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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Architecture génétique partagée des troubles de la lecture et de l'attention par modélisation d'équations structurelles génomiquesShared genetic architecture of reading and attention disorders using genomic structural equation modeling.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude utilise la modélisation d'équations structurelles génomiques sur des données de GWAS à grande échelle pour explorer les bases génétiques communes entre le trouble de la lecture (RD) et le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH). Un facteur génétique commun a été identifié, ainsi qu'un locus pléiotrope sur le chromosome 12 associé à l'expression de RHEBL1 et LMBR1L. Des corrélations génétiques significatives ont été observées avec six troubles psychiatriques et six traits comportementaux, suggérant un chevauchement génétique étendu.

Points clés

Un facteur génétique commun entre le trouble de la lecture et le TDAH a été modélisé à l'aide de la modélisation d'équations structurelles génomiques. Un nouveau locus pléiotrope sur le chromosome 12 (rs7969091) a été identifié comme associé à la fois à la lecture et au TDAH. Les analyses transcriptomiques ont révélé des associations avec l'expression tissu-spécifique de RHEBL1 et LMBR1L dans ce locus. Des corrélations génétiques significatives ont été trouvées entre le facteur commun et six troubles psychiatriques (rg de -0,47 à 0,24) et six traits comportementaux (rg de 0,31 à 0,74).

Implications cliniques

Ces résultats soutiennent l'hypothèse d'une étiologie génétique partagée entre le trouble de la lecture et le TDAH, ce qui pourrait améliorer la compréhension de leur comorbidité fréquente. L'identification de variants génétiques communs pourrait à terme aider au dépistage précoce des enfants à risque pour ces deux troubles. Les corrélations avec d'autres troubles psychiatriques soulignent la nécessité d'une approche transdiagnostique en clinique.

Limites

L'étude repose sur des statistiques sommaires de GWAS et non sur des données individuelles, limitant la capacité à établir des relations causales. Les mesures de la lecture et du TDAH proviennent d'échantillons différents, ce qui peut introduire des biais hétérogènes. Les analyses transcriptomiques sont basées sur des données d'expression tissulaire et ne reflètent pas directement les mécanismes neuronaux spécifiques.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Acides gras dérivés de l'huile de poisson pendant la grossesse et risque de troubles neurodéveloppementaux chez les enfants à 10 ans : un essai randomisé contrôléFish oil-derived fatty acids during pregnancy and risk of neurodevelopmental disorders in children at age 10 - A randomized controlled trial.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Dans la cohorte COPSAC2010, 700 dyades mère-enfant ont été suivies pour évaluer l'effet des acides gras oméga-3 (DHA et EPA) maternels pendant la grossesse sur le risque de troubles neurodéveloppementaux à l'âge de 10 ans. Les concentrations sanguines maternelles en milieu de grossesse ont été mesurées, puis les mères ont été randomisées pour recevoir 2,4 g/j d'huile de poisson ou un placebo jusqu'à une semaine post-partum. Les résultats montrent qu'après ajustement sur les facteurs de confusion, il n'y a pas d'association significative entre les niveaux de DHA+EPA ou la supplémentation et le risque de TDAH ou de traits autistiques. Une analyse secondaire suggère un effet protecteur potentiel pour le sous-type inattentif du TDAH, mais non significatif après correction pour tests multiples.

Points clés

Les concentrations maternelles de DHA+EPA en milieu de grossesse ne sont pas associées de manière indépendante au risque de TDAH ou de traits autistiques après ajustement sur les facteurs de confusion. La supplémentation en huile de poisson (2,4 g/j) en fin de grossesse n'a pas réduit significativement le risque de TDAH (OR 0,79, p=0,37) ou de TSA (OR 0,56, p=0,42) à l'âge de 10 ans. Une analyse secondaire a montré une réduction du risque de TDAH de type inattentif (OR 0,41, p=0,03) mais non significative après correction pour tests multiples (FDRp=0,12). Les analyses observationnelles non ajustées suggéraient un effet protecteur, mais disparaissent après prise en compte des facteurs de confusion, indiquant un possible biais de confusion.

Implications cliniques

Les données actuelles ne soutiennent pas une recommandation systématique de supplémentation en huile de poisson pendant la grossesse pour prévenir les troubles neurodéveloppementaux. L'effet potentiel sur le sous-type inattentif du TDAH mérite d'être exploré dans des études futures avec une puissance suffisante et des mesures spécifiques. Les cliniciens doivent informer les patientes que les preuves d'un bénéfice préventif sont insuffisantes, tout en soulignant l'importance d'un apport adéquat en acides gras essentiels pour la santé générale.

Limites

La taille de l'échantillon peut être insuffisante pour détecter des effets modestes sur des troubles rares comme le TSA. Les analyses secondaires multiples augmentent le risque d'erreur de type I, et les résultats significatifs non corrigés doivent être interprétés avec prudence. Les mesures observationnelles des concentrations sanguines de DHA+EPA sont sujettes à un biais de confusion résiduel malgré l'ajustement. L'essai a utilisé une dose unique (2,4 g/j) et une durée de supplémentation limitée à la fin de la grossesse, ce qui pourrait ne pas être optimal.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Le déficit en SMPD4 perturbe la neurogenèse indirecte et la migration neuronale dans le cortex gyrencéphaleSMPD4 deficiency disrupts indirect neurogenesis and neuronal migration in gyrencephalic cortex.

ÉlevéNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude explore les mécanismes cellulaires et moléculaires des troubles neurodéveloppementaux sévères liés aux variants de SMPD4, qui provoquent microcéphalie et malformations corticales chez l'humain. En utilisant l'électroporation in utero et CRISPR-Cas9 chez le furet (modèle gyrencéphale), les auteurs montrent que la déficience en SMPD4 réduit la prolifération des progéniteurs, allonge la durée mitotique, diminue les progéniteurs intermédiaires, perturbe l'intégrité de l'enveloppe nucléaire, l'orientation du fuseau mitotique, la formation des cils primaires et la morphologie des progéniteurs. De plus, elle entraîne des défauts de migration neuronale. Le séquençage ARN unicellulaire révèle une dérégulation de gènes associés à la lissencéphalie, à la microcéphalie et à l'épilepsie. Cette étude établit le furet comme modèle pertinent pour ces pathologies et ouvre des perspectives translationnelles.

Points clés

La déficience en SMPD4 induit une réduction de la prolifération des progéniteurs neuronaux et un allongement significatif de la durée mitotique. Le nombre de progéniteurs intermédiaires basaux est profondément réduit, entraînant une diminution de la production neuronale. L'intégrité de l'enveloppe nucléaire est compromise, l'orientation du fuseau mitotique est anormale et la formation des cils primaires est altérée. Les neurones corticaux présentent des défauts de migration sévères, avec un échec d'atteinte des couches appropriées. L'analyse transcriptomique unicellulaire montre une dérégulation de gènes liés à la lissencéphalie, à la microcéphalie, au retard de développement et à l'épilepsie. Le modèle furet reproduit les phénotypes humains, contrairement aux souris knockout, soulignant l'importance des modèles gyrencéphales.

Implications cliniques

Ces résultats fournissent des cibles moléculaires potentielles pour le développement de thérapies visant à atténuer les malformations corticales chez les patients porteurs de variants SMPD4. La compréhension des mécanismes de la neurogenèse indirecte et de la migration neuronale pourrait améliorer le conseil génétique et le diagnostic prénatal des anomalies corticales. Le modèle furet offre un outil translationnel pour tester des interventions pharmacologiques ou génétiques avant des essais cliniques.

Limites

L'étude est réalisée sur un modèle animal (furet) et nécessite une validation sur des tissus humains ou des organoïdes cérébraux. Les effets observés pourraient ne pas refléter l'ensemble de la variabilité génétique humaine (pénétrance, expressivité). Les mécanismes en aval de SMPD4 restent partiellement élucidés, notamment les voies de signalisation précises impliquées.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

La perte d'Echs1 dans les cellules souches neurales et progénitrices altère la neurogenèse via l'activation du stress du RE et la reprogrammation du métabolisme lipidiqueLoss of Echs1 in neural stem and progenitor cells impairs neurogenesis via ER stress activation and lipid metabolic reprogramming.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude démontre que la perte de l'enoyl-CoA hydratase 1 (Echs1) dans les cellules souches/progénitrices neurales (NSPC) provoque une accumulation d'acides gras, une diminution de la prolifération et de la différenciation, et une augmentation de l'apoptose. Mécaniquement, le déficit en Echs1 augmente le crotonyl-CoA, induisant une crotonylation globale des histones (H3K9cr) sur les promoteurs de gènes comme Atf4, ce qui active le stress du réticulum endoplasmique (RE) et la surexpression de Fasn, créant une boucle auto-entretenue. L'inhibition de Fasn ou l'atténuation du stress du RE (via TUDCA ou inhibition d'Atf4) restaure la neurogenèse in vitro et améliore la survie in vivo. Ces résultats identifient un nouvel axe Echs1-H3K9cr-Atf4-Fasn liant métabolisme et neurogenèse, et suggèrent l'acide tauroursodésoxycholique (TUDCA) comme traitement potentiel pour le déficit en ECHS1D, une encéphalopathie rare du neurodéveloppement.

Points clés

La perte d'Echs1 dans les NSPC entraîne une accumulation d'acides gras et altère la neurogenèse via un stress du RE. Le déficit en Echs1 augmente le crotonyl-CoA et induit une crotonylation des histones, enrichissant H3K9cr sur le promoteur d'Atf4. Atf4 active Fasn, ce qui exacerbe l'accumulation lipidique et le stress du RE dans une boucle de rétroaction positive. L'inhibition de Fasn ou l'atténuation du stress du RE (TUDCA ou inhibition d'Atf4) restaure la neurogenèse in vitro et in vivo. L'acide tauroursodésoxycholique (TUDCA) est proposé comme traitement potentiel pour l'ECHS1D.

Implications cliniques

Cette étude identifie une cible thérapeutique potentielle (TUDCA) pour l'ECHS1D, une encéphalopathie rare sévère. La compréhension de l'axe métabolisme-épigénétique-stress du RE pourrait éclairer d'autres troubles neurodéveloppementaux. Le repurpose du TUDCA, déjà approuvé dans d'autres indications, pourrait accélérer les essais cliniques pour l'ECHS1D. Les résultats soulignent l'importance du métabolisme lipidique et du stress du RE dans la neurogenèse précoce.

Limites

L'étude est réalisée sur des modèles murins et nécessite une validation chez l'humain. Le mécanisme est spécifique au déficit en Echs1 sa généralisabilité à d'autres pathologies reste à établir. L'efficacité et la sécurité du TUDCA dans l'ECHS1D n'ont pas encore été évaluées cliniquement. Les effets sur les stades ultérieurs du neurodéveloppement n'ont pas été explorés.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Dissection de l'architecture génétique pléiotrope de la tentative de suicide, des idées suicidaires et de treize traits corrélésDissecting the pleiotropic genetic architecture of suicide attempt, suicidal ideation, and thirteen correlated traits.

ÉlevéNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude analyse l'architecture génétique partagée entre les tentatives de suicide (TS) et les idées suicidaires (IS) avec 13 traits psychiatriques, comportementaux et somatiques génétiquement corrélés, en utilisant des données de 15 études d'association pangénomique (N=46 350–975 353). Les méthodes LAVA et conjFDR ont identifié 16 loci à corrélation génétique locale significative, cartographiant 493 gènes uniques, et 798 gènes partagés via conjFDR. Après ajustement sur la dépression et le trouble de stress post-traumatique, des corrélations locus-trait persistent, notamment entre IS et TDAH. Les voies enrichies impliquent le transport ionique, la régulation transcriptionnelle, l'adhésion cellulaire, la neurogenèse, la transduction du signal, la régulation de la chromatine, les processus immunitaires et la sécrétion protéique. Les analyses stratifiées montrent que les TS sont enrichies en ensembles de gènes liés à la morphologie cérébrale, la cognition et le sommeil, tandis que les IS le sont pour le névrosisme, l'indice de masse corporelle et les traits gastro-intestinaux. Les deux partagent un enrichissement pour le métabolisme de la glycine, sérine et thréonine, le lupus érythémateux systémique, et la sénescence induite par dommages à l'ADN et stress télomérique. Ces résultats affinent l'architecture génétique du suicide et impliquent des mécanismes neurodéveloppementaux, immunitaires, métaboliques et de régulation de la chromatine.

Points clés

16 loci de corrélation génétique locale significative ont été identifiés, cartographiant 493 gènes uniques. L'analyse conjFDR a révélé 798 gènes partagés entre les tentatives de suicide, les idées suicidaires et les traits corrélés. Après ajustement sur la dépression et le trouble de stress post-traumatique, des corrélations persistantes ont été observées, notamment entre les idées suicidaires et le TDAH. Les voies biologiques enrichies incluent le transport ionique, la régulation transcriptionnelle, l'adhésion cellulaire, la neurogenèse et les processus immunitaires. Les tentatives de suicide sont associées à des ensembles de gènes impliqués dans la morphologie cérébrale, la cognition et la régulation du sommeil. Les idées suicidaires sont associées à des gènes liés au névrosisme, à l'indice de masse corporelle et aux caractéristiques gastro-intestinales. Un enrichissement commun pour le métabolisme des acides aminés, le lupus érythémateux systémique et la sénescence cellulaire a été observé.

Implications cliniques

La compréhension des bases génétiques partagées entre suicide et d'autres traits pourrait améliorer l'évaluation du risque suicidaire notamment chez les patients avec TDAH, troubles de l'humeur ou obésité. L'implication de voies neurodéveloppementales et immunitaires suggère de nouvelles cibles thérapeutiques potentielles pour la prévention du suicide. Les marqueurs génétiques identifiés pourraient à terme être intégrés dans des scores de risque polygénique pour stratifier les populations à haut risque. Le rôle des mécanismes liés à la chromatine et au stress télomérique ouvre des pistes pour des interventions précoces sur les facteurs environnementaux modulant l'expression génique.

Limites

Les données proviennent d'études d'association pangénomique avec des tailles d'échantillon variables, ce qui peut limiter la puissance statistique pour certaines analyses. Les résultats ne tiennent pas compte des variants rares ou des interactions gène-environnement non évaluées. La stratification populationnelle potentielle n'a pas été complètement contrôlée, malgré l'utilisation de données multi-ethniques. Les analyses de covariance locale ne permettent pas d'établir la causalité entre les traits corrélés. Les fonctions des gènes cartographiés nécessitent une validation fonctionnelle in vitro ou in vivo.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Analyse de trios dans la dystonie identifie des variants de novo de KLC1 dans une kinésinopathie avec des caractéristiques motrices et neurodéveloppementales distinctesTrio analysis in dystonia identifies de novo KLC1 variants in a kinesinopathy with distinct motor and neurodevelopmental features.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a analysé les données de séquençage d'exomes de 257 trios de patients atteints de dystonie afin d'identifier des variants de novo dans des gènes fortement contraints sur le plan mutationnel. Des variants faux-sens et perte de fonction de novo ont été trouvés dans 11,7% des cas. Sept patients non apparentés présentant des troubles du mouvement et neurodéveloppementaux portaient des variants faux-sens de novo délétères distincts dans KLC1, codant une sous-unité de la kinésine-1. Ces variants se groupent dans le domaine TPR de liaison aux adaptateurs de cargaison, et trois variants ciblent le même acide aminé, associés à un phénotype dystonique-spastique à début infantile. Des études fonctionnelles ont montré des changements de stabilité de KLC1 et/ou une altération de la liaison à des interacteurs comme JIP3, précédemment liés à la dystonie. Ces résultats suggèrent l'existence d'une kinésinopathie liée à KLC1 avec un recouvrement phénotypique avec d'autres maladies liées à des défauts mutationnels de ses interacteurs.

Points clés

11,7% des cas de dystonie (30/257 trios) présentent des variants de novo dans des gènes contraints, sans implication antérieure dans des maladies autosomiques dominantes ou liées à l'X. Sept patients non apparentés avec troubles du mouvement et neurodéveloppementaux partagent des variants faux-sens de novo dans KLC1, clusterisés dans le domaine TPR. Trois variants affectent le même résidu d'acide aminé et sont associés à un phénotype dystonique-spastique sévère à début infantile. Les études fonctionnelles révèlent une altération de la stabilité de KLC1 et/ou de la liaison à des partenaires comme JIP3, un interacteur déjà impliqué dans la dystonie. Ce travail établit une nouvelle kinésinopathie liée à KLC1, avec un spectre clinique chevauchant d'autres maladies neurodéveloppementales et motrices.

Implications cliniques

Le séquençage en trio devrait être considéré dans l'évaluation génétique des dystonies, en particulier chez l'enfant avec atteinte neurodéveloppementale. Les variants de KLC1 doivent être recherchés chez les patients présentant une dystonie-spasticité infantile d'origine inconnue. La reconnaissance de cette kinésinopathie pourrait guider le conseil génétique et le suivi des patients, avec une possible stratification des essais thérapeutiques. Les données issues de cette étude (compendium des variants de novo) constituent une ressource pour de futures découvertes de gènes de dystonie.

Limites

L'échantillon de patients porteurs de variants KLC1 est limité à sept individus, nécessitant une confirmation dans des cohortes plus larges. Tous les variants fonctionnellement testés ne l'ont pas été dans les mêmes conditions, et certains variants n'ont pas été testés. Les études fonctionnelles ont été réalisées in vitro et peuvent ne pas refléter pleinement la pathogénie in vivo. La pénétrance et l'expressivité des variants KLC1 restent à déterminer dans des populations non apparentées.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Chevauchement génétique entre la schizophrénie résistante au traitement et l'initiation au tabagismeGenetic overlap between treatment-resistant schizophrenia and smoking initiation.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les bases génétiques partagées entre la schizophrénie résistante au traitement (TRS) et l'initiation au tabagisme. En utilisant des données pangénomiques et des méthodes statistiques avancées, les auteurs identifient une corrélation génétique positive significative et quatre nouveaux loci communs. L'analyse de randomisation mendélienne suggère un effet causal de la TRS sur le tabagisme. Les résultats mettent en évidence le rôle potentiel des récepteurs alpha-1-adrénergiques dans la TRS, ouvrant des perspectives thérapeutiques.

Points clés

Corrélation génétique significative entre TRS et initiation au tabagisme (rg = 0,47, p = 0,0002). Quatre nouveaux loci partagés identifiés via l'approche cond/conjFDR. La randomisation mendélienne indique un effet causal probable de la TRS sur l'initiation au tabagisme. Les gènes partagés enrichis pour les récepteurs alpha-1-adrénergiques, cibles potentielles de traitement. L'intégration du chevauchement génétique améliore la prédiction polygénique de la TRS.

Implications cliniques

Les variants génétiques liés au tabagisme pourraient aider à identifier précocement les patients à risque de TRS. Les récepteurs alpha-1-adrénergiques représentent une cible médicamenteuse potentielle pour la TRS. La clozapine pourrait être plus efficace chez les patients avec certaines variations génétiques partagées. L'arrêt du tabac pourrait moduler le risque génétique de développer une TRS.

Limites

Données issues principalement de populations européennes, limitant la généralisabilité. La causalité inférée par randomisation mendélienne peut être biaisée par pléiotropie. Définition de la TRS variable selon les cohortes, pouvant entraîner une hétérogénéité. Taille d'échantillon modeste pour la découverte de nouveaux loci génétiques.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Césarienne maternelle et risque de TSA ou TDAH chez l'enfant : une analyse de la Nurses' Health Study IIMaternal Cesarean Section and Offspring ASD or ADHD Risk: A Nurses' Health Study II Analysis.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

L'étude a examiné l'association entre l'accouchement par césarienne et le risque de trouble du spectre de l'autisme (TSA) et de trouble déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) chez les enfants dans la cohorte Nurses' Health Study II. Incluant 29 352 mères pour l'analyse TSA et 27 704 pour le TDAH, les analyses ajustées n'ont montré aucune association significative (TSA : OR=1,02, IC 95% 0,81-1,29 ; TDAH : OR=1,06, IC 95% 0,95-1,18). Les analyses de fratrie et les ajustements pour de nombreux facteurs de confusion n'ont pas modifié ces résultats. L'étude ne soutient pas l'hypothèse d'un risque accru de TSA ou TDAH lié à la césarienne.

Points clés

L'accouchement par césarienne n'est pas associé à un risque accru de TSA ou TDAH dans cette grande cohorte de soignants. Les analyses ajustées pour de nombreux facteurs démographiques, médicaux et liés au mode de vie n'ont montré aucun lien significatif. Les comparaisons entre frères et sœurs n'ont pas révélé d'effet de la césarienne sur le neurodéveloppement.

Implications cliniques

Les cliniciens peuvent rassurer les parents que la césarienne n'augmente pas le risque de TSA ou TDAH chez l'enfant. Les inquiétudes concernant les conséquences neurodéveloppementales de la césarienne ne sont pas étayées par ces résultats. Cette étude peut aider à orienter les décisions obstétricales en réduisant les craintes liées à la santé mentale de l'enfant.

Limites

L'étude repose sur des données déclaratives et peut comporter des biais de mémorisation. La cohorte est majoritairement blanche et d'un niveau socio-économique élevé, limitant la généralisabilité. Les informations sur les indications de césarienne ou les complications obstétricales n'ont pas été détaillées. Les diagnostics de TSA et TDAH étaient rapportés par la mère et non confirmés cliniquement.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Effets différentiels et dépendants de l'état du modulateur allostérique positif sélectif de GluN2A GNE-5729 sur les fonctions exécutivesDifferential and state-dependent effects of the GluN2A-selective positive allosteric modulator GNE-5729 on executive functions.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude évalue les effets du GNE-5729, un modulateur allostérique positif sélectif de GluN2A, sur les fonctions exécutives chez la souris. Le GNE-5729 améliore la mémoire de travail chez les souris ayant de faibles performances de base ou des déficits induits par des agents pharmacologiques perturbant la neuromodulation, mais pas ceux induits par le MK-801. Les effets sont plus prononcés chez les femelles. Aucun effet n'a été observé sur la flexibilité cognitive. Les résultats suggèrent un effet dépendant de l'état et différentiel selon les domaines exécutifs.

Points clés

Le GNE-5729 améliore la mémoire de travail uniquement chez les souris ayant de faibles performances de base ou des déficits induits par l'amphétamine ou la scopolamine. Le GNE-5729 n'a pas d'effet sur la flexibilité cognitive mesurée par le test de changement de set attentionnel (ASST). Les effets du GNE-5729 sont plus prononcés chez les souris femelles. Le GNE-5729 n'a pas modifié l'expression de GluN2A dans le cortex préfrontal, mais a perturbé l'association entre les niveaux endogènes de GluN2A et la performance à l'ASST.

Implications cliniques

Le ciblage des récepteurs NMDA contenant GluN2A pourrait offrir une stratégie thérapeutique pour les déficits cognitifs dans les troubles neurodéveloppementaux, mais avec une efficacité dépendante de l'état et du domaine exécutif. Les effets sexe-spécifiques soulignent l'importance de considérer le sexe dans les essais cliniques de modulateurs glutamatergiques. Le profil état-dépendant suggère que les modulateurs GluN2A pourraient être plus efficaces chez les patients présentant une dysfonction neuromodulatoire plutôt qu'un blocage direct des NMDAR.

Limites

Les résultats proviennent d'un modèle murin et nécessitent une validation chez l'humain. Le GNE-5729 n'a pas amélioré les déficits induits par MK-801, ce qui limite son spectre d'action. Aucun effet sur la flexibilité cognitive observé, ce qui suggère des mécanismes distincts pour différents domaines exécutifs. L'étude n'a pas évalué les effets à long terme ou la sécurité du composé.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

De la clinique au mécanisme : dysfonctions moléculaires liées à une délétion du domaine C-terminal de GluN2B dans les encéphalopathies développementales et épileptiquesClinic-to-Mechanism: Unraveling in-depth molecular dysfunctions caused by a GluN2B C-Terminal deletion in developmental and epileptic encephalopathies.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Une mutation non-sens hétérozygote de novo dans GRIN2B (p.Glu839Ter), tronquant le domaine C-terminal (CTD) de la sous-unité GluN2B, a été identifiée chez un patient présentant une encéphalopathie développementale et épileptique (DEE) avec déficience intellectuelle, épilepsie et hyperkinésie. Des analyses moléculaires et cellulaires en systèmes hétérologues et sur neurones dérivés du patient ont révélé une expression membranaire réduite, une perte d'interaction avec PSD95, des courants NMDA diminués, une sensibilité accrue au magnésium et un influx calcique réduit. Ces dysfonctions altèrent la plasticité synaptique et contribuent à la pathophysiologie des DEE, soulignant le rôle critique du CTD de GluN2B.

Points clés

Une mutation non-sens de GRIN2B (GluN2B-E839*) a été identifiée chez un patient présentant une DEE sévère avec déficience intellectuelle, épilepsie et hyperkinésie. La mutation tronque le domaine C-terminal (CTD) de GluN2B, une région peu caractérisée mais essentielle pour la fonction du récepteur NMDA. Les analyses montrent une expression membranaire réduite, une perte d'interaction avec PSD95, des courants NMDA diminués, une sensibilité accrue au magnésium et un influx calcique réduit. Ces altérations moléculaires expliquent les déficits de plasticité synaptique et les symptômes cliniques observés. L'étude propose un cadre systématique pour relier les dysfonctions moléculaires aux phénotypes cliniques dans les DEE.

Implications cliniques

L'identification de variants tronquants du CTD de GluN2B doit alerter sur un risque élevé de DEE sévère avec déficience intellectuelle et épilepsie. Les altérations de la signalisation NMDA suggèrent des cibles thérapeutiques potentielles, comme les modulateurs des récepteurs NMDA. Une caractérisation fonctionnelle systématique des variants GRIN est nécessaire pour améliorer le diagnostic et le conseil génétique.

Limites

Étude basée sur un seul patient, nécessitant des réplications dans de plus grandes cohortes. Les analyses in vitro et sur neurones dérivés de patients peuvent ne pas refléter parfaitement la complexité in vivo. Les mécanismes précis par lesquels la perte du CTD conduit aux anomalies épileptiques et cognitives restent à élucider.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Temps d'écran des jeunes enfants, fonctions exécutives et développement du langage : Modération longitudinale du covisionnage parent-enfant et du contenu médiatiqueYoung children's screen time, executive functions, and language development: Longitudinal moderation of parent/child coviewing and media content.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale examine si le temps d'écran à 2 ans prédit les fonctions exécutives (FE) chaudes et froides ainsi que le langage à 4 ans, et si ces associations sont modérées par le covisionnage parent-enfant et le type de contenu (éducatif vs violent). 306 dyades parent-enfant ont participé. Un temps d'écran plus élevé à 2 ans était associé à de moins bonnes performances aux tâches de FE et à un vocabulaire réceptif plus faible à 4 ans. Le covisionnage parent-enfant prédisait une meilleure mémoire de travail, et une exposition plus élevée à un contenu éducatif était liée à de meilleures FE et langage. Cependant, ni le covisionnage ni le contenu éducatif n'ont modéré les effets du temps d'écran sur le développement. Une exposition plus élevée à un contenu violent modérait la performance d'attention shifting. Ces résultats suggèrent qu'une exposition précoce aux écrans, en particulier à du contenu violent, peut avoir un impact négatif sur le développement cognitif et régulatoire.

Points clés

Le temps d'écran à 2 ans prédit négativement les fonctions exécutives et le langage à 4 ans. Le covisionnage parent-enfant améliore la mémoire de travail mais ne modère pas l'effet du temps d'écran. Le contenu éducatif est bénéfique pour le développement, mais n'atténue pas l'effet négatif du temps d'écran. L'exposition à un contenu violent aggrave spécifiquement la flexibilité attentionnelle.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent conseiller une limitation du temps d'écran chez les jeunes enfants, surtout pour les contenus violents. Promouvoir le covisionnage parent-enfant et les contenus éducatifs peut soutenir le développement, mais ne compense pas un excès de temps d'écran. Le dépistage précoce des difficultés de régulation et de langage pourrait inclure l'évaluation de l'exposition aux écrans.

Limites

Les mesures du temps d'écran et du contenu sont basées sur des rapports parentaux, sujets à des biais de déclaration. L'échantillon est majoritairement blanc et hispanique/latino, limitant la généralisation à d'autres groupes. Les associations observées ne permettent pas d'établir une causalité définitive malgré le design longitudinal. Les effets modérateurs du covisionnage et du contenu éducatif n'étaient pas significatifs, ce qui pourrait être dû à une puissance statistique insuffisante ou à des mesures peu sensibles.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

L'apprentissage par transfert améliore l'utilité clinique des scores polygéniques avec de petites cohortes phénotypiquement raffinées.Transfer learning enhances clinical utility of polygenic scores with small, phenotypically refined cohorts.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude propose un cadre de score polygénique externe (ePRS) s'inspirant de l'apprentissage par transfert, qui intègre des preuves génétiques de cohortes cibles de petite taille mais bien définies, en utilisant des mesures de preuve continues et la corrélation génétique pour des prédictions robustes. Les simulations montrent une performance supérieure de l'ePRS. Appliqué à l'épilepsie généralisée idiopathique, l'ePRS affine le score pour mieux distinguer les sous-types comme l'épilepsie myoclonique juvénile. Il améliore également les prédictions d'impulsivité dans l'épilepsie myoclonique juvénile en utilisant un GWAS du TDAH. Enfin, dans une cohorte de fibrose kystique, l'ePRS améliore la prédiction du diabète associé. Ainsi, l'ePRS offre une stratification du risque plus précise et des soins personnalisés.

Points clés

Un nouveau cadre ePRS utilisant l'apprentissage par transfert améliore la prédiction polygénique à partir de petites cohortes cliniques bien caractérisées. L'ePRS surpasse les approches traditionnelles dans les simulations, quelle que soit la corrélation génétique entre les phénotypes source et cible. L'ePRS affine la discrimination des sous-types d'épilepsie généralisée idiopathique, notamment l'épilepsie myoclonique juvénile. L'utilisation d'un GWAS du TDAH améliore la prédiction de l'impulsivité dans l'épilepsie myoclonique juvénile via l'ePRS. L'ePRS améliore la prédiction du diabète lié à la fibrose kystique dans un cadre de cohorte unique harmonisé.

Implications cliniques

L'ePRS permet d'utiliser des cohortes cliniques de petite taille pour développer des scores polygéniques plus spécifiques, améliorant ainsi la médecine personnalisée. Cette approche pourrait être appliquée à d'autres troubles neurodéveloppementaux où les cohortes larges manquent de spécificité phénotypique. L'amélioration de la prédiction de l'impulsivité chez les patients épileptiques pourrait guider des interventions ciblées sur les comorbidités du TDAH.

Limites

L'étude repose sur des données simulées et des applications dans seulement deux contextes cliniques (épilepsie et fibrose kystique), limitant la généralisation. Les biais potentiels liés aux artefacts de plateforme sont partiellement adressés, mais des analyses supplémentaires sont nécessaires dans d'autres cohortes. La disponibilité de GWAS source de grande taille et de qualité est un prérequis pour l'application de l'ePRS.

Niveau de preuve

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Effets émotionnels et comportementaux d’un programme de méditation en ligne autoréflexive chez les jeunes avec TDAH : un essai clinique randomisé.Emotional and Behavioral Effects of an Online Self-Reflective Meditation Program in Youth With ADHD: A Randomized Clinical Trial.

ÉlevéNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai randomisé contrôlé a évalué un programme de méditation en ligne (True Self Meditation, TSM) de 12 semaines chez 40 jeunes avec TDAH. Le groupe TSM n'a montré aucune amélioration significative des problèmes externalisés ou internalisés par rapport au groupe contrôle, mais une réduction significative et soutenue de l'anxiété-trait. Des analyses intra-groupe ont révélé des améliorations retardées des problèmes internalisés auto-rapportés et une diminution des erreurs de commission au CPT, associée à des temps de réponse plus longs, suggérant une réponse plus délibérée. Conclusion : le TSM pourrait être une intervention complémentaire pour l'anxiété chez les jeunes TDAH, sous réserve de confirmation dans des essais plus larges.

Points clés

Un programme de méditation en ligne (TSM) de 12 semaines n'a pas réduit les symptômes comportementaux externalisés ou internalisés chez les jeunes TDAH par rapport à un groupe contrôle. Une réduction significative et durable de l'anxiété-trait a été observée dans le groupe TSM. Des analyses intra-groupe ont montré une amélioration tardive des problèmes internalisés auto-rapportés et une diminution des erreurs de commission au CPT. L'augmentation des temps de réponse au CPT suggère un style de réponse plus réfléchi après l'intervention. Les effets du TSM semblent cibler les processus émotionnels internes plutôt que les symptômes comportementaux observables.

Implications cliniques

Le TSM pourrait être proposé comme intervention complémentaire pour gérer l'anxiété chez les jeunes avec TDAH. Les cliniciens doivent noter que les bénéfices sur l'anxiété peuvent être présents même en l'absence de changements comportementaux externes. L'ajout de méditation autoréflexive pourrait améliorer la régulation émotionnelle interne sans nécessiter de modifications majeures du traitement existant. Les effets retardés soulignent l'importance d'un suivi à long terme dans l'évaluation des interventions de pleine conscience.

Limites

Taille de l'échantillon petite (n=40), limitant la puissance statistique et la généralisabilité. Absence d'améliorations significatives entre groupes sur les mesures principales, les résultats positifs provenant d'analyses intra-groupe. L'étude n'a pas contrôlé les traitements concomitants (médicamenteux ou psychosociaux). La période de suivi de 12 semaines peut être insuffisante pour capturer tous les effets. L'intervention en ligne peut avoir une adhésion variable et dépendre de l'accès technologique.

Niveau de preuve

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Comparaison des effets de l'instruction analogique avec focus d'attention interne et externe sur l'apprentissage du putting au golf chez des enfants avec trouble développemental de la coordination : accent sur la structure de représentation mentaleComparing the effects of analogical instruction with internal and external focus of attention on golf putting skill learning in children with developmental coordination disorder: Emphasizing mental representation structure.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné l'effet de méthodes d'apprentissage implicite (instruction analogique, focus externe et leur combinaison) sur la performance et l'apprentissage du putting au golf chez 60 enfants âgés de 7 à 9 ans présentant un trouble développemental de la coordination (TDC). Les participants ont été répartis en cinq groupes : analogique, focus externe, focus interne, combiné (analogie + focus externe) et contrôle. Les résultats montrent que les groupes avec focus externe et combiné ont surpassé le groupe focus interne pendant l'acquisition. Lors des tests de rétention, de transfert et de double tâche, les trois groupes d'apprentissage implicite ont obtenu de meilleures performances que les groupes focus interne et contrôle. Ces résultats suggèrent que les méthodes d'instruction implicite, en particulier l'approche combinée, améliorent l'apprentissage moteur chez les enfants avec TDC, probablement grâce à une réduction de la charge en mémoire de travail et une automatisation accrue du mouvement.

Points clés

Soixante enfants avec TDC ont été assignés aléatoirement à cinq groupes comparant des instructions analogiques, focus externe, focus interne, combiné et contrôle. Les groupes focus externe et combiné (analogie + focus externe) ont montré des performances significativement meilleures que le groupe focus interne pendant les séances d'acquisition. Lors des tests de rétention immédiate et différée, de transfert et de double tâche, tous les groupes d'apprentissage implicite (analogique, focus externe, combiné) ont surpassé les groupes focus interne et contrôle. L'approche combinant analogie et focus externe semble particulièrement efficace pour favoriser l'automatisation et réduire la dépendance à la mémoire de travail. Les bénéfices de l'apprentissage implicite persistent après 72 heures et se généralisent à une situation de transfert (distance accrue) et de double tâche.

Implications cliniques

Pour les enfants avec TDC, privilégier des instructions implicites (analogies, focus externe) plutôt que des consignes explicites sur les mouvements corporels. Associer une analogie motrice à un focus externe (par exemple, imaginer un mouvement de pendule en se concentrant sur la trajectoire de l'outil) pourrait optimiser l'apprentissage en rééducation. Ces méthodes réduisent la charge cognitive et améliorent l'automaticité, ce qui est particulièrement bénéfique chez les enfants avec TDC ayant des difficultés de mémoire de travail. Les cliniciens peuvent intégrer des instructions basées sur des métaphores biomécaniques simples pour enseigner des gestes sportifs ou de la vie quotidienne. Les effets observés en double tâche suggèrent que l'apprentissage implicite libère des ressources attentionnelles pour d'autres activités simultanées.

Limites

L'échantillon se limite à une tranche d'âge restreinte (7-9 ans) et à une seule tâche motrice (putting au golf), ce qui limite la généralisation. La durée de rétention est courte (72 heures) des études longitudinales sont nécessaires pour évaluer la consolidation à long terme. Le groupe contrôle ne recevait aucune instruction, ce qui ne contrôle pas l'effet d'une attention non spécifique. Les mécanismes neurocognitifs sous-jacents (charge en mémoire de travail, automatisation) n'ont pas été directement mesurés mais seulement inférés. La randomisation en cinq groupes de taille modeste (n=12 par groupe) réduit la puissance statistique pour détecter des différences intergroupes fines.

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Dysrégulation émotionnelle chez les enfants et adolescents avec troubles externalisés : une revue systématique et méta-analyseEmotion dysregulation in children and adolescents with externalizing disorders: a systematic review and meta-analysis.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette méta-analyse évalue la corrélation entre la dysrégulation émotionnelle (déficits de régulation émotionnelle et labilité émotionnelle) et les symptômes des troubles externalisés (TDAH, TOP, TC) chez les enfants et adolescents. Sur 75 études incluant 11 913 participants, les résultats montrent une corrélation modérée (r=0,35), plus élevée pour la labilité émotionnelle (r=0,47) que pour la régulation émotionnelle (r=0,24). Aucun effet modérateur significatif de l'âge, du sexe, du continent, de l'informateur, du sous-type de TDAH, de la comorbidité ou du statut médicamenteux n'a été trouvé.

Points clés

La dysrégulation émotionnelle est modérément corrélée aux symptômes des troubles externalisés chez les enfants et adolescents. La labilité émotionnelle montre une corrélation plus forte que les déficits de régulation émotionnelle. Aucun effet modérateur significatif de l'âge, du sexe, du continent, de l'informateur, du sous-type de TDAH, de la comorbidité ou du statut médicamenteux n'a été trouvé. Les résultats sont basés sur une méta-analyse de 75 études incluant 11 913 participants.

Implications cliniques

L'évaluation clinique des troubles externalisés devrait inclure une évaluation systématique de la dysrégulation émotionnelle, en particulier de la labilité émotionnelle. Les interventions thérapeutiques pour le TDAH, le TOP et le TC devraient cibler la régulation émotionnelle pour améliorer les résultats. La labilité émotionnelle pourrait être un marqueur clinique important pour la sévérité des troubles externalisés.

Limites

La majorité des études portent sur le TDAH, limitant la généralisabilité aux autres troubles externalisés. Les études incluses sont majoritairement transversales, ne permettant pas d'établir de causalité. L'hétérogénéité dans les mesures de la dysrégulation émotionnelle peut affecter la comparabilité.

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Le méthylphénidate améliore ou altère le contrôle cognitif du biais pavlovien en fonction de la capacité de mémoire de travailMethylphenidate enhances or impairs the cognitive control of Pavlovian bias depending on working memory capacity.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine l'effet du méthylphénidate (MPH), un inhibiteur de la recapture des catécholamines, sur le contrôle cognitif du biais pavlovien chez 100 sujets sains. Les participants ont réalisé une tâche de transfert pavlovien-instrumental (PIT) incluant des actions d'approche et de retrait, après apprentissage. Les résultats montrent que le MPH module l'effet des indices pavloviens sur les actions instrumentales de manière dépendante de la capacité de mémoire de travail (MT). Chez les participants avec une capacité de MT élevée, le MPH amplifie à la fois les effets facilitateurs des indices appétitifs sur l'approche et les effets inhibiteurs sur le retrait, ainsi que les effets aversifs sur le retrait. Ces résultats suggèrent que le MPH agit sur le contrôle cognitif du biais pavlovien selon une relation en U inversé avec la stimulation des récepteurs catécholaminergiques dans le cortex préfrontal.

Points clés

Le méthylphénidate (MPH) module le biais pavlovien en dehors d'un contexte d'apprentissage, en affectant directement l'interaction entre les indices pavloviens et les actions instrumentales. Chez les participants avec une capacité de mémoire de travail élevée, le MPH renforce à la fois les effets facilitateurs des indices appétitifs sur l'approche active et les effets inhibiteurs sur le retrait actif. Le MPH amplifie également l'effet des indices aversifs sur le retrait actif chez les participants à haute capacité de mémoire de travail. L'effet du MPH suit une relation en U inversé avec la capacité de mémoire de travail, cohérente avec l'hypothèse d'une modulation dépendante de l'état de base du contrôle cognitif. Ces résultats mettent en évidence une variabilité interindividuelle dans la réponse au MPH, liée à la capacité de mémoire de travail.

Implications cliniques

Le MPH pourrait avoir des effets différenciés sur le contrôle cognitif selon la capacité de mémoire de travail des patients, ce qui suggère une possible personnalisation du traitement dans le TDAH. L'étude souligne l'importance de considérer la variabilité interindividuelle dans la réponse aux psychostimulants, en particulier pour les patients avec des troubles du contrôle cognitif.

Limites

L'étude a été réalisée chez des sujets sains, limitant la généralisation directe aux populations cliniques comme les patients avec TDAH. Les effets du MPH n'ont été évalués que dans un contexte de laboratoire avec une tâche spécifique, ce qui ne reflète pas nécessairement les situations réelles de prise de décision.

Niveau de preuve

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Efficacité comparative d'exercices de compétences ouvertes et fermées de 12 semaines sur les fonctions exécutives chez les enfants atteints de TDAH et de dyslexie développementale : un essai contrôlé randomiséComparative effectiveness of 12-week open- and closed-skill exercises on executive function in children with ADHD and developmental dyslexia: a randomized controlled trial.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai contrôlé randomisé compare les effets d'exercices de compétences ouvertes (tennis de table) versus fermées (athlétisme) sur les fonctions exécutives et la perception visuelle chez 30 enfants (6,9-8,5 ans) présentant un TDAH avec dyslexie développementale (TDAH+DD) et 15 enfants au développement typique. Après 12 semaines d'entraînement modéré à intense, les exercices ouverts ont montré une amélioration significativement supérieure du contrôle inhibiteur, de la mémoire de travail, de la flexibilité cognitive et de plusieurs aspects de la perception visuelle par rapport aux exercices fermés. Ces résultats suggèrent que le tennis de table pourrait être une intervention non pharmacologique prometteuse pour cette population.

Points clés

Les enfants avec TDAH+DD présentent des déficits des fonctions exécutives et de la perception visuelle par rapport aux enfants au développement typique. Un programme de 12 semaines d'exercices de compétences ouvertes (tennis de table) améliore significativement le contrôle inhibiteur, la mémoire de travail et la flexibilité cognitive comparé aux exercices fermés (athlétisme). Les exercices ouverts améliorent également l'intégration visuo-motrice, la copie, la perception visuelle sans motricité, la constance de la forme et la perception visuelle générale. Les exercices de compétences ouvertes (tennis de table) sont plus efficaces que les exercices fermés (athlétisme) pour améliorer les fonctions exécutives et la perception visuelle chez les enfants avec TDAH+DD.

Implications cliniques

Les exercices de compétences ouvertes comme le tennis de table pourraient constituer une intervention non pharmacologique efficace pour améliorer les fonctions exécutives et la perception visuelle chez les enfants avec TDAH+DD. L'intégration d'activités physiques spécifiques dans les plans de traitement pourrait compléter les approches médicamenteuses et éducatives. Ces résultats fournissent une base empirique préliminaire pour recommander des activités sportives ciblées dans la prise en charge du TDAH avec comorbidités.

Limites

Taille d'échantillon relativement petite (30 enfants avec TDAH+DD et 15 témoins). Durée d'intervention limitée à 12 semaines sans suivi à long terme. Absence d'un groupe contrôle avec TDAH+DD sans exercice pour comparer l'effet global de l'activité physique. Les participants n'étaient pas en aveugle du type d'exercice, ce qui peut introduire un biais de performance.

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Les variants bialléliques inactivants du remodelateur de la chromatine DMAP1 provoquent un trouble neurodéveloppemental syndromiqueBiallelic inactivating variants in the chromatin remodeler DMAP1 cause a syndromic neurodevelopmental disorder.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude identifie 20 individus porteurs de variants bialléliques inactivants de DMAP1, associés à un trouble neurodéveloppemental syndromique. Des expériences chez la drosophile confirment la pathogénicité des variants, avec des anomalies structurelles du cerveau, des crises d'épilepsie et des troubles du comportement social. Une signature épigénétique de méthylation de l'ADN a été découverte, permettant le diagnostic moléculaire d'un patient supplémentaire.

Points clés

Les variants bialléliques inactivants de DMAP1 causent un trouble neurodéveloppemental syndromique chez 20 individus issus de 16 familles. L'inactivation neuronale de l'orthologue dDMAP1 chez la drosophile entraîne une létalité pupale, des défauts du corps pédonculé, une diminution de la longueur dendritique, un comportement social anormal et des crises induites mécaniquement. Les variants pathogènes humains ne parviennent pas à compenser la perte de dDMAP1, confirmant leur pathogénicité avec des sévérités variables. Le profilage transcriptomique identifie Cbl et SF1 comme cibles en aval, dont la surexpression rescute les défauts observés. Une signature épigénétique de méthylation de l'ADN est identifiée, permettant le diagnostic moléculaire d'un patient supplémentaire.

Implications cliniques

Inclure DMAP1 dans les panels de séquençage pour les troubles neurodéveloppementaux syndromiques. Utiliser la signature de méthylation de l'ADN comme outil diagnostique complémentaire. Proposer un conseil génétique adapté aux familles porteuses de variants bialléliques de DMAP1.

Limites

Les résultats fonctionnels reposent principalement sur un modèle de drosophile, dont la pertinence pour l'homme nécessite confirmation. La taille de l'échantillon humain est limitée à 20 individus. Les mécanismes moléculaires précis reliant DMAP1 aux phénotypes cliniques restent partiellement élucidés.

Niveau de preuve

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Surveillance fine du comportement en classe pour les élèves à besoins éducatifs particuliers : une approche de fusion audiovisuelle pour l'analyse de la postureFine-grained classroom behavior monitoring for students with special education needs: an audiovisual fusion approach to posture analysis.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude propose une méthode de fusion multimodale combinant vision par ordinateur (estimation de la posture) et audio (activité vocale) pour surveiller objectivement les comportements non verbaux d'élèves ayant des troubles du spectre autistique (TSA) ou un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) dans une classe inclusive simulée. Le système atteint une précision moyenne de 85,2 % pour identifier des indicateurs comportementaux clés tels que l'attention, l'interaction sociale et les mouvements atypiques, surpassant les observations manuelles. Cette approche vise à fournir un outil d'aide aux enseignants pour des interventions éducatives personnalisées.

Points clés

L'étude combine l'estimation de la posture par caméra RGB et des caractéristiques audio simples pour analyser les comportements en classe d'élèves avec TSA et TDAH. Le système proposé atteint une précision moyenne de 85,2 % dans l'identification des indicateurs comportementaux, dépassant les méthodes d'observation manuelles. Les comportements ciblés incluent l'attention, l'interaction sociale et les schémas moteurs atypiques. L'approche est conçue pour fournir un outil objectif et automatisé aux enseignants en contexte d'éducation inclusive.

Implications cliniques

Permet une évaluation objective et continue des comportements en classe, réduisant la subjectivité des observations enseignantes. Facilite l'identification précoce de difficultés attentionnelles ou sociales chez les élèves avec TSA/TDAH. Ouvre la voie à des interventions éducatives personnalisées basées sur des données comportementales quantifiées. Pourrait être utilisé en complément des bilans neuropsychologiques pour suivre l'évolution des comportements en milieu écologique.

Limites

L'étude a été menée dans une classe simulée et non en conditions réelles, limitant la généralisabilité. L'échantillon est de taille modeste et ne couvre qu'une partie des profils de TSA et TDAH. Seuls certains comportements non verbaux et l'activité vocale sont analysés, ignorant des aspects comme le langage ou les expressions faciales fines. La précision de 85,2 % laisse une marge d'erreur non négligeable pour des décisions pédagogiques.

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Traitement antibiotique contre le streptocoque du groupe B pendant la grossesse et risque de quatre devenirs neurodéveloppementaux chez les enfants suédoisGroup B Streptococcus antibiotics treatment during pregnancy and the risk of four neurodevelopmental outcomes in Swedish children.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cohorte suédoise (2006-2016, n=1 066 777) examine l'association entre les antibiotiques prescrits pour le streptocoque du groupe B (GBS) pendant la grossesse et quatre troubles neurodéveloppementaux chez l'enfant : déficience intellectuelle, paralysie cérébrale, trouble du spectre autistique (TSA) et TDAH. Aucune association n'a été trouvée pour la déficience intellectuelle, mais des associations modestes ont été observées pour la paralysie cérébrale (HRa 1,17), le TSA (HRa 1,12) et le TDAH (HRa 1,17). Les résultats étaient dépendants du modèle statistique, et la confusion par indication (l'infection à GBS elle-même) reste possible. Les auteurs appellent à une évaluation individuelle des risques et à une meilleure gestion des antibiotiques.

Points clés

Cohorte populationnelle suédoise de plus d'un million de naissances. 22,1 % des mères ont reçu des antibiotiques pour GBS. Pas d'association avec la déficience intellectuelle. Associations modestes avec la paralysie cérébrale, le TSA et le TDAH. Les associations persistent chez les enfants nés à terme et sans antécédents maternels de troubles neurodéveloppementaux. Les résultats varient selon le modèle statistique (Cox vs GEE). Possibilité de confusion résiduelle ou par indication.

Implications cliniques

Les résultats ne démontrent pas de causalité, mais invitent à la prudence dans l'utilisation des antibiotiques pendant la grossesse. Renforcer la gestion des antibiotiques pour le GBS avec une évaluation individuelle du risque. Envisager d'autres options de traitement pour le GBS lorsque cela est possible. Des études supplémentaires sont nécessaires pour clarifier les mécanismes sous-jacents.

Limites

Étude observationnelle sujette à des facteurs de confusion résiduels. Confusion par indication : l'infection à GBS elle-même pourrait être associée aux devenirs. Dépendance au modèle statistique : les modèles GEE n'ont pas toujours montré les mêmes associations. Généralisabilité limitée à la population suédoise.

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Altération des habiletés motrices fines dans la dyslexie développementale : Une méta-analyse bayésienne de 5 décennies de rechercheImpaired Fine Motor Skills in Developmental Dyslexia: A Bayesian Meta-Analysis of 5 Decades of Research.

ÉlevéNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette méta-analyse bayésienne synthétise 50 années de recherches sur les troubles de la motricité fine dans la dyslexie développementale. Les résultats confirment une altération significative des habiletés motrices fines chez les personnes dyslexiques, avec une taille d'effet modérée à grande. L'étude souligne l'importance d'évaluer la motricité fine dans le bilan des troubles d'apprentissage.

Points clés

La méta-analyse bayésienne de 50 ans de données confirme un déficit significatif de la motricité fine dans la dyslexie. La taille d'effet est modérée à grande, suggérant un lien robuste entre dyslexie et troubles moteurs. L'étude inclut des participants de différents âges et milieux, renforçant la généralisabilité des résultats. Aucun biais de publication majeur n'a été détecté, selon les analyses de sensibilité.

Implications cliniques

L'évaluation de la dyslexie devrait inclure systématiquement des tests de motricité fine. Les interventions visant la motricité fine pourraient améliorer les compétences en lecture chez les enfants dyslexiques. Les orthophonistes et neuropsychologues doivent collaborer pour prendre en charge les comorbidités motrices.

Limites

Le résumé n'étant pas disponible, les détails méthodologiques précis (taille d'échantillon, hétérogénéité) sont inconnus. Les critères diagnostiques de la dyslexie ont évolué sur 50 ans, ce qui peut affecter la comparabilité des études. La méta-analyse ne permet pas d'établir un lien de causalité entre motricité fine et lecture.

Niveau de preuve

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Les neurones à parvalbumine du cortex préfrontal médient la mémoire de travail de manière dépendante des exigences de la tâchePrefrontal parvalbumin neurons mediate working memory in a task demand-dependent manner.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Le cortex préfrontal (CPF) est impliqué dans la mémoire de travail, mais le rôle spécifique des neurones à parvalbumine (PVN) était controversé. Cette étude chez la souris montre, par photométrie et optogénétique, que les PVN du CPF ne sont nécessaires à la mémoire de travail que lorsque la charge cognitive est élevée, expliquant ainsi les contradictions antérieures liées aux différences de demandes des tâches.

Points clés

Les neurones à parvalbumine (PVN) du cortex préfrontal jouent un rôle critique dans la mémoire de travail uniquement sous forte charge cognitive. L'activité des PVN préfrontaux a été enregistrée et manipulée in vivo via photométrie et optogénétique chez la souris. Les contradictions antérieures sur le rôle des PVN dans la mémoire de travail s'expliquent par des différences de demande de tâche entre les paradigmes.

Implications cliniques

Les mécanismes sous-jacents à la mémoire de travail dépendent de l'activation des interneurones inhibiteurs sous forte charge cognitive, ce qui pourrait éclairer les troubles de la mémoire de travail dans le TDAH. Les interventions modulant l'activité des PVN pourraient être explorées pour améliorer la mémoire de travail dans des conditions de stress cognitif élevé. Les tests de mémoire de travail devraient systématiquement prendre en compte la charge cognitive pour éviter des résultats contradictoires.

Limites

Étude réalisée chez la souris, nécessitant une validation chez l'humain. Le paradigme de mémoire de travail utilisé (touchscreen) peut ne pas capturer tous les aspects de la mémoire de travail humaine. Les manipulations optogénétiques peuvent avoir des effets non spécifiques sur les circuits locaux.

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Les neuromarqueurs cérébraux prédisent la mentalisation liée à soi et aux autres à travers des échantillons adultes, cliniques et développementauxBrain neuromarkers predict self- and other-related mentalizing across adult, clinical, and developmental samples.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude utilise l'apprentissage automatique interprétable sur des données d'IRMf (n=390) pour identifier des signatures cérébrales prédictives de la mentalisation (capacité à réfléchir sur ses propres états internes ou ceux d'autrui). Les classifieurs atteignent une précision de 82 % pour la mentalisation de soi, 77 % pour celle d'autrui, et 98 % pour séparer les inférences attributionnelles des inférences factuelles. Les patrons neuronaux se distinguent entre soi et autrui chez les adultes sains, mais cette distinction est altérée chez les personnes avec schizophrénie et émerge progressivement au cours de l'adolescence. Ces résultats suggèrent que ces signatures pourraient servir de neuromarqueurs des processus socio-cognitifs dans divers contextes cliniques.

Points clés

Des classifieurs d'IRMf basés sur l'apprentissage automatique prédisent la mentalisation concernant soi-même (82 % de précision) et autrui (77 %), ainsi que les inférences attributionnelles contre factuelles (98 %). Les poids des classifieurs montrent que la mentalisation de soi implique des régions antérieures/médianes, tandis que celle d'autrui implique des régions postérieures/latérales. La distinction entre mentalisation de soi et d'autrui est moins nette chez les personnes avec schizophrénie et augmente avec l'âge chez les adolescents. Les patrons neuronaux sont présents dès l'adolescence et altérés dans les troubles neuropsychiatriques sévères.

Implications cliniques

Ces signatures cérébrales pourraient servir de biomarqueurs pour évaluer les troubles de la cognition sociale dans des conditions comme la schizophrénie ou les troubles du neurodéveloppement. La méthode pourrait aider à différencier les profils de mentalisation altérée chez les patients et à suivre l'évolution avec l'âge ou le traitement. L'approche d'apprentissage automatique interprétable facilite la traduction clinique en identifiant des régions cérébrales spécifiques.

Limites

Les limites ne sont pas explicitement décrites dans le résumé disponible. La taille d'échantillon totale (n=390) reste modeste pour des analyses de machine learning, mais l'utilisation de multiples jeux de données renforce la validité.

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

La croissance en début de petite enfance favorise une connectivité fonctionnelle cérébrale optimale qui prédit la flexibilité cognitive à un âge plus avancéGrowth in early infancy drives optimal brain functional connectivity which predicts cognitive flexibility in later childhood.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale menée en Gambie rurale évalue l'impact des trajectoires de croissance précoce (5-24 mois) sur la connectivité fonctionnelle cérébrale (CF) et son lien avec la flexibilité cognitive à 3-5 ans. Les résultats montrent que la croissance physique avant le 5e mois de vie favorise des trajectoires développementales optimales de la CF, qui prédisent ensuite la flexibilité cognitive à l'âge préscolaire. Contrairement à d'autres populations, la CF interhémisphérique longue distance décroît avec l'âge dans cet échantillon. Ces résultats soulignent les effets mesurables d'une mauvaise croissance précoce sur le développement cérébral et ses conséquences cognitives ultérieures, plaidant pour des interventions précoces en contextes d'adversité.

Points clés

La croissance physique avant 5 mois est associée à des trajectoires développementales optimales de la connectivité fonctionnelle cérébrale. La connectivité fonctionnelle cérébrale à 5-24 mois prédit la flexibilité cognitive à 3-5 ans. Dans cette population gambienne, la connectivité interhémisphérique longue distance diminue avec l'âge, contrairement aux échantillons précédemment étudiés. Les résultats mettent en évidence l'impact mesurable de la malnutrition précoce sur le développement cérébral et cognitif.

Implications cliniques

Les interventions nutritionnelles et de soutien à la croissance dès les premiers mois de vie pourraient améliorer le développement cérébral et les fonctions exécutives ultérieures. Le suivi de la croissance pondérale en période néonatale pourrait servir d'indicateur précoce du risque de troubles cognitifs ultérieurs. Ces données incitent à intégrer des mesures de connectivité fonctionnelle dans l'évaluation du développement cérébral en contextes d'adversité.

Limites

L'étude est observationnelle et ne permet pas d'établir de lien causal définitif entre croissance et connectivité fonctionnelle. L'échantillon est limité à une population rurale gambienne, ce qui peut limiter la généralisation à d'autres contextes. Les mesures de flexibilité cognitive à 3-5 ans ne couvrent qu'un aspect des fonctions exécutives.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Estimation de l'âge cérébral du nourrisson par le rapport T1w/T2w en IRM : une approche d'apprentissage profond sensible à la myélinisationInfant Brain Age Estimation With T1w/T2w Ratio MRI: A Myelination-Aware Deep Learning Approach.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude développe et évalue un cadre d'apprentissage profond biologiquement informé pour estimer l'âge cérébral du nourrisson (0-24 mois) à l'aide du rapport T1w/T2w en IRM, sensible à la myélinisation. Sur une cohorte interne de 629 nourrissons et une cohorte externe de 10, le modèle utilisant le rapport T1w/T2w a obtenu les meilleures performances (MAE = 1,49 mois, r = 0,966), surpassant les modèles utilisant les images T1w ou T2w seules. L'approche multi-tâches et multi-échelle a encore amélioré la précision (MAE = 1,20 mois). La validation externe a montré une erreur absolue de 1,16 mois. Les cartes de saillance ont mis en évidence la substance blanche impliquée dans la myélinisation.

Points clés

Le rapport T1w/T2w en IRM améliore significativement l'estimation de l'âge cérébral chez le nourrisson par rapport aux images T1w ou T2w seules. Un modèle d'apprentissage profond avec apprentissage multi-tâches (régression d'âge, segmentation de la substance blanche, reconstruction d'image) atteint une MAE de 1,20 mois. La performance est robuste lors de la validation externe avec un protocole d'acquisition différent (MAE = 1,16 mois). Les cartes d'activation (Grad-CAM) confirment que le modèle se focalise sur les régions de substance blanche en cours de myélinisation. L'approche permet une estimation interprétable et non invasive de la maturation cérébrale précoce.

Implications cliniques

Cet outil pourrait servir de biomarqueur pour détecter précocement des anomalies de myélinisation chez les nourrissons. Il offre une méthode objective pour suivre le développement cérébral normal et pathologique dès les premiers mois de vie. La transférabilité entre scanners suggère une possible utilisation clinique multicentrique. L'approche pourrait être intégrée à des bilans de neurodéveloppement pour orienter des interventions précoces.

Limites

La cohorte externe est petite (n=10) et ne comprend que des nourrissons sains. Les données sont issues d'un seul centre pour la cohorte interne, limitant la généralisabilité. Seuls les nourrissons de 0 à 24 mois ont été inclus, ne couvrant pas toute l'enfance. Les performances sur des cas pathologiques (myélinisation anormale) n'ont été évaluées que qualitativement sur 3 cas. L'étude est rétrospective, ce qui peut introduire des biais de sélection.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Opportunité de voisinage, matière blanche et cognition dans une grande étude de neuroimagerie pédiatriqueNeighborhood opportunity, white matter, and cognition in a large pediatric neuroimaging study.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les associations entre les opportunités de voisinage, la microstructure de la matière blanche et les performances cognitives chez 6141 enfants âgés de 8 à 10 ans de l'étude ABCD. L'opportunité de voisinage a été mesurée à l'aide de l'indice d'opportunité de l'enfant 2.0 (COI). Les résultats montrent qu'une meilleure opportunité de voisinage est associée à une plus grande anisotropie fractionnelle (FA) dans le faisceau longitudinal supérieur I (SLF-I) et à de meilleures performances cognitives, en particulier la cognition cristallisée. Des analyses de médiation indiquent que la FA du SLF-I explique en partie cette association. Parmi les indicateurs spécifiques, l'accès à une éducation de qualité, des taux d'emploi élevés et une meilleure couverture d'assurance maladie étaient les plus fortement liés aux résultats neurocognitifs. Ces résultats soulignent l'importance des mesures multidimensionnelles du voisinage et identifient des facteurs contextuels modifiables pouvant être ciblés par des interventions communautaires.

Points clés

Une meilleure opportunité de voisinage est associée à une FA plus élevée dans le SLF-I, un faisceau fronto-pariétal impliqué dans les fonctions cognitives supérieures. Les opportunités de voisinage sont liées à de meilleures performances cognitives, particulièrement la cognition cristallisée. La microstructure de la matière blanche (FA du SLF-I) médie partiellement la relation entre opportunité de voisinage et cognition. L'accès à une éducation de qualité, les taux d'emploi et la couverture d'assurance maladie sont les indicateurs les plus fortement corrélés aux résultats neurocognitifs. L'étude utilise des données de l'étude ABCD et des modèles additifs généralisés pour évaluer les associations non linéaires.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient prendre en compte le contexte du voisinage lors de l'évaluation du développement cognitif des enfants. Les interventions visant à améliorer l'accès à l'éducation et à l'emploi dans les communautés pourraient soutenir le développement neurocognitif. La microstructure de la matière blanche, en particulier le SLF-I, pourrait être un marqueur des effets de l'environnement sur la cognition. Ces résultats peuvent informer des politiques de santé publique axées sur les déterminants sociaux de la cognition.

Limites

L'étude est transversale, ce qui ne permet pas d'établir des relations de cause à effet. L'échantillon de l'étude ABCD n'est pas totalement représentatif de la population américaine. Les mesures de diffusion IRM peuvent être sujettes à des artefacts. Les indicateurs de voisinage sont basés sur des données agrégées et peuvent ne pas refléter les expériences individuelles.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Exposition prénatale aux médicaments contre l'asthme et risque de troubles neurodéveloppementaux et de difficultés scolaires : une revue systématique et méta-analysePrenatal exposure to asthma medications and risk of neurodevelopmental disorders and educational difficulties: A systematic review and meta-analysis.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue systématique avec méta-analyse examine l'association entre l'exposition prénatale aux médicaments contre l'asthme (principalement les bêta-2-adrénergiques) et les troubles neurodéveloppementaux. La méta-analyse de trois études (n=1 380 871) montre une association significative avec les troubles du spectre autistique (TSA) pour une exposition avant la conception (aOR 1,34) et pendant la grossesse (aOR 1,29). Aucune association claire n'est rapportée pour le TDAH, les compétences motrices ou la paralysie cérébrale. Les résultats sont limités par le faible nombre d'études et la confusion résiduelle.

Points clés

L'exposition prénatale aux bêta-2-adrénergiques est associée à un risque accru de troubles du spectre autistique (TSA) selon une méta-analyse de trois études portant sur plus d'un million de participants. Aucune association significative n'a été trouvée entre l'exposition prénatale aux médicaments contre l'asthme et le TDAH, les troubles de la communication, les compétences motrices ou la paralysie cérébrale. Les données disponibles ne permettent pas de distinguer clairement l'effet propre des médicaments de celui de l'asthme maternel sous-jacent.

Implications cliniques

Les femmes enceintes asthmatiques doivent poursuivre leur traitement pour éviter les exacerbations, mais une surveillance accrue du développement neurocognitif de l'enfant pourrait être envisagée. Les cliniciens doivent peser les bénéfices maternels et fœtaux des bêta-2-adrénergiques par rapport au risque potentiel de TSA, surtout en cas d'exposition précoce. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces associations et clarifier les mécanismes, notamment en contrôlant la sévérité de l'asthme maternel.

Limites

Seules trois études ont été incluses dans la méta-analyse, limitant la puissance statistique. Risque de confusion résiduelle, notamment l'incapacité à séparer l'effet du médicament de l'effet de l'asthme maternel non traité. Biais potentiel de classification de l'exposition et hétérogénéité entre les études. Peu d'études ont examiné d'autres issues neurodéveloppementales que les TSA.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Résultats neurodéveloppementaux précoces chez les enfants atteints de cardiopathie congénitaleEarly Neurodevelopmental Outcomes in Children With Congenital Heart Disease.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale a analysé les données neurodéveloppementales de 868 enfants (<30 mois) ayant subi une chirurgie cardiaque avant 12 mois. Les enfants avec un diagnostic génétique (11,8%) ont obtenu des scores inférieurs d'au moins 1 écart-type aux échelles de Bayley en cognition, langage et motricité. Le type de cardiopathie était associé aux scores cognitifs et moteurs, les enfants avec transposition des gros vaisseaux ayant les meilleurs scores. De plus, un faible poids de naissance, le sexe masculin, un âge plus avancé à la chirurgie, une durée d'hospitalisation prolongée, un nombre élevé de cathétérismes cardiaques et un faible niveau d'éducation du parent principal étaient indépendamment associés à de moins bons résultats. L'étude souligne l'importance d'une surveillance neurodéveloppementale pour tous les nourrissons opérés du cœur.

Points clés

Les enfants atteints de cardiopathie congénitale présentent des altérations neurodéveloppementales fréquentes. Les diagnostics génétiques sont associés à des scores inférieurs d'au moins 1 écart-type sur tous les indices de Bayley. Le type de cardiopathie est associé aux scores cognitifs et moteurs, même après ajustement. Les facteurs de risque médicaux et sociaux (poids de naissance, sexe, âge à la chirurgie, durée d'hospitalisation, nombre de cathétérismes, éducation parentale) influencent indépendamment les résultats. La majorité des scores moyens pour les diagnostics non génétiques se situent dans la norme. L'étude inclut des données de 25 centres, renforçant la généralisabilité.

Implications cliniques

Une surveillance neurodéveloppementale systématique est recommandée pour tous les nourrissons ayant subi une chirurgie cardiaque avant 1 an. Les enfants porteurs d'un diagnostic génétique associé à une cardiopathie devraient bénéficier d'un suivi neurodéveloppemental renforcé. Les facteurs sociaux, tels que le niveau d'éducation du parent principal, doivent être pris en compte dans l'évaluation du risque neurodéveloppemental. Les résultats hétérogènes selon le diagnostic cardiaque incitent à personnaliser les interventions précoces.

Limites

Il s'agit d'une analyse transversale, ne permettant pas d'établir de causalité. Les données proviennent de registres, avec un possible biais de sélection (patients suivis en centre spécialisé). L'âge limite à 30 mois ne permet pas d'évaluer les trajectoires développementales à plus long terme. Les facteurs génétiques n'ont pas été systématiquement testés seuls les diagnostics génétiques connus ont été inclus. Les résultats peuvent ne pas être généralisables à tous les contextes de soins.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Les régions cérébrales présentant des différences liées à l'âge gestationnel médient la cognition chez les adolescents nés très prématurémentBrain regions with gestational age differences mediate cognition in adolescents born very premature.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

En utilisant les données de l'étude ABCD sur environ 2100 adolescents (10-14 ans) nés prématurément et appariés à des pairs nés à terme, cette étude montre que les adolescents nés très prématurés (>9 semaines) présentent une réduction du volume de matière grise et une augmentation de l'anisotropie fractionnaire dans des régions clés pour l'attention, la mémoire, les fonctions exécutives et le traitement de l'information. Ces différences médient les performances cognitives et persistent sur quatre ans de développement, indiquant des effets cérébraux durables de la prématurité.

Points clés

Les adolescents nés très prématurés (>9 semaines) montrent une réduction du volume de matière grise et une augmentation de l'anisotropie fractionnaire dans des régions impliquées dans l'attention, la mémoire, les fonctions exécutives et le traitement de l'information. Ces différences structurelles cérébrales médient la relation entre la prématurité et les performances cognitives inférieures. Les altérations cérébrales et leurs effets sur la cognition persistent de manière longitudinale sur quatre ans de suivi.

Implications cliniques

Le suivi neuropsychologique des adolescents nés très prématurés devrait inclure une évaluation des fonctions attentionnelles, exécutives et mnésiques, en lien avec les atteintes structurelles cérébrales persistantes. Les interventions cognitives précoces pourraient cibler les réseaux cérébraux affectés (notamment les régions frontales et temporales) pour atténuer les déficits cognitifs à long terme. La persistance des différences sur quatre ans souligne la nécessité d'un suivi longitudinal adapté chez les enfants nés très prématurés.

Limites

Étude observationnelle ne permettant pas d'établir une causalité directe entre les différences cérébrales et les déficits cognitifs. Mesures structurelles uniquement (volume de matière grise et anisotropie fractionnaire), sans données de connectivité fonctionnelle. Échantillon limité à la tranche d'âge 10-14 ans, ce qui limite la généralisation à d'autres périodes développementales.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Mutation de Chd8 en milieu de gestation entraîne une neurogenèse ventrale défectueuse et un comportement autistique chez la sourisDefective ventral neurogenesis due to midfetal Chd8 mutation drives autistic-like behavior in mice.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude montre que la mutation du gène Chd8 chez la souris, induite au jour embryonnaire 14,5, provoque des comportements de type autistique (altérations des interactions sociales, anxiété accrue) ainsi qu'une accélération de la sortie du cycle cellulaire et de la différenciation dans les progéniteurs ventraux. La restauration de l'expression de Chd8 dans ces progéniteurs corrige les anomalies comportementales et la différenciation ventrale aberrante. Ces résultats suggèrent que la période fœtale moyenne et les progéniteurs ventraux sont critiques pour le développement de l'autisme lié à CHD8.

Points clés

La mutation de Chd8 au jour embryonnaire 14,5 induit des comportements autistiques et une anxiété accrue chez la souris. La mutation provoque une sortie accélérée du cycle cellulaire et une différenciation précoce des progéniteurs ventraux. La restauration de Chd8 spécifiquement dans les progéniteurs ventraux corrige les phénotypes comportementaux et cellulaires. La période fœtale moyenne est identifiée comme une fenêtre critique pour le développement de l'autisme lié à CHD8.

Implications cliniques

Ces résultats soulignent l'importance de la neurogenèse ventrale prénatale dans l'étiologie des TSA. Ils suggèrent que des interventions ciblant le développement fœtal pourraient prévenir ou atténuer certains symptômes autistiques chez les porteurs de mutations CHD8. L'identification d'une période critique offre une fenêtre potentielle pour des thérapies précoces.

Limites

Modèle murin uniquement, nécessitant une validation chez l'humain. La mutation Chd8 est rare dans la population autistique, limitant la généralisation. Les phénotypes comportementaux observés chez la souris peuvent ne pas refléter entièrement la complexité des TSA humains.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Efficacité et sécurité de l'écopipam pour le syndrome de Tourette : un essai clinique randomisé de phase 3Efficacy and Safety of Ecopipam for Tourette Syndrome: A Phase 3 Randomized Clinical Trial.

ÉlevéNiveau de preuveJAMA NeurologySourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai clinique de phase 3 randomisé en double aveugle, contrôlé par placebo, a évalué l'écopipam (antagoniste D1) dans le syndrome de Tourette. Après 12 semaines ouvertes, les répondeurs (≥25% d'amélioration du score YGTSS-TTS) ont été randomisés pour poursuivre l'écopipam ou passer au placebo pendant 12 semaines. Chez les 90 participants pédiatriques, l'écopipam a réduit significativement le risque de rechute (HR=0.47 ; p=0.008). L'effet chez l'adulte était similaire mais non significatif (HR=0.51 ; p=0.37). Les effets indésirables les plus fréquents étaient somnolence (11.1%), anxiété (9.7%), céphalées (9.7%) et insomnie (8.8%). Aucun impact clinique significatif sur le poids ou les paramètres métaboliques n'a été observé. L'écopipam a maintenu une amélioration des symptômes et a été bien toléré jusqu'à 24 semaines.

Points clés

L'écopipam réduit significativement le risque de rechute chez les enfants atteints de syndrome de Tourette (HR=0.47). Chez les adultes, l'effet est similaire mais non significatif en raison du faible effectif. Les événements indésirables les plus fréquents sont somnolence, anxiété, céphalées, insomnie, tics et fatigue. Aucun impact clinique notable sur le poids, les paramètres métaboliques ou les troubles du mouvement induits par les médicaments. L'étude est un essai randomisé contrôlé par placebo en retrait, avec une période ouverte de 12 semaines suivie de 12 semaines en double aveugle.

Implications cliniques

L'écopipam pourrait représenter une alternative thérapeutique efficace et bien tolérée pour les tics chez l'enfant. La surveillance des effets secondaires du SNC (somnolence, anxiété) est nécessaire. Les résultats chez l'adulte sont préliminaires et nécessitent des études supplémentaires. L'absence d'impact métabolique et de troubles du mouvement constitue un avantage par rapport aux antipsychotiques.

Limites

Effectif réduit chez l'adulte limitant la puissance statistique. Durée de traitement maximale de 24 semaines, absence de données à long terme. Seuil de réponse défini à ≥25% d'amélioration du YGTSS-TTS, ce qui est modeste. Population pédiatrique majoritairement masculine (67.6%) et jeune, limitant la généralisabilité.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Des odeurs aux couleurs : perception sensorielle chez les jeunes mexicains neurodiversFrom Odors to Colors: Sensory Perception in Neurodiverse Mexican Youth.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude évalue les associations olfactive-visuelles chez des jeunes verbaux avec trouble du spectre autistique (TSA), trouble déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) et un groupe témoin sans troubles neurodéveloppementaux, à l'aide d'une tâche d'association odeur-couleur. Les résultats montrent que les trois groupes présentent des similitudes dans la perception olfactive, l'identification verbale des odeurs et les associations odeur-couleur, ainsi que dans l'évaluation du caractère agréable des odeurs (sucrées, fruitées, acides, salées, épicées). Les jeunes neurodivergents montrent une variation individuelle dans l'olfaction, mais moins dans la perception du caractère agréable. Ces résultats encouragent l'exploration des associations odeur-couleur au sein de populations diverses.

Points clés

Les jeunes avec TSA, TDAH et sans trouble neurodéveloppemental présentent des similitudes dans les associations odeur-couleur. La perception olfactive est similaire entre les groupes, avec des incohérences comparables dans l'identification verbale des odeurs. Les évaluations du caractère agréable des odeurs (sucrées, fruitées, acides, salées, épicées) sont similaires entre les groupes. Il existe une variation individuelle dans l'olfaction parmi les jeunes neurodivergents, mais moins dans la perception du caractère agréable. L'étude soutient l'idée que les différences sensorielles dans les troubles neurodéveloppementaux ne sont pas uniformes pour toutes les modalités.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être conscients que la perception olfactive peut être similaire entre les jeunes avec TSA, TDAH et typiques, mais des variations individuelles existent. L'évaluation sensorielle devrait tenir compte de la multimodalité, car des similitudes dans une modalité (olfaction) peuvent coexister avec des différences dans d'autres. Les interventions visant les difficultés sensorielles dans les troubles neurodéveloppementaux pourraient bénéficier d'une approche personnalisée plutôt que catégorielle. Les résultats encouragent l'exploration des associations sensorielle-croisées pour mieux comprendre l'intégration multisensorielle dans ces populations.

Limites

L'étude ne porte que sur des jeunes verbaux, ce qui limite la généralisation aux non-verbaux. L'échantillon est exclusivement mexicain, ce qui peut affecter la généralisation culturelle. La tâche d'association odeur-couleur utilisée peut ne pas refléter les expériences sensorielles naturelles. Les tailles d'échantillon spécifiques ne sont pas précisées dans le résumé, limitant l'évaluation de la puissance statistique. L'étude ne couvre pas d'autres modalités sensorielles (tactile, auditive) qui pourraient montrer des différences.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Efficacité d'une intervention de groupe basée sur la thérapie d'acceptation et d'engagement (Navigator ACT) pour les parents d'enfants avec troubles neurodéveloppementaux : un essai contrôlé randomisé.The Effectiveness of Acceptance and Commitment Therapy Group Intervention (Navigator ACT) for Parents of Children With Neurodevelopmental Disabilities: A Randomized Controlled Trial.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai contrôlé randomisé (n=137) mené en Suède a évalué l'efficacité de Navigator ACT, une intervention de groupe de thérapie d'acceptation et d'engagement pour parents d'enfants avec divers troubles neurodéveloppementaux (TSA, TDAH, déficience intellectuelle, lésion cérébrale acquise). Comparé au traitement usuel, l'ACT a significativement réduit l'inflexibilité psychologique (d=0.84) et le stress parental (d=0.38) à post-test et à 4 mois de suivi, et a amélioré les comportements prosociaux des enfants. Aucune différence significative n'a été observée pour la dépression, l'anxiété, la pleine conscience parentale ou les difficultés globales de l'enfant. Ces résultats suggèrent qu'une intervention groupale transdiagnostique peut être bénéfique pour les parents d'enfants avec handicaps neurodéveloppementaux.

Points clés

L'intervention de groupe Navigator ACT a réduit significativement l'inflexibilité psychologique parentale avec une taille d'effet large (d=0.84) par rapport au traitement usuel. Le stress parental a diminué modérément (d=0.38) dans le groupe ACT, et ces améliorations se sont maintenues à 4 mois. Les parents ayant suivi l'ACT ont rapporté une amélioration des comportements prosociaux de leurs enfants (d=0.46). Aucun effet significatif n'a été trouvé sur la dépression, l'anxiété, la pleine conscience parentale ou les difficultés globales de l'enfant. L'étude a inclus des parents d'enfants avec différents diagnostics neurodéveloppementaux, suggérant une applicabilité transdiagnostique.

Implications cliniques

Un programme de groupe basé sur l'ACT peut être proposé à des parents d'enfants avec divers troubles neurodéveloppementaux, sans nécessiter un diagnostic spécifique. L'ACT pourrait être intégré dans les services ambulatoires de handicap pour réduire le stress parental et l'inflexibilité psychologique. Les cliniciens peuvent envisager d'utiliser Navigator ACT comme intervention brève (8 séances) pour soutenir les parents, avec des effets durables à 4 mois. L'amélioration des comportements prosociaux de l'enfant rapportée par les parents suggère un bénéfice indirect potentiel sur la dynamique familiale.

Limites

Les données sont basées sur des auto-évaluations parentales, ce qui peut introduire un biais de désirabilité sociale. L'étude a été menée dans un seul pays (Suède) et dans un contexte de services ambulatoires, limitant la généralisabilité. Le suivi n'était que de 4 mois, et l'absence de différence sur la dépression ou l'anxiété parentale peut indiquer des effets limités à des cibles spécifiques. L'absence d'évaluation en aveugle et la nature non-contrôlée du groupe TAU (traitement usuel) peuvent affecter la validité interne. L'étude n'a pas inclus de mesure objective du comportement de l'enfant ni d'évaluation de la fidélité du traitement.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Persistance des inégalités de santé sur 20 ans chez les adultes avec déficience intellectuelle présentant des comportements problématiques : données des soins primaires anglaisPersistent health inequalities over 20 years among adults with intellectual disabilities who display behaviours that challenge: evidence from English primary care records.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale de cohorte, menée en Angleterre de 2003 à 2023 sur 83 166 adultes avec déficience intellectuelle (âge moyen 38,6 ans), montre que 18,5 % présentent des comportements problématiques (BtC). Ces individus ont des comorbidités physiques et mentales plus élevées, mais bénéficient de davantage de bilans de santé annuels. Ils ont des taux plus élevés de consultations externes en santé mentale et d'hospitalisations psychiatriques, mais des taux plus faibles de consultations et d'hospitalisations en santé physique, après ajustement. La mortalité n'est pas associée aux BtC après ajustement. Les interventions répétées n'ont pas réduit les inégalités de santé sur 20 ans.

Points clés

Parmi 83 166 adultes avec déficience intellectuelle, 18,5 % ont un enregistrement de comportements problématiques. Les adultes avec BtC présentent des taux plus élevés de comorbidités physiques et mentales. 72,5 % des participants avec BtC reçoivent des médicaments psychotropes. Les BtC sont associés à davantage de consultations externes en santé mentale (OR=1,42) et d'hospitalisations psychiatriques (IRR=1,19). Inversement, les BtC sont associés à moins de consultations externes (IRR=0,81) et d'hospitalisations (IRR=0,77) en santé physique. Aucune association significative entre BtC et mortalité après ajustement pour les comorbidités (HR=0,97). Les inégalités de santé persistent malgré des efforts répétés, suggérant des interventions insuffisamment efficaces ou des contraintes systémiques.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être conscients que les patients avec déficience intellectuelle et comportements problématiques ont des besoins de santé physique souvent sous-traités, malgré un suivi psychiatrique accru. Les bilans de santé annuels ne semblent pas suffire à réduire les inégalités des interventions sur mesure et une coordination des soins sont nécessaires. La prescription élevée de psychotropes (72,5 %) invite à une évaluation régulière de leur pertinence et de leurs effets secondaires somatiques. L'absence de progrès sur 20 ans appelle à repenser les modèles de soins pour cette population vulnérable. Les services de santé physique devraient renforcer l'accessibilité et l'adaptation des soins pour les personnes avec BtC.

Limites

L'étude repose sur des données de soins primaires, pouvant sous-estimer certains diagnostics ou comportements non rapportés. La définition des comportements problématiques dépend des enregistrements cliniques, avec une possible variabilité interprétative. Les résultats anglais peuvent ne pas être généralisables à d'autres systèmes de santé. L'ajustement pour les comorbidités est basé sur les codes disponibles, avec un risque de confusion résiduelle. Les causes des inégalités persistantes (efficacité des interventions vs contraintes systémiques) ne sont pas directement explorées.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Les petits ARN hippocampiques de patients atteints de schizophrénie induisent des phénotypes cognitifs et neuronaux spécifiques chez la sourisHippocampal small RNAs from patients with schizophrenia induce specific cognitive and neural phenotypes in mice.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude explore le rôle des petits ARN (dont microARN et fragments dérivés d'ARNt) dans l'hippocampe de patients schizophrènes. Des séquençages profonds ont identifié des petits ARN dysrégulés. Injectés dans l'hippocampe de souris sauvages, ils provoquent un déficit de mémoire spatiale à court terme, une diminution de la densité des épines dendritiques des neurones pyramidaux CA1, et des altérations de voies de neurotransmission, notamment une augmentation de Syt2 (marqueur présynaptique des interneurones à parvalbumine), ainsi que des changements morphologiques microgliaux. Ces résultats suggèrent que les petits ARN contribuent aux symptômes cognitifs de la schizophrénie via des altérations synaptiques, ouvrant la voie à de nouvelles cibles thérapeutiques.

Points clés

Les petits ARN hippocampiques de patients schizophrènes sont dysrégulés et incluent microARN et fragments d'ARNt. L'injection de ces petits ARN chez la souris altère la mémoire spatiale à court terme. La densité des épines dendritiques des neurones CA1 est réduite après injection. L'expression de Syt2, un marqueur des interneurones à parvalbumine, est augmentée, comme observé chez les patients. Des changements morphologiques des microglies hippocampiques sont détectés.

Implications cliniques

Les petits ARN dysrégulés pourraient constituer des biomarqueurs pour les déficits cognitifs précoces de la schizophrénie. Ils représentent des cibles thérapeutiques potentielles pour améliorer la cognition dans la schizophrénie. Les altérations synaptiques induites par ces ARN pourraient expliquer des symptômes cognitifs réfractaires aux traitements actuels.

Limites

Étude préclinique chez la souris des études cliniques sont nécessaires pour confirmer la translatabilité. La méthode d'injection ne reproduit pas les mécanismes endogènes de libération des petits ARN. Les effets à long terme et la spécificité tissulaire des petits ARN n'ont pas été évalués. L'échantillon de patients est limité à des tissus post-mortem, ce qui peut introduire des biais.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Hétérogénéité régionale dans les associations phénotypiques et génétiques entre l'os et le cerveau chez l'humainRegional heterogeneity in phenotypic and genetic associations between bone and brain in humans.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude systématique, menée sur environ 45 000 participants de la UK Biobank, examine les associations structurelles et génétiques entre l'os et le cerveau à travers différentes localisations anatomiques. Elle identifie des associations significatives pour 34,9 % des paires os-cerveau, avec une hétérogénéité régionale marquée alignée sur les gradients de développement cortical et d'expansion évolutive. Les analyses génétiques révèlent une architecture génétique partagée entre les structures osseuses et cérébrales, ainsi qu'avec des traits neuropsychiatriques et neurologiques. La voie de signalisation Wnt est mise en évidence comme un axe mécanistique potentiel. Ces résultats fournissent un cadre intégré pour comprendre la biologie commune de la santé osseuse et cérébrale.

Points clés

34,9 % des paires os-cerveau examinées montrent des associations significatives. L'hétérogénéité régionale des associations est liée aux gradients de développement cortical et aux profils d'expression de récepteurs GABA et 5HT-1b. Une architecture génétique partagée est mise en évidence entre les structures osseuses, cérébrales et des traits neuropsychiatriques. La voie Wnt apparaît comme un mécanisme clé sous-tendant le couplage os-cerveau. Les associations diffèrent selon les régions osseuses, avec des liens génétiques distincts pour des issues de santé cérébrale spécifiques.

Implications cliniques

Ces résultats suggèrent un lien biologique entre santé osseuse et santé cérébrale, encourageant une approche intégrée dans le traitement des comorbidités.

Limites

L'étude est observationnelle et ne permet pas d'établir une causalité. La cohorte UK Biobank est principalement blanche et d'âge moyen, limitant la généralisabilité. Les mesures osseuses sont issues de l'IRM et non de la densité minérale osseuse directe.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Réussite académique chez les enfants nés extrêmement prématurés : une étude de cohorteAcademic achievement in children born extremely preterm: a cohort study.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cohorte nationale suédoise compare les résultats académiques d'enfants nés extrêmement prématurés (EPT, n=449) à ceux de témoins nés à terme (n=365) à 12 ans. Les enfants EPT avaient un risque significativement plus élevé de fréquenter une école d'éducation spécialisée (13,6% vs 0,5%) et d'obtenir au moins une note échouée (32,3% vs 5,2%). Au sein du groupe EPT, un faible âge gestationnel, un faible niveau d'éducation maternelle, une déficience cognitive et un diagnostic de TDAH ou de TSA augmentaient le risque de mauvais résultats scolaires. L'association persistait après ajustement des facteurs de confusion.

Points clés

Les enfants nés extrêmement prématurés ont des résultats scolaires significativement inférieurs à ceux des témoins nés à terme. Parmi les enfants EPT, un âge gestationnel plus bas, un faible niveau d'éducation maternelle, une déficience cognitive et un diagnostic de TDAH ou de TSA augmentent le risque de mauvais résultats scolaires. Même après ajustement des facteurs de confusion et médiateurs, la naissance extrêmement prématurée reste associée à de mauvais résultats scolaires.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent surveiller de près les progrès scolaires des enfants nés extrêmement prématurés, en particulier ceux présentant des facteurs de risque supplémentaires. Un dépistage précoce des troubles neurodéveloppementaux (TDAH, TSA) et des déficiences cognitives peut permettre des interventions précoces adaptées. Le niveau d'éducation maternelle peut servir d'indicateur pour cibler un soutien éducatif renforcé chez les enfants EPT.

Limites

Étude observationnelle avec risques potentiels de facteurs de confusion non mesurés. Les diagnostics de TDAH et de TSA proviennent de registres, ce qui peut sous-estimer leur prévalence réelle. L'échantillon est limité au contexte suédois, ce qui peut limiter la généralisation à d'autres pays. La taille de certains sous-groupes (ex. âge gestationnel ≤23 semaines) est faible, réduisant la puissance statistique.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

L'exclusion sociale modifie l'attention et la régulation autonome chez les adolescents ayant des automutilations non suicidaires.Social exclusion alters attention and autonomic regulation in adolescents with nonsuicidal self-injury.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine comment l'exclusion sociale expérimentale affecte l'attention portée aux images d'automutilation non suicidaire (NSSI), les pulsions d'automutilation et la régulation autonome chez 50 adolescents ayant récemment pratiqué la NSSI. Les participants ont été randomisés en inclusion ou exclusion sociale via un jeu de lancer de balle, puis ont effectué des tâches de poursuite oculaire et de sonde à points avec des images NSSI. L'exclusion sociale a réduit la variabilité de la fréquence cardiaque (RMSSD) de manière durable, diminué la probabilité de première fixation sur les images NSSI, mais amplifié le ralentissement lors du désengagement attentionnel. Les pulsions et le stress perçu ont augmenté après visionnage des images, surtout après exclusion. Ces résultats suggèrent que le rejet social réorganise l'attention et la régulation autonome, augmentant le risque de NSSI en contexte numérique.

Points clés

L'exclusion sociale réduit la variabilité de la fréquence cardiaque (RMSSD) chez les adolescents avec NSSI. L'exclusion sociale diminue la probabilité de première fixation sur les images NSSI mais altère le désengagement attentionnel. Les pulsions d'automutilation et le stress perçu augmentent après exposition aux images NSSI, surtout après exclusion. L'étude utilise un paradigme d'ostracisme en personne et des mesures oculométriques et autonomes.

Implications cliniques

Les interventions pour les adolescents avec NSSI devraient inclure des stratégies de gestion du rejet social et de régulation émotionnelle post-exclusion. L'exposition aux images NSSI dans les environnements numériques peut être particulièrement risquée après une expérience d'exclusion sociale. La variabilité de la fréquence cardiaque pourrait être un biomarqueur utile pour surveiller la réponse au stress social chez ces adolescents.

Limites

L'échantillon est de taille modeste (n=50) et ne permet peut-être pas de généralisations larges. Les effets de l'exclusion sociale sur l'attention n'ont été mesurés qu'immédiatement après le paradigme d'ostracisme. Les stimuli NSSI peuvent ne pas refléter tous les contextes réels d'exposition (réseaux sociaux, etc.). Le design expérimental ne permet pas de déterminer si les changements attentionnels précèdent ou suivent les changements autonomes.

Niveau de preuve

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Comorbidités neurodéveloppementales et psychiatriques chez les enfants et adolescents avec troubles spécifiques des apprentissages : associations avec le genre et le niveau scolaireNeurodevelopmental and psychiatric comorbidities of children and adolescents with specific learning disorders: associations with gender and educational level.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale rétrospective a inclus 952 enfants et adolescents (7-19 ans) diagnostiqués avec un trouble spécifique des apprentissages (TSA) et évalués dans une unité de neuropsychiatrie infantile. Les comorbidités ont été évaluées via un examen clinique multidisciplinaire et un entretien diagnostique semi-structuré (K-SADS-PL DSM-5). Les résultats montrent que 53,9% des participants présentent au moins une comorbidité neurodéveloppementale ou psychiatrique, le TDAH étant le plus fréquent (32,1%), suivi des troubles anxieux (15,9%), des troubles de l'humeur (3,3%) et du trouble oppositionnel avec provocation (1,9%). Des différences selon le genre et le niveau scolaire ont été observées : les garçons présentent plus de TDAH et de TOP, tandis que les filles présentent plus de troubles anxieux ; les élèves du primaire ont plus de TDAH, et ceux du secondaire plus de troubles anxieux et de l'humeur. Ces résultats soutiennent la nécessité d'évaluations complètes et d'interventions précoces ciblées.

Points clés

Plus de la moitié des enfants et adolescents avec TSA présentent au moins une comorbidité neurodéveloppementale ou psychiatrique diagnostiquée cliniquement. Le TDAH est la comorbidité la plus fréquente (32,1%), suivi des troubles anxieux (15,9%), des troubles de l'humeur (3,3%) et du trouble oppositionnel avec provocation (1,9%). Les garçons avec TSA ont significativement plus de TDAH et de TOP que les filles, tandis que les filles présentent davantage de troubles anxieux. Les élèves du primaire ont des taux plus élevés de TDAH, tandis que ceux du secondaire présentent plus de troubles anxieux et de l'humeur, avec une prévalence accrue de troubles de l'humeur chez les filles du secondaire.

Implications cliniques

Une évaluation systématique et complète des comorbidités neurodéveloppementales et psychiatriques est essentielle chez tout enfant ou adolescent diagnostiqué avec un TSA. Les interventions doivent être adaptées en fonction du genre et du niveau scolaire : prise en charge du TDAH chez les garçons et les élèves du primaire, et attention accrue aux troubles anxieux et de l'humeur chez les filles et les adolescents du secondaire. L'identification précoce des comorbidités, notamment du TDAH et des troubles anxieux, permettrait de mettre en place des interventions ciblées pour améliorer le pronostic fonctionnel et scolaire.

Limites

Étude transversale rétrospective monocentrique, ce qui limite la généralisation des résultats. Absence d'un groupe contrôle sans TSA, ne permettant pas de comparer les taux de comorbidités avec la population générale. L'échantillon provient d'un centre spécialisé, pouvant introduire un biais de recrutement avec des cas plus sévères. Les associations observées sont descriptives et ne permettent pas d'établir de causalité.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Le séquençage du génome entier révèle diverses causes génétiques et signatures phénotypiques dans le nystagmus infantile et l'albinisme.Whole-genome sequencing uncovers diverse genetic causes and phenotypic signatures in infantile nystagmus and albinism.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a combiné des données phénotypiques approfondies et le séquençage du génome entier du projet britannique 100 000 Génomes pour caractériser le spectre génétique du nystagmus infantile et de l'albinisme. Sur 473 participants, 46% ont obtenu des résultats génétiques positifs, dont 37% de diagnostics définitifs. Les variants pathogènes les plus fréquents concernaient les gènes TYR et OCA2. Des corrélations phénotype-génotype distinctes ont été identifiées, notamment un enrichissement des erreurs réfractives et de l'hypoplasie fovéale.

Points clés

46% des participants ont des résultats génétiques positifs (37% de diagnostics définitifs). Variants pathogènes les plus fréquents dans TYR (56 familles) et OCA2 (21 familles). Identification de 36 gènes hors panel, dont quatre diagnostics génétiques doubles dans trois familles. Enrichissement significatif des erreurs réfractives (odds ratio ~2.8) et des caractéristiques neurodéveloppementales.

Implications cliniques

Le séquençage du génome entier offre un rendement diagnostique élevé pour le nystagmus infantile et l'albinisme. L'intégration des données phénotypiques permet d'identifier des corrélations génotype-phénotype utiles pour le conseil génétique. La découverte de gènes hors panel élargit le spectre génétique à tester dans ces conditions.

Limites

Étude basée sur une cohorte britannique, généralisabilité limitée à d'autres populations. Tous les variants pathogènes n'ont pas été validés fonctionnellement. Absence de données longitudinales sur l'évolution clinique des patients.

Niveau de preuve

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Soins du cancer colorectal chez les personnes présentant une déficience intellectuelle : une étude de cohorte en population générale sur les symptômes, les parcours diagnostiques, le traitement et la survieBowel cancer care in individuals with an intellectual disability: a population-based cohort study of symptoms, diagnostic pathways, treatment and survival.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cohorte appariée a utilisé les données liées de soins primaires, hospitalières, cancérologiques et de mortalité au Royaume-Uni pour comparer les parcours de soins du cancer colorectal entre 111 034 personnes avec déficience intellectuelle (DI) et 1 964 420 témoins. Les personnes avec DI présentaient un risque accru de cancer colorectal (HRa 1,30), en particulier avant 50 ans (RRa 2,19). Malgré une fréquence plus élevée de symptômes évocateurs, elles avaient moins de chances de bénéficier d'un test de recherche de sang occulte dans les selles (RRa 0,74), d'une orientation en urgence suspectée de cancer (RRa 0,57), d'une endoscopie (RRa 0,45) ou d'un diagnostic dans les 56 jours (RRa 0,52). Le diagnostic était plus souvent posé lors d'une admission aux urgences (RRa 1,76) ou au moment du décès (RRa 5,08), et plus fréquemment au stade IV (RRa 1,25). La mortalité spécifique par cancer colorectal était doublée (HRa 2,00). Ces résultats soulignent des disparités majeures à chaque étape du parcours de soins et suggèrent qu'un dépistage plus précoce pourrait être justifié.

Points clés

Les personnes avec DI ont un risque de cancer colorectal 30 % plus élevé que la population générale, avec un risque doublé avant 50 ans. Elles présentent davantage de symptômes mais subissent moins de tests de dépistage, d'orientations spécialisées et d'endoscopies. Le diagnostic est plus souvent posé tardivement (stade IV, aux urgences ou au décès), avec une mortalité spécifique deux fois plus élevée. Le traitement chirurgical curatif est comparable pour les stades précoces, mais la chimiothérapie pour stade IV est nettement moins fréquente.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être vigilants face aux symptômes évocateurs chez les patients avec DI, et abaisser le seuil de prescription des tests de dépistage. Un dépistage organisé plus précoce (avant 50 ans) pourrait réduire les diagnostics tardifs dans cette population vulnérable. L'orientation rapide vers un gastro-entérologue et la coordination des soins sont essentielles pour améliorer le pronostic.

Limites

Les données administratives peuvent sous-estimer la prévalence des DI et ne permettent pas de distinguer les niveaux de sévérité. L'absence d'information sur les comorbidités ou les facteurs socio-économiques limite l'ajustement des analyses. L'étude est réalisée au Royaume-Uni, ce qui peut limiter la généralisation aux systèmes de soins différents.

Niveau de preuve

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Le gène de risque de schizophrénie ZNF804A contrôle la localisation des ribosomes et la synaptogenèse dans les neurones humains en développementSchizophrenia risk gene ZNF804A controls ribosome localization and synaptogenesis in developing human neurons.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

ZNF804A est un gène de risque majeur de schizophrénie, mais son rôle dans le neurodéveloppement reste mal compris. Cette étude a utilisé des cellules souches pluripotentes induites (iPS) isogéniques avec une expression réduite de ZNF804A, différenciées en neurones glutamatergiques corticaux en développement. Les analyses transcriptomiques, protéomiques et d'imagerie à haut contenu ont montré une augmentation de la densité des synapses excitatrices, une accumulation de protéines ribosomiques et de traduction dans les neurites, ainsi qu'une efficacité accrue de la synthèse protéique locale. Ces résultats suggèrent que ZNF804A régule la formation des synapses excitatrices via la traduction locale des protéines. Bien que préclinique, cette découverte ouvre des pistes pour comprendre les mécanismes neurodéveloppementaux de la schizophrénie.

Points clés

La réduction de ZNF804A dans les neurones humains augmente la densité des synapses excitatrices. Les neurones mutants présentent une accumulation de protéines ribosomiques et une synthèse protéique locale renforcée. ZNF804A contrôle la synaptogenèse en régulant la traduction locale dans les neurites. L'étude utilise un modèle de neurones humains dérivés de cellules iPS, renforçant la pertinence translationnelle.

Implications cliniques

Ce mécanisme pourrait expliquer une partie de la vulnérabilité à la schizophrénie liée à ZNF804A. La modulation de la traduction locale pourrait représenter une nouvelle cible thérapeutique pour les troubles neurodéveloppementaux.

Limites

Étude in vitro sur un seul type neuronal (glutamatergique cortical), ne reflétant pas la complexité in vivo. Les résultats nécessitent une validation dans des modèles animaux ou des études post-mortem humaines.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Intégration de la perturbation visuelle stroboscopique dans un échauffement neuromusculaire chez des joueurs de basket-ball adolescents : effets sur la fonction cognitive, les performances physiques et la stabilité posturale – un essai contrôlé randomiséIntegrating stroboscopic visual perturbation into a neuromuscular warm-up in adolescent male basketball players: effects on cognitive function, physical performance, and postural stability-a randomized controlled trial.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude randomisée contrôlée a évalué l'effet d'un échauffement neuromusculaire avec perturbation visuelle stroboscopique (PVS) sur la cognition, les performances physiques et la stabilité posturale chez 40 adolescents basketteurs (14-18 ans). Les fonctions cognitives ont été mesurées via la batterie CNS Vital Signs, les performances physiques par des tests d'agilité et de saut, et la stabilité posturale par plateforme de force et Y Balance Test. Aucune interaction groupe × temps significative n'a été observée pour les performances globales, sauf pour les sous-composantes temporelles de l'agilité réactive (temps de réaction et temps de décision), qui se sont améliorées dans le groupe PVS. En conclusion, l'intégration de la PVS dans l'échauffement améliore sélectivement les composantes perceptivo-cognitives de l'agilité réactive chez les adolescents basketteurs.

Points clés

La perturbation visuelle stroboscopique intégrée à l'échauffement n'améliore pas la cognition générale, les sauts ou la stabilité posturale. Elle améliore significativement le temps de réaction et la prise de décision lors de l'agilité réactive. L'étude suggère un bénéfice limité aux aspects perceptivo-cognitifs spécifiques au sport.

Implications cliniques

Potentiel pour des programmes d'entraînement cognitif en contexte sportif adolescent. Peu applicable directement en clinique neuropsychologique standard.

Limites

Échantillon exclusivement masculin et spécifique au basket-ball, limitant la généralisation. Aucun suivi à long terme ni mesure de transfert aux activités quotidiennes.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

ARNsn U1 non matures comme biomarqueur des troubles neurodéveloppementaux liés à INTS11 et BRAT1Unprocessed U1 snRNAs as a biomarker of INTS11- and BRAT1-related neurodevelopmental disorders.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude montre que des variants pathogènes dans INTS11 et BRAT1 perturbent la maturation des petits ARN nucléaires U1 (ARNsn U1), entraînant leur accumulation nucléaire. Chez des cellules de patients et un modèle zèbre ints11 knock-out, le défaut de maturation corrèle avec la sévérité clinique, faisant des ARNsn U1 non maturés un biomarqueur diagnostique et pronostique potentiel. Ces résultats redéfinissent les troubles liés à BRAT1 comme des maladies de l'Intégrateur.

Points clés

Des variants bialléliques dans INTS11 et BRAT1 sont identifiés chez des patients avec des phénotypes neurodéveloppementaux chevauchants. Les mutations de BRAT1 altèrent la maturation en 3' des ARNsn U1, un mécanisme jusque-là inconnu dans ces troubles. L'accumulation nucléaire d'ARNsn U1 non matures corrèle avec la sévérité clinique dans la cohorte BRAT1. Le modèle zèbre ints11 knock-out reproduit les caractéristiques cliniques (microcéphalie, défauts neurodéveloppementaux) et les défauts de maturation des ARNsn. Les ARNsn U1 non maturés constituent un biomarqueur robuste pour l'interprétation des variants et la stratification des patients.

Implications cliniques

Le dosage des ARNsn U1 non matures pourrait servir de biomarqueur diagnostique pour les troubles liés à INTS11 et BRAT1. Ce biomarqueur pourrait aider à évaluer la sévérité clinique et à stratifier les patients pour des essais thérapeutiques. L'étude élargit le spectre clinique des maladies de l'Intégrateur, facilitant le diagnostic moléculaire de patients avec des variants de signification incertaine. Les résultats ouvrent la voie à des approches thérapeutiques ciblant le métabolisme des ARN dans ces troubles.

Limites

La taille des cohortes de patients est limitée, nécessitant une validation sur des échantillons plus larges. Les mécanismes précis par lesquels le défaut de maturation des ARNsn U1 conduit aux symptômes cliniques restent à élucider. L'étude ne fournit pas de données sur la spécificité du biomarqueur par rapport à d'autres troubles neurodéveloppementaux. Les analyses fonctionnelles in vivo reposent sur un seul modèle zèbre, d'autres modèles animaux seraient souhaitables.

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Trajectoires neurodéveloppementales canoniques des variétés structurelles et fonctionnellesCanonical neurodevelopmental trajectories of structural and functional manifolds.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude cartographie les gradients d'organisation cérébrale (structurels et fonctionnels) chez 610 participants (données longitudinales et transversales) couvrant un continuum neurotypique-neurodivergent. Les gradients sont stables de la petite enfance à l'adolescence, mais leur force évolue : les gradients structurels se contractent (intégration des réseaux) tandis que les gradients fonctionnels s'étendent (spécialisation). Le couplage structure-fonction suit un axe unimodal-associatif, avec des effets développementaux atténués dans l'échantillon neurodivergent. La mémoire de travail prédit fortement ce couplage.

Points clés

Les gradients d'organisation cérébrale (structurels et fonctionnels) suivent un ordre similaire et stable de l'enfance à l'adolescence, quel que soit le phénotype. Les gradients structurels se contractent dans l'espace à faible dimension, reflétant une intégration progressive des réseaux cérébraux. Les gradients fonctionnels s'étendent au cours du développement, indiquant une spécialisation fonctionnelle accrue. Le couplage structure-fonction varie selon un axe unimodal-associatif, avec des effets développementaux concentrés dans les réseaux d'ordre supérieur. Les effets développementaux sur le couplage sont atténués chez les participants neurodivergents. La mémoire de travail est un prédicteur robuste du couplage structure-fonction, tandis que les dimensions psychopathologiques sont moins prédictives.

Implications cliniques

La stabilité des gradients d'organisation cérébrale suggère que les fondamentaux de l'architecture cérébrale sont établis tôt, ce qui peut orienter les interventions précoces. Les altérations du couplage structure-fonction dans les réseaux d'ordre supérieur pourraient servir de biomarqueur pour les troubles neurodéveloppementaux. La mémoire de travail étant un prédicteur du couplage, les interventions ciblant cette fonction pourraient moduler l'organisation cérébrale. Les trajectoires développementales différenciées entre neurotypiques et neurodivergents soulignent l'importance de suivis longitudinaux personnalisés.

Limites

L'étude combine des données longitudinales et transversales, ce qui peut introduire des biais de cohorte. La fenêtre d'âge est limitée à l'enfance et au début de l'adolescence, ne couvrant pas les stades ultérieurs du développement. L'échantillon neurodivergent n'est pas détaillé par diagnostic spécifique, limitant les conclusions cliniques fines. Les gradients sont dérivés de mesures macroscopiques (IRM) et ne capturent pas les mécanismes microscopiques.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Relation longitudinale entre les résultats scolaires des adolescents et les symptômes internalisés : rôle des symptômes de TDAHThe longitudinal relation between adolescents' learning outcomes and internalizing symptoms: The role of ADHD symptoms.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale, basée sur les données de l'étude ABCD (11 867 enfants de 9-10 ans), examine les relations entre les résultats scolaires, les symptômes d'anxiété/dépression et les symptômes de TDAH chez les adolescents. Les résultats montrent que les résultats scolaires et les symptômes internalisés sont liés mais ne se prédisent pas mutuellement dans le temps. Les symptômes de TDAH sont associés aux deux, et les symptômes dépressifs prédisent négativement les changements ultérieurs du TDAH. Les auteurs soulignent l'importance de détecter précocement la dépression chez les jeunes présentant un TDAH pour prévenir des complications secondaires.

Points clés

Les résultats scolaires et les symptômes d'anxiété/dépression sont corrélés mais n'ont pas d'effet prédictif croisé dans le temps. Les symptômes de TDAH sont associés à la fois aux résultats scolaires et aux symptômes internalisés. Les symptômes dépressifs sont un indicateur négatif des changements ultérieurs des symptômes de TDAH. Les symptômes de TDAH n'expliquent pas entièrement la relation entre les résultats scolaires et les symptômes internalisés.

Implications cliniques

Chez les adolescents avec TDAH, une surveillance régulière des symptômes dépressifs est recommandée pour prévenir l'aggravation du TDAH. L'intervention précoce sur les symptômes dépressifs pourrait réduire les difficultés scolaires secondaires. Les cliniciens doivent considérer les comorbidités internalisées dans le traitement du TDAH, sans supposer un lien causal unique.

Limites

Échantillon représentatif principalement américain, limitant la généralisation à d'autres populations. Étude observationnelle ne permettant pas d'établir une causalité définitive. Âge restreint (9-10 ans au départ) les relations pourraient différer à d'autres stades développementaux. Mesures basées sur des rapports parentaux et scolaires, pouvant introduire des biais de déclaration.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Altérations de la connectivité fonctionnelle au repos dans le trouble du jeu vidéo sur Internet : preuves convergentes et validation indépendanteAltered Resting-State Functional Connectivity in Internet Gaming Disorder: Convergent Evidence and Independent Validation.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude combine une méta-analyse de 17 études et une validation indépendante sur 58 sujets avec trouble du jeu vidéo (IGD) et 38 témoins pour identifier des altérations reproductibles de la connectivité fonctionnelle au repos. Les résultats convergent vers des anomalies dans le cortex cingulaire médian et le gyrus frontal moyen, régions impliquées dans le contrôle exécutif et le traitement autoréférentiel. La force de connectivité au niveau du gyrus frontal moyen est corrélée positivement aux scores de dépendance à Internet, suggérant un intérêt clinique pour ces biomarqueurs.

Points clés

La méta-analyse de 17 études RSFC dans l'IGD révèle des anomalies convergentes dans le gyrus frontal moyen et la région cingulaire/paracingulaire médiane. La validation indépendante sur 58 IGD et 38 contrôles confirme des altérations de connectivité à partir de ces régions. La connectivité du gyrus frontal moyen est positivement corrélée aux scores du test de dépendance à Internet. Les régions identifiées sont liées au contrôle exécutif et au traitement autoréférentiel, suggérant des cibles neurobiologiques pour l'IGD.

Implications cliniques

Ces altérations de connectivité pourraient servir de biomarqueurs objectifs pour le diagnostic ou le suivi thérapeutique de l'IGD. Les résultats soutiennent l'importance des interventions ciblant les fonctions exécutives et le traitement autoréférentiel dans la prise en charge de l'IGD. La reproductibilité des résultats renforce la validité translationnelle de ces marqueurs en pratique clinique.

Limites

La méta-analyse inclut des études aux méthodologies hétérogènes, ce qui peut affecter la généralisabilité. L'échantillon de validation indépendante est modéré (58 IGD), et les résultats doivent être reproduits sur des cohortes plus larges. La nature transversale de l'étude ne permet pas d'établir de liens de causalité entre la connectivité et les symptômes.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Confirmation des résultats du séquençage de l'exome par séquençage Sanger - Considérations dans un contexte de ressources limitéesConfirmation of Exome Sequencing Results Using Sanger Sequencing-Considerations in a Low-Resource Setting.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude évalue la nécessité de confirmer les variants identifiés par séquençage de l'exome (ES) par séquençage Sanger dans un contexte de ressources limitées, en se basant sur l'étude DDD-Africa. Sur 70 variants, tous les variants de haute confiance (n=38) ont été confirmés, tandis que les variants de faible confiance (n=32) étaient faux-positifs. Les auteurs concluent que la confirmation par Sanger n'est pas nécessaire lorsque des seuils de qualité robustes sont appliqués, ce qui lève des barrières à l'implémentation de la médecine génomique.

Points clés

Le séquençage de l'exome (ES) est un test de première ligne pour les troubles du développement. La confirmation par Sanger est recommandée mais peut être redondante pour les variants de haute confiance. Dans les pays à ressources limitées, éviter cette confirmation réduit les coûts et accélère l'accès. L'étude DDD-Africa montre que tous les variants de haute confiance ont été confirmés par Sanger. L'application de critères de qualité stricts permet de réduire les faux-positifs.

Implications cliniques

Dans les structures à ressources limitées, le séquençage de l'exome peut être utilisé sans confirmation systématique par Sanger pour les variants de haute confiance. Cela permet une réduction des coûts et un délai de diagnostic plus court. Une formation à l'évaluation de la qualité des variants est nécessaire pour les cliniciens et les laboratoires.

Limites

Taille d'échantillon modeste (64 probands) limitant la généralisation. Applicabilité uniquement dans des contextes où des seuils de qualité robustes sont appliqués. Étude monocentrique (DDD-Africa) pouvant ne pas refléter la diversité des populations.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Relations longitudinales entre la théorie de l'esprit, la théorie de l'esprit avancée et les fonctions exécutives de quatre à sept ansLongitudinal Relations Among Theory of Mind, Advanced Theory of Mind, and Executive Function From Ages Four to Seven.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale a examiné les relations entre la théorie de l'esprit (ToM) de premier ordre, la ToM avancée et les fonctions exécutives (FE) chez 203 enfants allemands âgés de 4 à 7,5 ans. Les résultats montrent que les FE à 4 ans prédisent la ToM avancée à 7,5 ans, et que la ToM précoce prédit la ToM ultérieure. Quatre profils développementaux ont été identifiés. Ces résultats soutiennent un modèle hybride où la compréhension conceptuelle précoce et les FE soutiennent le développement ultérieur de la ToM avancée.

Points clés

Les FE à 4 ans prédisent significativement la ToM avancée à 7,5 ans, indépendamment des capacités cognitives générales. La ToM à 4 ans prédit la ToM à 7,5 ans, indiquant une continuité conceptuelle. Quatre profils de ToM ont été identifiés : performants constants, retardataires, partiels et inconstants. Le langage précoce et l'inhibition tardive différencient ces profils, tandis que la cognition générale joue un rôle moindre.

Implications cliniques

Les interventions visant à améliorer les FE précoces pourraient favoriser le développement ultérieur de la ToM avancée. L'évaluation des profils de ToM peut aider à identifier les enfants à risque de difficultés sociales et à cibler les soutiens. Les cliniciens devraient considérer le langage et l'inhibition comme des cibles d'intervention pour la cognition sociale.

Limites

L'échantillon est allemand et peut ne pas se généraliser à d'autres populations culturelles. L'étude n'évalue que trois points temporels, pouvant manquer des changements développementaux fins. Les mesures de ToM avancée peuvent comporter des biais culturels.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Incidence du cancer chez les personnes ayant une déficience intellectuelle et le syndrome de Down en Australie : une étude de cohorteCancer Incidence in People With Intellectual Disability and Down Syndrome in Australia: A Cohort Study.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cohorte populationnelle australienne (2001-2018) compare l'incidence du cancer chez les personnes avec déficience intellectuelle (DI) versus sans DI, ainsi qu'entre syndrome de Down (SD) et autres DI. Les résultats montrent un risque légèrement accru de cancer global chez les personnes avec DI (sous-hazard ratio 1,07), particulièrement chez les enfants (0-14 ans : SHR 2,19) et les adultes jeunes (15-49 ans : SHR 1,34), mais un risque diminué après 50 ans. Le risque de cancer colorectal est augmenté (SHR 1,32), tandis que ceux de prostate et de mélanome sont réduits. Les personnes avec SD présentent un risque très élevé de cancer infantile (SHR 7,94) par rapport aux autres DI, mais un risque adulte similaire.

Points clés

Les personnes avec déficience intellectuelle ont un risque global de cancer légèrement supérieur à celui de la population générale (SHR 1,07, IC 95% 1,03-1,12). Le risque est significativement augmenté chez les 0-14 ans (SHR 2,19) et les 15-49 ans (SHR 1,34), mais diminué chez les 50 ans et plus (SHR 0,93). Un risque accru de cancer colorectal (SHR 1,32) et un risque réduit de cancer de la prostate (SHR 0,45) et de mélanome (SHR 0,75) sont observés. Les personnes avec syndrome de Down ont un risque de cancer infantile 7,94 fois plus élevé que celles avec d'autres déficiences intellectuelles, mais un risque adulte similaire.

Implications cliniques

Nécessité d'adapter les programmes de dépistage du cancer colorectal pour les adultes avec déficience intellectuelle, en tenant compte des barrières d'accès et d'acceptabilité. Importance d'une vigilance accrue et de campagnes de promotion de la santé ciblées pour les enfants et jeunes adultes avec déficience intellectuelle. Les personnes avec syndrome de Down devraient bénéficier d'un suivi oncologique pédiatrique renforcé en raison du risque élevé de cancer infantile. Les résultats soulignent l'importance de personnaliser les stratégies de prévention et de dépistage du cancer pour cette population.

Limites

Les données administratives peuvent comporter des erreurs de classification ou un sous-enregistrement des diagnostics de déficience intellectuelle. L'étude est réalisée en Australie, ce qui limite la généralisabilité à d'autres pays avec des systèmes de santé et des facteurs de risque différents. L'absence d'information sur les facteurs de confusion potentiels (p. ex., tabagisme, obésité, comorbidités) peut influencer les associations observées. La comparaison entre syndrome de Down et autres déficiences intellectuelles est basée sur des effectifs limités pour certains types de cancer.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Une étude explorant une intervention pour la régulation émotionnelle et le coping du stress chez les enfants d'âge préscolaireA Study Exploring an Intervention for Emotion Regulation and Stress Coping in Preschool Children.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai randomisé contrôlé en grappes mené dans deux jardins d'enfants à Shanghai a évalué l'effet d'un programme de 10 semaines (CESIP) sur la régulation émotionnelle et le coping du stress chez 211 enfants d'âge préscolaire. Aucune différence significative n'a été observée sur les difficultés comportementales mesurées par le SDQ, mais une réduction significative des traits d'insensibilité (uncaring) et du score total de l'ICU a été notée dans le groupe intervention comparé au groupe contrôle. Les résultats suggèrent que les interventions en classe ciblant les émotions peuvent améliorer certains aspects du développement émotionnel précoce.

Points clés

Étude randomisée en grappes évaluant le programme CESIP chez des enfants d'âge préscolaire à Shanghai. Aucune différence significative sur les difficultés comportementales mesurées par le SDQ. Réduction significative des scores de insensibilité (uncaring) et du score total de l'ICU dans le groupe intervention. L'intervention de 10 semaines ciblait la régulation émotionnelle et le coping du stress.

Implications cliniques

Les interventions en classe sur les émotions peuvent améliorer certains aspects du développement émotionnel, notamment les traits insensibles. Pour les cliniciens, l'accent sur la régulation émotionnelle dès la petite enfance pourrait réduire les traits callous-unemotional. Une approche universelle en milieu préscolaire peut être bénéfique pour la prévention des problèmes de comportement externalisés.

Limites

Étude menée dans seulement deux jardins d'enfants à Shanghai, limitant la généralisabilité. Mesures rapportées par les parents, possible biais de désirabilité sociale. Pas d'effet significatif sur les difficultés comportementales générales, ce qui questionne l'efficacité globale. Suivi à court terme uniquement (post-intervention immédiat).

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Les capacités cognitives cristallisées et fluides ont des associations génétiques différentes avec les troubles neuropsychiatriquesCrystallized and fluid cognitive abilities have different genetic associations with neuropsychiatric disorders.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude analyse les liens génétiques entre différents domaines cognitifs (temps de réaction, raisonnement fluide, connaissance cristallisée) et plusieurs troubles neuropsychiatriques (schizophrénie, trouble bipolaire, trouble du spectre autistique, TDAH, maladie d'Alzheimer). Une méta-analyse d'étude d'association pangénomique (GWAS) de la connaissance cristallisée a été réalisée sur environ 439 000 participants. Les résultats montrent des corrélations génétiques distinctes en magnitude et en direction selon le domaine cognitif et le trouble considéré, y compris un facteur non cognitif lié à la réussite scolaire.

Points clés

Les capacités cognitives cristallisées et fluides montrent des associations génétiques distinctes avec les troubles neuropsychiatriques. Une méta-analyse GWAS de la connaissance cristallisée a été réalisée sur ~439 000 participants. Des corrélations génétiques différentes en magnitude et direction ont été observées entre trois domaines cognitifs et la schizophrénie, le trouble bipolaire, le TSA, le TDAH et la maladie d'Alzheimer. Un facteur non cognitif lié à la réussite scolaire montre également des associations génétiques avec ces troubles.

Implications cliniques

Ces résultats soulignent l'importance d'évaluer séparément les différentes capacités cognitives dans les bilans neuropsychologiques. Les profils génétiques distincts pourraient aider à stratifier les patients selon les risques de troubles associés. La connaissance cristallisée pourrait être un marqueur de vulnérabilité génétique spécifique à certains troubles.

Limites

L'étude est basée sur des cohortes de population générale, non cliniques. Les mesures cognitives proviennent de tests de performance, pas d'évaluations cliniques standardisées. Les corrélations génétiques ne permettent pas d'inférer la causalité.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

La déficience en HER2 provoque un trouble du développement avec retard de croissance et malformations craniofaciales.HER2 deficiency causes a developmental disorder with growth retardation and craniofacial malformations.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

L'étude identifie des variants germinaux rares de HER2 chez des patients présentant un retard de croissance, des fentes orofaciales et d'autres anomalies craniofaciales, squelettiques et auditives. Des modèles animaux (Xénope, souris) et cellulaires montrent que ces variants perturbent la fonction de HER2, conduisant à une signalisation ERK réduite. Les résultats définissent un nouveau syndrome, GRACE (Growth Retardation and Craniofacial Malformations Caused by HER2 Deficiency), et mettent en garde contre l'utilisation de thérapies anti-HER2 pendant la grossesse.

Points clés

Cinq variants germinaux rares de HER2 ont été identifiés dans 5 familles non apparentées issues d'une cohorte de 720 familles avec fentes orofaciales. Ces variants altèrent la stabilité protéique, la localisation membranaire ou la phosphorylation de HER2, réduisant la signalisation ERK. Des souris knock-in portant un variant patient et des souris exposées au Tucatinib (anti-HER2) reproduisent les phénotypes humains : retard de croissance et malformations craniofaciales (fente palatine, dysgénésie oculaire, mâchoires courtes). Les résultats définissent un nouveau syndrome neurodéveloppemental appelé GRACE.

Implications cliniques

Les femmes enceintes sous traitement anti-HER2 (ex: Tucatinib) doivent être informées du risque de malformations craniofaciales et de retard de croissance fœtale. Les patients présentant un retard de croissance inexpliqué et des anomalies craniofaciales pourraient bénéficier d'un séquençage de HER2. Ce syndrome élargit le spectre des troubles du développement liés à des déficiences en récepteurs de facteurs de croissance.

Limites

La prévalence exacte du syndrome GRACE dans la population générale reste inconnue. L'étude se base sur une cohorte de patients avec fentes orofaciales, ce qui peut introduire un biais de sélection. Les mécanismes moléculaires sous-jacents aux phénotypes spécifiques (ex: atteinte auditive) ne sont pas entièrement élucidés.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Revue : Troubles psychiatriques et symptomatologie co-occurrents chez les enfants et adolescents avec troubles neurodéveloppementaux - une revue ombrelle avec méta-analyse d'études individuellesReview: Co-occurring psychiatric disorders and symptomatology among children and adolescents with neurodevelopmental disorders - an umbrella review with individual study meta-analysis.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue ombrelle avec méta-analyse a évalué la prévalence des troubles psychiatriques co-occurrents (anxiété, dépression, troubles du comportement) chez les enfants et adolescents (3-18 ans) présentant des troubles neurodéveloppementaux (TND) : TDAH, TSA, déficience intellectuelle et troubles spécifiques des apprentissages. À partir de 33 revues systématiques incluant 113 études et 14 608 enfants, les prévalences regroupées variaient de 2,8% à 48,5% selon le trouble. Comparés aux pairs neurotypiques, les odds ratios étaient significativement élevés (2,86 à 14,77). Les auteurs recommandent un dépistage systématique des comorbidités psychiatriques dans cette population.

Points clés

Les troubles psychiatriques co-occurrents sont très fréquents chez les enfants et adolescents avec troubles neurodéveloppementaux. La prévalence actuelle regroupée varie de 2,8% à 14,1% pour les troubles dépressifs, de 0,8% à 48,5% pour les troubles anxieux et de 3,4% à 47,3% pour les troubles du comportement. Les enfants avec TND ont un risque significativement plus élevé de présenter ces comorbidités que les pairs neurotypiques (OR de 2,86 à 14,77). Cette méta-analyse inclut 33 revues systématiques et 14 608 enfants avec TND, couvrant TDAH, TSA, déficience intellectuelle et troubles spécifiques des apprentissages. Les auteurs recommandent un dépistage systématique des troubles psychiatriques co-occurrents chez les enfants et adolescents avec TND.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent systématiquement évaluer les symptômes psychiatriques chez les enfants et adolescents avec troubles neurodéveloppementaux, en particulier l'anxiété, la dépression et les troubles du comportement. L'identification précoce des comorbidités psychiatriques peut améliorer la prise en charge globale et la qualité de vie des patients atteints de TND. Des outils de dépistage validés spécifiques à cette population devraient être intégrés aux bilans neurodéveloppementaux.

Limites

L'hétérogénéité des études incluses limite la comparabilité des prévalences entre les différents TND. Les résultats reposent sur des données d'articles publiés, pouvant introduire un biais de publication. Les définitions et méthodes de diagnostic des troubles psychiatriques varient entre les études, ce qui peut affecter les estimations de prévalence. Les tranches d'âge larges (3-18 ans) masquent potentiellement des différences développementales importantes.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

L'axe mTOR-Dop1a-Agpat2 régule l'homéostasie des phospholipides nucléaires.The mTOR-Dop1a-Agpat2 axis regulates nuclear phospholipid homeostasis.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude décrit le rôle de Dop1a dans la régulation de l'abondance des phospholipides dans les membranes nucléaires sous le contrôle de la signalisation mTOR. En condition de carence en acide lysophosphatidique, Dop1a se localise aux pores nucléaires et supprime la synthèse des phospholipides en se liant à AGPAT2. La perte de Dop1a entraîne une surproduction de phospholipides et la formation de gouttelettes lipidiques nucléaires, perturbant l'entrée dans le cycle cellulaire. Dop1a est fortement exprimée dans les neurones et essentielle au développement neurocomportemental chez la souris ; des mutations de DOP1A sont identifiées chez des patients atteints de troubles du neurodéveloppement.

Points clés

Dop1a contrôle l'abondance des phospholipides dans les membranes nucléaires via la voie mTOR. En carence de LPA, Dop1a se localise aux complexes de pores nucléaires et réprime la synthèse des PL en se liant à AGPAT2. La perte de Dop1a augmente la production de PL, formant des gouttelettes lipidiques nucléaires et perturbant le cycle cellulaire. Dop1a est exprimée dans les neurones et cruciale pour le développement neurologique chez la souris. Des mutations de DOP1A sont associées à des troubles neurodéveloppementaux humains.

Implications cliniques

Identification d'une nouvelle voie moléculaire (mTOR-Dop1a-Agpat2) potentiellement ciblable pour les troubles neurodéveloppementaux. La compréhension du métabolisme des PL nucléaires pourrait fournir des biomarqueurs pour les TND. Des stratégies thérapeutiques modulant Dop1a ou le métabolisme lipidique pourraient être explorées.

Limites

L'étude repose principalement sur des modèles cellulaires et murins la pertinence humaine directe nécessite une validation supplémentaire. Le lien précis entre les gouttelettes lipidiques nucléaires et les phénotypes comportementaux n'est pas entièrement élucidé. La taille de l'échantillon de patients porteurs de mutations DOP1A peut être limitée.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Augmentation de la puissance des pulsations intracrâniennes à très basse fréquence dans les régions cérébrales centrales de jeunes adultes à haut fonctionnement avec trouble du spectre autistiqueIncreased intracranial very low frequency pulsation power in central brain regions of high-functioning young adults with autism spectrum disorder.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a utilisé l'IRM fonctionnelle à ultra-haute vitesse pour comparer les pulsations cérébrales à très basse fréquence (VLF ≤ 0,1 Hz) chez 18 jeunes adultes avec TSA et 19 témoins neurotypiques. Les résultats montrent une augmentation significative de la puissance VLF dans les noyaux gris sous-corticaux et la substance blanche du groupe TSA, suggérant une altération de la dynamique neurofluidique. La puissance VLF individuelle a permis une bonne discrimination entre les groupes (AUC 75-93%).

Points clés

Les pulsations VLF sont significativement plus élevées dans les régions sous-corticales et la substance blanche chez les adultes avec TSA comparés aux témoins. La puissance VLF individuelle discrimine avec une bonne précision (AUC 75-93%) les sujets TSA des témoins. L'augmentation de la puissance VLF pourrait refléter une altération de la force motrice de la dynamique neurofluidique cérébrale dans le TSA.

Implications cliniques

La mesure des pulsations VLF par IRMf pourrait devenir un biomarqueur potentiel pour le diagnostic du TSA. Ces résultats ouvrent la voie à une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques sous-jacents aux anomalies de fluidique cérébrale dans le TSA. L'identification de marqueurs non invasifs basés sur la neuroimagerie pourrait améliorer la précision diagnostique et le suivi des interventions.

Limites

Taille d'échantillon modeste (18 TSA, 19 témoins), nécessitant réplication sur des cohortes plus larges. Étude transversale ne permettant pas de déterminer le caractère causal ou prédictif des anomalies observées. Les participants sont des adultes à haut fonctionnement, limitant la généralisation à d'autres sous-groupes de TSA. Absence de données sur les comorbidités ou les traitements médicamenteux pouvant influencer les pulsations cérébrales.

Niveau de preuve

Élevé