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NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Les patients atteints de troubles du mouvement et de dépression présentent une altération de la réponse de puissance alpha-bêta corticostriatale à la récompense et à la perteMovement Disorder Patients with Depression have Altered Corticostriatal Alpha-Beta Power Response to Reward and Loss.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les oscillations cérébrales corticostriatales (alpha-bêta, 8-30 Hz) lors du traitement de la récompense et de la perte chez des patients parkinsoniens (n=14) et avec tremblement essentiel (n=16) bénéficiant d'une stimulation cérébrale profonde. Les enregistrements intracrâniens montrent que la puissance alpha-bêta dans le caudé et le cortex préfrontal dorsolatéral augmente lors des retours positifs (récompense). Cette augmentation est atténuée chez les patients avec symptômes dépressifs élevés (BDI-II≥14). Chez les parkinsoniens déprimés, une diminution plus marquée de la puissance alpha-bêta est observée après une perte. Les résultats suggèrent que l'altération de la signalisation de récompense dans les circuits corticostriataux pourrait être une cible thérapeutique potentielle pour la dépression résistante.

Points clés

La puissance alpha-bêta (8-30 Hz) dans le caudé et le DLPFC augmente lors des feedbacks de récompense par rapport aux feedbacks de perte. Cette augmentation de puissance est atténuée chez les patients déprimés (BDI-II≥14) dans les deux régions cérébrales. Le score BDI-II prédit négativement la puissance alpha-bêta liée à la récompense et à la perte dans le caudé et le DLPFC. Chez les patients parkinsoniens déprimés, la puissance alpha-bêta après une perte diminue davantage que chez les non-déprimés. Les résultats impliquent une altération du signal de récompense corticostriatal dans la dépression comorbide des troubles du mouvement.

Implications cliniques

L'atténuation de la puissance alpha-bêta corticostriatale pourrait constituer un biomarqueur neurophysiologique de la dépression chez les patients avec troubles du mouvement. La modulation de l'oscillation alpha-bêta via la stimulation cérébrale profonde ou d'autres techniques pourrait être explorée comme cible thérapeutique pour la dépression résistante. Les cliniciens devraient évaluer systématiquement la dépression chez les patients parkinsoniens et avec tremblement essentiel, car les mécanismes neurobiologiques sous-jacents pourraient différer.

Limites

L'échantillon est restreint (14 PD, 16 ET) et majoritairement masculin, limitant la généralisation. Les enregistrements ont été réalisés en peropératoire (éveil), ce qui peut influencer les oscillations cérébrales. La tâche de mémoire de travail ne dissocie pas clairement les processus de récompense et de perte de la mémoire et de l'attention. Les patients sous stimulation cérébrale profonde peuvent présenter des effets médicamenteux confondants.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Troubles du langage dans l'enfance et risques de démence chez les personnes âgées aux États-UnisChildhood Speech Impairment and Dementia Risks Among U.S. Older Adults.

ModéréNiveau de preuveEurope PMC — full text neurodeveloppementSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet article examine le lien entre les troubles du langage survenus pendant l'enfance et le risque de développer une démence à l'âge adulte, à partir de données issues d'une cohorte américaine. L'absence de résumé détaillé limite l'analyse ; les conclusions reposent principalement sur le titre et les métadonnées. L'étude suggère que les difficultés de langage précoces pourraient constituer un facteur de risque de déclin cognitif ultérieur.

Points clés

Une association entre les troubles du langage dans l'enfance et un risque accru de démence à l'âge adulte est explorée. L'étude utilise des données longitudinales d'une cohorte d'adultes âgés américains. Les troubles du langage précoces pourraient être un marqueur de vulnérabilité neurodéveloppementale influençant le vieillissement cérébral. Les mécanismes sous-jacents potentiels incluent la réserve cognitive et la neuroplasticité. L'identification précoce des troubles du langage pourrait permettre une prévention ciblée de la démence.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient considérer les antécédents de troubles du langage dans l'enfance comme un facteur de risque de démence. Un dépistage systématique des troubles du langage chez les enfants pourrait aider à identifier les individus à risque plus tard dans la vie. Les interventions précoces en orthophonie pourraient avoir un impact à long terme sur la santé cognitive. La collaboration entre neuropsychologues, orthophonistes et gériatres est essentielle pour une prise en charge préventive.

Limites

L'absence de résumé détaillé empêche une évaluation précise de la méthodologie et des résultats. La généralisabilité des résultats à d'autres populations que les adultes américains reste incertaine. Les biais de mémoire et de déclaration rétrospective peuvent affecter la fiabilité des données sur les troubles de l'enfance. Les facteurs de confusion socio-économiques et génétiques ne sont pas contrôlés de manière exhaustive.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

L'architecture fonctionnelle intrinsèque reflète les différences individuelles dans la mémoire de travail passive : une étude exploratoire en IRMf au repos.Intrinsic Functional Architecture Reflects Individual Differences in Passive Working Memory: An Exploratory Resting-State fMRI Study.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude explore comment l'architecture fonctionnelle intrinsèque du cerveau, mesurée par IRMf au repos avant une tâche, peut refléter les différences individuelles dans la mémoire de travail passive. Chez 151 adultes sains, les connexions fonctionnelles entre les réseaux d'attention dorsale, de contrôle et sensorimoteur étaient significativement associées à la performance en mémoire passive. Des analyses de causalité de Granger ont révélé des relations temporelles entre ces systèmes, et des analyses structurelles exploratoires ont montré une convergence spatiale entre l'épaisseur corticale et certains nœuds sensorimoteurs. Ces résultats suggèrent que la connectivité intrinsèque de repos constitue un substrat neuronal prédisposant à une mémoire passive efficace.

Points clés

La mémoire de travail passive repose sur des représentations maintenues sans activité neuronale persistante, rendant son investigation difficile par IRMf. Des associations significatives ont été trouvées entre les différences individuelles en mémoire passive et la connectivité fonctionnelle intrinsèque des réseaux d'attention dorsale, de contrôle et sensorimoteur. Les analyses de causalité de Granger ont mis en évidence un pattern de dépendance temporelle entre ces réseaux, suggérant des interactions dynamiques. Des associations exploratoires avec l'épaisseur corticale indiquent un possible substrat structurel complémentaire.

Implications cliniques

Les résultats peuvent guider le développement de biomarqueurs IRMf au repos pour évaluer les capacités de mémoire de travail passive chez des patients ayant des troubles neuropsychologiques. Cette approche pourrait aider à distinguer les déficits de mémoire de travail active et passive dans des pathologies comme le TDAH ou la schizophrénie. L'identification de réseaux impliqués (attention, contrôle, sensorimoteur) offre des cibles potentielles pour des interventions de neuromodulation visant à améliorer la mémoire passive.

Limites

L'étude est corrélationnelle et ne permet pas d'établir un lien causal entre la connectivité de repos et la performance mnésique. La mémoire de travail passive est difficile à mesurer et les résultats dépendent du paradigme expérimental utilisé (détection de changement séquentiel). Les analyses structurelles sont exploratoires et non corrigées pour les comparaisons multiples, nécessitant une réplication sur des échantillons indépendants.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Devenirs cognitifs longitudinalux dans deux essais cliniques sur la paralysie supranucléaire progressiveLongitudinal cognitive outcomes in two progressive supranuclear palsy clinical trials.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les changements cognitifs longitudinalux dans la paralysie supranucléaire progressive (PSP) à l'aide de la batterie RBANS et de tests exécutifs et de fluence issus de deux essais cliniques (PASSPORT et tilavonemab). Les déclins les plus importants concernent les fonctions visuospatiales, exécutives et la fluence, tandis que la mémoire immédiate et différée reste relativement préservée. Le contrôle de la motricité et de l'oculomotricité réduit l'ampleur des déclins.

Points clés

Les déclins cognitifs les plus marqués dans la PSP concernent les fonctions visuospatiales (copie et rappel de figure), exécutives (Color Trails, codage) et la fluence (surtout sémantique). La mémoire immédiate et différée (rappel d'histoire, mémoire d'histoire, rappel de liste, reconnaissance de liste) décline lentement ou pas du tout. Le contrôle des troubles moteurs et oculomoteurs atténue l'ampleur des déclins cognitifs observés.

Implications cliniques

Les cliniciens évaluant la PSP devraient prioriser les tests exécutifs, visuospatiaux et de fluence, les tests de mémoire étant moins sensibles. L'évaluation cognitive doit prendre en compte les déficits moteurs pour éviter une surinterprétation des déclins. Les essais cliniques dans la PSP devraient inclure des mesures cognitives ciblant les domaines les plus touchés.

Limites

Les données proviennent d'essais cliniques avec critères d'inclusion stricts, pouvant ne pas refléter la diversité des patients PSP. L'effet du traitement n'a pas été spécifiquement analysé dans cette étude longitudinale. Les biais liés aux troubles moteurs et oculomoteurs affectent les performances aux tests cognitifs.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Déclin cognitif dans l'angiopathie amyloïde cérébrale héréditaire de type hollandais et sporadique : une étude de suivi sur 5 ansCognitive decline in Dutch-type hereditary and sporadic cerebral amyloid angiopathy: a 5-year follow-up study.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a évalué les trajectoires cognitives sur 5 ans chez des porteurs de la mutation de l'angiopathie amyloïde cérébrale héréditaire de type hollandais (D-CAA) et des patients atteints de la forme sporadique (sCAA). 181 participants ont passé des évaluations neuropsychologiques annuelles. Les résultats montrent un déclin cognitif subtil mais mesurable, principalement dans la mémoire et la vitesse de traitement chez les D-CAA avec antécédent d'hémorragie intracérébrale, tandis que les autres groupes restent stables. Le déclin semble dépendre du domaine et du stade, suggérant que l'atteinte progressive des petits vaisseaux, plutôt que les hémorragies aiguës, serait le moteur principal.

Points clés

Le déclin cognitif dans la CAA est modeste mais détectable sur 5 ans. Les domaines de la mémoire et de la vitesse de traitement déclinent principalement chez les D-CAA avec hémorragie antérieure. La fonction exécutive reste stable dans tous les groupes. Les formes héréditaires et sporadiques montrent des profils de déclin différents. L'atteinte progressive des petits vaisseaux semble plus déterminante que les hémorragies aiguës.

Implications cliniques

Le suivi cognitif annuel pourrait être utile pour détecter un déclin précoce dans la CAA. Les interventions visant la santé des petits vaisseaux pourraient ralentir le déclin cognitif. La distinction entre formes héréditaires et sporadiques est importante pour le pronostic cognitif.

Limites

Échantillon modeste pour certains sous-groupes (ex. D-CAA avec ICH). Durée de suivi limitée à 5 ans peut ne pas capturer les déclins plus tardifs. Absence de groupe contrôle sain pour comparer les taux de déclin. Possible biais de sélection (patients volontaires pour le suivi annuel).

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Efficacité comparative de la tACS à double nœud vs. nœud unique dans le trouble cognitif léger amnésique : preuves comportementales et EEGComparative efficacy of dual- vs. single-node tACS in amnestic mild cognitive impairment: behavioral and EEG evidence.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Trente patients avec trouble cognitif léger amnésique (aMCI) ont été randomisés pour recevoir 10 séances de tACS (2 mA, 6 Hz) soit à double nœud (cortex préfrontal dorsolatéral et cortex pariétal postérieur droits) soit à nœud unique (cortex préfrontal dorsolatéral). La stimulation double a significativement amélioré la cognition globale (MoCA), augmenté la puissance thêta au repos dans les régions préfrontales, et amélioré les performances de mémoire de travail et associative. Elle a également renforcé le couplage phase-amplitude thêta-gamma dans le DLPFC droit et la synchronisation thêta fronto-pariétale. Ces résultats préliminaires suggèrent que la tACS double ciblant le réseau frontopariétal est supérieure à la stimulation unique dans l'aMCI.

Points clés

La tACS à double nœud sur le réseau frontopariétal améliore davantage la cognition globale (MoCA) que la stimulation à nœud unique chez les patients aMCI. La stimulation double augmente la puissance thêta au repos dans les cortex préfrontaux dorsolatéral et médian. Les performances en mémoire de travail et associative sont significativement meilleures après stimulation double. Le couplage phase-amplitude thêta-gamma dans le DLPFC droit est renforcé par la stimulation double pendant la tâche de mémoire de travail. La synchronisation thêta fronto-pariétale droite est augmentée lors de la tâche de mémoire associative après stimulation double.

Implications cliniques

La tACS à double nœud pourrait constituer une option thérapeutique non invasive prometteuse pour les patients aMCI, en ciblant la dysconnectivité du réseau frontopariétal. Les biomarqueurs EEG comme la puissance thêta au repos ou le couplage thêta-gamma pourraient être utilisés pour suivre la réponse à la stimulation en clinique. Ces résultats encouragent le développement de protocoles de stimulation personnalisés visant les réseaux cognitifs altérés dans les troubles neurocognitifs légers.

Limites

La taille de l'échantillon est modeste (n=30), limitant la généralisation des résultats. L'absence de groupe contrôle factice (sham) ne permet pas de conclure définitivement sur l'effet spécifique de la stimulation. Les effets à long terme et la durabilité des améliorations n'ont pas été évalués. Les mécanismes neurophysiologiques sous-jacents restent à préciser (plasticité vs modulation en ligne).

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

La réserve fonctionnelle atténue les coûts de la double tâche cognitivo-motrice chez les personnes âgées : aperçus sur l'âge, la cohorte et les stratégies comportementales.Functional reserve mitigates cognitive-motor dual-task costs in older adults: insights from age, cohort, and behavioural strategies.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine comment la réserve fonctionnelle (différence entre vitesse de marche préférée et maximale) réduit les interférences lors de la double tâche chez 4443 adultes âgés. Les résultats montrent que la réserve fonctionnelle est un facteur protecteur, que les cohortes récentes présentent des coûts plus élevés, et que le comportement 'arrêter de marcher pour parler' est rare mais adaptatif.

Points clés

Une réserve fonctionnelle plus élevée prédit des coûts de double tâche plus faibles (moteurs : p < 0,001 cognitifs : p = 0,006). L'âge et l'effet de cohorte influencent indépendamment les coûts de double tâche, les cohortes récentes présentant des coûts plus élevés à âge comparable. La peur de tomber est fortement associée à un antécédent de chute (p < 0,001). Le comportement 'arrêter de marcher pour parler' est rare (2,8 %) mais lié à des coûts moteurs plus élevés, sans association avec les chutes. Aucun compromis moteur-cognitif global n'est observé : les corrélations intra-sujets entre coûts moteurs et cognitifs sont faibles et non significatives (r = -0,024, p = 0,270).

Implications cliniques

La réserve fonctionnelle pourrait être une cible d'intervention pour réduire les risques de chute chez les personnes âgées via des programmes d'entraînement de la marche rapide. L'évaluation du comportement 'arrêter de marcher pour parler' peut identifier des stratégies compensatoires adaptatives, mais ne semble pas prédire les chutes. Les effets de cohorte suggèrent que les normes cliniques doivent être mises à jour pour tenir compte des différences générationnelles dans les performances en double tâche.

Limites

Étude transversale ne permettant pas d'établir de relations causales entre réserve fonctionnelle et chutes. Échantillon de personnes âgées en bonne santé, limitant la généralisation aux populations cliniques avec comorbidités. La faible prévalence du comportement 'arrêter de marcher pour parler' (2,8 %) réduit la puissance pour détecter des associations avec les chutes.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Interaction hippocampo-néocorticale en tant que génération augmentée par récupération compressiveHippocampo-neocortical interaction as compressive retrieval-augmented generation.

FaibleNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Ce modèle computationnel propose que les expériences séquentielles sont encodées de manière compressée dans l'hippocampe, puis rejouées pour entraîner un réseau génératif néocortical. Ce réseau capture l'essence des épisodes et extrait des régularités statistiques, permettant une reconstruction efficace du passé et une prédiction du futur. L'interaction entre les deux systèmes est simulée comme une génération augmentée par récupération, avec des mécanismes de compression et de consolidation. Le modèle explique les distorsions de mémoire liées aux schémas et le rôle de la mémoire épisodique et sémantique dans la résolution de problèmes.

Points clés

L'hippocampe compresse les expériences séquentielles en une forme réutilisable. Le replay hippocampique entraîne un réseau génératif néocortical qui capture la gist des épisodes. Le modèle simule l'interaction comme une génération augmentée par récupération (RAG). Il rend compte des distorsions mnésiques basées sur des schémas (schema-based distortions). Il explique comment les mémoires épisodique et sémantique contribuent conjointement à la résolution de problèmes.

Implications cliniques

Ce modèle aide à comprendre les troubles mnésiques liés à l'hippocampe, comme dans la maladie d'Alzheimer. Il explique les distorsions de la mémoire épisodique observées dans le vieillissement normal et pathologique. Il pourrait orienter le développement de stratégies de rééducation cognitive visant à améliorer la consolidation mnésique.

Limites

Modèle computationnel non validé expérimentalement sur des données humaines. Ne tient pas compte de la complexité biologique et neurochimique réelle. Absence de test direct chez des patients présentant des lésions hippocampiques.

Niveau de preuve

Faible

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Efficacité clinique de l'acupuncture combinée à l'estazolam dans l'insomnie chronique[Clinical efficacy of acupuncture combined with estazolam on chronic insomnia].

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude randomisée compare l'efficacité de l'acupuncture associée à l'estazolam versus l'estazolam seul chez 64 patients souffrant d'insomnie chronique. Après 4 semaines, le groupe combiné montre une meilleure amélioration de la qualité du sommeil (PSQI), de l'anxiété (SAS), des symptômes TCM et des performances mnésiques (WMS-RC) avec un taux d'efficacité de 87,1% contre 67,7%.

Points clés

L'acupuncture combinée à l'estazolam améliore significativement la qualité du sommeil et réduit l'anxiété par rapport à l'estazolam seul. Les scores de mémoire à long terme, de mémoire transitoire et le quotient mnésique sont significativement améliorés dans le groupe combiné. La durée totale de sommeil et l'efficacité du sommeil augmentent davantage avec le traitement combiné. Les symptômes de médecine traditionnelle chinoise (TCM) sont mieux contrôlés dans le groupe acupuncture + estazolam.

Implications cliniques

Chez les patients souffrant d'insomnie chronique, l'ajout de l'acupuncture à un traitement médicamenteux peut potentialiser les bénéfices sur le sommeil et la cognition. L'amélioration des scores mnésiques suggère un impact positif sur les fonctions cognitives souvent altérées dans l'insomnie. Cette approche combinée pourrait être proposée comme alternative thérapeutique non médicamenteuse efficace.

Limites

Petite taille d'échantillon (64 patients) limitant la généralisation des résultats. Absence de groupe contrôle avec acupuncture factice, ne permettant pas d'isoler l'effet spécifique de l'acupuncture. Étude monocentrique et suivi limité à 4 semaines, sans évaluation des effets à long terme ou des rechutes. Pas de mention des effets indésirables ou de l'observance thérapeutique.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Intervention combinée d'activité physique et cognitive à domicile pour le syndrome de soins intensifs post-hospitalisation : un essai pilote randomisé contrôléHome-Based Combined Activity and Cognitive Intervention for Post-Intensive Care Syndrome: A Pilot Randomised Controlled Trial.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai pilote randomisé contrôlé a évalué la faisabilité et l'efficacité préliminaire de COMBAT-ICU, une intervention combinée activité physique et cognitive à domicile pour les survivants de soins intensifs à risque de syndrome post-soins intensifs (PICS). Trente-six participants ont été randomisés en trois groupes : intervention combinée, exercice seul ou contrôle attentionnel. L'intervention a été réalisable (rétention >82%, adhérence >90%) et sans événement indésirable grave. Des améliorations significatives ont été observées pour la sévérité du PICS, l'endurance à la marche, la cognition globale, la mémoire à court terme et la qualité de vie liée à la santé, avec des tailles d'effet modérées à grandes. L'intervention combinée a surpassé l'exercice seul dans les domaines cognitifs et de qualité de vie. Ces résultats préliminaires suggèrent qu'une réadaptation multidomaine à domicile est prometteuse pour atténuer le PICS.

Points clés

L'intervention COMBAT-ICU est réalisable et sûre pour les survivants de soins intensifs, avec une rétention et une adhérence élevées. L'intervention combinée a réduit significativement la sévérité du PICS par rapport au groupe contrôle attentionnel, avec des tailles d'effet modérées. Des améliorations cliniquement significatives ont été observées pour l'endurance à la marche, la cognition globale, la mémoire à court terme et la qualité de vie, surpassant l'exercice seul.

Implications cliniques

Les interventions combinées à domicile pourraient constituer une stratégie post-hospitalisation viable et scalable pour les survivants de soins intensifs. L'intégration d'entraînements cognitifs et physiques dans un modèle mixte (visites à domicile et séances en ligne) pourrait offrir des bénéfices synergiques au-delà de l'exercice seul. Ces résultats préliminaires justifient la conduite d'essais multicentriques de plus grande envergure pour confirmer l'efficacité et guider l'implantation clinique.

Limites

Il s'agit d'un essai pilote avec un petit échantillon (n=36), limitant la généralisabilité et la puissance statistique. Les résultats d'efficacité sont préliminaires et doivent être confirmés par des essais de phase III avec un suivi à long terme. L'absence de différences significatives sur les symptômes anxieux et dépressifs entre les groupes actifs suggère que ces domaines pourraient nécessiter des interventions ciblées supplémentaires.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Perte auditive et fonctions exécutives - résultats d'une étude de cohorte populationnelleHearing loss and executive functions - results from a population-based cohort study.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cohorte populationnelle (N=4 458) examine les associations entre la perte auditive, mesurée par audiométrie tonale et test de parole dans le bruit, et la capacité de planification, évaluée par le Tower of London. Les résultats montrent qu'une perte auditive (≥20 dB) est significativement associée à une moindre capacité de planification (β=-0,346, p<0,01), mais pas à un dysfonctionnement exécutif clinique. À l'inverse, une meilleure planification réduit la probabilité de déficit auditif (OR=0,97, p=0,006) et améliore la perception de la parole dans le bruit. Ces données soutiennent l'hypothèse d'une charge cognitive accrue due à la perte auditive.

Points clés

La perte auditive bilatérale légère ou plus (≥20 dB) est associée à une réduction significative de la capacité de planification, mesurée par le Tower of London, après ajustement sur l'âge, le sexe et les comorbidités. Une meilleure capacité de planification est associée à une probabilité moindre de perte auditive et à de meilleures performances de compréhension de la parole dans le bruit, suggérant un rôle protecteur des fonctions exécutives. L'association entre perte auditive et dysfonctionnement exécutif clinique (score <16e percentile) n'atteint pas la significativité statistique, indiquant un effet limité aux performances continues. Ces résultats transversaux ne permettent pas d'établir un lien de causalité, mais sont cohérents avec le modèle d'un épuisement des ressources attentionnelles et de la mémoire de travail par la perte auditive.

Limites

Le caractère transversal de l'étude ne permet pas de déterminer la direction causale entre perte auditive et fonctions exécutives. La cohorte est issue de la population générale allemande, limitant la généralisation à d'autres groupes ethniques ou socio-économiques. L'évaluation des fonctions exécutives repose uniquement sur une tâche de planification (Tower of London), sans couvrir d'autres domaines comme l'inhibition ou la flexibilité cognitive. Les mesures audiométriques et cognitives ont été réalisées à un seul temps, sans contrôle des fluctuations temporelles ou de l'effet de l'âge.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Effets sur l'activité hippocampique suite à un nouvel agoniste du récepteur 5-HT4 chez des patients dépressifs non traités : l'étude RESTAND.Effects on hippocampal activity following novel 5-HT4 receptor agonism in unmedicated patients with depression: the RESTAND study.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Dans cette étude randomisée en double aveugle, 52 patients dépressifs non traités ont reçu un agoniste du récepteur 5-HT4 (PF-04995274) ou un placebo pendant 6 à 9 jours. L'IRMf lors d'une tâche d'encodage mnésique a montré une augmentation significative de l'activité hippocampique (surtout gauche) et pariétale inférieure gauche sous agoniste, sans amélioration des performances comportementales de mémoire. Ces résultats suggèrent que l'activation des récepteurs 5-HT4 module les circuits de mémoire dans la dépression, mais des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer un bénéfice clinique.

Points clés

L'agoniste 5-HT4R PF-04995274 a augmenté l'activité hippocampique lors de l'encodage mnésique chez des patients dépressifs non traités. L'activation accrue était principalement observée dans l'hippocampe gauche et le lobule pariétal inférieur gauche. Aucune amélioration significative des performances de mémoire verbale ou spatiale n'a été observée. Ces résultats répliquent et étendent des données antérieures chez des volontaires sains avec un autre agoniste 5-HT4R.

Implications cliniques

Les agonistes 5-HT4R pourraient représenter une nouvelle cible thérapeutique pour les troubles cognitifs associés à la dépression. La modulation de l'activité hippocampique par les agonistes 5-HT4R suggère un potentiel pour améliorer la plasticité cérébrale dans la dépression. Des essais cliniques de plus longue durée et avec des mesures cognitives plus sensibles sont nécessaires pour évaluer l'efficacité cognitive de ces composés.

Limites

Taille d'échantillon modeste (n=52) limitant la puissance statistique. Durée de traitement courte (6-9 jours) ne permettant pas d'observer des effets à long terme. Absence d'effets significatifs sur les mesures comportementales de mémoire, malgré des changements neurophysiologiques. Population exclusivement droitière, limitant la généralisation.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Le type de comportement sédentaire est important : analyse compositionnelle des comportements de mouvement sur 24 heures et fonction cognitive chez les personnes âgéesSedentary behavior type matters: compositional analysis of 24-hour movement behaviors and cognitive function in older adults.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les associations entre la composition des comportements de mouvement sur 24 heures (sommeil, comportement sédentaire total, activité physique légère et modérée à vigoureuse) et la fonction cognitive chez 2516 adultes américains de 60 ans et plus issus de l'enquête NHANES 2011-2014. Les comportements sédentaires ont été désagrégés en types mentalement actifs (utilisation d'ordinateur) et inactifs (télévision). Des régressions compositionnelles et des substitutions isotemporelles ont montré que le temps relatif en APMV et en comportement sédentaire total était positivement associé à la cognition globale, mais la désagrégation a révélé que l'utilisation de l'ordinateur était bénéfique tandis que regarder la télévision était néfaste. Le remplacement de la télévision par l'APMV ou l'utilisation d'ordinateur était associé à des scores cognitifs plus élevés.

Points clés

L'étude a inclus 2516 adultes américains de 60 ans et plus. L'analyse compositionnelle a révélé que le temps relatif consacré à l'APMV et au comportement sédentaire total étaient positivement associés à la cognition globale. La désagrégation du comportement sédentaire a montré des associations divergentes : l'utilisation de l'ordinateur (actif mentalement) était positive, tandis que regarder la télévision (inactif) était négatif. Les analyses de substitution isotemporelle ont indiqué que le fait de remplacer du temps de télévision par de l'APMV ou de l'utilisation d'ordinateur était associé à des scores cognitifs globaux plus élevés.

Implications cliniques

Encourager les personnes âgées à remplacer les comportements sédentaires passifs (comme regarder la télévision) par des activités cognitivement stimulantes (utilisation d'ordinateur) ou par de l'activité physique modérée à vigoureuse pourrait améliorer la fonction cognitive. Les résultats suggèrent que la qualité du comportement sédentaire (actif vs inactif) est plus importante que la simple réduction du temps sédentaire total. Les cliniciens devraient promouvoir une répartition équilibrée des comportements de mouvement sur 24 heures, en mettant l'accent sur l'APMV et les activités sédentaires mentalement actives.

Limites

Étude transversale, ne permet pas d'établir la causalité. Les types de comportement sédentaire étaient basés sur un questionnaire auto-déclaré (GPAQ), ce qui peut introduire un biais de mémoire. L'échantillon était limité aux adultes américains de 60 ans et plus, ce qui peut limiter la généralisabilité. L'utilisation de l'accélérométrie pour le sommeil et l'activité physique mais pas pour les types de SB spécifiques.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Effets du cannabis sur la neurocognition et les résultats liés au VIH : Protocole d'une étude de cohorte observationnelle longitudinaleCannabis Effects on Neurocognition and HIV-Related Outcomes: Protocol for a Longitudinal Observational Cohort Study.

FaibleNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale examine les associations entre la consommation de cannabis, la neurocognition (fonctions exécutives, circuits préfrontaux et limbiques) et l'engagement dans les soins liés au VIH (prophylaxie pré-exposition, suppression virale) chez des jeunes de 16 à 29 ans à Chicago. Les participants réalisent des évaluations annuelles incluant questionnaires, tâches neurocognitives et IRM fonctionnelle. Les données sont en cours de collecte ; les analyses préliminaires sont attendues.

Points clés

La consommation lourde de cannabis peut altérer les fonctions neurocognitives préfrontales et limbiques impliquées dans le traitement risque/récompense et les fonctions exécutives. L'étude utilise un design longitudinal avec triangulation de mesures objectives et auto-rapportées. Les résultats visent à informer des interventions ciblant à la fois la consommation de substances et la transmission du VIH.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient surveiller les effets neurocognitifs du cannabis chez les jeunes adultes à risque de VIH. Les interventions de prévention du VIH pourraient intégrer une évaluation des fonctions exécutives et de la consommation de cannabis. L'étude pourrait guider des stratégies personnalisées selon les motivations de consommation.

Limites

Spécificité géographique limitant la généralisation (Chicago uniquement). Barrières structurelles et défis de mesure. Taille d'échantillon modeste pouvant limiter la puissance statistique.

Niveau de preuve

Faible

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Dimensions de la fragilité et fonction cognitive en relation avec le coût de la double tâche : une analyse multidomaine chez les personnes âgées vivant en communautéFrailty dimensions and cognitive function in relation to dual-task cost: A multidomain analysis in community-dwelling older adults.

PreprintNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les associations indépendantes entre les dimensions de fragilité (physique, sociale, orale) et la fonction cognitive avec le coût de double tâche (DTC) lors de tâches arithmétique et de fluence verbale chez 281 personnes âgées vivant en communauté. Les résultats montrent qu'un meilleur score de fonction exécutive (CFAB) est significativement associé à un DTC plus faible dans les deux tâches. La fragilité sociale (activité sociale et ressources financières) et la fragilité orale (habitudes alimentaires et sociales) sont associées au DTC arithmétique, mais ces effets sont atténués après ajustement sur la cognition. La fragilité physique n'est pas significativement liée au DTC. La fragilité cognitive, en particulier la dysfonction exécutive, apparaît comme un facteur clé des difficultés en double tâche.

Points clés

Un score CFAB plus élevé (meilleure fonction exécutive) est associé à un coût de double tâche plus faible lors des tâches arithmétique et de fluence verbale. La fragilité sociale (facteur 2 : activité sociale et ressources financières) est significativement associée au coût de double tâche arithmétique. La fragilité orale (facteur 3 : habitudes alimentaires et sociales) est significativement associée au coût de double tâche arithmétique. La fragilité physique n'est pas significativement associée au coût de double tâche. Après ajustement sur la cognition, les effets de la fragilité sociale et orale sur le coût de double tâche arithmétique sont atténués.

Implications cliniques

Les interventions ciblant la fragilité cognitive, notamment la dysfonction exécutive, pourraient réduire le coût de double tâche chez les personnes âgées. L'évaluation de la fragilité sociale et orale peut aider à identifier les personnes âgées à risque de difficultés en double tâche, en complément de l'évaluation cognitive. La fonction exécutive devrait être une cible prioritaire dans les programmes de prévention des chutes ou de maintien de l'autonomie impliquant des doubles tâches.

Limites

Étude transversale ne permettant pas d'établir de causalité entre la fragilité cognitive et le coût de double tâche. Échantillon de convenance de 281 participants issus d'une seule étude (GeriLABS-2), limitant la généralisabilité. Utilisation de mesures de fragilité spécifiques (Fried, SF8, OFI-8) qui peuvent ne pas capturer tous les aspects de la fragilité. Les résultats sont basés sur un preprint et doivent être confirmés par des études futures.

Niveau de preuve

Preprint

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Comparaison des effets de la méditation assise et du scan corporel sur la mémoire de travail chez des étudiants en soins de santé de premier cycle : un essai randomisé en simple aveugleComparing the effects of sitting meditation and body scan on working memory in undergraduate healthcare students: a single-blind randomised trial.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare les effets de la méditation assise et du scan corporel sur la mémoire de travail, la pleine conscience et le stress chez 56 étudiants en soins de santé de premier cycle. Les participants ont pratiqué leur exercice de pleine conscience assigné (10 min/jour, 5 jours/semaine pendant 4 semaines). Les résultats montrent des améliorations significatives de la mémoire de travail et de la pleine conscience dans les deux groupes, sans différence significative entre les interventions. Le stress a peu changé. Aucune différence intergroupe significative n'a été observée.

Points clés

Les deux groupes (méditation assise et scan corporel) ont montré des améliorations significatives de la mémoire de travail et de la pleine conscience au fil du temps. Aucune différence statistiquement significative n'a été observée entre les deux interventions pour aucun des critères de jugement. Les scores de stress ont légèrement changé mais sans différence significative entre les groupes. L'étude a utilisé des enregistrements audio de 10 minutes par jour, cinq jours par semaine, pendant quatre semaines.

Implications cliniques

Des pratiques brèves de pleine conscience comme la méditation assise ou le scan corporel peuvent améliorer la mémoire de travail et la pleine conscience chez les étudiants en soins de santé soumis à un stress élevé. L'absence de différence entre les deux interventions suggère que le choix de la pratique peut être adapté aux préférences individuelles sans perte d'efficacité. Ces résultats pourraient encourager l'intégration de pauses de pleine conscience dans les programmes de formation pour réduire la charge cognitive et le stress.

Limites

Échantillon de petite taille (54 participants) et provenant d'une seule université, limitant la généralisabilité. Absence de groupe contrôle actif (ex. relaxation) ou de liste d'attente, ne permettant pas de conclure à un effet spécifique de la pleine conscience. Les participants n'étaient pas en aveugle quant à l'intervention reçue, ce qui peut introduire un biais. Durée courte (4 semaines) et suivi limité, ne permettant pas d'évaluer les effets à long terme.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Réalité virtuelle immersive pour la réadaptation cognitive chez les patients victimes d'un AVC : protocole d'étude pour un essai contrôlé randomiséImmersive virtual reality for cognitive rehabilitation in patients who had a stroke: study protocol for a randomised controlled trial.

FaibleNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Ce protocole d'essai contrôlé randomisé évalue l'efficacité d'un système de réadaptation cognitive dynamique intégrant la réalité virtuelle (RV) chez 60 patients présentant des troubles cognitifs post-AVC. Les participants sont randomisés en groupe témoin (réadaptation conventionnelle) ou expérimental (RV). L'intervention dure 2 semaines (5 séances de 60 min/semaine), avec des évaluations pré-, post-intervention et à 4 semaines de suivi. Les critères principaux incluent le MoCA, et des neuro-imageries exploratoires sont prévues.

Points clés

Première étude randomisée évaluant un système de réadaptation cognitive basé sur la RV pour les troubles cognitifs post-AVC. L'intervention combine 30 min de réadaptation conventionnelle et 30 min de réadaptation cognitive (RV vs traditionnelle) par séance. Les mesures de résultats incluent le MoCA, MMSE, Trail Making Test et Stroop Test, avec des neuro-imageries exploratoires. L'étude est monocentrique, inclut 60 patients et suit un protocole en aveugle pour l'évaluateur. Les résultats fourniront des données préliminaires sur l'efficacité et les corrélats neuronaux de la RV dans la réadaptation cognitive.

Implications cliniques

Si efficace, cette approche pourrait offrir une alternative personnalisée et engageante aux méthodes traditionnelles de réadaptation cognitive post-AVC. Les données de neuro-imagerie pourraient éclairer les mécanismes de plasticité cérébrale sous-jacents à la réadaptation cognitive assistée par RV.

Limites

Petite taille d'échantillon (n=60) limitant la généralisabilité des résultats. Durée d'intervention courte (2 semaines) ne permettant pas d'évaluer les effets à long terme. Étude monocentrique, ce qui réduit la diversité des participants et des pratiques cliniques. Les résultats de neuro-imagerie sont uniquement exploratoires et ne permettront pas de conclusions définitives.

Niveau de preuve

Faible

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Trajectoires d'adhésion et prédicteurs d'un exercice d'équilibre numérique pour la prévention des chutes chez les personnes âgées vivant en communautéAdherence trajectories and predictors of digital balance exercise for fall prevention in community-living older people.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a regroupé les données de deux essais randomisés contrôlés portant sur 511 personnes âgées vivant en communauté, ayant participé à un programme d'exercices d'équilibre numérique à domicile pendant 52 semaines. L'adhésion hebdomadaire a été enregistrée automatiquement. Une modélisation par trajectoire a identifié huit profils d'adhésion distincts, allant des 'surperformeurs' (3,9%) aux 'non-adhérents' (4,3%). En moyenne, les participants ont réalisé 56% de la dose prescrite. Les fonctions exécutives et l'équilibre debout prédisaient l'appartenance aux trajectoires : une faible fonction exécutive était associée à une adhésion initiale élevée suivie d'un déclin rapide, tandis qu'un équilibre plus faible était lié à une adhésion plus soutenue. Les variables démographiques ou de santé générale n'étaient pas prédictives. L'adhésion à l'exercice numérique est un comportement dynamique façonné par la capacité comportementale plutôt que par l'âge ou les comorbidités.

Points clés

Huit trajectoires distinctes d'adhésion à un programme d'exercices numériques ont été identifiées chez les personnes âgées, avec une grande variabilité interindividuelle. Les participants n'ont atteint en moyenne que 56 % de la dose d'exercice prescrite, soulignant le défi de l'adhésion à long terme. Les fonctions exécutives (p. ex., flexibilité mentale) et l'équilibre debout étaient des prédicteurs significatifs de l'appartenance à une trajectoire d'adhésion. Une faible fonction exécutive prédisait une adhésion initiale élevée suivie d'un déclin rapide, tandis qu'un mauvais équilibre prédisait une adhésion plus stable. Les facteurs démographiques (âge, sexe) et les comorbidités n'étaient pas des prédicteurs significatifs des trajectoires d'adhésion.

Implications cliniques

Les interventions numériques d'exercice pour la prévention des chutes devraient être adaptées dynamiquement en fonction des capacités cognitives (fonctions exécutives) et physiques (équilibre) pour améliorer l'adhésion à long terme. Les cliniciens pourraient utiliser des évaluations brèves des fonctions exécutives et de l'équilibre pour identifier les personnes âgées à risque de faible adhésion et leur proposer un soutien personnalisé. Les résultats suggèrent de ne pas exclure les personnes âgées sur la base de l'âge ou des comorbidités, mais plutôt de cibler les déficits spécifiques de capacité comportementale.

Limites

Les données proviennent de deux essais cliniques spécifiques la généralisabilité à d'autres populations ou contextes culturels peut être limitée. L'étude repose sur une mesure d'adhésion automatisée (pourcentage de dose réalisée), qui ne capture pas la qualité de l'exécution des exercices. Seules des variables démographiques, cognitives et physiques limitées ont été incluses d'autres facteurs (motivation, soutien social) n'ont pas été explorés.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Désavantage de voisinage et fonction cognitive chez les personnes âgées : le rôle modérateur de la capacité cognitive générale chez les jeunes adultesNeighborhood disadvantage and cognitive function in older adults: The moderating role of young adult general cognitive ability.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine l'association entre le désavantage du voisinage à la fin de l'âge adulte et les fonctions cognitives chez 1149 hommes de 61 à 73 ans. Un plus grand désavantage est lié à de moins bonnes performances en fonction exécutive et vitesse de traitement. La capacité cognitive générale mesurée à l'âge de 20 ans modère cette association : les personnes avec une réserve cognitive élevée montrent une atténuation de l'effet négatif du désavantage sur la fonction exécutive. L'éducation n'a pas le même effet modérateur.

Points clés

Un désavantage de voisinage plus élevé est associé à des performances exécutives et de vitesse de traitement plus faibles chez les hommes âgés. La capacité cognitive générale en début d'âge adulte modère l'impact du désavantage de voisinage sur la fonction exécutive. Les années d'éducation n'ont pas d'effet modérateur significatif, contrairement à la réserve cognitive précoce. L'étude suggère que le développement cognitif précoce peut protéger contre les effets délétères de l'environnement sur le vieillissement cognitif.

Implications cliniques

Les interventions visant à renforcer la réserve cognitive dès le jeune âge pourraient réduire la vulnérabilité aux troubles cognitifs liés à l'environnement défavorisé. L'évaluation de la réserve cognitive chez les patients âgés pourrait aider à identifier ceux qui bénéficieraient de programmes de stimulation cognitive. Les cliniciens doivent considérer le contexte socio-environnemental comme facteur de risque de déclin cognitif.

Limites

L'échantillon se limite à des hommes caucasiens, limitant la généralisabilité à d'autres populations. Le désavantage de voisinage est mesuré à un seul moment, sans tenir compte des changements au cours du temps. La mesure de la réserve cognitive (capacité cognitive à 20 ans) ne capture pas tous les aspects de la réserve. Aucune information sur la durée de résidence dans le quartier, ce qui pourrait influencer l'exposition.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Évaluation et prise en charge des troubles cognitifs liés au cancerAssessment and Management of Cancer-Related Cognitive Impairment.

RevueNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Les troubles cognitifs liés au cancer (CRCI) sont fréquents et multifactoriels, touchant 25 à 75 % des survivants. Ils affectent principalement la mémoire, la vitesse de traitement, l'attention et les fonctions exécutives. Le diagnostic repose sur un entretien clinique et des tests neuropsychologiques standardisés. La prise en charge inclut des stratégies compensatoires, des interventions cognitivo-comportementales, des programmes d'entraînement cérébral, le Tai Chi, le Qigong et des modifications du mode de vie. Les traitements pharmacologiques ne sont pas systématiquement recommandés.

Points clés

La prévalence du CRCI varie de 25 % à 75 % selon le type de cancer et les outils d'évaluation. Les domaines cognitifs les plus touchés sont la mémoire, la vitesse de traitement, l'attention et les fonctions exécutives. Il existe un faible lien entre les symptômes cognitifs rapportés et les performances aux tests objectifs. L'évaluation neuropsychologique complète reste la référence pour diagnostiquer le CRCI. Les interventions non pharmacologiques (entraînement cérébral, stratégies compensatoires, Tai Chi, Qigong) montrent des bénéfices variables.

Implications cliniques

Les neuropsychologues doivent combiner entretien clinique et tests standardisés pour évaluer le CRCI. Les stratégies de compensation et les modifications du mode de vie (exercice, alimentation, gestion du stress) doivent être proposées. Les programmes d'entraînement cérébral peuvent être utilisés mais avec des résultats mitigés sur les fonctions objectives. Il est important d'informer les patients et de les soutenir dans leur retour au travail ou aux études. Les traitements pharmacologiques ne sont pas recommandés en première intention.

Limites

L'absence de consensus sur la définition et les outils d'évaluation du CRCI limite la comparabilité des études. Les preuves d'efficacité des interventions sont encore insuffisantes pour formuler des recommandations fortes. Les effets à long terme des stratégies proposées ne sont pas clairement établis. L'article ne détaille pas les mécanismes neurobiologiques sous-jacents au CRCI.

Niveau de preuve

Revue

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Modélisation normative de la microstructure cérébrale tout au long de la vieLifespan normative modeling of brain microstructure.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude présente un modèle normatif à grande échelle de la microstructure de la substance blanche cérébrale, basé sur 19 jeux de données internationaux d'IRM de diffusion couvrant presque toute la durée de vie (N = 54 583 individus, âge 4-91 ans). Les trajectoires moyennes et les courbes centiles de plusieurs régions de substance blanche ont été établies à l'aide d'une régression bayésienne hiérarchique. L'utilité clinique est démontrée par la détection de déviations microstructurales dans le déficit cognitif léger, la maladie d'Alzheimer et le syndrome de délétion 22q11.2. Les modèles normatifs sont mis à disposition de la communauté et peuvent être adaptés à de futures données.

Points clés

Un modèle normatif de la microstructure de la substance blanche a été construit à partir de 54 583 individus âgés de 4 à 91 ans. Les trajectoires de développement et de vieillissement de la substance blanche ont été modélisées pour chaque région avec des courbes centiles. Le modèle permet de détecter des anomalies microstructurales individuelles ou groupales dans diverses pathologies (Alzheimer, syndrome de délétion 22q11.2). Les données et modèles sont disponibles en accès libre et extensibles à de futurs jeux de données. L'approche utilise une régression bayésienne hiérarchique pour estimer les effets de l'âge et du sexe.

Implications cliniques

Ce modèle normatif peut servir de référence pour identifier des anomalies de la substance blanche chez un patient ou un groupe, facilitant le diagnostic précoce de troubles neurodégénératifs, psychiatriques ou neurodéveloppementaux. Il permet de comparer différents troubles sur une même échelle et de découvrir des facteurs influençant les anomalies de la substance blanche. Les cliniciens peuvent utiliser les courbes centiles pour visualiser le profil de déviation microstructurale d'un patient par rapport à la population générale.

Limites

Le modèle repose uniquement sur des mesures DTI, qui peuvent manquer de spécificité microstructurale. Les jeux de données inclus proviennent de diverses études avec des protocoles d'acquisition différents, bien qu'un contrôle qualité standardisé ait été appliqué. La représentativité de l'échantillon par rapport à la population générale n'est pas établie, et des biais de sélection peuvent exister. Les modèles normatifs ne tiennent pas compte des facteurs environnementaux ou génétiques individuels au-delà de l'âge et du sexe.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Utilisation de l'apprentissage profond pour identifier les réseaux cérébraux médiant les troubles cognitifs et moteurs dans le trouble lié à la consommation d'alcoolUsing deep learning to identify brain networks mediating cognitive and motor impairments in alcohol use disorder.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Une étude a utilisé l'apprentissage profond pour analyser les connexions cérébrales (IRMf au repos) et les performances neuropsychologiques de personnes avec trouble lié à la consommation d'alcool (AUD) et de témoins. Les résultats montrent que le réseau d'attention temporelle (TAN) médie entièrement l'effet du diagnostic d'AUD sur la mémoire de travail spatiale, l'attention visuelle, la flexibilité mentale et la performance motrice. Un second réseau, sensorimoteur, médie également certains effets. Ces relations, répliquées dans un échantillon de personnes avec VIH, fournissent des substrats fonctionnels aux déficits neuropsychologiques liés à l'AUD.

Points clés

L'apprentissage profond a identifié 16 réseaux cérébraux alignés sur les fonctions neuropsychologiques. Le réseau d'attention temporelle (TAN) a complètement médié l'effet du diagnostic d'AUD sur la mémoire de travail spatiale (Visual Span). Le TAN a également médié les effets sur l'attention visuelle, la flexibilité mentale et la performance motrice (Trail Making Test). Le réseau sensorimoteur (SMN) a parallèlement médié les effets sur le Trail Making Test. Ces résultats ont été répliqués sur un jeu de données indépendant de personnes avec VIH.

Implications cliniques

Identification de réseaux cérébraux spécifiques associés aux déficits cognitifs et moteurs dans l'AUD, pouvant guider des interventions ciblées. Possibilité d'utiliser l'IRMf et les tests neuropsychologiques pour évaluer les mécanismes sous-jacents aux déficits. Les résultats suggèrent que la réhabilitation cognitive pourrait cibler le réseau d'attention temporelle et le réseau sensorimoteur. La réplication sur une population avec VIH renforce la validité des résultats et leur généralisabilité potentielle.

Limites

Étude transversale, ne permet pas d'établir un lien de causalité. La généralisabilité à d'autres populations (par exemple, autres troubles addictifs) n'est pas établie. La méthodologie d'apprentissage profond peut être difficile à interpréter cliniquement. L'échantillon peut ne pas être représentatif de la diversité des patients atteints d'AUD.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Impact de l'indice de rondeur corporelle sur le déclin cognitif et les troubles cognitifs chez les adultes d'âge moyen et âgés ≥ 45 ans : rôle médiateur du vieillissement biologiqueImpact of body roundness index on cognitive decline and cognitive impairment in middle-aged and older adults ≥ 45 years: mediating role of biological aging.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine la relation entre l'indice de rondeur corporelle (BRI) et la fonction cognitive chez 8 595 participants âgés de 45 ans et plus, suivis jusqu'à 9 ans dans le cadre de l'étude CHARLS. Un BRI élevé est associé à un déclin cognitif plus rapide (notamment des fonctions exécutives et de l'orientation temporelle) et à un risque accru de troubles cognitifs (HR=1,12). Une relation dose-réponse en forme de J est observée, avec un point d'inflexion à BRI=4,61. Le vieillissement biologique, mesuré par l'âge biologique de Klemera-Doubal, médie partiellement ces associations (proportion de médiation de 47,18 % pour le déclin cognitif et 10,19 % pour l'apparition des troubles). Ces résultats suggèrent qu'un BRI élevé accélère le déclin cognitif et augmente le risque de troubles cognitifs chez les adultes d'âge moyen et âgés, avec un effet partiellement médié par le vieillissement biologique.

Points clés

Un indice de rondeur corporelle (BRI) élevé est associé à un déclin cognitif global plus rapide, en particulier des fonctions exécutives et de l'orientation temporelle. Chaque augmentation d'une unité de BRI augmente le risque de troubles cognitifs de 12 % (HR=1,12) et avance l'apparition des troubles de 0,41 an. La relation entre le BRI et le risque de troubles cognitifs suit une courbe en J, avec un risque accru au-delà d'un BRI de 4,61. Le vieillissement biologique (âge biologique selon la méthode Klemera-Doubal) médie 47,18 % de l'effet du BRI sur le déclin cognitif et 10,19 % de l'effet sur l'incidence des troubles cognitifs.

Implications cliniques

Le BRI pourrait être un outil simple et non invasif pour identifier les patients à risque de déclin cognitif en pratique clinique. La gestion du poids et de la circonférence abdominale pourrait contribuer à ralentir le déclin cognitif chez les adultes d'âge moyen et âgés. Les interventions visant à réduire le vieillissement biologique (par exemple, via l'activité physique ou la nutrition) pourraient atténuer l'impact du BRI sur la cognition. Le point d'inflexion à BRI=4,61 pourrait servir de seuil clinique pour le dépistage des risques cognitifs liés à l'obésité abdominale.

Limites

Étude observationnelle : ne permet pas d'établir un lien de causalité entre le BRI et le déclin cognitif. Les analyses de médiation reposent sur des hypothèses fortes (pas de confusion non mesurée) et pourraient être biaisées. L'échantillon est exclusivement chinois, limitant la généralisation à d'autres populations. La fonction cognitive est évaluée par des tests neuropsychologiques standards, mais des biais de mesure sont possibles. La durée de suivi de 9 ans peut être insuffisante pour capturer les effets à long terme du BRI sur la cognition.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Sérotonine et mémoire de travail dans les troubles de l'humeur et les états sains : étude en tomographie par émission de positons multi-cohorteSerotonin and working memory in mood disorder and healthy states: multi-cohort positron emission tomography study.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude en TEP a examiné le lien entre la mémoire de travail et plusieurs marqueurs sérotoninergiques (récepteurs 5-HT1B, 5-HT2A, 5-HT4R et transporteur 5-HTT) dans le cortex frontal chez des sujets sains et des patients souffrant de troubles de l'humeur. Aucune association significative n'a été trouvée chez les sujets sains, mais une interaction significative avec le groupe a été observée pour le 5-HT4R : une association positive est apparue chez les patients, pas chez les contrôles. Les résultats suggèrent que la signalisation sérotoninergique pathologiquement altérée pourrait contribuer aux déficits de mémoire de travail dans les troubles de l'humeur.

Points clés

Étude TEP multi-cohorte examinant l'association entre la mémoire de travail et plusieurs récepteurs et transporteur de la sérotonine (5-HT1B, 5-HT2A, 5-HT4R, 5-HTT) dans le cortex frontal. Chez les sujets sains, aucun lien significatif n'a été observé entre la mémoire de travail et les marqueurs sérotoninergiques testés. Chez les patients avec trouble de l'humeur, une association positive significative a été trouvée entre la mémoire de travail et la liaison du 5-HT4R dans le cortex frontal. Cette interaction groupe × 5-HT4R suggère un rôle potentiel de la signalisation 5-HT4 dans les déficits cognitifs des troubles de l'humeur. Les autres récepteurs (5-HT1B, 5-HT2A) et le transporteur (5-HTT) n'ont montré aucune association significative.

Implications cliniques

La signalisation 5-HT4R pourrait être une cible thérapeutique potentielle pour améliorer la mémoire de travail dans les troubles de l'humeur. Les évaluations cognitives devraient tenir compte des anomalies sérotoninergiques spécifiques chez les patients déprimés. Les résultats incitent à explorer les mécanismes sous-jacents de la mémoire de travail dépendant de la 5-HT dans les troubles de l'humeur.

Limites

L'étude est transversale et ne permet pas d'établir de causalité entre la signalisation 5-HT et la mémoire de travail. Les échantillons pour certains récepteurs (5-HT1BR, 5-HT2AR) chez les patients étaient absents ou très petits (12 patients pour 5-HTT). Seul le cortex frontal a été étudié d'autres régions cérébrales impliquées dans la mémoire de travail n'ont pas été incluses. La taille de l'échantillon global est modeste, ce qui limite la généralisation des résultats. L'hétérogénéité des troubles de l'humeur (dépression unipolaire, bipolaire) n'a pas été différenciée.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Impact et prise en charge de la cognition sur les fonctions de parole et de déglutition dans la maladie de ParkinsonImpact and management of cognition on speech and swallow function in Parkinson's disease.

RevueNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue narrative synthétise les données actuelles sur l'intersection entre les troubles cognitifs, la dysarthrie et la dysphagie dans la maladie de Parkinson (MP). Les résultats suggèrent que la parole et la déglutition mobilisent des processus corticaux de haut niveau, notamment l'attention et les fonctions exécutives, et que le déclin cognitif ainsi que l'augmentation de la charge cognitive affectent ces fonctions. La charge cognitive est souvent sous-estimée dans la prise en charge de la dysarthrie et de la dysphagie dans la MP. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre les besoins des patients et des aidants, et pour développer des traitements ciblant conjointement la cognition et les fonctions oro-motrices.

Points clés

Les troubles cognitifs, la dysarthrie et la dysphagie sont fréquents dans la maladie de Parkinson et liés à une réduction de la qualité de vie. La cognition influence la parole et la déglutition, en particulier via l'attention et les fonctions exécutives. L'augmentation de la charge cognitive altère la performance de la parole et de la déglutition. La prise en charge actuelle sous-estime souvent le fardeau cognitif dans ces contextes. Des approches centrées sur la personne et des interventions précoces pourraient augmenter la réserve cognitive et ralentir le déclin.

Implications cliniques

Évaluer systématiquement la cognition chez les patients parkinsoniens présentant des troubles de la parole ou de la déglutition. Intégrer des tâches en double tâche dans l'évaluation fonctionnelle pour mesurer l'impact de la charge cognitive. Proposer des interventions combinant entraînement cognitif et rééducation orthophonique pour améliorer les résultats. Envisager un dépistage cognitif précoce, voire prodromique, pour optimiser la réserve cognitive.

Limites

Revue narrative non systématique, pouvant introduire un biais de sélection des études. Variabilité des résultats selon les tâches, domaines cognitifs et stades de la maladie. Peu d'études interventionnelles solides évaluant l'impact de la prise en charge cognitive sur la parole et la déglutition. Nécessité de recherches supplémentaires sur les mécanismes sous-jacents et les stades précoces.

Niveau de preuve

Revue

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Réversibilité des troubles cognitifs et psychiatriques après résection chirurgicale des méningiomes frontotemporaux : une analyse des facteurs prédictifsReversibility of cognitive and psychiatric impairments following surgical resection of frontotemporal meningiomas: a predictive factor analysis.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude rétrospective examine la réversibilité des troubles cognitifs et psychiatriques après résection chirurgicale de méningiomes frontotemporaux chez 29 patients. Tous les patients ont passé des évaluations neuropsychologiques pré- et postopératoires (NOPT, SNSB-II ou BNTP-M1). Des améliorations significatives ont été observées dans tous les domaines testés : attention, langage, mémoire, fonctions visuospatiales, fonctions exécutives et symptômes psychiatriques. L'analyse multivariée a révélé que l'effet de masse était associé à une meilleure récupération de l'attention, tandis que l'atteinte du lobe frontal et l'origine à la base frontale étaient associées à une moindre amélioration du langage et des symptômes psychiatriques, respectivement. Ces résultats suggèrent que la chirurgie permet une récupération neuropsychologique importante, mais que certains facteurs tumoraux influencent les trajectoires de récupération.

Points clés

Améliorations postopératoires significatives dans tous les domaines cognitifs et psychiatriques évalués. L'effet de masse tumoral préopératoire prédit une meilleure récupération de l'attention. L'atteinte du lobe frontal et l'origine à la base frontale sont associées à une moindre récupération du langage et des symptômes psychiatriques. L'indice d'œdème n'est pas significativement lié à la récupération des fonctions exécutives.

Implications cliniques

La chirurgie des méningiomes frontotemporaux peut améliorer significativement les fonctions cognitives et psychiatriques. L'évaluation préopératoire de l'effet de masse et de la localisation tumorale peut aider à prédire la récupération postopératoire. Un suivi neuropsychologique systématique est recommandé pour objectiver les bénéfices de la chirurgie.

Limites

Étude rétrospective avec un échantillon de petite taille (n=29). Analyses exploratoires multivariées sans correction pour comparaisons multiples. Hétérogénéité des batteries neuropsychologiques utilisées.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Entraînement du contrôle cognitif comme traitement d'appoint pour la dépression tardive : un essai contrôlé randomisé multicentriqueCognitive control training as an add-on treatment for late-life depression: A multicenter randomized controlled trial.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué l'ajout d'un entraînement du contrôle cognitif (CCT) au traitement habituel chez 90 adultes âgés souffrant de dépression tardive. Les participants ont été randomisés en CCT ou entraînement contrôle actif pendant 4 semaines, avec un suivi jusqu'à 12 mois. Aucune différence significative n'a été observée entre les groupes sur les symptômes dépressifs (critère principal) ni sur les critères secondaires (rumination, régulation émotionnelle, cognition). Les deux groupes se sont améliorés, suggérant que le CCT n'apporte pas de bénéfice clinique supplémentaire dans cette population.

Points clés

L'étude multicentrique randomisée contrôlée a inclus 90 adultes âgés souffrant de dépression tardive. L'entraînement du contrôle cognitif (CCT) n'a pas montré de supériorité par rapport à un entraînement contrôle actif en complément du traitement habituel. Les symptômes dépressifs et les mesures secondaires se sont améliorés dans les deux groupes sans différence significative. L'absence de bénéfice pourrait être due à une dose insuffisante, une plasticité réduite avec l'âge ou une sévérité initiale élevée.

Implications cliniques

L'ajout d'un entraînement cognitif bref ne semble pas améliorer les résultats cliniques de la dépression tardive par rapport aux soins habituels seuls. Les cliniciens devraient rester prudents quant à l'efficacité des interventions cognitives standardisées pour cette population. D'autres stratégies, comme un dosage plus élevé ou un ciblage de sous-groupes spécifiques, pourraient être nécessaires.

Limites

La taille de l'échantillon était modeste (N=90), ce qui limite la puissance statistique. La dose d'entraînement (8 séances sur 4 semaines) pourrait être insuffisante. L'étude n'a pas inclus de groupe sans traitement, rendant difficile l'évaluation de l'effet du temps. Les participants présentaient une sévérité élevée et des comorbidités, ce qui peut limiter la généralisabilité.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Comparaison des effets secondaires neuropsychologiques entre la neurochirurgie ablative par radiofréquence contemporaine pour les troubles psychiatriques et les procédures neurochirurgicales conventionnelles : revue systématique et méta-analyseComparison of neuropsychological side effects between contemporary radiofrequency ablative neurosurgery for psychiatric disorders and conventional neurosurgical procedures: systematic review and meta-analysis.

RevueNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue systématique avec méta-analyse compare les effets secondaires neuropsychologiques (ESNP) de la neurochirurgie ablative par radiofréquence pour troubles psychiatriques (NPD) à ceux observés en neurochirurgie oncologique, neurovasculaire et épileptique. Sur 48 articles et 2678 participants, la fréquence des ESNP transitoires et permanents dans le groupe NPD variait respectivement de 0,94% à 11,50% et de 0,94% à 2,03%, comparable aux autres groupes. Pour les ESNP permanents, le groupe NPD montrait de meilleurs résultats en mémoire, langage et cognition sociale que le groupe épilepsie, mais des résultats moins bons en fonctions exécutives et motrices. Par rapport au groupe vasculaire, le groupe NPD avait une meilleure fonction exécutive mais une attention complexe moins bonne. Comparé au groupe oncologique, il présentait moins de déficits permanents en fonctions exécutives, attention complexe et motricité, mais un langage moins performant. Ces résultats suggèrent que la NPD moderne comporte un risque d'ESNP similaire à d'autres neurochirurgies, remettant en cause les idées reçues limitant son utilisation.

Points clés

La fréquence des effets secondaires neuropsychologiques transitoires et permanents après neurochirurgie pour troubles psychiatriques (NPD) est comparable à celle observée dans les neurochirurgies conventionnelles (épilepsie, vasculaire, oncologique). Pour les déficits permanents, la NPD présente de meilleurs résultats mnésiques, langagiers et en cognition sociale que la chirurgie de l'épilepsie, mais est moins bonne en fonctions exécutives et perceptivo-motrices. Comparée à la neurochirurgie oncologique, la NPD entraîne moins de déficits exécutifs, attentionnels et moteurs, mais un langage plus affecté. Ces données plaident pour une réévaluation des barrières historiques et réglementaires limitant l'accès à la NPD dans les cas résistants.

Implications cliniques

Les cliniciens peuvent informer les patients candidats à une NPD que les risques neuropsychologiques sont globalement similaires à ceux d'autres neurochirurgies courantes. La NPD pourrait être envisagée plus tôt dans la prise en charge des troubles psychiatriques résistants, sans crainte excessive d'effets secondaires neuropsychologiques graves. Des évaluations neuropsychologiques ciblées (exécutif, attention, langage) sont recommandées avant et après NPD pour un suivi adapté.

Limites

L'hétérogénéité des études incluses (types de procédures, pathologies, outils d'évaluation) limite la comparabilité directe des résultats. Les données issues de la littérature internationale peuvent ne pas être généralisables à toutes les pratiques cliniques locales.

Niveau de preuve

Revue

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Efficacité de la stimulation multisensorielle sur la fonction cognitive chez les personnes âgées avec trouble cognitif léger : protocole d'une revue systématiqueEffectiveness of Multisensory Stimulation on Cognitive Function in Older Adults With Mild Cognitive Impairment: Protocol for a Systematic Review.

FaibleNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Ce protocole décrit une revue systématique évaluant l'efficacité de la stimulation multisensorielle (MSS) sur les fonctions cognitives chez les personnes âgées de 60 ans et plus présentant un trouble cognitif léger (MCI). Une recherche exhaustive sera menée dans plusieurs bases de données, incluant des essais contrôlés randomisés. Les critères de jugement principaux sont la fonction cognitive globale, la mémoire, les fonctions exécutives et l'attention. Une méta-analyse ou une synthèse narrative est prévue selon l'hétérogénéité des données. Ce protocole est enregistré dans PROSPERO et les résultats sont attendus pour 2026.

Points clés

La stimulation multisensorielle est une approche prometteuse pour le trouble cognitif léger, mais les preuves sont hétérogènes. Ce protocole de revue systématique vise à synthétiser les données issues d'essais contrôlés randomisés. Les critères de jugement principaux incluent la fonction cognitive globale, la mémoire, les fonctions exécutives et l'attention. La recherche couvre PubMed, Embase, PsycInfo, Web of Science et la Cochrane Library. Deux examinateurs indépendants évalueront la qualité méthodologique avec l'outil Cochrane Risk of Bias 2.

Implications cliniques

Les résultats pourraient guider le choix des paramètres optimaux de stimulation multisensorielle pour les cliniciens. Cette revue pourrait renforcer les recommandations d'interventions non pharmacologiques pour le MCI. Les cliniciens pourront utiliser ces données pour concevoir des programmes de stimulation cognitive adaptés aux personnes âgées.

Limites

Ce document est un protocole aucune donnée de résultats n'est encore disponible. L'hétérogénéité des interventions de MSS peut limiter la comparabilité des études. Les biais de sélection et de publication dans les études incluses pourront affecter la synthèse.

Niveau de preuve

Faible

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

L'impact de la détresse psychologique sur la mémoire de travail pendant le COVID-19 : distinguer les déficits cognitifs du fardeau émotionnelThe impact of psychological distress on working memory during COVID-19 by disentangling cognitive deficits from emotional burden.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine la relation entre la performance en mémoire de travail et l'anxiété, les symptômes psychosomatiques et la détresse psychologique durant la pandémie de COVID-19. Les résultats montrent que la détresse psychologique explique une part significative de la variance de la mémoire de travail visuelle, particulièrement au début de la maladie. Ces résultats soulignent l'importance de distinguer les effets directs du virus sur le cerveau de l'impact psychologique général, et incitent à inclure la prise en charge psychologique dans les programmes de réadaptation cognitive.

Points clés

La détresse psychologique explique une part significative de la variance de la mémoire de travail visuelle chez les patients COVID-19. L'effet est particulièrement marqué durant les premières phases de la maladie, quand la détresse est maximale. Il est crucial de distinguer les déficits cognitifs liés au virus des effets du stress psychologique.

Implications cliniques

Les programmes de réadaptation cognitive post-COVID devraient inclure un volet de soutien psychologique pour optimiser la récupération. L'évaluation cognitive des patients COVID-19 doit prendre en compte leur niveau de détresse psychologique pour éviter des diagnostics erronés de déficit neurologique.

Limites

L'étude ne précise pas la taille de l'échantillon ni les méthodes exactes, ce qui limite la généralisation. La causalité entre détresse et mémoire de travail n'est pas établie des facteurs confondants pourraient influencer les résultats.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Dépistage numérique équitable de la fragilité chez les personnes âgées marginalisées à l'aide de l'auto-entretien assisté par ordinateur audio : Guide de développement collaboratif et étude de test utilisateurEquitable Digital Frailty Screening for Marginalized Older Adults Using Audio Computer-Assisted Self-Interview: Collaborative Development Guide and User Testing Study.

FaibleNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet article présente le développement collaboratif et les résultats de test utilisateur du prototype ASCAPE-HS, un outil de dépistage de la fragilité et du vieillissement basé sur une tablette utilisant la technologie d'auto-entretien assisté par ordinateur audio (ACASI). Destiné aux personnes âgées marginalisées (faible littératie, exclusion numérique, antécédents d'incarcération), l'outil a été conçu dans un cadre d'équité en santé numérique. Des tests exploratoires auprès de 20 adultes âgés de 47 à 93 ans, dont certains avec des troubles cognitifs légers à modérés, ont montré une bonne acceptabilité et convivialité. L'étude fournit des leçons clés pour le développement d'outils numériques équitables dans les populations difficiles à atteindre. L'outil inclut un indice de fragilité à 50 items et des questions holistiques sur la santé liée à l'âge.

Points clés

Développement itératif d'un outil ACASI pour le dépistage de la fragilité chez les personnes âgées marginalisées, intégrant des principes d'équité numérique. Test utilisateur auprès de 20 participants (dont 9 avec troubles cognitifs) montrant une faisabilité et une acceptabilité satisfaisantes. L'outil combine un indice de fragilité et des questions holistiques sur la santé, adapté aux personnes avec faible littératie et exclusion numérique. L'approche collaborative multidisciplinaire (chercheurs, cliniciens, développeurs, utilisateurs) est essentielle pour l'équité en santé numérique.

Implications cliniques

Outil potentiel pour un dépistage équitable de la fragilité et des troubles cognitifs chez les personnes âgées marginalisées, y compris en milieu carcéral. Nécessite une validation plus large avant utilisation clinique, mais montre une voie prometteuse pour réduire les inégalités d'accès au dépistage.

Limites

Échantillon de test utilisateur restreint (n=20) et non représentatif de toutes les populations marginalisées. L'étude se concentre sur le développement et l'acceptabilité, sans données sur la précision diagnostique par rapport à un outil de référence. Le contexte australien et le cadre carcéral limitent la généralisabilité à d'autres régions ou contextes.

Niveau de preuve

Faible

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Altérations du réseau de connectivité fonctionnelle cérébrale lors d'une exposition professionnelle à l'aluminium chez des travailleurs présentant un trouble cognitif légerBrain functional connectivity network alterations in occupational aluminum exposure among workers with mild cognitive impairment.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les modifications de l'homogénéité régionale (ReHo) au repos chez des travailleurs exposés à l'aluminium (Al) avec ou sans trouble cognitif léger (MCI). Vingt-cinq travailleurs avec MCI et 24 témoins sains exposés à l'Al ont passé une IRMf à l'état de repos. Les résultats montrent une diminution de ReHo dans les réseaux sensorimoteur, d'attention dorsale et ventral, et une augmentation dans le réseau du mode par défaut chez les sujets MCI par rapport aux témoins. Ces altérations étaient corrélées à des performances cognitives spécifiques (mémoire et exécutif). Les résultats suggèrent que la ReHo dans les réseaux de Yeo-17 pourrait servir de biomarqueur d'imagerie pour la neurotoxicité professionnelle liée à l'Al.

Points clés

L'exposition professionnelle à l'aluminium est associée à des altérations de la connectivité fonctionnelle cérébrale chez les travailleurs atteints de trouble cognitif léger (MCI). Les travailleurs avec MCI montrent une diminution de l'homogénéité régionale (ReHo) dans les réseaux sensorimoteur (SMN), d'attention dorsale (DAN) et ventrale (VAN) par rapport aux témoins sains. Une augmentation de la ReHo est observée dans le réseau du mode par défaut (DMN) chez les travailleurs avec MCI. Les altérations de ReHo sont corrélées de manière spécifique aux performances en mémoire et en fonctions exécutives, après ajustement pour les covariables. Les résultats suggèrent que la ReHo dans les réseaux de Yeo-17 pourrait être un biomarqueur potentiel pour la neurotoxicité liée à l'aluminium.

Implications cliniques

Ces résultats peuvent aider les cliniciens à identifier des biomarqueurs précoces de déclin cognitif chez les travailleurs exposés à l'aluminium. L'IRMf à l'état de repos pourrait être utilisée pour surveiller les effets neurotoxiques de l'aluminium en milieu professionnel. Les données soutiennent la nécessité de protocoles de dépistage neurologique réguliers pour les travailleurs exposés à des métaux neurotoxiques. Les corrélations entre ReHo et cognition soulignent l'importance de l'évaluation neuropsychologique dans cette population.

Limites

Échantillon de petite taille (49 hommes) et spécifique à une population de travailleurs exposés à l'aluminium, limitant la généralisation. Étude transversale ne permettant pas d'établir une causalité entre l'exposition à l'aluminium et les altérations cérébrales. Aucune mesure directe de l'exposition cumulée à l'aluminium au-delà de la concentration plasmatique. L'analyse ReHo est une mesure indirecte de la connectivité fonctionnelle et peut être influencée par le bruit physiologique. Absence de correction pour les comparaisons multiples au niveau des voxels dans certaines analyses (LMN n'a pas survécu au FDR).

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Agrafie pure suite à une lésion focale de l'aire d'Exner : étude de cas soutenant les modèles à double voie et en réseau de l'écriturePure agraphia following a focal lesion in exner's area: a case study supporting the dual-route and network models of writing.

FaibleNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cas rapporte un patient de 47 ans présentant une agraphie pure après une lésion focale de l'aire d'Exner (gyrus frontal moyen gauche). Les évaluations neuropsychologiques et neurolinguistiques ont montré une altération sélective de l'écriture, avec une préservation de la parole, de la lecture, de la copie et des autres fonctions cognitives. Les difficultés concernaient les mots irréguliers, les emprunts et les pseudo-mots, suggérant une agraphie mixte touchant les mécanismes lexicaux et sublexicaux. Ces résultats appuient le rôle de l'aire d'Exner comme hub d'intégration graphémique supramodal.

Points clés

L'agraphie pure est un syndrome neuropsychologique rare où l'écriture est sélectivement altérée, les autres modalités langagières étant préservées. La lésion focale dans l'aire d'Exner a entraîné des difficultés à écrire des mots irréguliers, des emprunts et des pseudo-mots, indiquant une atteinte des deux voies (lexicale et sublexicale). Les résultats soutiennent le modèle à double voie de l'écriture et le rôle de l'aire d'Exner comme hub d'intégration entre les processus phonologiques, orthographiques et moteurs.

Implications cliniques

Cette étude souligne l'importance de l'évaluation systématique de l'écriture chez les patients présentant des lésions frontales gauches, même en l'absence d'aphasie ou de troubles moteurs. Le diagnostic d'agraphie pure doit être envisagé devant une altération isolée de l'écriture, et une évaluation neurolinguistique complète est nécessaire pour caractériser le déficit.

Limites

Il s'agit d'une étude de cas unique, ce qui limite la généralisation des résultats. Les données sont basées sur une lésion tumorale avec transformation hémorragique, ce qui pourrait impliquer des mécanismes différents d'une lésion ischémique pure.

Niveau de preuve

Faible

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Propriétés psychométriques de l'Inventaire du fonctionnement exécutif chez l'adulte : application des analyses de RaschPsychometric Properties of the Adult Executive Functioning Inventory: Application of Rasch Analyses.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les propriétés psychométriques de l'Adult Executive Functioning Inventory (ADEXI) auprès de 1764 jeunes adultes (18-25 ans) recrutés via une plateforme de médias sociaux, en utilisant l'analyse de Rasch. Les résultats montrent que les items s'alignent sur les sous-échelles prévues (mémoire de travail, inhibition, flexibilité), l'échelle de Likert fonctionne correctement et aucun fonctionnement différentiel d'item n'est observé selon le sexe ou le niveau d'éducation. L'ADEXI apparaît comme un outil valide pour évaluer les fonctions exécutives en population générale.

Points clés

L'ADEXI est un auto-questionnaire en trois sous-échelles évaluant la mémoire de travail, l'inhibition et la flexibilité cognitive. Les analyses de Rasch confirment l'unidimensionnalité de chaque sous-échelle et le bon fonctionnement de l'échelle de Likert à 5 points. Aucun fonctionnement différentiel d'item n'est détecté pour le sexe ou le niveau d'éducation, indiquant une équivalence de mesure entre groupes. L'étude a été réalisée sur une population non clinique de jeunes adultes taïwanais, limitant la généralisation à d'autres cultures ou âges.

Implications cliniques

L'ADEXI peut être utilisé en pratique clinique pour évaluer les plaintes exécutives chez les adultes en population générale. Cet outil pourrait aider à repérer des difficultés exécutives subtiles dans des contextes de bilan neuropsychologique ou de suivi de troubles neurodéveloppementaux. L'absence de biais selon le sexe et l'éducation facilite son utilisation dans des groupes hétérogènes.

Limites

L'étude n'inclut que des participants jeunes (18-25 ans), ce qui limite la généralisation aux populations plus âgées. Le recrutement via une seule plateforme sociale (Dcard) peut introduire un biais d'échantillonnage. L'ADEXI est une mesure auto-rapportée, sujette à des biais de réponse et à une divergence avec des mesures objectives des fonctions exécutives. Les données proviennent d'une version mandarine de l'ADEXI des adaptations culturelles supplémentaires sont nécessaires pour d'autres langues.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Atrophie thalamique et son impact sur la fonction cognitive dans le vieillissement normal.Thalamic atrophy and its impact on cognitive function in normal aging.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine l'atrophie des noyaux thalamiques et son lien avec les performances cognitives au cours du vieillissement normal. À partir d'IRM T1 de 314 individus cognitivement sains répartis en quatre groupes d'âge (jeunes, âge moyen précoce, âge moyen tardif, et âgés), les volumes thalamiques et les échelles cognitives ont été comparés. Une atrophie significative a été observée dans tous les noyaux thalamiques ventraux ainsi que dans les noyaux paracentral, médiodorsal médial, géniculé latéral et pulvinar antérieur chez les adultes âgés. Les volumes des sous-noyaux thalamiques, en particulier ceux des groupes ventral, postérieur, médian et intralaminaire, étaient corrélés positivement avec les performances exécutives-attentionnelles et de mémoire de travail lors du vieillissement.

Points clés

Une atrophie significative des noyaux thalamiques ventraux, paracentral, médiodorsal médial, géniculé latéral et pulvinar antérieur est observée chez les adultes âgés. Les volumes des sous-noyaux thalamiques des groupes ventral, postérieur, médian et intralaminaire sont positivement corrélés aux performances exécutives-attentionnelles et de mémoire de travail. L'étude inclut 314 individus cognitivement sains répartis en quatre groupes d'âge allant de 20 à plus de 65 ans. Les résultats soulignent l'importance des sous-noyaux thalamiques pour le maintien des fonctions cognitives lors du vieillissement normal.

Implications cliniques

L'atrophie thalamique sous-corticale pourrait être un marqueur précoce du déclin cognitif lié à l'âge, en particulier dans les domaines exécutifs et attentionnels. Les évaluations neuropsychologiques devraient inclure des tests sensibles aux fonctions exécutives et à la mémoire de travail chez les personnes âgées présentant une atrophie thalamique. Les interventions visant à préserver les fonctions thalamiques pourraient ralentir le déclin cognitif dans le vieillissement.

Limites

L'étude est transversale et ne permet pas d'inférer une causalité entre atrophie thalamique et déclin cognitif. Seuls des individus cognitivement sains ont été inclus, limitant la généralisation aux populations cliniques. L'analyse repose uniquement sur des IRM T1 sans autres modalités de neuroimagerie.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Anxiety-related impairment of inhibition during early sensory processing: an MMN/MOR study.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Ce travail explore l'impact de l'anxiété sur la capacité d'inhibition lors du traitement sensoriel pré-attentif, en se concentrant sur les réponses auditives précoces mesurées par le potentiel de déviation auditive (MMN). L'anxiété est associée à une vulnérabilité accrue aux stimuli non pertinents lors de tâches exigeantes, ce qui pourrait résulter d'une altération de l'inhibition, une fonction exécutive centrale. L'étude utilise un paradigme 'oddball' combiné à une tâche visuelle de difficulté variable pour analyser les corrélations entre l'anxiété de trait et les réponses MMN à des sons de haute fréquence. Les résultats montrent que, sous charge attentionnelle élevée, une augmentation du MMN (dans les 250 ms) et des oscillations alpha/béta bas (jusqu'à 450 ms) sont significativement liées à l'anxiété. Ces découvertes suggèrent une interaction complexe entre une inhibition altérée et une suppression sensorielle compensatoire, même à un stade pré-attentif. Ce travail ouvre des pistes pour comprendre les mécanismes neurosensoriels sous-jacents aux troubles de l'attention liés à l'anxiété, avec des implications potentielles pour des interventions ciblées.

Points clés

L'anxiété altère l'inhibition sensorielle pré-attentive, comme démontré par des modifications du MMN. Les corrélations entre l'anxiété et les oscillations alpha/béta bas suggèrent une compensation neurocognitive. Les résultats soulignent des mécanismes multi-niveaux impliquant à la fois une défaillance d'inhibition et une suppression sensorielle. L'étude utilise des méthodes électrophysiologiques (MMN) et des analyses temporelles-fréquentielles.

Implications cliniques

Cette recherche pourrait aider à identifier des biomarqueurs neurosensoriels de l'anxiété, utiles en diagnostic précoce. Les résultats suggèrent des cibles thérapeutiques pour renforcer l'inhibition sensorielle chez les patients anxieux. Les mécanismes pré-attentifs identifiés pourraient expliquer les difficultés d'attention observées chez les personnes souffrant de troubles anxieux.

Limites

L'étude repose sur des mesures électrophysiologiques, limitant l'interprétation des mécanismes sous-jacents. Les corrélations observées ne prouvent pas un lien causal entre l'anxiété et les altérations du MMN. La généralisation des résultats pourrait être restreinte par l'utilisation de stimuli auditifs spécifiques.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Évaluation de tâches neurocognitives abrégées via une plateforme mobile personnaliséeAssessment of Abbreviated Neurocognitive Tasks via a Custom-Built Mobile Platform.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine la faisabilité, la fiabilité et la validité de versions abrégées de quatre tâches neurocognitives (Oddball, n-Back, Stroop et Flanker) évaluant l'attention, la mémoire de travail et les fonctions exécutives. Les versions complètes dépassent souvent 20 minutes, ce qui induit fatigue et contraintes pratiques. Les versions abrégées (max 4 minutes) ont été administrées à 57 jeunes adultes sains via une application mobile multiplateforme. Les analyses montrent des effets attendus significatifs entre conditions et une excellente cohérence interne (ICC élevés). Les résultats soutiennent l'utilisation de ces tâches abrégées comme mesures proxy efficaces des fonctions exécutives.

Points clés

Les versions abrégées (≤4 min) des tâches Oddball, n-Back, Stroop et Flanker montrent des effets expérimentaux significatifs attendus. Les coefficients de corrélation intraclasse (split-half) sont élevés, indiquant une excellente cohérence interne pour chaque tâche. Les résultats suggèrent que ces tâches abrégées peuvent remplacer les versions longues sans perte de fiabilité. L'administration via une application mobile personnalisée est pratique et reproductible.

Implications cliniques

Les cliniciens peuvent utiliser ces tâches abrégées pour évaluer rapidement l'attention, la mémoire de travail et les fonctions exécutives en contexte clinique. La réduction de la durée de passation diminue la fatigue du patient et permet d'administrer plusieurs tâches en une session. L'application mobile facilite l'évaluation en dehors du cabinet (télémédecine, suivi à distance). Ces tâches pourraient être adaptées à des populations cliniques (TDAH, lésions cérébrales) sous réserve de validation.

Limites

L'échantillon est limité à 57 jeunes adultes sains, ne permettant pas de généraliser à des populations cliniques ou plus âgées. Seules des mesures comportementales (précision, temps de réaction) ont été analysées, sans données neurophysiologiques. La validité écologique et la sensibilité aux changements individuels restent à établir. Les versions abrégées pourraient ne pas capturer toute la complexité des fonctions exécutives mesurées par les versions longues.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

The Drp1-CoQ10-Coa6-ETC axis represents a therapeutic potential for working memory impairment caused by neuronal mitochondrial dysfunction.

PreprintNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Contexte : La coenzyme Q10 (CoQ10) est un composant clé de la chaîne respiratoire mitochondriale, souvent utilisée comme supplément alimentaire pour ses bénéfices neurologiques potentiels. Cependant, les mécanismes par lesquels elle améliore les déficits mnésiques liés à des lésions cérébelleuses restent mal compris. Objectif : Étudier l'effet de la supplémentation prolongée en CoQ10 sur la mémoire de travail et ses mécanismes sous-jacents dans un modèle de dysfonction mitochondriale. Méthode : Analyse pharmacologique de réseau pour identifier les cibles génétiques de la CoQ10, création de souris mutantes (PC-Drp1-/-) avec déficit de Drp1 dans les cellules de Purkinje, évaluation comportementale via le labyrinthe radial à huit bras, et analyses biochimiques et morphologiques des mitochondries. Résultats : Les souris PC-Drp1-/- présentaient une détérioration progressive de la mémoire de travail et une réduction de la densité des cellules de Purkinje, associée à une morphologie mitochondriale altérée et une activité réduite des complexes III-V de la chaîne respiratoire. La supplémentation en CoQ10 réduisait significativement les erreurs de mémoire et préservait le nombre de cellules de Purkinje. La CoQ10 interagissait directement avec Coa6 (facteur d'assemblage de la cytochrome c oxydase), et son surexpression via des vecteurs viraux reproduisait les effets bénéfiques sur la mémoire et la fonction mitochondriale. Intérêt clinique : Cette étude suggère un mécanisme prometteur pour des interventions basées sur la CoQ10 dans les troubles mnésiques liés à la dysfonction mitochondriale, notamment en neurologie et en neurodéveloppement. Limites : Les résultats proviennent d'un modèle animal spécifique (souris mutantes) et nécessitent des validations chez l'humain pour confirmer leur applicabilité clinique.

Points clés

La CoQ10 améliore la mémoire de travail en interagissant avec Coa6 pour restaurer la fonction mitochondriale. Les souris PC-Drp1-/- modélisent la dysfonction mitochondriale et les déficits mnésiques associés. La surexpression de Coa6 reproduit les effets bénéfiques de la CoQ10 sur la chaîne respiratoire. Perspective thérapeutique pour les troubles cognitifs liés à des dysfonctions mitochondriales.

Implications cliniques

Potentiel usage de la CoQ10 comme supplément pour des troubles de la mémoire liés à des dysfonctions mitochondriales (ex. : maladies neurodégénératives, troubles du neurodéveloppement). Identification de Coa6 comme cible moléculaire clé pour des interventions ciblées.

Limites

Les résultats sont basés sur un modèle animal (souris) et nécessitent des études chez l'humain. L'efficacité de la CoQ10 pourrait varier selon les contextes pathologiques non testés ici.

Niveau de preuve

Preprint

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Efficacité et mécanismes d'action des interventions basées sur application pour améliorer la santé mentale et le bien-être au travail : essai contrôlé randomiséThe Effectiveness and Mechanisms of Action of App-Based Interventions for Improving Mental Health and Workplace Well-Being: Randomized Controlled Trial.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude randomisée contrôlée a évalué l'efficacité d'interventions par application (entraînement des fonctions exécutives ou TCC autoguidée) chez 228 participants présentant des symptômes légers à modérés de dépression et d'anxiété, recrutés en ligne. L'entraînement des fonctions exécutives a réduit les symptômes anxieux et dépressifs à 12 semaines de suivi, mais pas immédiatement après l'intervention, et n'a pas affecté le bien-être au travail. L'application TCC a amélioré le bien-être au travail, mais pas les symptômes. Les améliorations des fonctions exécutives n'ont pas médié les changements symptomatiques. L'adhésion auto-rapportée était élevée, mais l'attrition au suivi était importante (58 %).

Points clés

L'entraînement des fonctions exécutives via application réduit significativement les symptômes d'anxiété (p=0,004) et de dépression (p=0,02) à 12 semaines, mais pas à la fin de l'intervention de 4 semaines. L'application TCC autoguidée n'a pas réduit les symptômes dépressifs ou anxieux, mais a amélioré le bien-être au travail à la fois en post-intervention et au suivi. Les changements dans les fonctions exécutives n'ont pas médié les améliorations des symptômes ou du bien-être, suggérant d'autres mécanismes d'action. L'adhésion auto-rapportée était élevée (89% pour l'entraînement exécutif, 96% pour la TCC), mais l'attrition au suivi était de 58%. L'étude suggère un potentiel des applications d'entraînement cognitif pour gérer les symptômes anxio-dépressifs en population active.

Implications cliniques

Les cliniciens peuvent considérer les applications d'entraînement des fonctions exécutives comme un complément potentiel pour réduire les symptômes d'anxiété et de dépression, avec un effet différé dans le temps. Les applications TCC autoguidées pourraient être proposées pour améliorer le bien-être au travail, bien que leur impact sur les symptômes cliniques soit limité. L'absence de médiation par les fonctions exécutives indique que les mécanismes d'action diffèrent probablement de ceux attendus une évaluation plus fine des processus cognitifs est nécessaire. L'attrition élevée souligne la nécessité de stratégies pour améliorer l'engagement et le suivi à long terme dans les interventions numériques.

Limites

Taux d'attrition élevé au suivi (58 %), ce qui peut biaiser les résultats et limiter la généralisabilité. Adhésion mesurée par auto-évaluation uniquement, sans vérification objective de l'utilisation réelle des applications. La durée courte de l'intervention (4 semaines) peut être insuffisante pour observer des effets cliniques complets ou des changements dans les fonctions exécutives. Les participants présentant des symptômes légers à modérés uniquement les résultats ne s'appliquent pas aux troubles sévères. L'absence de groupe contrôle actif (autre type d'intervention non liée) limite la comparaison des effets spécifiques.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Association des espaces périvasculaires visibles en IRM avec le déclin cognitif longitudinal sur une décennieAssociation of MRI-Visible Perivascular Spaces With Longitudinal Cognitive Decline Over a Decade.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale a examiné l'association entre le volume des espaces périvasculaires (PVS) visibles en IRM au niveau des ganglions de la base et le déclin cognitif sur 11 ans chez 750 participants âgés sans AVC ni démence. Les résultats montrent qu'un volume élevé de PVS est associé indépendamment à un déclin plus rapide des fonctions exécutives et des compétences visuospatiales, après ajustement pour d'autres marqueurs de la maladie des petits vaisseaux. Ces données suggèrent que les PVS pourraient être un biomarqueur utile pour prédire le déclin cognitif lié au vieillissement.

Points clés

Un volume élevé de PVS dans les ganglions de la base est associé à un déclin cognitif longitudinal plus rapide sur 11 ans. L'association est indépendante des autres marqueurs de la maladie des petits vaisseaux cérébraux (hyperintensités de la substance blanche, lacunes, microhémorragies). Les domaines cognitifs touchés incluent principalement les fonctions exécutives et les compétences visuospatiales. Les PVS pourraient représenter un marqueur émergent spécifique du déclin cognitif lié au vieillissement.

Implications cliniques

Le volume des PVS en IRM pourrait être utilisé comme biomarqueur pour identifier les individus à risque de déclin cognitif. L'évaluation des PVS pourrait améliorer la compréhension des contributions vasculaires aux troubles cognitifs chez les personnes âgées. Ces résultats soulignent la nécessité de considérer les PVS comme une cible potentielle pour des interventions visant à préserver les fonctions cognitives.

Limites

La causalité ne peut être établie en raison du caractère observationnel de l'étude. Les PVS n'ont été mesurés qu'à l'inclusion, sans suivi longitudinal de leur évolution. L'échantillon est majoritairement blanc et issu d'un seul centre, ce qui limite la généralisation. D'autres facteurs confondants non mesurés pourraient influencer les résultats.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

La charge de tâche module les interactions réseau entre les zones fronto-pariétales bilatérales et le cervelet lors de la mémoire de travail verbaleTask load modulates network interactions between bilateral fronto-parietal and cerebellar areas during verbal working memory.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine comment la charge de la mémoire de travail verbale (MTV) module l'activation et le couplage fonctionnel dirigé entre six régions d'intérêt fronto-pariétales et cérébelleuses. Les résultats montrent qu'une charge élevée augmente l'activité dans les régions fronto-pariétales et le cervelet, réduit le couplage cérébello-cortical, et que le couplage fronto-pariétal gauche est lié à la performance. Ces effets sont reproductibles sur deux sessions.

Points clés

Une charge de tâche plus élevée augmente l'activité dans les régions fronto-pariétales et le cervelet. Les interactions fronto-pariétales sont bidirectionnelles et facilitatrices, augmentant avec la charge. Le couplage cérébello-cortical diminue lorsque la charge de la mémoire de travail augmente. Un couplage pariéto-frontal gauche plus fort avec la charge est associé à de meilleures performances. Les résultats sont cohérents sur deux sessions expérimentales distinctes.

Implications cliniques

Les mécanismes de couplage fronto-pariétal pourraient être une cible pour les interventions visant à améliorer la mémoire de travail dans les troubles neurodéveloppementaux. La réduction du couplage cérébello-cortical sous charge élevée suggère un rôle distinct du cervelet dans la gestion des ressources attentionnelles. Ces résultats peuvent informer les modèles de rééducation cognitive en neuropsychologie clinique. La fiabilité test-retest du paradigme soutient son utilisation potentielle comme outil d'évaluation longitudinale.

Limites

L'étude ne porte que sur six régions d'intérêt prédéfinies, limitant la généralisation à l'ensemble du réseau. La tâche utilisée (N-back verbal) peut ne pas capturer toute la complexité de la mémoire de travail écologique. Les analyses de couplage dirigé ne permettent pas d'établir une causalité définitive. L'échantillon n'est pas spécifié dans le résumé, ce qui limite l'évaluation de la représentativité.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Trouble cognitif lié au traitement du cancerCancer treatment-related cognitive impairment.

RevueNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Avec l'amélioration du diagnostic précoce et des thérapies, le nombre de survivants du cancer augmente. Les troubles cognitifs sont fréquents et impactent la qualité de vie. Jusqu'à 75% des patients présentent des déficits cognitifs, persistant chez 35% après traitement. Les domaines atteints incluent la mémoire, la vitesse de traitement et les fonctions exécutives. Cette revue résume les connaissances actuelles sur la nature, les mécanismes et les biomarqueurs de ces troubles.

Points clés

Les troubles cognitifs liés au cancer touchent jusqu'à 75% des patients selon les cohortes. Les déficits persistent chez 35% des patients plusieurs années après le traitement. Les domaines cognitifs les plus touchés sont la mémoire, la vitesse de traitement et les fonctions exécutives. Les causes sont multifactorielles, incluant facteurs liés au patient et au cancer. Les traitements impliqués comprennent chimiothérapie, hormonothérapie, thérapie ciblée et immunothérapie.

Implications cliniques

Les neuropsychologues doivent évaluer systématiquement les fonctions cognitives des patients atteints de cancer. Un suivi à long terme est nécessaire car les troubles peuvent persister. Les interventions de réadaptation cognitive pourraient être bénéfiques. Il est important d'identifier les patients à risque via des biomarqueurs.

Limites

La revue ne fournit pas de méta-analyse quantitative. Les études incluses peuvent présenter des hétérogénéités méthodologiques. Les mécanismes physiopathologiques ne sont pas encore complètement élucidés. Peu de données sur les interventions spécifiques.

Niveau de preuve

Revue

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Le BDNF est lié à l'activité du cortex préfrontal dans le contexte de l'exercice physiqueBDNF relates to prefrontal cortex activity in the context of physical exercise.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

L'exercice physique est connu pour améliorer la santé cérébrale et les fonctions cognitives, et augmenter le facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF). Cette étude a examiné la relation entre les changements induits par l'exercice dans le BDNF plasmatique (pBDNF) et sérique (sBDNF), et les indicateurs hémodynamiques de la fonction du cortex préfrontal chez des adultes sédentaires. Vingt-trois participants ont été randomisés dans un groupe d'intervention (programme de cyclisme de 12 semaines) ou un groupe témoin. Les résultats montrent que les participants du groupe d'exercice n'ont pas augmenté leurs niveaux de BDNF au repos, mais ont présenté une augmentation aiguë du sBDNF après l'exercice à 12 semaines, corrélée aux changements de V̇O2max. Des niveaux plus élevés de pBDNF et de sBDNF induits par l'exercice étaient associés à une diminution des valeurs CBSI dans le cortex préfrontal frontopolaire, dorsolatéral et orbitofrontal lors de tâches d'attention et d'inhibition, mais pas lors de tâches de mémoire. Cela suggère que l'amélioration de la condition physique peut augmenter la transcription du BDNF en réponse à des séances d'exercice aiguës, modulant ainsi la fonction neuronale lors de tâches exécutives.

Points clés

L'exercice aigu augmente le sBDNF après 12 semaines d'entraînement chez les sédentaires. Cette augmentation est corrélée à l'amélioration de la condition physique (V̇O2max). Des niveaux plus élevés de BDNF sont associés à une moindre activation du cortex préfrontal lors de tâches d'attention et d'inhibition. Aucun effet significatif n'a été trouvé sur les performances de mémoire. L'étude suggère un rôle du BDNF dans la modulation de la fonction exécutive post-exercice.

Implications cliniques

L'exercice physique pourrait être utilisé comme intervention pour moduler l'activité préfrontale chez les patients avec des troubles exécutifs. Les mesures de BDNF pourraient servir de biomarqueur de l'efficacité des programmes d'exercice sur la fonction cognitive. Les résultats soutiennent l'importance de l'exercice régulier pour la santé cérébrale, même en l'absence de changements au repos.

Limites

Petite taille d'échantillon (n=23) limitant la généralisation. Absence de mesure directe de la neuroplasticité ou de résultats cognitifs à long terme. L'étude ne distingue pas clairement les effets de l'exercice aigu vs chronique. Population exclusivement sédentaire, non représentative de tous les niveaux d'activité.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Disposition au changement : exploration des prédicteurs cliniques, cognitifs et neuronaux de l'efficacité du traitement après remédiation cognitive en réalité virtuelle dans les troubles de l'humeur et du spectre de la schizophrénieReadiness to change: Exploring clinical, cognitive and neural predictors of treatment efficacy following virtual reality-based cognitive remediation in mood and schizophrenia spectrum disorders.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les prédicteurs de réponse à la remédiation cognitive en réalité virtuelle (VR-CRT) chez 62 patients avec troubles de l'humeur ou spectre schizophrénique. Les résultats montrent qu'un écart cognition-QI élevé (meilleure performance cognitive que prédite par le QI) et une activation dorsale préfrontale (dPFC) plus forte prédisent une meilleure efficacité. La connectivité DAN-SAL prédit des améliorations à court terme. L'âge, le sexe, le diagnostic et les performances cognitives de base ne sont pas prédicteurs.

Points clés

L'écart cognition-QI préexistante prédit la réponse au traitement à court et long terme. L'activation du cortex préfrontal dorsal pendant une tâche de mémoire de travail est un prédicteur significatif. La connectivité entre les réseaux d'attention dorsale et de saillance prédit les améliorations immédiates mais pas à long terme. Les performances cognitives de base ne sont pas associées à la réponse au traitement.

Implications cliniques

Identifier les patients avec un écart cognition-QI élevé pourrait orienter vers la VR-CRT comme intervention efficace. L'activation dPFC pourrait être un biomarqueur de la préparation au changement cognitif. La VR-CRT semble bénéfique indépendamment de l'âge, sexe ou diagnostic spécifique.

Limites

Échantillon de taille modérée (N=62). Absence de groupe contrôle actif pour la VR-CRT. Mesures subjectives de cognition non prédictives, ce qui limite la généralisation de l'auto-évaluation. Ne distingue pas les effets par sous-type de trouble (humeur vs schizophrénie) de manière approfondie.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Effects of executive function training on balance and auditory-cognitive dual-task performance in adults with and without hearing loss.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Contexte : La multitâche, comme écouter tout en maintenant l'équilibre, repose sur des processus intégrés des systèmes sensoriels, cognitifs et moteurs, qui déclinent souvent avec l'âge. La perte auditive est associée à un risque accru de chutes et de déclin cognitif. L'entraînement des fonctions exécutives (EF) pourrait améliorer l'équilibre, notamment chez les personnes âgées souffrant de perte auditive. Objectif : Évaluer l'impact d'un programme d'entraînement aux fonctions exécutives sur les performances d'équilibre et de multitâche auditif-cognitif chez des adultes avec et sans perte auditive. Méthode : Étude randomisée contrôlée incluant 65 participants répartis en trois groupes (adultes moyens âgés avec audition normale, personnes âgées avec audition normale, personnes âgées avec perte auditive utilisant des aides auditives). Les participants ont été affectés à un groupe d'entraînement aux EF ou à un groupe témoin. Les mesures principales comprenaient le temps de réaction auditif et les paramètres posturaux (longueur du trajet du centre de pression) en conditions mono- et multitâche. Résultats : L'entraînement aux EF a amélioré les performances cognitives chez tous les groupes. Cependant, les bénéfices sur l'équilibre étaient observés uniquement chez les personnes âgées avec une meilleure audition. Les participants avec une audition plus altérée n'ont pas bénéficié de l'entraînement. En revanche, les personnes âgées présentant à la fois une perte auditive sévère et une cognition altérée ont montré les plus grands progrès dans les tâches auditives-cognitives. Intérêt clinique : L'entraînement aux fonctions exécutives pourrait renforcer à la fois l'équilibre et la cognition chez les personnes âgées, mais son efficacité sur l'équilibre semble limitée par une perte auditive sévère. Cela souligne l'importance d'intervenir précocement pour prévenir les déclins associés. Limites : Les bénéfices varient selon l'âge, les seuils auditifs et les capacités cognitives initiales. La taille d'échantillon et la généralisation des résultats à d'autres populations restent à explorer.

Points clés

L'entraînement aux fonctions exécutives améliore la cognition chez tous les groupes d'âge. Les bénéfices sur l'équilibre sont limités aux personnes âgées avec une audition préservée. Les personnes âgées avec perte auditive sévère et cognition altérée bénéficient davantage des tâches auditives-cognitives. L'intervention précoce est cruciale pour atténuer les risques liés à la perte auditive et au déclin cognitif.

Implications cliniques

Intégrer des programmes d'entraînement cognitif dans les soins des personnes âgées, notamment celles avec perte auditive. Surveiller les interactions entre perte auditive et fonctions exécutives pour adapter les interventions. Privilégier les approches multidisciplinaires combinant réhabilitation auditive et entraînement cognitif.

Limites

Les résultats varient selon les profils auditifs et cognitifs initiaux. La généralisation des résultats à des populations plus larges reste à valider. L'efficacité sur l'équilibre est limitée chez les personnes avec perte auditive sévère.

Niveau de preuve

Modéré