles (84,8). Les différences ajustées sont de -6,53 pour l'autisme et -9,63 pour les troubles mentaux. Ces résultats soulignent le besoin d'interventions adaptées au contexte chilien.
Points clés
Les adolescents et jeunes adultes autistes au Chili présentent une HRQoL plus faible que leurs pairs sans autisme ni troubles mentaux, et similaire à ceux avec troubles mentaux mais avec des profils de déficience distincts.
Les problèmes de mobilité, soins personnels et activités habituelles sont plus fréquents chez les autistes (9,8%, 7,8%, 28,4%) que chez les participants avec troubles mentaux (4,3%, 1,7%, 18,1%) et ceux sans trouble (2,3%, 0,6%, 3,1%).
La douleur/inconfort touche 53,9% des autistes contre 50,2% des troubles mentaux et 27,8% des sans trouble.
L'anxiété/dépression est plus élevée chez les participants avec troubles mentaux (81,2%) que chez les autistes (56,9%) et les sans trouble (49,3%).
Les différences ajustées de HRQoL sont de -6,53 pour l'autisme et -9,63 pour les troubles mentaux par rapport au groupe sans trouble.
Implications cliniques
Les cliniciens devraient évaluer systématiquement la HRQoL chez les adolescents et jeunes adultes autistes, en portant une attention particulière aux domaines de mobilité, soins personnels et douleur.
Les interventions ciblant la HRQoL des personnes autistes devraient être adaptées au contexte socioculturel chilien et tenir compte des comorbidités physiques et émotionnelles.
La comparaison avec des pairs ayant des troubles mentaux suggère des besoins spécifiques qui pourraient nécessiter des approches thérapeutiques différenciées.
L'étude souligne l'importance de développer des programmes de soutien inclusifs qui améliorent la qualité de vie globale des autistes en Amérique latine.
Limites
Le design transversal ne permet pas d'établir des relations causales entre les facteurs associés et la HRQoL.
L'échantillon provient uniquement du Chili, limitant la généralisabilité à d'autres pays latino-américains ou contextes culturels.
La HRQoL est évaluée par auto-évaluation (EuroQol-5D-3L), ce qui peut introduire un biais de déclaration.
Les groupes ne sont pas appariés sur toutes les variables sociodémographiques potentielles, malgré les ajustements multivariés.
ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude a examiné si les indices rapportés par les aidants dans les domaines moteur et social/communication/cognition pendant la petite enfance peuvent prédire la probabilité de trouble du spectre autistique (TSA) à 18 mois, mesurée par la Modified Checklist for Autism in Toddlers, Revised with Follow-Up (M-CHAT-R/F). Les participants comprenaient 415 dyades aidant-enfant (45% de filles ; 170 prématurés) de l'étude longitudinale PediaTrac™ v3.0, suivis de la naissance à 18 mois. Les traits latents transversaux des capacités motrices (MOT) et sociales/communication/cognition (SCG) à 9 et 12 mois, ainsi que les paramètres de trajectoire longitudinale de la naissance à 12 mois, ont servi de variables prédictives. Les trajectoires longitudinales expliquaient une plus grande variance des scores M-CHAT-R/F que les mesures transversales. Des pentes développementales plus faibles en MOT et SCG prédisaient des scores de probabilité d'autisme plus élevés à 18 mois, et un désavantage socioéconomique du voisinage était le prédicteur le plus robuste. Ces résultats soutiennent la validité de PediaTrac comme mesure rapportée par les aidants pour identifier les profils développementaux précoces liés à l'autisme.
Points clés
Les trajectoires longitudinales de la naissance à 12 mois sont de meilleurs prédicteurs des scores M-CHAT-R/F à 18 mois que les mesures transversales à 9 ou 12 mois.
Des pentes développementales plus faibles dans les domaines moteur et social/communication/cognition prédisent une probabilité plus élevée d'autisme.
Le désavantage socioéconomique du voisinage est le prédicteur le plus robuste de la probabilité ultérieure de TSA parmi les variables étudiées.
L'étude valide l'utilisation de PediaTrac comme outil de repérage précoce des patterns développementaux associés à l'autisme.
Implications cliniques
Le dépistage précoce des TSA devrait intégrer des trajectoires développementales longitudinales plutôt que des évaluations ponctuelles.
La prise en compte du contexte socioéconomique (ex. indice de défavorisation) pourrait améliorer la détection précoce des risques de TSA.
Les mesures rapportées par les aidants comme PediaTrac peuvent être utilisées pour identifier les nourrissons à risque et guider les interventions précoces.
Limites
Limitations non détaillées dans le résumé
possibles biais liés à la composition de l'échantillon (45% filles, 170 prématurés).
Dépendance aux rapports des aidants, sujette à des biais de déclaration.
Utilisation du M-CHAT-R/F comme mesure de résultat, non d'un diagnostic clinique confirmé.
Accès restreint au résumé uniquement, limitant l'évaluation complète de la méthodologie.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude par méthodes mixtes identifie les déterminants de l'équité et propose des stratégies concrètes pour concevoir des aides à la décision pour patients basées sur l'IA (AI-PDA) destinées aux personnes âgées atteintes de maladies chroniques. À partir d'entretiens avec des patients, soignants et étudiants en médecine, et d'une revue de revues, cinq recommandations sont formulées : co-conception avec les utilisateurs, conception centrée sur les relations, mobilisation des ressources communautaires, gouvernance inclusive de l'IA et équité algorithmique. Les résultats soulignent le rôle médiateur du contexte de soins et la nécessité d'une collaboration interdisciplinaire.
Points clés
Cinq recommandations pour des AI-PDA équitables ont été élaborées à partir de l'intégration de perspectives de parties prenantes et de données probantes.
Les déterminants de l'équité couvrent les niveaux individuel, interpersonnel, communautaire et sociétal, en particulier les préoccupations d'équité algorithmique.
Les contextes de soins de santé peuvent soit soutenir soit contraindre la participation équitable aux soins basée sur l'IA.
La co-conception avec les utilisateurs finaux est essentielle pour répondre aux besoins spécifiques des personnes âgées atteintes de maladies chroniques.
Les travaux futurs doivent se concentrer sur des prototypes co-conçus, des tests en conditions réelles et des résultats mesurables d'équité.
Implications cliniques
Les cliniciens doivent être conscients que l'équité numérique est un déterminant de l'efficacité des aides à la décision pour les patients âgés.
Les professionnels de santé sont invités à intégrer des principes de conception centrée sur la relation dans l'utilisation d'outils numériques.
La gouvernance de l'IA dans les soins doit inclure des mécanismes d'équité algorithmique pour éviter les biais dans les recommandations.
Les ressources communautaires doivent être mobilisées pour soutenir l'accès et l'utilisation des AI-PDA par les personnes âgées.
Les équipes interdisciplinaires (médecine, santé publique, informatique) sont nécessaires pour aligner innovation et équité.
Limites
L'échantillon se limite à 33 parties prenantes dans un seul contexte géographique et médical.
La revue de revues peut omettre des études récentes non incluses dans les synthèses.
Les recommandations n'ont pas encore été testées empiriquement dans des prototypes ou en conditions réelles.
L'étude n'aborde pas spécifiquement les populations âgées avec des troubles cognitifs, ce qui limite la généralisation en neuropsychologie.
L'intégration de l'équité algorithmique reste conceptuelle et nécessite des opérationnalisations techniques.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Étude prospective multicentrique (2018-2024) incluant 134 patients de 5 à 17 ans avec traumatisme extracrânien sévère (ISS >8), comparant ceux avec et sans traumatisme crânien léger (TCL, GCS 13-15). Les symptômes post-commotionnels (PCS) et la qualité de vie (QOL) ont été évalués à 1 semaine, 3 semaines et 3 mois. Les adolescents avec TCL présentaient des scores PCS significativement plus élevés aux deux premiers temps. Plus de 25 % des deux groupes avaient des symptômes persistants à 3 mois, avec un impact négatif sur la QOL. Les patients avec TCL ont un fardeau symptomatique plus important et une symptomatologie unique, justifiant une attention particulière au diagnostic et au traitement du TCL.
Points clés
Les adolescents avec TCL ont des scores de symptômes post-commotionnels significativement plus élevés à 1 et 3 semaines post-traumatisme.
Plus de 25 % des patients des deux groupes (avec et sans TCL) présentent encore des symptômes à 3 mois.
Le fardeau des symptômes post-commotionnels impacte négativement la qualité de vie.
Les patients avec TCL ont une symptomatologie unique par rapport à ceux sans TCL.
L'attrition a compromis la puissance statistique de l'étude.
Implications cliniques
Il est important de diagnostiquer et traiter spécifiquement le TCL chez les enfants et adolescents ayant subi un traumatisme extracrânien modéré à sévère.
Un suivi prolongé au-delà de 3 mois est nécessaire car les symptômes persistent souvent.
Une guidance anticipatoire et un soutien doivent être proposés à tous les patients pédiatriques traumatisés, même sans TCL.
Limites
L'attrition a réduit la puissance statistique, limitant la généralisabilité des résultats.
Échantillon modeste de 134 patients, ce qui peut affecter la robustesse des analyses.
Score ISS >8 exclut les traumatismes plus légers, limitant la comparabilité.
Étude observationnelle sans randomisation, possible biais de sélection.
Absence de données objectives (biomarqueurs, imagerie) pour confirmer le diagnostic de TCL.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude a analysé des trios génotypés (enfant, mère, père) de la cohorte norvégienne MoBa (12 374 trios à 5 ans, 12 714 à 8 ans) pour estimer les effets génétiques directs et indirects sur les traits de TDAH chez l'enfant. À 5 ans, des effets indirects maternels ont été observés mais les comparaisons de modèles n'ont pas soutenu leur présence. À 8 ans, des effets directs et indirects maternels ont été estimés avec de grandes incertitudes. Globalement, aucune preuve claire d'effets génétiques indirects sur les scores totaux de TDAH n'a été trouvée.
Points clés
L'étude a utilisé des données de trios (enfant, mère, père) de la cohorte norvégienne MoBa.
Des effets génétiques indirects maternels sur les traits de TDAH ont été observés à l'âge de 5 ans, mais les comparaisons de modèles n'ont pas soutenu leur présence.
À l'âge de 8 ans, des effets directs et indirects maternels ont été estimés, mais avec de grandes erreurs types.
Les analyses n'ont pas trouvé de preuves claires d'effets génétiques indirects sur les scores totaux de TDAH.
Les effets indirects pourraient être plus difficiles à estimer avec précision que les effets spécifiques aux sous-domaines.
Implications cliniques
Cette étude n'apporte pas de preuve solide d'effets génétiques indirects parentaux sur le TDAH de l'enfant, ce qui suggère que les interventions familiales basées sur le génotype parental pourraient ne pas avoir d'impact direct sur les traits de TDAH.
La difficulté à estimer les effets indirects souligne la complexité de l'architecture génétique du TDAH et la nécessité de plus grandes cohortes.
Les résultats ne soutiennent pas l'utilisation d'informations génétiques parentales pour prédire le risque de TDAH chez l'enfant à l'heure actuelle.
Limites
Les grandes erreurs types ont entravé l'inférence fiable sur l'importance relative des effets spécifiques.
Les comparaisons de modèles ont favorisé les modèles sans effets indirects, ce qui limite la confiance dans les résultats.
L'échantillon est limité aux individus d'ascendance européenne, ce qui réduit la généralisabilité.
Les traits de TDAH ont été mesurés par des évaluations parentales, ce qui pourrait introduire des biais.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude de cohorte prospective a suivi 180 dyades mère-enfant (120 après menace d'accouchement prématuré [MAP], dont 27 nés à terme, 56 prématurés tardifs, 37 grands prématurés, et 60 témoins à terme) pour évaluer les fonctions exécutives (FE) à 2 et 6 ans avec le BRIEF-P. Les résultats montrent une interaction groupe × temps : à 2 ans, tous les groupes MAP avaient plus de difficultés exécutives que les témoins, avec les écarts les plus marqués chez les grands prématurés. Entre 2 et 6 ans, les scores de difficultés ont diminué davantage dans les groupes MAP, mais avec des variations selon les domaines. L'anxiété maternelle (prénatale et postnatale), les traumatismes maternels et un faible niveau d'éducation parental étaient associés à plus de difficultés exécutives, tandis que le sexe féminin était protecteur. Ces résultats soulignent la vulnérabilité exécutive précoce après MAP, y compris chez les nés à terme, et le rôle des facteurs biologiques et environnementaux.
Points clés
Les enfants exposés à une menace d'accouchement prématuré (MAP) présentent des difficultés exécutives dès 2 ans, même lorsqu'ils naissent à terme.
Entre 2 et 6 ans, l'écart de difficultés exécutives se réduit entre les groupes MAP et les témoins, mais les trajectoires varient selon les sous-domaines.
L'anxiété maternelle (prénatale et postnatale), les antécédents traumatiques maternels et un faible niveau d'éducation parental sont associés à des scores de difficultés exécutives plus élevés.
Le sexe féminin est associé à de meilleures performances exécutives à 2 et 6 ans.
Les enfants prématurés montrent les plus grandes difficultés exécutives, mais même les enfants nés à terme après MAP présentent des vulnérabilités.
Implications cliniques
Un suivi précoce des fonctions exécutives est recommandé chez tous les enfants exposés à une MAP, y compris ceux nés à terme.
L'évaluation et la prise en charge de la santé mentale maternelle (anxiété, traumatismes) pourraient améliorer le développement exécutif de l'enfant.
Les interventions précoces ciblant les fonctions exécutives devraient tenir compte du contexte familial et psychosocial.
Les cliniciens doivent être attentifs aux différences liées au sexe dans l'évaluation des FE chez les jeunes enfants.
Limites
L'étude est observationnelle et ne permet pas d'établir de causalité.
L'échantillon est relativement modeste (n=180) et provient d'un seul centre, limitant la généralisabilité.
Les mesures des FE sont basées sur un questionnaire parental (BRIEF-P), ce qui peut introduire un biais de perception.
Les facteurs postnataux comme les interventions ou les thérapies n'ont pas été pris en compte dans les modèles.
Le suivi s'arrête à 6 ans, ne permettant pas d'évaluer l'évolution ultérieure des FE.
ModéréNiveau de preuveJournal of Autism and Developmental DisordersSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude pilote examine l'effet d'un programme de modélisation vidéo collaboratif entre frères et sœurs sur l'apprentissage de compétences de la vie quotidienne chez des adolescents autistes coréano-américains. Trois dyades (adolescent autiste et son frère/sœur) ont participé à un design expérimental à cas unique non concurrent. Les frères et sœurs ont créé des analyses de tâches et des vidéos après une formation, puis ont mis en œuvre une instruction vidéo avec des indices gradués et renforcement. Les résultats montrent une augmentation de la fidélité d'implantation des frères et sœurs et du pourcentage de tâches complétées par les adolescents autistes. Les dyades ont rapporté une haute validité sociale. Cette approche familiale et culturellement adaptée semble prometteuse.
Points clés
La fidélité d'implantation des frères et sœurs augmente après la formation à l'intervention vidéo.
Les adolescents autistes améliorent leur taux de réalisation des compétences de vie quotidienne choisies.
Les trois dyades rapportent une haute validité sociale (préférence, faisabilité, durabilité).
L'approche collaborative et culturellement adaptée favorise l'acquisition de compétences de vie quotidienne.
Implications cliniques
Impliquer les frères et sœurs dans l'intervention peut être une stratégie efficace pour enseigner les compétences de vie quotidienne.
La modélisation vidéo avec des frères et sœurs peut être adaptée culturellement pour les familles immigrantes.
Les interventions écologiques, planifiées avec la famille, augmentent la validité sociale et la pérennité.
Les cliniciens pourraient former les frères et sœurs à utiliser des vidéos et des indices progressifs.
Limites
Taille d'échantillon très faible (3 dyades), limitant la généralisabilité.
Design non concurrent et absence de contrôle randomisé.
Échantillon spécifique (coréano-américains) : résultats non transférables à d'autres cultures.
Étude pilote sans suivi à long terme pour évaluer le maintien des acquis.
ModéréNiveau de preuveJAMA NeurologySourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude transversale évalue la précision du rapport plasmatique p-tau217/Aβ42 pour détecter la positivité amyloïde cérébrale chez des vétérans de la guerre du Vietnam sans démence, avec et sans antécédent de traumatisme crânien (TBI). La précision du test est significativement réduite chez les vétérans ayant un TBI avec perte de conscience, passant de 90 % (sans TBI) à 63 % (TBI avec perte de conscience >5 min). Les auteurs recommandent la prudence dans l'interprétation des biomarqueurs sanguins de la maladie d'Alzheimer en contexte de TBI.
Points clés
Le rapport p-tau217/Aβ42 est très précis (90 %) pour détecter l'amyloïde cérébrale chez les vétérans sans antécédent de TBI.
La précision chute à 78 % chez les vétérans avec TBI et perte de conscience de 0-5 minutes, et à 63 % chez ceux avec perte de conscience >5 minutes.
Les résultats sont similaires pour le p-tau217 seul et le rapport Aβ42/40.
Le test pourrait manquer plus de la moitié des cas positifs à l'amyloïde-PET chez les individus avec antécédent de TBI.
La prudence est recommandée dans l'interprétation des tests sanguins de la maladie d'Alzheimer chez les patients ayant un TBI.
Implications cliniques
Les cliniciens doivent tenir compte des antécédents de TBI lors de l'utilisation des biomarqueurs sanguins de la maladie d'Alzheimer.
Un résultat négatif au test p-tau217/Aβ42 n'exclut pas une pathologie amyloïde chez les patients avec TBI.
Des études supplémentaires sont nécessaires pour établir des seuils adaptés aux populations avec TBI.
L'évaluation de la démence chez les vétérans devrait inclure une anamnèse détaillée des traumatismes crâniens.
Limites
Échantillon principalement masculin (99,3 %) et limité aux vétérans de la guerre du Vietnam, limitant la généralisabilité.
Étude transversale, sans suivi longitudinal.
Utilisation de données ADNI-DOD existantes, avec possible biais de sélection.
La définition du TBI reposait sur la perte de conscience, d'autres aspects (localisation, répétition) non pris en compte.
Taille d'échantillon modeste (272 participants).
ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude propose un cadre unifié combinant informations spatiales (cartes d'activation estimées directement à partir de l'IRMf de repos) et temporelles (extraction de caractéristiques temporelles via MultiRocket) pour prédire des traits cognitifs (capacité de lecture, intelligence fluide, vitesse de traitement) et de personnalité (ouverture à l'expérience, extraversion) à partir de l'IRMf de repos. Testé sur le jeu de données HCP, le modèle atteint des correlations allant jusqu'à 0.5284, soulignant l'importance de la modélisation spatio-temporelle pour comprendre les relations cerveau-comportement.
Points clés
Utilisation de cartes d'activation estimées directement depuis l'IRMf de repos sans tâche explicite.
Combinaison de caractéristiques spatiales et temporelles via un cadre ensembliste.
Prédiction de traits cognitifs (lecture, intelligence fluide, vitesse de traitement) et de personnalité (ouverture, extraversion).
Performance de pointe avec corrélations jusqu'à 0.5284 sur le dataset HCP.
Démontre l'utilité de la modélisation spatio-temporelle pour les relations cerveau-comportement.
Implications cliniques
Potentiel pour évaluer les capacités cognitives et les traits de personnalité sans tâches comportementales explicites.
Peut être pertinent pour le suivi des patients en neuropsychologie, notamment pour les profils de haut potentiel.
Nécessite validation sur des populations cliniques.
Limites
Utilisation d'un seul jeu de données (HCP), limitant la généralisabilité.
Corrélations modérées (max 0.5284), indiquant une variance non expliquée.
Absence de validation sur des populations cliniques spécifiques.
L'étude repose sur un échantillon de la population générale, non clinique.
ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Le Pic-ADL est un questionnaire auto-rapporté basé sur des images évaluant les plaintes cognitives et celles liées aux activités de la vie quotidienne, incluant des items sur les médias numériques. Validé sur 243 contrôles sains et 70 patients neurologiques, il montre une forte acceptabilité, fiabilité et validité. Les patients avec trouble neurocognitif majeur rapportent significativement plus de difficultés que ceux avec trouble léger et les contrôles (pη² = .49). La précision de classification entre contrôles/trouble léger et trouble majeur est de 91% (sensibilité = .83, spécificité = .86). L'outil est utile dans les contextes où l'évaluation basée sur le langage est difficile.
Points clés
Le Pic-ADL est un questionnaire auto-rapporté basé sur des images couvrant les plaintes cognitives et celles liées aux activités de la vie quotidienne, incluant des items sur les médias numériques.
L'outil a démontré une forte acceptabilité, fiabilité et validité auprès de 243 contrôles sains et 70 patients neurologiques.
Les patients avec trouble neurocognitif majeur rapportent significativement plus de difficultés que ceux avec trouble léger et les contrôles (pη² = .49).
La précision de classification entre contrôles/trouble léger et trouble majeur était de 91% (sensibilité = .83, spécificité = .86).
Le Pic-ADL peut être utile dans des contextes où l'évaluation basée sur le langage est difficile, améliorant le diagnostic des TNC.
Implications cliniques
Le Pic-ADL permet d'évaluer les plaintes cognitives et fonctionnelles chez des patients ayant des limitations linguistiques ou des troubles du langage.
Il offre une alternative aux questionnaires traditionnels verbaux, réduisant les biais liés à la langue.
L'outil pourrait améliorer le diagnostic différentiel entre trouble neurocognitif léger et majeur.
Il intègre des activités modernes comme l'utilisation des médias numériques, reflétant mieux le fonctionnement quotidien actuel.
Limites
L'étude a été menée dans un seul pays (Allemagne), limitant la généralisabilité.
L'échantillon de patients neurologiques est relativement petit (n=70).
La validation n'a pas inclus de personnes avec des troubles du langage sévères ou analphabètes.
L'outil est basé sur l'auto-rapport, ce qui peut être affecté par le manque de conscience des déficits.
ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine comment les prompts (incitations) influencent l'apprentissage autorégulé en fonction de la difficulté de la tâche et de l'environnement (texte vs multimédia). Les résultats montrent que les prompts n'améliorent pas significativement la précision des performances, mais affectent le temps de réaction, suggérant un impact sur l'efficacité du traitement. L'environnement multimédia réduit le temps de réaction pour une difficulté modérée mais l'augmente pour les niveaux facile et difficile.
Points clés
Les prompts n'ont pas amélioré significativement la précision des performances lors d'un test immédiat.
Les prompts ont influencé le temps de réaction, indiquant un effet sur l'efficacité du traitement plutôt que sur la précision.
L'environnement d'apprentissage (texte vs multimédia) a interagi avec la difficulté de la tâche : le multimédia a réduit le temps de réaction pour une difficulté modérée mais l'a augmenté pour les niveaux facile et difficile.
La difficulté du test a eu un effet significatif sur la précision, mais pas l'utilisation de prompts ni le niveau d'apprentissage autorégulé.
Implications cliniques
Les interventions utilisant des prompts pour améliorer l'apprentissage autorégulé chez les personnes à haut potentiel devraient tenir compte de la difficulté de la tâche et du format d'apprentissage.
Les prompts pourraient être plus bénéfiques pour l'efficacité cognitive que pour la précision, ce qui peut orienter les stratégies de remédiation cognitive.
L'adaptation de l'environnement d'apprentissage (multimédia vs texte) en fonction de la difficulté pourrait optimiser les performances chez les profils à haut potentiel.
Limites
L'échantillon est composé d'étudiants universitaires, non spécifiquement recrutés pour leur haut potentiel.
L'étude n'a mesuré que les performances immédiates, sans évaluation de la rétention à long terme.
Les conditions expérimentales en laboratoire peuvent ne pas refléter les contextes réels d'apprentissage.
La taille de l'échantillon (n=110) est modeste pour une analyse à quatre facteurs.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette revue systématique et méta-analyse a examiné l'association entre l'utilisation de corticostéroïdes et les symptômes psychiatriques (dépressifs, maniaques, psychotiques, anxieux). Sur 73 études incluant plus de 3,7 millions de participants, l'utilisation de corticostéroïdes était associée à des scores de dépression plus élevés (DMS = 0.92) et à une fréquence accrue de symptômes maniaques en phase aiguë (OR = 2.42). Les symptômes psychotiques étaient rares (2.4%) et l'anxiété n'était pas significativement associée. La dose quotidienne élevée et l'âge avancé étaient des modérateurs exploratoires de la sévérité dépressive. La certitude des preuves était faible à très faible. Une surveillance des troubles de l'humeur est recommandée, surtout en début de traitement et chez les patientsâgés ou à dose élevée.
Points clés
L'utilisation de corticostéroïdes est associée à des symptômes dépressifs plus sévères (DMS = 0.92).
Les symptômes maniaques prédominent pendant la phase aiguë (≤8 semaines) (OR = 2.42).
Les symptômes psychotiques sont peu fréquents (2.4%).
Aucune association significative n'a été trouvée pour l'anxiété.
Une dose quotidienne plus élevée et un âge plus avancé sont associés à une plus grande sévérité dépressive (résultats exploratoires).
Implications cliniques
Une surveillance systématique des symptômes d'humeur et psychotiques est justifiée chez les patients sous corticostéroïdes.
Une attention particulière doit être portée en début de traitement et chez les patientsâgés ou recevant des doses élevées.
Les cliniciens doivent informer les patients du risque de troubles de l'humeur.
Limites
La certitude des preuves selon GRADE était faible à très faible.
Hétérogénéité élevée pour les symptômes dépressifs (I²=89%).
Les analyses de modérateurs (dose, âge) sont exploratoires.
Exclusion des essais randomisés et de certaines confusions possibles.