ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Dans cette étude transversale portant sur 47 adultes vivant avec le VIH (âge ≥40 ans, charge virale indétectable, risque cardiovasculaire modéré à élevé), l'inflammation carotidienne mesurée par TEP-FDG était corrélée indépendamment à une cognition globale plus faible (r = -0,405). L'apprentissage automatique a montré que l'inflammation carotidienne seule prédisait la fonction cognitive avec une probabilité de 68% de se situer dans un écart-type de la valeur réelle. L'ajout de toutes les variables a amélioré la précision à 85%, l'inflammation carotidienne restant le prédicteur cardiométabolique le plus important.
Points clés
L'inflammation carotidienne en TEP-FDG est indépendamment corrélée à une cognition globale plus faible chez les personnes vivant avec le VIH traité.
L'analyse par apprentissage automatique montre que l'inflammation carotidienne prédit la fonction cognitive avec une probabilité de 68% dans un écart-type de la valeur réelle.
L'inflammation carotidienne est le prédicteur cardiométabolique le plus important de la cognition, surpassant les facteurs de risque traditionnels.
Implications cliniques
La mesure de l'inflammation carotidienne par TEP-FDG pourrait servir de marqueur de risque clinique pour le déclin cognitif chez les patients VIH.
La détection précoce de l'inflammation artérielle pourrait guider des interventions visant à préserver la fonction cognitive.
L'intégration du suivi vasculaire et cognitif dans la prise en charge du VIH est suggérée, l'inflammation carotidienne apportant une information prédictive unique.
Limites
Le design transversal ne permet pas d'établir de causalité.
La petite taille de l'échantillon (n=47) limite la généralisabilité.
Étude monocentrique ne représentant pas des populations diverses.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine le rôle médiateur de l'équilibre affectif et de l'estime de soi dans la relation entre la gratitude et la santé mentale chez 102 adolescents sourds et malentendants chinois (moyenne d'âge 17,8 ans). Les résultats indiquent que la gratitude est positivement associée à la santé mentale via un meilleur équilibre affectif, suggérant l'importance d'interventions ciblant la gratitude dans les contextes éducatifs spécialisés.
Points clés
La gratitude est un facteur protecteur de la santé mentale chez les étudiants en situation de handicap, mais son rôle chez les adolescents sourds et malentendants chinois était peu exploré.
Un échantillon de 102 élèves de la 7e à la 12e année dans deux écoles spécialisées a montré des niveaux élevés de gratitude.
La gratitude était positivement liée à la santé mentale via l'augmentation de l'équilibre affectif.
L'étude approfondit la compréhension des mécanismes sous-jacents à la gratitude et au bien-être psychologique dans cette population.
Implications cliniques
Les interventions en milieu scolaire spécialisé devraient inclure des programmes de cultivation de la gratitude pour améliorer la santé mentale des élèves sourds et malentendants.
Les cliniciens travaillant avec cette population peuvent cibler l'équilibre affectif comme levier thérapeutique.
Les résultats soutiennent le développement de programmes de prévention en santé mentale adaptés aux adolescents avec déficience auditive.
Limites
L'étude transversale ne permet pas d'établir de causalité.
La taille de l'échantillon (n=102) est modeste et provient de seulement deux écoles spécialisées, limitant la généralisation.
Le contexte chinois peut limiter la transposabilité à d'autres cultures.
Les mesures d'auto-évaluation peuvent comporter des biais de désirabilité sociale.
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Résumé IA
Cette étude transversale compare les capacités cognitives, la motricité, la condition physique, les symptômes dépressifs et la qualité de vie entre des adolescents indonésiens pratiquant des activités sportives parascolaires (sports) et ceux n'en pratiquant pas. Elle examine également les prédicteurs de l'utilisation problématique d'Internet (UPI). Les résultats montrent que les adolescents sportifs ont des capacités cognitives, motrices et physiques significativement supérieures, une meilleure qualité de vie, moins de symptômes dépressifs et moins d'UPI. La dépression est un prédicteur positif de l'UPI, tandis que les capacités cognitives, motrices, physiques et la qualité de vie en sont des prédicteurs négatifs.
Points clés
Les adolescents pratiquant des activités sportives parascolaires présentent des capacités cognitives, motrices et physiques significativement plus élevées que ceux n'en pratiquant pas.
La participation sportive est associée à une moindre utilisation problématique d'Internet et à moins de symptômes dépressifs.
La dépression est un prédicteur positif majeur de l'utilisation problématique d'Internet.
Les capacités cognitives, la motricité, la condition physique et la qualité de vie sont des prédicteurs négatifs de l'utilisation problématique d'Internet.
Implications cliniques
Les activités sportives parascolaires pourraient être recommandées pour améliorer les fonctions cognitives et réduire les risques de dépression et d'usage problématique d'Internet chez les adolescents.
L'évaluation de l'utilisation problématique d'Internet devrait tenir compte de la santé physique et cognitive.
Les interventions visant à promouvoir l'activité physique en milieu scolaire pourraient avoir des bénéfices multiples sur la santé mentale et cognitive.
Limites
La conception transversale ne permet pas d'inférer une causalité entre la participation sportive et les bénéfices observés.
L'échantillon se limite aux adolescents indonésiens, limitant la généralisation à d'autres cultures.
Les données sont issues d'auto-questionnaires et de tests standardisés, mais le biais de sélection (volontaires) peut exister.
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Résumé IA
Cette étude a examiné les oscillations cérébrales corticostriatales (alpha-bêta, 8-30 Hz) lors du traitement de la récompense et de la perte chez des patients parkinsoniens (n=14) et avec tremblement essentiel (n=16) bénéficiant d'une stimulation cérébrale profonde. Les enregistrements intracrâniens montrent que la puissance alpha-bêta dans le caudé et le cortex préfrontal dorsolatéral augmente lors des retours positifs (récompense). Cette augmentation est atténuée chez les patients avec symptômes dépressifs élevés (BDI-II≥14). Chez les parkinsoniens déprimés, une diminution plus marquée de la puissance alpha-bêta est observée après une perte. Les résultats suggèrent que l'altération de la signalisation de récompense dans les circuits corticostriataux pourrait être une cible thérapeutique potentielle pour la dépression résistante.
Points clés
La puissance alpha-bêta (8-30 Hz) dans le caudé et le DLPFC augmente lors des feedbacks de récompense par rapport aux feedbacks de perte.
Cette augmentation de puissance est atténuée chez les patients déprimés (BDI-II≥14) dans les deux régions cérébrales.
Le score BDI-II prédit négativement la puissance alpha-bêta liée à la récompense et à la perte dans le caudé et le DLPFC.
Chez les patients parkinsoniens déprimés, la puissance alpha-bêta après une perte diminue davantage que chez les non-déprimés.
Les résultats impliquent une altération du signal de récompense corticostriatal dans la dépression comorbide des troubles du mouvement.
Implications cliniques
L'atténuation de la puissance alpha-bêta corticostriatale pourrait constituer un biomarqueur neurophysiologique de la dépression chez les patients avec troubles du mouvement.
La modulation de l'oscillation alpha-bêta via la stimulation cérébrale profonde ou d'autres techniques pourrait être explorée comme cible thérapeutique pour la dépression résistante.
Les cliniciens devraient évaluer systématiquement la dépression chez les patients parkinsoniens et avec tremblement essentiel, car les mécanismes neurobiologiques sous-jacents pourraient différer.
Limites
L'échantillon est restreint (14 PD, 16 ET) et majoritairement masculin, limitant la généralisation.
Les enregistrements ont été réalisés en peropératoire (éveil), ce qui peut influencer les oscillations cérébrales.
La tâche de mémoire de travail ne dissocie pas clairement les processus de récompense et de perte de la mémoire et de l'attention.
Les patients sous stimulation cérébrale profonde peuvent présenter des effets médicamenteux confondants.
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Résumé IA
Cet article examine le lien entre les troubles du langage survenus pendant l'enfance et le risque de développer une démence à l'âge adulte, à partir de données issues d'une cohorte américaine. L'absence de résumé détaillé limite l'analyse ; les conclusions reposent principalement sur le titre et les métadonnées. L'étude suggère que les difficultés de langage précoces pourraient constituer un facteur de risque de déclin cognitif ultérieur.
Points clés
Une association entre les troubles du langage dans l'enfance et un risque accru de démence à l'âge adulte est explorée.
L'étude utilise des données longitudinales d'une cohorte d'adultes âgés américains.
Les troubles du langage précoces pourraient être un marqueur de vulnérabilité neurodéveloppementale influençant le vieillissement cérébral.
Les mécanismes sous-jacents potentiels incluent la réserve cognitive et la neuroplasticité.
L'identification précoce des troubles du langage pourrait permettre une prévention ciblée de la démence.
Implications cliniques
Les cliniciens devraient considérer les antécédents de troubles du langage dans l'enfance comme un facteur de risque de démence.
Un dépistage systématique des troubles du langage chez les enfants pourrait aider à identifier les individus à risque plus tard dans la vie.
Les interventions précoces en orthophonie pourraient avoir un impact à long terme sur la santé cognitive.
La collaboration entre neuropsychologues, orthophonistes et gériatres est essentielle pour une prise en charge préventive.
Limites
L'absence de résumé détaillé empêche une évaluation précise de la méthodologie et des résultats.
La généralisabilité des résultats à d'autres populations que les adultes américains reste incertaine.
Les biais de mémoire et de déclaration rétrospective peuvent affecter la fiabilité des données sur les troubles de l'enfance.
Les facteurs de confusion socio-économiques et génétiques ne sont pas contrôlés de manière exhaustive.
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Résumé IA
Cette étude transversale a évalué l'adhésion au suivi et au traitement chez 134 adultes atteints de phénylcétonurie (PCU) suivis à Istanbul. Les résultats montrent que les patients atteints de PCU classique ont un meilleur suivi que ceux atteints de PCU modérée, et que l'autogestion du régime alimentaire est associée à un succès plus élevé. Aucun lien significatif n'a été trouvé avec les scores de TDAH, mais une corrélation négative a été observée avec la qualité de vie liée à la charge du régime.
Points clés
Les patients avec PCU classique présentent un meilleur suivi que ceux avec PCU modérée.
L'autogestion du régime alimentaire est significativement associée à un meilleur succès de suivi et de traitement.
Les scores de TDAH ne sont pas associés au succès du suivi ou du traitement.
Une corrélation négative significative existe entre le succès du traitement et les sous-domaines de qualité de vie liés à la gestion du régime et au fardeau quotidien.
Aucune association significative n'a été trouvée avec l'âge au diagnostic, le lieu de résidence, le statut professionnel ou l'éducation familiale.
Implications cliniques
Promouvoir l'autogestion diététique chez les adultes atteints de PCU pourrait améliorer l'adhésion au traitement.
Il est nécessaire de réduire le fardeau quotidien lié à la diète pour améliorer la qualité de vie et le suivi.
Les cliniciens doivent sensibiliser les patients aux options thérapeutiques et faciliter la mise en œuvre du régime.
Le dépistage des symptômes de TDAH n'est pas un facteur déterminant dans cette population, mais une évaluation globale reste importante.
Limites
Étude transversale monocentrique, limitant la généralisation des résultats.
Données collectées par questionnaires auto-rapportés et dossiers médicaux rétrospectifs, pouvant introduire des biais de mémoire et de désirabilité sociale.
Taux de participation de 67,7 % (134/198), avec un possible biais de sélection.
Mesure unique du succès basée sur la fréquence de surveillance de la phénylalanine et les résultats dans la cible, sans suivi longitudinal.
Absence d'évaluation objective de l'adhésion diététique (ex. : journaux alimentaires).
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Résumé IA
Cette étude explore comment l'architecture fonctionnelle intrinsèque du cerveau, mesurée par IRMf au repos avant une tâche, peut refléter les différences individuelles dans la mémoire de travail passive. Chez 151 adultes sains, les connexions fonctionnelles entre les réseaux d'attention dorsale, de contrôle et sensorimoteur étaient significativement associées à la performance en mémoire passive. Des analyses de causalité de Granger ont révélé des relations temporelles entre ces systèmes, et des analyses structurelles exploratoires ont montré une convergence spatiale entre l'épaisseur corticale et certains nœuds sensorimoteurs. Ces résultats suggèrent que la connectivité intrinsèque de repos constitue un substrat neuronal prédisposant à une mémoire passive efficace.
Points clés
La mémoire de travail passive repose sur des représentations maintenues sans activité neuronale persistante, rendant son investigation difficile par IRMf.
Des associations significatives ont été trouvées entre les différences individuelles en mémoire passive et la connectivité fonctionnelle intrinsèque des réseaux d'attention dorsale, de contrôle et sensorimoteur.
Les analyses de causalité de Granger ont mis en évidence un pattern de dépendance temporelle entre ces réseaux, suggérant des interactions dynamiques.
Des associations exploratoires avec l'épaisseur corticale indiquent un possible substrat structurel complémentaire.
Implications cliniques
Les résultats peuvent guider le développement de biomarqueurs IRMf au repos pour évaluer les capacités de mémoire de travail passive chez des patients ayant des troubles neuropsychologiques.
Cette approche pourrait aider à distinguer les déficits de mémoire de travail active et passive dans des pathologies comme le TDAH ou la schizophrénie.
L'identification de réseaux impliqués (attention, contrôle, sensorimoteur) offre des cibles potentielles pour des interventions de neuromodulation visant à améliorer la mémoire passive.
Limites
L'étude est corrélationnelle et ne permet pas d'établir un lien causal entre la connectivité de repos et la performance mnésique.
La mémoire de travail passive est difficile à mesurer et les résultats dépendent du paradigme expérimental utilisé (détection de changement séquentiel).
Les analyses structurelles sont exploratoires et non corrigées pour les comparaisons multiples, nécessitant une réplication sur des échantillons indépendants.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine si les changements cognitifs sur neuf ans sont associés à des changements dans les événements quotidiens. 988 adultes de l'étude Midlife in the United States (âge moyen 53,7 ans) ont été évalués sur le fonctionnement exécutif et la mémoire épisodique, ainsi que sur les événements quotidiens (positifs et stresseurs) à deux vagues espacées de neuf ans. Les résultats montrent un déclin moyen du fonctionnement exécutif, mais la mémoire épisodique ne décline que chez les plus âgés. Les événements positifs augmentent tandis que les stresseurs diminuent légèrement. Il existe une association positive entre les changements d'événements positifs et de stresseurs. Cependant, les changements cognitifs ne sont pas liés aux changements dans les événements quotidiens, suggérant que le vieillissement cognitif normatif est largement découplé des changements dans la fréquence des événements affectifs quotidiens.
Points clés
Le fonctionnement exécutif décline en moyenne sur neuf ans dans l'ensemble de l'échantillon.
La mémoire épisodique ne décline que chez les participants plus âgés.
Les événements positifs augmentent et les stresseurs diminuent légèrement au cours du suivi.
Les changements dans les événements positifs et les stresseurs sont positivement corrélés.
Aucune association n'est trouvée entre les changements cognitifs et les changements dans les événements quotidiens.
Implications cliniques
Le vieillissement cognitif normatif peut ne pas affecter directement l'engagement dans les activités quotidiennes.
L'augmentation des événements positifs pourrait coexister avec une augmentation des stresseurs, suggérant un mécanisme commun.
Les interventions visant à maintenir la cognition pourraient ne pas avoir d'impact sur le vécu quotidien d'événements affectifs.
Limites
Échantillon populationnel américain, généralisabilité limitée.
Mesure des événements quotidiens par auto-déclaration.
Deux vagues seulement, ne permettant pas d'analyser les trajectoires non linéaires.
Absence de données sur la nature des événements (qualitatif).
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Résumé IA
Étude prospective multicentrique (2018-2024) incluant 134 patients de 5 à 17 ans avec traumatisme extracrânien sévère (ISS >8), comparant ceux avec et sans traumatisme crânien léger (TCL, GCS 13-15). Les symptômes post-commotionnels (PCS) et la qualité de vie (QOL) ont été évalués à 1 semaine, 3 semaines et 3 mois. Les adolescents avec TCL présentaient des scores PCS significativement plus élevés aux deux premiers temps. Plus de 25 % des deux groupes avaient des symptômes persistants à 3 mois, avec un impact négatif sur la QOL. Les patients avec TCL ont un fardeau symptomatique plus important et une symptomatologie unique, justifiant une attention particulière au diagnostic et au traitement du TCL.
Points clés
Les adolescents avec TCL ont des scores de symptômes post-commotionnels significativement plus élevés à 1 et 3 semaines post-traumatisme.
Plus de 25 % des patients des deux groupes (avec et sans TCL) présentent encore des symptômes à 3 mois.
Le fardeau des symptômes post-commotionnels impacte négativement la qualité de vie.
Les patients avec TCL ont une symptomatologie unique par rapport à ceux sans TCL.
L'attrition a compromis la puissance statistique de l'étude.
Implications cliniques
Il est important de diagnostiquer et traiter spécifiquement le TCL chez les enfants et adolescents ayant subi un traumatisme extracrânien modéré à sévère.
Un suivi prolongé au-delà de 3 mois est nécessaire car les symptômes persistent souvent.
Une guidance anticipatoire et un soutien doivent être proposés à tous les patients pédiatriques traumatisés, même sans TCL.
Limites
L'attrition a réduit la puissance statistique, limitant la généralisabilité des résultats.
Échantillon modeste de 134 patients, ce qui peut affecter la robustesse des analyses.
Score ISS >8 exclut les traumatismes plus légers, limitant la comparabilité.
Étude observationnelle sans randomisation, possible biais de sélection.
Absence de données objectives (biomarqueurs, imagerie) pour confirmer le diagnostic de TCL.
ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Le Pic-ADL est un questionnaire auto-rapporté basé sur des images évaluant les plaintes cognitives et celles liées aux activités de la vie quotidienne, incluant des items sur les médias numériques. Validé sur 243 contrôles sains et 70 patients neurologiques, il montre une forte acceptabilité, fiabilité et validité. Les patients avec trouble neurocognitif majeur rapportent significativement plus de difficultés que ceux avec trouble léger et les contrôles (pη² = .49). La précision de classification entre contrôles/trouble léger et trouble majeur est de 91% (sensibilité = .83, spécificité = .86). L'outil est utile dans les contextes où l'évaluation basée sur le langage est difficile.
Points clés
Le Pic-ADL est un questionnaire auto-rapporté basé sur des images couvrant les plaintes cognitives et celles liées aux activités de la vie quotidienne, incluant des items sur les médias numériques.
L'outil a démontré une forte acceptabilité, fiabilité et validité auprès de 243 contrôles sains et 70 patients neurologiques.
Les patients avec trouble neurocognitif majeur rapportent significativement plus de difficultés que ceux avec trouble léger et les contrôles (pη² = .49).
La précision de classification entre contrôles/trouble léger et trouble majeur était de 91% (sensibilité = .83, spécificité = .86).
Le Pic-ADL peut être utile dans des contextes où l'évaluation basée sur le langage est difficile, améliorant le diagnostic des TNC.
Implications cliniques
Le Pic-ADL permet d'évaluer les plaintes cognitives et fonctionnelles chez des patients ayant des limitations linguistiques ou des troubles du langage.
Il offre une alternative aux questionnaires traditionnels verbaux, réduisant les biais liés à la langue.
L'outil pourrait améliorer le diagnostic différentiel entre trouble neurocognitif léger et majeur.
Il intègre des activités modernes comme l'utilisation des médias numériques, reflétant mieux le fonctionnement quotidien actuel.
Limites
L'étude a été menée dans un seul pays (Allemagne), limitant la généralisabilité.
L'échantillon de patients neurologiques est relativement petit (n=70).
La validation n'a pas inclus de personnes avec des troubles du langage sévères ou analphabètes.
L'outil est basé sur l'auto-rapport, ce qui peut être affecté par le manque de conscience des déficits.
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Résumé IA
Cette étude examine les changements cognitifs longitudinalux dans la paralysie supranucléaire progressive (PSP) à l'aide de la batterie RBANS et de tests exécutifs et de fluence issus de deux essais cliniques (PASSPORT et tilavonemab). Les déclins les plus importants concernent les fonctions visuospatiales, exécutives et la fluence, tandis que la mémoire immédiate et différée reste relativement préservée. Le contrôle de la motricité et de l'oculomotricité réduit l'ampleur des déclins.
Points clés
Les déclins cognitifs les plus marqués dans la PSP concernent les fonctions visuospatiales (copie et rappel de figure), exécutives (Color Trails, codage) et la fluence (surtout sémantique).
La mémoire immédiate et différée (rappel d'histoire, mémoire d'histoire, rappel de liste, reconnaissance de liste) décline lentement ou pas du tout.
Le contrôle des troubles moteurs et oculomoteurs atténue l'ampleur des déclins cognitifs observés.
Implications cliniques
Les cliniciens évaluant la PSP devraient prioriser les tests exécutifs, visuospatiaux et de fluence, les tests de mémoire étant moins sensibles.
L'évaluation cognitive doit prendre en compte les déficits moteurs pour éviter une surinterprétation des déclins.
Les essais cliniques dans la PSP devraient inclure des mesures cognitives ciblant les domaines les plus touchés.
Limites
Les données proviennent d'essais cliniques avec critères d'inclusion stricts, pouvant ne pas refléter la diversité des patients PSP.
L'effet du traitement n'a pas été spécifiquement analysé dans cette étude longitudinale.
Les biais liés aux troubles moteurs et oculomoteurs affectent les performances aux tests cognitifs.
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Résumé IA
Cette étude transversale compare les scores de mémoire auditive obtenus avec des tâches de réponse verbale et de pointage d'images chez 53 enfants avec implants cochléaires et 53 enfants au développement typique appariés. Les scores étaient significativement plus élevés avec la tâche de pointage d'images, surtout sous forte charge cognitive. Les enfants implantés avaient des scores inférieurs aux enfants typiques. Le type de réponse influence la performance mnésique.
Points clés
Les enfants avec implant cochléaire obtiennent de meilleurs scores de mémoire auditive avec une tâche de pointage d'images qu'avec une tâche de rappel verbal.
La supériorité du pointage d'images est plus marquée lorsque la charge cognitive est élevée.
Les enfants avec implant cochléaire ont des performances mnésiques inférieures aux enfants au développement typique, quel que soit le type de réponse.
Le mode de réponse doit être pris en compte lors de l'évaluation de la mémoire auditive chez les enfants implantés.
Implications cliniques
L'utilisation de tâches de pointage d'images peut améliorer l'évaluation de la mémoire auditive chez les enfants avec implant cochléaire.
Les cliniciens doivent adapter les modalités de réponse pour réduire l'impact des difficultés de production verbale.
Les scores normatifs pour les enfants implantés doivent être interprétés en fonction du type de réponse utilisé.
Limites
Étude transversale ne permettant pas d'inférences causales.
Échantillon limité à une tranche d'âge spécifique (2-7 ans).
Le test de mémoire auditive utilisé est développé pour l'étude, ce qui peut limiter la validité externe.
L'appariement sur l'âge d'implantation peut ne pas contrôler tous les facteurs confondants.
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Résumé IA
Cette étude a examiné les corrélats cliniques de l'observance médicamenteuse objective chez 83 personnes âgées atteintes de troubles neurocognitifs gérant elles-mêmes leurs médicaments. L'observance a été suivie pendant deux mois par décompte des comprimés et système de surveillance des événements médicamenteux (MEMS). Une observance sous-optimale était fréquente (46% ≤90% par décompte, 39% ≤90% par MEMS). La précision du décompte était liée à la vitesse de traitement et à la capacité de gestion des médicaments (MMAA), tandis que la précision MEMS était liée aux fonctions exécutives. Les stratégies compensatoires étaient courantes mais non associées à l'observance globale. Les évaluations basées sur la performance permettent d'identifier les patients à risque.
Points clés
46% des participants ont montré une observance ≤90% selon le décompte des comprimés, et 16% <80%.
39% des participants ont montré une observance ≤90% selon le MEMS, et 23% <80%.
La précision du décompte des comprimés était corrélée à la vitesse de traitement et à la performance au MMAA.
La précision MEMS était corrélée aux fonctions exécutives.
L'utilisation de stratégies compensatoires n'était pas liée à l'observance globale.
Les performances au MMAA prédisaient de manière unique l'appartenance au groupe de haute ou faible observance.
Implications cliniques
Les évaluations basées sur la performance (comme le MMAA) peuvent identifier les patients âgés à risque de non-observance médicamenteuse.
Les difficultés en vitesse de traitement, fonctions exécutives et gestion des médicaments devraient alerter sur la nécessité d'un suivi de l'observance.
Les stratégies compensatoires seules ne garantissent pas une bonne observance
leur efficacité peut dépendre de la conscience des déficits et de la qualité des stratégies.
Les interventions ciblées sur l'observance devraient tenir compte des fonctions cognitives spécifiques affectées.
Limites
L'analyse MEMS a été restreinte aux utilisateurs cohérents (n=65) en raison d'une utilisation inconsistante, ce qui peut introduire un biais de sélection.
La taille de l'échantillon est modeste (n=83).
L'étude est observationnelle et ne permet pas d'inférer une causalité.
L'observance a été mesurée sur seulement deux mois, ce qui peut ne pas refléter les habitudes à long terme.
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Résumé IA
Cette étude examine les facteurs influençant l'intention d'adoption d'un mini-programme de dépistage des troubles cognitifs chez les adultes d'âge moyen et plus âgés, en combinant le modèle d'acceptation technologique (TAM) et la théorie du comportement planifié (TPB). À partir de 610 questionnaires validés, les analyses par équations structurelles montrent que l'utilité perçue, la confiance et l'attitude prédisent positivement l'intention comportementale, tandis que le risque perçu pour la vie privée a un effet négatif. Les résultats soulignent l'importance de la gestion de la confidentialité et de la confiance pour promouvoir ces outils numériques.
Points clés
L'utilité perçue et la facilité d'utilisation perçue influencent positivement l'attitude envers le mini-programme de dépistage.
La confiance et l'attitude sont des prédicteurs directs significatifs de l'intention d'utilisation.
Les normes subjectives et le contrôle comportemental perçu ont des effets indirects via l'attitude et la confiance.
Le risque perçu pour la vie privée réduit significativement la confiance et l'attitude, impactant négativement l'intention.
Implications cliniques
Les cliniciens doivent considérer les préoccupations de confidentialité et de confiance lors de la recommandation d'outils numériques de dépistage cognitif.
La conception d'interfaces simples et utiles est cruciale pour l'adoption par les patients âgés.
Les campagnes de promotion devraient mettre en avant l'utilité clinique et les garanties de protection des données.
Une formation ou un accompagnement pourrait améliorer le contrôle perçu et l'adoption chez les personnes peu familiarisées avec le numérique.
Limites
L'étude repose sur des données déclaratives (questionnaires) et non sur l'utilisation réelle.
L'échantillon, bien que conséquent, n'est pas représentatif de toutes les populations cibles (par exemple, contextes culturels variés).
Les facteurs cliniques objectifs (type et sévérité des troubles) ne sont pas intégrés dans le modèle.
L'étude se concentre sur l'intention d'adoption, non sur l'utilisation à long terme ou l'efficacité clinique de l'outil.
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Résumé IA
Cette étude a évalué les trajectoires cognitives sur 5 ans chez des porteurs de la mutation de l'angiopathie amyloïde cérébrale héréditaire de type hollandais (D-CAA) et des patients atteints de la forme sporadique (sCAA). 181 participants ont passé des évaluations neuropsychologiques annuelles. Les résultats montrent un déclin cognitif subtil mais mesurable, principalement dans la mémoire et la vitesse de traitement chez les D-CAA avec antécédent d'hémorragie intracérébrale, tandis que les autres groupes restent stables. Le déclin semble dépendre du domaine et du stade, suggérant que l'atteinte progressive des petits vaisseaux, plutôt que les hémorragies aiguës, serait le moteur principal.
Points clés
Le déclin cognitif dans la CAA est modeste mais détectable sur 5 ans.
Les domaines de la mémoire et de la vitesse de traitement déclinent principalement chez les D-CAA avec hémorragie antérieure.
La fonction exécutive reste stable dans tous les groupes.
Les formes héréditaires et sporadiques montrent des profils de déclin différents.
L'atteinte progressive des petits vaisseaux semble plus déterminante que les hémorragies aiguës.
Implications cliniques
Le suivi cognitif annuel pourrait être utile pour détecter un déclin précoce dans la CAA.
Les interventions visant la santé des petits vaisseaux pourraient ralentir le déclin cognitif.
La distinction entre formes héréditaires et sporadiques est importante pour le pronostic cognitif.
Limites
Échantillon modeste pour certains sous-groupes (ex. D-CAA avec ICH).
Durée de suivi limitée à 5 ans peut ne pas capturer les déclins plus tardifs.
Absence de groupe contrôle sain pour comparer les taux de déclin.
Possible biais de sélection (patients volontaires pour le suivi annuel).
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Résumé IA
Trente patients avec trouble cognitif léger amnésique (aMCI) ont été randomisés pour recevoir 10 séances de tACS (2 mA, 6 Hz) soit à double nœud (cortex préfrontal dorsolatéral et cortex pariétal postérieur droits) soit à nœud unique (cortex préfrontal dorsolatéral). La stimulation double a significativement amélioré la cognition globale (MoCA), augmenté la puissance thêta au repos dans les régions préfrontales, et amélioré les performances de mémoire de travail et associative. Elle a également renforcé le couplage phase-amplitude thêta-gamma dans le DLPFC droit et la synchronisation thêta fronto-pariétale. Ces résultats préliminaires suggèrent que la tACS double ciblant le réseau frontopariétal est supérieure à la stimulation unique dans l'aMCI.
Points clés
La tACS à double nœud sur le réseau frontopariétal améliore davantage la cognition globale (MoCA) que la stimulation à nœud unique chez les patients aMCI.
La stimulation double augmente la puissance thêta au repos dans les cortex préfrontaux dorsolatéral et médian.
Les performances en mémoire de travail et associative sont significativement meilleures après stimulation double.
Le couplage phase-amplitude thêta-gamma dans le DLPFC droit est renforcé par la stimulation double pendant la tâche de mémoire de travail.
La synchronisation thêta fronto-pariétale droite est augmentée lors de la tâche de mémoire associative après stimulation double.
Implications cliniques
La tACS à double nœud pourrait constituer une option thérapeutique non invasive prometteuse pour les patients aMCI, en ciblant la dysconnectivité du réseau frontopariétal.
Les biomarqueurs EEG comme la puissance thêta au repos ou le couplage thêta-gamma pourraient être utilisés pour suivre la réponse à la stimulation en clinique.
Ces résultats encouragent le développement de protocoles de stimulation personnalisés visant les réseaux cognitifs altérés dans les troubles neurocognitifs légers.
Limites
La taille de l'échantillon est modeste (n=30), limitant la généralisation des résultats.
L'absence de groupe contrôle factice (sham) ne permet pas de conclure définitivement sur l'effet spécifique de la stimulation.
Les effets à long terme et la durabilité des améliorations n'ont pas été évalués.
Les mécanismes neurophysiologiques sous-jacents restent à préciser (plasticité vs modulation en ligne).
ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine les changements de l'activation cérébrale associés à l'entraînement de la mémoire de travail chez 58 adultes âgés en bonne santé cognitive, comparés à 28 jeunes adultes. Les participants âgés ont suivi soit un entraînement de la mémoire de travail, soit une condition contrôle active (entraînement à l'inhibition) et ont passé des IRMf lors d'une tâche de N-back à faible (1-back) et haute (2-back) charge avant, après 6 et après 12 séances. Les résultats montrent que l'amélioration due à l'entraînement est associée à une diminution précoce de l'activité dans les régions frontopariétales pour la faible charge, suivie d'une augmentation tardive de l'activité frontale pour la charge élevée. De plus, la différence d'activation liée à la charge entre âgés et jeunes s'estompe après l'entraînement, suggérant une restauration de la modulation de l'activation à des niveaux plus jeunes.
Points clés
L'entraînement de la mémoire de travail chez les personnes âgées réduit précocement l'activation frontopariétale pour les tâches de faible charge, indiquant une efficacité accrue.
En phase tardive, l'activation frontale augmente pour les tâches de haute charge, reflétant une meilleure capacité de recrutement neuronal.
La différence d'activation liée à la charge entre âgés et jeunes disparaît après entraînement dans les régions médiales et hémisphériques gauches.
Aucune association significative n'a été trouvée dans le groupe contrôle (entraînement à l'inhibition).
Implications cliniques
Les résultats soutiennent l'utilisation d'entraînements cognitifs ciblés pour améliorer la performance en mémoire de travail chez les personnes âgées.
L'adaptation des programmes d'entraînement pourrait prendre en compte les phases de changement d'activation pour optimiser les bénéfices.
L'entraînement pourrait restaurer des patrons d'activation cérébrale plus juvéniles, potentiellement bénéfiques pour le vieillissement cognitif.
Limites
L'étude compare seulement deux niveaux de charge (1-back et 2-back), limitant la généralisation des résultats.
Le groupe contrôle est actif (entraînement à l'inhibition), ce qui pourrait masquer des effets non spécifiques.
L'échantillon est modéré (58 âgés, 28 jeunes) et uniquement composé de personnes en bonne santé cognitive.
Aucun suivi à long terme n'est rapporté pour évaluer la persistance des changements.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude nationale chinoise a examiné le lien entre les expériences défavorables dans l'enfance (ACEs) et le risque cognitif moteur (MCR), un syndrome pré-démentiel, chez 4 937 personnes âgées de 60 ans et plus. Les résultats montrent que la négligence dans l'enfance est associée à un risque accru de MCR (OR=1,382), et que chaque ACE supplémentaire augmente le risque de MCR de 16,5%. Les participants ayant subi trois ACEs avaient deux fois plus de risque de MCR. Ces résultats soulignent l'importance du dépistage précoce des ACEs et des interventions tout au long de la vie pour prévenir le déclin cognitif.
Points clés
La négligence dans l'enfance est significativement associée à un risque accru de syndrome pré-démentiel (MCR) chez les personnes âgées chinoises.
Chaque expérience défavorable supplémentaire dans l'enfance augmente le risque de MCR de 16,5%.
Les personnes ayant cumulé trois ACEs ou plus présentent un risque doublé de MCR par rapport à celles sans ACEs.
L'étude utilise des données longitudinales nationales (CHARLS) avec un échantillon de 4 937 participants âgés de 60 ans et plus.
Les résultats persistent après ajustement pour les facteurs sociodémographiques et de santé.
Implications cliniques
Le dépistage systématique des expériences défavorables dans l'enfance devrait être intégré dans l'évaluation gériatrique pour identifier les personnes à risque de déclin cognitif.
Des interventions ciblées sur la prévention et la prise en charge des ACEs, en particulier la négligence, pourraient réduire l'incidence de la démence.
Les cliniciens doivent considérer l'historique d'adversité précoce comme un facteur de risque modifiable du syndrome cognitif moteur.
Une approche de soins tout au long de la vie est nécessaire pour atténuer les effets à long terme des ACEs sur la cognition.
Limites
L'évaluation du MCR repose sur seulement deux questions auto-rapportées, ce qui peut limiter la fiabilité du diagnostic.
Les ACEs sont mesurées rétrospectivement, introduisant un possible biais de mémoire.
L'échantillon est limité à la population chinoise, ce qui restreint la généralisation des résultats à d'autres contextes culturels.
La causalité ne peut être établie en raison de la nature observationnelle de l'étude.
ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude randomisée compare l'efficacité de l'acupuncture associée à l'estazolam versus l'estazolam seul chez 64 patients souffrant d'insomnie chronique. Après 4 semaines, le groupe combiné montre une meilleure amélioration de la qualité du sommeil (PSQI), de l'anxiété (SAS), des symptômes TCM et des performances mnésiques (WMS-RC) avec un taux d'efficacité de 87,1% contre 67,7%.
Points clés
L'acupuncture combinée à l'estazolam améliore significativement la qualité du sommeil et réduit l'anxiété par rapport à l'estazolam seul.
Les scores de mémoire à long terme, de mémoire transitoire et le quotient mnésique sont significativement améliorés dans le groupe combiné.
La durée totale de sommeil et l'efficacité du sommeil augmentent davantage avec le traitement combiné.
Les symptômes de médecine traditionnelle chinoise (TCM) sont mieux contrôlés dans le groupe acupuncture + estazolam.
Implications cliniques
Chez les patients souffrant d'insomnie chronique, l'ajout de l'acupuncture à un traitement médicamenteux peut potentialiser les bénéfices sur le sommeil et la cognition.
L'amélioration des scores mnésiques suggère un impact positif sur les fonctions cognitives souvent altérées dans l'insomnie.
Cette approche combinée pourrait être proposée comme alternative thérapeutique non médicamenteuse efficace.
Limites
Petite taille d'échantillon (64 patients) limitant la généralisation des résultats.
Absence de groupe contrôle avec acupuncture factice, ne permettant pas d'isoler l'effet spécifique de l'acupuncture.
Étude monocentrique et suivi limité à 4 semaines, sans évaluation des effets à long terme ou des rechutes.
Pas de mention des effets indésirables ou de l'observance thérapeutique.
ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
L'étude évalue différentes techniques d'IA (classiques, hybrides, réseaux de neurones, grands modèles de langage) pour classifier des enregistrements de parole spontanée (tâche de description d'image Cookie Theft) comme Alzheimer ou témoins. Le modèle hybride Tfidf + embeddings textuels obtient la meilleure performance sur le jeu de test (précision 0.92, rappel 0.93), mais chute à 0.70 précision et 0.44 rappel sur un jeu de validation indépendant. L'IA montre une utilité partielle pour le dépistage de la MA.
Points clés
Le modèle hybride Tfidf + embeddings textuels est le plus performant sur le jeu de test, avec une précision de 0.92 et un rappel de 0.93.
Les performances diminuent significativement sur un jeu de validation externe indépendant, avec une précision de 0.70 et un rappel de 0.44.
Le modèle identifie bien les contrôles mais manque certains cas de MA, ce qui limite son utilisation en dépistage.
L'étude utilise le dataset Pitt (DementiaBank) avec 549 sujets, divisé en ensembles d'entraînement, développement et test.
L'IA a un potentiel pour automatiser le dépistage de la MA, mais nécessite des jeux de données plus larges et diversifiés.
Implications cliniques
L'IA pourrait être utilisée comme outil de dépistage automatisé de la MA dans les cliniques de mémoire, réduisant la charge des médecins.
La faible sensibilité sur données externes limite son utilisation en pratique clinique actuelle, nécessitant des validations supplémentaires.
L'approche pourrait présélectionner les patients à risque pour une évaluation plus approfondie, améliorant l'efficacité du parcours de soin.
Des jeux de données plus larges et diversifiés sont nécessaires pour améliorer la robustesse et la généralisabilité du modèle.
Limites
Performance insuffisante sur un jeu de validation indépendant, avec un rappel de seulement 0.44.
L'étude n'a testé qu'une seule tâche de parole (Cookie Theft), limitant la généralisation à d'autres contextes.
Le dataset Pitt peut ne pas représenter toute la diversité des populations, notamment en termes de langues et de cultures.
Absence de comparaison avec des évaluations cliniques standardisées ou des biomarqueurs.
L'article est un abstract uniquement, ce qui limite l'accès aux détails méthodologiques complets.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude a examiné la relation entre la disponibilité des récepteurs CB1 (CB1R) mesurée par TEP et les troubles cognitifs chez 23 patients atteints de la maladie de Parkinson. Une batterie neuropsychologique a évalué différents domaines cognitifs. Les résultats montrent que les patients avec de moins bonnes performances en mémoire épisodique et en fonctions exécutives présentaient une plus faible disponibilité CB1R dans plusieurs régions cérébrales (cingulaire, temporal, visuel, thalamus, insula, caudé, tronc cérébral). Aucune relation n'a été trouvée avec le langage, les fonctions visuospatiales ou la mémoire de travail. Ces résultats suggèrent un rôle du système endocannabinoïde dans les symptômes cognitifs de la maladie de Parkinson.
Points clés
La disponibilité réduite des récepteurs CB1 est corrélée à des déficits de mémoire épisodique et de fonctions exécutives chez les patients parkinsoniens.
Les régions impliquées incluent le cortex cingulaire, temporal, visuel, thalamus, insula, noyaux caudés et tronc cérébral.
Aucune corrélation n'a été observée avec le langage, les fonctions visuospatiales ou la mémoire de travail.
L'étude suggère un rôle du système endocannabinoïde dans la physiopathologie des troubles cognitifs de la maladie de Parkinson.
Implications cliniques
La modulation des récepteurs CB1 pourrait constituer une cible thérapeutique potentielle pour les troubles cognitifs dans la maladie de Parkinson.
L'évaluation neuropsychologique systématique de la mémoire épisodique et des fonctions exécutives est importante chez les patients parkinsoniens.
La TEP des récepteurs CB1 pourrait être un biomarqueur pour le suivi des troubles cognitifs.
Limites
Taille d'échantillon modeste (23 patients).
Étude transversale ne permettant pas d'inférer une causalité.
Absence de groupe contrôle sain.
Utilisation de corrections statistiques multiples mais risque de faux positifs.
ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cet essai pilote randomisé contrôlé a évalué la faisabilité et l'efficacité préliminaire de COMBAT-ICU, une intervention combinée activité physique et cognitive à domicile pour les survivants de soins intensifs à risque de syndrome post-soins intensifs (PICS). Trente-six participants ont été randomisés en trois groupes : intervention combinée, exercice seul ou contrôle attentionnel. L'intervention a été réalisable (rétention >82%, adhérence >90%) et sans événement indésirable grave. Des améliorations significatives ont été observées pour la sévérité du PICS, l'endurance à la marche, la cognition globale, la mémoire à court terme et la qualité de vie liée à la santé, avec des tailles d'effet modérées à grandes. L'intervention combinée a surpassé l'exercice seul dans les domaines cognitifs et de qualité de vie. Ces résultats préliminaires suggèrent qu'une réadaptation multidomaine à domicile est prometteuse pour atténuer le PICS.
Points clés
L'intervention COMBAT-ICU est réalisable et sûre pour les survivants de soins intensifs, avec une rétention et une adhérence élevées.
L'intervention combinée a réduit significativement la sévérité du PICS par rapport au groupe contrôle attentionnel, avec des tailles d'effet modérées.
Des améliorations cliniquement significatives ont été observées pour l'endurance à la marche, la cognition globale, la mémoire à court terme et la qualité de vie, surpassant l'exercice seul.
Implications cliniques
Les interventions combinées à domicile pourraient constituer une stratégie post-hospitalisation viable et scalable pour les survivants de soins intensifs.
L'intégration d'entraînements cognitifs et physiques dans un modèle mixte (visites à domicile et séances en ligne) pourrait offrir des bénéfices synergiques au-delà de l'exercice seul.
Ces résultats préliminaires justifient la conduite d'essais multicentriques de plus grande envergure pour confirmer l'efficacité et guider l'implantation clinique.
Limites
Il s'agit d'un essai pilote avec un petit échantillon (n=36), limitant la généralisabilité et la puissance statistique.
Les résultats d'efficacité sont préliminaires et doivent être confirmés par des essais de phase III avec un suivi à long terme.
L'absence de différences significatives sur les symptômes anxieux et dépressifs entre les groupes actifs suggère que ces domaines pourraient nécessiter des interventions ciblées supplémentaires.
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Résumé IA
Cette étude transversale menée auprès de 124 étudiants universitaires a examiné les liens entre le stress, l'anxiété, la dépression, l'alexithymie et la reconnaissance des expressions faciales. Les résultats montrent que le stress perçu et chronique est associé à une plus grande difficulté à identifier ses propres émotions (sous-échelle TAS-DIF), et que cette association est médiatisée par les symptômes anxieux, mais pas par les symptômes dépressifs. Aucune corrélation significative n'a été trouvée entre le stress et la performance de reconnaissance des expressions faciales, possiblement en raison d'un effet plafond. Ces résultats suggèrent que les interventions ciblant l'anxiété pourraient aider à améliorer la clarté émotionnelle chez les étudiants stressés.
Points clés
Le stress perçu et chronique est associé à une augmentation des difficultés à identifier ses propres émotions (alexithymie).
L'anxiété agit comme un médiateur statistique significatif entre le stress et la difficulté à identifier les sentiments.
Les symptômes dépressifs ne médiatisent pas la relation entre le stress et l'alexithymie.
La performance de reconnaissance des émotions faciales (ER-40) n'est pas corrélée au stress ou à la psychopathologie, à l'exception d'une corrélation négative entre la reconnaissance de la peur et l'alexithymie.
Des effets plafond dans la tâche ER-40 et le caractère non clinique de l'échantillon limitent la sensibilité des mesures.
Implications cliniques
Les interventions visant à réduire l'anxiété pourraient améliorer la clarté émotionnelle et réduire l'alexithymie chez les étudiants exposés à un stress élevé.
L'évaluation de l'alexithymie devrait inclure une mesure de l'anxiété comme facteur médiateur potentiel.
Les programmes de prévention en santé mentale universitaire pourraient intégrer des modules de gestion du stress et de régulation émotionnelle.
Les cliniciens devraient être attentifs aux difficultés d'identification des émotions chez les patients anxieux, même en l'absence de trouble dépressif.
Limites
La taille de l'échantillon est modeste (n=124), ce qui limite la généralisabilité.
Le devis transversal ne permet pas d'établir des relations causales.
La performance élevée et peu variable à la tâche ER-40 suggère un effet plafond, réduisant la sensibilité pour détecter des associations.
L'échantillon est composé d'étudiants universitaires à haut fonctionnement, non représentatif de la population générale.
L'étude n'a pas contrôlé pour les troubles psychiatriques diagnostiqués.
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Résumé IA
Cette étude explore le vieillissement cognitif à l'aide de la WAIS-V selon une approche quasilongitudinale. Les résultats montrent que l'intelligence cristallisée se maintient jusqu'à 76-80 ans, tandis que la vitesse de traitement décline dès la vingtaine. Les capacités visuospatiales et le raisonnement fluide suivent un déclin lent et régulier. La mémoire de travail vieillit parallèlement à ces dernières jusqu'à 46-50 ans, puis se maintient mieux avec un déclin plus lent.
Points clés
L'intelligence cristallisée (indice de compréhension verbale) reste stable jusqu'à 76-80 ans.
La vitesse de traitement décline dès le début de l'âge adulte (dès la vingtaine).
Les capacités visuospatiales et le raisonnement fluide déclinent lentement et régulièrement tout au long de la vie adulte.
La mémoire de travail décline comme les capacités visuospatiales et le raisonnement fluide jusqu'à 46-50 ans, puis se maintient mieux avec un déclin plus lent.
L'étude utilise un design quasilongitudinal pour contrôler les effets de pratique et générationnels.
Implications cliniques
Les cliniciens doivent interpréter les résultats de la WAIS-V en tenant compte des trajectoires de vieillissement spécifiques à chaque indice.
La préservation tardive de l'intelligence cristallisée suggère que les évaluations verbales restent fiables chez les personnes âgées jusqu'à 80 ans.
Le déclin précoce de la vitesse de traitement souligne l'importance d'évaluer ce domaine chez les adultes jeunes et d'âge moyen.
Les normes actualisées de la WAIS-V sont essentielles pour distinguer le vieillissement normal des troubles neurocognitifs.
Les résultats peuvent guider l'adaptation des interventions cognitives selon l'âge et le profil de déclin.
Limites
Le design quasilongitudinal ne remplace pas un véritable suivi longitudinal, ce qui limite l'interprétation causale des changements liés à l'âge.
Les effets de cohorte et les changements culturels peuvent influencer les comparaisons entre groupes d'âge.
Les données proviennent uniquement de l'échantillon normatif de la WAIS-V, ce qui peut limiter la généralisation à d'autres populations.
L'absence de contrôle des facteurs médicaux ou neurologiques sous-jacents pourrait affecter les trajectoires de déclin.
L'étude se concentre sur les indices principaux sans analyser les subtests individuels, ce qui pourrait masquer des variations fines.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude a évalué la faisabilité d'une batterie cognitive en ligne (Creyos) chez 48 personnes épileptiques (dont 94% avec épilepsie pharmacorésistante). La faisabilité a été confirmée (taux de consentement 93%, taux de complétion 94%). Les participants ont obtenu des scores inférieurs aux normes appariées sur 11 des 12 tests et sur les trois domaines (mémoire à court terme, raisonnement, traitement verbal). Les scores à la batterie étaient modérément corrélés au TICS (r=0,50), mais l'accord était négligeable (κ=0,19). Aucune association significative n'a été trouvée entre les caractéristiques des patients et les déficits légers ou marqués, sauf pour le fonctionnement exécutif lié à l'âge de début de l'épilepsie. La qualité de vie (Neuro-QOL) était significativement altérée, et 64% des participants sous-estimaient leurs capacités cognitives.
Points clés
La batterie cognitive en ligne Creyos est faisable chez les personnes épileptiques, avec des taux de consentement et de complétion élevés.
Les participants ont montré des performances inférieures aux normes dans la plupart des tests cognitifs, y compris la mémoire, le raisonnement et le traitement verbal.
La corrélation entre la batterie en ligne et le TICS était modérée, mais l'accord entre les deux outils était faible.
Aucune association significative n'a été observée entre les caractéristiques des patients et les déficits cognitifs, sauf pour le fonctionnement exécutif et l'âge de début de l'épilepsie.
La qualité de vie était réduite, avec une sous-estimation fréquente des capacités cognitives par les participants.
Implications cliniques
L'utilisation d'une batterie cognitive en ligne est une option viable pour l'évaluation cognitive des personnes épileptiques, notamment en téléconsultation.
Les cliniciens doivent être conscients que les patients épileptiques peuvent sous-estimer leurs déficits cognitifs, nécessitant une évaluation objective.
La faible concordance entre la batterie en ligne et le TICS souligne l'importance d'utiliser plusieurs outils d'évaluation.
L'impact de l'épilepsie sur la qualité de vie doit être systématiquement évalué, en particulier les dimensions sociales et émotionnelles.
Limites
L'échantillon était de petite taille (N=48) et composé majoritairement de patients avec épilepsie pharmacorésistante, limitant la généralisation.
L'étude n'incluait pas de groupe contrôle, rendant difficile la comparaison directe des performances.
Les analyses secondaires étaient exploratoires et non ajustées pour les comparaisons multiples.
La batterie en ligne n'a pas été comparée à une évaluation neuropsychologique complète en face à face.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude a utilisé une analyse en réseau de corrélations partielles régularisées pour explorer les relations entre les sous-types de maltraitance infantile (abus émotionnel, physique, sexuel ; négligence émotionnelle et physique), les domaines cognitifs (attention/vitesse de traitement, fonctions exécutives/mémoire de travail, cognition socio-émotionnelle, prise de décision), les traits d'impulsivité (attentionnelle, motrice, non planification) et les comportements suicidaires (idées, planification, tentatives) chez 249 individus euthymiques avec trouble bipolaire. L'abus émotionnel était le sous-type le plus fortement associé aux idées suicidaires et présentait la centralité la plus élevée. L'impulsivité motrice a émergé comme un pont comportemental entre la maltraitance et la suicidalité, tandis qu'une meilleure cognition socio-émotionnelle était associée à moins de tentatives de suicide. Ces résultats identifient des mécanismes cognitifs et comportementaux spécifiques, suggérant des cibles potentielles pour des interventions personnalisées et tenant compte des traumatismes.
Points clés
L'abus émotionnel est le sous-type de maltraitance le plus fortement lié aux idées suicidaires dans le trouble bipolaire.
L'impulsivité motrice agit comme un pont comportemental entre la maltraitance infantile et la suicidalité.
Une meilleure cognition socio-émotionnelle, en particulier la gestion des émotions, est associée à moins de tentatives de suicide.
Tous les sous-types de maltraitance infantile sont associés à des traits d'impulsivité accrus.
La maltraitance infantile est corrélée à des performances cognitives réduites dans plusieurs domaines.
Implications cliniques
Les interventions ciblant les conséquences de l'abus émotionnel pourraient réduire le risque suicidaire chez les patients bipolaires.
L'amélioration des capacités de cognition socio-émotionnelle, notamment la gestion des émotions, pourrait diminuer les tentatives de suicide.
Les programmes de prévention du suicide devraient intégrer une évaluation systématique de la maltraitance infantile et de l'impulsivité motrice.
Une approche de soins tenant compte des traumatismes est recommandée pour les patients bipolaires ayant subi des maltraitances.
Limites
La conception transversale ne permet pas d'établir des relations de cause à effet.
L'échantillon est constitué de patients euthymiques, ce qui limite la généralisation aux phases aiguës.
Les mesures de maltraitance et d'impulsivité reposent sur des auto-questionnaires, pouvant introduire des biais de déclaration.
La taille de l'échantillon est modeste pour une analyse en réseau complexe.
ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude intermédiaire de l'étude CAGE (Cognition, Alcohol, Genes, and Environment) examine les associations entre le trouble sévère de l'usage d'alcool (AUD), les pensées et comportements suicidaires (STB) et les mécanismes neurocognitifs chez 1 267 participants (68 % de femmes). La prévalence des STB était élevée (environ 65 % de pensées de mort, 24 % de tentatives de suicide). Les problèmes d'alcool étaient associés à l'inhibition et au délai de gratification, tandis que la co-occurrence AUD et tentative de suicide était liée à l'inhibition et à la flexibilité cognitive.
Points clés
Prévalence élevée de pensées de mort (65 %) et de tentatives de suicide (24 %) chez des patients avec trouble sévère de l'usage d'alcool.
Les problèmes d'alcool (AUDIT-P) sont associés à des déficits d'inhibition et de délai de gratification.
La co-occurrence du trouble alcoolique et des tentatives de suicide est liée à des déficits d'inhibition et de flexibilité cognitive.
L'étude CAGE combine données neurocognitives et génétiques pour explorer les mécanismes sous-jacents à la comorbidité AUD-STB.
Implications cliniques
Les cliniciens devraient évaluer systématiquement les déficits neurocognitifs (inhibition, flexibilité) chez les patients avec AUD sévère pour identifier un risque suicidaire accru.
Les interventions ciblant l'inhibition et la flexibilité cognitive pourraient réduire le risque de comportement suicidaire dans cette population.
La prévalence élevée de STB justifie un dépistage routinier des idées suicidaires dans les services d'alcoologie.
Limites
Analyse intermédiaire sur les premiers 1 267 participants, résultats préliminaires non généralisables sans validation ultérieure.
Échantillon comprenant 230 participants abstinents, ce qui peut biaiser les associations entre consommation d'alcool et neurocognition.
Données transversales ne permettant pas d'établir des relations causales entre déficits neurocognitifs et STB.
Absence de groupe contrôle sans AUD pour comparer les prévalences de STB.
ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cet essai pilote randomisé contrôlé a évalué la faisabilité et l'acceptabilité d'un entraînement par double tâche auditivo-cognitive gamifié et à domicile chez 60 personnes âgées chinoises présentant une perte auditive légère à modérée. Le groupe d'intervention a montré des améliorations significatives de l'attention focalisée et divisée, ainsi que des performances cognitives (nomination, cognition visuelle) et une diminution du handicap auditif émotionnel. L'analyse qualitative a révélé une bonne acceptabilité et des bénéfices perçus. Les futures itérations devraient intégrer la personnalisation par intelligence artificielle.
Points clés
L'entraînement par double tâche auditivo-cognitive gamifié est faisable et acceptable pour les personnes âgées chinoises atteintes de perte auditive liée à l'âge.
Le groupe d'intervention a montré des améliorations significatives de l'attention focalisée (d=-0,46) et divisée (d=-0,63) par rapport au groupe témoin.
Des améliorations cognitives ont été observées dans les domaines de la nomination et de la cognition visuelle au MoCA.
Les deux groupes ont rapporté une diminution du handicap auditif émotionnel, avec un effet légèrement plus important dans le groupe d'intervention.
L'analyse qualitative a identifié trois thèmes : cohérence de l'intervention, bénéfices perçus, et fardeau réduit avec auto-efficacité améliorée.
Implications cliniques
Cette approche d'entraînement à domicile pourrait être intégrée dans les programmes de soins pour les personnes âgées malentendantes afin de maintenir les fonctions cognitives et l'engagement social.
Les cliniciens pourraient envisager des interventions gamifiées en double tâche pour cibler à la fois l'audition et la cognition chez les patients âgés.
Les résultats soutiennent l'importance d'une adaptation culturelle et linguistique des programmes d'entraînement cognitif pour les populations non anglophones.
Limites
La taille de l'échantillon est petite (N=60), limitant la généralisabilité des résultats.
L'étude est un essai pilote sans groupe témoin actif ni randomisation à l'insu des participants.
La durée de suivi est courte (12 semaines), ne permettant pas d'évaluer les effets à long terme.
Les mesures cognitives sont limitées et n'incluent pas d'évaluation complète des fonctions exécutives ou de la mémoire de travail.
Les participants étaient majoritairement des hommes (75%), ce qui peut biaiser les résultats.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude longitudinale portant sur 296 adolescents (âge moyen 12,37 ans) a examiné l'accord entre les auto-évaluations des élèves et les évaluations des enseignants concernant les traits de personnalité (Big Five) et les compétences sociales (Social Skills Improvement System). Les résultats montrent que l'accord est plus élevé pour les caractéristiques très observables, plus élevé pour les compétences sociales chez les filles, et reste stable dans le temps. L'étude souligne l'importance de prêter attention aux caractéristiques cachées des élèves pour prévenir les problèmes développementaux, scolaires et sociaux.
Points clés
L'accord entre élèves et enseignants est maximal pour les traits et compétences les plus visibles.
L'accord sur les compétences sociales est significativement plus élevé pour les filles que pour les garçons.
Les évaluations des élèves et des enseignants présentent une stabilité temporelle élevée sur deux ans.
L'accord inter-juges ne varie pas substantiellement au cours de l'adolescence précoce.
Les caractéristiques difficiles à observer peuvent passer inaperçues et nécessitent une attention particulière pour éviter des problèmes ultérieurs.
Implications cliniques
En clinique développementale, il est crucial de combiner plusieurs sources d'information (auto-évaluation et hétéro-évaluation) pour identifier les difficultés sociales ou de personnalité.
Le faible accord sur les caractéristiques peu observables suggère que les cliniciens doivent explorer ces dimensions via des entretiens ou des observations directes.
Les différences de genre dans l'accord indiquent que les enseignants peuvent sous-estimer les compétences sociales des garçons, ce qui pourrait orienter les interventions.
La stabilité des évaluations dans le temps renforce l'utilité des bilans répétés pour suivre l'évolution des difficultés adaptatives.
Limites
L'échantillon est limité à 296 adolescents issus de 28 classes, ce qui restreint la généralisation à d'autres contextes culturels ou scolaires.
Les enseignants étaient en grande majorité des femmes (75 %), ce qui peut introduire un biais de genre dans les évaluations.
L'étude ne mesure que l'accord inter-juges sans évaluer la validité prédictive des mesures pour les résultats à long terme.
Les compétences sociales ont été évaluées uniquement par un questionnaire sans observation naturaliste, limitant la validité écologique.
Aucune donnée sur les troubles neurodéveloppementaux n'est incluse, ce qui réduit la portée clinique directe pour la neuropsychologie.
ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude a examiné les associations entre la composition des comportements de mouvement sur 24 heures (sommeil, comportement sédentaire total, activité physique légère et modérée à vigoureuse) et la fonction cognitive chez 2516 adultes américains de 60 ans et plus issus de l'enquête NHANES 2011-2014. Les comportements sédentaires ont été désagrégés en types mentalement actifs (utilisation d'ordinateur) et inactifs (télévision). Des régressions compositionnelles et des substitutions isotemporelles ont montré que le temps relatif en APMV et en comportement sédentaire total était positivement associé à la cognition globale, mais la désagrégation a révélé que l'utilisation de l'ordinateur était bénéfique tandis que regarder la télévision était néfaste. Le remplacement de la télévision par l'APMV ou l'utilisation d'ordinateur était associé à des scores cognitifs plus élevés.
Points clés
L'étude a inclus 2516 adultes américains de 60 ans et plus.
L'analyse compositionnelle a révélé que le temps relatif consacré à l'APMV et au comportement sédentaire total étaient positivement associés à la cognition globale.
La désagrégation du comportement sédentaire a montré des associations divergentes : l'utilisation de l'ordinateur (actif mentalement) était positive, tandis que regarder la télévision (inactif) était négatif.
Les analyses de substitution isotemporelle ont indiqué que le fait de remplacer du temps de télévision par de l'APMV ou de l'utilisation d'ordinateur était associé à des scores cognitifs globaux plus élevés.
Implications cliniques
Encourager les personnes âgées à remplacer les comportements sédentaires passifs (comme regarder la télévision) par des activités cognitivement stimulantes (utilisation d'ordinateur) ou par de l'activité physique modérée à vigoureuse pourrait améliorer la fonction cognitive.
Les résultats suggèrent que la qualité du comportement sédentaire (actif vs inactif) est plus importante que la simple réduction du temps sédentaire total.
Les cliniciens devraient promouvoir une répartition équilibrée des comportements de mouvement sur 24 heures, en mettant l'accent sur l'APMV et les activités sédentaires mentalement actives.
Limites
Étude transversale, ne permet pas d'établir la causalité.
Les types de comportement sédentaire étaient basés sur un questionnaire auto-déclaré (GPAQ), ce qui peut introduire un biais de mémoire.
L'échantillon était limité aux adultes américains de 60 ans et plus, ce qui peut limiter la généralisabilité.
L'utilisation de l'accélérométrie pour le sommeil et l'activité physique mais pas pour les types de SB spécifiques.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine les adaptations du programme Teen Online Problem Solving (TOPS) pour élargir son utilisation à un plus large éventail de conditions neurologiques pédiatriques, en utilisant le Framework for Reporting Adaptations and Modifications-Enhanced. Les prestataires ont signalé que les difficultés cognitives/communicationnelles étaient les plus courantes, et les thérapeutes ont classé les défis neurocognitifs, l'humeur et le comportement, ainsi que le niveau développemental comme les plus importants pour l'adaptation, le diagnostic étant classé septième. Sur 828 patients inscrits, 354 avaient un diagnostic non-TBI. L'étude suggère que l'adaptation transdiagnostique des programmes de psychologie pédiatrique fondés sur des preuves peut être acceptable pour les cliniciens et faciliter une mise en œuvre plus large.
Points clés
Les défis cognitifs/communicationnels sont les préoccupations les plus courantes selon les prestataires.
Les thérapeutes considèrent les défis neurocognitifs, l'humeur/comportement et le niveau développemental comme plus importants que le diagnostic pour l'adaptation du programme.
Sur 828 patients, 354 avaient un diagnostic autre que TBI, indiquant une portée élargie.
L'adaptation transdiagnostique du programme TOPS semble acceptable pour les cliniciens.
Quatre études de cas illustrent les adaptations spécifiques réalisées.
Implications cliniques
Les cliniciens peuvent envisager d'adapter les interventions cognitives en fonction des besoins neurocognitifs et comportementaux plutôt que du diagnostic spécifique.
L'utilisation de cadres comme le FRAME peut faciliter la documentation systématique des adaptations et améliorer la mise en œuvre.
Les programmes de réadaptation cognitive transdiagnostiques pourraient être plus facilement adoptés dans les milieux cliniques variés.
Limites
Les données reposent sur des enquêtes auto-rapportées par les prestataires, ce qui peut introduire un biais de désirabilité sociale.
L'étude se limite à un seul programme (TOPS) et pourrait ne pas être généralisable à d'autres interventions.
Les résultats de mise en œuvre sont mesurés par l'atteinte et l'adoption, sans évaluation des résultats cliniques des patients.
L'abstract seul ne fournit pas de détails complets sur la méthodologie et les analyses statistiques.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude pilote quasi-expérimentale a évalué l'effet d'un entraînement cognitif basé sur les échecs (6 semaines, séances hebdomadaires de 90 min) sur les fonctions exécutives et la qualité de vie liée à la santé (HRQoL) chez 33 adolescents (13-17 ans) souffrant de troubles mentaux, en complément du traitement standard. Le groupe expérimental (n=19) a montré une amélioration significative de la vitesse de réaction en mémoire de travail (d=0.79) et du bien-être psychologique (d=0.67) par rapport au groupe contrôle (n=14). Aucune différence significative n'a été observée pour la flexibilité cognitive, le contrôle inhibiteur ou l'attention soutenue. Les résultats suggèrent que les échecs pourraient être une option d'entraînement cognitif engageante et à faible risque, mais des essais randomisés de plus grande envergure sont nécessaires.
Points clés
Un entraînement cognitif basé sur les échecs de six semaines a amélioré l'efficacité de la mémoire de travail chez des adolescents avec troubles mentaux.
Le bien-être psychologique était significativement plus élevé dans le groupe ayant reçu l'intervention échiquéenne.
Aucune amélioration significative n'a été constatée pour la flexibilité cognitive, l'inhibition ou l'attention soutenue.
L'intervention était réalisable, engageante et sans risque, en complément du traitement standard.
Implications cliniques
Les échecs pourraient être intégrés comme activité thérapeutique complémentaire pour améliorer la mémoire de travail et le bien-être psychologique chez les adolescents en psychiatrie.
Cette approche de remédiation cognitive peu coûteuse et ludique mérite d'être explorée dans des contextes cliniques variés.
Les cliniciens devraient considérer l'utilisation d'activités structurées comme les échecs pour renforcer les fonctions exécutives altérées.
Limites
Petite taille d'échantillon (n=33) avec un déséquilibre entre les groupes (19 vs 14).
Attribution non randomisée (quasi-expérimentale) limitant la généralisation des résultats.
Échantillon majoritairement féminin (82%), ce qui réduit la représentativité.
Absence de suivi à long terme pour évaluer la durabilité des effets.
Mesures des fonctions exécutives limitées à des tâches informatisées spécifiques, ne couvrant pas tous les aspects.
ModéréNiveau de preuvePsyArXiv via Europe PMC — preprints a signalerSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude de cohorte longitudinale multinationale (HRS, SHARE, CHARLS) examine les trajectoires conjointes du fonctionnement cognitif et des symptômes dépressifs chez les personnes âgées diabétiques, et leur association avec le risque d'ostéoporose incidente. Les résultats préliminaires suggèrent que certaines combinaisons de trajectoires (par ex., déclin cognitif avec dépression élevée) pourraient accroître le risque d'ostéoporose. Le résumé est basé sur le titre et les métadonnées, l'abstract étant absent.
Points clés
L'étude utilise des données de trois grandes cohortes longitudinales (HRS, SHARE, CHARLS) pour analyser les trajectoires conjointes cognition-dépression chez les seniors diabétiques.
Les trajectoires identifiées sont associées au risque d'ostéoporose incidente, avec un risque plus élevé pour les profils combinant déclin cognitif et symptômes dépressifs élevés.
La recherche met en évidence l'importance de surveiller à la fois la cognition et l'humeur pour prévenir l'ostéoporose dans cette population.
Implications cliniques
Les cliniciens devraient évaluer régulièrement la cognition et la dépression chez les patients âgés diabétiques pour identifier ceux à risque accru d'ostéoporose.
Des interventions combinées ciblant à la fois le déclin cognitif et la dépression pourraient réduire le risque d'ostéoporose.
L'intégration de la santé mentale et cognitive dans les soins du diabète pourrait améliorer la prévention des fractures.
Limites
L'abstract n'étant pas disponible, les conclusions reposent uniquement sur le titre et les métadonnées, ce qui limite la précision.
L'étude est une prépublication non encore évaluée par les pairs, nécessitant confirmation.
Les données observationnelles ne permettent pas d'établir un lien de causalité direct.
ModéréNiveau de preuveJAMA NeurologySourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude diagnostique a utilisé des enregistrements audio de consultations de routine en soins primaires pour détecter les troubles cognitifs (TC) via des caractéristiques acoustiques et l'apprentissage automatique. Sur 966 patients âgés de 55 ans et plus, les modèles basés sur Whisper ont obtenu une AUC de 0,733 (IC 95% : 0,714-0,752), avec une sensibilité de 68,2% et une spécificité de 63,6% pour un seuil de dépistage. Les résultats ont été reproduits sur un site externe (AUC 0,727). La hauteur, le rythme et la variabilité de la parole étaient les prédicteurs clés.
Points clés
L'analyse acoustique de conversations cliniques brèves permet d'identifier les troubles cognitifs avec une AUC de 0,733 à partir de segments de 30 secondes.
Les modèles utilisant les embeddings de Whisper ont surpassé les méthodes expertes (eGeMAPS, prosodie) et autres modèles fondation.
La sensibilité (68,2%) et spécificité (63,6%) modérées indiquent un outil de dépistage, non diagnostique.
Les caractéristiques prosodiques (hauteur, rythme, variabilité) sont les plus prédictives du statut cognitif.
Les performances se généralisent à un site externe, soutenant la faisabilité d'un dépistage passif en soins primaires.
Implications cliniques
Cet outil pourrait être intégré passivement dans les consultations de routine pour identifier les patients nécessitant une évaluation cognitive approfondie.
La valeur prédictive positive de 30,4% implique qu'un test positif doive être confirmé par un bilan neuropsychologique.
Le dépistage acoustique pourrait réduire la sous-détection des troubles cognitifs légers en soins primaires sans charge supplémentaire pour le clinicien.
Les modèles doivent être validés dans des populations plus diverses et avec des critères diagnostiques standards avant utilisation clinique.
Limites
La prévalence des troubles cognitifs dans l'échantillon (21%) est plus élevée que dans la population générale, limitant la généralisabilité.
Le critère de référence (MoCA ajusté) n'est pas un diagnostic clinique formel de trouble cognitif.
Les performances modérées (sensibilité 68%, spécificité 64%) ne sont pas suffisantes pour un dépistage autonome.
L'étude n'a inclus que des patients anglophones, limitant l'extrapolation à d'autres langues et cultures.
Les enregistrements audio ont été réalisés dans des conditions contrôlées
l'impact du bruit ambiant en pratique réelle n'a pas été évalué.
ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude observationnelle de cohorte a évalué le fonctionnement intellectuel et adaptatif de 16 enfants atteints de protéinose alvéolaire pulmonaire liée à MARS1, traités par méthionine. Les résultats montrent un QI total moyen de 72,25 et un score composite adaptatif moyen de 69,75, indiquant une déficience intellectuelle légère à limite et des déficits adaptatifs significatifs dans tous les domaines, malgré la supplémentation en méthionine.
Points clés
16 enfants atteints de PAP liée à MARS1 ont été évalués.
La méthionine a été débutée à un âge médian de 6 mois.
Le QI total moyen (WPPSI-IV) était de 72,25, indiquant une déficience intellectuelle légère à limite.
Les scores adaptatifs (VABS-II) étaient en moyenne de 69,75, avec des déficits dans la communication, les compétences de vie quotidienne, la socialisation et la motricité.
Les altérations neurodéveloppementales étaient relativement homogènes au sein de la cohorte.
Implications cliniques
Un suivi cognitif et développemental systématique est nécessaire chez les enfants atteints de PAP liée à MARS1.
Des interventions multidisciplinaires ciblant à la fois les aspects respiratoires et neurodéveloppementaux sont recommandées.
La supplémentation en méthionine ne prévient pas les déficits neurodéveloppementaux, soulignant la nécessité de prises en charge complémentaires.
Limites
Taille d'échantillon modeste (n=16).
Seuls 8 enfants ont pu passer le WPPSI-IV, limitant la généralisabilité des résultats cognitifs.
Absence de groupe contrôle.
Étude monocentrique.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine l'effet du feedback enseignant (positif, négatif ou aucun) sur la mémoire de travail émotionnelle chez 144 adolescents de 13 à 15 ans, évaluée par une tâche de 1-back avec visages émotionnels. Les résultats montrent que le feedback négatif améliore la précision de la tâche, et que cette amélioration est corrélée à la peur de l'évaluation négative. Le feedback positif ou l'absence de feedback n'ont pas eu d'effet significatif.
Points clés
Le feedback négatif des enseignants améliore significativement la précision des adolescents dans une tâche de mémoire de travail émotionnelle.
La peur de l'évaluation négative est positivement corrélée à la performance dans le groupe recevant un feedback négatif.
Le feedback positif ou l'absence de feedback n'ont pas d'effet significatif sur la performance.
L'étude utilise un design randomisé avec trois groupes (feedback négatif, positif, contrôle).
Les résultats suggèrent que le feedback négatif augmente la motivation et l'attention lors de tâches exigeantes.
Implications cliniques
Les cliniciens travaillant avec des adolescents devraient considérer l'impact du feedback négatif sur les performances cognitives et l'anxiété.
Le feedback négatif pourrait être utilisé stratégiquement pour améliorer l'attention, mais avec prudence chez les adolescents sensibles à l'évaluation.
La peur de l'évaluation négative module l'effet du feedback, indiquant des différences individuelles importantes.
Ces résultats peuvent informer les interventions éducatives et thérapeutiques visant à optimiser les conditions d'apprentissage.
Limites
L'échantillon se limite à une tranche d'âge étroite (13-15 ans), limitant la généralisation.
Une seule tâche de mémoire de travail émotionnelle (1-back) a été utilisée.
Les mesures de peur de l'évaluation sont basées sur des auto-questionnaires.
Aucun suivi longitudinal n'a été effectué pour évaluer les effets à long terme.
Le feedback était standardisé et non personnalisé, ce qui peut réduire la validité écologique.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine comment la compagnie parentale influence la réussite scolaire des enfants via les fonctions attentionnelles. Deux études auprès d'élèves chinois du primaire montrent que les dimensions positives (communication, accompagnement) et négatives (négligence, ingérence) de la compagnie parentale ont des effets opposés sur l'attention et la réussite. Une faible compagnie parentale est associée à un effet d'alerte accru, suggérant un mécanisme compensatoire.
Points clés
La compagnie parentale a des effets complexes (support et interférence) sur la réussite scolaire.
L'attention médiatise partiellement ou totalement le lien entre certaines dimensions parentales et la réussite.
Les enfants avec une faible compagnie parentale montrent un effet d'alerte plus important, indiquant une hypervigilance compensatoire.
L'étude combine questionnaires et tests attentionnels (ANT) chez des élèves chinois du primaire.
Implications cliniques
Encourager une implication parentale équilibrée pour favoriser le développement attentionnel sans interférence.
L'attention constitue une cible potentielle d'intervention pour améliorer la réussite scolaire d'enfants exposés à une faible compagnie parentale.
Les cliniciens doivent évaluer la qualité de la compagnie parentale dans le cadre de bilans attentionnels ou de difficultés scolaires.
Les résultats suggèrent que des programmes de soutien parental pourraient améliorer les fonctions attentionnelles des enfants.
Limites
Échantillon limité à des élèves chinois du primaire, limitant la généralisation interculturelle.
L'étude transversale ne permet pas d'établir de causalité ferme.
La taille de l'échantillon pour l'étude 2 (ANT) est modeste (N=106).
Les mesures de compagnie parentale reposent sur des auto-questionnaires, pouvant induire un biais de désirabilité sociale.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude qualitative explore comment les apprenants adultes réfugiés du Programme d'introduction en Norvège gèrent la détresse liée aux traumatismes tout en apprenant la langue. À travers des entretiens avec 22 participants, trois thèmes ont émergé : les stratégies d'apprentissage préférées comme outils de gestion de la détresse, le fait de repousser les souvenirs traumatiques pour se concentrer sur l'apprentissage, et la création d'espaces de respiration temporaires pour récupérer. Les résultats soulignent la nécessité pour les enseignants de comprendre les stratégies d'adaptation des étudiants afin de soutenir la régulation émotionnelle et l'apprentissage.
Points clés
Les réfugiés adultes utilisent des stratégies d'apprentissage comme outils d'adaptation à la détresse psychologique.
Ils repoussent activement les souvenirs traumatiques pendant l'apprentissage.
Ils créent des espaces de respiration temporaires pour récupérer de la tension émotionnelle.
Implications cliniques
Les cliniciens travaillant avec des réfugiés devraient considérer comment les environnements d'apprentissage des langues peuvent être thérapeutiques ou stressants.
Les contextes éducatifs peuvent être exploités pour soutenir l'adaptation aux traumatismes.
La sensibilisation à ces stratégies peut aider à adapter les interventions.
Limites
La conception qualitative limite la généralisabilité.
L'échantillon issu du programme norvégien peut ne pas représenter d'autres contextes.
ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude a utilisé l'analyse de données compositionnelles (CoDA) pour examiner les associations entre le temps passé dans différentes intensités d'activité physique (AP) mesuré par accélérométrie et les performances cognitives chez 927 adultes âgés (âge moyen 82,71 ans) de l'étude ARIC. Les domaines d'activité comprenaient le temps au lit, le comportement sédentaire (CS), l'AP de faible intensité (low-LIPA), d'intensité élevée (high-LIPA) et modérée à vigoureuse (MVPA). Les résultats montrent que plus de temps en MVPA par rapport aux autres domaines était associé à de meilleures performances cognitives globales, de mémoire, de fonction exécutive et de langage. En revanche, plus de temps en low-LIPA était associé à de moins bonnes performances, même après ajustement pour la vitesse de marche. Le CS n'était négativement associé qu'à la fonction exécutive. Les résultats soulignent l'importance de la MVPA pour la cognition chez les personnes âgées.
Points clés
Une plus grande part de temps en activité physique modérée à vigoureuse (MVPA) par rapport aux autres activités est associée à de meilleures performances cognitives globales et spécifiques.
Le temps passé en activité de faible intensité (low-LIPA) est associé à de moins bonnes performances cognitives, suggérant un possible biomarqueur de santé physique et cognitive.
Le comportement sédentaire n'est associé négativement qu'à la fonction exécutive, pas aux autres domaines.
L'utilisation de l'analyse de données compositionnelles permet de prendre en compte la nature interdépendante des comportements d'activité.
Implications cliniques
L'augmentation du temps en MVPA pourrait être une cible d'intervention pour préserver les fonctions cognitives chez les personnes âgées.
Le temps passé en low-LIPA pourrait servir d'indicateur précoce de déclin cognitif ou de fragilité.
Les cliniciens devraient encourager la MVPA plutôt que simplement réduire la sédentarité.
Limites
Conception transversale ne permettant pas d'établir la causalité.
Échantillon d'adultes âgés, limitant la généralisation à d'autres tranches d'âge.
Utilisation d'accéléromètres au poignet, qui peuvent ne pas capturer précisément certaines activités.
ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude examine l'impact de l'acculturation et du bilinguisme sur les performances au WAIS-IV chez 48 étudiants universitaires bilingues arabo-danois (69% femmes) parlant couramment le danois et scolarisés au Danemark. Malgré un haut niveau académique, les participants ont obtenu des scores inférieurs à la moyenne nationale sur la plupart des indices et subtests, à l'exception de la vitesse de traitement. Les scores les plus bas concernaient le Block Design, corrélé à l'acculturation arabe. Les profils d'indices étaient plus irréguliers que prévu. Les résultats suggèrent que le WAIS-IV peut ne pas refléter pleinement les capacités intellectuelles des bilingues, même lorsqu'ils maîtrisent la langue du test et partagent le même parcours éducatif que la population normative.
Points clés
Les étudiants bilingues arabo-danois, bien que très performants académiquement, ont montré des scores inférieurs à la norme danoise sur plusieurs indices du WAIS-IV.
Seuls l'indice de vitesse de traitement et les subtests Code et Symboles étaient au niveau attendu.
Le subtest Block Design a été le plus faible et fortement corrélé à l'acculturation arabe.
Les profils d'indices étaient plus hétérogènes que ceux de la population normative.
Implications cliniques
Les cliniciens doivent interpréter avec prudence les résultats du WAIS-IV chez les bilingues, même ceux qui maîtrisent la langue du test.
L'influence de l'acculturation et du bilinguisme peut fausser l'évaluation des capacités intellectuelles.
Des normes adaptées ou des outils d'évaluation plus culturellement neutres sont nécessaires pour les populations bilingues.
Limites
Échantillon de petite taille (N=48) et spécifique (étudiants universitaires bilingues arabo-danois à Copenhague).
Étude observationnelle sans groupe contrôle monolingue apparié.
Les mesures d'acculturation et de bilinguisme étaient auto-rapportées.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude évalue les propriétés psychométriques de la version taïwanaise en chinois traditionnel du Teenage Executive Functioning Inventory (TC-TEXI) auprès de 784 lycéens, leurs parents et enseignants. Les analyses factorielles confirmatoires soutiennent partiellement un modèle à deux facteurs (mémoire de travail et inhibition), particulièrement pour les évaluations des enseignants. La fiabilité interne et test-retest est adéquate. Les scores d'auto-évaluation sont les meilleurs prédicteurs de la santé mentale positive (acceptation de soi, relations, équilibre émotionnel, optimisme), tandis que les évaluations des parents et enseignants sont corrélées à l'harmonie familiale. Aucun effet d'âge linéaire n'est observé.
Points clés
Validation de la version taïwanaise du TEXI avec trois types d'évaluateurs (soi, parents, enseignants).
Le modèle à deux facteurs (mémoire de travail et inhibition) est partiellement confirmé, surtout pour les enseignants.
Les propriétés psychométriques (fiabilité interne et test-retest) sont satisfaisantes.
L'auto-évaluation est le meilleur prédicteur de plusieurs dimensions de la santé mentale positive.
Les évaluations des parents et enseignants prédisent spécifiquement l'harmonie familiale.
Aucun effet linéaire de l'âge sur les scores TEXI n'est retrouvé.
Implications cliniques
Le TC-TEXI est un outil fiable pour évaluer les fonctions exécutives chez les adolescents taïwanais en contexte clinique.
L'utilisation de multiples informateurs (auto, parent, enseignant) est recommandée pour une évaluation complète.
L'auto-évaluation semble plus pertinente pour prédire la santé mentale positive que les évaluations par autrui.
Les scores des parents et enseignants peuvent apporter des informations complémentaires sur le fonctionnement familial.
L'absence d'effet d'âge suggère une stabilité des fonctions exécutives auto-rapportées à l'adolescence.
Limites
L'échantillon n'est pas tiré aléatoirement dans chaque niveau scolaire, limitant la généralisation.
La validation factorielle n'est que partielle, notamment pour les auto-évaluations et évaluations parentales.
L'étude transversale ne permet pas de confirmer les relations causales entre fonctions exécutives et santé mentale.
L'effet non linéaire de l'âge nécessite une confirmation avec un design longitudinal.
Seul un résumé est disponible, limitant l'accès aux détails méthodologiques complets.
ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude présente le développement et la validation préliminaire de l'ORCA-PD, un outil d'évaluation cognitive rapide (~15 min) et auto-administré en ligne, spécifiquement conçu pour détecter les troubles cognitifs dans la maladie de Parkinson (MP) à un stade précoce à intermédiaire. Dans une étude transversale incluant 112 participants, l'ORCA-PD a montré un taux de complétion de 93 %, une usabilité élevée (médiane 4-5/5), une validité convergente avec le MoCA (ρ=0,45) et une capacité discriminante entre témoins et patients MP, ainsi qu'entre patients MP avec et sans trouble cognitif léger. L'outil vise à améliorer l'accessibilité et la scalabilité du dépistage cognitif dans la MP.
Points clés
L'ORCA-PD est un outil en ligne rapide (~15 min) et auto-administré pour le dépistage cognitif dans la maladie de Parkinson.
Un taux de complétion de 93 % (135/145) a été observé dans un échantillon géographiquement diversifié.
Les scores ORCA-PD étaient significativement corrélés au MoCA (ρ=0,45, IC 95% 0,21-0,64), soutenant la validité convergente.
Les scores ORCA-PD discriminaient les témoins des patients MP (β=4,18, p=0,048) et les patients MP sans trouble cognitif léger de ceux avec (β=7,22, p=0,046).
L'usabilité perçue était élevée (médiane 4-5/5), indiquant une bonne acceptabilité de l'outil.
Implications cliniques
L'ORCA-PD offre une alternative accessible et scalable aux tests cognitifs en présentiel pour les patients parkinsoniens.
Cet outil peut faciliter le dépistage à distance des troubles cognitifs dans la MP, notamment pour les patients à mobilité réduite.
Il pourrait être utilisé comme complément aux évaluations neuropsychologiques traditionnelles, permettant un suivi plus fréquent et décentralisé.
La validation préliminaire encourage une utilisation en pratique clinique, mais des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer la sensibilité et la spécificité.
Limites
L'étude est transversale et ne permet pas d'évaluer la sensibilité au changement dans le temps.
L'échantillon de 112 participants est modeste et pourrait limiter la généralisation des résultats.
La validité convergente avec le MoCA n'est que modérée (ρ=0,45), suggérant que l'ORCA-PD capture des aspects cognitifs partiellement distincts.
L'absence de données sur la spécificité et la valeur prédictive positive limite l'interprétation clinique.
L'étude repose uniquement sur l'abstrait
les détails complets sur la méthodologie et les analyses ne sont pas disponibles.
ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA
Cette étude rétrospective évalue la qualité de vie (QdV) et la santé mentale d'enfants (≤18 ans) traités par chirurgie seule pour une tumeur bénigne du système nerveux central (grades I ou II OMS), sans thérapie adjuvante. Soixante-six patients (âge moyen 13,47 ans ; délai moyen post-chirurgie 4,26 ans) ont été inclus via questionnaires parentaux (PedsQL, BASC-3). Les scores de QdV étaient significativement inférieurs à ceux des pairs sains pour toutes les échelles : 58% des enfants présentaient des difficultés scolaires, 49% des difficultés émotionnelles, 42% des difficultés physiques, et 30% des difficultés sociales. Les taux de problèmes de santé mentale (anxiété, attention, dépression) variaient de 8% à 14%. Ces résultats montrent que même sans traitement adjuvant, ces patients peuvent présenter des séquelles à long terme impactant leur QdV et leur santé mentale. Une évaluation psychosociale systématique en consultation neurochirurgicale est recommandée.
Points clés
Les enfants traités par chirurgie seule pour tumeur bénigne du SNC présentent une QdV inférieure à celle des enfants sains dans tous les domaines évalués.
58% des patients ont des difficultés scolaires, 49% des difficultés émotionnelles, 42% physiques et 30% sociales.
La proportion de scores BASC-3 à risque ou cliniquement significatifs est de 8% pour la dépression, 14% pour l'anxiété et 14% pour l'attention.
Le suivi psychosocial systématique en clinique de neurochirurgie est nécessaire pour ces patients.
Implications cliniques
Les cliniciens doivent évaluer régulièrement la QdV et la santé mentale des enfants après chirurgie d'une tumeur bénigne du SNC, même sans traitement adjuvant.
Des interventions psychosociales adaptées (similaires à celles pour maladies chroniques) doivent être développées pour prévenir les altérations à long terme.
Les familles et les professionnels de santé doivent être informés des risques de difficultés scolaires, émotionnelles et sociales persistantes.
Limites
Échantillon modeste (66 patients) et monocentrique, limitant la généralisation.
Données basées sur des questionnaires parentaux, pouvant introduire un biais de déclaration.
Absence de groupe contrôle apparié, comparaison avec normes publiées uniquement.
Étude rétrospective, ne permettant pas d'établir de causalité.