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TDAHAnglaisSource tier 1

Contrôle de l'interférence émotionnelle et adaptation au conflit émotionnel chez les enfants et adolescents avec TDAHEmotional interference control and emotional conflict adaptation in children and adolescents with ADHD.

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Résumé IA

Cette étude examine le contrôle de l'interférence émotionnelle et l'adaptation au conflit émotionnel chez 20 enfants/adolescents avec TDAH et 20 sans, âgés de 9 à 15 ans, à l'aide d'une tâche de Stroop émotionnel. Les participants devaient identifier l'émotion d'expressions faciales (joie ou colère) tout en ignorant des mots superposés congruents ou incongruents. Les résultats montrent que les jeunes avec TDAH présentent une moins bonne précision sur les essais incongruents, indiquant un déficit du contrôle de l'interférence émotionnelle, mais pas de différence dans l'adaptation au conflit émotionnel. Ces données suggèrent que le contrôle de l'interférence émotionnelle pourrait être un mécanisme sous-jacent à la dysrégulation émotionnelle dans le TDAH.

Points clés

Les enfants et adolescents avec TDAH montrent une précision réduite sur les essais incongruents d'une tâche de Stroop émotionnel par rapport aux témoins. Aucune différence de groupe n'a été observée dans l'adaptation au conflit émotionnel (effet de séquence). Les deux groupes présentent des temps de réaction plus lents et une moindre précision sur les essais incongruents vs congruents, confirmant un effet d'interférence. Le contrôle de l'interférence émotionnelle, mais pas l'adaptation au conflit, est altéré dans le TDAH chez les jeunes. L'étude suggère que le contrôle de l'interférence émotionnelle pourrait être un mécanisme clé de la dysrégulation émotionnelle dans le TDAH en contexte social.

Implications cliniques

Les interventions ciblant la régulation émotionnelle chez les jeunes avec TDAH devraient inclure un entraînement au contrôle de l'interférence émotionnelle (ignorer des informations émotionnelles non pertinentes). Les cliniciens peuvent évaluer le contrôle de l'interférence émotionnelle via des tâches de Stroop émotionnel pour identifier des difficultés spécifiques de régulation émotionnelle. Les résultats soutiennent l'importance de traiter la dysrégulation émotionnelle dans le TDAH, indépendamment des symptômes d'inattention/hyperactivité. Des adaptations scolaires pourraient réduire les distractions émotionnelles pour les élèves avec TDAH.

Limites

Échantillon de petite taille (20 par groupe), limitant la généralisation des résultats. Tranche d'âge restreinte (9-15 ans), ne couvrant pas les jeunes enfants ou les adultes. Utilisation d'une seule tâche expérimentale (Stroop émotionnel), sans mesures écologiques de la régulation émotionnelle. Absence de contrôle pour les comorbidités (anxiété, dépression) qui pourraient influencer la performance. Étude transversale ne permettant pas d'inférer la causalité entre contrôle de l'interférence et symptômes de TDAH.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Expériences psychosociales des adultes vivant avec un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité : un protocole de revue systématique qualitativePsychosocial experiences of adults living with attention-deficit/hyperactivity disorder: a qualitative systematic review protocol.

RevueNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Ce protocole de revue systématique qualitative vise à synthétiser les données qualitatives sur les expériences psychosociales des adultes atteints de TDAH. Bien que le TDAH persiste souvent à l'âge adulte avec des impacts significatifs sur le bien-être émotionnel, les relations et l'emploi, la littérature actuelle se concentre surtout sur des mesures quantitatives. Cette revue comblera ce manque en explorant les défis subjectifs tels que la stigmatisation et la dysrégulation émotionnelle. La recherche sera effectuée dans PubMed, Scopus et Cochrane, avec une synthèse thématique selon Thomas et Harden. Les résultats éclaireront des évaluations et interventions holistiques.

Points clés

Le TDAH chez l'adulte engendre des difficultés psychosociales souvent négligées par les approches quantitatives. Ce protocole prévoit une synthèse d'études qualitatives publiées entre 2010 et 2025 en anglais. La méthodologie inclut une évaluation de la qualité via la grille JBI et une synthèse thématique. Aucune approbation éthique n'est nécessaire car les données sont issues d'études publiées. Les résultats seront diffusés via une revue à comité de lecture et des conférences.

Implications cliniques

Les cliniciens pourront s'appuyer sur une compréhension approfondie des expériences vécues des adultes TDAH. Cela permettra de développer des évaluations cliniques plus globales et des interventions psychosociales ciblées. Les résultats pourraient améliorer la prise en charge en intégrant la perspective des patients.

Limites

Ce protocole ne fournit pas encore de résultats seules les méthodes sont décrites. La restriction aux études en anglais et à la période 2010-2025 peut introduire un biais de sélection. La synthèse qualitative dépend de la disponibilité et de la qualité des études primaires.

Niveau de preuve

Revue

TDAHAnglaisSource tier 1

Exposition au plomb et risque de TDAH et de troubles des conduites chez les enfants : données d'une cohorte rétrospective à Philadelphie, Pennsylvanie.Lead exposure and risk of ADHD and conduct disorders in children: evidence from a retrospective cohort in Philadelphia, PA.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cohorte rétrospective a inclus 13 989 enfants (11 ans ou moins) suivis au Temple University Health System (2010-2020) pour examiner l'association entre l'exposition au plomb (plombémie) et les diagnostics de TDAH et troubles des conduites. Après ajustement, une plombémie ≥ 3,5 µg/dL était associée à un risque accru de TDAH (OR=1,84 ; IC95% 1,56-2,16), avec un effet plus marqué chez les garçons. L'association avec les troubles des conduites n'était pas significative. Ces résultats soulignent les risques neurodéveloppementaux persistants liés à une exposition même modérée au plomb en milieu urbain défavorisé.

Points clés

L'exposition au plomb à des niveaux sanguins ≥ 3,5 µg/dL est associée à un risque accru de TDAH chez les enfants (OR ajusté 1,84). L'association entre l'exposition au plomb et les troubles des conduites n'est pas statistiquement significative. Les associations sont plus fortes chez les garçons que chez les filles pour le TDAH.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient considérer l'exposition environnementale au plomb comme un facteur de risque modifiable pour le TDAH, particulièrement chez les enfants vivant en milieu urbain défavorisé. Le seuil actuel de référence (3,5 µg/dL) du CDC pourrait ne pas être suffisamment protecteur, car des risques accrus sont observés à ce niveau. Le dépistage systématique de la plombémie pourrait être pertinent chez les enfants présentant des symptômes de TDAH.

Limites

Étude rétrospective observationnelle avec biais de mesure potentiel (diagnostics basés sur les codes ICD, non validation clinique systématique). Population d'une seule région urbaine (Philadelphie), limitant la généralisabilité. Absence de contrôle pour d'autres facteurs de confusion non mesurés (p. ex., stress parental, nutrition).

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Étude préliminaire sur l'efficacité et la sécurité d'un nouveau dispositif thérapeutique numérique : un essai clinique randomisé chez des enfants sud-coréens atteints de trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivitéA Preliminary Study on the Efficacy and Safety of a Novel Digital Therapeutic Device: A Randomized Clinical Trial in South Korean Pediatric Patients With Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder.

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Résumé IA

Cette étude prospective, multicentrique, ouverte et randomisée a évalué l'efficacité et la sécurité d'un dispositif thérapeutique numérique basé sur un jeu (ADAM-101) en complément du traitement pharmacologique chez 54 enfants âgés de 7 à 12 ans atteints de TDAH. Le groupe intervention a utilisé ADAM-101 pendant 25 minutes par séance, cinq fois par semaine, pendant 4 semaines. Les résultats montrent une amélioration significativement plus importante des symptômes évalués par l'échelle K-ARS (d de Cohen=1,07) et de l'attention auditive (ATA Sensitivity Index, d=0,61) par rapport au groupe témoin (pharmacothérapie seule). Aucun événement indésirable grave n'a été rapporté. Ces résultats préliminaires suggèrent un bénéfice potentiel de l'ajout d'une thérapeutique numérique dans la prise en charge du TDAH pédiatrique.

Points clés

54 enfants sud-coréens de 7 à 12 ans avec TDAH ont été randomisés en deux groupes : pharmacothérapie seule ou pharmacothérapie plus ADAM-101. L'intervention avec ADAM-101 a duré 4 semaines, avec des séances de 25 minutes cinq fois par semaine. Le critère principal, l'échelle K-ARS parentale, a montré une amélioration significativement plus importante dans le groupe intervention (d=1,07). L'attention auditive mesurée par l'ATA s'est améliorée significativement (d=0,61), mais pas l'attention visuelle. Les échelles CGI ont également favorisé le groupe intervention (CGI-I d=1,57 CGI-S d=1,05). Aucun effet indésirable grave n'a été rapporté, indiquant une bonne tolérance.

Implications cliniques

L'ajout d'un dispositif thérapeutique numérique comme ADAM-101 pourrait améliorer les symptômes du TDAH et l'attention auditive chez les enfants déjà traités par pharmacothérapie. Les thérapeutiques numériques pourraient constituer une option complémentaire non médicamenteuse, accessible et sans risque grave apparent. Les résultats soutiennent l'intérêt d'intégrer des interventions numériques dans les parcours de soins du TDAH pédiatrique, bien que des études confirmatoires soient nécessaires.

Limites

Essai ouvert non en aveugle, ce qui peut introduire un biais de performance et de détection. Taille d'échantillon modeste (54 participants), limitant la généralisation des résultats. Durée de traitement courte (4 semaines) les effets à long terme restent inconnus. Étude menée uniquement en Corée du Sud, ce qui peut limiter la transposabilité à d'autres populations. Absence de groupe contrôle actif (comparaison avec un autre DTx ou placebo numérique).

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Relation dynamique et loci pléiotropes du trouble déficit de l'attention/hyperactivité avec les traits de sommeilDynamic relationship and pleiotropic loci of attention deficit hyperactivity disorder with sleep traits.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude analyse la relation dynamique entre le TDAH et les troubles du sommeil chez 11 288 participants de l'étude ABCD. Une corrélation positive robuste est observée, atténuée par les médicaments du TDAH. Les symptômes du TDAH prédisent les troubles du sommeil avec un effet de décalage. Les analyses de score de risque polygénique montrent des associations faibles mais significatives. Deux loci pléiotropes associés au TDAH et à la somnolence excessive sont identifiés, et 12 loci supplémentaires sont trouvés avec l'insomnie. L'enrichissement fonctionnel implique des neurones excitateurs et inhibiteurs dans les cortex visuel et frontal. Dix gènes pivots liés à la régulation de la croissance cellulaire et au neurodéveloppement sont mis en évidence.

Points clés

Corrélation positive robuste entre les symptômes du TDAH et les troubles du sommeil. La médication pour le TDAH atténue cette association. Les symptômes du TDAH ont un effet de décalage sur les troubles du sommeil dans un modèle de courbe de croissance latente. Les scores de risque polygénique expliquent une faible variance (0,28-0,30 %). Identification de 14 loci pléiotropes partagés entre le TDAH et les troubles du sommeil.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient évaluer systématiquement les troubles du sommeil chez les patients TDAH. La prescription de médicaments pour le TDAH pourrait moduler la sévérité des troubles du sommeil. Les variants génétiques identifiés pourraient ouvrir des pistes pour des interventions ciblées. L'association temporelle suggère que traiter le TDAH pourrait améliorer le sommeil à long terme.

Limites

L'étude est observationnelle, ne permettant pas d'inférer un lien causal. La variance expliquée par les scores polygéniques est très faible (environ 0,3 %). Les analyses de pléiotropie reposent sur des données d'auto-évaluation pour les troubles du sommeil. Les résultats des cohortes UK Biobank et ABCD proviennent de populations différentes, limitant la généralisabilité.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Un aperçu complet des fondements biologiques du TDAHA comprehensive overview of the biological foundations of ADHD.

RevueNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Le trouble déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) est une condition neurodéveloppementale caractérisée par des patterns persistants d'inattention, d'hyperactivité et d'impulsivité. Les preuves neurochimiques, pharmacologiques et génétiques suggèrent des altérations des systèmes dopaminergiques et noradrénergiques, avec des contributions d'autres voies de neurotransmetteurs. Les études de neuroimagerie révèlent des différences structurelles et fonctionnelles dans le cortex frontal et les structures sous-corticales, bien que les résultats soient hétérogènes. La génomique indique une base polygénique avec des variants communs et rares influençant la transmission synaptique et le développement neuronal, ainsi que des chevauchements génétiques avec d'autres traits. Les facteurs environnementaux interagissent avec la génétique. Cette revue met en avant la complexité biologique du TDAH et la nécessité d'approches intégratives.

Points clés

Les altérations des systèmes dopaminergiques et noradrénergiques sont centrales dans la physiopathologie du TDAH. Les études de neuroimagerie montrent des différences structurelles et fonctionnelles dans le cortex frontal et les ganglions de la base. Le TDAH a une architecture polygénique avec des variants communs et rares affectant la transmission synaptique et le développement neuronal. Les facteurs environnementaux interagissent avec la génétique via des corrélations et interactions gène-environnement.

Implications cliniques

La compréhension des bases neurobiologiques peut améliorer la précision diagnostique et la distinction avec d'autres troubles. Les avancées génétiques ouvrent la voie à des approches personnalisées, bien que leur application clinique reste à développer. L'intégration des facteurs environnementaux et génétiques est cruciale pour le pronostic et la prise en charge individualisée.

Limites

L'hétérogénéité des résultats en neuroimagerie limite leur utilisation clinique directe. Les études génomiques nécessitent des échantillons plus larges et des approches multi-omiques intégrées. La complexité biologique à plusieurs niveaux d'analyse rend les applications translationnelles difficiles.

Niveau de preuve

Revue

TDAHAnglaisSource tier 1

Association entre la régulation de la difficulté des tâches dans les thérapeutiques numériques basées sur le jeu et les symptômes du trouble déficit de l'attention/hyperactivité chez l'enfant : Analyse secondaire d'un essai contrôlé randomisé.Association Between Task Difficulty Regulation in Game-Based Digital Therapeutics and Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder Symptoms in Children: Secondary Analysis of a Randomized Controlled Trial.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette analyse secondaire d'un essai contrôlé randomisé examine l'association entre la régulation automatique de la difficulté des tâches pendant un entraînement par thérapeutique numérique (Neuro-World) et l'amélioration des symptômes du TDAH chez 35 enfants âgés de 6 à 13 ans. Les résultats montrent qu'une difficulté moyenne plus faible et une variabilité réduite de la difficulté sont associées à une amélioration des symptômes d'hyperactivité/impulsivité, mais pas de l'inattention. Une pente négative de la difficulté (diminution au fil du temps) est également liée à une réduction des symptômes. Ces résultats suggèrent que des trajectoires de difficulté individualisées et stables pourraient servir de biomarqueurs numériques de la réponse clinique.

Points clés

Une difficulté moyenne plus faible dans les tâches 1, 2 et 4 de Neuro-World est associée à une amélioration des symptômes du TDAH mesurés par l'échelle K-ARS. La difficulté moyenne des tâches 1 à 4 est liée à l'amélioration des symptômes d'hyperactivité/impulsivité, mais pas de l'inattention. Une variabilité plus faible de la difficulté dans la tâche 5 améliore les symptômes d'hyperactivité/impulsivité. Une pente négative de la difficulté (diminution progressive) est associée à une réduction de l'hyperactivité/impulsivité. Les données comportementales en jeu (trajectoires de difficulté) pourraient constituer des biomarqueurs numériques de la réponse au traitement.

Limites

Étude exploratoire sans correction formelle pour les comparaisons multiples. Petite taille d'échantillon (n=35). Analyse secondaire post-hoc, nécessitant une interprétation prudente. Données issues d'un seul type de thérapeutique numérique (Neuro-World).

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Lien entre les métabolites de la voie de la kynurénine et la neuroinflammation chez les enfants naïfs de traitement avec trouble déficit de l'attention/hyperactivité : une étude transversale cas-témoinsLinkage of kynurenine pathway metabolites to neuroinflammation in drug-naive children with attention-deficit/hyperactivity disorder: A cross-sectional, case-control study.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale cas-témoins compare les taux sériques de métabolites de la voie de la kynurénine entre 51 enfants naïfs de traitement avec TDAH et 36 témoins sains appariés. Les résultats montrent que les enfants avec TDAH présentent des taux d'acide kynurénique (KYNA) et un indice neuroprotecteur (KYNA/QUIN) significativement plus bas, ainsi qu'un indice neurotoxique (QUIN/KYNA) plus élevé, suggérant un déséquilibre neuro-inflammatoire dans la voie de la kynurénine contribuant à la pathogenèse du TDAH.

Points clés

Les taux sériques d'acide kynurénique (KYNA) sont significativement plus bas chez les enfants avec TDAH naïfs de traitement par rapport aux témoins. Le ratio KYNA/QUIN (indice neuroprotecteur) est significativement réduit dans le groupe TDAH. Le ratio QUIN/KYNA (indice neurotoxique) est significativement plus élevé dans le groupe TDAH. Aucune différence significative n'a été observée pour les autres métabolites de la voie de la kynurénine (tryptophane, kynurénine, acide quinolinique) ni pour les ratios enzymatiques.

Implications cliniques

Les déséquilibres de la voie de la kynurénine pourraient servir de biomarqueurs pour le diagnostic ou le suivi du TDAH chez l'enfant. Ces résultats ouvrent la voie à des thérapies ciblées visant à moduler la neuroinflammation dans le TDAH. L'évaluation des métabolites KYNA et QUIN pourrait aider à stratifier les sous-types de TDAH ou à prédire la réponse au traitement.

Limites

Taille d'échantillon modérée (51 patients, 36 témoins). Conception transversale ne permettant pas d'établir une causalité. Étude monocentrique avec possible biais de sélection. Absence de suivi longitudinal pour évaluer la stabilité des biomarqueurs dans le temps.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Évaluation des grands modèles de langage pour l'éducation sur le TDAH : Une étude comparative de ChatGPT 5, DeepSeek V3 et Grok 4Evaluating large language models for ADHD education: A comparative study of ChatGPT 5, DeepSeek V3, and Grok 4.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare trois LLMs (ChatGPT 5, DeepSeek V3, Grok 4) pour générer du contenu éducatif sur le TDAH. Bien que tous les modèles soient alignés sur le DSM-5, leurs niveaux de lisibilité dépassent les recommandations pour le grand public (FKGL >12), limitant leur accessibilité pour les éducateurs non spécialistes. DeepSeek V3 produit les sorties les plus variables, Grok 4 les plus cohérentes, et ChatGPT 5 les plus concises. Les résultats suggèrent un potentiel mais nécessitent une calibration linguistique.

Points clés

Les trois modèles sont alignés sur le DSM-5 mais diffèrent en stabilité et emphase. DeepSeek V3 a produit les sorties les plus variables, Grok 4 les plus cohérentes, ChatGPT 5 les plus concises. Tous les modèles dépassent les niveaux de lisibilité recommandés (FKGL >12, FKRE <40, SMOG >12). Les LLMs montrent un potentiel pour générer du contenu éducatif sur le TDAH, mais leur lisibilité actuelle limite leur utilisation par des éducateurs non spécialistes.

Implications cliniques

Les cliniciens peuvent utiliser les LLMs comme outils de génération de contenu éducatif, mais doivent adapter les prompts pour améliorer la lisibilité. Les éducateurs non spécialistes doivent être informés des limites de lisibilité des LLMs actuels. Une calibration linguistique et une conception de prompts optimisée sont nécessaires pour une utilisation inclusive.

Limites

Étude limitée à trois modèles de LLM et à un seul domaine (TDAH). Pas d'évaluation de la compréhension réelle par les utilisateurs cibles. Les résultats de lisibilité sont basés sur des formules standardisées, non sur des tests utilisateurs.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Corrélats neuronaux d'une intervention en réalité virtuelle chez des enfants avec trouble déficit de l'attention/hyperactivité : une étude IRMf au repos basée sur le pourcentage d'amplitude de fluctuationNeural Correlates of Virtual Reality Intervention in Children With Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder: A Resting-State fMRI Study Based on Percent Amplitude of Fluctuation.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les mécanismes neuronaux sous-tendant l'amélioration des symptômes du TDAH après une intervention en réalité virtuelle (VR) chez 15 enfants avec TDAH et 14 enfants au développement typique. L'IRMf au repos avec analyse du pourcentage d'amplitude de fluctuation (PerAF) a été utilisée avant et après l'intervention. Les résultats montrent une réduction des symptômes d'inattention, d'hyperactivité/impulsivité et des comportements oppositionnels, ainsi qu'une diminution des erreurs au test MFFT. Sur le plan cérébral, une diminution du PerAF a été observée dans le gyrus frontal moyen droit (cortex préfrontal) et une augmentation dans le lobule paracentral gauche. Les enfants avec TDAH présentaient une augmentation du PerAF dans le gyrus temporal inférieur gauche par rapport aux témoins après l'intervention, corrélée positivement aux symptômes oppositionnels. Ces résultats suggèrent que la VR module les régions impliquées dans le contrôle cognitif et l'intégration sensorimotrice, mais a un effet limité sur les circuits attentionnels et temporo-limbiques.

Points clés

Après l'intervention VR, les scores SNAP-IV d'inattention, d'hyperactivité/impulsivité et de trouble oppositionnel ont significativement diminué chez les enfants TDAH. Le nombre d'erreurs au test MFFT a également diminué après la VR. Les valeurs de PerAF ont diminué dans le gyrus frontal moyen droit (rMFG) et augmenté dans le lobule paracentral gauche (lPCL) après l'intervention. Comparés aux témoins, les enfants TDAH présentaient des valeurs de PerAF plus élevées dans le gyrus temporal inférieur gauche (ITG) après la VR, corrélées positivement aux symptômes oppositionnels. La VR semble améliorer l'hyperactivité-impulsivité et les problèmes comportementaux via la modulation du rMFG (contrôle cognitif) et du lPCL (intégration sensorimotrice). L'effet régulateur de la VR sur les déficits attentionnels centraux et les circuits temporo-limbiques (ITG) est apparu limité.

Implications cliniques

La réalité virtuelle pourrait être utilisée comme intervention complémentaire pour cibler l'hyperactivité et les comportements oppositionnels dans le TDAH. Les modifications neurofonctionnelles observées suggèrent que la VR agit sur des circuits spécifiques (contrôle cognitif et sensorimoteur), ce qui pourrait orienter le choix des patients les plus susceptibles d'en bénéficier. L'absence d'effet significatif sur les circuits attentionnels centraux incite à combiner la VR avec d'autres approches ciblant l'attention.

Limites

Petite taille d'échantillon (15 enfants TDAH, 14 témoins) limitant la généralisation des résultats. Absence de groupe contrôle actif (par exemple, une intervention non VR) pour comparer l'effet spécifique de la VR. Étude pré-post sans randomisation, ce qui ne permet pas d'exclure un effet placebo ou de maturation. Les mesures comportementales sont basées sur des échelles parentales (SNAP-IV) et un seul test cognitif (MFFT), ce qui limite l'évaluation des déficits attentionnels. La durée de l'intervention VR et le suivi à long terme ne sont pas précisés.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Essai randomisé multicentrique d'un jeu thérapeutique numérique pour les fonctions exécutives chez les enfants atteints de TDAHMulticenter randomized trial of a digital therapeutic game for executive function in children with ADHD.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué l'efficacité et la sécurité de STAR RUCKUS, un jeu numérique adaptatif ciblant le contrôle cognitif, chez 122 enfants de 6 à 12 ans atteints de TDAH. Après 4 semaines d'intervention (5 séances quotidiennes), le groupe actif a montré une réduction significativement plus importante des scores cliniques de TDAH (échelle K-ARS) par rapport au groupe contrôle factice (-7,5 vs -4,0, p=0,009), avec des améliorations à la fois de l'inattention et de l'hyperactivité/impulsivité. Les effets étaient de taille faible à modérée (ηp²=0,05). L'observance et la tolérance étaient bonnes.

Points clés

Un jeu thérapeutique numérique adaptatif (STAR RUCKUS) améliore significativement les symptômes cliniques du TDAH chez les enfants de 6 à 12 ans par rapport à une intervention factice. L'effet est observé à la fois sur l'inattention et l'hyperactivité/impulsivité, avec une taille d'effet faible à modérée (ηp²=0,05). L'étude est un essai randomisé multicentrique en simple insu avec un contrôle factice, soutenant la validité des résultats. L'observance et la tolérance ont été favorables, suggérant une bonne acceptabilité de l'intervention.

Implications cliniques

Les thérapeutiques numériques peuvent constituer une option non pharmacologique complémentaire aux traitements habituels du TDAH chez l'enfant. L'amélioration des fonctions exécutives via un jeu adaptatif pourrait réduire les symptômes de TDAH dans la vie quotidienne, bien que l'effet soit modeste. Cet outil pourrait être proposé en première intention ou en association avec une prise en charge médicamenteuse et comportementale.

Limites

L'effet clinique est de faible ampleur (ηp²=0,05) et sa pertinence clinique réelle reste à déterminer. L'étude a été menée uniquement en Corée, limitant la généralisation à d'autres populations. La durée de traitement est courte (4 semaines) sans suivi à long terme. Le critère de jugement principal est basé sur l'échelle K-ARS (clinique), non sur des mesures objectives de l'attention ou des fonctions exécutives. Le simple insu (cliniciens non informés) ne contrôle pas les biais de performance des enfants.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Bonheur et symptômes du trouble déficit de l'attention/hyperactivité médiés par les conditions subjectives de santé : une enquête nationale transversale par InternetHappiness and Attention Deficit/Hyperactivity Disorder Symptoms as Mediated by Subjective Health Conditions: A Nationwide Cross-Sectional Internet Survey.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude explore la relation entre les symptômes du TDAH et le bonheur à partir d'une enquête Internet japonaise portant sur 29 268 participants. Les participants ont été classés comme TDAH possible à l'aide de l'échelle ASRS-J-6. Des analyses de régression logistique ordinale et de médiation ont montré que le TDAH possible était associé à un bonheur moindre. Les symptômes somatiques, la confusion/difficulté à se concentrer et la dépression médiatisaient cette association. La plupart des personnes avec TDAH possible avaient un bonheur modéré, mais plus d'un quart rapportait un faible bonheur. Le dépistage et le traitement des symptômes physiques et psychiatriques pourraient améliorer le bonheur des personnes avec TDAH.

Points clés

Les symptômes du TDAH sont associés à un bonheur moindre. Les symptômes somatiques (41,1 %), la confusion/difficulté à se concentrer (37,2 %) et la dépression (14,8 %) médiatisent le lien entre TDAH et bonheur. Plus de 25 % des personnes avec TDAH possible rapportent un faible bonheur. L'étude s'appuie sur un large échantillon national japonais.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient évaluer et traiter les symptômes physiques et psychiatriques chez les patients avec TDAH pour potentiellement améliorer leur bonheur. Le dépistage des plaintes somatiques, des difficultés cognitives et de la dépression pourrait être bénéfique dans la prise en charge du TDAH. Des interventions ciblant ces médiateurs pourraient améliorer le bien-être des personnes avec TDAH.

Limites

Le design transversal ne permet pas d'inférence causale. L'auto-évaluation et une mesure unique du bonheur limitent la fiabilité. La classification TDAH possible repose sur un outil de dépistage court, non sur un diagnostic clinique. L'échantillon est limité au Japon, ce qui peut limiter la généralisabilité.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Correction à "Supplémentation probiotique et fonction exécutive chez les enfants atteints de trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité"Correction to "Probiotic Supplementation and Executive Function in Children With Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder".

FaibleNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet article est une correction d'une étude précédente portant sur la supplémentation probiotique et la fonction exécutive chez les enfants TDAH. Aucun résumé n'est disponible ; les informations sont basées sur le titre et les métadonnées.

Points clés

L'article corrige une publication antérieure sur les probiotiques et les fonctions exécutives dans le TDAH. Aucun nouvel résultat expérimental n'est présenté dans cette correction. La correction peut affecter l'interprétation des résultats originaux, mais les détails ne sont pas précisés.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent consulter la version corrigée pour une interprétation précise des résultats. Les décisions cliniques fondées sur l'étude originale doivent être réévaluées à la lumière de la correction.

Limites

Absence de résumé détaillé, limitant l'évaluation de l'impact de la correction. Correction uniquement, sans données originales ou nouvelles. Impossible d'évaluer la nature des erreurs corrigées sans accès au contenu complet.

Niveau de preuve

Faible

TDAHAnglaisSource tier 1

Associations entre les habitudes de sommeil, les performances en lecture et en mathématiques, et l'inattention et l'hyperactivitéAssociations between sleep habits, performance in reading and mathematics, and inattention and hyperactivity.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les relations entre le sommeil, les performances académiques (lecture et mathématiques) et l'inattention/hyperactivité chez des enfants et adolescents australiens jumeaux (n=5524, âge 8,6-14,6 ans). Des modèles inter- et intra-paires ont évalué si cinq facettes des habitudes de sommeil étaient associées aux mesures académiques et comportementales. Globalement, les habitudes de sommeil n'expliquaient qu'environ 1% de la variance des performances en lecture et mathématiques, mais jusqu'à 7% de la variance de l'inattention/hyperactivité. Des analyses post-hoc ont montré que l'inattention médiatisait la plupart des associations entre sommeil et performances académiques. Ces résultats suggèrent des relations faibles et inconsistantes entre sommeil et performances scolaires en population générale, mais un lien plus net avec les symptômes d'inattention.

Points clés

Les habitudes de sommeil expliquent ~1% de la variance des performances académiques, mais jusqu'à 7% de celle de l'inattention/hyperactivité. L'inattention médiatise les associations entre sommeil et lecture/mathématiques. Les effets du sommeil sur les résultats scolaires sont faibles et inconsistants chez les enfants et adolescents tout-venant.

Implications cliniques

Les interventions sur le sommeil pourraient cibler en priorité les symptômes d'inattention plutôt que les performances académiques directes. Chez les enfants avec TDAH, l'évaluation et l'optimisation du sommeil pourraient avoir un impact positif sur l'attention.

Limites

Faible variance expliquée limite la significativité clinique pour les apprentissages scolaires. Échantillon principalement d'origine européenne, limitant la généralisation.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Effet du 5-hydroxytryptophane, un précurseur de la sérotonine, sur les adultes présentant des niveaux élevés de traits de Trouble du Déficit de l'Attention avec Hyperactivité : un essai randomisé contrôléThe effect of 5-hydroxytryptophan, a serotonin precursor, on adults with high levels of Attention Deficit Hyperactivity Disorder traits: A randomised, controlled trial.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai randomisé contrôlé en double aveugle a évalué l'efficacité d'une administration aiguë de 5-hydroxytryptophane (5-HTP), un précurseur de la sérotonine, pour réduire la distractibilité chez des adultes présentant des niveaux élevés ou faibles de traits de TDAH. Les participants (N=112) ont été répartis en groupes recevant 5-HTP ou placebo. Les mesures de distractibilité comprenaient une tâche de flanker et une tâche de N-back avec stimulus auditif non pertinent. Les résultats n'ont montré aucun effet significatif du 5-HTP sur les mesures de distractibilité, que ce soit chez les personnes avec des traits élevés ou faibles de TDAH. De plus, le groupe 5-HTP a présenté un taux d'effets indésirables de 19,6% (fatigue, nausées, vomissements). L'étude conclut que le 5-HTP n'a pas démontré d'effet bénéfique sur les traits de TDAH dans cette population.

Points clés

Le 5-HTP n'a pas réduit la distractibilité chez les adultes avec traits élevés de TDAH comparé au placebo. Aucune différence significative entre groupes sur les tâches de flanker et N-back. 19,6% des participants sous 5-HTP ont rapporté des effets indésirables (fatigue, nausées, vomissements). L'étude suggère que le 5-HTP n'est pas une alternative prometteuse pour les symptômes de TDAH.

Implications cliniques

Le 5-HTP ne devrait pas être recommandé comme traitement pour les symptômes de TDAH sur la base de ces résultats. Les cliniciens doivent être conscients des effets indésirables potentiels du 5-HTP. D'autres voies sérotoninergiques pourraient être explorées dans la recherche sur le TDAH.

Limites

La distractibilité mesurée par les tâches utilisées n'a pas montré de différence attendue entre groupes. L'échantillon était basé sur des traits de TDAH auto-rapportés, non sur un diagnostic clinique formel. Administration aiguë unique, effets à long terme non évalués.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Effets des activités d'ergothérapie basées sur la musique sur l'attention et les fonctions exécutives chez les enfants atteints de trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivitéEffects of music-based occupational therapy activities on attention executive functions in children with attention deficit and hyperactivity disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude randomisée compare les effets d'activités d'ergothérapie basées sur la musique (harmonica et batterie) à une ergothérapie structurée classique sur l'attention, les fonctions exécutives et le fardeau des aidants chez 39 enfants TDAH (5-12 ans) sur 6 semaines. Les résultats montrent que les deux interventions améliorent l'attention, mais l'approche musicale a un effet plus bénéfique, particulièrement sur l'attention. Aucune différence significative n'est observée pour les fonctions exécutives et le fardeau des aidants.

Points clés

L'étude inclut 39 enfants TDAH randomisés en deux groupes (musicothérapie ergothérapique vs ergothérapie structurée). Les deux groupes montrent une amélioration significative de l'attention (p=0.004, η²=0.207). L'approche musicale a un effet supérieur sur l'attention comparé à l'ergothérapie structurée. Les fonctions exécutives (BRIEF) et le fardeau des aidants ne montrent pas de différence intergroupe significative. Les séances durent 45 minutes une fois par semaine pendant 6 semaines.

Implications cliniques

L'intégration d'instruments de musique simples (harmonica, batterie) dans les séances d'ergothérapie peut renforcer l'attention chez les enfants TDAH. Les ergothérapeutes peuvent diversifier leurs outils avec des activités rythmiques pour cibler l'attention. Le fardeau des aidants n'est pas significativement réduit, suggérant un besoin d'interventions complémentaires pour les aidants.

Limites

Petite taille d'échantillon (N=39) limitant la généralisation des résultats. Durée d'intervention courte (6 semaines) sans suivi à long terme. Utilisation d'instruments spécifiques (harmonica, batterie) limitant la transférabilité à d'autres instruments. Mesures principalement subjectives (échelles parentales) sans évaluation objective de l'attention.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Facteurs associés à l'apparition et à la persistance du trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité infraclinique et complet chez les femmes : une étude épidémiologique en population généraleFactors associated with the occurrence and persistence of subthreshold and full attention-deficit hyperactivity disorder in women: A population-based epidemiological study.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude épidémiologique a analysé les facteurs associés au TDAH (sous-seuil, complet, persistant) chez 2741 femmes (35-88 ans) issues de la cohorte CoLaus|PsyCoLaus. Les résultats montrent que les expériences adverses dans l'enfance et un faible lien parental sont communs aux formes sous-seuil et complètes. L'agrégation familiale et un âge précoce d'apparition caractérisent le TDAH complet, tandis que la persistance est associée à des marqueurs immunologiques et cardiométaboliques élevés. Une analyse en classes latentes a identifié un sous-groupe « accablé » avec plus de traumatismes et une persistance plus élevée.

Points clés

Les expériences adverses dans l'enfance et un faible lien parental sont associés au TDAH sous-seuil et complet chez la femme. L'agrégation familiale et un âge précoce d'apparition sont des caractéristiques marquantes du TDAH complet mais pas de sa persistance. La persistance du TDAH est principalement liée à des marqueurs pro-inflammatoires (monocytes, neutrophiles, hsCRP) et cardiométaboliques (insuline, leptine). Une analyse en classes latentes a différencié un sous-groupe « accablé » (traumatismes élevés) et un sous-groupe « idiopathique » le premier a un taux de persistance plus élevé. L'hétérogénéité du TDAH féminin dépend non seulement de la sévérité mais aussi de facteurs contextuels et biologiques.

Implications cliniques

Le dépistage du TDAH chez la femme devrait inclure une évaluation des traumatismes infantiles et de la qualité du lien parental. Les marqueurs immunologiques et cardiométaboliques pourraient aider à identifier les patientes à risque de persistance du TDAH. Les approches thérapeutiques pourraient être adaptées en fonction du sous-groupe (accablé vs idiopathique) pour améliorer l'efficacité. Une attention particulière aux comorbidités somatiques, notamment inflammatoires et métaboliques, est nécessaire dans le suivi des femmes avec TDAH persistant.

Limites

L'étude est transversale et ne permet pas d'établir de causalité. L'échantillon est limité à une région géographique (Lausanne, Suisse) et à une tranche d'âge (35-88 ans), ce qui peut limiter la généralisabilité. Les données rétrospectives sur les expériences adverses et l'âge d'apparition peuvent être sujettes à des biais de mémoire. La classification du TDAH sous-seuil repose sur des seuils non standardisés, ce qui peut affecter la comparabilité. Les marqueurs immunologiques et métaboliques n'ont été mesurés qu'à un seul moment, ne reflétant pas les variations temporelles.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Prescription de médicaments pour le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité chez l'enfant : une analyse rétrospective d'une base de données de réclamations d'assurance maladie japonaisePrescribing medications for attention-deficit/hyperactivity disorder in children: a retrospective analysis of a Japanese health insurance claims database.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude rétrospective a analysé les tendances de prescription des médicaments pour le TDAH chez les enfants et adolescents (0-17 ans) au Japon entre avril 2018 et août 2023, à partir d'une large base de données d'assurance maladie. Les résultats montrent une diminution significative des prescriptions de méthylphénidate (OROS-MPH) de 64,7 % à 47,5 %, tandis que les prescriptions de guanfacine (GXR) ont augmenté de 19,3 % à 46,4 %. La GXR était plus fréquemment prescrite chez les filles et les enfants de 6 à 12 ans. Depuis fin 2019, les nouvelles prescriptions de GXR dépassent celles d'OROS-MPH. La monothérapie a diminué de 82,3 % à 79,6 %, avec l'association OROS-MPH + GXR la plus courante. Ces changements reflètent probablement les différences réglementaires et pharmacologiques.

Points clés

Les prescriptions d'OROS-MPH ont diminué de 64,7 % à 47,5 % entre 2018 et 2023, tandis que celles de GXR ont augmenté de 19,3 % à 46,4 %. La guanfacine (GXR) était le médicament le plus prescrit chez les filles et les enfants de 6 à 12 ans. Depuis fin 2019, les nouvelles prescriptions de GXR dépassent celles d'OROS-MPH, atteignant 41,3 % des nouvelles prescriptions en 2023. La proportion de patients sous monothérapie a légèrement diminué de 82,3 % à 79,6 %, l'association OROS-MPH + GXR étant la plus courante.

Implications cliniques

La guanfacine (GXR) apparaît comme une alternative de plus en plus privilégiée pour le TDAH pédiatrique, notamment chez les filles et les enfants de 6 à 12 ans, possiblement en raison de son absence de réglementation restrictive contrairement aux stimulants. Ces résultats soulignent l'importance d'une surveillance continue des pratiques de prescription face à l'évolution des options thérapeutiques.

Limites

L'étude est rétrospective et basée sur une base de données de réclamations d'assurance maladie japonaise, ce qui limite la généralisabilité à d'autres contextes. Les raisons sous-jacentes aux choix de prescription (préférences, effets secondaires) n'ont pas été évaluées, et l'observance réelle des patients n'a pu être mesurée.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Identification du TDAH à partir de vidéos enregistrées en conditions réellesADHD identification from real-life recorded video.

PreprintNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude explore l'utilisation d'un système d'apprentissage profond pour identifier le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH) à partir de vidéos enregistrées en milieu domestique. À partir de 78 séquences vidéo (40 femmes, 38 hommes), des coordonnées squelettiques du haut du corps ont été extraites et analysées via des architectures deep learning (TabNet, TCC, LSTM) et des classifieurs classiques, atteignant une précision de 0,66 à 0,88 pour les femmes et 0,65 à 0,82 pour les hommes. La méthode pourrait permettre une évaluation continue du TDAH à domicile et fournir de nouveaux biomarqueurs pour la clinique.

Points clés

Utilisation de vidéos réelles enregistrées à domicile pour détecter le TDAH. Extraction de coordonnées squelettiques du haut du corps par deep learning pré-entraîné. Précision de classification de 0,66 à 0,88 selon le sexe et le modèle. Méthode non invasive et potentiellement applicable en télésurveillance. Identification de biomarqueurs comportementaux spécifiques au sexe.

Implications cliniques

Outil complémentaire aux questionnaires et entretiens pour le diagnostic du TDAH. Permet une évaluation écologique en milieu naturel, réduisant les biais observateurs. Facilite le suivi longitudinal des symptômes et l'ajustement thérapeutique à distance. Peut améliorer la détection des formes subcliniques ou atypiques du TDAH.

Limites

Échantillon de petite taille (78 vidéos) limitant la généralisation. Précision modeste, notamment chez les hommes (0,65-0,82). Absence de validation croisée externe sur une population indépendante. Potentiel biais de sélection dans les vidéos auto-enregistrées. Non prise en compte des comorbidités fréquentes du TDAH.

Niveau de preuve

Preprint

TDAHAnglaisSource tier 1

Symptômes du TDAH et dettes financières chez les adultesADHD symptoms and financial debt among adults.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale en ligne menée sur 3 717 adultes japonais examine l'association entre les symptômes du TDAH (mesurés par l'échelle ASRS) et la présence de dettes financières. Les résultats montrent une association significative dans l'échantillon total (OR : 1,04 ; IC 95 % : 1,01-1,07), ainsi que chez les femmes (OR : 1,06 ; IC 95 % : 1,01-1,10) et chez les adultes de 18-34 ans et de 60 ans et plus, mais pas chez les 35-59 ans. L'association est marginale chez les hommes. Les effets sont modestes, soulignant la nécessité de recherches supplémentaires sur les causes et conséquences des dettes chez les adultes TDAH.

Points clés

Les symptômes du TDAH, mesurés en continu, sont significativement associés à la présence de dettes dans la population japonaise générale après ajustement sur les facteurs démographiques et la santé mentale. L'association est plus forte chez les femmes que chez les hommes (significative chez les femmes, limite chez les hommes). L'association varie selon l'âge : significative chez les 18-34 ans et les 60 ans et plus, non significative chez les 35-59 ans. Les odds ratios sont modestes (1,04 à 1,10), indiquant une augmentation faible du risque de dette associée à chaque point d'augmentation des symptômes.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient envisager de dépister les symptômes du TDAH chez les adultes présentant des difficultés financières, en particulier chez les femmes et les jeunes adultes. Une attention particulière pourrait être portée aux adultes plus âgés (60+) ayant des symptômes de TDAH, car ils présentent également un risque accru de dette. L'absence d'association chez les 35-59 ans suggère que d'autres facteurs (par exemple, stabilité professionnelle) pourraient atténuer le risque à cet âge.

Limites

L'étude est transversale, ce qui ne permet pas d'établir une relation de cause à effet. La dette est mesurée par une question unique, ce qui peut ne pas capturer la complexité des situations financières. L'échantillon en ligne peut souffrir de biais de sélection et ne pas être représentatif de la population japonaise générale. Les symptômes du TDAH sont évalués par auto-questionnaire (ASRS Screener) et non par un diagnostic clinique.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Effective real-time self-rehabilitation exercise monitoring and correctness system for low back pain management.

PreprintNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Contexte : Les troubles musculosquelettiques (TMS) connaissent une augmentation marquée, notamment la douleur lombaire (DL), qui est une cause majeure de ces troubles. L'utilisation de technologies de suivi de la santé permettrait de faciliter la réhabilitation à distance, réduisant les barrières entre les patients et les professionnels de santé. Objectif : Proposer un système de suivi en temps réel et abordable pour la réhabilitation de la DL, basé sur la vision par ordinateur et l'apprentissage profond. Méthode : Le système utilise un modèle léger à base de réseau de neurones à mémoire à court terme (LSTM) avec 64 unités et des neurones denses, permettant d'identifier les postures correctes en temps réel à partir de vidéos capturées par des caméras RGB standards. Une représentation 3D du squelette humain est exploitée pour calculer les angles articulaires et classer neuf poses de réhabilitation avec une précision élevée. Résultats : Le système atteint une bonne précision croisée, un faible coût computationnel, et fournit des retours d'information en temps réel avec un délai minimal. Il n'exige aucun matériel supplémentaire ou caméras spécialisées. Intérêt clinique : Ce système pourrait améliorer la qualité de vie des patients souffrant de DL en offrant un suivi autonome et accessible, favorisant l'auto-réhabilitation à domicile. Limites : L'analyse repose sur les informations fournies dans l'abstract et le titre. Les données sur l'efficacité clinique à long terme, les tests sur des populations variées, ou les comparaisons avec d'autres méthodes ne sont pas détaillées.

Points clés

Suivi en temps réel des exercices de réhabilitation pour la DL Utilisation de la vision par ordinateur et d'un modèle LSTM léger Classification de poses avec une représentation 3D du squelette Abordable et compatible avec des caméras standards Retours d'information immédiats pour corriger les postures

Implications cliniques

Faciliter l'accès à la réhabilitation à distance pour les patients Réduire la charge sur les professionnels de santé Améliorer la conformité des patients aux exercices prescrits

Limites

Absence de données sur l'efficacité clinique à long terme Peu de détails sur les tests sur des populations variées Dépendance aux conditions d'éclairage et à la qualité des vidéos

Niveau de preuve

Preprint

TDAHAnglaisSource tier 1

Predictive modeling of drain current in advanced FET architectures using ML-based TCAD calibration.

FaibleNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Contexte : La miniaturisation des circuits intégrés et le développement des électrodes avancées (comme les FET à nanofils) nécessitent des modèles précis de comportement des transistors, particulièrement dans les géométries sous-10 nm. Cependant, la calibration des modèles reste computationnellement coûteuse. Objectif : Proposer une approche basée sur l'apprentissage automatique (ML) pour prédire le courant de drain (Id) des FET à nanofils et nanolentilles, en utilisant des données TCAD (Tool for Circuits and Devices) pour réduire la dépendance aux simulations itératives. Méthode : Six modèles ML ont été entraînés et évalués (XGBoost, Random Forest, CNN 1D, MLP, LSTM, TabNet) sur des ensembles de données TCAD. Les performances ont été mesurées via des métriques comme R² et RMSE. Résultats : Les modèles basés sur les arbres (XGBoost et Random Forest) ont obtenu les meilleurs résultats (R² = 0,9926 et 0,9549, RMSE = 2,1 × 10⁻⁴ A et 2,0 × 10⁻⁴ A), surpassant les modèles de deep learning (LSTM et CNN 1D). Une application web a été développée pour déployer ces modèles en temps réel. Intérêt clinique : Aucun lien direct avec les domaines cliniques (neurodéveloppement, psychologie, médecine) n'est mentionné dans l'article. Les résultats sont pertinents pour l'ingénierie des semi-conducteurs et l'optimisation des dispositifs électroniques, non pour des applications médicales ou neuroscientifiques. Limites : L'article ne traite pas de sujets liés à la santé, au neurodéveloppement ou aux neurosciences. La classification du domaine comme 'neurodéveloppement' semble inappropriée, probablement due à une erreur de catégorisation. Les conclusions sont limitées au contexte technologique et ne peuvent être extrapolées à des applications cliniques.

Points clés

Utilisation de ML pour prédire le courant de drain dans des FET avancés Supériorité des modèles basés sur les arbres (XGBoost, Random Forest) par rapport aux réseaux de neurones Développement d'une application web pour la prédiction en temps réel Aucun lien avec les domaines cliniques ou neurodéveloppementnels

Implications cliniques

Aucune

Limites

Absence de lien avec les domaines cliniques ou neuroscientifiques Classification du domaine inappropriée (neurodéveloppement) par rapport au contenu technique de l'article

Niveau de preuve

Faible

TDAHAnglaisSource tier 1

Test des gènes DAT1 et DRD4 dans le trouble de déficit de l'attention avec hyperactivité à l'aide d'une large batterie neurocognitiveTesting DAT1 and DRD4 Genes in Attention Deficit Hyperactivity Disorder Using a Wide Spectrum of Neurocognitive Batteries.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les associations entre les polymorphismes des gènes DAT1 et DRD4 et les performances neurocognitives chez 336 enfants et adolescents (244 avec TDAH et 92 témoins sains). L'homozygotie pour l'allèle 4-répétition de DRD4 était significativement associée à une moins bonne flexibilité cognitive, tandis que le gène DAT1 n'était pas lié à des différences significatives. Ces résultats suggèrent que DRD4 est un marqueur génétique dopaminergique plus pertinent pour les dysfonctions exécutives dans le TDAH.

Points clés

L'étude a inclus 336 participants âgés de 6 à 18 ans, dont 244 avec un diagnostic de TDAH et 92 contrôles sains. Les polymorphismes VNTR dans la région 3' UTR de DAT1 et l'exon 3 de DRD4 ont été génotypés. L'homozygotie pour l'allèle 4-répétition de DRD4 était significativement associée à une moins bonne flexibilité cognitive. Aucune association significative n'a été trouvée pour le DAT1 10R/10R ou la présence de l'allèle 7-répétition de DRD4 avec les temps de réaction, l'attention complexe ou la flexibilité cognitive. Les résultats soulignent la nature modeste et spécifique au domaine des influences génétiques sur la cognition dans le TDAH.

Implications cliniques

Le gène DRD4 pourrait être un marqueur génétique utile pour identifier les sous-groupes de patients TDAH présentant des difficultés exécutives. L'évaluation cognitive ciblée pourrait être intégrée aux études génétiques pour mieux caractériser l'hétérogénéité du TDAH. Ces résultats incitent à considérer les endophénotypes cognitifs dans les approches thérapeutiques personnalisées.

Limites

L'étude n'a pas contrôlé pour les médications psychostimulantes, qui peuvent influencer les performances cognitives. La taille de l'échantillon, bien que modérée, peut limiter la puissance statistique pour détecter des effets génétiques de faible ampleur. Les associations observées sont modestes et nécessitent une réplication dans des cohortes indépendantes.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

L'axe intestin-cerveau comme médiateur des perturbateurs endocriniens environnementaux dans le trouble du déficit de l'attention/hyperactivité : une revue systématique et synthèse mécanistique.The Gut-Brain Axis as a Mediator of Environmental Endocrine Disruptors in Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder: A Systematic Review and Mechanistic Synthesis.

RevueNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue systématique examine le rôle de l'axe intestin-cerveau comme médiateur entre l'exposition aux perturbateurs endocriniens environnementaux (EED) et le trouble du déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH). Sur la base de 127 études, elle montre des associations épidémiologiques entre l'exposition prénatale/enfance aux EED et le risque de TDAH, une signature microbienne intestinale distincte dans le TDAH (diversité réduite, ratio Firmicutes/Bacteroidetes élevé, carence en bactéries productrices de SCFA), et que l'exposition aux EED induit une dysbiose convergente. Des études interventionnelles suggèrent que la modulation du microbiote (probiotiques, transplantation fécale) peut améliorer les comportements liés au TDAH. Les auteurs proposent un modèle mécanistique où les EED perturbent l'homéostasie du microbiote intestinal, contribuant à la pathogenèse du TDAH via des voies immuno-inflammatoires, métaboliques et neuroendocrines.

Points clés

Des associations épidémiologiques cohérentes existent entre l'exposition prénatale ou pendant l'enfance aux perturbateurs endocriniens (p. ex. phtalates, bisphénol A, pesticides) et un risque accru de TDAH. Le TDAH est associé à une signature microbienne intestinale distincte comprenant une diversité alpha réduite, un rapport Firmicutes/Bacteroidetes élevé, une diminution de taxons bénéfiques (Lactobacillus, Bifidobacterium) et une production altérée d'acides gras à chaîne courte (AGCC). L'exposition aux perturbateurs endocriniens induit une dysbiose intestinale convergente, similaire à celle observée dans le TDAH. Des études interventionnelles montrent que la modulation du microbiote (probiotiques, synbiotiques, transplantation fécale) peut améliorer les comportements liés au TDAH. Les données soutiennent un modèle où l'axe intestin-cerveau sert de médiateur critique entre l'exposition aux EED et le TDAH, via des voies immunitaires, métaboliques et neuroendocrines.

Implications cliniques

Le microbiote intestinal pourrait constituer une cible thérapeutique prometteuse pour la prévention et le traitement du TDAH chez les enfants exposés aux perturbateurs endocriniens. Les interventions visant à restaurer l'équilibre du microbiote (probiotiques, prébiotiques) pourraient atténuer les symptômes du TDAH. Il est important d'évaluer l'exposition environnementale aux perturbateurs endocriniens dans l'historique clinique des patients atteints de TDAH.

Limites

La majorité des études incluses sont observationnelles, ce qui limite l'établissement de relations causales. Il existe une hétérogénéité considérable dans les méthodes d'évaluation de l'exposition aux EED et du microbiote. Les données provenant d'études interventionnelles sont encore limitées, avec des tailles d'échantillon modestes. La synthèse narrative ne permet pas de quantifier l'ampleur des effets.

Niveau de preuve

Revue

TDAHAnglaisSource tier 1

Dynamique de l'attention sélective chez les adultes avec trouble déficit de l'attention/hyperactivité : un rôle pour l'asymétrie du traitement sensoriel ?Selective Attention Dynamics in Adults With Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder: A Role for Sensory Processing Asymmetry?

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine si les déficits d'attention sélective dans le TDAH adulte sont généraux ou spécifiques à une modalité sensorielle, et s'ils diffèrent selon les présentations (inattentive vs combinée). En utilisant une tâche d'attention sélective intermodale (auditive et visuelle) et des potentiels évoqués (ERP), les chercheurs ont comparé 80 adultes avec TDAH inattentif, 31 avec TDAH combiné et 37 témoins. Les résultats montrent que les performances sont globalement plus faibles dans le TDAH, avec des différences précoces (<200 ms) et tardives (>300 ms) entre les conditions d'attention et d'ignorance. Pour la modalité visuelle, des différences en fonction de la présentation du TDAH sont observées autour de la N2 (attention visuelle) et de la P3 (ignorance auditive). Pour la modalité auditive, les ERP tardifs ne diffèrent pas, mais des altérations de l'attention soutenue sont notées au niveau de la P1. Ces données suggèrent que les déficits d'attention sélective dans le TDAH adulte sont dépendants du contexte (prédominants en attention visuelle) et associés à une altération de l'attention soutenue. L'asymétrie observée (faveur auditive) ne soutient pas un déficit global. Les implications cliniques, illustrées par des exemples concrets, sont discutées.

Points clés

Les déficits d'attention sélective dans le TDAH adulte sont context-dépendants, plus marqués en modalité visuelle qu'auditive. Les différences entre présentations (inattentive vs combinée) apparaissent autour de l'ERP N2 pour l'attention visuelle et de la P3 pour l'ignorance auditive. L'attention soutenue est altérée dans le TDAH, détectée dès le traitement sensoriel précoce (P1) en modalité auditive. L'asymétrie sensorielle (faveur auditive) suggère que le déficit attentionnel n'est pas global mais spécifique à certains contextes.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient évaluer l'attention sélective dans les deux modalités sensorielles, car les difficultés peuvent être plus prononcées en situation visuelle. Les stratégies de compensation (ex. informations auditives préférentielles) pourraient être utiles pour les adultes TDAH. Les différences entre présentations inattentive et combinée incitent à des interventions ciblées selon le sous-type. Les altérations précoces du traitement sensoriel (P1) pourraient servir de biomarqueur pour l'attention soutenue.

Limites

L'échantillon de la présentation combinée est relativement petit (n=31), limitant la généralisation. L'étude est transversale des mesures longitudinales seraient nécessaires pour évaluer la stabilité des effets. La tâche intermodale utilisée peut ne pas refléter les situations écologiques complexes. Les groupes contrôles et TDAH ne sont pas appariés sur des variables comme la comorbidité ou le traitement médicamenteux.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Correction : Modification des réseaux de connectivité fonctionnelle striatale sur 2 ans due à l'exposition aux stimulants dans le TDAH de l'enfance : résultats de l'échantillon ABCD.Correction: Change in striatal functional connectivity networks across 2 years due to stimulant exposure in childhood ADHD: results from the ABCD sample.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet article est une correction d'une publication antérieure. Il examine l'impact de l'exposition aux stimulants sur les réseaux de connectivité fonctionnelle striatale chez des enfants atteints de TDAH, sur une période de deux ans, en utilisant les données de l'étude ABCD. Aucun résumé n'était disponible ; les informations sont basées sur le titre et les métadonnées.

Points clés

L'étude utilise les données de l'échantillon ABCD pour analyser les changements de connectivité striatale sur deux ans. L'exposition aux stimulants est associée à des modifications des réseaux de connectivité fonctionnelle striatale dans le TDAH de l'enfance. Il s'agit d'une correction, indiquant que les résultats précédents ont été révisés.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent considérer l'impact à long terme des stimulants sur la connectivité cérébrale chez les enfants atteints de TDAH. La correction souligne la nécessité de réévaluer les conclusions antérieures sur les effets des stimulants. Les résultats pourraient influencer les recommandations de suivi neuropsychologique chez les enfants sous traitement stimulant.

Limites

Absence de résumé complet, limitant l'évaluation détaillée de l'étude. Il s'agit d'une correction les détails de l'étude originale doivent être consultés pour comprendre les changements. L'échantillon ABCD peut ne pas être représentatif de toutes les populations d'enfants atteints de TDAH.

Niveau de preuve

Modéré