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Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Analyse intégrée des profils nutritionnels et de la protéomique sur taches de sang séché révèle des profils associés au trouble du spectre autistiqueIntegrated analysis of nutrition profiles and dried blood spot proteomics reveals patterns associated with autism spectrum disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine si les profils nutritionnels dérivés du comportement alimentaire et l'analyse protéomique de taches de sang séché (DBS) peuvent identifier des profils associés au trouble du spectre autistique (TSA). Vingt-neuf enfants avec TSA (âge moyen 56,0 mois) et 27 enfants témoins (60,6 mois) ont participé. Les apports alimentaires ont été évalués par des relevés de 3 jours, et des échantillons sanguins collectés sur DBS. Une analyse discriminante par moindres carrés partiels (PLS-DA) a été appliquée aux données alimentaires, nutritionnelles et protéomiques, avec estimation de la précision équilibrée par validation croisée. Des marqueurs candidats (18 nutritionnels, 10 protéomiques) ont été sélectionnés via les scores VIP. Les protéines étaient enrichies dans les voies du système nerveux. Des analyses de corrélation ont révélé des relations tripartites entre marqueurs nutritionnels, protéomiques et mesures cliniques (CARS, ABC, SRS, QI, Vineland), incluant une relation S100A6-(apport oméga-6 ou viande)-mesures cliniques et une relation ALDH18A1-apport noix/graines-mesures cliniques. Des combinaisons spécifiques de profils nutritionnels et de signatures protéomiques étaient associées à la sévérité des symptômes et aux résultats fonctionnels chez les enfants avec TSA.

Points clés

29 enfants avec TSA et 27 contrôles ont participé à l'étude (âge moyen ~4-5 ans). Les profils nutritionnels (relevés alimentaires de 3 jours) et protéomiques (DBS) ont été analysés par PLS-DA. 18 marqueurs nutritionnels candidats et 10 marqueurs protéomiques ont été priorisés. Les protéines candidates étaient significativement enrichies dans les voies du système nerveux. Des relations tripartites ont été identifiées, notamment S100A6 - apport en oméga-6 ou viande - mesures cliniques, et ALDH18A1 - apport en noix/graines - mesures cliniques. Ces combinaisons étaient associées à la sévérité des symptômes et aux résultats fonctionnels.

Implications cliniques

L'identification de marqueurs nutritionnels et protéomiques pourrait améliorer le diagnostic et le suivi du TSA. Les relations tripartites suggèrent que des interventions alimentaires ciblées (ex. moduler l'apport en oméga-6 ou en noix/graines) pourraient influencer les profils protéomiques et les symptômes cliniques. L'utilisation de DBS faciliterait la collecte de biomarqueurs en routine clinique, notamment chez les jeunes enfants. Ces résultats ouvrent la voie à des stratégies de médecine personnalisée intégrant nutrition et protéomique dans la prise en charge du TSA.

Limites

Échantillon de taille modeste (29 TSA, 27 contrôles), ce qui limite la généralisabilité. Étude transversale ne permettant pas d'établir des relations causales entre nutrition, protéomique et clinique. Les auteurs soulignent la nécessité d'études futures pour élucider ces interrelations. Les mesures alimentaires reposent sur des relevés parentaux, sujets à des biais de déclaration. Âge restreint (4-5 ans) les résultats pourraient ne pas s'appliquer aux autres tranches d'âge.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Élargissement du spectre électroclinique des troubles liés à TANC2 : syndrome de Lennox-Gastaut et phénotypes épileptiques développementaux associésExpanding the electroclinical spectrum of TANC2-related disorders: Lennox-Gastaut syndrome and related developmental epileptic phenotypes.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude décrit trois patients porteurs de variants tronquants du gène TANC2, identifiés par séquençage d'exome trios au sein du réseau européen NETRE. Le premier patient remplissait les critères du syndrome de Lennox-Gastaut (LGS), avec une résistance précoce aux traitements suivie d'une récupération cognitive partielle et d'un contrôle durable des crises sous felbamate en monothérapie. Le second présentait un trouble du spectre autistique et plusieurs types de crises (focales, absences atypiques, toniques) avec une rémission prolongée et un fonctionnement intellectuel limite. Le troisième avait des crises polymorphes pharmacorésistantes précoces avec des décharges épileptiformes bifrontales persistantes et un trouble du développement sévère, de phénotype apparenté au LGS, avec un contrôle des crises sous polythérapie limitée. Ces résultats élargissent le spectre électroclinique des troubles liés à TANC2, soutenant un continuum allant de l'épilepsie associée à un trouble du neurodéveloppement à l'encéphalopathie épileptique développementale, incluant le LGS chez certains patients.

Points clés

Les variants tronquants de TANC2 sont associés à un continuum de troubles allant de l'épilepsie avec trouble du neurodéveloppement aux encéphalopathies épileptiques développementales, y compris le syndrome de Lennox-Gastaut. Trois nouveaux patients porteurs de variants délétères de TANC2 sont rapportés, présentant des types de crises et des devenirs développementaux variables. Un contrôle des crises a été obtenu chez certains patients, suggérant un pronostic potentiellement plus favorable que précédemment pensé. Le felbamate en monothérapie a montré une efficacité chez un patient avec LGS.

Implications cliniques

Le dépistage génétique de TANC2 devrait être envisagé chez les patients présentant un trouble du neurodéveloppement inexpliqué et une épilepsie, surtout avec des caractéristiques de LGS. Une identification précoce pourrait permettre un traitement personnalisé, comme l'utilisation de felbamate chez les patients avec LGS lié à TANC2. Le pronostic épileptique n'est pas uniformément sombre certains patients peuvent atteindre une rémission des crises.

Limites

Petite taille de l'échantillon, limitée à trois patients. Données rétrospectives sans protocoles standardisés de collecte. Absence d'études fonctionnelles pour confirmer la pathogénicité des variants.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

L'inflammation carotidienne en TEP-FDG est associée à une performance cognitive inférieure chez les personnes vivant avec le VIH traitéCarotid inflammation on FDG-PET is associated with lower cognitive performance in people with treated HIV infection.

ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Dans cette étude transversale portant sur 47 adultes vivant avec le VIH (âge ≥40 ans, charge virale indétectable, risque cardiovasculaire modéré à élevé), l'inflammation carotidienne mesurée par TEP-FDG était corrélée indépendamment à une cognition globale plus faible (r = -0,405). L'apprentissage automatique a montré que l'inflammation carotidienne seule prédisait la fonction cognitive avec une probabilité de 68% de se situer dans un écart-type de la valeur réelle. L'ajout de toutes les variables a amélioré la précision à 85%, l'inflammation carotidienne restant le prédicteur cardiométabolique le plus important.

Points clés

L'inflammation carotidienne en TEP-FDG est indépendamment corrélée à une cognition globale plus faible chez les personnes vivant avec le VIH traité. L'analyse par apprentissage automatique montre que l'inflammation carotidienne prédit la fonction cognitive avec une probabilité de 68% dans un écart-type de la valeur réelle. L'inflammation carotidienne est le prédicteur cardiométabolique le plus important de la cognition, surpassant les facteurs de risque traditionnels.

Implications cliniques

La mesure de l'inflammation carotidienne par TEP-FDG pourrait servir de marqueur de risque clinique pour le déclin cognitif chez les patients VIH. La détection précoce de l'inflammation artérielle pourrait guider des interventions visant à préserver la fonction cognitive. L'intégration du suivi vasculaire et cognitif dans la prise en charge du VIH est suggérée, l'inflammation carotidienne apportant une information prédictive unique.

Limites

Le design transversal ne permet pas d'établir de causalité. La petite taille de l'échantillon (n=47) limite la généralisabilité. Étude monocentrique ne représentant pas des populations diverses.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Starmate : un assistant IA léger pour les aidants de personnes autistes, développé et évalué selon un cadre mixte centré sur l'utilisateurStarmate: A Lightweight AI Assistant for Autism Caregivers Developed and Evaluated Through a User-Centered Mixed-Methods Framework.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

L'assistant IA Starmate, basé sur un modèle de 1,5 milliard de paramètres, a été développé pour fournir des conseils personnalisés et empathiques aux aidants de personnes avec trouble du spectre autistique (TSA). À partir d'entretiens et d'une enquête Kano, les besoins prioritaires des aidants ont été identifiés, notamment des conseils pratiques. L'architecture modulaire intègre l'analyse de sentiment, un graphe de connaissances expert validé, et un modèle Qwen2.5-1.5B affiné. Comparé à des LLM commerciaux, Starmate a obtenu de meilleurs scores en empathie, conseils pratiques et clarté logique. Ces résultats démontrent la faisabilité technique d'un LLM léger, respectueux de la vie privée et spécialisé, ouvrant la voie à des tests en conditions réelles.

Points clés

Starmate est un assistant IA spécialisé pour les aidants de personnes TSA, développé via une approche centrée utilisateur. Les besoins clés identifiés incluent des conseils pratiques, de l'empathie et une clarté logique. Le système utilise un modèle affiné de 1,5 milliard de paramètres, un graphe de connaissances et une analyse de sentiment. Lors d'une comparaison en aveugle, Starmate a surperformé plusieurs LLM commerciaux sur des métriques d'empathie et de conseils pratiques. L'étude montre qu'un LLM léger peut fournir des réponses précises, empathiques et actionnables dans un cadre de test. Les prochaines étapes incluent des tests d'utilisabilité et cliniques en contexte réel.

Implications cliniques

Starmate pourrait améliorer l'accès des aidants à des conseils fiables et personnalisés, réduisant leur stress et charge mentale. L'intégration d'une IA empathique et spécialisée pourrait compléter le suivi clinique en offrant un soutien 24/7 aux familles. Cet outil pourrait aider les cliniciens en fournissant des informations validées aux aidants, favorisant une meilleure adhésion aux recommandations. La conception centrée sur l'utilisateur garantit que les réponses répondent aux besoins réels des aidants, augmentant la pertinence clinique.

Limites

L'étude n'a pas encore testé Starmate en conditions réelles d'utilisation par les aidants, limitant la généralisabilité des résultats. La comparaison avec les LLM commerciaux s'est faite sur un jeu de scénarios prédéfinis, non représentatif de toute la diversité des situations. Le modèle de 1,5 milliard de paramètres, bien que léger, peut ne pas capturer toute la nuance de questions complexes. Les évaluations sont basées sur des métriques automatiques et des jugements d'experts, sans mesure de l'impact clinique réel sur les aidants ou les personnes TSA. L'article ne détaille pas les biais potentiels des données d'entraînement ni la gestion des cas limites.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

L'interaction entre l'inférence de la théorie de l'esprit et l'attention visuelle dans la compréhension narrative chez les enfants autistes d'âge préscolaireThe interplay between Theory of Mind inferencing and visual attention in narrative comprehension in autistic preschoolers.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a utilisé un paradigme de eye tracking avec tâche de compréhension narrative chez 36 enfants autistes d'âge préscolaire et 36 enfants non autistes appariés. Les enfants autistes ont moins bien répondu aux questions sur les objectifs et les cognitions de la théorie de l'esprit. Les patterns de regards différaient entre les groupes : en essais corrects, les enfants autistes fixaient plus longtemps les personnages, indiquant un effort accru pour saisir les points de vue. En essais incorrects, un biais d'attention vers les objets était observé chez les autistes. Les résultats soulignent l'importance des techniques de eye tracking narratif pour étudier les compétences sociocognitives des enfants autistes.

Points clés

Difficultés des enfants autistes dans les inférences de théorie de l'esprit en compréhension narrative Utilisation du eye tracking visuel mondial pour examiner les mécanismes moment-par-moment En essais corrects, les enfants autistes fixent davantage les personnages que les non autistes En essais incorrects, biais d'attention vers les objets chez les autistes Les enfants autistes répondent moins précisément aux questions sur les objectifs et les cognitions Les patterns de regard distincts selon la précision des réponses indiquent des processus compensatoires

Implications cliniques

Possibilité d'utiliser le eye tracking comme outil d'évaluation des compétences de théorie de l'esprit chez les enfants autistes Les interventions pourraient cibler l'attention visuelle pour améliorer la compréhension narrative et sociale Nécessité de prendre en compte l'effort accru lors des inférences sociales chez les autistes Les stratégies de compensation attentionnelle pourraient être exploitées en rééducation

Limites

Étude uniquement sur des enfants d'âge préscolaire, généralisation limitée Tâche de compréhension narrative avec questions, possible biais de réponse Échantillon de 36 par groupe, taille modérée Abstract uniquement, pas de détails sur les stimuli Les résultats sont corrélationnels, ne permettent pas d'établir un lien causal

Niveau de preuve

Modéré

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Syndrome de Tourette et accès de colère - une étude longitudinale et transversaleTourette syndrome and rage attacks - a longitudinal and cross-sectional study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale examine la corrélation entre la sévérité des tics et les comorbidités (TDAH, TOC) et la présence d'accès de colère chez 314 patients atteints du syndrome de Tourette (âge 5-19 ans) à l'inclusion et après 6 ans. Les résultats montrent que les patients avec TS présentent significativement plus d'accès de colère que les témoins, et que la sévérité des compulsions et du TDAH est corrélée à la présence de ces accès. Un dépistage des accès de colère est recommandé, surtout en présence de comorbidités TDAH/TOC.

Points clés

Les patients atteints du syndrome de Tourette présentent significativement plus d'accès de colère que les sujets contrôles, à la fois à l'inclusion et au suivi à 6 ans. La sévérité des compulsions et les scores élevés de TDAH à l'inclusion sont associés à la présence d'accès de colère au même moment, mais cette différence n'est plus significative au suivi. Des scores élevés de TDAH en début de vie sont corrélés à la présence d'accès de colère à l'adolescence, suggérant un facteur prédictif précoce. La sévérité des tics est plus importante chez les patients avec accès de colère aux deux moments de mesure, mais elle est moindre chez ceux qui développent des accès de colère entre les deux évaluations. Il est recommandé de dépister systématiquement les accès de colère chez les patients avec syndrome de Tourette, en particulier ceux présentant un TDAH ou un TOC comorbide.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient inclure un dépistage des accès de colère dans l'évaluation systématique des patients avec syndrome de Tourette, en raison de leur impact sur la qualité de vie. La présence de comorbidités comme le TDAH et le TOC augmente le risque d'accès de colère, justifiant une attention particulière dans ces sous-groupes. Des scores élevés de TDAH chez l'enfant peuvent prédire l'apparition d'accès de colère à l'adolescence, permettant une intervention précoce. La gestion des accès de colère pourrait nécessiter une approche intégrée ciblant à la fois les tics, le TDAH et le TOC.

Limites

L'étude présente un taux d'attrition notable (seulement 227 des 314 patients revus à 6 ans), ce qui peut limiter la généralisabilité des résultats. L'accès limité au texte intégral ne permet pas de vérifier la méthodologie détaillée et les analyses statistiques complètes. La nature observationnelle de l'étude ne permet pas d'établir un lien de causalité entre les comorbidités et les accès de colère.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Paradigme start-stop dans l'apprentissage moteur : vulnérabilité accrue lors de la reprise de la tâche dans le TDAHStart-stop paradigm in motor learning: Higher vulnerability at task resumption in ADHD.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les vulnérabilités motrices aux points de transition (initiation, continuation, reprise après pause) chez des enfants de 9-10 ans avec TDAH (n=48) et avec développement typique (n=48) via un paradigme de lancer de fléchettes. Les résultats montrent une instabilité accrue des performances chez les enfants TDAH, avec des dépendances séquentielles plus nombreuses et un effet 'reverse hot hand' plus marqué lors de la reprise après pause. Les déficits d'attention, de mémoire de travail et de recalibrage moteur expliqueraient ces difficultés. Les interventions motrices devraient cibler spécifiquement les transitions.

Points clés

Les enfants avec TDAH présentent une instabilité motrice plus importante lors des transitions entre essais. Un effet 'reverse hot hand' (baisse de performance après une pause) est observé dans les deux groupes, mais il est plus marqué dans le groupe TDAH. La reprise de la tâche après un arrêt constitue un moment critique de vulnérabilité motrice chez les enfants avec TDAH. Les déficits sous-jacents incluent l'attention, la mémoire de travail et le recalibrage des paramètres moteurs. Les interventions devraient se concentrer sur la stabilisation des performances aux transitions plutôt que sur le volume global de pratique.

Implications cliniques

Les programmes de rééducation motrice pour les enfants TDAH devraient inclure des exercices spécifiques de transition entre tâches ou après des pauses. Il est recommandé d'évaluer la motricité des enfants TDAH non seulement en continu mais aussi lors des reprises d'activité. Les stratégies d'intervention pourraient intégrer des indices attentionnels ou des routines avant la reprise d'une tâche motrice.

Limites

Échantillon limité à des enfants de 9-10 ans, ne permettant pas la généralisation à d'autres âges. Tâche unique de lancer de fléchettes, ce qui limite la généralisation à d'autres types d'apprentissage moteur. Étude transversale ne permettant pas d'établir un lien de causalité entre les déficits attentionnels et l'instabilité motrice. Absence de données sur les traitements médicamenteux ou comportementaux des participants TDAH qui pourraient influencer les résultats.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Reconnaissance de l'intention de mouvement et contrôle d'impédance adaptatif basé sur DDPG pour un exosquelette robotique des membres supérieursMotion Intention Recognition and DDPG-Based Adaptive Impedance Control for a Robotic Upper-Limb Exoskeleton.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet article présente un exosquelette robotique de rééducation des membres supérieurs destiné aux personnes présentant des troubles moteurs en phase de rééducation moyenne à tardive. L'exosquelette possède une architecture mécanique métamorphique capable de basculer entre quatre configurations : abduction/adduction de l'épaule, flexion/extension de l'épaule, flexion/extension du coude et pronation/supination de l'avant-bras. Un classifieur SVM optimisé par un optimiseur de cycle de vie des termites (TLCO-SVM) reconnaît la configuration métamorphique, et un réseau LSTM optimisé par TLCO (TLCO-LSTM) prédit la trajectoire articulaire souhaitée. Un contrôleur d'impédance adaptatif basé sur l'algorithme DDPG génère des couple d'assistance. Les expériences montrent une précision de classification de 98,10 % et des erreurs quadratiques moyennes de prédiction de trajectoire comprises entre 2,41° et 5,19°.

Points clés

L'exosquelette robotique dispose de quatre configurations métamorphiques adaptées aux articulations de l'épaule et du coude. Un classifieur TLCO-SVM atteint une précision de 98,10 % pour la reconnaissance de la configuration souhaitée. Un réseau TLCO-LSTM prédit les trajectoires articulaires avec des erreurs inférieures à 5,19°. Le contrôleur d'impédance adaptatif basé sur DDPG génère des couples d'assistance avec une erreur de suivi inférieure à 0,35 Nm.

Implications cliniques

Ce système pourrait améliorer la rééducation motrice des membres supérieurs chez les patients en phase tardive de réadaptation. L'assistance adaptative en fonction de l'intention de mouvement pourrait favoriser la plasticité neuronale et la récupération fonctionnelle. L'architecture métamorphique permet une prise en charge personnalisée des mouvements articulaires spécifiques.

Limites

L'étude ne rapporte pas de tests sur des patients réels, seulement des expériences en laboratoire. Le système n'aborde pas l'évaluation clinique de l'efficacité rééducative. La complexité du contrôleur DDPG peut limiter sa mise en œuvre clinique en raison des besoins en calcul et en calibration.

Niveau de preuve

Modéré

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Capacités de régulation comportementale chez les enfants atteints du syndrome de Prader-Willi et leur impact sur la vie quotidienne : à la croisée du développement cognitif et émotionnelBehavior Regulation Abilities in Children With Prader-Willi Syndrome and Their Impact on Daily Life: At the Crossroads of Cognitive and Emotional Development.

ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les capacités de régulation émotionnelle, cognitive et comportementale chez 25 enfants atteints du syndrome de Prader-Willi (SPW) âgés de 9 à 15 ans, comparés à un groupe témoin apparié. Les résultats montrent des déficits marqués dans les compétences cognitives et exécutives, ainsi que des problèmes affectifs chez les enfants SPW. Des analyses de clusters révèlent trois sous-groupes : l'un avec des déficits cognitifs et exécutifs prédominants, un second avec des problèmes affectifs élevés, et un troisième avec des compétences relativement préservées. Ces sous-groupes ne diffèrent pas en termes d'impact familial, suggérant une variabilité des troubles comportementaux sous-tendue par des mécanismes de régulation cognitive et émotionnelle.

Points clés

Les enfants avec SPW présentent des déficits cognitifs et exécutifs marqués ainsi que des problèmes affectifs par rapport aux contrôles. Trois sous-groupes distincts émergent : un avec déficits cognitifs, un avec problèmes affectifs, un avec compétences préservées. Les corrélations inter-tâches sont plus fortes dans le groupe SPW, indiquant une interdépendance accrue des déficits. L'impact familial ne diffère pas entre les sous-groupes, malgré des profils variés.

Implications cliniques

L'évaluation clinique des enfants avec SPW devrait inclure à la fois les aspects cognitifs, exécutifs et émotionnels pour mieux cibler les interventions. La variabilité inter-individuelle suggère la nécessité d'approches personnalisées, avec des traitements adaptés aux profils spécifiques. Les mécanismes de régulation cognitive et émotionnelle pourraient être des cibles thérapeutiques clés pour améliorer le comportement et la qualité de vie.

Limites

Taille d'échantillon modeste (25 enfants SPW), limitant la généralisation des résultats. Étude transversale ne permettant pas d'inférer des relations causales entre régulation cognitive/émotionnelle et comportement. Absence de données longitudinales sur l'évolution des profils au cours du développement.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Évaluation du camouflage à l'adolescence : validation psychométrique du questionnaire allemand des traits autistiques de camouflage (CAT-Q/DE)Assessing Camouflaging in Adolescence: Psychometric Evaluation of the German Camouflaging Autistic Traits Questionnaire (CAT-Q/DE).

ModéréNiveau de preuveJournal of Autism and Developmental DisordersSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude valide le Camouflaging Autistic Traits Questionnaire (CAT-Q) en allemand (CAT-Q/DE) auprès de 164 adolescents autistes et 482 non autistes. La structure à trois facteurs est confirmée, avec une invariance de mesure pour le sexe et l'âge. Les scores sont plus élevés chez les autistes et liés à l'anxiété, la dépression et le stress. La fiabilité test-retest et l'accord entre évaluateurs sont satisfaisants. Le CAT-Q/DE est un outil fiable pour mesurer le camouflage chez les adolescents germanophones.

Points clés

Le CAT-Q/DE présente une structure factorielle confirmée et une invariance de mesure selon le sexe et l'âge. Les adolescents autistes obtiennent des scores de camouflage plus élevés que les non autistes, avec des différences de genre. Des associations modérées à fortes sont observées entre le camouflage et l'anxiété, la dépression et le stress.

Implications cliniques

Le CAT-Q/DE permet d'évaluer le camouflage chez les adolescents autistes germanophones, outil utile en clinique pour comprendre les stratégies de compensation. Les liens entre camouflage et santé mentale soulignent l'importance d'identifier ces comportements pour adapter les interventions psychologiques.

Limites

Échantillon limité à une seule culture germanophone, nécessitant une validation transculturelle. La fiabilité test-retest modérée dans le groupe non autiste limite la stabilité temporelle de l'outil dans cette population.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

La sténose artérielle intracrânienne préexistante prédit indépendamment l'ischémie cérébrale retardée après hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismalePre-existing intracranial arterial stenosis independently predicts delayed cerebral ischemia after aneurysmal subarachnoid hemorrhage.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude rétrospective menée chez 440 patients ayant survécu au moins 48 heures après une hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale (aSAH) montre que la sténose artérielle intracrânienne (ICAD) préexistante (≥25 % du diamètre luminal) est un prédicteur indépendant de l'ischémie cérébrale retardée (DCI), avec un odds ratio ajusté de 3,556 (IC 95 % : 1,90-6,65, p < 0,001). La calcification artérielle n'est pas associée significativement à la DCI. Le vasospasme est corrélé à la DCI et plus fréquent en présence de sténose. Ces résultats suggèrent que l'intégrité cérébrovasculaire de base influence la vulnérabilité ischémique après hémorragie.

Points clés

L'ischémie cérébrale retardée (DCI) est une complication majeure après hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale (aSAH). La sténose artérielle intracrânienne (ICAD) préexistante (≥25 % du diamètre luminal) est un prédicteur indépendant de DCI (aOR : 3,556). La calcification artérielle n'est pas significativement associée à la DCI. Le vasospasme est fortement corrélé à la DCI et plus fréquent en présence de sténose. L'intégrité cérébrovasculaire de base influence la vulnérabilité ischémique après hémorragie.

Implications cliniques

L'évaluation de la sténose intracrânienne préexistante à l'admission pourrait améliorer la stratification du risque de DCI. Les patients avec sténose pourraient bénéficier d'une surveillance plus étroite et de stratégies préventives ciblées. La prise en compte de l'ICAD pourrait affiner les modèles prédictifs actuels de DCI.

Limites

Étude monocentrique et rétrospective, ce qui limite la généralisation des résultats. La dichotomisation de l'ICAD (présence vs absence) et le seuil de 25 % de sténose peuvent être arbitraires. Absence d'ajustement pour certains facteurs confondants potentiels comme l'athérosclérose systémique.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

L'impact des pères et des modèles masculins sur le rétablissement et la résilience chez les victimes pédiatriques de traumatismes violentsThe impact of fathers and male role models on recovery and resilience in pediatric victims of violent trauma.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cohorte rétrospective menée dans un centre de traumatologie pédiatrique de niveau I évalue l'influence de la présence d'un père ou d'un soignant masculin sur la récupération d'enfants victimes de blessures violentes (blessures par arme à feu, agressions, coups de couteau). Sur 227 patients, seuls 14 % avaient un père présent et 16 % un soignant masculin. Les enfants avec un père ont montré des scores de résilience plus élevés, une meilleure acceptation du soutien émotionnel, une plus grande pratique de la prière/méditation, et un taux de scolarisation post-programme plus élevé (100 % vs 82 %). Ces résultats soulignent le rôle protecteur potentiel des figures masculines dans le rétablissement après un traumatisme violent.

Points clés

Seuls 14 % des enfants victimes de traumatismes violents vivaient avec leur père et 16 % avec un soignant masculin quelconque. La présence d'un soignant masculin était associée à de meilleurs scores de résilience (COPE) et à une plus grande acceptation du soutien émotionnel. Les enfants avec un père présentaient un taux de scolarisation post-programme significativement plus élevé (100 % vs 82 %) et moins de démêlés judiciaires. La majorité des ménages (89 %) étaient dirigés par une mère, soulignant un déséquilibre dans la prise en charge des soins. Aucune différence significative n'a été observée dans les déterminants sociaux de base ou les problèmes de sécurité post-sortie entre les groupes.

Implications cliniques

Les programmes d'intervention après traumatisme violent devraient intégrer des stratégies visant à impliquer les pères ou les soignants masculins dans le processus de rétablissement. Les cliniciens doivent évaluer systématiquement la composition du foyer et identifier les figures masculines pouvant jouer un rôle de soutien. Le renforcement des compétences de coping et de résilience chez les enfants pourrait être amélioré en encourageant la participation des hommes dans les soins post-traumatiques. Les résultats plaident pour le développement de modèles de soins intégrés incluant les pères dans les interventions de prévention de la récidive violente.

Limites

L'étude est rétrospective et non randomisée, avec un faible effectif de patients ayant un père présent, ce qui limite la puissance statistique. La présence d'un père ou soignant masculin a été mesurée uniquement de manière binaire sans évaluer la qualité de la relation ou l'engagement réel. Les données proviennent d'un seul centre de traumatologie, ce qui peut limiter la généralisation à d'autres contextes géographiques ou socio-économiques. Le suivi n'a été effectué que sur 6 à 12 mois, ne permettant pas d'observer les effets à long terme sur la résilience et la réinsertion.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

De la douleur au préjudice : comment les types de maltraitance infantile façonnent les trajectoires d’automutilation non suicidaire à travers l’évolution des symptômes dépressifs et de la victimisation par les pairs.From hurt to harm: how types of childhood maltreatment shape the trajectories of non-suicidal self-injury through developments in depressive symptoms and peer victimization.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale examine comment différents types de maltraitance infantile (abus émotionnel, négligence émotionnelle, abus physique, négligence physique) influencent les trajectoires d'automutilation non suicidaire (NSSI) chez 3 228 adolescents chinois suivis sur trois vagues. En utilisant des modèles de courbe de croissance latente, elle montre que l'abus émotionnel, la négligence émotionnelle et l'abus physique prédisent un niveau initial plus élevé de NSSI, tandis que l'abus émotionnel est associé à une augmentation moins rapide. Les symptômes dépressifs et la victimisation par les pairs agissent comme médiateurs, avec des différences de genre notables : certains effets indirects sont présents uniquement chez les garçons. Ces résultats soulignent la nécessité d'interventions personnalisées selon le type de maltraitance et les mécanismes sous-jacents.

Points clés

L'abus émotionnel, la négligence émotionnelle et l'abus physique prédisent un niveau initial plus élevé d'automutilation non suicidaire (NSSI) chez les adolescents. Un abus émotionnel plus élevé est associé à une augmentation moins rapide de la NSSI au fil du temps. Les symptômes dépressifs et la victimisation par les pairs médiatisent partiellement l'effet de certains types de maltraitance sur la NSSI. Des différences de genre existent : les effets médiateurs sont plus prononcés chez les garçons pour certaines voies, notamment pour l'abus physique et la négligence physique. L'étude utilise un modèle de courbe de croissance latente avec trois vagues de données longitudinales pour tester les trajectoires.

Implications cliniques

Les interventions pour les adolescents victimes de maltraitance devraient cibler spécifiquement le type de maltraitance subie, en particulier l'abus émotionnel qui semble central. La réduction des symptômes dépressifs et de la victimisation par les pairs pourrait atténuer le risque de NSSI chez les adolescents exposés à la maltraitance. Les garçons et les filles peuvent nécessiter des stratégies différentes : par exemple, chez les garçons victimes de négligence physique, la victimisation par les pairs est une cible clé. Un dépistage précoce des maltraitances émotionnelles est crucial pour prévenir l'initiation de la NSSI. Les cliniciens devraient évaluer à la fois les symptômes dépressifs et les expériences de victimisation par les pairs dans le suivi des adolescents maltraités.

Limites

L'échantillon est exclusivement chinois, ce qui limite la généralisabilité à d'autres cultures ou contextes. Les données sont basées sur l'auto-évaluation, avec un risque de biais de mémoire et de désirabilité sociale. Seuls trois points temporels ont été mesurés, ce qui peut ne pas capturer la complexité des trajectoires à long terme. Les types de maltraitance ont été mesurés rétrospectivement, ce qui peut introduire un biais de rappel. L'étude n'a pas contrôlé certains facteurs confondants potentiels comme les antécédents familiaux de psychopathologie ou les troubles psychiatriques comorbides.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

L'impact de la pandémie de COVID-19 sur les admissions dans une unité d'hospitalisation psychiatrique pour adolescentsThe impact of the COVID-19 pandemic on admissions to an adolescent inpatient psychiatric unit.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare les caractéristiques sociodémographiques, diagnostiques et cliniques des adolescents admis dans une unité psychiatrique de Melbourne avant (mars-décembre 2019) et pendant (mars-décembre 2020) la pandémie de COVID-19. Sur 963 admissions, le volume a augmenté de 17 % sans aggravation de la sévérité symptomatique globale. Les diagnostics de trouble de la personnalité et de trouble du spectre autistique ont augmenté, de même que l'utilisation de contention physique et les symptômes d'hyperactivité, de psychose et de plaintes somatiques. La consommation de substances a diminué. Les admissions d'adolescents autochtones ont diminué. Les tailles d'effet étaient petites.

Points clés

Le volume des admissions a augmenté de 17 % pendant la pandémie, sans augmentation de la sévérité symptomatique globale. Les diagnostics de trouble du spectre autistique et de trouble de la personnalité ont significativement augmenté. L'utilisation de contention physique et les symptômes d'hyperactivité, de psychose et de plaintes somatiques ont augmenté. La consommation de substances a diminué de façon significative. Les admissions d'adolescents autochtones ont diminué, suggérant un possible éloignement des soins ou un meilleur soutien communautaire.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être attentifs à l'augmentation des présentations de TSA et de troubles de la personnalité chez les adolescents en période de crise sanitaire. La stabilité de la sévérité symptomatique malgré l'augmentation des admissions peut indiquer une plus grande détresse interne face aux perturbations sociales. La diminution des admissions d'adolescents autochtones soulève des questions d'équité d'accès aux soins pendant la pandémie. L'augmentation du recours à la contention physique justifie une réflexion sur les alternatives thérapeutiques en contexte de crise.

Limites

Les tailles d'effet sont petites, limitant la portée clinique des résultats. Étude monocentrique rétrospective, limitant la généralisabilité. Absence de données sur les facteurs confondants comme les changements dans les critères d'admission ou les services ambulatoires. La période pandémique courte (10 mois) ne permet pas d'évaluer les effets à long terme.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Relation entre la gratitude et la santé mentale chez les étudiants sourds et malentendantsRelationship between gratitude and mental health in deaf and hard-of-hearing students.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine le rôle médiateur de l'équilibre affectif et de l'estime de soi dans la relation entre la gratitude et la santé mentale chez 102 adolescents sourds et malentendants chinois (moyenne d'âge 17,8 ans). Les résultats indiquent que la gratitude est positivement associée à la santé mentale via un meilleur équilibre affectif, suggérant l'importance d'interventions ciblant la gratitude dans les contextes éducatifs spécialisés.

Points clés

La gratitude est un facteur protecteur de la santé mentale chez les étudiants en situation de handicap, mais son rôle chez les adolescents sourds et malentendants chinois était peu exploré. Un échantillon de 102 élèves de la 7e à la 12e année dans deux écoles spécialisées a montré des niveaux élevés de gratitude. La gratitude était positivement liée à la santé mentale via l'augmentation de l'équilibre affectif. L'étude approfondit la compréhension des mécanismes sous-jacents à la gratitude et au bien-être psychologique dans cette population.

Implications cliniques

Les interventions en milieu scolaire spécialisé devraient inclure des programmes de cultivation de la gratitude pour améliorer la santé mentale des élèves sourds et malentendants. Les cliniciens travaillant avec cette population peuvent cibler l'équilibre affectif comme levier thérapeutique. Les résultats soutiennent le développement de programmes de prévention en santé mentale adaptés aux adolescents avec déficience auditive.

Limites

L'étude transversale ne permet pas d'établir de causalité. La taille de l'échantillon (n=102) est modeste et provient de seulement deux écoles spécialisées, limitant la généralisation. Le contexte chinois peut limiter la transposabilité à d'autres cultures. Les mesures d'auto-évaluation peuvent comporter des biais de désirabilité sociale.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Fer cérébral dans le noyau accumbens et fonction cognitive dans la prééclampsieBrain Iron in Nucleus Accumbens and Cognitive Function in Preeclampsia.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale a examiné le lien entre le dépôt de fer striatal, mesuré par imagerie de susceptibilité quantitative, et les fonctions cognitives chez 321 participantes (contrôles sains non enceintes et enceintes, et patientes avec prééclampsie). Les patientes prééclamptiques présentaient des performances exécutives réduites (Trail Making Test) et une susceptibilité magnétique élevée dans le noyau accumbens. L'âge et l'hématocrite étaient indépendamment associés au taux de fer. Une interaction significative indiquait que l'élévation du fer aggravait spécifiquement les troubles exécutifs dans la prééclampsie. Ces résultats suggèrent un rôle clé du dépôt de fer dans le noyau accumbens dans l'atteinte cérébrale liée à la prééclampsie.

Points clés

Les patientes avec prééclampsie montrent une altération de la fonction exécutive (Trail Making Test) par rapport aux contrôles. La susceptibilité magnétique du noyau accumbens est significativement plus élevée dans le groupe prééclampsie. L'âge et l'hématocrite sont des facteurs indépendants associés au taux de fer striatal. Une interaction significative entre la susceptibilité du noyau accumbens et le statut prééclamptique est observée pour les temps de réalisation du Trail Making Test. Le dépôt de fer dans le noyau accumbens est corrélé aux performances exécutives, spécifiquement dans la prééclampsie.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient surveiller la fonction cognitive chez les patientes ayant des antécédents de prééclampsie, en particulier les fonctions exécutives. La quantification du fer cérébral par imagerie de susceptibilité pourrait devenir un biomarqueur d'atteinte cérébrale dans la prééclampsie. Une prise en charge précoce des facteurs de risque vasculaires (comme l'hématocrite élevé) pourrait potentiellement atténuer le déclin cognitif. Les résultats soulignent l'importance d'une évaluation neuropsychologique systématique dans le suivi à long terme des patientes prééclamptiques.

Limites

Le design transversal ne permet pas d'établir une relation de cause à effet entre le dépôt de fer et le déclin cognitif. Les résultats sont basés sur un seul site et nécessitent une validation dans des cohortes indépendantes. L'absence de données longitudinales limite l'interprétation de la progression des altérations cognitives. Les mesures de fer cérébral par imagerie de susceptibilité peuvent être influencées par d'autres facteurs (inflammation, œdème).

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Associations entre les activités parascolaires sportives, les capacités cognitives, la santé physique, l'utilisation problématique d'Internet, la santé psychosociale et les comportements liés à la santé chez les adolescents indonésiens.Associations Between Sports-Based After-School Activities, Cognitive Ability, Physical Health, Problematic Internet Use, Psychosocial Health, and Health-Related Behaviors Among Indonesian Adolescents.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale compare les capacités cognitives, la motricité, la condition physique, les symptômes dépressifs et la qualité de vie entre des adolescents indonésiens pratiquant des activités sportives parascolaires (sports) et ceux n'en pratiquant pas. Elle examine également les prédicteurs de l'utilisation problématique d'Internet (UPI). Les résultats montrent que les adolescents sportifs ont des capacités cognitives, motrices et physiques significativement supérieures, une meilleure qualité de vie, moins de symptômes dépressifs et moins d'UPI. La dépression est un prédicteur positif de l'UPI, tandis que les capacités cognitives, motrices, physiques et la qualité de vie en sont des prédicteurs négatifs.

Points clés

Les adolescents pratiquant des activités sportives parascolaires présentent des capacités cognitives, motrices et physiques significativement plus élevées que ceux n'en pratiquant pas. La participation sportive est associée à une moindre utilisation problématique d'Internet et à moins de symptômes dépressifs. La dépression est un prédicteur positif majeur de l'utilisation problématique d'Internet. Les capacités cognitives, la motricité, la condition physique et la qualité de vie sont des prédicteurs négatifs de l'utilisation problématique d'Internet.

Implications cliniques

Les activités sportives parascolaires pourraient être recommandées pour améliorer les fonctions cognitives et réduire les risques de dépression et d'usage problématique d'Internet chez les adolescents. L'évaluation de l'utilisation problématique d'Internet devrait tenir compte de la santé physique et cognitive. Les interventions visant à promouvoir l'activité physique en milieu scolaire pourraient avoir des bénéfices multiples sur la santé mentale et cognitive.

Limites

La conception transversale ne permet pas d'inférer une causalité entre la participation sportive et les bénéfices observés. L'échantillon se limite aux adolescents indonésiens, limitant la généralisation à d'autres cultures. Les données sont issues d'auto-questionnaires et de tests standardisés, mais le biais de sélection (volontaires) peut exister.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Centres de ressources spécialisés comme microsystèmes protecteurs : une étude de cas comparative qualitative des expériences d'élèves autistes dans les écoles secondaires ordinairesSpecialist Resource Centres as Protective Microsystems: A Qualitative Comparative Case Study of Autistic Pupils' Experiences in Mainstream Secondary Schools.

ModéréNiveau de preuveAutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cas comparative qualitative examine les expériences scolaires d'élèves autistes dans des établissements secondaires disposant de Centres de Ressources Spécialisés (CRS) par rapport à ceux sans dispositif spécialisé. En utilisant le cadre écologique de Bronfenbrenner, l'étude explore comment différents niveaux d'influence (pratiques de classe, attitudes sociétales) interagissent pour soutenir ou entraver l'inclusion. Les données ont été recueillies dans sept écoles du Sud-Est de l'Angleterre via des entretiens avec élèves, parents et personnels. Les résultats montrent que les CRS fonctionnent comme des microsystèmes protecteurs, offrant des environnements prévisibles, un soutien visible et des relations de confiance qui protègent les élèves des exigences sensorielles et sociales. Cependant, des défis systémiques (pénurie de personnel, services de santé mentale insuffisants, limitations de ressources) limitent l'impact même des initiatives scolaires les plus efficaces. L'étude souligne qu'une inclusion efficace nécessite un soutien coordonné allant de l'environnement scolaire immédiat aux cadres politiques plus larges.

Points clés

Les Centres de Ressources Spécialisés (CRS) agissent comme des microsystèmes protecteurs dans les écoles secondaires ordinaires, offrant des environnements prévisibles et un soutien visible. Les caractéristiques protectrices clés incluent un personnel stable, des politiques flexibles et une normalisation de la recherche d'aide. Des défis systémiques tels que les pénuries de personnel, les services de santé mentale inadéquats et les limitations de ressources entravent l'efficacité des initiatives scolaires. De nombreux élèves autistes continuent de ressentir une anxiété élevée et cachent leurs traits autistiques pour s'adapter, même dans les écoles avec CRS. Une inclusion efficace nécessite des changements à tous les niveaux, depuis les pratiques de classe jusqu'aux politiques gouvernementales.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent encourager la mise en place de microsystèmes protecteurs dans les écoles pour soutenir les élèves autistes. Il est crucial de former le personnel scolaire à comprendre et à répondre aux besoins spécifiques des élèves autistes. Les interventions doivent viser à réduire l'anxiété et favoriser l'expression authentique des traits autistes sans pression d'assimilation. La collaboration inter-agences (éducation, santé mentale, services sociaux) est essentielle pour une inclusion durable.

Limites

Étude qualitative avec un échantillon limité à sept écoles du Sud-Est de l'Angleterre, ce qui limite la généralisabilité. Les données sont basées sur des entretiens subjectifs, pouvant introduire des biais de déclaration. Conception comparative de cas ne permettant pas d'établir des relations causales définitives. L'étude ne mesure pas l'impact à long terme des CRS sur les résultats académiques ou le bien-être des élèves.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Régulation cognitive des émotions, victimisation par les pairs et réactivité au stress comme voies multidimensionnelles vers la suicidalité et l'automutilation chez les personnes autistes sans déficience intellectuelleCognitive Emotion Regulation, Peer Victimisation, and Stress Reactivity as Multidimensional Pathways to Suicidality and Self-Harm in Autistic Individuals Without Intellectual Disability.

ModéréNiveau de preuveAutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les pensées et comportements suicidaires (STBs) chez 84 adolescents et jeunes adultes autistes sans déficience intellectuelle (12-32 ans). 36,9% rapportent des idées suicidaires, 27,4% des automutilations et 42,9% au moins un indicateur de STBs. La victimisation par les pairs est associée aux idées suicidaires et à l'automutilation, tandis que l'automutilation est liée à des stratégies de régulation émotionnelle cognitive inadaptées. Une corrélation canonique positive émerge entre les stratégies inadaptées et les STBs, et négative pour les stratégies adaptées. La réactivité au stress modère l'association entre régulation émotionnelle et automutilation. Les résultats suggèrent un processus psychopathologique dynamique impliquant des facteurs interpersonnels, intrapersonnels et liés au stress.

Points clés

Les taux de pensées et comportements suicidaires sont élevés chez les autistes sans déficience intellectuelle, avec 42,9% des participants présentant au moins un indicateur. La victimisation par les pairs est un facteur de vulnérabilité significatif associé à la fois aux idées suicidaires et à l'automutilation. L'automutilation montre une association spécifique avec les stratégies de régulation émotionnelle cognitive inadaptées (ex. blâmer autrui) mais cette association varie selon la réactivité au stress. Les stratégies de régulation adaptées sont négativement corrélées aux STBs, suggérant un effet protecteur. Le blâme d'autrui, habituellement considéré comme inadapté, semble avoir une fonction auto-protectrice chez les participants avec une forte réactivité au stress.

Implications cliniques

L'évaluation clinique des personnes autistes sans déficience intellectuelle doit systématiquement inclure le repérage de la victimisation par les pairs et des stratégies de régulation émotionnelle. Les interventions de prévention du suicide et de l'automutilation devraient cibler à la fois les facteurs interpersonnels (ex. harcèlement) et intrapersonnels (ex. régulation émotionnelle). La réactivité au stress est un modérateur important à prendre en compte dans les programmes thérapeutiques ciblant la régulation émotionnelle. Certaines stratégies de régulation considérées comme inadaptées (blâme d'autrui) peuvent être adaptatives dans des contextes de stress élevé, nécessitant une évaluation nuancée.

Limites

La taille de l'échantillon (n=84) est modeste, limitant la généralisation des résultats. L'étude est transversale, ne permettant pas d'établir des relations causales. Les données sont auto-rapportées, pouvant introduire un biais de mémoire ou de désirabilité sociale. L'absence de groupe de comparaison typique ne permet pas de distinguer les mécanismes spécifiques à l'autisme. La fourchette d'âge large (12-32 ans) peut masquer des différences développementales importantes.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Variants de novo dans NPTN causent un trouble neurodéveloppemental avec autisme et hypofonction neuroplastine-PMCADe novo variants in NPTN cause a neurodevelopmental disorder with autism and neuroplastin-PMCA hypofunction.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude identifie des variants de novo dans le gène NPTN, codant pour la neuroplastine (hNp), chez huit individus présentant un trouble du spectre autistique (TSA) et une déficience intellectuelle (DI) légère à sévère. Les variants incluent des mutations faux-sens et non-sens, affectant les deux isoformes hNp55 et hNp65. Des études fonctionnelles montrent que la perte d'haplosuffisance de NPTN chez la souris réduit l'expression de la pompe calcique PMCA et altère le comportement social. In vitro, les variants mutants réduisent l'expression de hNp et perturbent l'homéostasie calcique neuronale. Les résultats établissent un nouveau mécanisme physiopathologique liant l'hypofonction neuroplastine-PMCA à un trouble neurodéveloppemental avec autisme.

Points clés

Huit individus porteurs de variants de novo dans NPTN présentent un TSA et une DI. Les variants affectent soit les deux isoformes hNp55 et hNp65, soit seulement hNp65. Une mutation non-sens perte-de-fonction identique chez deux individus prédit une haploinsuffisance. Les souris Nptn+/- montrent une réduction de Np et PMCA et des altérations du comportement social. Les variants faux-sens provoquent des anomalies structurelles et une expression réduite de hNp dans les cellules HEK. Dans les neurones, ces variants échouent à réguler les transitoires calciques cytosoliques. Chez la drosophile, une mutation affectant l'interaction avec PMCA ne prévient pas le phénotype létal.

Implications cliniques

Ces variants de NPTN doivent être inclus dans les panels de gènes pour le diagnostic génétique du TSA et de la DI. L'hypofonction de la voie neuroplastine-PMCA pourrait représenter une cible thérapeutique potentielle. Les conseils génétiques pour les familles doivent tenir compte du caractère de novo et de la pénétrance variable.

Limites

L'échantillon est très restreint (8 individus), ce qui limite la généralisation des résultats. Les mécanismes précis reliant l'hypofonction PMCA aux symptômes cliniques restent à élucider. Les études fonctionnelles in vitro et animales ne reproduisent pas entièrement la complexité humaine. Aucune donnée sur la corrélation génotype-phénotype détaillée n'est fournie.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Le rôle de la victimisation par les pairs et de la santé mentale parentale dans les problèmes d'intériorisation : examen des relations bidirectionnelles pendant l'enfance et l'adolescence chez les jeunes autistesThe Role of Peer Victimisation and Parental Mental Health in Internalising Problems: Examining Bidirectional Relationships Across Childhood and Adolescence in Autistic Youth.

ModéréNiveau de preuveJournal of Autism and Developmental DisordersSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale examine les relations bidirectionnelles entre les symptômes d'intériorisation (anxiété, dépression) et la santé mentale parentale ainsi que la victimisation par les pairs chez 560 enfants et adolescents autistes issus de la Millennium Cohort Study, suivis de 3 à 17 ans. Les modèles RI-CLPM montrent que la victimisation par les pairs à 5 ans prédit une augmentation des symptômes d'intériorisation à 7 ans. La santé mentale parentale à 3 et 5 ans prédit les symptômes à 5 et 7 ans, mais ces associations s'atténuent après ajustement des covariables. En revanche, les symptômes d'intériorisation à 14 ans prédisent des difficultés parentales à 17 ans. Les résultats soulignent l'importance de cibler la victimisation par les pairs dès le plus jeune âge pour prévenir les troubles internalisés.

Points clés

Les symptômes d'intériorisation chez les jeunes autistes entretiennent des relations bidirectionnelles avec la santé mentale parentale et la victimisation par les pairs. La victimisation par les pairs à 5 ans prédit significativement une augmentation des symptômes d'intériorisation à 7 ans, même après ajustement des covariables. La santé mentale parentale à 3 et 5 ans prédit les symptômes d'intériorisation à 5 et 7 ans, mais ces liens s'atténuent après contrôle des facteurs confondants. Les symptômes d'intériorisation à 14 ans prédisent une détérioration de la santé mentale parentale à 17 ans. Les résultats proviennent de la Millennium Cohort Study, une large cohorte longitudinale britannique. Les mesures sont basées sur les rapports parentaux uniquement.

Implications cliniques

Les interventions précoces visant à réduire la victimisation par les pairs pourraient prévenir l'émergence de symptômes internalisés chez les jeunes autistes. Le soutien à la santé mentale des parents d'enfants autistes est crucial, car les difficultés parentales peuvent influencer l'évolution des symptômes internalisés de l'enfant. Les programmes de prévention devraient cibler les dynamiques sociales dès l'école maternelle, en particulier pour les enfants autistes vulnérables. Les cliniciens doivent évaluer systématiquement la victimisation par les pairs et la santé mentale parentale lors du suivi des jeunes autistes.

Limites

Les mesures des symptômes d'intériorisation et de la victimisation par les pairs sont exclusivement basées sur les rapports parentaux, ce qui peut introduire un biais de perception. L'échantillon est issu d'une cohorte générale, et les diagnostics d'autisme proviennent de déclarations parentales, non confirmés cliniquement. Les tailles d'effet sont faibles après ajustement des covariables pour l'association avec la santé mentale parentale. Les données longitudinales ne couvrent pas tous les âges de manière uniforme avec des écarts temporels variables.

Niveau de preuve

Modéré

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Les biomarqueurs sanguins prédisent la paralysie cérébrale et le retard cognitif dans l'encéphalopathie hypoxique-ischémique : une analyse secondaire de l'essai randomisé contrôlé HEAL.Blood-Based Biomarkers Predict Cerebral Palsy and Cognitive Delay in Hypoxic-Ischemic Encephalopathy: A Secondary Analysis of the HEAL Randomized Controlled Trial.

ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette analyse secondaire de l'essai HEAL a mesuré des biomarqueurs sanguins chez 180 nouveau-nés atteints d'encéphalopathie hypoxique-ischémique modérée à sévère. Le biomarqueur Tau au deuxième jour de vie a montré une excellente valeur prédictive pour la paralysie cérébrale (AUC 0,902), équivalente à l'IRM détaillée. Pour le retard cognitif/langagier, Tau restait le meilleur prédicteur mais avec une AUC moindre (0,669). Cinq biomarqueurs (Tau, GFAP, VEGF, MIP-1b, IL-13) étaient significativement altérés dans le groupe paralysie cérébrale, tandis qu'un ensemble différent (Tau, UCH-L1, S100B, NSE) était associé au retard cognitif.

Points clés

Cinq biomarqueurs (Tau, GFAP, VEGF, MIP-1b, IL-13) sont significativement altérés chez les nouveau-nés développant une paralysie cérébrale après une encéphalopathie hypoxique-ischémique. Le niveau de Tau au deuxième jour de vie prédit la paralysie cérébrale avec une AUC de 0,902, une sensibilité de 88% et une spécificité de 91%, comparable à l'IRM cérébrale. Un panel différent de biomarqueurs (Tau, UCH-L1, S100B, NSE) est associé au retard cognitif/langagier, avec Tau au deuxième jour comme meilleur prédicteur (AUC 0,669).

Implications cliniques

Les biomarqueurs sanguins précoces, notamment Tau, pourraient permettre une identification rapide des nouveau-nés à risque de paralysie cérébrale, facilitant une intervention précoce. Ces biomarqueurs pourraient compléter l'IRM, surtout lorsque l'imagerie n'est pas disponible ou réalisable précocement. La prédiction du retard cognitif/langagier reste moins performante, suggérant la nécessité de biomarqueurs supplémentaires pour ce résultat.

Limites

Il s'agit d'une analyse secondaire d'un essai randomisé, avec un échantillon de taille modeste. Les biomarqueurs n'ont pas encore été validés dans une pratique clinique de routine. L'étude n'a pas évalué l'impact de ces biomarqueurs sur les décisions thérapeutiques ou les trajectoires développementales à long terme.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Interactions dynamiques entre les symptômes dépressifs et la fonction cognitive chez les adultes chinois d'âge moyen et âgés : une analyse de réseau à panel croisé avant et après un diagnostic de cancer.Dynamic interplay between depressive symptoms and cognitive function in Chinese middle-aged and older adults: a cross-lagged panel network analysis before and after cancer diagnosis.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude explore les relations dynamiques entre symptômes dépressifs et fonction cognitive avant et après un diagnostic de cancer chez des adultes chinois d'âge moyen et âgés (CHARLS, vagues 1-5). L'analyse de réseau à panel croisé montre que l'espoir ('Hope') avant diagnostic prédit une meilleure mémoire ('Recall') après diagnostic (β=0,112). L'attention ('Attention') a la plus forte prédictibilité (0,797), tandis que le dessin ('Drawing') exerce la plus forte influence prédictive (1,333) sur les autres nœuds. Ces résultats identifient des cibles pour des interventions cliniques.

Points clés

L'étude utilise les données de CHARLS (vagues 1 à 5) pour analyser les relations entre symptômes dépressifs et cognition avant et après un diagnostic de cancer. Un lien prédictif positif a été trouvé entre l'espoir (Hope) avant le diagnostic et la mémoire (Recall) après le diagnostic (β=0,112). L'attention (Attention) présentait la plus forte prédictibilité (predictability=0,797) parmi tous les nœuds du réseau. La tâche de dessin (Drawing) montrait la plus forte influence prédictive (influence=1,333) sur les autres symptômes. L'analyse de réseau à panel croisé a permis d'identifier des cibles potentielles pour les interventions cliniques.

Implications cliniques

Les interventions visant à renforcer l'espoir avant un diagnostic de cancer pourraient améliorer les performances mnésiques post-diagnostic. L'entraînement attentionnel pourrait être bénéfique pour les patients atteints de cancer présentant des symptômes dépressifs. Les tâches de dessin pourraient servir d'indicateurs prédictifs pour l'évolution cognitive et émotionnelle après un diagnostic de cancer. Les résultats suggèrent des cibles spécifiques pour des interventions psychologiques et neuropsychologiques personnalisées.

Limites

L'échantillon est limité à des adultes chinois d'âge moyen et âgés, ce qui limite la généralisation à d'autres populations. Les mesures de cognition et de dépression reposent sur des questionnaires validés mais auto-rapportés (MMSE, CESD-10), pouvant introduire des biais. La conception observationnelle ne permet pas d'établir une causalité ferme malgré l'analyse longitudinale. L'absence d'informations sur les traitements du cancer (chimiothérapie, etc.) pourrait confondre les relations observées. Les données manquantes dans les études longitudinales peuvent affecter la robustesse des résultats.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Effets de jouer à Tetris avec ou sans rappel mnésique délibéré sur les souvenirs intrusifsEffects on intrusive memories of playing Tetris with or without simultaneous and deliberate memory recall.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine comment l'engagement avec des souvenirs négatifs influence la fréquence des intrusions (Expérience 1) et la charge en mémoire de travail (Expérience 2) lors d'une intervention utilisant Tetris. Dans l'Expérience 1, 90 participants ont visionné un film traumatique et ont été assignés à une condition : Tetris sans rappel, Tetris avec rappel, ou contrôle. Le Tetris avec rappel a réduit davantage la vivacité et le caractère désagréable des souvenirs, mais la fréquence des intrusions ne différait pas entre les groupes. L'Expérience 2 (N=45) a montré que seul le rappel simultané et délibéré imposait une charge en mémoire de travail. Les résultats suggèrent que les mécanismes réduisant la vivacité des souvenirs ne se traduisent pas nécessairement par une diminution des intrusions.

Points clés

Le Tetris avec rappel mnésique délibéré réduit davantage la vivacité et le caractère désagréable des souvenirs que le Tetris sans rappel ou l'absence de tâche. La fréquence des intrusions ne diffère pas significativement entre les conditions Tetris avec ou sans rappel, ni par rapport au contrôle. Seul le rappel simultané et délibéré impose une charge significative en mémoire de travail, contrairement à une simple réactivation mnésique brève. Les résultats soulignent que les réductions de vivacité et de caractère désagréable ne sont pas suffisantes pour moduler les intrusions.

Implications cliniques

L'utilisation de Tetris avec rappel délibéré pourrait être envisagée pour réduire la vivacité émotionnelle des souvenirs traumatiques, mais son efficacité sur les intrusions reste à démontrer. Les cliniciens doivent être prudents avant d'adopter ces interventions en pratique, car les mécanismes sous-jacents ne sont pas entièrement élucidés. Il est nécessaire de clarifier quels composants de l'intervention (type de rappel, charge cognitive) influencent réellement les symptômes intrusifs.

Limites

L'absence d'effet sur la fréquence des intrusions peut être due à des différences méthodologiques avec les études précédentes sur Tetris. Les échantillons de taille modérée (N=90 et N=45) limitent la généralisation des résultats. L'utilisation d'un film traumatique en laboratoire plutôt que de vrais traumatismes réduit la validité écologique. Les mesures d'intrusion étaient auto-rapportées via un journal, ce qui peut introduire des biais de déclaration.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Examen longitudinal de l'errance chez les enfants et adolescents autistesLongitudinal Examination of Wandering in Children and Adolescents With Autism.

ModéréNiveau de preuveAutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale a examiné l'errance (quitter un espace surveillé) chez 258 adolescents autistes suivis depuis la petite enfance. Les parents ont rapporté que 45% n'avaient jamais erré, 41% seulement dans la petite enfance, et 14% au moins une fois à l'adolescence (dont 9% aux deux périodes). Les problèmes de comportement externalisés dans l'enfance étaient associés à l'errance à tous les âges. Les adolescents qui erraient le faisaient surtout dans les lieux publics (58,3%). Les parents utilisaient le plus souvent des serrures/alarmes (30,6%) et rarement des dispositifs de localisation (8,3%). L'errance est moins fréquente à l'adolescence mais reste un problème de sécurité.

Points clés

45% des adolescents autistes n'ont jamais erré, 41% ont erré seulement dans la petite enfance, et 14% ont erré au moins une fois à l'adolescence. Les comportements externalisés dans l'enfance (hyperactivité, etc.) étaient significativement associés à l'errance, que ce soit uniquement dans l'enfance ou également à l'adolescence. Parmi les adolescents qui erraient, 58,3% le faisaient dans des espaces publics. Les stratégies parentales les plus courantes étaient l'ajout de serrures/alarmes à domicile (30,6%) et le moins courant l'utilisation d'un dispositif de géolocalisation (8,3%).

Implications cliniques

Les cliniciens doivent évaluer systématiquement les antécédents d'errance chez les enfants autistes, même à l'adolescence, car elle persiste chez certains. La présence de troubles du comportement externalisés dans l'enfance peut servir de signal d'alarme pour un risque d'errance à tout âge. Il est important de discuter des stratégies de sécurité avec les familles, en particulier la prévention de l'errance dans les lieux publics et l'utilisation de dispositifs de localisation. Des interventions adaptées aux adolescents sont nécessaires, car l'errance reste un problème de santé et de sécurité dans cette tranche d'âge.

Limites

Les données d'errance sont basées sur des rapports parentaux, pouvant introduire un biais de mémoire ou de désirabilité sociale. L'échantillon provient d'une étude plus large (Study to Explore Early Development) et peut ne pas être représentatif de toute la population autiste. La définition de l'errance était large et ne distinguait pas les contextes ou la fréquence précise. Aucune donnée sur les interventions spécifiques ou leur efficacité n'a été collectée.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

La transcytose endothéliale induite par le TGF-β1 entraîne une fuite de la barrière hémato-encéphalique au cours du vieillissementTGF-β1-induced endothelial transcytosis drives blood-brain barrier leakage during aging.

ModéréNiveau de preuveNeuronSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude montre que la fuite de la barrière hémato-encéphalique (BHE) liée à l'âge commence à l'âge mûr et est principalement due à une augmentation de la transcytose cavéolaire endothéliale, et non à une perturbation des jonctions serrées. Le facteur de croissance transformant (TGF)-β1, dont les niveaux augmentent avec l'âge, supprime la transcription de Mfsd2a via la signalisation Tgfbr2-Smad2/4 dans les cellules endothéliales microvasculaires cérébrales, favorisant ainsi la transcytose et la fuite de la BHE. La suppression de cavéoline-1, la restauration de Mfsd2a, ou l'inhibition de la signalisation TGF-β réduisent la fuite de la BHE et atténuent le dysfonctionnement neurologique chez la souris âgée. Ces résultats identifient un mécanisme central de la rupture de la BHE liée à l'âge et des cibles thérapeutiques potentielles pour préserver la santé cérébrale dans les troubles neurovasculaires liés à l'âge.

Points clés

La fuite de la BHE au cours du vieillissement est principalement due à une augmentation de la transcytose cavéolaire endothéliale, et non à une altération des jonctions serrées. Le TGF-β1, d'origine cérébrale et systémique, augmente avec l'âge et réprime l'expression de Mfsd2a via la voie Tgfbr2-Smad2/4. La réduction de l'expression de cavéoline-1 ou la restauration de Mfsd2a diminuent la formation de vésicules endothéliales et la fuite de la BHE chez la souris âgée. L'invalidation spécifique de Tgfbr2 dans les cellules endothéliales ou l'inhibition pharmacologique de la signalisation TGF-β réduisent la transcytose, la fuite de la BHE et le dysfonctionnement neurologique.

Implications cliniques

Cibler la signalisation TGF-β pourrait préserver l'intégrité de la BHE et la santé cérébrale au cours du vieillissement. Ces résultats ouvrent la voie à des stratégies thérapeutiques pour les maladies neurovasculaires et neurodégénératives liées à l'âge. La compréhension de ce mécanisme pourrait modifier les approches diagnostiques et thérapeutiques de la fuite de la BHE.

Limites

L'étude a été réalisée chez la souris la validation translationnelle chez l'humain est nécessaire. L'inhibition systémique du TGF-β pourrait entraîner des effets secondaires non spécifiques. Les effets à long terme de la modulation de la transcytose cavéolaire ne sont pas encore connus.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Facteurs influençant le succès du suivi et du traitement chez les adultes atteints de phénylcétonurie dépistée à la naissanceFactors affecting the success of follow-up and treatment of adults with phenylketonuria diagnosed by newborn screening.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale a évalué l'adhésion au suivi et au traitement chez 134 adultes atteints de phénylcétonurie (PCU) suivis à Istanbul. Les résultats montrent que les patients atteints de PCU classique ont un meilleur suivi que ceux atteints de PCU modérée, et que l'autogestion du régime alimentaire est associée à un succès plus élevé. Aucun lien significatif n'a été trouvé avec les scores de TDAH, mais une corrélation négative a été observée avec la qualité de vie liée à la charge du régime.

Points clés

Les patients avec PCU classique présentent un meilleur suivi que ceux avec PCU modérée. L'autogestion du régime alimentaire est significativement associée à un meilleur succès de suivi et de traitement. Les scores de TDAH ne sont pas associés au succès du suivi ou du traitement. Une corrélation négative significative existe entre le succès du traitement et les sous-domaines de qualité de vie liés à la gestion du régime et au fardeau quotidien. Aucune association significative n'a été trouvée avec l'âge au diagnostic, le lieu de résidence, le statut professionnel ou l'éducation familiale.

Implications cliniques

Promouvoir l'autogestion diététique chez les adultes atteints de PCU pourrait améliorer l'adhésion au traitement. Il est nécessaire de réduire le fardeau quotidien lié à la diète pour améliorer la qualité de vie et le suivi. Les cliniciens doivent sensibiliser les patients aux options thérapeutiques et faciliter la mise en œuvre du régime. Le dépistage des symptômes de TDAH n'est pas un facteur déterminant dans cette population, mais une évaluation globale reste importante.

Limites

Étude transversale monocentrique, limitant la généralisation des résultats. Données collectées par questionnaires auto-rapportés et dossiers médicaux rétrospectifs, pouvant introduire des biais de mémoire et de désirabilité sociale. Taux de participation de 67,7 % (134/198), avec un possible biais de sélection. Mesure unique du succès basée sur la fréquence de surveillance de la phénylalanine et les résultats dans la cible, sans suivi longitudinal. Absence d'évaluation objective de l'adhésion diététique (ex. : journaux alimentaires).

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Évolution des motifs de consultation en neurologie pédiatrique : une étude de suivi tertiaire dans le système de santé unifié du Brésil, 2014-2024.Changing Referral Patterns in Paediatric Neurology: A Tertiary Outpatient Study within Brazil's Unified Health System, 2014-2024.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude rétrospective longitudinale a analysé 9 000 consultations de neurologie pédiatrique dans un centre tertiaire du système de santé unifié brésilien (SUS) entre 2014 et 2024. L'épilepsie était le diagnostic le plus fréquent (32,7 %), suivie de la paralysie cérébrale (15,8 %) et du trouble du spectre autistique (TSA ; 11,0 %). La proportion de TSA a augmenté de 3,9 % en 2014 à 21,6 % en 2024, tandis que l'épilepsie a diminué de 39,3 % à 25,2 %. Le TSA présentait la plus forte augmentation des odds de diagnostic (OR 1,18 [1,16-1,21] ; p<0,001). Un chevauchement diagnostique a été observé chez 27,1 % des patients. Les résultats suggèrent un changement dans la composition des références, avec une augmentation marquée des références pour TSA avant la pandémie, stabilisée à un niveau élevé.

Points clés

Le TSA est passé de 3,9 % à 21,6 % des consultations en neurologie pédiatrique entre 2014 et 2024 dans un centre tertiaire brésilien. L'épilepsie a diminué de 39,3 % à 25,2 % sur la même période. Le sexe masculin était associé à des odds plus élevés de TSA (OR 1,59) et de TDAH (OR 2,13). Un chevauchement diagnostique a été observé chez 27,1 % des patients. Les références pour TSA ont augmenté avant la pandémie puis se sont stabilisées à un niveau élevé.

Implications cliniques

Les neurologues pédiatriques doivent s'attendre à une proportion croissante de consultations pour TSA, nécessitant une expertise en neurodéveloppement. Le chevauchement diagnostique souligne l'importance d'évaluations multidisciplinaires pour distinguer et co-gerer les comorbidités. Les tendances observées peuvent guider l'allocation des ressources et la formation des professionnels dans les systèmes de santé publique similaires. L'augmentation du TSA avant la pandémie suggère des facteurs autres que l'accès aux soins, comme une meilleure sensibilisation ou des changements épidémiologiques.

Limites

Étude monocentrique dans un centre tertiaire brésilien, limitant la généralisabilité à d'autres contextes. Les données proviennent de dossiers médicaux avec des biais de codage potentiels. Absence de données sur les patients non référés ou vus en soins primaires. Période incluant la pandémie de COVID-19, ce qui a pu influencer les schémas de référence de manière non contrôlée. L'étude ne distingue pas les changements dans la prévalence réelle des changements dans les pratiques de référence.

Niveau de preuve

Modéré

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Symptômes du trouble obsessionnel-compulsif, du trouble déficit de l'attention/hyperactivité et du trouble du spectre autistique chez les enfants et adolescents fréquentant une clinique de céphalées et des témoins scolaires.Symptoms of Obsessive-Compulsive Disorder, Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder, and Autism Spectrum Disorder in Children and Adolescents Attending a Headache Outpatient Clinic and School-Based Controls.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude cas-témoins a évalué la sévérité et la prévalence des symptômes de TOC, TDAH et TSA chez des enfants consultant pour céphalées comparés à des témoins scolaires. 343 patients (5-19 ans) et 130 témoins (6-19 ans) ont été inclus. Les patients présentaient des symptômes plus sévères de TOC, TDAH et TSA que les témoins sans céphalées. Les témoins avec céphalées (CH+) avaient des symptômes de TOC et TDAH plus sévères que les patients. Les prévalences de diagnostics de recherche étaient élevées : TOC 20,8% patients, 27,8% CH+, 1,7% CH- ; TDAH 17,3%, 18,8%, 7,0% ; TSA 10,1%, 4,4%, 1,8%. Conclusion : les céphalées chez les jeunes sont liées à des symptômes psychiatriques, d'où l'importance d'un dépistage systématique.

Points clés

Les patients consultant pour céphalées présentent des symptômes plus sévères de TOC, TDAH et TSA que les témoins sans céphalées. Les témoins avec céphalées (CH+) ont des symptômes de TOC et TDAH plus sévères que les patients eux-mêmes. Les prévalences de diagnostics de recherche pour TOC, TDAH et TSA sont élevées dans les groupes avec céphalées. La présence de céphalées, même en dehors d'un contexte clinique, est associée à des symptômes psychiatriques.

Implications cliniques

Un dépistage systématique des troubles psychiatriques (TOC, TDAH, TSA) est recommandé chez les enfants et adolescents consultant pour céphalées. Les cliniciens doivent évaluer les comorbidités psychiatriques dans la population pédiatrique souffrant de céphalées, y compris celles non adressées en clinique. Une approche intégrée de la santé mentale et neurologique est nécessaire dans le suivi des céphalées infantiles.

Limites

Les prévalences de 'diagnostics de recherche' basées sur des scores seuils ne correspondent pas à des diagnostics cliniques formels. L'absence de confirmation diagnostique par entrevue clinique limite la validité des prévalences rapportées. L'échantillon de témoins est plus petit que le groupe de patients, ce qui peut réduire la puissance statistique. Les données proviennent d'une seule clinique de céphalées, limitant la généralisabilité.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Analyse des propriétés psychométriques de la forme abrégée du Pediatric Inventory for Parents auprès des aidants d'enfants diagnostiqués avec un trouble du spectre de l'autismeAn Analysis of the Psychometric Properties of the Pediatric Inventory for Parents: Short Form Among Caregivers of Children Diagnosed With Autism Spectrum Disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude évalue les propriétés psychométriques de la version courte du Pediatric Inventory for Parents (PIP-SF) chez 363 mères d'enfants autistes. Les résultats montrent une bonne à excellente cohérence interne, une validité convergente et discriminante, et une structure unidimensionnelle. Les scores sont plus élevés chez les mères d'enfants avec des caractéristiques autistiques plus marquées. L'étude fournit des preuves préliminaires de la validité et de la fiabilité du PIP-SF dans cette population.

Points clés

Le PIP-SF présente une bonne à excellente cohérence interne chez les mères d'enfants autistes. Des corrélations positives significatives avec le stress général et l'anxiété soutiennent la validité convergente. L'absence de corrélation significative avec une mesure de gratitude soutient la validité discriminante. Les scores PIP-SF sont plus élevés chez les mères d'enfants avec des caractéristiques autistiques plus sévères. Un modèle unidimensionnel s'ajuste bien aux données pour les deux échelles (fréquence et difficulté).

Implications cliniques

Le PIP-SF peut être utilisé en clinique pour évaluer le stress spécifique des aidants d'enfants autistes. L'outil permet d'identifier les mères nécessitant un soutien psychologique ciblé en fonction du niveau de stress. Les cliniciens peuvent intégrer le PIP-SF dans le suivi des familles pour adapter les interventions de soutien. La structure unidimensionnelle facilite l'interprétation des scores en pratique courante.

Limites

L'échantillon est limité aux mères, excluant les pères et autres aidants. L'étude est transversale, ne permettant pas d'évaluer la sensibilité au changement. La généralisabilité est restreinte en raison d'un échantillon national non représentatif de la diversité ethnique ou socioéconomique. Les données reposent uniquement sur des auto-questionnaires, pouvant introduire un biais de déclaration. Il s'agit de résultats préliminaires nécessitant des réplications longitudinales.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Différences entre sexes dans la psychopathologie et la neurocognition chez les jeunes de la communauté présentant un trouble du spectre autistiqueSex Differences in Psychopathology and Neurocognition in Community Youth With Autism Spectrum Disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les différences entre sexes dans la psychopathologie et les performances neurocognitives chez 218 jeunes atteints de TSA (QI>70, âge moyen 12,3 ans) et 872 témoins non autistes issus d'un échantillon communautaire américain. Les résultats montrent que les garçons avec TSA présentent davantage de symptômes de peur et d'humeur que les filles, et que les deux sexes ont des performances réduites en cognition sociale, mais les garçons montrent des difficultés plus importantes en cognition non sociale. Ces différences sexuelles soulignent l'importance de considérer le sexe dans l'évaluation et la prise en charge des TSA à l'adolescence.

Points clés

Les garçons avec TSA présentent des symptômes de peur et d'humeur plus prononcés que les filles avec TSA. Les performances en cognition sociale sont réduites chez les adolescents TSA des deux sexes par rapport aux témoins. Les garçons avec TSA montrent des difficultés plus grandes en cognition non sociale que les filles avec TSA. Les différences entre sexes dans les associations entre TSA et psychopathologie sont significatives à l'adolescence.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent évaluer les symptômes de peur et d'humeur différemment selon le sexe chez les adolescents TSA. Les interventions cognitives pour les TSA devraient tenir compte des profils sexe-spécifiques, notamment en cognition non sociale pour les garçons. Le diagnostic et le traitement des TSA doivent intégrer une perspective de genre pour améliorer la précision clinique.

Limites

L'échantillon provient d'une seule région des États-Unis, limitant la généralisation. Seuls les jeunes avec QI>70 sont inclus, excluant les TSA avec déficience intellectuelle. Les mesures de psychopathologie et neurocognition sont issues de tests standardisés qui peuvent ne pas capturer toute la diversité des manifestations. La taille de l'échantillon féminin est relativement petite (47 filles), ce qui réduit la puissance statistique.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Efficacité des manches de brosse à dents personnalisés chez les personnes atteintes du syndrome de Down et du trouble du spectre autistique : un essai clinique non randomisé.Efficacy of Customized Toothbrush Handles in Individuals With Down Syndrome and Autism Spectrum Disorder: A Non-Randomized Clinical Trial.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Les personnes atteintes du syndrome de Down (DS) et du trouble du spectre autistique (TSA) rencontrent souvent des difficultés pour maintenir une hygiène bucco-dentaire adéquate en raison de limitations motrices, sensorielles et comportementales. Cette étude a évalué l'efficacité de brosses à dents à manche personnalisé par rapport aux brosses conventionnelles pour réduire la plaque dentaire chez 28 participants (DS ou TSA) lors d'un essai clinique non randomisé sur trois semaines. Les deux types de brosses ont réduit la plaque, mais aucune différence significative n'a été observée entre eux. Les brosses personnalisées peuvent servir d'outil de soutien, surtout avec supervision et aide des aidants.

Points clés

Les brosses à dents personnalisées et conventionnelles réduisent toutes deux la plaque dentaire chez les personnes avec DS et TSA. Aucune différence statistiquement significative n'a été constatée entre les deux types de brosses à aucun moment de l'évaluation. L'étude inclut 28 participants avec un diagnostic de DS ou de TSA, suivis pendant trois semaines. Les brosses personnalisées peuvent être un outil d'appoint pour l'hygiène bucco-dentaire, en combinaison avec une supervision et l'aide des aidants.

Implications cliniques

Les cliniciens travaillant avec des patients TSA ou DS peuvent recommander des brosses à manche personnalisé comme option de soutien, sans garantie de supériorité. L'importance de la supervision et de l'aide des aidants est soulignée pour améliorer l'efficacité du brossage. Cette étude encourage l'adaptation des outils d'hygiène pour répondre aux besoins spécifiques des personnes avec troubles neurodéveloppementaux.

Limites

Petite taille d'échantillon (n=28) limitant la généralisabilité des résultats. Essai non randomisé, ce qui introduit un risque de biais de sélection. Durée de suivi courte (trois semaines) ne permettant pas d'évaluer les effets à long terme. Absence d'aveugle pour les évaluateurs et les participants, pouvant influencer les mesures. Évaluation uniquement de la plaque dentaire, sans mesure de la santé gingivale ou d'autres critères cliniques.

Niveau de preuve

Modéré

Haut potentielAnglaisSource tier 1

Plus de prudence ou plus de clémence : décrypter le rôle de l'affect négatif dans la reconnaissance et l'inférenceMore caution or more lenient: deciphering the role of negative affect in recognition and inference.

ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine comment l'affect négatif influence la reconnaissance (devenant plus prudente, meilleure discrimination) et l'inférence (sur-généralisation des attributs passés) dans différents contextes affectifs. En utilisant un design symétrique avec des contextes positif, neutre et négatif, et deux séquences de tâches (inférence-reconnaissance et reconnaissance-inférence) sous pression temporelle, les résultats montrent une interaction bidirectionnelle complexe entre ces processus.

Points clés

L'affect négatif augmente la prudence dans la reconnaissance, améliorant la discrimination. L'affect négatif conduit à une sur-généralisation des attributs passés dans l'inférence. L'ordre des tâches (inférence-reconnaissance vs reconnaissance-inférence) module l'effet de l'affect négatif. Il existe une interaction bidirectionnelle complexe entre reconnaissance et inférence.

Implications cliniques

Peut éclairer les mécanismes de biais cognitifs dans les troubles de l'humeur. Pourrait aider à comprendre les difficultés de prise de décision sous stress chez les personnes à haut potentiel. Les résultats pourraient informer les interventions visant à réduire les biais d'inférence négative.

Limites

L'utilisation de contextes affectifs artificiels limite la généralisation écologique. La population étudiée n'est pas précisée dans le résumé. Les effets à long terme ou sur des populations cliniques ne sont pas évalués. La conception symétrique peut ne pas capturer toute la complexité réelle.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Comprendre le sens d'une bonne mort pour les personnes vivant avec la maladie de Parkinson : étude qualitativeUnderstanding the Meaning of a Good Death for People Living With Parkinson's Disease: Qualitative Study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude qualitative multicentrique explore ce que constitue une « bonne mort » du point de vue des personnes vivant avec la maladie de Parkinson (PLwPD). Trente entretiens semi-structurés ont été analysés par analyse thématique inductive. Deux thèmes principaux ont émergé : les peurs (handicap, douleur, honte, fardeau, abandon) et le coping (se sentir bien soigné, trouver des opportunités de joie, recourir à la religiosité/spiritualité). Les résultats suggèrent que les soins palliatifs doivent aborder ces peurs et renforcer les dimensions du coping, notamment le soutien spirituel et la relation de soin.

Points clés

Les peurs rapportées incluent le handicap, la douleur, la honte, la peur d'être un fardeau et l'abandon. Le coping comprend le sentiment d'être valorisé, une communication honnête, et un traitement avec amour et bienveillance. La religiosité/spiritualité joue un rôle clé dans la régulation émotionnelle et l'acceptation de la mort. Les participants recherchent activement des opportunités de joie malgré la progression de la maladie.

Implications cliniques

Les soins palliatifs pour la maladie de Parkinson doivent intégrer des approches personnalisées ciblant les peurs spécifiques. Il est crucial de renforcer les dimensions du coping en favorisant les opportunités de joie et en soutenant la spiritualité. L'expérience relationnelle de se sentir bien soigné doit être au cœur des interventions de fin de vie. Une communication claire et honnête ainsi que des soins empreints de bienveillance améliorent la qualité de la mort et de la vie.

Limites

Étude qualitative transversale avec un échantillon de 30 participants, limitant la généralisation. Recrutement par échantillonnage raisonné dans quatre cliniques ambulatoires, pouvant introduire un biais de sélection. Les données reposent sur des déclarations rétrospectives subjectives concernant la fin de vie anticipée. La diversité de l'échantillon en termes de race, genre et religion peut ne pas représenter toutes les populations.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Suppression de la sensibilité lors des déplacements d'attentionSensitivity suppression during attention shifts.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine si le traitement visuel est supprimé lors des déplacements d'attention, à l'instar de la suppression sacadique lors des mouvements oculaires. En utilisant la pupillométrie et la magnétoencéphalographie (MEG), les chercheurs ont observé une sensibilité visuelle réduite pendant les déplacements d'attention dans un paradigme d'oscillation attentionnelle. Cette suppression n'était pas due aux microsaccades et était absente lors d'un échantillonnage attentionnel rythmique sans déplacement spatial. Les données MEG ont montré une suppression plus prononcée dans les canaux pariétaux, à un stade tardif (150-200 ms) du traitement visuel, suggérant un mécanisme neuronal distinct de la suppression sacadique. Les résultats indiquent que des mécanismes de suppression opèrent non seulement lors de mouvements des capteurs, mais aussi lors d'états transitionnels d'allocation des ressources cognitives, contribuant ainsi à la stabilité du traitement visuel.

Points clés

La sensibilité visuelle est réduite lors des déplacements d'attention, similaire à la suppression sacadique. La suppression attentionnelle n'est pas due aux microsaccades et est absente sans déplacement spatial. L'effet est plus fort dans les régions pariétales et survient à un stade tardif (150-200 ms) du traitement visuel. Un mécanisme distinct de la suppression sacadique est suggéré.

Implications cliniques

Les résultats pourraient éclairer les mécanismes attentionnels dans les troubles où l'instabilité perceptive est présente (ex. TDAH, schizophrénie). La compréhension de la suppression attentionnelle peut aider à développer des interventions pour améliorer la stabilité perceptive chez les patients.

Limites

L'étude se limite à la modalité visuelle et à un paradigme d'oscillation attentionnelle spécifique. Les implications cliniques restent spéculatives, car l'étude est réalisée sur des participants sains en laboratoire. La généralisabilité à d'autres contextes attentionnels et populations cliniques n'est pas évaluée.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Effets des orientations de la tête induites par une tâche sur la marche et l'équilibre pendant la marche en réalité virtuelleEffects of task-driven head orientations on gait and balance during walking in virtual reality.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine l'impact des orientations de la tête (flexion, extension, rotation) sur la marche et l'équilibre en réalité virtuelle chez 13 adultes sains. Les tâches motrices-vestibulaires (MV) et motrices-vestibulaires-cognitives (MVC) ont été testées. Les résultats montrent que l'extension, la rotation et les tâches allocentriques réduisent la vitesse de marche et la stabilité, et que les tâches MVC augmentent le coût double-tâche. Implications pour l'évaluation de la marche et l'entraînement en double-tâche chez les personnes avec troubles moteurs ou cognitifs.

Points clés

L'orientation de la tête en extension, rotation et tâche allocentrique réduit la vitesse de marche et la stabilité. Les tâches motrices-vestibulaires-cognitives augmentent le coût double-tâche moteur par rapport aux tâches motrices-vestibulaires seules. Le Trail Making Test a montré un coût double-tâche cognitif significativement plus élevé que les autres tâches cognitives. La réalité virtuelle immersive permet de quantifier les adaptations de la marche sous contraintes d'orientation de la tête.

Implications cliniques

Ce paradigme pourrait améliorer l'évaluation de la marche chez les patients présentant des troubles moteurs ou cognitifs. Il pourrait servir à développer des programmes d'entraînement en double-tâche pour la rééducation. Les résultats suggèrent que certaines orientations de tête (extension, rotation) sont plus perturbatrices, ce qui peut guider les interventions.

Limites

Échantillon de petite taille (13 adultes sains). Participants sains uniquement, limitant la généralisation aux populations cliniques. Conditions de laboratoire avec réalité virtuelle pouvant ne pas refléter la marche réelle.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Les traits de personnalité et la structure corticale lient la maltraitance infantile à l'impulsivitéPersonality traits and cortical structure link childhood maltreatment to impulsivity.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les voies indirectes entre les sous-types de maltraitance infantile et l'impulsivité via l'épaisseur corticale et les traits de personnalité chez 61 adultes sains (dont 59 avec IRM 3T) et dans une cohorte de troubles affectifs. Les résultats montrent que les associations sont principalement indirectes via les traits de personnalité (névrosisme, agréabilité, conscience), avec une contribution de l'épaisseur corticale dans le cortex cingulaire antérieur et les régions orbitofrontales ventromédiales. Les résultats dans la cohorte clinique sont exploratoires et montrent une implication corticale différente.

Points clés

Les sous-types de maltraitance (négligence physique, émotionnelle) sont associés à l'impulsivité via des traits de personnalité spécifiques. L'épaisseur corticale dans le cortex cingulaire antérieur et les régions orbitofrontales contribue à ces associations. Les résultats sont partiellement retrouvés dans une cohorte de troubles affectifs, avec des différences dans les régions corticales impliquées. Les associations sont principalement indirectes, soulignant le rôle médiateur de la personnalité.

Implications cliniques

L'évaluation des traits de personnalité (névrosisme, agréabilité, conscience) pourrait aider à identifier les risques d'impulsivité chez les personnes ayant subi une maltraitance infantile. Les interventions psychologiques ciblant les traits de personnalité pourraient réduire l'impulsivité liée à la maltraitance. L'imagerie cérébrale pourrait fournir des biomarqueurs pour objectiver les mécanismes neurobiologiques sous-jacents.

Limites

Échantillon de taille modeste (N=61 sains, N=59 avec IRM), limitant la généralisabilité. Les résultats sont corrélationnels et ne permettent pas d'inférer une causalité. La cohorte clinique est exploratoire, nécessitant des réplications. Utilisation de questionnaires auto-rapportés pour la maltraitance, pouvant introduire des biais de mémoire.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Trajectoires indépendantes de la fonction cognitive et des événements quotidiens sur neuf ans en milieu et fin de vieIndependent trajectories of cognitive function and daily events across nine years during midlife and old age.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine si les changements cognitifs sur neuf ans sont associés à des changements dans les événements quotidiens. 988 adultes de l'étude Midlife in the United States (âge moyen 53,7 ans) ont été évalués sur le fonctionnement exécutif et la mémoire épisodique, ainsi que sur les événements quotidiens (positifs et stresseurs) à deux vagues espacées de neuf ans. Les résultats montrent un déclin moyen du fonctionnement exécutif, mais la mémoire épisodique ne décline que chez les plus âgés. Les événements positifs augmentent tandis que les stresseurs diminuent légèrement. Il existe une association positive entre les changements d'événements positifs et de stresseurs. Cependant, les changements cognitifs ne sont pas liés aux changements dans les événements quotidiens, suggérant que le vieillissement cognitif normatif est largement découplé des changements dans la fréquence des événements affectifs quotidiens.

Points clés

Le fonctionnement exécutif décline en moyenne sur neuf ans dans l'ensemble de l'échantillon. La mémoire épisodique ne décline que chez les participants plus âgés. Les événements positifs augmentent et les stresseurs diminuent légèrement au cours du suivi. Les changements dans les événements positifs et les stresseurs sont positivement corrélés. Aucune association n'est trouvée entre les changements cognitifs et les changements dans les événements quotidiens.

Implications cliniques

Le vieillissement cognitif normatif peut ne pas affecter directement l'engagement dans les activités quotidiennes. L'augmentation des événements positifs pourrait coexister avec une augmentation des stresseurs, suggérant un mécanisme commun. Les interventions visant à maintenir la cognition pourraient ne pas avoir d'impact sur le vécu quotidien d'événements affectifs.

Limites

Échantillon populationnel américain, généralisabilité limitée. Mesure des événements quotidiens par auto-déclaration. Deux vagues seulement, ne permettant pas d'analyser les trajectoires non linéaires. Absence de données sur la nature des événements (qualitatif).

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Élaboration d'une définition consensuelle de recherche pour l'autisme profond à l'aide d'une méthode Delphi modifiéeDeveloping a consensus research definition for profound autism using a modified Delphi method.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Une étude Delphi modifiée avec plus de 70 participants (chercheurs, soignants, personnes autistes, cliniciens) a permis d'établir une définition consensuelle de l'autisme profond pour la recherche : fonctionnement adaptatif très inférieur à l'âge, besoin de supervision adulte pour la sécurité, âge ≥8 ans, diagnostic de TSA, et QI <50 et/ou communication verbale limitée à des mots isolés. Cette définition vise à améliorer la comparabilité des études et à mieux cibler les interventions pour ce groupe à besoins élevés.

Points clés

La majorité des recherches et représentations culturelles récentes sur l'autisme se concentrent sur les personnes autistes avec de bonnes capacités langagières et cognitives. Le terme 'autisme profond' a été proposé en 2021 par une commission Lancet pour attirer l'attention sur les personnes nécessitant une surveillance constante. Une étude Delphi avec 76% d'accord après deux tours a abouti à une définition incluant un âge minimum de 8 ans, un QI <50, et/ou une communication verbale très limitée. L'adoption de cette définition pourrait améliorer la comparabilité des recherches et l'impact des résultats pour ce groupe à haut besoins.

Implications cliniques

Cette définition permettra de mieux identifier et caractériser les personnes autistes ayant des besoins de soutien très élevés, facilitant l'accès à des interventions et services adaptés. Les cliniciens pourront utiliser ces critères pour orienter les évaluations et les prises en charge vers des approches ciblant les déficits adaptatifs et la sécurité. La standardisation de la définition favorisera la production de données plus homogènes, essentielles pour élaborer des recommandations cliniques fondées sur des preuves.

Limites

La participation était majoritairement américaine (58% de taux de réponse final, 78 participants), limitant la représentativité internationale. Les variations d'accès aux outils de mesure et aux services dans le monde restreignent l'utilité de cette définition en dehors du cadre de recherche. La définition ne repose pas sur des données objectives mais sur un consensus d'experts, ce qui peut introduire des biais.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Qualité de vie liée à la santé et facteurs associés chez les adolescents et jeunes adultes autistes, et leurs pairs avec troubles mentaux, et sans autisme ni troubles mentaux au Chili.Health-related quality of life and associated factors among autistic adolescents and young adults, and their peers with mental disorders, and without autism or mental disorders in Chile.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale compare la qualité de vie liée à la santé (HRQoL) de trois groupes d'adolescents et jeunes adultes chiliens (16-39 ans) : autistes (n=102), avec troubles mentaux (n=464), et sans autisme ni troubles mentaux (n=478). Les participants autistes rapportent davantage de problèmes de mobilité, soins personnels, activités habituelles et douleur/inconfort que les deux autres groupes. Le groupe avec troubles mentaux présente plus d'anxiété/dépression. L'indice HRQoL moyen est significativement plus bas chez les autistes (72,3) et ceux avec troubles mentaux (69,8) par rapport au groupe sans troubles (84,8). Les différences ajustées sont de -6,53 pour l'autisme et -9,63 pour les troubles mentaux. Ces résultats soulignent le besoin d'interventions adaptées au contexte chilien.

Points clés

Les adolescents et jeunes adultes autistes au Chili présentent une HRQoL plus faible que leurs pairs sans autisme ni troubles mentaux, et similaire à ceux avec troubles mentaux mais avec des profils de déficience distincts. Les problèmes de mobilité, soins personnels et activités habituelles sont plus fréquents chez les autistes (9,8%, 7,8%, 28,4%) que chez les participants avec troubles mentaux (4,3%, 1,7%, 18,1%) et ceux sans trouble (2,3%, 0,6%, 3,1%). La douleur/inconfort touche 53,9% des autistes contre 50,2% des troubles mentaux et 27,8% des sans trouble. L'anxiété/dépression est plus élevée chez les participants avec troubles mentaux (81,2%) que chez les autistes (56,9%) et les sans trouble (49,3%). Les différences ajustées de HRQoL sont de -6,53 pour l'autisme et -9,63 pour les troubles mentaux par rapport au groupe sans trouble.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient évaluer systématiquement la HRQoL chez les adolescents et jeunes adultes autistes, en portant une attention particulière aux domaines de mobilité, soins personnels et douleur. Les interventions ciblant la HRQoL des personnes autistes devraient être adaptées au contexte socioculturel chilien et tenir compte des comorbidités physiques et émotionnelles. La comparaison avec des pairs ayant des troubles mentaux suggère des besoins spécifiques qui pourraient nécessiter des approches thérapeutiques différenciées. L'étude souligne l'importance de développer des programmes de soutien inclusifs qui améliorent la qualité de vie globale des autistes en Amérique latine.

Limites

Le design transversal ne permet pas d'établir des relations causales entre les facteurs associés et la HRQoL. L'échantillon provient uniquement du Chili, limitant la généralisabilité à d'autres pays latino-américains ou contextes culturels. La HRQoL est évaluée par auto-évaluation (EuroQol-5D-3L), ce qui peut introduire un biais de déclaration. Les groupes ne sont pas appariés sur toutes les variables sociodémographiques potentielles, malgré les ajustements multivariés.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Prédire le M-CHAT-R/F à 18 mois avec les domaines moteur et social/communication/cognition de PediaTracTM v3.0Predicting 18-month M-CHAT-R/F With PediaTracTMv3.0 Motor and Social/Communication/Cognition Domains.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné si les indices rapportés par les aidants dans les domaines moteur et social/communication/cognition pendant la petite enfance peuvent prédire la probabilité de trouble du spectre autistique (TSA) à 18 mois, mesurée par la Modified Checklist for Autism in Toddlers, Revised with Follow-Up (M-CHAT-R/F). Les participants comprenaient 415 dyades aidant-enfant (45% de filles ; 170 prématurés) de l'étude longitudinale PediaTrac™ v3.0, suivis de la naissance à 18 mois. Les traits latents transversaux des capacités motrices (MOT) et sociales/communication/cognition (SCG) à 9 et 12 mois, ainsi que les paramètres de trajectoire longitudinale de la naissance à 12 mois, ont servi de variables prédictives. Les trajectoires longitudinales expliquaient une plus grande variance des scores M-CHAT-R/F que les mesures transversales. Des pentes développementales plus faibles en MOT et SCG prédisaient des scores de probabilité d'autisme plus élevés à 18 mois, et un désavantage socioéconomique du voisinage était le prédicteur le plus robuste. Ces résultats soutiennent la validité de PediaTrac comme mesure rapportée par les aidants pour identifier les profils développementaux précoces liés à l'autisme.

Points clés

Les trajectoires longitudinales de la naissance à 12 mois sont de meilleurs prédicteurs des scores M-CHAT-R/F à 18 mois que les mesures transversales à 9 ou 12 mois. Des pentes développementales plus faibles dans les domaines moteur et social/communication/cognition prédisent une probabilité plus élevée d'autisme. Le désavantage socioéconomique du voisinage est le prédicteur le plus robuste de la probabilité ultérieure de TSA parmi les variables étudiées. L'étude valide l'utilisation de PediaTrac comme outil de repérage précoce des patterns développementaux associés à l'autisme.

Implications cliniques

Le dépistage précoce des TSA devrait intégrer des trajectoires développementales longitudinales plutôt que des évaluations ponctuelles. La prise en compte du contexte socioéconomique (ex. indice de défavorisation) pourrait améliorer la détection précoce des risques de TSA. Les mesures rapportées par les aidants comme PediaTrac peuvent être utilisées pour identifier les nourrissons à risque et guider les interventions précoces.

Limites

Limitations non détaillées dans le résumé possibles biais liés à la composition de l'échantillon (45% filles, 170 prématurés). Dépendance aux rapports des aidants, sujette à des biais de déclaration. Utilisation du M-CHAT-R/F comme mesure de résultat, non d'un diagnostic clinique confirmé. Accès restreint au résumé uniquement, limitant l'évaluation complète de la méthodologie.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Opérationnaliser l'équité en santé numérique dans les aides à la décision pour patients âgés basées sur l'intelligence artificielle : étude par méthodes mixtesOperationalizing Digital Health Equity in Artificial Intelligence-Enabled Patient Decision Aids for Older Adults: Mixed Methods Study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude par méthodes mixtes identifie les déterminants de l'équité et propose des stratégies concrètes pour concevoir des aides à la décision pour patients basées sur l'IA (AI-PDA) destinées aux personnes âgées atteintes de maladies chroniques. À partir d'entretiens avec des patients, soignants et étudiants en médecine, et d'une revue de revues, cinq recommandations sont formulées : co-conception avec les utilisateurs, conception centrée sur les relations, mobilisation des ressources communautaires, gouvernance inclusive de l'IA et équité algorithmique. Les résultats soulignent le rôle médiateur du contexte de soins et la nécessité d'une collaboration interdisciplinaire.

Points clés

Cinq recommandations pour des AI-PDA équitables ont été élaborées à partir de l'intégration de perspectives de parties prenantes et de données probantes. Les déterminants de l'équité couvrent les niveaux individuel, interpersonnel, communautaire et sociétal, en particulier les préoccupations d'équité algorithmique. Les contextes de soins de santé peuvent soit soutenir soit contraindre la participation équitable aux soins basée sur l'IA. La co-conception avec les utilisateurs finaux est essentielle pour répondre aux besoins spécifiques des personnes âgées atteintes de maladies chroniques. Les travaux futurs doivent se concentrer sur des prototypes co-conçus, des tests en conditions réelles et des résultats mesurables d'équité.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être conscients que l'équité numérique est un déterminant de l'efficacité des aides à la décision pour les patients âgés. Les professionnels de santé sont invités à intégrer des principes de conception centrée sur la relation dans l'utilisation d'outils numériques. La gouvernance de l'IA dans les soins doit inclure des mécanismes d'équité algorithmique pour éviter les biais dans les recommandations. Les ressources communautaires doivent être mobilisées pour soutenir l'accès et l'utilisation des AI-PDA par les personnes âgées. Les équipes interdisciplinaires (médecine, santé publique, informatique) sont nécessaires pour aligner innovation et équité.

Limites

L'échantillon se limite à 33 parties prenantes dans un seul contexte géographique et médical. La revue de revues peut omettre des études récentes non incluses dans les synthèses. Les recommandations n'ont pas encore été testées empiriquement dans des prototypes ou en conditions réelles. L'étude n'aborde pas spécifiquement les populations âgées avec des troubles cognitifs, ce qui limite la généralisation en neuropsychologie. L'intégration de l'équité algorithmique reste conceptuelle et nécessite des opérationnalisations techniques.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Caractéristiques et évolution temporelle des symptômes post-commotionnels chez les enfants et adolescents présentant un traumatisme extracrânien modéré à sévère avec ou sans traumatisme crânien légerCharacteristics and time course of postconcussive symptoms in children and adolescents with moderate to severe extracranial trauma with and without mild traumatic brain injury.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Étude prospective multicentrique (2018-2024) incluant 134 patients de 5 à 17 ans avec traumatisme extracrânien sévère (ISS >8), comparant ceux avec et sans traumatisme crânien léger (TCL, GCS 13-15). Les symptômes post-commotionnels (PCS) et la qualité de vie (QOL) ont été évalués à 1 semaine, 3 semaines et 3 mois. Les adolescents avec TCL présentaient des scores PCS significativement plus élevés aux deux premiers temps. Plus de 25 % des deux groupes avaient des symptômes persistants à 3 mois, avec un impact négatif sur la QOL. Les patients avec TCL ont un fardeau symptomatique plus important et une symptomatologie unique, justifiant une attention particulière au diagnostic et au traitement du TCL.

Points clés

Les adolescents avec TCL ont des scores de symptômes post-commotionnels significativement plus élevés à 1 et 3 semaines post-traumatisme. Plus de 25 % des patients des deux groupes (avec et sans TCL) présentent encore des symptômes à 3 mois. Le fardeau des symptômes post-commotionnels impacte négativement la qualité de vie. Les patients avec TCL ont une symptomatologie unique par rapport à ceux sans TCL. L'attrition a compromis la puissance statistique de l'étude.

Implications cliniques

Il est important de diagnostiquer et traiter spécifiquement le TCL chez les enfants et adolescents ayant subi un traumatisme extracrânien modéré à sévère. Un suivi prolongé au-delà de 3 mois est nécessaire car les symptômes persistent souvent. Une guidance anticipatoire et un soutien doivent être proposés à tous les patients pédiatriques traumatisés, même sans TCL.

Limites

L'attrition a réduit la puissance statistique, limitant la généralisabilité des résultats. Échantillon modeste de 134 patients, ce qui peut affecter la robustesse des analyses. Score ISS >8 exclut les traumatismes plus légers, limitant la comparabilité. Étude observationnelle sans randomisation, possible biais de sélection. Absence de données objectives (biomarqueurs, imagerie) pour confirmer le diagnostic de TCL.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Effets génétiques directs et indirects sur les traits de TDAH chez l'enfant au début et au milieu de l'enfance : analyses pangénomiques de traits complexes sur trios dans une grande cohorte norvégienne de registre des naissancesDirect and Indirect Genetic Effects on Child ADHD Traits in Early and Mid-Childhood: Trio Genome-Wide Complex Trait Analyses in a Large Norwegian Birth Registry Cohort.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a analysé des trios génotypés (enfant, mère, père) de la cohorte norvégienne MoBa (12 374 trios à 5 ans, 12 714 à 8 ans) pour estimer les effets génétiques directs et indirects sur les traits de TDAH chez l'enfant. À 5 ans, des effets indirects maternels ont été observés mais les comparaisons de modèles n'ont pas soutenu leur présence. À 8 ans, des effets directs et indirects maternels ont été estimés avec de grandes incertitudes. Globalement, aucune preuve claire d'effets génétiques indirects sur les scores totaux de TDAH n'a été trouvée.

Points clés

L'étude a utilisé des données de trios (enfant, mère, père) de la cohorte norvégienne MoBa. Des effets génétiques indirects maternels sur les traits de TDAH ont été observés à l'âge de 5 ans, mais les comparaisons de modèles n'ont pas soutenu leur présence. À l'âge de 8 ans, des effets directs et indirects maternels ont été estimés, mais avec de grandes erreurs types. Les analyses n'ont pas trouvé de preuves claires d'effets génétiques indirects sur les scores totaux de TDAH. Les effets indirects pourraient être plus difficiles à estimer avec précision que les effets spécifiques aux sous-domaines.

Implications cliniques

Cette étude n'apporte pas de preuve solide d'effets génétiques indirects parentaux sur le TDAH de l'enfant, ce qui suggère que les interventions familiales basées sur le génotype parental pourraient ne pas avoir d'impact direct sur les traits de TDAH. La difficulté à estimer les effets indirects souligne la complexité de l'architecture génétique du TDAH et la nécessité de plus grandes cohortes. Les résultats ne soutiennent pas l'utilisation d'informations génétiques parentales pour prédire le risque de TDAH chez l'enfant à l'heure actuelle.

Limites

Les grandes erreurs types ont entravé l'inférence fiable sur l'importance relative des effets spécifiques. Les comparaisons de modèles ont favorisé les modèles sans effets indirects, ce qui limite la confiance dans les résultats. L'échantillon est limité aux individus d'ascendance européenne, ce qui réduit la généralisabilité. Les traits de TDAH ont été mesurés par des évaluations parentales, ce qui pourrait introduire des biais.

Niveau de preuve

Modéré

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Développement des fonctions exécutives entre 2 et 6 ans chez les enfants exposés à une menace d'accouchement prématuréExecutive function development between ages 2 and 6 in children exposed to threatened preterm labor.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cohorte prospective a suivi 180 dyades mère-enfant (120 après menace d'accouchement prématuré [MAP], dont 27 nés à terme, 56 prématurés tardifs, 37 grands prématurés, et 60 témoins à terme) pour évaluer les fonctions exécutives (FE) à 2 et 6 ans avec le BRIEF-P. Les résultats montrent une interaction groupe × temps : à 2 ans, tous les groupes MAP avaient plus de difficultés exécutives que les témoins, avec les écarts les plus marqués chez les grands prématurés. Entre 2 et 6 ans, les scores de difficultés ont diminué davantage dans les groupes MAP, mais avec des variations selon les domaines. L'anxiété maternelle (prénatale et postnatale), les traumatismes maternels et un faible niveau d'éducation parental étaient associés à plus de difficultés exécutives, tandis que le sexe féminin était protecteur. Ces résultats soulignent la vulnérabilité exécutive précoce après MAP, y compris chez les nés à terme, et le rôle des facteurs biologiques et environnementaux.

Points clés

Les enfants exposés à une menace d'accouchement prématuré (MAP) présentent des difficultés exécutives dès 2 ans, même lorsqu'ils naissent à terme. Entre 2 et 6 ans, l'écart de difficultés exécutives se réduit entre les groupes MAP et les témoins, mais les trajectoires varient selon les sous-domaines. L'anxiété maternelle (prénatale et postnatale), les antécédents traumatiques maternels et un faible niveau d'éducation parental sont associés à des scores de difficultés exécutives plus élevés. Le sexe féminin est associé à de meilleures performances exécutives à 2 et 6 ans. Les enfants prématurés montrent les plus grandes difficultés exécutives, mais même les enfants nés à terme après MAP présentent des vulnérabilités.

Implications cliniques

Un suivi précoce des fonctions exécutives est recommandé chez tous les enfants exposés à une MAP, y compris ceux nés à terme. L'évaluation et la prise en charge de la santé mentale maternelle (anxiété, traumatismes) pourraient améliorer le développement exécutif de l'enfant. Les interventions précoces ciblant les fonctions exécutives devraient tenir compte du contexte familial et psychosocial. Les cliniciens doivent être attentifs aux différences liées au sexe dans l'évaluation des FE chez les jeunes enfants.

Limites

L'étude est observationnelle et ne permet pas d'établir de causalité. L'échantillon est relativement modeste (n=180) et provient d'un seul centre, limitant la généralisabilité. Les mesures des FE sont basées sur un questionnaire parental (BRIEF-P), ce qui peut introduire un biais de perception. Les facteurs postnataux comme les interventions ou les thérapies n'ont pas été pris en compte dans les modèles. Le suivi s'arrête à 6 ans, ne permettant pas d'évaluer l'évolution ultérieure des FE.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Étude pilote : Apprentissage collaboratif des compétences de la vie quotidienne entre frères et sœurs utilisant la modélisation vidéo avec des adolescents autistes coréano-américains.Pilot Study: Sibling Collaborative Learning of Daily Living Skills Using Video Modeling With Korean American Autistic Adolescents.

ModéréNiveau de preuveJournal of Autism and Developmental DisordersSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude pilote examine l'effet d'un programme de modélisation vidéo collaboratif entre frères et sœurs sur l'apprentissage de compétences de la vie quotidienne chez des adolescents autistes coréano-américains. Trois dyades (adolescent autiste et son frère/sœur) ont participé à un design expérimental à cas unique non concurrent. Les frères et sœurs ont créé des analyses de tâches et des vidéos après une formation, puis ont mis en œuvre une instruction vidéo avec des indices gradués et renforcement. Les résultats montrent une augmentation de la fidélité d'implantation des frères et sœurs et du pourcentage de tâches complétées par les adolescents autistes. Les dyades ont rapporté une haute validité sociale. Cette approche familiale et culturellement adaptée semble prometteuse.

Points clés

La fidélité d'implantation des frères et sœurs augmente après la formation à l'intervention vidéo. Les adolescents autistes améliorent leur taux de réalisation des compétences de vie quotidienne choisies. Les trois dyades rapportent une haute validité sociale (préférence, faisabilité, durabilité). L'approche collaborative et culturellement adaptée favorise l'acquisition de compétences de vie quotidienne.

Implications cliniques

Impliquer les frères et sœurs dans l'intervention peut être une stratégie efficace pour enseigner les compétences de vie quotidienne. La modélisation vidéo avec des frères et sœurs peut être adaptée culturellement pour les familles immigrantes. Les interventions écologiques, planifiées avec la famille, augmentent la validité sociale et la pérennité. Les cliniciens pourraient former les frères et sœurs à utiliser des vidéos et des indices progressifs.

Limites

Taille d'échantillon très faible (3 dyades), limitant la généralisabilité. Design non concurrent et absence de contrôle randomisé. Échantillon spécifique (coréano-américains) : résultats non transférables à d'autres cultures. Étude pilote sans suivi à long terme pour évaluer le maintien des acquis.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Antécédent de traumatisme crânien et biomarqueurs sanguins de la maladie d'AlzheimerPrior Traumatic Brain Injury and Alzheimer Disease Blood Biomarkers.

ModéréNiveau de preuveJAMA NeurologySourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale évalue la précision du rapport plasmatique p-tau217/Aβ42 pour détecter la positivité amyloïde cérébrale chez des vétérans de la guerre du Vietnam sans démence, avec et sans antécédent de traumatisme crânien (TBI). La précision du test est significativement réduite chez les vétérans ayant un TBI avec perte de conscience, passant de 90 % (sans TBI) à 63 % (TBI avec perte de conscience >5 min). Les auteurs recommandent la prudence dans l'interprétation des biomarqueurs sanguins de la maladie d'Alzheimer en contexte de TBI.

Points clés

Le rapport p-tau217/Aβ42 est très précis (90 %) pour détecter l'amyloïde cérébrale chez les vétérans sans antécédent de TBI. La précision chute à 78 % chez les vétérans avec TBI et perte de conscience de 0-5 minutes, et à 63 % chez ceux avec perte de conscience >5 minutes. Les résultats sont similaires pour le p-tau217 seul et le rapport Aβ42/40. Le test pourrait manquer plus de la moitié des cas positifs à l'amyloïde-PET chez les individus avec antécédent de TBI. La prudence est recommandée dans l'interprétation des tests sanguins de la maladie d'Alzheimer chez les patients ayant un TBI.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent tenir compte des antécédents de TBI lors de l'utilisation des biomarqueurs sanguins de la maladie d'Alzheimer. Un résultat négatif au test p-tau217/Aβ42 n'exclut pas une pathologie amyloïde chez les patients avec TBI. Des études supplémentaires sont nécessaires pour établir des seuils adaptés aux populations avec TBI. L'évaluation de la démence chez les vétérans devrait inclure une anamnèse détaillée des traumatismes crâniens.

Limites

Échantillon principalement masculin (99,3 %) et limité aux vétérans de la guerre du Vietnam, limitant la généralisabilité. Étude transversale, sans suivi longitudinal. Utilisation de données ADNI-DOD existantes, avec possible biais de sélection. La définition du TBI reposait sur la perte de conscience, d'autres aspects (localisation, répétition) non pris en compte. Taille d'échantillon modeste (272 participants).

Niveau de preuve

Modéré

Haut potentielAnglaisSource tier 1

Prédiction des traits cognitifs et de personnalité à l'aide de cartes d'activation et de dynamiques temporelles dérivées de l'IRMf de reposCognitive and personality trait prediction using activation maps and temporal dynamics derived from resting-state fMRI.

ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude propose un cadre unifié combinant informations spatiales (cartes d'activation estimées directement à partir de l'IRMf de repos) et temporelles (extraction de caractéristiques temporelles via MultiRocket) pour prédire des traits cognitifs (capacité de lecture, intelligence fluide, vitesse de traitement) et de personnalité (ouverture à l'expérience, extraversion) à partir de l'IRMf de repos. Testé sur le jeu de données HCP, le modèle atteint des correlations allant jusqu'à 0.5284, soulignant l'importance de la modélisation spatio-temporelle pour comprendre les relations cerveau-comportement.

Points clés

Utilisation de cartes d'activation estimées directement depuis l'IRMf de repos sans tâche explicite. Combinaison de caractéristiques spatiales et temporelles via un cadre ensembliste. Prédiction de traits cognitifs (lecture, intelligence fluide, vitesse de traitement) et de personnalité (ouverture, extraversion). Performance de pointe avec corrélations jusqu'à 0.5284 sur le dataset HCP. Démontre l'utilité de la modélisation spatio-temporelle pour les relations cerveau-comportement.

Implications cliniques

Potentiel pour évaluer les capacités cognitives et les traits de personnalité sans tâches comportementales explicites. Peut être pertinent pour le suivi des patients en neuropsychologie, notamment pour les profils de haut potentiel. Nécessite validation sur des populations cliniques.

Limites

Utilisation d'un seul jeu de données (HCP), limitant la généralisabilité. Corrélations modérées (max 0.5284), indiquant une variance non expliquée. Absence de validation sur des populations cliniques spécifiques. L'étude repose sur un échantillon de la population générale, non clinique.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Développement d'un outil basé sur des images pour les déficits subjectifs dans la cognition et les activités de la vie quotidienneDevelopment of a picture-based tool for subjective deficits in cognition and ADLs.

ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Le Pic-ADL est un questionnaire auto-rapporté basé sur des images évaluant les plaintes cognitives et celles liées aux activités de la vie quotidienne, incluant des items sur les médias numériques. Validé sur 243 contrôles sains et 70 patients neurologiques, il montre une forte acceptabilité, fiabilité et validité. Les patients avec trouble neurocognitif majeur rapportent significativement plus de difficultés que ceux avec trouble léger et les contrôles (pη² = .49). La précision de classification entre contrôles/trouble léger et trouble majeur est de 91% (sensibilité = .83, spécificité = .86). L'outil est utile dans les contextes où l'évaluation basée sur le langage est difficile.

Points clés

Le Pic-ADL est un questionnaire auto-rapporté basé sur des images couvrant les plaintes cognitives et celles liées aux activités de la vie quotidienne, incluant des items sur les médias numériques. L'outil a démontré une forte acceptabilité, fiabilité et validité auprès de 243 contrôles sains et 70 patients neurologiques. Les patients avec trouble neurocognitif majeur rapportent significativement plus de difficultés que ceux avec trouble léger et les contrôles (pη² = .49). La précision de classification entre contrôles/trouble léger et trouble majeur était de 91% (sensibilité = .83, spécificité = .86). Le Pic-ADL peut être utile dans des contextes où l'évaluation basée sur le langage est difficile, améliorant le diagnostic des TNC.

Implications cliniques

Le Pic-ADL permet d'évaluer les plaintes cognitives et fonctionnelles chez des patients ayant des limitations linguistiques ou des troubles du langage. Il offre une alternative aux questionnaires traditionnels verbaux, réduisant les biais liés à la langue. L'outil pourrait améliorer le diagnostic différentiel entre trouble neurocognitif léger et majeur. Il intègre des activités modernes comme l'utilisation des médias numériques, reflétant mieux le fonctionnement quotidien actuel.

Limites

L'étude a été menée dans un seul pays (Allemagne), limitant la généralisabilité. L'échantillon de patients neurologiques est relativement petit (n=70). La validation n'a pas inclus de personnes avec des troubles du langage sévères ou analphabètes. L'outil est basé sur l'auto-rapport, ce qui peut être affecté par le manque de conscience des déficits.

Niveau de preuve

Modéré

Haut potentielAnglaisSource tier 1

Les effets interactifs de la difficulté de la tâche et de l'environnement d'apprentissage sur l'apprentissage autorégulé.The interactive effects of task difficulty and learning environment on self-regulated learning.

ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine comment les prompts (incitations) influencent l'apprentissage autorégulé en fonction de la difficulté de la tâche et de l'environnement (texte vs multimédia). Les résultats montrent que les prompts n'améliorent pas significativement la précision des performances, mais affectent le temps de réaction, suggérant un impact sur l'efficacité du traitement. L'environnement multimédia réduit le temps de réaction pour une difficulté modérée mais l'augmente pour les niveaux facile et difficile.

Points clés

Les prompts n'ont pas amélioré significativement la précision des performances lors d'un test immédiat. Les prompts ont influencé le temps de réaction, indiquant un effet sur l'efficacité du traitement plutôt que sur la précision. L'environnement d'apprentissage (texte vs multimédia) a interagi avec la difficulté de la tâche : le multimédia a réduit le temps de réaction pour une difficulté modérée mais l'a augmenté pour les niveaux facile et difficile. La difficulté du test a eu un effet significatif sur la précision, mais pas l'utilisation de prompts ni le niveau d'apprentissage autorégulé.

Implications cliniques

Les interventions utilisant des prompts pour améliorer l'apprentissage autorégulé chez les personnes à haut potentiel devraient tenir compte de la difficulté de la tâche et du format d'apprentissage. Les prompts pourraient être plus bénéfiques pour l'efficacité cognitive que pour la précision, ce qui peut orienter les stratégies de remédiation cognitive. L'adaptation de l'environnement d'apprentissage (multimédia vs texte) en fonction de la difficulté pourrait optimiser les performances chez les profils à haut potentiel.

Limites

L'échantillon est composé d'étudiants universitaires, non spécifiquement recrutés pour leur haut potentiel. L'étude n'a mesuré que les performances immédiates, sans évaluation de la rétention à long terme. Les conditions expérimentales en laboratoire peuvent ne pas refléter les contextes réels d'apprentissage. La taille de l'échantillon (n=110) est modeste pour une analyse à quatre facteurs.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Symptômes psychiatriques associés à l'utilisation de corticostéroïdes : une revue systématique et méta-analysePsychiatric Symptoms Associated with Corticosteroid Use: A Systematic Review and Meta-analysis.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue systématique et méta-analyse a examiné l'association entre l'utilisation de corticostéroïdes et les symptômes psychiatriques (dépressifs, maniaques, psychotiques, anxieux). Sur 73 études incluant plus de 3,7 millions de participants, l'utilisation de corticostéroïdes était associée à des scores de dépression plus élevés (DMS = 0.92) et à une fréquence accrue de symptômes maniaques en phase aiguë (OR = 2.42). Les symptômes psychotiques étaient rares (2.4%) et l'anxiété n'était pas significativement associée. La dose quotidienne élevée et l'âge avancé étaient des modérateurs exploratoires de la sévérité dépressive. La certitude des preuves était faible à très faible. Une surveillance des troubles de l'humeur est recommandée, surtout en début de traitement et chez les patientsâgés ou à dose élevée.

Points clés

L'utilisation de corticostéroïdes est associée à des symptômes dépressifs plus sévères (DMS = 0.92). Les symptômes maniaques prédominent pendant la phase aiguë (≤8 semaines) (OR = 2.42). Les symptômes psychotiques sont peu fréquents (2.4%). Aucune association significative n'a été trouvée pour l'anxiété. Une dose quotidienne plus élevée et un âge plus avancé sont associés à une plus grande sévérité dépressive (résultats exploratoires).

Implications cliniques

Une surveillance systématique des symptômes d'humeur et psychotiques est justifiée chez les patients sous corticostéroïdes. Une attention particulière doit être portée en début de traitement et chez les patientsâgés ou recevant des doses élevées. Les cliniciens doivent informer les patients du risque de troubles de l'humeur.

Limites

La certitude des preuves selon GRADE était faible à très faible. Hétérogénéité élevée pour les symptômes dépressifs (I²=89%). Les analyses de modérateurs (dose, âge) sont exploratoires. Exclusion des essais randomisés et de certaines confusions possibles.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Performance de la mémoire auditive dépendante de la tâche chez les enfants utilisant un implant cochléaireTask-dependent auditory memory performance in children using cochlear implant.

ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale compare les scores de mémoire auditive obtenus avec des tâches de réponse verbale et de pointage d'images chez 53 enfants avec implants cochléaires et 53 enfants au développement typique appariés. Les scores étaient significativement plus élevés avec la tâche de pointage d'images, surtout sous forte charge cognitive. Les enfants implantés avaient des scores inférieurs aux enfants typiques. Le type de réponse influence la performance mnésique.

Points clés

Les enfants avec implant cochléaire obtiennent de meilleurs scores de mémoire auditive avec une tâche de pointage d'images qu'avec une tâche de rappel verbal. La supériorité du pointage d'images est plus marquée lorsque la charge cognitive est élevée. Les enfants avec implant cochléaire ont des performances mnésiques inférieures aux enfants au développement typique, quel que soit le type de réponse. Le mode de réponse doit être pris en compte lors de l'évaluation de la mémoire auditive chez les enfants implantés.

Implications cliniques

L'utilisation de tâches de pointage d'images peut améliorer l'évaluation de la mémoire auditive chez les enfants avec implant cochléaire. Les cliniciens doivent adapter les modalités de réponse pour réduire l'impact des difficultés de production verbale. Les scores normatifs pour les enfants implantés doivent être interprétés en fonction du type de réponse utilisé.

Limites

Étude transversale ne permettant pas d'inférences causales. Échantillon limité à une tranche d'âge spécifique (2-7 ans). Le test de mémoire auditive utilisé est développé pour l'étude, ce qui peut limiter la validité externe. L'appariement sur l'âge d'implantation peut ne pas contrôler tous les facteurs confondants.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Caractéristiques et corrélats cliniques de l'observance médicamenteuse objective chez les personnes âgées présentant des troubles cognitifs.Characteristics and clinical correlates of objective medication adherence in older adults with cognitive impairment.

ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les corrélats cliniques de l'observance médicamenteuse objective chez 83 personnes âgées atteintes de troubles neurocognitifs gérant elles-mêmes leurs médicaments. L'observance a été suivie pendant deux mois par décompte des comprimés et système de surveillance des événements médicamenteux (MEMS). Une observance sous-optimale était fréquente (46% ≤90% par décompte, 39% ≤90% par MEMS). La précision du décompte était liée à la vitesse de traitement et à la capacité de gestion des médicaments (MMAA), tandis que la précision MEMS était liée aux fonctions exécutives. Les stratégies compensatoires étaient courantes mais non associées à l'observance globale. Les évaluations basées sur la performance permettent d'identifier les patients à risque.

Points clés

46% des participants ont montré une observance ≤90% selon le décompte des comprimés, et 16% <80%. 39% des participants ont montré une observance ≤90% selon le MEMS, et 23% <80%. La précision du décompte des comprimés était corrélée à la vitesse de traitement et à la performance au MMAA. La précision MEMS était corrélée aux fonctions exécutives. L'utilisation de stratégies compensatoires n'était pas liée à l'observance globale. Les performances au MMAA prédisaient de manière unique l'appartenance au groupe de haute ou faible observance.

Implications cliniques

Les évaluations basées sur la performance (comme le MMAA) peuvent identifier les patients âgés à risque de non-observance médicamenteuse. Les difficultés en vitesse de traitement, fonctions exécutives et gestion des médicaments devraient alerter sur la nécessité d'un suivi de l'observance. Les stratégies compensatoires seules ne garantissent pas une bonne observance leur efficacité peut dépendre de la conscience des déficits et de la qualité des stratégies. Les interventions ciblées sur l'observance devraient tenir compte des fonctions cognitives spécifiques affectées.

Limites

L'analyse MEMS a été restreinte aux utilisateurs cohérents (n=65) en raison d'une utilisation inconsistante, ce qui peut introduire un biais de sélection. La taille de l'échantillon est modeste (n=83). L'étude est observationnelle et ne permet pas d'inférer une causalité. L'observance a été mesurée sur seulement deux mois, ce qui peut ne pas refléter les habitudes à long terme.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

L'autisme comme aliénation mentale légale - Arguments neurocognitifs et contextuels dans les évaluations psychiatriques médico-légales suédoisesAutism as legal insanity - Neurocognitive and contextual arguments in Swedish forensic psychiatric evaluations.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude explore les facteurs neurocognitifs et contextuels pris en compte pour juger si un trouble du spectre autistique (TSA) répond aux critères légaux de 'trouble mental grave' (SMD) en Suède. À partir d'un échantillon aléatoire de 20 évaluations psychiatriques médico-légales de délinquants violents autistes (10 ayant satisfait au critère SMD, 10 non), une analyse qualitative de contenu a été réalisée. Les résultats montrent que dans le groupe SMD, les caractéristiques autistiques étaient considérées comme plus sévères, avec un faible fonctionnement psychosocial, une fixation sur la violence, des stratégies d'adaptation rigides, une altération de la cohérence centrale/métacognition, des sentiments d'anxiété et d'insécurité. Dans le groupe non-SMD, on retrouvait des traits antisociaux, une psychopathologie complexe, une consommation de substances, un maintien du sens de la réalité et une capacité à intégrer plusieurs perspectives. L'étude souligne le manque de clarté dans la définition de la sévérité 'suffisante' du TSA pour le SMD et la nécessité de directives plus précises.

Points clés

L'étude utilise un échantillon randomisé de 20 évaluations médico-légales de délinquants autistes violents. Le groupe répondant au critère de trouble mental grave (SMD) présentait un faible fonctionnement psychosocial, une fixation sur la violence et une altération de la cohérence centrale. Le groupe non-SMD était caractérisé par des traits antisociaux, une psychopathologie complexe et une intégrité du sens de la réalité. La décision de qualifier le TSA de trouble mental grave repose sur une évaluation dimensionnelle de la sévérité, sans seuil clair. Les auteurs recommandent l'élaboration de standards ou de lignes directrices pour harmoniser les décisions d'expertise.

Implications cliniques

Les cliniciens réalisant des expertises pénale doivent évaluer le fonctionnement psychosocial global et les capacités métacognitives des personnes autistes. La présence d'une fixation sur la violence ou d'une rigidité cognitive sévère peut indiquer une sévérité suffisante pour un trouble mental grave. L'absence de trouble du sens de la réalité ou la présence de traits antisociaux ne doit pas exclure d'emblée un TSA sévère. Les évaluations doivent éviter les raccourcis et s'appuyer sur une analyse multidimensionnelle des symptômes autistiques.

Limites

Taille d'échantillon modeste (N=20) limitant la généralisation des résultats. L'étude est basée sur des rapports d'évaluation rétrospectifs, pouvant contenir des biais de sélection. Les résultats sont spécifiques au contexte légal suédois et pourraient ne pas s'appliquer à d'autres juridictions. L'absence de standardisation dans la définition de la sévérité du TSA rend l'interprétation subjective.

Niveau de preuve

Modéré

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Perceptions du personnel concernant les navigateurs de soins dans les contextes de traitement médicamenteux du trouble lié à l'usage d'opioïdesStaff perceptions of care navigators in medication for opioid use disorder treatment settings.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude qualitative examine les perceptions du personnel clinique et administratif sur l'intégration de navigateurs de soins dans les centres de traitement médicamenteux du trouble lié à l'usage d'opioïdes (MOUD) dans le cadre de l'étude HEALing Communities au Kentucky. Les résultats montrent que les navigateurs de soins comblent des lacunes critiques en aidant les patients à surmonter des obstacles pratiques (transport, logement, services sociaux), ce qui favorise l'engagement et la rétention dans le traitement. L'intégration améliore également le moral de l'équipe et réduit l'épuisement professionnel. Cependant, des défis persistent : délimitation floue des rôles, contraintes d'emploi du temps et inadéquation culturelle. Une différenciation claire entre navigateurs, gestionnaires de cas et pairs aidants est nécessaire pour une collaboration efficace.

Points clés

Les navigateurs de soins aident les patients à surmonter des barrières pratiques (transport, logement), améliorant ainsi l'engagement dans le traitement MOUD. L'intégration des navigateurs réduit l'épuisement professionnel et améliore le moral des équipes soignantes. Des défis persistent : rôles mal définis, contraintes de planning et inadéquation entre culture organisationnelle et rôle du navigateur. Une délimitation claire entre navigateurs, gestionnaires de cas et pairs aidants est essentielle pour une collaboration efficace. L'étude souligne l'importance d'un financement stable et d'une planification de l'implantation pour le succès de ces rôles non cliniques.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent définir clairement les rôles des navigateurs de soins pour éviter les chevauchements et les conflits. L'intégration de navigateurs peut soulager la charge de travail des cliniciens en gérant les obstacles non médicaux. Les programmes MOUD devraient prévoir une formation et un soutien pour aligner les navigateurs sur la culture organisationnelle. Les décideurs doivent assurer un financement dédié et des lignes directrices pour standardiser ces rôles. Les résultats encouragent à considérer les navigateurs comme un levier pour améliorer l'équité d'accès aux soins.

Limites

L'étude ne recueille que les perceptions du personnel, sans inclure le point de vue des patients. La variabilité dans la définition des rôles limite la généralisation des résultats. Les données proviennent d'un seul État américain (Kentucky), ce qui peut limiter la transférabilité à d'autres contextes. Aucune mesure quantitative de l'impact sur l'engagement ou la rétention n'a été rapportée. Les entretiens ont été réalisés dans un cadre d'étude spécifique, ce qui peut influencer les réponses.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Qui façonne les recommandations nationales sur l'autisme ? Une comparaison transnationale du développement, de la représentation et de la mise en œuvre des recommandations sur l'autismeWho Shapes National Autism Guidance? A Cross-National Comparison of Autism Guideline Development, Representation, and Implementation.

ModéréNiveau de preuveJournal of Autism and Developmental DisordersSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare la structure de gouvernance, la participation des personnes ayant une expérience vécue et l'architecture de mise en œuvre des recommandations nationales sur l'autisme dans six pays (Australie, Angleterre, Norvège, Écosse, Suède et États-Unis). Les résultats montrent des variations importantes dans l'autorité, la transparence et les mécanismes d'implication, avec des pays centralisés présentant des procédures plus formalisées. Ces différences ne sont pas capturées par les outils d'évaluation existants comme AGREE II.

Points clés

Les pays dotés d'organismes directeurs centralisés ont mis en place les mécanismes les plus formalisés pour intégrer les perspectives des personnes ayant une expérience vécue. La transparence procédurale est élevée dans les systèmes centralisés mais variable dans les systèmes distribués. Les liens de mise en œuvre vont des normes de qualité formelles et des indicateurs à une adoption régionale informelle. Les différences de gouvernance dans les recommandations sur l'autisme ne sont pas entièrement évaluées par les outils existants comme AGREE II.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être conscients que les recommandations nationales varient considérablement en termes de processus d'élaboration, ce qui peut influencer leur légitimité et leur adoption. La participation des personnes ayant une expérience vécue dans l'élaboration des recommandations pourrait améliorer la pertinence clinique et l'acceptation. Les systèmes centralisés peuvent offrir des recommandations plus cohérentes, mais peuvent aussi limiter l'adaptation locale.

Limites

L'analyse est qualitative et se limite à six pays, ce qui restreint la généralisabilité. Seuls les documents accessibles au public ont été examinés, ce qui peut exclure des processus informels. L'étude ne mesure pas l'impact réel de ces différences de gouvernance sur les résultats cliniques.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Configuration de connectivité dysrégulée du modèle de réseau fonctionnel chez des adolescents naïfs de traitement en premier épisode de trouble dépressif majeurDysregulated connectivity configuration of functional network model in first-episode, treatment-naive adolescents with major depressive disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné la connectivité fonctionnelle statique et dynamique dans les réseaux cérébraux à grande échelle (DMN, SN, CEN, DAN) chez 29 adolescents (premier épisode, naïfs de traitement) avec trouble dépressif majeur (TDM) comparés à 29 témoins sains appariés. Les résultats montrent une connectivité intra- et inter-réseaux réduite au sein du DMN, SN et CEN, ainsi qu'une connectivité accrue entre le DAN et le SN. L'analyse dynamique a révélé une fréquence de transition d'état réduite, un temps de séjour plus court dans les états de faible connectivité et plus long dans les états de forte connectivité, ces derniers étant corrélés à une sévérité dépressive plus élevée. Ces altérations pourraient représenter des mécanismes neuropathologiques spécifiques au stade développemental de l'adolescence.

Points clés

Les adolescents avec TDM présentent une connectivité réduite au sein du DMN, SN et CEN, et une connectivité DAN-SN accrue. L'analyse dynamique montre une réduction des transitions entre états de connectivité et un temps de séjour prolongé dans des états hyperconnectés (DAN-SN). Une connectivité intra-DMN et intra-DAN plus faible, ainsi qu'une connectivité DMN-CEN et DMN-SN réduite, sont corrélées négativement aux scores HAMD-17. Le temps de séjour prolongé dans les états hyperconnectés est corrélé positivement à la sévérité des symptômes dépressifs.

Implications cliniques

Ces résultats suggèrent que des altérations précoces de la connectivité réseau pourraient servir de biomarqueurs pour le dépistage précoce du TDM à l'adolescence. Les anomalies dynamiques de connectivité pourraient orienter vers des cibles thérapeutiques spécifiques, comme la neuromodulation visant à rétablir l'équilibre DMN-CEN. L'identification de signatures de connectivité spécifiques à l'adolescence pourrait améliorer la différenciation entre dépression juvénile et adulte.

Limites

Petite taille d'échantillon (29 par groupe) nécessitant une validation sur des cohortes plus larges et indépendantes. Absence de comparaison directe avec des cohortes adultes, limitant les conclusions sur la spécificité développementale. Étude transversale ne permettant pas d'établir des relations causales entre les altérations de connectivité et le TDM. Données d'IRMf au repos sans stimulation task-based, ce qui pourrait ne pas capturer toute la dynamique fonctionnelle.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Effets de l'application d'un protocole de rééducation pulmonaire précoce basé sur des preuves chez les patients atteints de pneumonie associée à un AVC : une étude quasi-expérimentale avec contrôle historiqueApplication effects of early pulmonary rehabilitation evidence-based nursing protocol in patients with stroke-associated pneumonia: A historical controlled quasi-experimental study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude quasi-expérimentale a évalué l'efficacité d'un protocole de rééducation pulmonaire précoce basé sur des preuves chez 70 patients atteints de pneumonie associée à un AVC (35 dans le groupe contrôle historique et 35 dans le groupe observation). Le protocole a significativement amélioré la fonction ventilatoire, la force des muscles respiratoires, la fonction motrice des membres et les activités de la vie quotidienne, tout en réduisant l'infection pulmonaire par rapport aux soins standard.

Points clés

Un protocole de rééducation pulmonaire précoce basé sur des preuves a été développé pour la pneumonie associée à l'AVC. L'étude a inclus 70 patients avec un design quasi-expérimental et contrôle historique. Le protocole a amélioré la fonction pulmonaire, la fonction motrice et l'autonomie fonctionnelle. Les scores de l'infection pulmonaire étaient significativement réduits dans le groupe intervention.

Implications cliniques

Ce protocole peut être intégré dans la pratique clinique pour améliorer la récupération des patients après un AVC compliqué de pneumonie. Il fournit une approche systématique et opérationnelle pour les soins infirmiers en neurologie. L'amélioration de la fonction motrice et de l'autonomie suggère un bénéfice pour la réadaptation globale.

Limites

Design quasi-expérimental avec contrôle historique, non randomisé, pouvant introduire des biais. Taille d'échantillon modeste (n=70) et monocentrique. Manque de suivi à long terme pour évaluer la durabilité des effets.

Niveau de preuve

Modéré

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Régime alimentaire, mode de vie, marqueurs métaboliques et statut socioéconomique sont associés à la fonction cognitive chez les enfants d'âge scolaire issus d'une cohorte basée sur la population.Diet, lifestyle, metabolic markers, and socioeconomic status are associated with cognitive function in school-aged children from a population-based cohort.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale a examiné les associations entre l'alimentation, l'activité physique, le sommeil, les marqueurs métaboliques, le statut socioéconomique et la fonction cognitive chez 170 enfants d'âge scolaire (âge moyen 6,33 ans) issus d'une cohorte générale. Les fonctions cognitives ont été évaluées avec la NEPSY-II et la TONI-2. Les résultats montrent que l'adhésion au régime méditerranéen, la durée de sommeil et le statut socioéconomique sont positivement associés aux performances cognitives, tandis que la consommation d'aliments ultra-transformés, le temps passé devant la télévision et des marqueurs métaboliques (HOMA-IR, CRP, GGT) sont négativement associés. En analyses multivariées, le régime méditerranéen (OR 2,18), le statut économique (OR 2,50), le sommeil (OR 2,90) et l'HOMA-IR (OR 0,47) restent indépendamment associés aux domaines attentionnels, langagiers et mnésiques.

Points clés

L'adhésion au régime méditerranéen est positivement associée à la fonction cognitive chez les enfants d'âge scolaire. La durée de sommeil plus longue est associée à de meilleures performances cognitives. Un statut socioéconomique plus élevé est indépendamment lié à des scores cognitifs plus élevés. La résistance à l'insuline (HOMA-IR) est négativement associée aux fonctions cognitives. La consommation d'aliments ultra-transformés et un temps de télévision accru sont associés à des cognitions moins bonnes. L'étude montre que plusieurs facteurs modifiables (régime, sommeil, métabolisme) et structurels (socioéconomiques) sont simultanément liés à la cognition chez l'enfant.

Implications cliniques

Promouvoir un régime méditerranéen et un sommeil suffisant pourrait soutenir le développement cognitif des enfants. Le dépistage des marqueurs métaboliques (HOMA-IR, CRP) pourrait être pertinent chez les enfants présentant des difficultés cognitives. Les interventions visant à réduire les inégalités socioéconomiques pourraient avoir un impact favorable sur la cognition des enfants. Les cliniciens doivent considérer l'alimentation, l'activité physique et le sommeil comme des leviers pour optimiser le développement cognitif.

Limites

La taille de l'échantillon est modeste (n=170), ce qui limite la généralisabilité des résultats. Le design transversal ne permet pas d'établir de relations causales. Les données alimentaires et d'activité physique reposent sur des questionnaires auto-rapportés, sujets à des biais de mémoire. L'étude n'a pas évalué les facteurs de confusion potentiels comme le niveau d'éducation parentale ou l'environnement familial en détail.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Étude sur l'intention d'adoption d'un mini-programme de dépistage des troubles cognitifs basée sur les modèles TAM et TPBStudy on the adoption intention of the cognitive impairment screening mini program based on TAM and TPB models.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les facteurs influençant l'intention d'adoption d'un mini-programme de dépistage des troubles cognitifs chez les adultes d'âge moyen et plus âgés, en combinant le modèle d'acceptation technologique (TAM) et la théorie du comportement planifié (TPB). À partir de 610 questionnaires validés, les analyses par équations structurelles montrent que l'utilité perçue, la confiance et l'attitude prédisent positivement l'intention comportementale, tandis que le risque perçu pour la vie privée a un effet négatif. Les résultats soulignent l'importance de la gestion de la confidentialité et de la confiance pour promouvoir ces outils numériques.

Points clés

L'utilité perçue et la facilité d'utilisation perçue influencent positivement l'attitude envers le mini-programme de dépistage. La confiance et l'attitude sont des prédicteurs directs significatifs de l'intention d'utilisation. Les normes subjectives et le contrôle comportemental perçu ont des effets indirects via l'attitude et la confiance. Le risque perçu pour la vie privée réduit significativement la confiance et l'attitude, impactant négativement l'intention.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent considérer les préoccupations de confidentialité et de confiance lors de la recommandation d'outils numériques de dépistage cognitif. La conception d'interfaces simples et utiles est cruciale pour l'adoption par les patients âgés. Les campagnes de promotion devraient mettre en avant l'utilité clinique et les garanties de protection des données. Une formation ou un accompagnement pourrait améliorer le contrôle perçu et l'adoption chez les personnes peu familiarisées avec le numérique.

Limites

L'étude repose sur des données déclaratives (questionnaires) et non sur l'utilisation réelle. L'échantillon, bien que conséquent, n'est pas représentatif de toutes les populations cibles (par exemple, contextes culturels variés). Les facteurs cliniques objectifs (type et sévérité des troubles) ne sont pas intégrés dans le modèle. L'étude se concentre sur l'intention d'adoption, non sur l'utilisation à long terme ou l'efficacité clinique de l'outil.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Association du polymorphisme rs4705342 T > C dans le promoteur de miR-143/145 avec les troubles cognitifs chez les adolescents souffrant de trouble dépressif : une étude cas-témoinsAssociation of rs4705342 T > C polymorphism in the promoter of miR-143/145 with cognitive impairment in adolescents with depressive disorder: A case-control study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude cas-témoins a exploré l'association génétique entre le polymorphisme rs4705342 (T>C) dans le promoteur de miR-143/145 et les troubles cognitifs chez 500 adolescents dépressifs, dont 250 présentaient des troubles cognitifs évalués par la MCCB. Les résultats montrent que le génotype CC est significativement associé à un risque accru de troubles cognitifs, à une diminution des niveaux plasmatiques de miR-145-5p, et à une expression augmentée de sa cible EPHA4. Des expériences in vitro sur cellules PC12 et BV2 suggèrent que l'allèle T atténue les anomalies cellulaires via l'inhibition de la neuroinflammation et la promotion de la prolifération neuronale. Le polymorphisme rs4705342 pourrait donc moduler la susceptibilité aux troubles cognitifs chez les adolescents dépressifs.

Points clés

Le polymorphisme rs4705342 (T>C) est associé aux troubles cognitifs chez les adolescents dépressifs. Le génotype CC est lié à un risque accru de troubles cognitifs et à des scores MCCB plus faibles. Les porteurs du génotype CC présentent des niveaux plasmatiques réduits de miR-145-5p. miR-145-5p cible EPHA4, dont l'expression est régulée par le génotype TT. In vitro, l'allèle T atténue l'inhibition de la prolifération des cellules PC12 et réduit la neuroinflammation des cellules BV2.

Implications cliniques

Le génotypage du rs4705342 pourrait aider à identifier les adolescents dépressifs à risque de troubles cognitifs. Les voies miR-145-5p/EPHA4 pourraient constituer des cibles thérapeutiques pour les déficits cognitifs associés à la dépression. Une surveillance accrue des fonctions cognitives est recommandée chez les adolescents dépressifs porteurs du génotype CC.

Limites

Étude cas-témoins ne permettant pas d'établir une relation causale. Échantillon limité à une population adolescente spécifique (Chine). Modèles cellulaires in vitro (PC12, BV2) ne reflètent pas entièrement la complexité in vivo. L'évaluation cognitive repose uniquement sur la MCCB, sans mesure écologique.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Flexibilité cognitive, empathie et auto-efficacité sociale chez les enfants TDAH et leurs parents : un modèle d'interdépendance acteur-partenaireCognitive flexibility, empathy and social self-efficacy in children with ADHD and their parents: An actor-partner interdependence model.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les associations entre la flexibilité cognitive, l'empathie et l'auto-efficacité sociale au sein de dyades parent-enfant, incluant 59 enfants avec TDAH (8-13 ans) et 50 enfants témoins. En utilisant le modèle d'interdépendance acteur-partenaire (APIM) avec estimation bayésienne, les résultats montrent que chez les enfants TDAH, la flexibilité cognitive est positivement liée à l'empathie et à l'auto-efficacité sociale, l'empathie jouant un rôle médiateur. Chez les parents d'enfants TDAH, la flexibilité cognitive est associée à une meilleure auto-efficacité sociale, mais leur empathie est négativement liée à leur propre auto-efficacité sociale. Des effets partenaires ont également été observés : l'empathie de l'enfant améliore l'auto-efficacité sociale du parent, tandis que l'empathie du parent diminue celle de l'enfant. Ces résultats soulignent l'importance de la flexibilité cognitive et les effets contrastés de l'empathie dans les interactions sociales des familles touchées par le TDAH.

Points clés

Chez les enfants TDAH, la flexibilité cognitive est positivement associée à l'empathie et à l'auto-efficacité sociale. L'empathie des enfants TDAH médiatise la relation entre leur flexibilité cognitive et leur auto-efficacité sociale. Chez les parents d'enfants TDAH, la flexibilité cognitive est liée à une meilleure auto-efficacité sociale, mais leur empathie est négativement associée à celle-ci. L'empathie des enfants TDAH est positivement associée à l'auto-efficacité sociale des parents. L'empathie des parents d'enfants TDAH est négativement associée à l'auto-efficacité sociale de leur enfant.

Implications cliniques

Les interventions visant à améliorer la flexibilité cognitive chez les enfants TDAH pourraient renforcer leur empathie et leur auto-efficacité sociale. L'empathie parentale élevée pourrait avoir un effet paradoxal sur l'auto-efficacité sociale de l'enfant TDAH, suggérant un besoin de soutien parental ajusté. Ces résultats encouragent une prise en charge dyadique incluant à la fois l'enfant et le parent dans les programmes d'entraînement aux compétences sociales.

Limites

Taille d'échantillon modeste (109 dyades) limitant la généralisation. Utilisation de mesures auto-rapportées pouvant introduire un biais de réponse. Conception transversale ne permettant pas d'inférer des relations causales. Absence de suivi longitudinal pour évaluer l'évolution des associations.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Comment l'autisme et le sexe influencent la prise de perspective dans les inférences pragmatiquesHow Autism and Sex Influence Perspective-Taking in Pragmatic Inferences.

ModéréNiveau de preuveJournal of Autism and Developmental DisordersSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine comment l'autisme et le sexe affectent les inférences pragmatiques nécessitant une prise de perspective. 52 adultes autistes et 52 non autistes (équilibrés en sexe) ont réalisé une tâche d'implicature avec des indices fournis par un interlocuteur ou affichés à l'écran. Les résultats montrent que les adultes autistes, comme les non autistes, interprètent les termes scalaires de manière flexible, mais la présence d'un interlocuteur interagit avec le sexe : les hommes autistes produisent moins d'implicatures, tandis que les femmes autistes en produisent autant mais avec des temps de réaction plus longs, suggérant des stratégies compensatoires coûteuses. Ces résultats soulignent l'importance du contexte communicatif et du sexe dans la pragmatique de l'autisme.

Points clés

Les adultes autistes présentent des effets d'amorçage fiables pour les implicatures lexicales et ad-hoc, similaires aux non autistes. La présence d'un interlocuteur améliore la production d'implicatures chez les femmes autistes et les non autistes, mais la réduit chez les hommes autistes. Les femmes autistes montrent des temps de réaction plus longs, indiquant des stratégies compensatoires effortful. Le sexe et le contexte communicatif modulent la performance pragmatique dans l'autisme.

Implications cliniques

Les évaluations pragmatiques chez les personnes autistes devraient tenir compte du contexte communicatif et du sexe pour éviter des conclusions erronées. Les femmes autistes peuvent utiliser des stratégies compensatoires coûteuses pour atteindre des performances similaires aux non autistes, ce qui peut entraîner une fatigue cognitive. Les interventions en pragmatique pour l'autisme devraient être adaptées en fonction du sexe et inclure des tâches contextualisées avec un interlocuteur clair.

Limites

L'étude utilise une tâche en ligne avec un interlocuteur simulé, ce qui peut ne pas refléter pleinement les interactions naturelles. L'échantillon est limité aux adultes, les résultats peuvent ne pas s'appliquer aux enfants ou adolescents autistes. Les participants autistes étaient tous verbaux et sans déficience intellectuelle, limitant la généralisation.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Voir, c'est croire : l'imagerie mentale amplifie les réponses morales, émotionnelles et motivationnelles à des événements hypothétiques mentalement construits.Seeing is believing: mental imagery amplifies moral, emotional, and motivational responding to mentally constructed hypothetical events.

ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare des personnes avec aphantasie (absence d'imagerie visuelle) à des visualiseurs dans un paradigme de provocation de préjudice. Les participants devaient écrire 'J'espère que [un proche] a un accident de voiture' puis simuler mentalement l'événement. Les résultats montrent que les aphantasiques rapportent moins d'anxiété, de culpabilité, de violation morale, de sens des responsabilités et d'urgence à neutraliser l'effet de la phrase que les visualiseurs, mais des perceptions similaires de la probabilité et de la sévérité de l'événement. L'imagerie mentale amplifie donc la réponse 'comme si c'était réel', soutenant la théorie de l'émulation. Ces résultats ont des implications pour la compréhension des mécanismes cognitifs des obsessions et des symptômes obsessionnels-compulsifs.

Points clés

Les personnes avec aphantasie présentent des réponses émotionnelles et morales atténuées lors de la simulation mentale d'un événement hypothétique nuisible. L'imagerie mentale visuelle augmente la sensation de réalité des événements mentaux, amplifiant les réponses affectives et motivationnelles. Les aphantasiques ont un moindre sentiment de responsabilité et de contrôle, ainsi qu'une moindre urgence à neutraliser l'impact de leurs pensées. Les différences entre groupes ne sont pas dues à la perception de la probabilité ou de la sévérité de l'événement, mais à la vivacité de l'imagerie. L'étude suggère que l'aphantasie pourrait conférer une vulnérabilité réduite aux réponses de type obsessionnel-compulsif.

Implications cliniques

Ces résultats peuvent éclairer les mécanismes sous-jacents aux obsessions et aux comportements de neutralisation dans les TOC. Évaluer les capacités d'imagerie mentale chez les patients pourrait aider à personnaliser les interventions thérapeutiques. L'aphantasie pourrait être un facteur de protection contre le développement de certains symptômes obsessionnels.

Limites

La taille de l'échantillon est relativement petite (N=32 aphantasiques, 48 visualiseurs). Les différences de base entre groupes (âge, croyances de fusion pensée-action) ont influencé les résultats comportementaux. Le paradigme utilise un événement hypothétique spécifique la généralisabilité à d'autres scénarios est limitée. L'étude est basée sur l'auto-rapport et des mesures comportementales en laboratoire, pas en contexte écologique.

Niveau de preuve

Modéré

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Pratiques et défis du dépistage auditif néonatal : analyse d'une base de données de cinq ans en ItaliePractice and challenges of newborn hearing screening: analysis of a five-year database in Italy.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude analyse le niveau 3 du dépistage auditif néonatal (diagnostic et prise en charge) dans la région Frioul-Vénétie Julienne, Italie, à partir des données de 106 enfants (2019-2023). Elle met en évidence l'impact des facteurs organisationnels, notamment la coordination entre structures locales et spécialisées, sur les délais diagnostiques et l'initiation du traitement, et propose des pistes d'amélioration.

Points clés

Le niveau 3 du dépistage auditif néonatal (confirmation diagnostique et prise en charge thérapeutique) est souvent négligé dans la littérature mais crucial pour l'efficacité du programme. Les facteurs organisationnels, comme la coordination entre centres de naissance, pédiatres, hôpitaux et centre régional, créent des effets en cascade impactant les délais diagnostiques et l'initiation du traitement. L'étude identifie des faiblesses dans le système actuel, notamment des taux de faux positifs et de perdus de vue, et propose des directions pour améliorer la qualité des soins. L'analyse des flux de patients montre que la standardisation des procédures pourrait réduire les retards et améliorer l'efficacité globale du dépistage.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être conscients que l'organisation locale du dépistage auditif néonatal influence directement les délais de diagnostic et de prise en charge, ce qui peut affecter le développement du langage. Améliorer la coordination entre les structures de soins primaires et spécialisées est essentiel pour réduire les pertes de vue et les délais inutiles. La standardisation des protocoles de suivi après un test de dépistage positif pourrait optimiser l'utilisation des ressources et améliorer les résultats cliniques.

Limites

L'étude est limitée à une seule région italienne (Frioul-Vénétie Julienne), ce qui peut limiter la généralisabilité des résultats. L'échantillon est relativement petit (106 enfants) et les données couvrent seulement cinq années (2019-2023). L'analyse rétrospective ne permet pas d'établir des relations causales directes entre les facteurs organisationnels et les délais observés.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Entraînement de la mémoire de travail chez les personnes âgées : changements de l'activation cérébrale dépendants de la charge et de la phase.Working Memory Training in Older Adults: Load- and Phase-Dependent Changes in Brain Activation.

ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les changements de l'activation cérébrale associés à l'entraînement de la mémoire de travail chez 58 adultes âgés en bonne santé cognitive, comparés à 28 jeunes adultes. Les participants âgés ont suivi soit un entraînement de la mémoire de travail, soit une condition contrôle active (entraînement à l'inhibition) et ont passé des IRMf lors d'une tâche de N-back à faible (1-back) et haute (2-back) charge avant, après 6 et après 12 séances. Les résultats montrent que l'amélioration due à l'entraînement est associée à une diminution précoce de l'activité dans les régions frontopariétales pour la faible charge, suivie d'une augmentation tardive de l'activité frontale pour la charge élevée. De plus, la différence d'activation liée à la charge entre âgés et jeunes s'estompe après l'entraînement, suggérant une restauration de la modulation de l'activation à des niveaux plus jeunes.

Points clés

L'entraînement de la mémoire de travail chez les personnes âgées réduit précocement l'activation frontopariétale pour les tâches de faible charge, indiquant une efficacité accrue. En phase tardive, l'activation frontale augmente pour les tâches de haute charge, reflétant une meilleure capacité de recrutement neuronal. La différence d'activation liée à la charge entre âgés et jeunes disparaît après entraînement dans les régions médiales et hémisphériques gauches. Aucune association significative n'a été trouvée dans le groupe contrôle (entraînement à l'inhibition).

Implications cliniques

Les résultats soutiennent l'utilisation d'entraînements cognitifs ciblés pour améliorer la performance en mémoire de travail chez les personnes âgées. L'adaptation des programmes d'entraînement pourrait prendre en compte les phases de changement d'activation pour optimiser les bénéfices. L'entraînement pourrait restaurer des patrons d'activation cérébrale plus juvéniles, potentiellement bénéfiques pour le vieillissement cognitif.

Limites

L'étude compare seulement deux niveaux de charge (1-back et 2-back), limitant la généralisation des résultats. Le groupe contrôle est actif (entraînement à l'inhibition), ce qui pourrait masquer des effets non spécifiques. L'échantillon est modéré (58 âgés, 28 jeunes) et uniquement composé de personnes en bonne santé cognitive. Aucun suivi à long terme n'est rapporté pour évaluer la persistance des changements.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Améliorer la fidélité de mise en œuvre de l’évaluation fonctionnelle du comportement par les prestataires de services pour les personnes autistes en Arabie SaouditeEnhancing Service Providers' Fidelity of Functional Behavior Assessment Implementation for Individuals With Autism Spectrum Disorder in Saudi Arabia.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude évalue l'efficacité d'un programme de formation structuré et fondé sur les compétences (Behavioral Skills Training, BST) pour améliorer la fidélité de mise en œuvre de l'évaluation fonctionnelle du comportement (FBA) par des prestataires de services pour enfants autistes en Arabie Saoudite. Six prestataires féminins ont participé à un design expérimental à cas unique à lignes de base multiples. Les résultats montrent une amélioration substantielle et durable de la fidélité (≥90% de précision) après la formation, avec une forte relation fonctionnelle. Les caractéristiques démographiques (éducation, expérience) sont liées à la vitesse d'acquisition des compétences.

Points clés

Un programme de formation structuré basé sur le Behavioral Skills Training améliore significativement la fidélité de mise en œuvre de la FBA. Les participants ont atteint et maintenu un critère de maîtrise d'au moins 90% de précision dans les procédures indirectes et directes. L'analyse visuelle a montré une forte relation fonctionnelle entre la formation et l'amélioration de la fidélité. Les caractéristiques démographiques (éducation, expérience) influencent le taux d'acquisition des compétences.

Implications cliniques

La formation structurée et adaptée culturellement est essentielle pour développer des capacités locales en pratiques fondées sur des preuves pour l'autisme. Les cliniciens peuvent utiliser le BST pour former le personnel à la FBA, améliorant ainsi la qualité des interventions comportementales. Les centres doivent tenir compte du niveau d'éducation et de l'expérience des prestataires lors de la planification des formations.

Limites

L'étude n'inclut que six prestataires féminins dans un seul centre, limitant la généralisabilité. Aucun groupe de contrôle ni mesure de généralisation à d'autres contextes ou comportements. Les effets à long terme au-delà de la période de maintien observée (quelques semaines) ne sont pas évalués. La fidélité a été mesurée uniquement via des listes de contrôle, sans évaluation de l'impact sur les comportements des enfants.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Vraiment désolé ? Effets des informations diagnostiques sur le remords, l'honnêteté et la culpabilité perçus chez un accusé autisteTruly Sorry? Effects of Diagnostic Information on an Autistic Defendant's Perceived Remorse, Honesty, and Guilt.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine comment la divulgation du diagnostic d'autisme lors d'un procès influence les perceptions des jurés. 163 participants ont visionné le témoignage vidéo d'un accusé autiste et ont été répartis dans trois conditions : aucune information diagnostique, diagnostic seul, ou diagnostic avec témoignage d'expert. Contrairement aux études antérieures, aucun effet significatif du type de divulgation sur les évaluations d'honnêteté, de remords, de blâme ou de culpabilité n'a été trouvé, après contrôle des attitudes envers l'autisme, de l'exposition préalable à l'autisme et de l'autoritarisme juridique. Des effets plancher et plafond limitent l'interprétation. Les analyses exploratoires montrent que les participants ayant une exposition préalable plus importante et des attitudes plus positives envers l'autisme évaluent l'accusé comme plus honnête, moins blâmable et moins coupable, et le type de divulgation modère parfois ces relations. Les conclusions soulignent l'importance des stratégies de divulgation éclairées pour les praticiens du droit et la nécessité de recherches supplémentaires.

Points clés

Aucune différence significative n'a été observée entre les types de divulgation diagnostique (aucune, diagnostic seul, diagnostic + expert) sur les perceptions d'honnêteté, de remords, de blâme ou de culpabilité de l'accusé autiste. Des effets plancher et plafond dans les mesures limitent l'interprétation des résultats nuls, suggérant que les faits de l'affaire spécifique ont pu masquer l'effet de la divulgation. Les participants ayant une exposition préalable plus élevée à des personnes autistes et des attitudes plus positives envers l'autisme évaluent systématiquement l'accusé comme plus honnête, moins blâmable et moins coupable. Le type de divulgation modère occasionnellement la relation entre les attitudes/exposition et les perceptions, notamment pour le blâme et la culpabilité. Le témoignage d'expert montre un potentiel pour réduire les biais, bien que les effets principaux ne soient pas significatifs.

Implications cliniques

Les cliniciens intervenant dans le système judiciaire doivent être conscients que les attitudes préexistantes envers l'autisme influencent fortement les perceptions des jurés, plus que la simple divulgation du diagnostic. Il est recommandé de préparer des stratégies de divulgation personnalisées, incluant si possible un témoignage d'expert, pour minimiser les biais chez les accusés autistes. Les professionnels de santé mentale devraient encourager les contacts positifs avec des personnes autistes dans la société pour améliorer les attitudes et réduire les préjugés juridiques. Les résultats soulignent l'importance de former les acteurs judiciaires aux caractéristiques de l'autisme pour éviter une interprétation erronée des comportements non verbaux comme un manque de remords ou de l'honnêteté.

Limites

L'échantillon est de taille modeste (n=163) et non représentatif de la population des jurés, limitant la généralisabilité. Les effets plancher et plafond observés suggèrent que les mesures utilisées pourraient ne pas être assez sensibles ou que le scénario de l'affaire était trop clair (preuves accablantes) pour détecter un effet de la divulgation. L'étude s'appuie sur un seul accusé autiste (acteur), ce qui ne rend pas compte de la variabilité des présentations autistiques. Les conditions expérimentales étaient hypothétiques et ne reflètent pas la complexité d'un procès réel (délibérations, contre-interrogatoire). Le recours à des films vidéo peut limiter l'immersion et l'engagement émotionnel des participants par rapport à un procès en personne.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Explorer la boucle action-perception chez les enfants nés très prématurés : associations entre la perception du mouvement biologique, la coordination motrice et les résultats comportementauxExploring the Action-Perception Loop in Children Born Very Preterm: Associations Between Biological Motion Perception, Motor Coordination, and Behavioral Outcomes.

ModéréNiveau de preuveJournal of Autism and Developmental DisordersSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare la perception du mouvement biologique, la coordination motrice et les résultats comportementaux chez 64 enfants nés très prématurés (VPT) et 31 enfants nés à terme (FT) âgés de 12 ans. Les enfants VPT présentent des performances inférieures en perception du mouvement biologique, une moins bonne coordination motrice et davantage de difficultés internalisées et sociales. Chez les VPT, une faible coordination motrice est liée à une compétence sociale réduite et à plus de symptômes internalisés, tandis qu'une faible perception du mouvement biologique est spécifiquement associée aux symptômes internalisés. Les déficits combinés sont associés aux niveaux les plus élevés d'anxiété et de retrait social. Ces résultats suggèrent une interaction entre les fonctions perceptives, motrices et socio-émotionnelles chez les enfants nés très prématurés.

Points clés

Les enfants nés très prématurés (VPT) présentent une perception du mouvement biologique réduite par rapport aux enfants nés à terme. Une faible coordination motrice chez les VPT est associée à une moins bonne compétence sociale et à plus de symptômes internalisés. La perception du mouvement biologique est spécifiquement liée aux symptômes internalisés (anxiété, retrait social) chez les VPT. Les déficits combinés en perception du mouvement biologique et en coordination motrice sont associés aux niveaux les plus élevés de difficultés socio-émotionnelles. Aucune association significative entre perception du mouvement biologique et coordination motrice n'est observée dans le groupe témoin.

Implications cliniques

L'évaluation de la perception du mouvement biologique pourrait aider à identifier les enfants VPT à risque de troubles internalisés. Les interventions visant à améliorer la coordination motrice pourraient avoir un impact positif sur le développement socio-émotionnel. Une approche combinée ciblant à la fois la perception sociale et la motricité pourrait être bénéfique pour prévenir l'anxiété et le retrait social.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Relation entre les expériences défavorables dans l'enfance et le risque cognitif moteur chez les personnes âgées chinoises : une étude nationaleRelationship between adverse childhood experiences and motoric cognitive risk in Chinese older adults: a nationwide study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude nationale chinoise a examiné le lien entre les expériences défavorables dans l'enfance (ACEs) et le risque cognitif moteur (MCR), un syndrome pré-démentiel, chez 4 937 personnes âgées de 60 ans et plus. Les résultats montrent que la négligence dans l'enfance est associée à un risque accru de MCR (OR=1,382), et que chaque ACE supplémentaire augmente le risque de MCR de 16,5%. Les participants ayant subi trois ACEs avaient deux fois plus de risque de MCR. Ces résultats soulignent l'importance du dépistage précoce des ACEs et des interventions tout au long de la vie pour prévenir le déclin cognitif.

Points clés

La négligence dans l'enfance est significativement associée à un risque accru de syndrome pré-démentiel (MCR) chez les personnes âgées chinoises. Chaque expérience défavorable supplémentaire dans l'enfance augmente le risque de MCR de 16,5%. Les personnes ayant cumulé trois ACEs ou plus présentent un risque doublé de MCR par rapport à celles sans ACEs. L'étude utilise des données longitudinales nationales (CHARLS) avec un échantillon de 4 937 participants âgés de 60 ans et plus. Les résultats persistent après ajustement pour les facteurs sociodémographiques et de santé.

Implications cliniques

Le dépistage systématique des expériences défavorables dans l'enfance devrait être intégré dans l'évaluation gériatrique pour identifier les personnes à risque de déclin cognitif. Des interventions ciblées sur la prévention et la prise en charge des ACEs, en particulier la négligence, pourraient réduire l'incidence de la démence. Les cliniciens doivent considérer l'historique d'adversité précoce comme un facteur de risque modifiable du syndrome cognitif moteur. Une approche de soins tout au long de la vie est nécessaire pour atténuer les effets à long terme des ACEs sur la cognition.

Limites

L'évaluation du MCR repose sur seulement deux questions auto-rapportées, ce qui peut limiter la fiabilité du diagnostic. Les ACEs sont mesurées rétrospectivement, introduisant un possible biais de mémoire. L'échantillon est limité à la population chinoise, ce qui restreint la généralisation des résultats à d'autres contextes culturels. La causalité ne peut être établie en raison de la nature observationnelle de l'étude.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Tendances de la délivrance de méthylphénidate et inégalités régionales chez les enfants et adolescents en France autour de la réforme de prescription de 2021 : une analyse écologique transversale répétée des données nationales (2014-2024)Trends in methylphenidate dispensing and regional inequalities among children and adolescents in France around the 2021 prescription reform: a repeated cross-sectional ecological analysis of national data (2014-2024).

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude écologique nationale a examiné les tendances de délivrance de méthylphénidate chez les 0-19 ans en France de 2014 à 2024, en tenant compte de la réforme de 2021 élargissant les conditions de prescription. Les données OPENMEDIC et INSEE ont été utilisées. Les résultats montrent un triplement des dispensations sur la période, avec des pentes plus fortes après 2022, mais des disparités régionales persistantes. L'étude interprète ces tendances comme des évolutions contextuelles sans lien causal direct avec la réforme.

Points clés

Les dispensations de méthylphénidate pour 1 000 habitants âgés de 0 à 19 ans ont augmenté dans toutes les 13 régions françaises entre 2014-2019 et 2022-2024. Au niveau national, les dispensations sont passées de 0,058 pour 1 000 en 2014 à 0,189 pour 1 000 en 2024, soit une multiplication par 3,3. La part du méthylphénidate parmi l'ensemble des dispensations psychotropes est passée de 6,30 % en 2014-2019 à 9,09 % en 2022-2024. Les mesures d'inégalité régionale n'ont montré aucune convergence claire après la réforme. Les pentes post-2022 étaient plus raides que les pentes pré-période, mais les estimations de changement de niveau immédiat étaient imprécises. L'étude ne permet pas d'attribuer ces tendances spécifiquement à la réforme de 2021 en raison de la coïncidence avec la pandémie de COVID-19 et d'autres changements dans l'organisation des soins du TDAH.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être conscients de l'augmentation significative des prescriptions de méthylphénidate chez les enfants et adolescents en France, ce qui peut indiquer une meilleure reconnaissance du TDAH mais aussi un possible surdiagnostic ou surtraitement. Les disparités régionales persistantes suggèrent un accès inégal au diagnostic et au traitement du TDAH, nécessitant des actions ciblées pour réduire ces inégalités. La réforme de 2021, bien que non isolable dans ses effets, s'inscrit dans un contexte d'évolution des pratiques, incitant les professionnels à suivre les recommandations actualisées et à évaluer soigneusement chaque indication.

Limites

L'étude est écologique et utilise des données agrégées au niveau régional, ne permettant pas d'analyses individuelles ou de liens de causalité. Les données OPENMEDIC comptent les boîtes délivrées, non les initiations de traitement ni les patients traités, ce qui peut biaiser l'interprétation des tendances. La période de transition 2020-2021 inclut la pandémie de COVID-19, ce qui confond les effets de la réforme avec d'autres facteurs contextuels. L'absence de données sur les diagnostics de TDAH ou les caractéristiques des patients limite l'interprétation clinique des résultats. Les analyses sont descriptives et n'ont pas testé formellement les changements de tendance ou les différences régionales.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Composer des trajectoires pour une inference rapide des objectifs de navigationComposing trajectories for rapid inference of navigational goals.

ModéréNiveau de preuveNeuronSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet article présente un modèle computationnel inspiré du comportement de souris apprenant à intercepter des cibles spatiales cachées. Le modèle génère des trajectoires structurées en contrôlant vitesse et vélocité angulaire entre des points d'ancrage, et utilise l'inférence bayésienne sur les trajectoires passées ainsi qu'un échantillonnage actif pour apprendre rapidement les bons ancrages. Les agents apprennent en quelques dizaines d'essais, reproduisant l'efficacité observée chez les rongeurs. Le modèle explique également l'évitement d'obstacles et l'adaptation rapide à des changements de cible, intégrant des stratégies égocentriques et allocentriques.

Points clés

Les souris naïves localisent des cibles spatiales cachées en quelques essais. Le modèle utilise des points d'ancrage et un contrôle continu de la vitesse pour générer des trajectoires. L'inférence bayésienne sur les trajectoires passées permet d'apprendre rapidement les ancrages efficaces. L'échantillonnage actif affine les hypothèses sur les ancrages. L'algorithme capture les limites supérieures de l'efficacité d'apprentissage observée chez les souris. Le modèle explique l'évitement d'obstacles et l'adaptation à des changements de cible. Il intègre à la fois des stratégies de navigation égocentriques et allocentriques.

Implications cliniques

Pas d'implication clinique directe à ce stade, car l'étude porte sur un modèle computationnel animal.

Limites

Modèle testé uniquement sur des souris, sans validation chez l'humain. Nécessite des données comportementales humaines pour confirmer la généralisabilité. L'étude ne porte pas sur des pathologies neurodéveloppementales ou neurologiques.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Dérégulation épigénétique de la voie Wnt/β-caténine via FTO-m6A dans le mPFC contribue aux comportements de type autistiqueEpigenetic Dysregulation of the Wnt/β-Catenin Pathway via FTO-m6A in the mPFC Contributes to Autism-Like Behaviors.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Des modifications post-transcriptionnelles de l'ARN, notamment la méthylation m6A, sont des régulateurs épigénétiques clés du neurodéveloppement. Cette étude identifie une surexpression de FTO dans le cortex préfrontal médian (mPFC) de souris BTBR (modèle TSA). Le knock-down de Fto dans le mPFC améliore les déficits comportementaux de type autistique. Mécanistiquement, FTO régule le gène Ctnnb1 (β-caténine) en déméthylant son ARNm m6A, activant la voie Wnt/β-caténine. L'inhibition pharmacologique de cette voie restaure partiellement les comportements et la dynamique calcique neuronale. Ces résultats révèlent un mécanisme épitranscriptomique et suggèrent une cible thérapeutique potentielle pour le TSA.

Points clés

FTO est surexprimé dans le mPFC des souris BTBR (modèle TSA). La réduction de Fto dans le mPFC atténue les comportements autistiques. FTO déméthyle l'ARNm de Ctnnb1, activant la voie Wnt/β-caténine. L'inhibition pharmacologique de Wnt/β-caténine améliore les symptômes et rétablit la dynamique calcique. Cette voie épitranscriptomique est une cible thérapeutique potentielle pour le TSA.

Implications cliniques

Cibler la voie FTO-m6A-Ctnnb1 pourrait offrir une nouvelle stratégie pharmacologique pour les troubles du spectre autistique. Les résultats suggèrent que la dérégulation épigénétique dans le cortex préfrontal médian est impliquée dans la physiopathologie du TSA. L'approche translationnelle (pharmacologie, photométrie) renforce la validité préclinique pour de futurs essais.

Limites

Étude réalisée sur un modèle murin (BTBR) et non chez l'humain, limitant la généralisation. L'effet de la manipulation de FTO est testé uniquement dans le mPFC d'autres régions pourraient être impliquées. La restauration comportementale n'est que partielle, indiquant d'autres mécanismes sous-jacents.

Niveau de preuve

Modéré

Haut potentielAnglaisSource tier 1

Le protocole "Armure Cognitive" : une intervention de neurofeedback pour améliorer la performance sous pression chez les athlètes d'éliteThe "Cognitive Armor" Protocol: A Neurofeedback Intervention for Enhancing Performance Under Pressure in Elite Athletes.

ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude randomisée contrôlée a évalué l'efficacité du protocole de neurofeedback « Cognitive Armor » chez 45 athlètes d'élite en sports de précision, comparé à un neurofeedback fictif et à un entraînement psychologique traditionnel (PST). Après 12 semaines, le groupe neurofeedback a montré une augmentation significative du rapport SMR/bêta élevé (F(2,42)=21,34, p<.001, ηp²=0,50) et une moindre dégradation des performances sous pression (F(2,42)=8,91, p<.01, ηp²=0,30), gains maintenus à 3 mois. Le neurofeedback semble supérieur au PST pour renforcer la résilience mentale.

Points clés

Le protocole « Cognitive Armor » a significativement augmenté le ratio SMR/bêta élevé chez les athlètes d'élite. La dégradation des performances sous pression a été nettement réduite dans le groupe neurofeedback par rapport aux contrôles. Les améliorations se sont maintenues lors du suivi à trois mois. Le neurofeedback s'est avéré supérieur à l'entraînement psychologique traditionnel pour prévenir le « choking ». L'étude suggère que la neuroregulation via EEG peut être un outil objectif pour la préparation mentale.

Implications cliniques

Les cliniciens travaillant avec des sportifs de haut niveau ou des patients à haut potentiel pourraient intégrer le neurofeedback pour renforcer la résilience au stress. Ce protocole pourrait être adapté à d'autres populations nécessitant une performance optimale sous pression (ex. musiciens, conférenciers). L'efficacité démontrée du neurofeedback offre une alternative validée aux approches subjectives de préparation mentale.

Limites

L'étude se limite aux sports de précision la généralisabilité à d'autres disciplines reste à établir. L'échantillon de 45 participants est modeste, réduisant la puissance statistique pour des sous-analyses. L'absence de mesure de transfert en compétition réelle limite la validité écologique. La période de suivi de trois mois ne permet pas d'évaluer les effets à long terme.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Schémas de connectivité EEG dissociables reflétant les dimensions latentes générales et spécifiques du TDAH chez les enfants et adolescentsDissociable EEG connectivity patterns reflect the latent general and specific dimensions of ADHD in children and adolescents.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude analyse les données EEG au repos de 2 284 participants (5-21 ans) issues de la base Healthy Brain Network, couplées à des mesures cliniques du TDAH. Un modèle bifactoriel restreint (un facteur général TDAH, un facteur spécifique d'inattention et un facteur spécifique d'hyperactivité) offre le meilleur ajustement. Le facteur général est associé à une augmentation globale des puissances delta, thêta et bêta, ainsi qu'à une hyperconnectivité fonctionnelle généralisée. Le facteur inattention est lié à une hypoconnectivité alpha localisée entre le réseau par défaut et les réseaux ventral attention, somatomoteur et limbique. Le facteur hyperactivité est associé à une hyperconnectivité thêta entre les réseaux frontopariétal et limbique. Les analyses de sous-groupes (âge, sexe) ne répliquent que partiellement ces résultats, limitant la généralisation.

Points clés

Un modèle bifactoriel restreint (facteur général TDAH, facteurs spécifiques inattention et hyperactivité) s'ajuste le mieux aux symptômes du TDAH. Le facteur général reflète la sévérité globale et est associé à une augmentation de la puissance delta, thêta et bêta ainsi qu'à une hyperconnectivité globale. Le facteur inattention est lié à une hypoconnectivité alpha localisée entre le réseau par défaut et plusieurs réseaux attentionnels et sensorimoteurs. Le facteur hyperactivité est exclusivement associé à une hyperconnectivité thêta entre les réseaux frontopariétal et limbique. Les scores composites traditionnels masquent ces déficits circuit-spécifiques et ne permettent pas de distinguer les dimensions générales et spécifiques.

Implications cliniques

L'évaluation du TDAH pourrait bénéficier de l'intégration de marqueurs EEG de connectivité pour différencier les dimensions générales et spécifiques, améliorant ainsi la précision diagnostique. Les signatures neurales distinctes pourraient guider des interventions ciblées : par exemple, cibler l'hypoconnectivité alpha pour l'inattention ou l'hyperconnectivité thêta pour l'hyperactivité. Ces résultats soutiennent le développement de biomarqueurs EEG pour la stratification des patients et la personnalisation des traitements dans le TDAH. Les cliniciens doivent être conscients que les scores composites cachent des déficits circuit-spécifiques, d'où l'importance d'une approche dimensionnelle.

Limites

Les associations facteur-connectivité n'ont été que partiellement répliquées dans les analyses de sous-groupes d'âge et de sexe, limitant la généralisation. Les données EEG sont enregistrées au repos, ce qui ne reflète pas les mécanismes cognitifs en situation de tâche. Les tailles d'effet des corrélations sont modestes (r ~ 0,08), indiquant une variance partagée limitée. L'échantillon provient d'une seule base de données (Healthy Brain Network), ce qui peut limiter la reproductibilité.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Facteurs de résilience multidimensionnels et psychopathologie après un traumatisme aigu : résultats d'une étude de cohorte prospective.Multidimensional resiliency factors and psychopathology after acute trauma: Results from a prospective cohort study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude prospective menée auprès de 2043 participants recrutés aux urgences après un événement traumatique aigu examine les facteurs de résilience (régulation et forces interpersonnelles) associés aux symptômes de dépression et de stress post-traumatique (TSPT) à 3 mois. Les résultats montrent que les forces interpersonnelles (soutien émotionnel, réseaux de soutien) sont plus fortement liées à une diminution des symptômes que les forces de régulation. Parmi ces dernières, la résilience trait est protectrice, tandis que la pleine conscience (observation non réactive) est associée à davantage de symptômes. Les interventions post-traumatiques devraient prioriser le renforcement du soutien social.

Points clés

Les domaines de résilience régulatoire et interpersonnel sont tous deux associés à moins de symptômes de TSPT et de dépression à 3 mois. Les forces interpersonnelles (soutien émotionnel, réseaux de soutien) sont plus fortement associées à la réduction des symptômes que les forces régulatoires. La résilience trait et l'auto-efficacité sont liées à des symptômes plus faibles, tandis que la pleine conscience (observation non réactive) est associée à des symptômes plus élevés. Le soutien émotionnel et les réseaux de soutien apparaissent comme des tampons particulièrement puissants contre la psychopathologie post-traumatique.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient prioriser le renforcement des ressources interpersonnelles (soutien émotionnel, réseaux) chez les patients exposés à un traumatisme aigu. Les interventions basées sur la pleine conscience doivent être utilisées avec précaution, car l'observation non réactive pourrait augmenter les symptômes. Évaluer et favoriser l'accès à un soutien social pourrait être plus bénéfique que de se concentrer uniquement sur les compétences de régulation individuelle.

Limites

Le résumé ne mentionne pas explicitement de limites, mais l'étude repose sur des données autorapportées et une période de suivi de 3 mois seulement.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Nanoélectroanalyse avec des nanopipettes en carbone modifiées par du bleu de Prusse-NiHCF pour la détection du peroxyde d'hydrogèneNanoelectroanalysis with Carbon Nanopipettes Based on Prussian Blue-NiHCF for Hydrogen Peroxide Sensing.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet article présente le développement de nanopipettes en carbone modifiées par un film de bleu de Prusse-hexacyanoferrate de nickel (PB-NiHCF) pour la détection électrochimique du peroxyde d'hydrogène (H2O2) à l'échelle nanométrique. Les auteurs optimisent l'électrodéposition et les protocoles de stabilisation, et caractérisent le régime de couche mince à l'intérieur de la nanopipette. Le capteur montre une réponse linéaire jusqu'à 500 μM de H2O2 avec une limite de détection de 28,9 μM à pH physiologique, ouvrant des perspectives pour l'analyse redox intracellulaire in vivo.

Points clés

Première combinaison de nanopipettes en carbone modifiées par PB-NiHCF pour la détection de H2O2 en milieu nanoconfiné. Détection stable avec une réponse linéaire jusqu'à 500 μM (R²=0,996) et une limite de détection de 28,9 μM à pH physiologique. Le potentiel en circuit ouvert et la gestion du potentiel appliqué sont cruciaux pour le mécanisme de détection. Les nanopipettes modifiées sont prometteuses pour l'analyse électrochimique à l'échelle de la cellule unique in vivo.

Implications cliniques

Potentiel pour mesurer le stress oxydatif dans des cellules neuronales uniques, utile pour la recherche en neurosciences. Pourrait permettre le suivi des niveaux de H2O2 dans les tissus cérébraux, lié à des pathologies comme les maladies neurodégénératives. Application future possible en diagnostic à l'échelle cellulaire pour des troubles neurologiques impliquant un stress oxydatif.

Limites

Étude limitée à des conditions de laboratoire aucune validation in vivo réalisée. La reproductibilité à grande échelle et la robustesse à long terme restent à démontrer. L'abstract disponible ne fournit pas de données complètes sur la sélectivité vis-à-vis d'autres espèces réactives. La technique nécessite un équipement spécialisé non accessible en routine clinique.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

La connectivité fonctionnelle EEG individualisée prédit les symptômes cliniques dans le TDAH, la dyslexie et leur comorbiditéIndividualized EEG functional connectivity predicts clinical symptoms in ADHD, dyslexia, and their comorbidity.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude applique la méthode d'extraction de base orthogonale commune (COBE) aux données de connectivité fonctionnelle EEG au repos chez des enfants avec TDAH, dyslexie développementale (DD), comorbidité (COM) et développement typique (TD). Les résultats montrent que la connectivité fonctionnelle individuelle prédit significativement les symptômes cliniques, avec des patterns distincts dans chaque groupe. Au niveau du groupe, la connectivité partagée montre une augmentation postérieure chez tous les groupes cliniques et permet de classer les trois conditions avec une précision de 73,55 %. Cette approche offre un cadre prometteur pour étudier l'hétérogénéité biologique des troubles neurodéveloppementaux.

Points clés

La connectivité fonctionnelle EEG individualisée prédit les symptômes cliniques dans le TDAH, la dyslexie et leur comorbidité, avec des patterns distincts spécifiques à chaque trouble. Les caractéristiques prédictives sont localisées dans les régions centro-pariétales gauches pour le TDAH, temporo-pariétales gauches et centrales droites pour la dyslexie, et frontales gauches et pariétales droites pour la comorbidité. Au niveau du groupe, la connectivité fonctionnelle partagée montre une augmentation postérieure significative dans tous les groupes cliniques par rapport aux témoins. Les différences de connectivité partagée entre les groupes cliniques permettent de classer le TDAH, la dyslexie et la comorbidité avec une exactitude de 73,55 %. La séparation des composantes partagées et individuelles de la connectivité EEG offre un cadre pour comprendre l'hétérogénéité neurobiologique des troubles neurodéveloppementaux.

Implications cliniques

L'identification de connectivités EEG individualisées pourrait fournir des biomarqueurs pour évaluer la sévérité des symptômes dans le TDAH et la dyslexie. Les signatures neurales distinctes observées soutiennent un diagnostic différentiel entre TDAH, dyslexie et leur comorbidité. Cette approche souligne l'importance d'une évaluation personnalisée dans les troubles neurodéveloppementaux, au-delà des moyennes de groupe.

Limites

L'étude repose uniquement sur un résumé les détails sur la taille de l'échantillon, la tranche d'âge et la méthodologie EEG ne sont pas disponibles. Le design transversal ne permet pas d'inférer des relations causales ou des évolutions temporelles. La résolution spatiale de l'EEG est limitée, et les régions cérébrales identifiées peuvent manquer de précision. La méthode COBE repose sur des hypothèses d'orthogonalité qui pourraient ne pas être entièrement valides dans tous les contextes.

Niveau de preuve

Modéré

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Sous-types basés sur les mécanismes de l'utilisation problématique d'Internet et caractéristiques neurocomportementales correspondantes chez les enfants et les adolescentsMechanism-based subtypes of problematic use of the internet and corresponding neurobehavioral characteristics among children and adolescents.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a identifié trois sous-types d'utilisation problématique d'Internet (PUI) chez 242 enfants et adolescents (6-21 ans) à partir de l'étude Healthy Brain Network, en se basant sur les domaines neurofonctionnels du traitement de la récompense, de l'émotivité négative et des fonctions exécutives. Les sous-types sont : 'Approche élevée avec faible fonction exécutive', 'Émotivité négative' et 'Stress émotionnel'. Chaque sous-type présente des profils cliniques distincts et des connectivités fonctionnelles au repos différentes, suggérant la nécessité d'interventions personnalisées.

Points clés

Trois sous-types stables de PUI chez les jeunes ont été identifiés via une analyse de profil latent. Le sous-type 'High approach with low executive function' est associé à des troubles d'apprentissage. Le sous-type 'Negative emotionality' est associé à des troubles affectifs. Le sous-type 'Emotional stress' présente uniquement une affectivité négative élevée sans autre dysfonctionnement marqué. Chaque sous-type montre des patterns distincts de connectivité fonctionnelle au repos.

Implications cliniques

Les interventions pour la PUI devraient cibler les mécanismes sous-jacents spécifiques à chaque sous-type. Les cliniciens doivent évaluer les fonctions exécutives et la régulation émotionnelle chez les jeunes présentant une PUI. Le dépistage des troubles d'apprentissage et affectifs est crucial pour adapter la prise en charge. Les profils de connectivité cérébrale pourraient servir de biomarqueurs pour guider le traitement.

Limites

L'étude ne repose que sur un résumé, sans accès aux détails méthodologiques complets. Les données proviennent d'une seule cohorte (Healthy Brain Network), limitant la généralisabilité. La taille des sous-groupes est inégale, avec seulement 20 et 37 participants dans deux sous-types. L'âge large (6-21 ans) peut masquer des différences développementales importantes. La causalité ne peut être établie en raison de la conception transversale.

Niveau de preuve

Modéré

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Caractéristiques cliniques et utilisation des soins de santé dans la dysrégulation orthostatique au Japon : une étude descriptive nationaleClinical characteristics and healthcare utilization of orthostatic dysregulation in Japan: a nationwide descriptive study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude descriptive nationale japonaise (7 213 patients de 6 à 18 ans, 55,6 % de filles) montre que la dysrégulation orthostatique (OD) est fréquemment associée à des troubles mentaux/comportementaux (23,6 %), notamment troubles du sommeil (10,2 %), absentéisme scolaire (9,3 %) et troubles du spectre autistique/TDAH (7,1 %). Les traitements médicamenteux (44 % des patients) incluent principalement midodrine (78,3 %). Les patients sous hypnotiques présentent plus de troubles neurodéveloppementaux et d'absentéisme scolaire.

Points clés

L'étude inclut 7 213 patients japonais âgés de 6 à 18 ans diagnostiqués avec une dysrégulation orthostatique (OD) entre 2016 et 2023. Les comorbidités les plus fréquentes sont les troubles mentaux/comportementaux (23,6 %), incluant les troubles du sommeil (10,2 %), l'absentéisme scolaire (9,3 %) et les troubles du spectre autistique/TDAH (7,1 %). 44 % des patients ont reçu un traitement médicamenteux, majoritairement de la midodrine (78,3 %), et 9,4 % des traités ont reçu des hypnotiques. Les patients sous hypnotiques présentent une prévalence plus élevée de troubles neurodéveloppementaux, d'absentéisme scolaire et de dépression. L'étude souligne l'hétérogénéité clinique de l'OD et la nécessité de stratégies thérapeutiques personnalisées.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent évaluer systématiquement les comorbidités psychiatriques et neurodéveloppementales chez les enfants présentant une dysrégulation orthostatique. La prescription d'hypnotiques chez les patients OD avec troubles neurodéveloppementaux suggère un besoin d'approches intégrées incluant la gestion du sommeil et de l'absentéisme scolaire. Les résultats incitent à développer des parcours de soins coordonnés entre pédiatrie, psychiatrie et neurologie pour l'OD.

Limites

L'étude est descriptive et repose sur des données administratives, avec des limites inhérentes aux codes diagnostiques et aux biais de codage. Les données proviennent exclusivement du Japon, limitant la généralisabilité à d'autres contextes culturels et systèmes de soins. L'absence de données cliniques détaillées (sévérité des symptômes, examens parachiniques individuels) ne permet pas d'établir de relations causales. La période d'étude (2016-2023) inclut la pandémie de COVID-19, ce qui a pu influencer les données d'absentéisme scolaire et de consultations.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

L'exposition gestationnelle et lactatoire au glyphosate et à un herbicide à base de glyphosate provoque des effets sexe-dépendants sur le neurodéveloppement et les marqueurs monoaminergiques chez le rat.Gestational and lactational exposure to glyphosate and a glyphosate-based herbicide causes sex-dependent effects on neurodevelopment and monoaminergic markers in rats.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude évalue les effets de l'exposition gestationnelle et lactatoire au glyphosate (Glyph) et à un herbicide à base de glyphosate (GBH) sur le neurodéveloppement et les marqueurs monoaminergiques chez des ratons mâles et femelles, en utilisant l'acide valproïque (VPA) comme modèle pharmacologique d'autisme. Les femelles gestantes ont été exposées oralement à 50 mg/L de Glyph ou à GBH. Les résultats montrent des altérations sexe-dépendantes : les femelles exposées au Glyph ou au VPA présentent un retard de poids et une performance réduite au test de géotaxie négative ; les mâles exposés au GBH montrent des déficits du réflexe de redressement. Les analyses neurochimiques révèlent des modifications de la dopamine, de la sérotonine et de leurs métabolites dans plusieurs régions cérébrales, ressemblant à celles observées dans des modèles de troubles du spectre autistique.

Points clés

L'exposition gestationnelle et lactatoire au glyphosate et à un herbicide à base de glyphosate induit des effets sexe-dépendants sur le neurodéveloppement chez le rat. Les femelles exposées au glyphosate ou au VPA présentent un retard de poids corporel et une performance altérée au test de géotaxie négative. Les mâles exposés au GBH montrent des déficits du réflexe de redressement au 7e jour postnatal. Des modifications des taux de dopamine, sérotonine et leurs métabolites sont observées dans le cortex préfrontal, striatum, noyau accumbens, mésencéphale ventral, hippocampe et amygdale. Les altérations comportementales et neurochimiques ressemblent à celles de modèles de TSA. Les effets sont sexe-dépendants, suggérant une vulnérabilité différentielle selon le sexe.

Implications cliniques

Cette étude renforce l'hypothèse d'un lien entre l'exposition environnementale au glyphosate et les troubles neurodéveloppementaux, en particulier les TSA. Les cliniciens doivent être attentifs aux antécédents d'exposition aux pesticides chez les femmes enceintes lors de l'évaluation des enfants présentant des signes de TSA. Les effets sexe-dépendants soulignent l'importance d'une approche différenciée selon le sexe dans la recherche et la clinique des TSA. Bien que l'extrapolation humaine soit limitée, ces données justifient des études épidémiologiques sur l'exposition au glyphosate et le risque de TSA.

Limites

Il s'agit d'une étude animale, ce qui limite l'extrapolation directe aux humains. Les doses administrées (50 mg/L) peuvent ne pas refléter les niveaux d'exposition humaine réels. L'étude n'a évalué que la période gestationnelle et lactatoire, sans suivi à long terme. Le modèle VPA utilisé comme comparateur présente lui-même des limites dans la modélisation des TSA. Les mécanismes sous-jacents aux différences sexuelles ne sont pas élucidés.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Conception d'un modèle d'intelligence artificielle pour détecter la maladie d'Alzheimer à partir de la parole spontanéeDesign of an artificial intelligence model to screen spontaneous speech to detect Alzheimer's Disease.

ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

L'étude évalue différentes techniques d'IA (classiques, hybrides, réseaux de neurones, grands modèles de langage) pour classifier des enregistrements de parole spontanée (tâche de description d'image Cookie Theft) comme Alzheimer ou témoins. Le modèle hybride Tfidf + embeddings textuels obtient la meilleure performance sur le jeu de test (précision 0.92, rappel 0.93), mais chute à 0.70 précision et 0.44 rappel sur un jeu de validation indépendant. L'IA montre une utilité partielle pour le dépistage de la MA.

Points clés

Le modèle hybride Tfidf + embeddings textuels est le plus performant sur le jeu de test, avec une précision de 0.92 et un rappel de 0.93. Les performances diminuent significativement sur un jeu de validation externe indépendant, avec une précision de 0.70 et un rappel de 0.44. Le modèle identifie bien les contrôles mais manque certains cas de MA, ce qui limite son utilisation en dépistage. L'étude utilise le dataset Pitt (DementiaBank) avec 549 sujets, divisé en ensembles d'entraînement, développement et test. L'IA a un potentiel pour automatiser le dépistage de la MA, mais nécessite des jeux de données plus larges et diversifiés.

Implications cliniques

L'IA pourrait être utilisée comme outil de dépistage automatisé de la MA dans les cliniques de mémoire, réduisant la charge des médecins. La faible sensibilité sur données externes limite son utilisation en pratique clinique actuelle, nécessitant des validations supplémentaires. L'approche pourrait présélectionner les patients à risque pour une évaluation plus approfondie, améliorant l'efficacité du parcours de soin. Des jeux de données plus larges et diversifiés sont nécessaires pour améliorer la robustesse et la généralisabilité du modèle.

Limites

Performance insuffisante sur un jeu de validation indépendant, avec un rappel de seulement 0.44. L'étude n'a testé qu'une seule tâche de parole (Cookie Theft), limitant la généralisation à d'autres contextes. Le dataset Pitt peut ne pas représenter toute la diversité des populations, notamment en termes de langues et de cultures. Absence de comparaison avec des évaluations cliniques standardisées ou des biomarqueurs. L'article est un abstract uniquement, ce qui limite l'accès aux détails méthodologiques complets.

Niveau de preuve

Modéré

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Déficits de la mémoire épisodique et des fonctions exécutives en relation avec la disponibilité des récepteurs CB1 dans la maladie de ParkinsonDeficits in episodic memory and executive functions in relation to CB1 receptor availability in Parkinson's disease.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné la relation entre la disponibilité des récepteurs CB1 (CB1R) mesurée par TEP et les troubles cognitifs chez 23 patients atteints de la maladie de Parkinson. Une batterie neuropsychologique a évalué différents domaines cognitifs. Les résultats montrent que les patients avec de moins bonnes performances en mémoire épisodique et en fonctions exécutives présentaient une plus faible disponibilité CB1R dans plusieurs régions cérébrales (cingulaire, temporal, visuel, thalamus, insula, caudé, tronc cérébral). Aucune relation n'a été trouvée avec le langage, les fonctions visuospatiales ou la mémoire de travail. Ces résultats suggèrent un rôle du système endocannabinoïde dans les symptômes cognitifs de la maladie de Parkinson.

Points clés

La disponibilité réduite des récepteurs CB1 est corrélée à des déficits de mémoire épisodique et de fonctions exécutives chez les patients parkinsoniens. Les régions impliquées incluent le cortex cingulaire, temporal, visuel, thalamus, insula, noyaux caudés et tronc cérébral. Aucune corrélation n'a été observée avec le langage, les fonctions visuospatiales ou la mémoire de travail. L'étude suggère un rôle du système endocannabinoïde dans la physiopathologie des troubles cognitifs de la maladie de Parkinson.

Implications cliniques

La modulation des récepteurs CB1 pourrait constituer une cible thérapeutique potentielle pour les troubles cognitifs dans la maladie de Parkinson. L'évaluation neuropsychologique systématique de la mémoire épisodique et des fonctions exécutives est importante chez les patients parkinsoniens. La TEP des récepteurs CB1 pourrait être un biomarqueur pour le suivi des troubles cognitifs.

Limites

Taille d'échantillon modeste (23 patients). Étude transversale ne permettant pas d'inférer une causalité. Absence de groupe contrôle sain. Utilisation de corrections statistiques multiples mais risque de faux positifs.

Niveau de preuve

Modéré

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Priorisation des cibles thérapeutiques pour les jeunes présentant des comportements perturbateurs et des traits insensibles-émotionnellement détachés : une étude Delphi modifiéePrioritizing treatment targets for youths with disruptive behaviours and callous-unemotional traits: a modified Delphi study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude Delphi modifiée a réuni 86 experts (parents, cliniciens, chercheurs) pour établir un consensus sur les cibles thérapeutiques prioritaires pour les jeunes (enfants 3-12 ans et adolescents 13-18 ans) présentant des comportements perturbateurs et des traits insensibles-émotionnellement détachés (CU). Les résultats montrent 26 cibles prioritaires pour les enfants et 30 pour les adolescents, couvrant les domaines comportemental, émotionnel, cognitif, parental/familial, pairs, environnemental/scolaire et tempérament/personnalité. Les cibles parentales/familiales sont prioritaires chez les enfants, tandis que les adolescents présentent des priorités plus larges incluant les domaines émotionnel, cognitif et des pairs. La majorité des cibles prioritaires ont été jugées au moins modérément réalisables en soins ambulatoires. Les résultats soutiennent l'intégration de composantes spécifiques aux traits CU dans les traitements des comportements perturbateurs, en particulier pour les adolescents.

Points clés

Un panel de 86 experts (parents, cliniciens, chercheurs) a participé à une étude Delphi modifiée pour prioriser les cibles thérapeutiques chez les jeunes avec comportements perturbateurs et traits CU. 26 cibles prioritaires ont été identifiées pour les enfants (3-12 ans) et 30 pour les adolescents (13-18 ans). Pour les enfants, les cibles parentales/familiales sont les plus prioritaires pour les adolescents, les cibles émotionnelles, cognitives et liées aux pairs gagnent en importance. La plupart des cibles prioritaires (13 enfant, 17 adolescent) ont été jugées au moins modérément réalisables en soins ambulatoires. Les résultats suggèrent d'étendre les traitements des comportements perturbateurs pour inclure des processus émotionnels, cognitifs et relationnels spécifiques aux traits CU.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient prioriser les cibles parentales/familiales chez les jeunes enfants avec DB+CU, et intégrer des cibles émotionnelles, cognitives et sociales chez les adolescents. Les traitements ambulatoires peuvent être adaptés pour cibler les traits CU, avec une faisabilité modérée pour la plupart des cibles prioritaires. Cette étude fournit une base consensuelle d'experts pour guider le développement de traitements personnalisés pour cette population.

Limites

Le panel d'experts, bien que diversifié, peut ne pas représenter toutes les perspectives, notamment celles de certains milieux culturels ou économiques. Les évaluations de faisabilité sont subjectives et peuvent ne pas refléter les contraintes réelles des soins ambulatoires. L'étude n'a pas validé expérimentalement l'efficacité des cibles prioritaires.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Exposition aux écrans et médiateurs des fonctions exécutives chez les enfants atteints de TDAHScreen exposure and mediators of executive function in children with ADHD.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné le rôle médiateur des problèmes de sommeil, émotionnels et comportementaux dans la relation entre l'exposition aux écrans et les fonctions exécutives chez 232 enfants atteints de TDAH. L'exposition aux écrans prédit positivement l'indice de régulation comportementale des fonctions exécutives. Les effets médiateurs passent par trois voies : le sommeil (19,6%), les problèmes internalisés (27,4%) et les problèmes externalisés (53,0%). Les résultats soulignent l'importance de surveiller l'exposition aux écrans chez les enfants TDAH pour améliorer la gestion clinique des troubles du sommeil et des problèmes émotionnels/comportementaux, et potentiellement favoriser le développement cognitif.

Points clés

L'exposition aux écrans prédit positivement l'indice de régulation comportementale des fonctions exécutives chez les enfants TDAH. Le sommeil, les problèmes internalisés et externalisés médiatisent la relation entre exposition aux écrans et fonctions exécutives. Les problèmes externalisés représentent la plus grande part de l'effet médiateur (53%). L'étude inclut 232 enfants TDAH avec mesures des symptômes centraux, QI, sommeil, comportement et fonctions exécutives.

Implications cliniques

La gestion de l'exposition aux écrans chez les enfants TDAH pourrait améliorer leurs fonctions exécutives en agissant sur le sommeil et les problèmes internalisés/externalisés. Les cliniciens devraient intégrer le dépistage du sommeil et des troubles émotionnels dans le suivi des enfants TDAH exposés aux écrans. Des interventions ciblant les problèmes externalisés pourraient être particulièrement bénéfiques pour atténuer l'impact négatif des écrans sur les fonctions exécutives.

Limites

Étude transversale ne permettant pas d'établir de causalité. Échantillon limité à une seule région ou centre, généralisabilité discutable. Mesures de l'exposition aux écrans et des fonctions exécutives basées sur des questionnaires, sujettes à des biais de déclaration. Absence de données objectives sur l'exposition (type d'écran, contenu, durée exacte).

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

« Je les accepte, ils m'acceptent, on passe de bons moments ensemble » : préférences et perceptions des adultes autistes concernant leurs relations avec d'autres personnes autistes"I Accept Them, They Accept Me, We Enjoy Our Time Together": Autistic Adults' Preferences and Perceptions of Relationships With Other Autistic People.

ModéréNiveau de preuveAutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude qualitative explore les préférences et perceptions des adultes autistes concernant leurs relations avec d'autres personnes autistes, dans divers types de relations (amitiés, relations amoureuses, mentorat, emploi, bénévolat). À partir de réponses écrites de 142 participants australiens et néo-zélandais, une analyse thématique réflexive a révélé que les participants valorisent l'intersubjectivité, la compréhension mutuelle, l'acceptation et l'authenticité (pouvoir ne pas masquer). Cependant, ils doivent aussi gérer leur capacité relationnelle et peuvent rencontrer des conflits liés à des différences de compatibilité. Les résultats soulignent que les relations entre personnes autistes sont complexes et nuancées, et que le partage du neurotype ne garantit pas à lui seul une relation harmonieuse.

Points clés

Les adultes autistes apprécient l'intersubjectivité et la compréhension mutuelle dans leurs relations avec d'autres autistes. Ces relations permettent de se sentir accepté et de pouvoir être authentique sans masquage. La capacité relationnelle doit être gérée : les participants doivent trouver un équilibre entre engagement et préservation de soi. Des conflits peuvent survenir en raison de différences de compatibilité, y compris de styles de communication ou d'intérêts. Le partage du neurotype n'est pas suffisant pour garantir une relation satisfaisante d'autres facteurs comme les valeurs communes sont importants.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient encourager les opportunités de connexion entre personnes autistes pour favoriser le bien-être et la réduction du masquage. Il est important de ne pas idéaliser les relations intra-neurotype elles sont aussi sujettes à des difficultés relationnelles classiques. L'accompagnement psychologique pourrait inclure un travail sur la gestion de la capacité relationnelle et la gestion des conflits entre personnes autistes. Les résultats soutiennent une approche dépathologisante de l'autisme, en reconnaissant la valeur des relations entre pairs autistes.

Limites

Échantillon limité à l'Australie et la Nouvelle-Zélande, limitant la généralisation culturelle. Données basées sur l'auto-déclaration écrite, pouvant introduire un biais de désirabilité sociale. Étude qualitative avec une analyse thématique réflexive, donc subjectivité du chercheur dans l'interprétation. Les participants étaient principalement des adultes autistes sans déficience intellectuelle sévère, limitant la représentativité. Conception transversale ne permettant pas d'établir des relations causales.

Niveau de preuve

Modéré

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Patrons géographiques de la prévalence de multiples troubles neurodéveloppementaux chez les enfants et adolescents aux États-Unis : une étude transversaleGeographic patterns in the prevalence of multiple neurodevelopmental disorders among children and adolescents in the United States: a cross-sectional study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale a analysé les données de l'Enquête nationale sur la santé des enfants (2016-2023) pour estimer la prévalence de multiples troubles neurodéveloppementaux (≥2 TND) au niveau des États américains. Sur 272 598 enfants âgés de 3 à 17 ans, la prévalence nationale était de 8,1 %, avec les taux les plus élevés dans les États du Sud (Kentucky : 10,5 %). La combinaison la plus fréquente était TDAH avec troubles d'apprentissage. Des disparités significatives ont été observées selon les caractéristiques sociodémographiques et les régions.

Points clés

La prévalence nationale de multiples troubles neurodéveloppementaux chez les enfants américains est de 8,1 %. Les États du Sud, comme le Kentucky, la Floride et la Louisiane, présentent les prévalences les plus élevées. La combinaison TDAH+trouble d'apprentissage est la plus courante parmi les enfants avec multiples TND. Les disparités persistent après stratification par âge, sexe, origine ethnique et statut socioéconomique.

Implications cliniques

Ces résultats aident à identifier les régions nécessitant des ressources ciblées en santé mentale infantile. Les cliniciens doivent être attentifs aux comorbidités fréquentes, notamment TDAH et troubles d'apprentissage. Les politiques de santé publique peuvent utiliser ces données pour réduire les inégalités géographiques d'accès aux soins.

Limites

L'étude repose sur des données déclaratives parentales, pouvant introduire des biais. La conception transversale ne permet pas d'établir des relations causales. Les données sont limitées aux États-Unis et ne sont pas généralisables à d'autres pays.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Système de reconnaissance des préférences de couleur pour enfants avec trouble du spectre autistique basé sur des capteurs triboélectriques entièrement flexibles et l'intelligence artificielleA Color Preference Recognition System for Children with Autism Spectrum Disorder Based on Fully Flexible Triboelectric Sensors and Artificial Intelligence Technology.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet article présente un système de reconnaissance des préférences de couleur pour enfants autistes utilisant un capteur triboélectrique flexible à métal liquide. Le capteur, fabriqué par écriture directe de courant, détecte avec sensibilité les variations de pression de toucher, même sous déformations. Combiné à l'apprentissage automatique, le système atteint un taux de reconnaissance de 98,125 % pour les choix de couleur, offrant une approche légère et efficace pour l'évaluation individualisée des préférences chromatiques chez les enfants TSA.

Points clés

Un capteur triboélectrique flexible à base de métal liquide a été développé pour détecter les pressions tactiles subtiles lors de la sélection de couleurs chez les enfants autistes. Le système, combiné à l'apprentissage automatique, atteint une précision de reconnaissance des préférences de couleur de 98,125 %. L'approche vise à remplacer les méthodes d'intervention traditionnelles par une technique légère et non contraignante, permettant un suivi dynamique des comportements de choix de couleur.

Implications cliniques

Ce système pourrait faciliter l'évaluation personnalisée des préférences de couleur chez les enfants TSA, aidant à réguler leur niveau d'éveil autonome et à réduire l'anxiété. Il offre une méthode objective et automatisée pour intégrer les données de préférences dans les interventions cliniques, améliorant potentiellement l'attention et la réduction des comportements anxieux.

Limites

L'étude se base sur un nombre limité de participants (non spécifié), ce qui restreint la généralisation des résultats à l'ensemble de la population TSA. Le système n'a été testé qu'en laboratoire sa robustesse et son acceptation en contexte clinique réel restent à démontrer.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Prévalence des troubles mentaux et neurodéveloppementaux chez les enfants d'âge scolaire, selon le type d'assurance maladiePrevalence of Mental Health and Neurodevelopmental Conditions Among School-Age Children, by Health Insurance Type.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale a analysé les données de l'Enquête nationale sur la santé des enfants (2018-2023) portant sur 171 971 enfants américains âgés de 6 à 17 ans. La prévalence des troubles mentaux et neurodéveloppementaux (anxiété, dépression, problèmes de comportement, TDAH, TSA) est passée de 18,5 % à 22,5 %. Les enfants sous assurance publique présentaient la prévalence la plus élevée (27,4 % en 2022) et des odds ajustés 1,7 fois supérieurs à ceux sous assurance privée (p<0,01). Les résultats soulignent la nécessité d'une couverture Medicaid stable et de réseaux de soins robustes.

Points clés

Entre 2018 et 2023, la prévalence des troubles mentaux et neurodéveloppementaux chez les enfants de 6 à 17 ans est passée de 18,5 % à 22,5 %. Les enfants sous assurance publique ont une prévalence significativement plus élevée (27,4 % en 2022) que ceux sous assurance privée. Après ajustement sur les facteurs sociodémographiques, le risque de diagnostic est 1,7 fois plus élevé chez les enfants sous assurance publique (p<0,01). La charge des troubles est disproportionnellement portée par les enfants bénéficiant de l'assurance maladie publique. L'augmentation de la prévalence est observée dans tous les types d'assurance, mais avec des disparités marquées.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être conscients des inégalités d'accès aux soins selon le type d'assurance, en particulier pour les enfants sous Medicaid. Une vigilance accrue est nécessaire pour le dépistage et la prise en charge des troubles mentaux et neurodéveloppementaux dans les populations vulnérables. Les politiques de santé doivent assurer une couverture continue et un réseau de soins suffisant pour répondre à la demande croissante. Les professionnels de santé mentale doivent plaider pour des ressources supplémentaires dans les zones à forte proportion d'assurés publics.

Limites

Étude transversale ne permettant pas d'établir de relations causales. Les diagnostics sont rapportés par les parents et non confirmés cliniquement, ce qui peut entraîner des biais de déclaration. Les données proviennent d'une enquête américaine, limitant la généralisation à d'autres systèmes de santé. Les facteurs de confusion résiduels (ex. gravité des troubles, accès aux soins) n'ont pas pu être tous contrôlés.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Prévalence et tendances des troubles du développement chez les enfants et adolescents américains de 3 à 17 ans de 2016 à 2024Brief Report: Prevalence and Trends of Developmental Disabilities Among US Children and Adolescents Aged 3 to 17 Years From 2016 to 2024.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude analyse les tendances de prévalence des troubles du développement (TDAH, trouble d'apprentissage, TSA, déficience intellectuelle, retards de développement) chez les enfants américains de 3 à 17 ans entre 2016 et 2024 à partir des enquêtes NHIS et NSCH. Les prévalences du TDAH, des troubles d'apprentissage et du TSA ont significativement augmenté, tandis que celles de la déficience intellectuelle et des retards de développement sont restées stables. Le TSA était plus fréquent chez les enfants d'âge préscolaire. Cette augmentation souligne un défi de santé publique nécessitant une identification précoce et des services renforcés.

Points clés

Prévalence du TDAH, des troubles d'apprentissage et du TSA en hausse significative de 2016 à 2024. Prévalence de la déficience intellectuelle et des retards de développement stable. TSA plus fréquent chez les enfants d'âge préscolaire que chez les plus âgés. Données issues des enquêtes nationales NHIS et NSCH. Augmentation persistante des troubles du développement, constituant un défi de santé publique.

Implications cliniques

Nécessité d'améliorer l'identification précoce des troubles du développement. Renforcement des services de prise en charge pour répondre à la demande croissante. Recherche sur les facteurs multifactoriels expliquant cette augmentation.

Limites

Données déclaratives issues d'enquêtes, possible biais de déclaration. Échantillon américain, généralisabilité limitée à d'autres pays. Couverture incomplète de tous les troubles du développement. Absence de données sur les causes sous-jacentes.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Les liens entre l'auto-stigmatisation des parents, l'épuisement parental, la compétence parentale et l'ajustement socio-émotionnel chez les parents d'enfants atteints de troubles du spectre autistiqueThe Links Between Parents' Self-Stigma, Parental Burnout, Parental Competence, and Socio-Emotional Adjustment Among Parents of Children With Autism Spectrum Disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale à deux vagues (intervalle de six mois) examine les relations entre l'auto-stigmatisation des parents (PSS), l'épuisement parental, la compétence parentale perçue et l'ajustement socio-émotionnel chez 182 parents d'enfants avec TSA. Les résultats montrent qu'une PSS élevée augmente significativement l'épuisement parental, ce qui réduit la compétence parentale, laquelle est associée à un moins bon ajustement socio-émotionnel. Ces résultats soulignent l'importance de cibler l'auto-stigmatisation et l'épuisement dans les interventions pour soutenir les familles.

Points clés

L'auto-stigmatisation des parents d'enfants avec TSA prédit une augmentation de l'épuisement parental sur six mois. L'épuisement parental réduit la compétence parentale perçue, affectant négativement l'ajustement socio-émotionnel. L'étude utilise un devis longitudinal à deux vagues avec modélisation par équations structurelles. L'échantillon comprend 182 parents, majoritairement des mères (54,9 %), âgés en moyenne de 40,6 ans. Les résultats mettent en évidence des mécanismes clés pour les interventions visant le bien-être parental.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient évaluer systématiquement l'auto-stigmatisation et l'épuisement chez les parents d'enfants avec TSA. Les programmes de soutien parental devraient inclure des composantes de réduction de la stigmatisation et de gestion du burnout. Améliorer la compétence parentale via le soutien à l'auto-efficacité peut favoriser un meilleur ajustement socio-émotionnel des parents. Des interventions ciblant la dynamique familiale pourraient prévenir les effets négatifs en cascade sur le bien-être parental.

Limites

L'étude repose sur des mesures autorapportées, ce qui peut introduire un biais de réponse. La taille d'échantillon modérée (n=182) limite la généralisation des résultats. Le devis longitudinal n'inclut que deux vagues, ne permettant pas d'établir une causalité forte. L'absence de données sur les caractéristiques des enfants (sévérité des symptômes, âge) limite l'analyse des facteurs contextuels.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Caractéristiques bactériennes intestinales chez les enfants atteints de troubles du spectre autistique selon la sévérité des symptômes : une étude transversale.Gut bacterial characteristics in children with autism spectrum disorder according to symptom severity: a cross-sectional study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale a inclus 81 enfants avec TSA (3-12 ans), divisés en groupes de sévérité légère à modérée (n=35) et sévère (n=46) selon l'échelle CARS. Le séquençage de l'ARNr 16S a montré une diversité alpha (Shannon, Simpson) significativement plus faible dans le groupe sévère, ainsi qu'une composition altérée : diminution des Firmicutes et augmentation des Proteobacteria, avec une augmentation de Klebsiella et Enterobacteriaceae. L'analyse LEfSe a identifié 11 taxons différentiellement abondants, dont 10 enrichis dans le groupe léger à modéré. Les auteurs concluent à une dysbiose plus prononcée dans l'ASD sévère, mais le design transversal ne permet pas d'inférer une causalité.

Points clés

La diversité alpha (indices de Shannon et Simpson) était significativement plus faible dans le groupe ASD sévère que dans le groupe léger à modéré. Au niveau phylum, le groupe sévère présentait une diminution des Firmicutes et une augmentation des Proteobacteria. L'analyse LEfSe a identifié 11 taxons différentiellement abondants : 10 enrichis dans le groupe léger à modéré (dont Firmicutes et Coriobacteriia) et un (Fusobacteriaceae) enrichi dans le groupe sévère. Les genres Klebsiella et Enterobacteriaceae étaient augmentés dans le groupe sévère, tandis que Faecalibacterium et Dialister étaient diminués. La dysbiose intestinale est associée à la sévérité des symptômes de l'ASD, mais la causalité ne peut être établie.

Implications cliniques

La modulation du microbiote intestinal (probiotiques, prébiotiques) pourrait être une piste thérapeutique prometteuse, en particulier pour les enfants avec ASD sévère. L'analyse du microbiote pourrait servir de biomarqueur pour évaluer la sévérité des symptômes et orienter les interventions personnalisées. Les cliniciens devraient envisager une évaluation gastro-intestinale chez les enfants avec ASD sévère, étant donné l'association avec la dysbiose.

Limites

L'étude n'a évalué que les bactéries, à l'exclusion des champignons et des virus, limitant la compréhension complète du microbiote. Le design transversal ne permet pas de déterminer si la dysbiose est une cause ou une conséquence de la sévérité des symptômes. La taille de l'échantillon (n=81) est modeste et l'absence de groupe témoin neurotypique limite la généralisation.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Une étude par questionnaire sur les opinions concernant la recherche génétique parmi les personnes autistes suédoises et les parents d'enfants autistesA Survey-Based Study Investigating Opinions on Genetic Research Among Swedish Autistic Individuals and Parents of Autistic Children.

ModéréNiveau de preuveAutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les attitudes de 871 parents d'enfants autistes et de 213 adolescents et adultes autistes en Suède vis-à-vis de la recherche génétique. Les résultats montrent des attitudes généralement positives, avec l'espoir que cette recherche améliore les interventions, la qualité de vie, les opportunités éducatives et les services de soutien. Cependant, des inquiétudes majeures existent concernant les risques d'utilisation abusive des informations génétiques, notamment à des fins eugénistes. L'étude souligne l'importance d'impliquer la communauté autiste dans la recherche génétique pour en assurer la pertinence et l'intégrité éthique.

Points clés

Les attitudes envers la recherche génétique sont globalement positives parmi les personnes autistes et les parents d'enfants autistes en Suède. Les répondants espèrent que la recherche génétique conduira à de meilleures interventions, une meilleure qualité de vie, des opportunités éducatives accrues et des services de soutien renforcés. Les personnes autistes accordent une importance particulière aux études qui fournissent des résultats individuels issus de la recherche génétique. Des préoccupations significatives existent quant au potentiel de discrimination et de promotion de l'eugénisme lié à l'utilisation des informations génétiques. L'implication de la communauté autiste est cruciale pour garantir la pertinence et l'intégrité éthique de la recherche génétique.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être conscients que les patients autistes et leurs familles peuvent avoir des attentes positives mais aussi des craintes légitimes concernant la recherche génétique. Il est essentiel d'engager un dialogue éthique avec les patients autistes sur les objectifs et les limites de la recherche génétique avant de proposer des tests ou des études. Les résultats soulignent l'importance de développer des interventions et des services alignés sur les priorités de la communauté autiste, telles que l'amélioration de la qualité de vie et du soutien. Les cliniciens peuvent jouer un rôle dans la communication des bénéfices tangibles de la recherche génétique tout en abordant les craintes de discrimination. Les professionnels de santé devraient encourager la participation des personnes autistes à la recherche pour que leurs voix soient entendues dans l'orientation des études génétiques.

Limites

L'étude est basée sur des enquêtes en ligne, ce qui peut introduire un biais de sélection (par exemple, les répondants sont plus susceptibles d'être favorables à la recherche). Les échantillons proviennent uniquement de Suède, limitant la généralisation à d'autres contextes culturels ou systèmes de santé. Les taux de réponse ou la représentativité exacte des participants autistes et des parents ne sont pas précisés dans le résumé. Les attitudes peuvent évoluer avec le temps et les avancées technologiques l'étude ne capture qu'un instantané. Les préoccupations spécifiques liées à l'eugénisme ou à la discrimination n'ont pas été explorées en profondeur dans les questions fermées.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Moments qui comptent : exploration de la joie des adolescents autistes et de leurs familles à travers des journaux familiauxMoments That Matter: Exploring Autistic Adolescents' and Their Families' Joy Through Family Journals.

ModéréNiveau de preuveAutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude qualitative a exploré comment les adolescents et jeunes adultes autistes (AYA) et leurs familles vivent et co-créent la joie au quotidien. Six familles ont tenu un journal de la joie pendant deux semaines. L'analyse thématique réflexive a révélé trois thèmes : la joie du quotidien (plaisirs sensoriels, créativité, moments partagés), la nature relationnelle de la joie (joie co-ressentie, créativité collective) et la dimension complexe de la joie (intersection sensorielle, émotionnelle et sociale). Les résultats contredisent les récits déficitaires en montrant une richesse émotionnelle et relationnelle. Le journal pourrait aider à renforcer l'empathie, la réciprocité et le bien-être familial.

Points clés

La joie est un processus relationnel ancré dans les routines quotidiennes, l'engagement créatif et les expériences partagées. Trois thèmes principaux émergent : la joie ordinaire, la nature relationnelle de la joie et les expériences de joie superposées. Les familles décrivent la joie comme spontanée mais profondément significative, souvent amplifiée par le journal. Les résultats remettent en question les stéréotypes selon lesquels les autistes manquent d'émotions positives. Le journal de la joie pourrait être une routine de soutien pour renforcer les processus relationnels protecteurs.

Implications cliniques

Encourager les familles à noter les moments de joie peut améliorer la conscience des émotions positives et renforcer les liens familiaux. Les interventions en autisme devraient inclure des pratiques axées sur les forces et le bien-être, et non uniquement sur les déficits. Les cliniciens peuvent utiliser le journal de la joie comme outil thérapeutique pour favoriser l'empathie et la réciprocité. Soutenir les routines créatives et sensorielles plaisantes peut améliorer la qualité de vie des familles autistes.

Limites

Échantillon de petite taille (6 familles, 17 participants), limitant la généralisabilité. Données auto-rapportées via des journaux, pouvant introduire un biais de désirabilité sociale. Étude qualitative sans comparaison avec des familles non autistes. Participation volontaire, les familles intéressées par la joie peuvent être surreprésentées.

Niveau de preuve

Modéré

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Même guerre, foyers différents : résultats en santé mentale chez les adolescents déplacés et non déplacés pendant la guerreSame war, different homes: mental health outcomes of displaced versus non-displaced adolescents during war.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare la santé mentale de 200 adolescents israéliens (14-18 ans) déplacés internes et non déplacés, 4 à 8 mois après le début de la guerre Israël-Hamas. Les déplacés rapportent une détresse émotionnelle plus élevée (dépression, stress), de plus grandes difficultés de régulation émotionnelle et une intolérance à l'incertitude accrue, ces deux derniers facteurs médiant le lien entre déplacement et détresse.

Points clés

Première étude comparant directement les résultats de santé mentale entre adolescents déplacés internes et non déplacés en contexte de guerre active. Les adolescents déplacés présentent des niveaux significativement plus élevés de détresse émotionnelle, en particulier de stress et de dépression. Les difficultés de régulation émotionnelle et l'intolérance à l'incertitude sont plus marquées chez les déplacés et expliquent en partie l'effet du déplacement sur la détresse. Les groupes étaient comparables sur le plan démographique, renforçant la spécificité des effets du déplacement. L'étude souligne l'importance d'interventions ciblées sur la régulation émotionnelle et la tolérance à l'incertitude pour les adolescents déplacés.

Implications cliniques

Les cliniciens travaillant avec des adolescents en zone de guerre doivent évaluer systématiquement le statut de déplacement, car il constitue un facteur de risque additionnel. Les interventions devraient inclure des modules spécifiques pour améliorer la régulation émotionnelle et réduire l'intolérance à l'incertitude chez les jeunes déplacés. Les programmes de soutien psychologique dans les contextes de guerre doivent prioriser les adolescents déplacés, qui présentent un besoin accru de prise en charge. La médiation par les difficultés de régulation émotionnelle suggère que des thérapies cognitivo-comportementales ou des programmes de pleine conscience pourraient être bénéfiques.

Limites

Étude transversale, ne permettant pas d'établir de causalité définitive entre le déplacement et la détresse. Données basées sur l'auto-évaluation, sujettes à des biais de déclaration. Contexte spécifique de la guerre Israël-Hamas, limitant la généralisabilité à d'autres conflits ou cultures. Échantillon limité à une tranche d'âge restreinte (14-18 ans) et à une seule région géographique. Absence de suivi longitudinal, ne permettant pas d'évaluer l'évolution des symptômes dans le temps.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Une étude à grande échelle sur la relation entre le multilinguisme et les traits sociaux chez les adultes avec et sans diagnostic d'autismeA Large-Scale Study on the Relation Between Multilingualism and Social Traits in Adults With and Without Autism Diagnoses.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude explore le lien entre l'engagement multilingue, mesuré par l'entropie linguistique, et les traits autistiques sociaux chez 459 adultes, dont 132 avec un diagnostic d'autisme. Les résultats indiquent qu'un engagement multilingue plus important est associé à des scores plus faibles de traits sociaux autistiques, en particulier pour l'interaction sociale et le score global. Dans le sous-groupe autiste, les associations entre l'entropie linguistique actuelle, l'interaction sociale et le score global présentent des tailles d'effet importantes. Aucune association significative n'est observée avec les traits de communication. Ces résultats suggèrent que le multilinguisme pourrait être un facteur contextuel favorable pour certaines dimensions sociales à l'âge adulte, sans permettre d'inférer une causalité.

Points clés

Le multilinguisme est associé à une réduction des traits sociaux autistiques chez les adultes, notamment dans l'interaction sociale. L'étude utilise l'entropie linguistique pour mesurer finement l'engagement multilingue, plutôt qu'une simple opposition monolingue-bilingue. Aucune association significative n'a été observée entre le multilinguisme et les traits de communication. Les résultats reposent sur un large échantillon de 459 adultes, dont 132 avec un diagnostic d'autisme.

Implications cliniques

Encourager le multilinguisme pourrait potentiellement soutenir certaines compétences d'interaction sociale chez les adultes autistes, avec prudence. Les cliniciens peuvent considérer l'engagement multilingue comme un facteur contextuel pertinent lors de l'évaluation des traits sociaux. Les interventions sociales pour les adultes autistes pourraient intégrer des contextes multilingues lorsque cela correspond à l'environnement réel de la personne.

Limites

Étude observationnelle ne permettant pas de conclure à un effet causal du multilinguisme. Les résultats reposent sur des mesures de traits et d'engagement linguistique qui peuvent dépendre des déclarations des participants. Les effets concernent surtout les traits sociaux et ne s'étendent pas aux traits de communication.

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

L'anxiété médiatise statistiquement l'association entre le stress et la difficulté à identifier les sentiments, tandis que la dépression n'a aucun effet : une étude transversale chez des étudiants universitaires.Anxiety statistically mediates the association between stress and difficulty identifying feelings while depression shows no effect: a cross-sectional study in college students.

ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale menée auprès de 124 étudiants universitaires a examiné les liens entre le stress, l'anxiété, la dépression, l'alexithymie et la reconnaissance des expressions faciales. Les résultats montrent que le stress perçu et chronique est associé à une plus grande difficulté à identifier ses propres émotions (sous-échelle TAS-DIF), et que cette association est médiatisée par les symptômes anxieux, mais pas par les symptômes dépressifs. Aucune corrélation significative n'a été trouvée entre le stress et la performance de reconnaissance des expressions faciales, possiblement en raison d'un effet plafond. Ces résultats suggèrent que les interventions ciblant l'anxiété pourraient aider à améliorer la clarté émotionnelle chez les étudiants stressés.

Points clés

Le stress perçu et chronique est associé à une augmentation des difficultés à identifier ses propres émotions (alexithymie). L'anxiété agit comme un médiateur statistique significatif entre le stress et la difficulté à identifier les sentiments. Les symptômes dépressifs ne médiatisent pas la relation entre le stress et l'alexithymie. La performance de reconnaissance des émotions faciales (ER-40) n'est pas corrélée au stress ou à la psychopathologie, à l'exception d'une corrélation négative entre la reconnaissance de la peur et l'alexithymie. Des effets plafond dans la tâche ER-40 et le caractère non clinique de l'échantillon limitent la sensibilité des mesures.

Implications cliniques

Les interventions visant à réduire l'anxiété pourraient améliorer la clarté émotionnelle et réduire l'alexithymie chez les étudiants exposés à un stress élevé. L'évaluation de l'alexithymie devrait inclure une mesure de l'anxiété comme facteur médiateur potentiel. Les programmes de prévention en santé mentale universitaire pourraient intégrer des modules de gestion du stress et de régulation émotionnelle. Les cliniciens devraient être attentifs aux difficultés d'identification des émotions chez les patients anxieux, même en l'absence de trouble dépressif.

Limites

La taille de l'échantillon est modeste (n=124), ce qui limite la généralisabilité. Le devis transversal ne permet pas d'établir des relations causales. La performance élevée et peu variable à la tâche ER-40 suggère un effet plafond, réduisant la sensibilité pour détecter des associations. L'échantillon est composé d'étudiants universitaires à haut fonctionnement, non représentatif de la population générale. L'étude n'a pas contrôlé pour les troubles psychiatriques diagnostiqués.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Préparation des enseignants et efficacité collective pour l'inclusion des élèves autistes : perspectives d'Oman et d'ÉgypteTeachers' Readiness and Collective Efficacy for Autism Inclusion: Insights From Oman and Egypt.

ModéréNiveau de preuveAutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine comment les perceptions des enseignants sur l'inclusion des autistes, l'efficacité collective et le contexte national influencent leur préparation à enseigner en milieu inclusif en Égypte et à Oman. Sur la base de données recueillies auprès de 436 enseignants, les analyses montrent que les croyances personnelles des enseignants sont les prédicteurs les plus forts de leur préparation professionnelle et affective. L'efficacité collective modère certaines relations, renforçant l'effet des sentiments positifs sur les connaissances professionnelles et des attitudes sur la préparation affective, mais intensifiant l'association négative entre les préoccupations et la préparation affective. Des différences nationales sont observées : les enseignants omanais rapportent une meilleure préparation que les égyptiens. Les résultats soulignent l'importance des croyances individuelles, du travail d'équipe et du contexte pour favoriser l'inclusion.

Points clés

Les croyances personnelles des enseignants (attitudes, sentiments, préoccupations) sont les prédicteurs les plus importants de leur préparation à inclure des élèves autistes. L'efficacité collective au sein de l'école renforce l'effet positif des attitudes et des sentiments sur la préparation, mais amplifie l'effet négatif des préoccupations sur la préparation affective. Les années d'expérience n'ont qu'un faible lien avec la préparation, contrairement aux croyances et au contexte national. Les enseignants omanais présentent des niveaux plus élevés de connaissances professionnelles et de préparation affective que les égyptiens.

Implications cliniques

Les cliniciens et formateurs devraient prioriser le renforcement des croyances positives des enseignants envers l'inclusion et la réduction de leurs préoccupations pratiques. Favoriser un sentiment d'efficacité collective au sein des équipes éducatives peut soutenir la préparation des enseignants, mais nécessite d'aborder les préoccupations partagées. Les interventions de formation devraient être adaptées au contexte national et culturel, car les facteurs influençant la préparation diffèrent selon les pays. Les psychologues scolaires peuvent jouer un rôle clé en accompagnant les enseignants dans le développement de compétences et de stratégies concrètes pour l'inclusion.

Limites

L'étude est transversale et ne permet pas d'établir des relations de cause à effet. Les données reposent sur des auto-évaluations, ce qui peut introduire un biais de désirabilité sociale. L'échantillon se limite à deux pays arabes, limitant la généralisation à d'autres contextes culturels. La mesure de la préparation n'a pas été validée à l'aide de données observationnelles ou de résultats des élèves.

Niveau de preuve

Modéré

Haut potentielAnglaisSource tier 1

Différences d'âge et de sexe dans la structure factorielle du monitoring cognitifAge and gender differences in the factor structure of cognitive monitoring.

ModéréNiveau de preuvePubMed — HPI, giftedness et cognitionSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les différences liées à l'âge et au sexe dans le monitoring cognitif (métacognition) chez des lycéens tchèques. Trois facettes sont étudiées : la prise de décision, l'auto-renforcement et la régulation émotionnelle. Les résultats montrent que les filles utilisent davantage de stratégies de prise de décision, et que les adolescents plus âgés développent plus de compétences décisionnelles. Un facteur métacognitif de second ordre explique les corrélations entre ces facettes, sans différence majeure entre âge et sexe.

Points clés

Le monitoring cognitif comprend la prise de décision, l'auto-renforcement et la régulation émotionnelle. Des différences de genre sont observées : les filles utilisent davantage de stratégies de prise de décision. Les adolescents plus âgés présentent de meilleures compétences décisionnelles. Un facteur métacognitif de second ordre rend compte des corrélations entre les facettes du monitoring. L'étude repose sur des données transversales d'un panel longitudinal d'élèves tchèques.

Implications cliniques

Les interventions visant à améliorer la métacognition chez les adolescents devraient tenir compte des spécificités de genre. Le développement du monitoring cognitif peut être un levier pour favoriser l'autorégulation et la prise de décision. Ces résultats peuvent guider la conception de programmes éducatifs pour les adolescents à haut potentiel.

Limites

Le design transversal ne permet pas d'établir des relations causales. L'échantillon, limité à des lycéens tchèques, limite la généralisation. Les mesures reposent probablement sur l'auto-évaluation, ce qui peut entraîner des biais. L'absence d'accès au texte complet restreint l'analyse des détails méthodologiques.

Niveau de preuve

Modéré

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Comparaison entre la modélisation vidéo et la modélisation vidéo animée dans l'enseignement de comportements socio-affectifs à des enfants avec troubles du spectre autistiqueA comparison of video modeling and video-animated modeling in teaching social-affective behaviors to children with ASD.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare l'efficacité et l'efficience de la modélisation vidéo (VM) et de la modélisation vidéo animée (VAM) pour enseigner des comportements socio-affectifs (expressions verbales, faciales et gestuelles) à trois enfants autistes âgés de 4 à 6 ans. Les résultats montrent que les deux méthodes sont efficaces sans différence systématique entre elles, mais les données d'efficience varient selon les participants. La validité sociale est positive.

Points clés

La VM et la VAM sont toutes deux efficaces pour acquérir, maintenir et généraliser des comportements socio-affectifs appropriés au contexte chez des enfants avec TSA. Aucune différence systématique n'a été observée entre les deux méthodes en termes d'efficacité. Les mesures d'efficience (nombre d'erreurs et temps total) varient selon les participants. Les mères et les enseignants des participants ont exprimé des opinions positives sur les interventions.

Implications cliniques

Les cliniciens peuvent utiliser indifféremment la VM ou la VAM pour enseigner des compétences socio-affectives aux jeunes enfants autistes. Le choix entre VM et VAM peut être adapté en fonction des préférences ou des ressources disponibles. L'étude souligne l'importance de valider socialement les interventions auprès des familles et des éducateurs.

Limites

Très petite taille d'échantillon (n=3), limitant la généralisabilité des résultats. Utilisation d'un protocole non concurrent avec alternance adaptée, pouvant introduire des biais. Absence de comparaison avec un groupe témoin ou une condition de contrôle sans intervention. Les mesures d'efficience sont variables et ne permettent pas de conclure sur la supériorité d'une méthode.

Niveau de preuve

Modéré