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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Architecture génétique partagée des troubles de la lecture et de l'attention par modélisation d'équations structurelles génomiquesShared genetic architecture of reading and attention disorders using genomic structural equation modeling.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude utilise la modélisation d'équations structurelles génomiques sur des données de GWAS à grande échelle pour explorer les bases génétiques communes entre le trouble de la lecture (RD) et le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH). Un facteur génétique commun a été identifié, ainsi qu'un locus pléiotrope sur le chromosome 12 associé à l'expression de RHEBL1 et LMBR1L. Des corrélations génétiques significatives ont été observées avec six troubles psychiatriques et six traits comportementaux, suggérant un chevauchement génétique étendu.

Points clés

Un facteur génétique commun entre le trouble de la lecture et le TDAH a été modélisé à l'aide de la modélisation d'équations structurelles génomiques. Un nouveau locus pléiotrope sur le chromosome 12 (rs7969091) a été identifié comme associé à la fois à la lecture et au TDAH. Les analyses transcriptomiques ont révélé des associations avec l'expression tissu-spécifique de RHEBL1 et LMBR1L dans ce locus. Des corrélations génétiques significatives ont été trouvées entre le facteur commun et six troubles psychiatriques (rg de -0,47 à 0,24) et six traits comportementaux (rg de 0,31 à 0,74).

Implications cliniques

Ces résultats soutiennent l'hypothèse d'une étiologie génétique partagée entre le trouble de la lecture et le TDAH, ce qui pourrait améliorer la compréhension de leur comorbidité fréquente. L'identification de variants génétiques communs pourrait à terme aider au dépistage précoce des enfants à risque pour ces deux troubles. Les corrélations avec d'autres troubles psychiatriques soulignent la nécessité d'une approche transdiagnostique en clinique.

Limites

L'étude repose sur des statistiques sommaires de GWAS et non sur des données individuelles, limitant la capacité à établir des relations causales. Les mesures de la lecture et du TDAH proviennent d'échantillons différents, ce qui peut introduire des biais hétérogènes. Les analyses transcriptomiques sont basées sur des données d'expression tissulaire et ne reflètent pas directement les mécanismes neuronaux spécifiques.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Acides gras dérivés de l'huile de poisson pendant la grossesse et risque de troubles neurodéveloppementaux chez les enfants à 10 ans : un essai randomisé contrôléFish oil-derived fatty acids during pregnancy and risk of neurodevelopmental disorders in children at age 10 - A randomized controlled trial.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Dans la cohorte COPSAC2010, 700 dyades mère-enfant ont été suivies pour évaluer l'effet des acides gras oméga-3 (DHA et EPA) maternels pendant la grossesse sur le risque de troubles neurodéveloppementaux à l'âge de 10 ans. Les concentrations sanguines maternelles en milieu de grossesse ont été mesurées, puis les mères ont été randomisées pour recevoir 2,4 g/j d'huile de poisson ou un placebo jusqu'à une semaine post-partum. Les résultats montrent qu'après ajustement sur les facteurs de confusion, il n'y a pas d'association significative entre les niveaux de DHA+EPA ou la supplémentation et le risque de TDAH ou de traits autistiques. Une analyse secondaire suggère un effet protecteur potentiel pour le sous-type inattentif du TDAH, mais non significatif après correction pour tests multiples.

Points clés

Les concentrations maternelles de DHA+EPA en milieu de grossesse ne sont pas associées de manière indépendante au risque de TDAH ou de traits autistiques après ajustement sur les facteurs de confusion. La supplémentation en huile de poisson (2,4 g/j) en fin de grossesse n'a pas réduit significativement le risque de TDAH (OR 0,79, p=0,37) ou de TSA (OR 0,56, p=0,42) à l'âge de 10 ans. Une analyse secondaire a montré une réduction du risque de TDAH de type inattentif (OR 0,41, p=0,03) mais non significative après correction pour tests multiples (FDRp=0,12). Les analyses observationnelles non ajustées suggéraient un effet protecteur, mais disparaissent après prise en compte des facteurs de confusion, indiquant un possible biais de confusion.

Implications cliniques

Les données actuelles ne soutiennent pas une recommandation systématique de supplémentation en huile de poisson pendant la grossesse pour prévenir les troubles neurodéveloppementaux. L'effet potentiel sur le sous-type inattentif du TDAH mérite d'être exploré dans des études futures avec une puissance suffisante et des mesures spécifiques. Les cliniciens doivent informer les patientes que les preuves d'un bénéfice préventif sont insuffisantes, tout en soulignant l'importance d'un apport adéquat en acides gras essentiels pour la santé générale.

Limites

La taille de l'échantillon peut être insuffisante pour détecter des effets modestes sur des troubles rares comme le TSA. Les analyses secondaires multiples augmentent le risque d'erreur de type I, et les résultats significatifs non corrigés doivent être interprétés avec prudence. Les mesures observationnelles des concentrations sanguines de DHA+EPA sont sujettes à un biais de confusion résiduel malgré l'ajustement. L'essai a utilisé une dose unique (2,4 g/j) et une durée de supplémentation limitée à la fin de la grossesse, ce qui pourrait ne pas être optimal.

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Cartographie multivariée aberrante entre les profils comportementaux et les réseaux cérébraux morphologiques corticaux chez les enfants atteints de troubles du spectre autistiqueAberrant multivariate mapping between behavioral profiles and cortical morphological brain networks in children with autism spectrum disorder.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare les associations cerveau-comportement entre 101 enfants avec TSA et 67 enfants au développement typique (TD) en construisant des réseaux morphologiques individuels à partir de l'IRM structurelle et en utilisant une analyse canonique de corrélation clairsemée (sCCA). Quatre modes d'association ont été identifiés chez les enfants TD, mais aucun ne s'est généralisé au groupe TSA. Chez les enfants TSA, trois modes ont été détectés, partageant des dimensions comportementales similaires à trois modes TD mais soutenus par des architectures neurales distinctes. Notamment, le mode de prosocialité présent chez les TD était systématiquement absent chez les TSA, et le mode de trait autistique impliquait des réseaux différents selon le groupe. Ces résultats suggèrent une réorganisation des relations cerveau-comportement dans le TSA, plaidant pour une architecture neurodiverse où des comportements similaires émergent de voies neurodéveloppementales divergentes.

Points clés

Quatre modes d'association cerveau-comportement ont été identifiés chez les enfants TD, mais aucun ne s'est généralisé au groupe TSA. Chez les enfants TSA, trois modes ont été détectés, partageant des dimensions comportementales avec les modes TD mais soutenus par des réseaux cérébraux différents. Le mode de prosocialité présent chez les enfants TD était systématiquement absent chez les enfants TSA, quelle que soit l'analyse. Le mode de trait autistique impliquait le réseau par défaut et le réseau de contrôle chez les TD, mais le réseau par défaut et le réseau d'attention dorsale chez les TSA. Les résultats soutiennent une architecture neurodiverse où des comportements similaires peuvent émerger de voies neurodéveloppementales distinctes, au-delà d'un simple modèle continu du développement typique.

Implications cliniques

Les interventions ciblant la prosocialité devraient être adaptées aux enfants TSA, car les circuits neuronaux sous-jacents diffèrent de ceux des enfants TD. La cartographie multivariée cerveau-comportement pourrait aider à identifier des sous-types neurobiologiques de TSA, permettant des approches thérapeutiques personnalisées. L'absence de généralisation des modes TD aux TSA suggère que les modèles basés sur le développement typique ne sont pas directement applicables à la prise en charge clinique du TSA. Les résultats soulignent l'importance de considérer les profils comportementaux individuels dans l'évaluation et le traitement du TSA.

Limites

La taille de l'échantillon (101 TSA, 67 TD) est modeste et pourrait limiter la généralisation des résultats. L'étude est transversale, ne permettant pas d'inférer des relations causales ou des trajectoires développementales. Seule l'IRM structurelle a été utilisée l'intégration de données fonctionnelles pourrait offrir une vision plus complète. Les analyses sCCA peuvent être sensibles aux paramètres de régularisation, et les résultats doivent être reproduits dans des échantillons indépendants.

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Qui bénéficie le plus ? Un essai contrôlé randomisé d'une intervention de communication sociale mise en œuvre par les parents pour des enfants autistes d'âge préscolaire parlant chinois.Who benefits most? A randomized controlled trial for Parent-implemented social communication intervention for chinese-speaking autistic preschoolers.

ÉlevéNiveau de preuveMolecular AutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai contrôlé randomisé a comparé deux formats de diffusion (groupes en ligne animés par un orthophoniste vs. auto-apprentissage flexible) d'un programme de communication sociale adapté culturellement pour 112 enfants autistes chinois âgés de 24 à 60 mois avec un langage expressif spontané limité. Aucune différence cohérente entre les formats n'a été observée pour la plupart des résultats. Les deux formats ont amélioré le fonctionnement social, le langage, l'auto-efficacité parentale et réduit le stress parental. Le format animé a été plus bénéfique pour les familles à faible revenu et les enfants avec des besoins développementaux plus importants, tandis que l'auto-apprentissage a été suffisant pour les familles avec des capacités de base plus élevées. L'attrition était plus élevée dans le groupe auto-apprentissage. L'étude soutient l'efficacité d'une intervention parentale culturellement adaptée pour les enfants autistes d'âge préscolaire.

Points clés

112 enfants autistes chinois de 24 à 60 mois ont été randomisés entre un programme parent animé par un orthophoniste en ligne et un format auto-apprentissage. Les deux formats ont entraîné des améliorations du fonctionnement social, du langage expressif et réceptif, de l'auto-efficacité parentale et une réduction du stress parental. Aucune différence cohérente entre les formats n'a été observée pour les résultats globaux, mais le format animé a été plus bénéfique pour les familles à faible revenu et les enfants avec des besoins développementaux plus importants. L'attrition était plus élevée dans le format auto-apprentissage, associée à des compétences sociales et un langage réceptif plus faibles chez l'enfant et à un moindre engagement parental. L'étude souligne l'importance d'adapter le format d'intervention aux caractéristiques de l'enfant et de la famille.

Implications cliniques

Les interventions parentales peuvent être efficacement délivrées en ligne, offrant une option accessible dans les contextes à ressources limitées. Le choix du format doit être personnalisé : les familles avec des besoins plus importants peuvent bénéficier d'un soutien direct d'un orthophoniste, tandis que les familles avec des capacités de base plus élevées peuvent utiliser un format d'auto-apprentissage. Les cliniciens doivent évaluer les facteurs socio-économiques et développementaux pour orienter les familles vers le format le plus adapté.

Limites

L'étude pourrait manquer de puissance pour détecter de petites différences entre les formats en raison de la taille de l'échantillon. La taille modeste de l'échantillon limite l'interprétation des analyses individualisées par apprentissage automatique. L'utilisation des stratégies parentales a été mesurée par un schéma de codage général plutôt que par des comportements spécifiques à l'intervention. L'attrition plus élevée dans le format auto-apprentissage nécessite une interprétation prudente, bien que des analyses de sensibilité aient soutenu la robustesse des résultats.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

La perte d'Echs1 dans les cellules souches neurales et progénitrices altère la neurogenèse via l'activation du stress du RE et la reprogrammation du métabolisme lipidiqueLoss of Echs1 in neural stem and progenitor cells impairs neurogenesis via ER stress activation and lipid metabolic reprogramming.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude démontre que la perte de l'enoyl-CoA hydratase 1 (Echs1) dans les cellules souches/progénitrices neurales (NSPC) provoque une accumulation d'acides gras, une diminution de la prolifération et de la différenciation, et une augmentation de l'apoptose. Mécaniquement, le déficit en Echs1 augmente le crotonyl-CoA, induisant une crotonylation globale des histones (H3K9cr) sur les promoteurs de gènes comme Atf4, ce qui active le stress du réticulum endoplasmique (RE) et la surexpression de Fasn, créant une boucle auto-entretenue. L'inhibition de Fasn ou l'atténuation du stress du RE (via TUDCA ou inhibition d'Atf4) restaure la neurogenèse in vitro et améliore la survie in vivo. Ces résultats identifient un nouvel axe Echs1-H3K9cr-Atf4-Fasn liant métabolisme et neurogenèse, et suggèrent l'acide tauroursodésoxycholique (TUDCA) comme traitement potentiel pour le déficit en ECHS1D, une encéphalopathie rare du neurodéveloppement.

Points clés

La perte d'Echs1 dans les NSPC entraîne une accumulation d'acides gras et altère la neurogenèse via un stress du RE. Le déficit en Echs1 augmente le crotonyl-CoA et induit une crotonylation des histones, enrichissant H3K9cr sur le promoteur d'Atf4. Atf4 active Fasn, ce qui exacerbe l'accumulation lipidique et le stress du RE dans une boucle de rétroaction positive. L'inhibition de Fasn ou l'atténuation du stress du RE (TUDCA ou inhibition d'Atf4) restaure la neurogenèse in vitro et in vivo. L'acide tauroursodésoxycholique (TUDCA) est proposé comme traitement potentiel pour l'ECHS1D.

Implications cliniques

Cette étude identifie une cible thérapeutique potentielle (TUDCA) pour l'ECHS1D, une encéphalopathie rare sévère. La compréhension de l'axe métabolisme-épigénétique-stress du RE pourrait éclairer d'autres troubles neurodéveloppementaux. Le repurpose du TUDCA, déjà approuvé dans d'autres indications, pourrait accélérer les essais cliniques pour l'ECHS1D. Les résultats soulignent l'importance du métabolisme lipidique et du stress du RE dans la neurogenèse précoce.

Limites

L'étude est réalisée sur des modèles murins et nécessite une validation chez l'humain. Le mécanisme est spécifique au déficit en Echs1 sa généralisabilité à d'autres pathologies reste à établir. L'efficacité et la sécurité du TUDCA dans l'ECHS1D n'ont pas encore été évaluées cliniquement. Les effets sur les stades ultérieurs du neurodéveloppement n'ont pas été explorés.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Analyse de trios dans la dystonie identifie des variants de novo de KLC1 dans une kinésinopathie avec des caractéristiques motrices et neurodéveloppementales distinctesTrio analysis in dystonia identifies de novo KLC1 variants in a kinesinopathy with distinct motor and neurodevelopmental features.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a analysé les données de séquençage d'exomes de 257 trios de patients atteints de dystonie afin d'identifier des variants de novo dans des gènes fortement contraints sur le plan mutationnel. Des variants faux-sens et perte de fonction de novo ont été trouvés dans 11,7% des cas. Sept patients non apparentés présentant des troubles du mouvement et neurodéveloppementaux portaient des variants faux-sens de novo délétères distincts dans KLC1, codant une sous-unité de la kinésine-1. Ces variants se groupent dans le domaine TPR de liaison aux adaptateurs de cargaison, et trois variants ciblent le même acide aminé, associés à un phénotype dystonique-spastique à début infantile. Des études fonctionnelles ont montré des changements de stabilité de KLC1 et/ou une altération de la liaison à des interacteurs comme JIP3, précédemment liés à la dystonie. Ces résultats suggèrent l'existence d'une kinésinopathie liée à KLC1 avec un recouvrement phénotypique avec d'autres maladies liées à des défauts mutationnels de ses interacteurs.

Points clés

11,7% des cas de dystonie (30/257 trios) présentent des variants de novo dans des gènes contraints, sans implication antérieure dans des maladies autosomiques dominantes ou liées à l'X. Sept patients non apparentés avec troubles du mouvement et neurodéveloppementaux partagent des variants faux-sens de novo dans KLC1, clusterisés dans le domaine TPR. Trois variants affectent le même résidu d'acide aminé et sont associés à un phénotype dystonique-spastique sévère à début infantile. Les études fonctionnelles révèlent une altération de la stabilité de KLC1 et/ou de la liaison à des partenaires comme JIP3, un interacteur déjà impliqué dans la dystonie. Ce travail établit une nouvelle kinésinopathie liée à KLC1, avec un spectre clinique chevauchant d'autres maladies neurodéveloppementales et motrices.

Implications cliniques

Le séquençage en trio devrait être considéré dans l'évaluation génétique des dystonies, en particulier chez l'enfant avec atteinte neurodéveloppementale. Les variants de KLC1 doivent être recherchés chez les patients présentant une dystonie-spasticité infantile d'origine inconnue. La reconnaissance de cette kinésinopathie pourrait guider le conseil génétique et le suivi des patients, avec une possible stratification des essais thérapeutiques. Les données issues de cette étude (compendium des variants de novo) constituent une ressource pour de futures découvertes de gènes de dystonie.

Limites

L'échantillon de patients porteurs de variants KLC1 est limité à sept individus, nécessitant une confirmation dans des cohortes plus larges. Tous les variants fonctionnellement testés ne l'ont pas été dans les mêmes conditions, et certains variants n'ont pas été testés. Les études fonctionnelles ont été réalisées in vitro et peuvent ne pas refléter pleinement la pathogénie in vivo. La pénétrance et l'expressivité des variants KLC1 restent à déterminer dans des populations non apparentées.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Chevauchement génétique entre la schizophrénie résistante au traitement et l'initiation au tabagismeGenetic overlap between treatment-resistant schizophrenia and smoking initiation.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les bases génétiques partagées entre la schizophrénie résistante au traitement (TRS) et l'initiation au tabagisme. En utilisant des données pangénomiques et des méthodes statistiques avancées, les auteurs identifient une corrélation génétique positive significative et quatre nouveaux loci communs. L'analyse de randomisation mendélienne suggère un effet causal de la TRS sur le tabagisme. Les résultats mettent en évidence le rôle potentiel des récepteurs alpha-1-adrénergiques dans la TRS, ouvrant des perspectives thérapeutiques.

Points clés

Corrélation génétique significative entre TRS et initiation au tabagisme (rg = 0,47, p = 0,0002). Quatre nouveaux loci partagés identifiés via l'approche cond/conjFDR. La randomisation mendélienne indique un effet causal probable de la TRS sur l'initiation au tabagisme. Les gènes partagés enrichis pour les récepteurs alpha-1-adrénergiques, cibles potentielles de traitement. L'intégration du chevauchement génétique améliore la prédiction polygénique de la TRS.

Implications cliniques

Les variants génétiques liés au tabagisme pourraient aider à identifier précocement les patients à risque de TRS. Les récepteurs alpha-1-adrénergiques représentent une cible médicamenteuse potentielle pour la TRS. La clozapine pourrait être plus efficace chez les patients avec certaines variations génétiques partagées. L'arrêt du tabac pourrait moduler le risque génétique de développer une TRS.

Limites

Données issues principalement de populations européennes, limitant la généralisabilité. La causalité inférée par randomisation mendélienne peut être biaisée par pléiotropie. Définition de la TRS variable selon les cohortes, pouvant entraîner une hétérogénéité. Taille d'échantillon modeste pour la découverte de nouveaux loci génétiques.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Effets différentiels et dépendants de l'état du modulateur allostérique positif sélectif de GluN2A GNE-5729 sur les fonctions exécutivesDifferential and state-dependent effects of the GluN2A-selective positive allosteric modulator GNE-5729 on executive functions.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude évalue les effets du GNE-5729, un modulateur allostérique positif sélectif de GluN2A, sur les fonctions exécutives chez la souris. Le GNE-5729 améliore la mémoire de travail chez les souris ayant de faibles performances de base ou des déficits induits par des agents pharmacologiques perturbant la neuromodulation, mais pas ceux induits par le MK-801. Les effets sont plus prononcés chez les femelles. Aucun effet n'a été observé sur la flexibilité cognitive. Les résultats suggèrent un effet dépendant de l'état et différentiel selon les domaines exécutifs.

Points clés

Le GNE-5729 améliore la mémoire de travail uniquement chez les souris ayant de faibles performances de base ou des déficits induits par l'amphétamine ou la scopolamine. Le GNE-5729 n'a pas d'effet sur la flexibilité cognitive mesurée par le test de changement de set attentionnel (ASST). Les effets du GNE-5729 sont plus prononcés chez les souris femelles. Le GNE-5729 n'a pas modifié l'expression de GluN2A dans le cortex préfrontal, mais a perturbé l'association entre les niveaux endogènes de GluN2A et la performance à l'ASST.

Implications cliniques

Le ciblage des récepteurs NMDA contenant GluN2A pourrait offrir une stratégie thérapeutique pour les déficits cognitifs dans les troubles neurodéveloppementaux, mais avec une efficacité dépendante de l'état et du domaine exécutif. Les effets sexe-spécifiques soulignent l'importance de considérer le sexe dans les essais cliniques de modulateurs glutamatergiques. Le profil état-dépendant suggère que les modulateurs GluN2A pourraient être plus efficaces chez les patients présentant une dysfonction neuromodulatoire plutôt qu'un blocage direct des NMDAR.

Limites

Les résultats proviennent d'un modèle murin et nécessitent une validation chez l'humain. Le GNE-5729 n'a pas amélioré les déficits induits par MK-801, ce qui limite son spectre d'action. Aucun effet sur la flexibilité cognitive observé, ce qui suggère des mécanismes distincts pour différents domaines exécutifs. L'étude n'a pas évalué les effets à long terme ou la sécurité du composé.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

La réserve fonctionnelle atténue les coûts de la double tâche cognitivo-motrice chez les personnes âgées : aperçus sur l'âge, la cohorte et les stratégies comportementales.Functional reserve mitigates cognitive-motor dual-task costs in older adults: insights from age, cohort, and behavioural strategies.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine comment la réserve fonctionnelle (différence entre vitesse de marche préférée et maximale) réduit les interférences lors de la double tâche chez 4443 adultes âgés. Les résultats montrent que la réserve fonctionnelle est un facteur protecteur, que les cohortes récentes présentent des coûts plus élevés, et que le comportement 'arrêter de marcher pour parler' est rare mais adaptatif.

Points clés

Une réserve fonctionnelle plus élevée prédit des coûts de double tâche plus faibles (moteurs : p < 0,001 cognitifs : p = 0,006). L'âge et l'effet de cohorte influencent indépendamment les coûts de double tâche, les cohortes récentes présentant des coûts plus élevés à âge comparable. La peur de tomber est fortement associée à un antécédent de chute (p < 0,001). Le comportement 'arrêter de marcher pour parler' est rare (2,8 %) mais lié à des coûts moteurs plus élevés, sans association avec les chutes. Aucun compromis moteur-cognitif global n'est observé : les corrélations intra-sujets entre coûts moteurs et cognitifs sont faibles et non significatives (r = -0,024, p = 0,270).

Implications cliniques

La réserve fonctionnelle pourrait être une cible d'intervention pour réduire les risques de chute chez les personnes âgées via des programmes d'entraînement de la marche rapide. L'évaluation du comportement 'arrêter de marcher pour parler' peut identifier des stratégies compensatoires adaptatives, mais ne semble pas prédire les chutes. Les effets de cohorte suggèrent que les normes cliniques doivent être mises à jour pour tenir compte des différences générationnelles dans les performances en double tâche.

Limites

Étude transversale ne permettant pas d'établir de relations causales entre réserve fonctionnelle et chutes. Échantillon de personnes âgées en bonne santé, limitant la généralisation aux populations cliniques avec comorbidités. La faible prévalence du comportement 'arrêter de marcher pour parler' (2,8 %) réduit la puissance pour détecter des associations avec les chutes.

Niveau de preuve

Élevé

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Absence d'effet de la douleur aiguë ou de la douleur chronique auto-rapportée sur la mémoire de travail dans la tâche de Sternberg.No effect of acute pain or self-reported chronic pain on working memory in the Sternberg task.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné l'impact de la douleur aiguë et chronique auto-rapportée sur la mémoire de travail à l'aide de la tâche de Sternberg. Les résultats ne montrent aucun effet significatif de la douleur sur le temps de réponse, la précision ou la relation entre ces paramètres et la taille de l'ensemble, remettant en question l'hypothèse d'une interférence de la douleur avec la mémoire de travail dans ce paradigme.

Points clés

L'étude a testé si la douleur occupe des emplacements dans la mémoire de travail ou induit une arousal excessive à haute difficulté. La tâche de Sternberg a été utilisée avec un stimulus thermique douloureux aigu et chez des étudiants souffrant de douleur chronique auto-rapportée. Aucun effet de la douleur n'a été observé sur le temps de réponse ou la précision, ni sur la relation avec la taille de l'ensemble. L'effet de l'âge sur la mémoire de travail et le seuil de douleur a été répliqué. Les résultats suggèrent que la douleur n'altère pas la mémoire de travail dans la tâche de Sternberg.

Implications cliniques

Les cliniciens peuvent noter que la douleur aiguë ou chronique auto-rapportée n'altère pas nécessairement les performances de mémoire de travail dans des tâches similaires à la tâche de Sternberg. Cela pourrait indiquer que les plaintes mnésiques des patients douloureux ne sont pas toujours objectivées par des tests de mémoire de travail standardisés.

Limites

L'échantillon était composé d'étudiants, limitant la généralisation à d'autres populations. La douleur chronique était auto-rapportée sans confirmation clinique ou diagnostic formel. La tâche de Sternberg pourrait ne pas être suffisamment sensible pour détecter certains types d'interférence douloureuse sur la mémoire de travail.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

De la clinique au mécanisme : dysfonctions moléculaires liées à une délétion du domaine C-terminal de GluN2B dans les encéphalopathies développementales et épileptiquesClinic-to-Mechanism: Unraveling in-depth molecular dysfunctions caused by a GluN2B C-Terminal deletion in developmental and epileptic encephalopathies.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Une mutation non-sens hétérozygote de novo dans GRIN2B (p.Glu839Ter), tronquant le domaine C-terminal (CTD) de la sous-unité GluN2B, a été identifiée chez un patient présentant une encéphalopathie développementale et épileptique (DEE) avec déficience intellectuelle, épilepsie et hyperkinésie. Des analyses moléculaires et cellulaires en systèmes hétérologues et sur neurones dérivés du patient ont révélé une expression membranaire réduite, une perte d'interaction avec PSD95, des courants NMDA diminués, une sensibilité accrue au magnésium et un influx calcique réduit. Ces dysfonctions altèrent la plasticité synaptique et contribuent à la pathophysiologie des DEE, soulignant le rôle critique du CTD de GluN2B.

Points clés

Une mutation non-sens de GRIN2B (GluN2B-E839*) a été identifiée chez un patient présentant une DEE sévère avec déficience intellectuelle, épilepsie et hyperkinésie. La mutation tronque le domaine C-terminal (CTD) de GluN2B, une région peu caractérisée mais essentielle pour la fonction du récepteur NMDA. Les analyses montrent une expression membranaire réduite, une perte d'interaction avec PSD95, des courants NMDA diminués, une sensibilité accrue au magnésium et un influx calcique réduit. Ces altérations moléculaires expliquent les déficits de plasticité synaptique et les symptômes cliniques observés. L'étude propose un cadre systématique pour relier les dysfonctions moléculaires aux phénotypes cliniques dans les DEE.

Implications cliniques

L'identification de variants tronquants du CTD de GluN2B doit alerter sur un risque élevé de DEE sévère avec déficience intellectuelle et épilepsie. Les altérations de la signalisation NMDA suggèrent des cibles thérapeutiques potentielles, comme les modulateurs des récepteurs NMDA. Une caractérisation fonctionnelle systématique des variants GRIN est nécessaire pour améliorer le diagnostic et le conseil génétique.

Limites

Étude basée sur un seul patient, nécessitant des réplications dans de plus grandes cohortes. Les analyses in vitro et sur neurones dérivés de patients peuvent ne pas refléter parfaitement la complexité in vivo. Les mécanismes précis par lesquels la perte du CTD conduit aux anomalies épileptiques et cognitives restent à élucider.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

L'apprentissage par transfert améliore l'utilité clinique des scores polygéniques avec de petites cohortes phénotypiquement raffinées.Transfer learning enhances clinical utility of polygenic scores with small, phenotypically refined cohorts.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude propose un cadre de score polygénique externe (ePRS) s'inspirant de l'apprentissage par transfert, qui intègre des preuves génétiques de cohortes cibles de petite taille mais bien définies, en utilisant des mesures de preuve continues et la corrélation génétique pour des prédictions robustes. Les simulations montrent une performance supérieure de l'ePRS. Appliqué à l'épilepsie généralisée idiopathique, l'ePRS affine le score pour mieux distinguer les sous-types comme l'épilepsie myoclonique juvénile. Il améliore également les prédictions d'impulsivité dans l'épilepsie myoclonique juvénile en utilisant un GWAS du TDAH. Enfin, dans une cohorte de fibrose kystique, l'ePRS améliore la prédiction du diabète associé. Ainsi, l'ePRS offre une stratification du risque plus précise et des soins personnalisés.

Points clés

Un nouveau cadre ePRS utilisant l'apprentissage par transfert améliore la prédiction polygénique à partir de petites cohortes cliniques bien caractérisées. L'ePRS surpasse les approches traditionnelles dans les simulations, quelle que soit la corrélation génétique entre les phénotypes source et cible. L'ePRS affine la discrimination des sous-types d'épilepsie généralisée idiopathique, notamment l'épilepsie myoclonique juvénile. L'utilisation d'un GWAS du TDAH améliore la prédiction de l'impulsivité dans l'épilepsie myoclonique juvénile via l'ePRS. L'ePRS améliore la prédiction du diabète lié à la fibrose kystique dans un cadre de cohorte unique harmonisé.

Implications cliniques

L'ePRS permet d'utiliser des cohortes cliniques de petite taille pour développer des scores polygéniques plus spécifiques, améliorant ainsi la médecine personnalisée. Cette approche pourrait être appliquée à d'autres troubles neurodéveloppementaux où les cohortes larges manquent de spécificité phénotypique. L'amélioration de la prédiction de l'impulsivité chez les patients épileptiques pourrait guider des interventions ciblées sur les comorbidités du TDAH.

Limites

L'étude repose sur des données simulées et des applications dans seulement deux contextes cliniques (épilepsie et fibrose kystique), limitant la généralisation. Les biais potentiels liés aux artefacts de plateforme sont partiellement adressés, mais des analyses supplémentaires sont nécessaires dans d'autres cohortes. La disponibilité de GWAS source de grande taille et de qualité est un prérequis pour l'application de l'ePRS.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Perte auditive et fonctions exécutives - résultats d'une étude de cohorte populationnelleHearing loss and executive functions - results from a population-based cohort study.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cohorte populationnelle (N=4 458) examine les associations entre la perte auditive, mesurée par audiométrie tonale et test de parole dans le bruit, et la capacité de planification, évaluée par le Tower of London. Les résultats montrent qu'une perte auditive (≥20 dB) est significativement associée à une moindre capacité de planification (β=-0,346, p<0,01), mais pas à un dysfonctionnement exécutif clinique. À l'inverse, une meilleure planification réduit la probabilité de déficit auditif (OR=0,97, p=0,006) et améliore la perception de la parole dans le bruit. Ces données soutiennent l'hypothèse d'une charge cognitive accrue due à la perte auditive.

Points clés

La perte auditive bilatérale légère ou plus (≥20 dB) est associée à une réduction significative de la capacité de planification, mesurée par le Tower of London, après ajustement sur l'âge, le sexe et les comorbidités. Une meilleure capacité de planification est associée à une probabilité moindre de perte auditive et à de meilleures performances de compréhension de la parole dans le bruit, suggérant un rôle protecteur des fonctions exécutives. L'association entre perte auditive et dysfonctionnement exécutif clinique (score <16e percentile) n'atteint pas la significativité statistique, indiquant un effet limité aux performances continues. Ces résultats transversaux ne permettent pas d'établir un lien de causalité, mais sont cohérents avec le modèle d'un épuisement des ressources attentionnelles et de la mémoire de travail par la perte auditive.

Limites

Le caractère transversal de l'étude ne permet pas de déterminer la direction causale entre perte auditive et fonctions exécutives. La cohorte est issue de la population générale allemande, limitant la généralisation à d'autres groupes ethniques ou socio-économiques. L'évaluation des fonctions exécutives repose uniquement sur une tâche de planification (Tower of London), sans couvrir d'autres domaines comme l'inhibition ou la flexibilité cognitive. Les mesures audiométriques et cognitives ont été réalisées à un seul temps, sans contrôle des fluctuations temporelles ou de l'effet de l'âge.

Niveau de preuve

Élevé

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Différences liées à l'âge dans la puissance alpha pour l'inhibition des distracteurs pendant la mémoire de travail visuelleAge-related differences in alpha power for distractor inhibition during visual working memory.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les différences liées à l'âge dans les oscillations alpha (8-12 Hz) lors de l'inhibition de distracteurs en mémoire de travail visuelle. 24 jeunes adultes (18-35 ans) et 24 seniors (60-86 ans) ont réalisé une tâche de délai d'appariement avec distracteurs de force variable. Les seniors étaient plus perturbés par les distracteurs faibles et montraient moins de modulation de la puissance alpha en fonction de la force du distracteur, suggérant un déclin des mécanismes d'inhibition lié à l'âge.

Points clés

Les distracteurs forts altèrent la performance en mémoire de travail chez les deux groupes d'âge, mais seuls les seniors sont affectés par les distracteurs faibles. Les jeunes adultes présentent une augmentation robuste de la puissance alpha pendant la rétention, contrairement aux seniors. Les deux groupes réduisent leur puissance alpha en anticipation des distracteurs, mais les jeunes modulent davantage cette réponse selon la force du distracteur. Une puissance alpha élevée avant le distracteur est associée à une meilleure performance chez les jeunes adultes.

Implications cliniques

Les seniors pourraient bénéficier d'interventions visant à améliorer la modulation des oscillations alpha pour réduire la distractibilité en mémoire de travail. Les stratégies de réduction des distractions dans l'environnement pourraient être particulièrement utiles pour les personnes âgées. L'entraînement à la régulation de l'activité alpha via neurofeedback pourrait être exploré comme outil de maintien cognitif.

Limites

L'échantillon est de taille modérée (24 par groupe), ce qui limite la généralisation. L'étude ne porte que sur la mémoire de travail visuelle, et non sur d'autres modalités sensorielles. Les résultats sont corrélationnels et n'établissent pas de lien causal entre l'activité alpha et l'inhibition des distracteurs.

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Les méthylomes résolus par haplotype révèlent un déséquilibre de méthylation de l'ADN d'origine parentale dans le trouble du spectre autistiqueHaplotype-resolved methylomes reveal parent-of-origin DNA methylation imbalance in autism spectrum disorder.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a analysé la méthylation de l'ADN d'origine parentale chez 124 individus (31 quatuors TSA) par séquençage PacBio HiFi phasé par haplotype. La comparaison entre les probants et leurs frères et sœurs non atteints a identifié des cytosines et régions différentiellement méthylées, ainsi que des valeurs aberrantes de méthylation, spécifiques aux haplotypes paternel et maternel. Ces altérations sont enrichies dans les gènes associés au TSA. De plus, des régions de méthylation allèle-spécifique (ASM) ont été détectées, dont 34 différentiellement exprimées et 62 aberrantes, avec un enrichissement notable dans le locus PWS/AS et les gènes du TSA. L'étude fournit des preuves d'un déséquilibre de méthylation dépendant de l'origine parentale dans la pathogenèse du TSA.

Points clés

L'étude a utilisé le séquençage PacBio HiFi avec profilage de méthylation phasé par haplotype chez 124 individus de 31 quatuors TSA. Des différences de méthylation d'origine parentale ont été identifiées : 114 DMC paternelles et 106 maternelles, 45 et 46 DMR, et 2425 et 2695 MO respectivement. Ces altérations de méthylation sont enrichies dans des catégories de gènes pertinents pour le TSA, mais présentent des distributions génomiques et des voies fonctionnelles distinctes entre haplotypes parentaux. L'analyse des régions DMR d'origine parentale a identifié 443 régions ASM, dont 34 ASM différentiellement exprimés et 62 ASM aberrants, avec un enrichissement marqué dans le locus PWS/AS et les gènes associés au TSA. L'étude fournit des preuves d'un déséquilibre de méthylation dépendant de l'origine parentale dans la pathogenèse du TSA.

Implications cliniques

La mise en évidence de signatures de méthylation d'origine parentale pourrait ouvrir la voie à des biomarqueurs épigénétiques pour le diagnostic ou la stratification du TSA. Les résultats suggèrent que les mécanismes épigénétiques liés à l'empreinte parentale jouent un rôle dans la pathogenèse du TSA, ce qui pourrait influencer la recherche thérapeutique. L'enrichissement des ASM dans le locus PWS/AS souligne l'importance des régions d'empreinte dans les troubles neurodéveloppementaux, avec des implications pour le conseil génétique.

Limites

La taille de l'échantillon (31 quatuors) reste modeste et pourrait limiter la généralisation des résultats. L'étude a été réalisée sur du sang périphérique, et la pertinence des profils de méthylation pour le tissu cérébral reste à établir. Les analyses sont basées sur des corrélations et nécessitent une validation fonctionnelle pour confirmer le rôle causal des altérations de méthylation.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Effets sur l'activité hippocampique suite à un nouvel agoniste du récepteur 5-HT4 chez des patients dépressifs non traités : l'étude RESTAND.Effects on hippocampal activity following novel 5-HT4 receptor agonism in unmedicated patients with depression: the RESTAND study.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Dans cette étude randomisée en double aveugle, 52 patients dépressifs non traités ont reçu un agoniste du récepteur 5-HT4 (PF-04995274) ou un placebo pendant 6 à 9 jours. L'IRMf lors d'une tâche d'encodage mnésique a montré une augmentation significative de l'activité hippocampique (surtout gauche) et pariétale inférieure gauche sous agoniste, sans amélioration des performances comportementales de mémoire. Ces résultats suggèrent que l'activation des récepteurs 5-HT4 module les circuits de mémoire dans la dépression, mais des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer un bénéfice clinique.

Points clés

L'agoniste 5-HT4R PF-04995274 a augmenté l'activité hippocampique lors de l'encodage mnésique chez des patients dépressifs non traités. L'activation accrue était principalement observée dans l'hippocampe gauche et le lobule pariétal inférieur gauche. Aucune amélioration significative des performances de mémoire verbale ou spatiale n'a été observée. Ces résultats répliquent et étendent des données antérieures chez des volontaires sains avec un autre agoniste 5-HT4R.

Implications cliniques

Les agonistes 5-HT4R pourraient représenter une nouvelle cible thérapeutique pour les troubles cognitifs associés à la dépression. La modulation de l'activité hippocampique par les agonistes 5-HT4R suggère un potentiel pour améliorer la plasticité cérébrale dans la dépression. Des essais cliniques de plus longue durée et avec des mesures cognitives plus sensibles sont nécessaires pour évaluer l'efficacité cognitive de ces composés.

Limites

Taille d'échantillon modeste (n=52) limitant la puissance statistique. Durée de traitement courte (6-9 jours) ne permettant pas d'observer des effets à long terme. Absence d'effets significatifs sur les mesures comportementales de mémoire, malgré des changements neurophysiologiques. Population exclusivement droitière, limitant la généralisation.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Comparaison des effets de l'instruction analogique avec focus d'attention interne et externe sur l'apprentissage du putting au golf chez des enfants avec trouble développemental de la coordination : accent sur la structure de représentation mentaleComparing the effects of analogical instruction with internal and external focus of attention on golf putting skill learning in children with developmental coordination disorder: Emphasizing mental representation structure.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné l'effet de méthodes d'apprentissage implicite (instruction analogique, focus externe et leur combinaison) sur la performance et l'apprentissage du putting au golf chez 60 enfants âgés de 7 à 9 ans présentant un trouble développemental de la coordination (TDC). Les participants ont été répartis en cinq groupes : analogique, focus externe, focus interne, combiné (analogie + focus externe) et contrôle. Les résultats montrent que les groupes avec focus externe et combiné ont surpassé le groupe focus interne pendant l'acquisition. Lors des tests de rétention, de transfert et de double tâche, les trois groupes d'apprentissage implicite ont obtenu de meilleures performances que les groupes focus interne et contrôle. Ces résultats suggèrent que les méthodes d'instruction implicite, en particulier l'approche combinée, améliorent l'apprentissage moteur chez les enfants avec TDC, probablement grâce à une réduction de la charge en mémoire de travail et une automatisation accrue du mouvement.

Points clés

Soixante enfants avec TDC ont été assignés aléatoirement à cinq groupes comparant des instructions analogiques, focus externe, focus interne, combiné et contrôle. Les groupes focus externe et combiné (analogie + focus externe) ont montré des performances significativement meilleures que le groupe focus interne pendant les séances d'acquisition. Lors des tests de rétention immédiate et différée, de transfert et de double tâche, tous les groupes d'apprentissage implicite (analogique, focus externe, combiné) ont surpassé les groupes focus interne et contrôle. L'approche combinant analogie et focus externe semble particulièrement efficace pour favoriser l'automatisation et réduire la dépendance à la mémoire de travail. Les bénéfices de l'apprentissage implicite persistent après 72 heures et se généralisent à une situation de transfert (distance accrue) et de double tâche.

Implications cliniques

Pour les enfants avec TDC, privilégier des instructions implicites (analogies, focus externe) plutôt que des consignes explicites sur les mouvements corporels. Associer une analogie motrice à un focus externe (par exemple, imaginer un mouvement de pendule en se concentrant sur la trajectoire de l'outil) pourrait optimiser l'apprentissage en rééducation. Ces méthodes réduisent la charge cognitive et améliorent l'automaticité, ce qui est particulièrement bénéfique chez les enfants avec TDC ayant des difficultés de mémoire de travail. Les cliniciens peuvent intégrer des instructions basées sur des métaphores biomécaniques simples pour enseigner des gestes sportifs ou de la vie quotidienne. Les effets observés en double tâche suggèrent que l'apprentissage implicite libère des ressources attentionnelles pour d'autres activités simultanées.

Limites

L'échantillon se limite à une tranche d'âge restreinte (7-9 ans) et à une seule tâche motrice (putting au golf), ce qui limite la généralisation. La durée de rétention est courte (72 heures) des études longitudinales sont nécessaires pour évaluer la consolidation à long terme. Le groupe contrôle ne recevait aucune instruction, ce qui ne contrôle pas l'effet d'une attention non spécifique. Les mécanismes neurocognitifs sous-jacents (charge en mémoire de travail, automatisation) n'ont pas été directement mesurés mais seulement inférés. La randomisation en cinq groupes de taille modeste (n=12 par groupe) réduit la puissance statistique pour détecter des différences intergroupes fines.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Le méthylphénidate améliore ou altère le contrôle cognitif du biais pavlovien en fonction de la capacité de mémoire de travailMethylphenidate enhances or impairs the cognitive control of Pavlovian bias depending on working memory capacity.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine l'effet du méthylphénidate (MPH), un inhibiteur de la recapture des catécholamines, sur le contrôle cognitif du biais pavlovien chez 100 sujets sains. Les participants ont réalisé une tâche de transfert pavlovien-instrumental (PIT) incluant des actions d'approche et de retrait, après apprentissage. Les résultats montrent que le MPH module l'effet des indices pavloviens sur les actions instrumentales de manière dépendante de la capacité de mémoire de travail (MT). Chez les participants avec une capacité de MT élevée, le MPH amplifie à la fois les effets facilitateurs des indices appétitifs sur l'approche et les effets inhibiteurs sur le retrait, ainsi que les effets aversifs sur le retrait. Ces résultats suggèrent que le MPH agit sur le contrôle cognitif du biais pavlovien selon une relation en U inversé avec la stimulation des récepteurs catécholaminergiques dans le cortex préfrontal.

Points clés

Le méthylphénidate (MPH) module le biais pavlovien en dehors d'un contexte d'apprentissage, en affectant directement l'interaction entre les indices pavloviens et les actions instrumentales. Chez les participants avec une capacité de mémoire de travail élevée, le MPH renforce à la fois les effets facilitateurs des indices appétitifs sur l'approche active et les effets inhibiteurs sur le retrait actif. Le MPH amplifie également l'effet des indices aversifs sur le retrait actif chez les participants à haute capacité de mémoire de travail. L'effet du MPH suit une relation en U inversé avec la capacité de mémoire de travail, cohérente avec l'hypothèse d'une modulation dépendante de l'état de base du contrôle cognitif. Ces résultats mettent en évidence une variabilité interindividuelle dans la réponse au MPH, liée à la capacité de mémoire de travail.

Implications cliniques

Le MPH pourrait avoir des effets différenciés sur le contrôle cognitif selon la capacité de mémoire de travail des patients, ce qui suggère une possible personnalisation du traitement dans le TDAH. L'étude souligne l'importance de considérer la variabilité interindividuelle dans la réponse aux psychostimulants, en particulier pour les patients avec des troubles du contrôle cognitif.

Limites

L'étude a été réalisée chez des sujets sains, limitant la généralisation directe aux populations cliniques comme les patients avec TDAH. Les effets du MPH n'ont été évalués que dans un contexte de laboratoire avec une tâche spécifique, ce qui ne reflète pas nécessairement les situations réelles de prise de décision.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Efficacité comparative d'exercices de compétences ouvertes et fermées de 12 semaines sur les fonctions exécutives chez les enfants atteints de TDAH et de dyslexie développementale : un essai contrôlé randomiséComparative effectiveness of 12-week open- and closed-skill exercises on executive function in children with ADHD and developmental dyslexia: a randomized controlled trial.

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Résumé IA

Cet essai contrôlé randomisé compare les effets d'exercices de compétences ouvertes (tennis de table) versus fermées (athlétisme) sur les fonctions exécutives et la perception visuelle chez 30 enfants (6,9-8,5 ans) présentant un TDAH avec dyslexie développementale (TDAH+DD) et 15 enfants au développement typique. Après 12 semaines d'entraînement modéré à intense, les exercices ouverts ont montré une amélioration significativement supérieure du contrôle inhibiteur, de la mémoire de travail, de la flexibilité cognitive et de plusieurs aspects de la perception visuelle par rapport aux exercices fermés. Ces résultats suggèrent que le tennis de table pourrait être une intervention non pharmacologique prometteuse pour cette population.

Points clés

Les enfants avec TDAH+DD présentent des déficits des fonctions exécutives et de la perception visuelle par rapport aux enfants au développement typique. Un programme de 12 semaines d'exercices de compétences ouvertes (tennis de table) améliore significativement le contrôle inhibiteur, la mémoire de travail et la flexibilité cognitive comparé aux exercices fermés (athlétisme). Les exercices ouverts améliorent également l'intégration visuo-motrice, la copie, la perception visuelle sans motricité, la constance de la forme et la perception visuelle générale. Les exercices de compétences ouvertes (tennis de table) sont plus efficaces que les exercices fermés (athlétisme) pour améliorer les fonctions exécutives et la perception visuelle chez les enfants avec TDAH+DD.

Implications cliniques

Les exercices de compétences ouvertes comme le tennis de table pourraient constituer une intervention non pharmacologique efficace pour améliorer les fonctions exécutives et la perception visuelle chez les enfants avec TDAH+DD. L'intégration d'activités physiques spécifiques dans les plans de traitement pourrait compléter les approches médicamenteuses et éducatives. Ces résultats fournissent une base empirique préliminaire pour recommander des activités sportives ciblées dans la prise en charge du TDAH avec comorbidités.

Limites

Taille d'échantillon relativement petite (30 enfants avec TDAH+DD et 15 témoins). Durée d'intervention limitée à 12 semaines sans suivi à long terme. Absence d'un groupe contrôle avec TDAH+DD sans exercice pour comparer l'effet global de l'activité physique. Les participants n'étaient pas en aveugle du type d'exercice, ce qui peut introduire un biais de performance.

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Efficacité comparative de diverses interventions d'activité physique chez les personnes atteintes de trouble du spectre autistique : une revue systématique et une méta-analyse en réseauComparative efficacy of various physical activity interventions on individuals with autism spectrum disorder: a systematic review and network meta-analysis.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue systématique avec méta-analyse en réseau compare l'efficacité de différents types et doses d'activité physique sur la communication sociale, les comportements stéréotypés et la motricité chez les personnes atteintes de TSA. 45 études (1479 participants) ont été incluses. Les arts martiaux sont les plus efficaces pour la communication sociale, les sports d'équipe avec ballon pour réduire les comportements stéréotypés, et les exercices corps-esprit pour améliorer la motricité. Des doses optimales sont également identifiées (fréquence, durée, période).

Points clés

Les arts martiaux sont l'intervention la plus efficace pour améliorer la communication sociale (SMD = -0,84). Les sports d'équipe avec ballon réduisent le plus les comportements stéréotypés (SMD = -1,39). Les exercices corps-esprit améliorent le mieux la motricité (SMD = 2,10). Pour la communication sociale, la dose optimale est 3-4 fois/semaine, ≤45 min/séance, >12 semaines. Pour les comportements stéréotypés, la dose optimale est ≥5 fois/semaine, ≤45 min/séance. Pour la motricité, la dose optimale est 3-4 fois/semaine, >60 min/séance, ≤8 semaines.

Implications cliniques

Les cliniciens peuvent recommander des arts martiaux pour améliorer la communication sociale chez les personnes avec TSA. Les sports d'équipe avec ballon sont à privilégier pour réduire les comportements stéréotypés. Les exercices corps-esprit (yoga, tai-chi) sont indiqués pour améliorer la motricité. Les paramètres de dose (fréquence, durée, période) doivent être adaptés à l'objectif visé. L'activité physique est une intervention non pharmacologique efficace pour plusieurs domaines du TSA.

Limites

Hétérogénéité entre les études incluses (types d'interventions, mesures, populations). Certains sous-groupes d'interventions comptent peu d'études, limitant la robustesse des comparaisons. La plupart des études ont de petits échantillons. Absence d'analyse des effets à long terme. Impossibilité de contrôler les biais de publication malgré une recherche exhaustive.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Les variants bialléliques inactivants du remodelateur de la chromatine DMAP1 provoquent un trouble neurodéveloppemental syndromiqueBiallelic inactivating variants in the chromatin remodeler DMAP1 cause a syndromic neurodevelopmental disorder.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude identifie 20 individus porteurs de variants bialléliques inactivants de DMAP1, associés à un trouble neurodéveloppemental syndromique. Des expériences chez la drosophile confirment la pathogénicité des variants, avec des anomalies structurelles du cerveau, des crises d'épilepsie et des troubles du comportement social. Une signature épigénétique de méthylation de l'ADN a été découverte, permettant le diagnostic moléculaire d'un patient supplémentaire.

Points clés

Les variants bialléliques inactivants de DMAP1 causent un trouble neurodéveloppemental syndromique chez 20 individus issus de 16 familles. L'inactivation neuronale de l'orthologue dDMAP1 chez la drosophile entraîne une létalité pupale, des défauts du corps pédonculé, une diminution de la longueur dendritique, un comportement social anormal et des crises induites mécaniquement. Les variants pathogènes humains ne parviennent pas à compenser la perte de dDMAP1, confirmant leur pathogénicité avec des sévérités variables. Le profilage transcriptomique identifie Cbl et SF1 comme cibles en aval, dont la surexpression rescute les défauts observés. Une signature épigénétique de méthylation de l'ADN est identifiée, permettant le diagnostic moléculaire d'un patient supplémentaire.

Implications cliniques

Inclure DMAP1 dans les panels de séquençage pour les troubles neurodéveloppementaux syndromiques. Utiliser la signature de méthylation de l'ADN comme outil diagnostique complémentaire. Proposer un conseil génétique adapté aux familles porteuses de variants bialléliques de DMAP1.

Limites

Les résultats fonctionnels reposent principalement sur un modèle de drosophile, dont la pertinence pour l'homme nécessite confirmation. La taille de l'échantillon humain est limitée à 20 individus. Les mécanismes moléculaires précis reliant DMAP1 aux phénotypes cliniques restent partiellement élucidés.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Surveillance fine du comportement en classe pour les élèves à besoins éducatifs particuliers : une approche de fusion audiovisuelle pour l'analyse de la postureFine-grained classroom behavior monitoring for students with special education needs: an audiovisual fusion approach to posture analysis.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude propose une méthode de fusion multimodale combinant vision par ordinateur (estimation de la posture) et audio (activité vocale) pour surveiller objectivement les comportements non verbaux d'élèves ayant des troubles du spectre autistique (TSA) ou un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) dans une classe inclusive simulée. Le système atteint une précision moyenne de 85,2 % pour identifier des indicateurs comportementaux clés tels que l'attention, l'interaction sociale et les mouvements atypiques, surpassant les observations manuelles. Cette approche vise à fournir un outil d'aide aux enseignants pour des interventions éducatives personnalisées.

Points clés

L'étude combine l'estimation de la posture par caméra RGB et des caractéristiques audio simples pour analyser les comportements en classe d'élèves avec TSA et TDAH. Le système proposé atteint une précision moyenne de 85,2 % dans l'identification des indicateurs comportementaux, dépassant les méthodes d'observation manuelles. Les comportements ciblés incluent l'attention, l'interaction sociale et les schémas moteurs atypiques. L'approche est conçue pour fournir un outil objectif et automatisé aux enseignants en contexte d'éducation inclusive.

Implications cliniques

Permet une évaluation objective et continue des comportements en classe, réduisant la subjectivité des observations enseignantes. Facilite l'identification précoce de difficultés attentionnelles ou sociales chez les élèves avec TSA/TDAH. Ouvre la voie à des interventions éducatives personnalisées basées sur des données comportementales quantifiées. Pourrait être utilisé en complément des bilans neuropsychologiques pour suivre l'évolution des comportements en milieu écologique.

Limites

L'étude a été menée dans une classe simulée et non en conditions réelles, limitant la généralisabilité. L'échantillon est de taille modeste et ne couvre qu'une partie des profils de TSA et TDAH. Seuls certains comportements non verbaux et l'activité vocale sont analysés, ignorant des aspects comme le langage ou les expressions faciales fines. La précision de 85,2 % laisse une marge d'erreur non négligeable pour des décisions pédagogiques.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Traitement antibiotique contre le streptocoque du groupe B pendant la grossesse et risque de quatre devenirs neurodéveloppementaux chez les enfants suédoisGroup B Streptococcus antibiotics treatment during pregnancy and the risk of four neurodevelopmental outcomes in Swedish children.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cohorte suédoise (2006-2016, n=1 066 777) examine l'association entre les antibiotiques prescrits pour le streptocoque du groupe B (GBS) pendant la grossesse et quatre troubles neurodéveloppementaux chez l'enfant : déficience intellectuelle, paralysie cérébrale, trouble du spectre autistique (TSA) et TDAH. Aucune association n'a été trouvée pour la déficience intellectuelle, mais des associations modestes ont été observées pour la paralysie cérébrale (HRa 1,17), le TSA (HRa 1,12) et le TDAH (HRa 1,17). Les résultats étaient dépendants du modèle statistique, et la confusion par indication (l'infection à GBS elle-même) reste possible. Les auteurs appellent à une évaluation individuelle des risques et à une meilleure gestion des antibiotiques.

Points clés

Cohorte populationnelle suédoise de plus d'un million de naissances. 22,1 % des mères ont reçu des antibiotiques pour GBS. Pas d'association avec la déficience intellectuelle. Associations modestes avec la paralysie cérébrale, le TSA et le TDAH. Les associations persistent chez les enfants nés à terme et sans antécédents maternels de troubles neurodéveloppementaux. Les résultats varient selon le modèle statistique (Cox vs GEE). Possibilité de confusion résiduelle ou par indication.

Implications cliniques

Les résultats ne démontrent pas de causalité, mais invitent à la prudence dans l'utilisation des antibiotiques pendant la grossesse. Renforcer la gestion des antibiotiques pour le GBS avec une évaluation individuelle du risque. Envisager d'autres options de traitement pour le GBS lorsque cela est possible. Des études supplémentaires sont nécessaires pour clarifier les mécanismes sous-jacents.

Limites

Étude observationnelle sujette à des facteurs de confusion résiduels. Confusion par indication : l'infection à GBS elle-même pourrait être associée aux devenirs. Dépendance au modèle statistique : les modèles GEE n'ont pas toujours montré les mêmes associations. Généralisabilité limitée à la population suédoise.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Les neurones à parvalbumine du cortex préfrontal médient la mémoire de travail de manière dépendante des exigences de la tâchePrefrontal parvalbumin neurons mediate working memory in a task demand-dependent manner.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Le cortex préfrontal (CPF) est impliqué dans la mémoire de travail, mais le rôle spécifique des neurones à parvalbumine (PVN) était controversé. Cette étude chez la souris montre, par photométrie et optogénétique, que les PVN du CPF ne sont nécessaires à la mémoire de travail que lorsque la charge cognitive est élevée, expliquant ainsi les contradictions antérieures liées aux différences de demandes des tâches.

Points clés

Les neurones à parvalbumine (PVN) du cortex préfrontal jouent un rôle critique dans la mémoire de travail uniquement sous forte charge cognitive. L'activité des PVN préfrontaux a été enregistrée et manipulée in vivo via photométrie et optogénétique chez la souris. Les contradictions antérieures sur le rôle des PVN dans la mémoire de travail s'expliquent par des différences de demande de tâche entre les paradigmes.

Implications cliniques

Les mécanismes sous-jacents à la mémoire de travail dépendent de l'activation des interneurones inhibiteurs sous forte charge cognitive, ce qui pourrait éclairer les troubles de la mémoire de travail dans le TDAH. Les interventions modulant l'activité des PVN pourraient être explorées pour améliorer la mémoire de travail dans des conditions de stress cognitif élevé. Les tests de mémoire de travail devraient systématiquement prendre en compte la charge cognitive pour éviter des résultats contradictoires.

Limites

Étude réalisée chez la souris, nécessitant une validation chez l'humain. Le paradigme de mémoire de travail utilisé (touchscreen) peut ne pas capturer tous les aspects de la mémoire de travail humaine. Les manipulations optogénétiques peuvent avoir des effets non spécifiques sur les circuits locaux.

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Traitement médical des troubles du spectre autistique chez l'enfant : preuves actuelles, controverses et défis cliniquesMedical treatment of autism spectrum disorder in children: Current evidence, controversies, and clinical challenges.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue systématique avec méta-analyse évalue l'efficacité et la sécurité de cinq classes pharmacologiques (antipsychotiques atypiques, stimulants, ISRS, agents métaboliques/nutritionnels, et axe microbiote-intestin-cerveau) dans le traitement des comorbidités du TSA chez l'enfant. Les antipsychotiques atypiques (rispéridone, aripiprazole) sont les seuls à montrer une efficacité robuste pour l'irritabilité sévère, mais avec des effets métaboliques importants. Les thérapies émergentes comme le transfert de microbiote et l'acide folinique à haute dose sont prometteuses dans des sous-groupes spécifiques. Les résultats plaident pour un modèle de médecine de précision basé sur des biomarqueurs.

Points clés

Les antipsychotiques atypiques sont les seuls médicaments avec une efficacité robuste pour l'irritabilité sévère dans le TSA. La rispéridone montre une réduction significative de l'irritabilité mais avec un lourd fardeau métabolique (prise de poids). Les thérapies émergentes comme le transfert de microbiote et l'acide folinique à haute dose sont prometteuses dans des sous-groupes spécifiques. La prise en charge du TSA nécessite un modèle de médecine de précision basé sur des biomarqueurs pour guider les traitements.

Implications cliniques

Prioriser l'utilisation des antipsychotiques atypiques uniquement pour les symptômes sévères d'irritabilité. Surveiller attentivement les effets secondaires métaboliques, en particulier sous rispéridone. Envisager des traitements ciblés comme l'acide folinique chez les patients présentant des auto-anticorps anti-récepteur folique. Encourager la recherche de biomarqueurs pour améliorer la sélection thérapeutique.

Limites

La revue se limite à cinq classes pharmacologiques, excluant d'autres interventions. Hétérogénéité élevée entre les études, notamment pour les antipsychotiques (I² ≈ 72%). Les résultats des thérapies émergentes reposent sur des sous-groupes de petite taille. Manque de validation clinique des biomarqueurs pour une utilisation en routine.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Les neuromarqueurs cérébraux prédisent la mentalisation liée à soi et aux autres à travers des échantillons adultes, cliniques et développementauxBrain neuromarkers predict self- and other-related mentalizing across adult, clinical, and developmental samples.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude utilise l'apprentissage automatique interprétable sur des données d'IRMf (n=390) pour identifier des signatures cérébrales prédictives de la mentalisation (capacité à réfléchir sur ses propres états internes ou ceux d'autrui). Les classifieurs atteignent une précision de 82 % pour la mentalisation de soi, 77 % pour celle d'autrui, et 98 % pour séparer les inférences attributionnelles des inférences factuelles. Les patrons neuronaux se distinguent entre soi et autrui chez les adultes sains, mais cette distinction est altérée chez les personnes avec schizophrénie et émerge progressivement au cours de l'adolescence. Ces résultats suggèrent que ces signatures pourraient servir de neuromarqueurs des processus socio-cognitifs dans divers contextes cliniques.

Points clés

Des classifieurs d'IRMf basés sur l'apprentissage automatique prédisent la mentalisation concernant soi-même (82 % de précision) et autrui (77 %), ainsi que les inférences attributionnelles contre factuelles (98 %). Les poids des classifieurs montrent que la mentalisation de soi implique des régions antérieures/médianes, tandis que celle d'autrui implique des régions postérieures/latérales. La distinction entre mentalisation de soi et d'autrui est moins nette chez les personnes avec schizophrénie et augmente avec l'âge chez les adolescents. Les patrons neuronaux sont présents dès l'adolescence et altérés dans les troubles neuropsychiatriques sévères.

Implications cliniques

Ces signatures cérébrales pourraient servir de biomarqueurs pour évaluer les troubles de la cognition sociale dans des conditions comme la schizophrénie ou les troubles du neurodéveloppement. La méthode pourrait aider à différencier les profils de mentalisation altérée chez les patients et à suivre l'évolution avec l'âge ou le traitement. L'approche d'apprentissage automatique interprétable facilite la traduction clinique en identifiant des régions cérébrales spécifiques.

Limites

Les limites ne sont pas explicitement décrites dans le résumé disponible. La taille d'échantillon totale (n=390) reste modeste pour des analyses de machine learning, mais l'utilisation de multiples jeux de données renforce la validité.

Niveau de preuve

Élevé

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

L'histamine façonne la dynamique neurocomputationnelle de l'apprentissage humainHistamine shapes the neurocomputational dynamics of human learning.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude utilise un agoniste inverse des récepteurs H3 (pitolisant) pour élever les niveaux d'histamine chez l'humain et examiner ses effets sur l'apprentissage. Les résultats montrent que l'histamine module l'activité hippocampique-temporale pendant l'apprentissage épisodique, polarise les processus de récupération, adapte la stratégie neurocomputationnelle sous forte charge de mémoire de travail et stabilise les mises à jour de valeur lors de l'apprentissage par renforcement aversif. Ces découvertes mettent en lumière le potentiel thérapeutique de ce système dans les troubles psychiatriques.

Points clés

L'histamine, via un agoniste inverse H3R, module l'activité hippocampique-temporale pendant l'apprentissage épisodique. L'élévation de l'histamine polarise les computations de récupération en mémoire. Sous forte charge de mémoire de travail, l'histamine adapte la stratégie neurocomputationnelle. L'histamine stabilise les mises à jour de valeur lors de l'apprentissage par renforcement aversif.

Implications cliniques

Ces résultats suggèrent un potentiel thérapeutique de la modulation histaminergique dans les troubles psychiatriques impliquant des déficits d'apprentissage et de mémoire. Le pitolisant pourrait être exploré comme outil pharmacologique pour améliorer les fonctions cognitives dans des pathologies comme la schizophrénie ou le TDAH. La compréhension des mécanismes histaminergiques pourrait orienter le développement de nouvelles interventions ciblant les circuits de l'apprentissage et de la mémoire.

Limites

L'étude utilise un seul composé pharmacologique (pitolisant), ce qui limite la généralisation à d'autres modulateurs histaminergiques. Les effets observés sont corrélés à l'élévation d'histamine, mais des mécanismes compensatoires ou non spécifiques ne peuvent être exclus. La taille de l'échantillon et la puissance statistique ne sont pas précisées dans le résumé, ce qui limite l'évaluation de la robustesse des résultats. Les implications cliniques restent spéculatives en l'absence d'essais cliniques directs dans des populations pathologiques.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Exposition prénatale aux médicaments contre l'asthme et risque de troubles neurodéveloppementaux et de difficultés scolaires : une revue systématique et méta-analysePrenatal exposure to asthma medications and risk of neurodevelopmental disorders and educational difficulties: A systematic review and meta-analysis.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue systématique avec méta-analyse examine l'association entre l'exposition prénatale aux médicaments contre l'asthme (principalement les bêta-2-adrénergiques) et les troubles neurodéveloppementaux. La méta-analyse de trois études (n=1 380 871) montre une association significative avec les troubles du spectre autistique (TSA) pour une exposition avant la conception (aOR 1,34) et pendant la grossesse (aOR 1,29). Aucune association claire n'est rapportée pour le TDAH, les compétences motrices ou la paralysie cérébrale. Les résultats sont limités par le faible nombre d'études et la confusion résiduelle.

Points clés

L'exposition prénatale aux bêta-2-adrénergiques est associée à un risque accru de troubles du spectre autistique (TSA) selon une méta-analyse de trois études portant sur plus d'un million de participants. Aucune association significative n'a été trouvée entre l'exposition prénatale aux médicaments contre l'asthme et le TDAH, les troubles de la communication, les compétences motrices ou la paralysie cérébrale. Les données disponibles ne permettent pas de distinguer clairement l'effet propre des médicaments de celui de l'asthme maternel sous-jacent.

Implications cliniques

Les femmes enceintes asthmatiques doivent poursuivre leur traitement pour éviter les exacerbations, mais une surveillance accrue du développement neurocognitif de l'enfant pourrait être envisagée. Les cliniciens doivent peser les bénéfices maternels et fœtaux des bêta-2-adrénergiques par rapport au risque potentiel de TSA, surtout en cas d'exposition précoce. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces associations et clarifier les mécanismes, notamment en contrôlant la sévérité de l'asthme maternel.

Limites

Seules trois études ont été incluses dans la méta-analyse, limitant la puissance statistique. Risque de confusion résiduelle, notamment l'incapacité à séparer l'effet du médicament de l'effet de l'asthme maternel non traité. Biais potentiel de classification de l'exposition et hétérogénéité entre les études. Peu d'études ont examiné d'autres issues neurodéveloppementales que les TSA.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Trajectoires d'adhésion et prédicteurs d'un exercice d'équilibre numérique pour la prévention des chutes chez les personnes âgées vivant en communautéAdherence trajectories and predictors of digital balance exercise for fall prevention in community-living older people.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a regroupé les données de deux essais randomisés contrôlés portant sur 511 personnes âgées vivant en communauté, ayant participé à un programme d'exercices d'équilibre numérique à domicile pendant 52 semaines. L'adhésion hebdomadaire a été enregistrée automatiquement. Une modélisation par trajectoire a identifié huit profils d'adhésion distincts, allant des 'surperformeurs' (3,9%) aux 'non-adhérents' (4,3%). En moyenne, les participants ont réalisé 56% de la dose prescrite. Les fonctions exécutives et l'équilibre debout prédisaient l'appartenance aux trajectoires : une faible fonction exécutive était associée à une adhésion initiale élevée suivie d'un déclin rapide, tandis qu'un équilibre plus faible était lié à une adhésion plus soutenue. Les variables démographiques ou de santé générale n'étaient pas prédictives. L'adhésion à l'exercice numérique est un comportement dynamique façonné par la capacité comportementale plutôt que par l'âge ou les comorbidités.

Points clés

Huit trajectoires distinctes d'adhésion à un programme d'exercices numériques ont été identifiées chez les personnes âgées, avec une grande variabilité interindividuelle. Les participants n'ont atteint en moyenne que 56 % de la dose d'exercice prescrite, soulignant le défi de l'adhésion à long terme. Les fonctions exécutives (p. ex., flexibilité mentale) et l'équilibre debout étaient des prédicteurs significatifs de l'appartenance à une trajectoire d'adhésion. Une faible fonction exécutive prédisait une adhésion initiale élevée suivie d'un déclin rapide, tandis qu'un mauvais équilibre prédisait une adhésion plus stable. Les facteurs démographiques (âge, sexe) et les comorbidités n'étaient pas des prédicteurs significatifs des trajectoires d'adhésion.

Implications cliniques

Les interventions numériques d'exercice pour la prévention des chutes devraient être adaptées dynamiquement en fonction des capacités cognitives (fonctions exécutives) et physiques (équilibre) pour améliorer l'adhésion à long terme. Les cliniciens pourraient utiliser des évaluations brèves des fonctions exécutives et de l'équilibre pour identifier les personnes âgées à risque de faible adhésion et leur proposer un soutien personnalisé. Les résultats suggèrent de ne pas exclure les personnes âgées sur la base de l'âge ou des comorbidités, mais plutôt de cibler les déficits spécifiques de capacité comportementale.

Limites

Les données proviennent de deux essais cliniques spécifiques la généralisabilité à d'autres populations ou contextes culturels peut être limitée. L'étude repose sur une mesure d'adhésion automatisée (pourcentage de dose réalisée), qui ne capture pas la qualité de l'exécution des exercices. Seules des variables démographiques, cognitives et physiques limitées ont été incluses d'autres facteurs (motivation, soutien social) n'ont pas été explorés.

Niveau de preuve

Élevé

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Architecture génétique partagée et voies reliant le trouble dépressif majeur et la thyroïdite auto-immune : perspectives issues des variants communs et raresShared genetic architecture and pathways linking major depressive disorder and autoimmune thyroid disease: insights from common and rare variants.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Le trouble dépressif majeur (TDM) et la thyroïdite auto-immune (TAI) sont fréquemment comorbides, mais les facteurs génétiques sous-jacents restent mal compris. Cette étude a utilisé les données de la UK Biobank pour évaluer l'association phénotypique, la corrélation génétique, les relations causales et les loci pléiotropes entre ces pathologies, à partir de variants communs (GWAS) et rares (séquençage d'exome). Les résultats montrent un risque multiplié par 2,8 de développer l'autre pathologie, une corrélation génétique modeste (rg=0,14) sans relation causale directe, et 14 loci pléiotropes contenant 58 gènes partagés. Les analyses d'enrichissement révèlent des voies communes impliquant la signalisation des récepteurs T, le métabolisme des hormones thyroïdiennes et la neurodégénérescence. Ces résultats offrent un cadre moléculaire pour la comorbidité TDM-TAI et suggèrent des cibles thérapeutiques intégrées.

Points clés

Une corrélation génétique positive modeste (rg=0,14) existe entre TDM et TAI, sans lien causal direct. 14 loci pléiotropes et 58 gènes partagés ont été identifiés à partir de variants communs. Les voies communes incluent la signalisation des récepteurs T, le métabolisme thyroïdien et la neurodégénérescence. L'étude suggère des stratégies thérapeutiques intégrées ciblant les mécanismes immuno-inflammatoires et neuro-développementaux.

Implications cliniques

Renforce l'importance du dépistage thyroïdien chez les patients présentant un TDM, notamment en cas de résistance au traitement. Ouvre la voie à des traitements combinés ciblant les voies immunitaires et thyroïdiennes dans la dépression. Encourage une approche multidisciplinaire associant psychiatrie, endocrinologie et immunologie.

Limites

Corrélation génétique modeste, ce qui limite la portée clinique directe. Population majoritairement britannique d'origine européenne, limitant la généralisabilité. Absence de données sur les facteurs environnementaux et les mécanismes non génétiques.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Résultats neurodéveloppementaux précoces chez les enfants atteints de cardiopathie congénitaleEarly Neurodevelopmental Outcomes in Children With Congenital Heart Disease.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale a analysé les données neurodéveloppementales de 868 enfants (<30 mois) ayant subi une chirurgie cardiaque avant 12 mois. Les enfants avec un diagnostic génétique (11,8%) ont obtenu des scores inférieurs d'au moins 1 écart-type aux échelles de Bayley en cognition, langage et motricité. Le type de cardiopathie était associé aux scores cognitifs et moteurs, les enfants avec transposition des gros vaisseaux ayant les meilleurs scores. De plus, un faible poids de naissance, le sexe masculin, un âge plus avancé à la chirurgie, une durée d'hospitalisation prolongée, un nombre élevé de cathétérismes cardiaques et un faible niveau d'éducation du parent principal étaient indépendamment associés à de moins bons résultats. L'étude souligne l'importance d'une surveillance neurodéveloppementale pour tous les nourrissons opérés du cœur.

Points clés

Les enfants atteints de cardiopathie congénitale présentent des altérations neurodéveloppementales fréquentes. Les diagnostics génétiques sont associés à des scores inférieurs d'au moins 1 écart-type sur tous les indices de Bayley. Le type de cardiopathie est associé aux scores cognitifs et moteurs, même après ajustement. Les facteurs de risque médicaux et sociaux (poids de naissance, sexe, âge à la chirurgie, durée d'hospitalisation, nombre de cathétérismes, éducation parentale) influencent indépendamment les résultats. La majorité des scores moyens pour les diagnostics non génétiques se situent dans la norme. L'étude inclut des données de 25 centres, renforçant la généralisabilité.

Implications cliniques

Une surveillance neurodéveloppementale systématique est recommandée pour tous les nourrissons ayant subi une chirurgie cardiaque avant 1 an. Les enfants porteurs d'un diagnostic génétique associé à une cardiopathie devraient bénéficier d'un suivi neurodéveloppemental renforcé. Les facteurs sociaux, tels que le niveau d'éducation du parent principal, doivent être pris en compte dans l'évaluation du risque neurodéveloppemental. Les résultats hétérogènes selon le diagnostic cardiaque incitent à personnaliser les interventions précoces.

Limites

Il s'agit d'une analyse transversale, ne permettant pas d'établir de causalité. Les données proviennent de registres, avec un possible biais de sélection (patients suivis en centre spécialisé). L'âge limite à 30 mois ne permet pas d'évaluer les trajectoires développementales à plus long terme. Les facteurs génétiques n'ont pas été systématiquement testés seuls les diagnostics génétiques connus ont été inclus. Les résultats peuvent ne pas être généralisables à tous les contextes de soins.

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Une mesure transdiagnostique basée sur l'IA de la coordination interpersonnelle dans l'autisme et d'autres conditionsA transdiagnostic AI-based measure of interpersonal coordination in autism and other conditions.

ÉlevéNiveau de preuveMolecular AutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude présente une nouvelle mesure computationnelle ('concurrence') basée sur l'IA pour quantifier la coordination interpersonnelle non verbale lors de conversations naturelles. Appliquée à des adolescents (12-18 ans) avec développement typique (NT), autisme (AUT) ou autres troubles psychiatriques (PSY), elle montre une coordination réduite chez AUT par rapport à PSY et NT, et PSY inférieur à NT, en visioconférence comme en face-à-face. La mesure montre une validité convergente avec le regard social mutuel, l'imitation motrice et la qualité de la conversation, et une validité divergente avec le QI. Cette approche automatisée et évolutive pourrait améliorer l'évaluation des compétences sociales en clinique.

Points clés

La coordination interpersonnelle non verbale est réduite chez les adolescents autistes (AUT) par rapport à ceux avec d'autres troubles psychiatriques (PSY) et au développement typique (NT), avec un effet AUT < PSY < NT. L'effet AUT < NT est reproduit en contexte de visioconférence et en face-à-face, sans interaction significative groupe-par-contexte. La mesure 'concurrence' montre une validité convergente avec le regard social mutuel (r=0.46), l'imitation motrice grossière (r=0.41) et la qualité de conversation (r=0.34), mais pas avec le QI (r=0.03). L'outil est basé sur une méthode d'IA auto-supervisée applicable à des données de vidéoconférence, offrant une échelle automatisée pour la recherche et la clinique.

Implications cliniques

Cet outil pourrait servir de mesure objective et automatisée des compétences sociales dans l'autisme, facilitant le diagnostic différentiel et le suivi thérapeutique. La dimension transdiagnostique (AUT < PSY < NT) suggère une sensibilité aux troubles de la coordination sociale dans diverses conditions psychiatriques. L'utilisation en vidéoconférence permet une évaluation à distance, élargissant l'accès aux bilans neuropsychologiques.

Limites

L'échantillon se limite à des adolescents (12-18 ans) avec des capacités cognitives et verbales suffisantes, réduisant la généralisation aux enfants plus jeunes ou aux adultes avec déficience intellectuelle. La validité écologique reste à confirmer dans des contextes cliniques réels, notamment avec des partenaires de conversation non standardisés. Les analyses de validité convergente sont basées sur des sous-échantillons annotés de taille modérée, nécessitant des réplications sur de plus larges cohortes.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Mutation de Chd8 en milieu de gestation entraîne une neurogenèse ventrale défectueuse et un comportement autistique chez la sourisDefective ventral neurogenesis due to midfetal Chd8 mutation drives autistic-like behavior in mice.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude montre que la mutation du gène Chd8 chez la souris, induite au jour embryonnaire 14,5, provoque des comportements de type autistique (altérations des interactions sociales, anxiété accrue) ainsi qu'une accélération de la sortie du cycle cellulaire et de la différenciation dans les progéniteurs ventraux. La restauration de l'expression de Chd8 dans ces progéniteurs corrige les anomalies comportementales et la différenciation ventrale aberrante. Ces résultats suggèrent que la période fœtale moyenne et les progéniteurs ventraux sont critiques pour le développement de l'autisme lié à CHD8.

Points clés

La mutation de Chd8 au jour embryonnaire 14,5 induit des comportements autistiques et une anxiété accrue chez la souris. La mutation provoque une sortie accélérée du cycle cellulaire et une différenciation précoce des progéniteurs ventraux. La restauration de Chd8 spécifiquement dans les progéniteurs ventraux corrige les phénotypes comportementaux et cellulaires. La période fœtale moyenne est identifiée comme une fenêtre critique pour le développement de l'autisme lié à CHD8.

Implications cliniques

Ces résultats soulignent l'importance de la neurogenèse ventrale prénatale dans l'étiologie des TSA. Ils suggèrent que des interventions ciblant le développement fœtal pourraient prévenir ou atténuer certains symptômes autistiques chez les porteurs de mutations CHD8. L'identification d'une période critique offre une fenêtre potentielle pour des thérapies précoces.

Limites

Modèle murin uniquement, nécessitant une validation chez l'humain. La mutation Chd8 est rare dans la population autistique, limitant la généralisation. Les phénotypes comportementaux observés chez la souris peuvent ne pas refléter entièrement la complexité des TSA humains.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Essai randomisé multicentrique d'un jeu thérapeutique numérique pour les fonctions exécutives chez les enfants atteints de TDAHMulticenter randomized trial of a digital therapeutic game for executive function in children with ADHD.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué l'efficacité et la sécurité de STAR RUCKUS, un jeu numérique adaptatif ciblant le contrôle cognitif, chez 122 enfants de 6 à 12 ans atteints de TDAH. Après 4 semaines d'intervention (5 séances quotidiennes), le groupe actif a montré une réduction significativement plus importante des scores cliniques de TDAH (échelle K-ARS) par rapport au groupe contrôle factice (-7,5 vs -4,0, p=0,009), avec des améliorations à la fois de l'inattention et de l'hyperactivité/impulsivité. Les effets étaient de taille faible à modérée (ηp²=0,05). L'observance et la tolérance étaient bonnes.

Points clés

Un jeu thérapeutique numérique adaptatif (STAR RUCKUS) améliore significativement les symptômes cliniques du TDAH chez les enfants de 6 à 12 ans par rapport à une intervention factice. L'effet est observé à la fois sur l'inattention et l'hyperactivité/impulsivité, avec une taille d'effet faible à modérée (ηp²=0,05). L'étude est un essai randomisé multicentrique en simple insu avec un contrôle factice, soutenant la validité des résultats. L'observance et la tolérance ont été favorables, suggérant une bonne acceptabilité de l'intervention.

Implications cliniques

Les thérapeutiques numériques peuvent constituer une option non pharmacologique complémentaire aux traitements habituels du TDAH chez l'enfant. L'amélioration des fonctions exécutives via un jeu adaptatif pourrait réduire les symptômes de TDAH dans la vie quotidienne, bien que l'effet soit modeste. Cet outil pourrait être proposé en première intention ou en association avec une prise en charge médicamenteuse et comportementale.

Limites

L'effet clinique est de faible ampleur (ηp²=0,05) et sa pertinence clinique réelle reste à déterminer. L'étude a été menée uniquement en Corée, limitant la généralisation à d'autres populations. La durée de traitement est courte (4 semaines) sans suivi à long terme. Le critère de jugement principal est basé sur l'échelle K-ARS (clinique), non sur des mesures objectives de l'attention ou des fonctions exécutives. Le simple insu (cliniciens non informés) ne contrôle pas les biais de performance des enfants.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Modélisation normative de la microstructure cérébrale tout au long de la vieLifespan normative modeling of brain microstructure.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude présente un modèle normatif à grande échelle de la microstructure de la substance blanche cérébrale, basé sur 19 jeux de données internationaux d'IRM de diffusion couvrant presque toute la durée de vie (N = 54 583 individus, âge 4-91 ans). Les trajectoires moyennes et les courbes centiles de plusieurs régions de substance blanche ont été établies à l'aide d'une régression bayésienne hiérarchique. L'utilité clinique est démontrée par la détection de déviations microstructurales dans le déficit cognitif léger, la maladie d'Alzheimer et le syndrome de délétion 22q11.2. Les modèles normatifs sont mis à disposition de la communauté et peuvent être adaptés à de futures données.

Points clés

Un modèle normatif de la microstructure de la substance blanche a été construit à partir de 54 583 individus âgés de 4 à 91 ans. Les trajectoires de développement et de vieillissement de la substance blanche ont été modélisées pour chaque région avec des courbes centiles. Le modèle permet de détecter des anomalies microstructurales individuelles ou groupales dans diverses pathologies (Alzheimer, syndrome de délétion 22q11.2). Les données et modèles sont disponibles en accès libre et extensibles à de futurs jeux de données. L'approche utilise une régression bayésienne hiérarchique pour estimer les effets de l'âge et du sexe.

Implications cliniques

Ce modèle normatif peut servir de référence pour identifier des anomalies de la substance blanche chez un patient ou un groupe, facilitant le diagnostic précoce de troubles neurodégénératifs, psychiatriques ou neurodéveloppementaux. Il permet de comparer différents troubles sur une même échelle et de découvrir des facteurs influençant les anomalies de la substance blanche. Les cliniciens peuvent utiliser les courbes centiles pour visualiser le profil de déviation microstructurale d'un patient par rapport à la population générale.

Limites

Le modèle repose uniquement sur des mesures DTI, qui peuvent manquer de spécificité microstructurale. Les jeux de données inclus proviennent de diverses études avec des protocoles d'acquisition différents, bien qu'un contrôle qualité standardisé ait été appliqué. La représentativité de l'échantillon par rapport à la population générale n'est pas établie, et des biais de sélection peuvent exister. Les modèles normatifs ne tiennent pas compte des facteurs environnementaux ou génétiques individuels au-delà de l'âge et du sexe.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Utilisation de l'apprentissage profond pour identifier les réseaux cérébraux médiant les troubles cognitifs et moteurs dans le trouble lié à la consommation d'alcoolUsing deep learning to identify brain networks mediating cognitive and motor impairments in alcohol use disorder.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Une étude a utilisé l'apprentissage profond pour analyser les connexions cérébrales (IRMf au repos) et les performances neuropsychologiques de personnes avec trouble lié à la consommation d'alcool (AUD) et de témoins. Les résultats montrent que le réseau d'attention temporelle (TAN) médie entièrement l'effet du diagnostic d'AUD sur la mémoire de travail spatiale, l'attention visuelle, la flexibilité mentale et la performance motrice. Un second réseau, sensorimoteur, médie également certains effets. Ces relations, répliquées dans un échantillon de personnes avec VIH, fournissent des substrats fonctionnels aux déficits neuropsychologiques liés à l'AUD.

Points clés

L'apprentissage profond a identifié 16 réseaux cérébraux alignés sur les fonctions neuropsychologiques. Le réseau d'attention temporelle (TAN) a complètement médié l'effet du diagnostic d'AUD sur la mémoire de travail spatiale (Visual Span). Le TAN a également médié les effets sur l'attention visuelle, la flexibilité mentale et la performance motrice (Trail Making Test). Le réseau sensorimoteur (SMN) a parallèlement médié les effets sur le Trail Making Test. Ces résultats ont été répliqués sur un jeu de données indépendant de personnes avec VIH.

Implications cliniques

Identification de réseaux cérébraux spécifiques associés aux déficits cognitifs et moteurs dans l'AUD, pouvant guider des interventions ciblées. Possibilité d'utiliser l'IRMf et les tests neuropsychologiques pour évaluer les mécanismes sous-jacents aux déficits. Les résultats suggèrent que la réhabilitation cognitive pourrait cibler le réseau d'attention temporelle et le réseau sensorimoteur. La réplication sur une population avec VIH renforce la validité des résultats et leur généralisabilité potentielle.

Limites

Étude transversale, ne permet pas d'établir un lien de causalité. La généralisabilité à d'autres populations (par exemple, autres troubles addictifs) n'est pas établie. La méthodologie d'apprentissage profond peut être difficile à interpréter cliniquement. L'échantillon peut ne pas être représentatif de la diversité des patients atteints d'AUD.

Niveau de preuve

Élevé

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Les actions naturalistes modulent la priorisation de la mémoire de travail en réalité virtuelle immersive.Naturalistic actions modulate Working Memory prioritization in immersive virtual reality.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine comment le type d'action (naturelle vs appui sur bouton) influence la priorisation des informations en mémoire de travail. En réalité virtuelle, les participants devaient se souvenir d'items spatialement indicés. Les actions naturalistes (e.g., déplacement d'objet) amélioraient la précision par rapport aux appuis simples, mais uniquement pour les items correctement indicés. Les résultats suggèrent que le contexte d'action module les bénéfices de la priorisation en mémoire de travail, soulignant l'intérêt de la réalité virtuelle pour des paradigmes écologiquement valides.

Points clés

Les actions naturalistes améliorent la précision en mémoire de travail par rapport à des réponses par bouton-poussoir. L'avantage des actions naturalistes est spécifique aux items correctement indicés (pré-indice ou rétro-indice). La réalité virtuelle permet de combiner contrôle expérimental et validité écologique pour étudier la mémoire de travail. Les résultats confirment que la planification d'action influence le contenu maintenu en mémoire de travail.

Implications cliniques

Les paradigmes de réalité virtuelle pourraient être adaptés pour évaluer la mémoire de travail dans des conditions plus réalistes, par exemple chez des patients avec TDAH ou lésions cérébrales. L'utilisation d'actions naturalistes dans les tests neuropsychologiques pourrait révéler des déficits subtils non détectés par des tâches classiques. Ces résultats encouragent le développement d'interventions utilisant des environnements immersifs pour améliorer la mémoire de travail.

Limites

L'étude ne compare pas différents types d'actions naturalistes (e.g., manuelles vs vocales). L'échantillon n'est pas précisé dans l'abstract la généralisation à des populations cliniques reste à établir. La tâche ne mesure que la précision, pas les temps de réponse ou les mécanismes neuronaux sous-jacents. La réalité virtuelle peut induire une fatigue ou un inconfort chez certains participants.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Persistance des inégalités de santé sur 20 ans chez les adultes avec déficience intellectuelle présentant des comportements problématiques : données des soins primaires anglaisPersistent health inequalities over 20 years among adults with intellectual disabilities who display behaviours that challenge: evidence from English primary care records.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale de cohorte, menée en Angleterre de 2003 à 2023 sur 83 166 adultes avec déficience intellectuelle (âge moyen 38,6 ans), montre que 18,5 % présentent des comportements problématiques (BtC). Ces individus ont des comorbidités physiques et mentales plus élevées, mais bénéficient de davantage de bilans de santé annuels. Ils ont des taux plus élevés de consultations externes en santé mentale et d'hospitalisations psychiatriques, mais des taux plus faibles de consultations et d'hospitalisations en santé physique, après ajustement. La mortalité n'est pas associée aux BtC après ajustement. Les interventions répétées n'ont pas réduit les inégalités de santé sur 20 ans.

Points clés

Parmi 83 166 adultes avec déficience intellectuelle, 18,5 % ont un enregistrement de comportements problématiques. Les adultes avec BtC présentent des taux plus élevés de comorbidités physiques et mentales. 72,5 % des participants avec BtC reçoivent des médicaments psychotropes. Les BtC sont associés à davantage de consultations externes en santé mentale (OR=1,42) et d'hospitalisations psychiatriques (IRR=1,19). Inversement, les BtC sont associés à moins de consultations externes (IRR=0,81) et d'hospitalisations (IRR=0,77) en santé physique. Aucune association significative entre BtC et mortalité après ajustement pour les comorbidités (HR=0,97). Les inégalités de santé persistent malgré des efforts répétés, suggérant des interventions insuffisamment efficaces ou des contraintes systémiques.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être conscients que les patients avec déficience intellectuelle et comportements problématiques ont des besoins de santé physique souvent sous-traités, malgré un suivi psychiatrique accru. Les bilans de santé annuels ne semblent pas suffire à réduire les inégalités des interventions sur mesure et une coordination des soins sont nécessaires. La prescription élevée de psychotropes (72,5 %) invite à une évaluation régulière de leur pertinence et de leurs effets secondaires somatiques. L'absence de progrès sur 20 ans appelle à repenser les modèles de soins pour cette population vulnérable. Les services de santé physique devraient renforcer l'accessibilité et l'adaptation des soins pour les personnes avec BtC.

Limites

L'étude repose sur des données de soins primaires, pouvant sous-estimer certains diagnostics ou comportements non rapportés. La définition des comportements problématiques dépend des enregistrements cliniques, avec une possible variabilité interprétative. Les résultats anglais peuvent ne pas être généralisables à d'autres systèmes de santé. L'ajustement pour les comorbidités est basé sur les codes disponibles, avec un risque de confusion résiduelle. Les causes des inégalités persistantes (efficacité des interventions vs contraintes systémiques) ne sont pas directement explorées.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Les petits ARN hippocampiques de patients atteints de schizophrénie induisent des phénotypes cognitifs et neuronaux spécifiques chez la sourisHippocampal small RNAs from patients with schizophrenia induce specific cognitive and neural phenotypes in mice.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude explore le rôle des petits ARN (dont microARN et fragments dérivés d'ARNt) dans l'hippocampe de patients schizophrènes. Des séquençages profonds ont identifié des petits ARN dysrégulés. Injectés dans l'hippocampe de souris sauvages, ils provoquent un déficit de mémoire spatiale à court terme, une diminution de la densité des épines dendritiques des neurones pyramidaux CA1, et des altérations de voies de neurotransmission, notamment une augmentation de Syt2 (marqueur présynaptique des interneurones à parvalbumine), ainsi que des changements morphologiques microgliaux. Ces résultats suggèrent que les petits ARN contribuent aux symptômes cognitifs de la schizophrénie via des altérations synaptiques, ouvrant la voie à de nouvelles cibles thérapeutiques.

Points clés

Les petits ARN hippocampiques de patients schizophrènes sont dysrégulés et incluent microARN et fragments d'ARNt. L'injection de ces petits ARN chez la souris altère la mémoire spatiale à court terme. La densité des épines dendritiques des neurones CA1 est réduite après injection. L'expression de Syt2, un marqueur des interneurones à parvalbumine, est augmentée, comme observé chez les patients. Des changements morphologiques des microglies hippocampiques sont détectés.

Implications cliniques

Les petits ARN dysrégulés pourraient constituer des biomarqueurs pour les déficits cognitifs précoces de la schizophrénie. Ils représentent des cibles thérapeutiques potentielles pour améliorer la cognition dans la schizophrénie. Les altérations synaptiques induites par ces ARN pourraient expliquer des symptômes cognitifs réfractaires aux traitements actuels.

Limites

Étude préclinique chez la souris des études cliniques sont nécessaires pour confirmer la translatabilité. La méthode d'injection ne reproduit pas les mécanismes endogènes de libération des petits ARN. Les effets à long terme et la spécificité tissulaire des petits ARN n'ont pas été évalués. L'échantillon de patients est limité à des tissus post-mortem, ce qui peut introduire des biais.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Hétérogénéité régionale dans les associations phénotypiques et génétiques entre l'os et le cerveau chez l'humainRegional heterogeneity in phenotypic and genetic associations between bone and brain in humans.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude systématique, menée sur environ 45 000 participants de la UK Biobank, examine les associations structurelles et génétiques entre l'os et le cerveau à travers différentes localisations anatomiques. Elle identifie des associations significatives pour 34,9 % des paires os-cerveau, avec une hétérogénéité régionale marquée alignée sur les gradients de développement cortical et d'expansion évolutive. Les analyses génétiques révèlent une architecture génétique partagée entre les structures osseuses et cérébrales, ainsi qu'avec des traits neuropsychiatriques et neurologiques. La voie de signalisation Wnt est mise en évidence comme un axe mécanistique potentiel. Ces résultats fournissent un cadre intégré pour comprendre la biologie commune de la santé osseuse et cérébrale.

Points clés

34,9 % des paires os-cerveau examinées montrent des associations significatives. L'hétérogénéité régionale des associations est liée aux gradients de développement cortical et aux profils d'expression de récepteurs GABA et 5HT-1b. Une architecture génétique partagée est mise en évidence entre les structures osseuses, cérébrales et des traits neuropsychiatriques. La voie Wnt apparaît comme un mécanisme clé sous-tendant le couplage os-cerveau. Les associations diffèrent selon les régions osseuses, avec des liens génétiques distincts pour des issues de santé cérébrale spécifiques.

Implications cliniques

Ces résultats suggèrent un lien biologique entre santé osseuse et santé cérébrale, encourageant une approche intégrée dans le traitement des comorbidités.

Limites

L'étude est observationnelle et ne permet pas d'établir une causalité. La cohorte UK Biobank est principalement blanche et d'âge moyen, limitant la généralisabilité. Les mesures osseuses sont issues de l'IRM et non de la densité minérale osseuse directe.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

L'exclusion sociale modifie l'attention et la régulation autonome chez les adolescents ayant des automutilations non suicidaires.Social exclusion alters attention and autonomic regulation in adolescents with nonsuicidal self-injury.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine comment l'exclusion sociale expérimentale affecte l'attention portée aux images d'automutilation non suicidaire (NSSI), les pulsions d'automutilation et la régulation autonome chez 50 adolescents ayant récemment pratiqué la NSSI. Les participants ont été randomisés en inclusion ou exclusion sociale via un jeu de lancer de balle, puis ont effectué des tâches de poursuite oculaire et de sonde à points avec des images NSSI. L'exclusion sociale a réduit la variabilité de la fréquence cardiaque (RMSSD) de manière durable, diminué la probabilité de première fixation sur les images NSSI, mais amplifié le ralentissement lors du désengagement attentionnel. Les pulsions et le stress perçu ont augmenté après visionnage des images, surtout après exclusion. Ces résultats suggèrent que le rejet social réorganise l'attention et la régulation autonome, augmentant le risque de NSSI en contexte numérique.

Points clés

L'exclusion sociale réduit la variabilité de la fréquence cardiaque (RMSSD) chez les adolescents avec NSSI. L'exclusion sociale diminue la probabilité de première fixation sur les images NSSI mais altère le désengagement attentionnel. Les pulsions d'automutilation et le stress perçu augmentent après exposition aux images NSSI, surtout après exclusion. L'étude utilise un paradigme d'ostracisme en personne et des mesures oculométriques et autonomes.

Implications cliniques

Les interventions pour les adolescents avec NSSI devraient inclure des stratégies de gestion du rejet social et de régulation émotionnelle post-exclusion. L'exposition aux images NSSI dans les environnements numériques peut être particulièrement risquée après une expérience d'exclusion sociale. La variabilité de la fréquence cardiaque pourrait être un biomarqueur utile pour surveiller la réponse au stress social chez ces adolescents.

Limites

L'échantillon est de taille modeste (n=50) et ne permet peut-être pas de généralisations larges. Les effets de l'exclusion sociale sur l'attention n'ont été mesurés qu'immédiatement après le paradigme d'ostracisme. Les stimuli NSSI peuvent ne pas refléter tous les contextes réels d'exposition (réseaux sociaux, etc.). Le design expérimental ne permet pas de déterminer si les changements attentionnels précèdent ou suivent les changements autonomes.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Comorbidités neurodéveloppementales et psychiatriques chez les enfants et adolescents avec troubles spécifiques des apprentissages : associations avec le genre et le niveau scolaireNeurodevelopmental and psychiatric comorbidities of children and adolescents with specific learning disorders: associations with gender and educational level.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale rétrospective a inclus 952 enfants et adolescents (7-19 ans) diagnostiqués avec un trouble spécifique des apprentissages (TSA) et évalués dans une unité de neuropsychiatrie infantile. Les comorbidités ont été évaluées via un examen clinique multidisciplinaire et un entretien diagnostique semi-structuré (K-SADS-PL DSM-5). Les résultats montrent que 53,9% des participants présentent au moins une comorbidité neurodéveloppementale ou psychiatrique, le TDAH étant le plus fréquent (32,1%), suivi des troubles anxieux (15,9%), des troubles de l'humeur (3,3%) et du trouble oppositionnel avec provocation (1,9%). Des différences selon le genre et le niveau scolaire ont été observées : les garçons présentent plus de TDAH et de TOP, tandis que les filles présentent plus de troubles anxieux ; les élèves du primaire ont plus de TDAH, et ceux du secondaire plus de troubles anxieux et de l'humeur. Ces résultats soutiennent la nécessité d'évaluations complètes et d'interventions précoces ciblées.

Points clés

Plus de la moitié des enfants et adolescents avec TSA présentent au moins une comorbidité neurodéveloppementale ou psychiatrique diagnostiquée cliniquement. Le TDAH est la comorbidité la plus fréquente (32,1%), suivi des troubles anxieux (15,9%), des troubles de l'humeur (3,3%) et du trouble oppositionnel avec provocation (1,9%). Les garçons avec TSA ont significativement plus de TDAH et de TOP que les filles, tandis que les filles présentent davantage de troubles anxieux. Les élèves du primaire ont des taux plus élevés de TDAH, tandis que ceux du secondaire présentent plus de troubles anxieux et de l'humeur, avec une prévalence accrue de troubles de l'humeur chez les filles du secondaire.

Implications cliniques

Une évaluation systématique et complète des comorbidités neurodéveloppementales et psychiatriques est essentielle chez tout enfant ou adolescent diagnostiqué avec un TSA. Les interventions doivent être adaptées en fonction du genre et du niveau scolaire : prise en charge du TDAH chez les garçons et les élèves du primaire, et attention accrue aux troubles anxieux et de l'humeur chez les filles et les adolescents du secondaire. L'identification précoce des comorbidités, notamment du TDAH et des troubles anxieux, permettrait de mettre en place des interventions ciblées pour améliorer le pronostic fonctionnel et scolaire.

Limites

Étude transversale rétrospective monocentrique, ce qui limite la généralisation des résultats. Absence d'un groupe contrôle sans TSA, ne permettant pas de comparer les taux de comorbidités avec la population générale. L'échantillon provient d'un centre spécialisé, pouvant introduire un biais de recrutement avec des cas plus sévères. Les associations observées sont descriptives et ne permettent pas d'établir de causalité.

Niveau de preuve

Élevé

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Rôle essentiel des projections claustro-préfrontales VGLUT2-négatives dans la mémoire de travailEssential role of VGLUT2-negative claustro-prefrontal projections in working memory.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Le claustrum (CLA) est un hub intégratif connecté au cortex préfrontal médian (mPFC). Cette étude chez la souris caractérise une population de neurones VGLUT2-négatifs du CLA projetant vers le mPFC, distincte des neurones VGLUT2-positifs. Ces neurones sont sélectivement actifs pendant le maintien d'une mémoire de travail spatiale, et leur silencing optogénétique durant cette phase altère sévèrement la performance, tandis que leur silencing durant la prise de décision l'améliore légèrement. Ces résultats identifient un circuit claustro-préfrontal crucial pour le maintien de la mémoire de travail et une modulation comportementale phase-dépendante.

Points clés

Les neurones VGLUT2-négatifs du claustrum projetant vers le mPFC sont enrichis ventralement au noyau du claustrum et innervent préférentiellement la couche 6 du mPFC. L'activité calcique de ces neurones est spécifiquement augmentée pendant le maintien d'une mémoire de travail spatiale et réduite lors d'essais erronés. Le silencing optogénétique des neurones VGLUT2-négatifs pendant la phase de maintien de la mémoire de travail, mais pas pendant l'encodage, provoque un déficit sévère de performance. Le silencing pendant la prise de décision améliore modestement la performance, suggérant que la désactivation de cette voie facilite un traitement optimal. Les neurones VGLUT2-positifs du CLA projettent de façon plus large sur les couches du mPFC, contrairement aux VGLUT2-négatifs.

Implications cliniques

Cette étude éclaire les mécanismes neuronaux sous-jacents à la mémoire de travail, une fonction souvent altérée dans des troubles neuropsychiatriques (TDAH, schizophrénie, etc.). Les résultats pourraient guider le développement de cibles thérapeutiques modulant spécifiquement les circuits claustro-préfrontaux pour améliorer les déficits de mémoire de travail. La modulation phase-dépendante suggère que l'intervention thérapeutique pourrait cibler des fenêtres temporelles spécifiques (maintien vs. décision) pour optimiser les performances cognitives.

Limites

L'étude est réalisée chez la souris, et la transposabilité aux humains reste à valider. Le comportement évalué est une tâche de mémoire de travail spatiale, ce qui limite la généralisation à d'autres types de mémoire de travail. L'utilisation de l'optogénétique est invasive et non applicable cliniquement. La spécificité des neurones VGLUT2-négatifs n'est pas totale d'autres sous-types pourraient être impliqués.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Le séquençage du génome entier révèle diverses causes génétiques et signatures phénotypiques dans le nystagmus infantile et l'albinisme.Whole-genome sequencing uncovers diverse genetic causes and phenotypic signatures in infantile nystagmus and albinism.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a combiné des données phénotypiques approfondies et le séquençage du génome entier du projet britannique 100 000 Génomes pour caractériser le spectre génétique du nystagmus infantile et de l'albinisme. Sur 473 participants, 46% ont obtenu des résultats génétiques positifs, dont 37% de diagnostics définitifs. Les variants pathogènes les plus fréquents concernaient les gènes TYR et OCA2. Des corrélations phénotype-génotype distinctes ont été identifiées, notamment un enrichissement des erreurs réfractives et de l'hypoplasie fovéale.

Points clés

46% des participants ont des résultats génétiques positifs (37% de diagnostics définitifs). Variants pathogènes les plus fréquents dans TYR (56 familles) et OCA2 (21 familles). Identification de 36 gènes hors panel, dont quatre diagnostics génétiques doubles dans trois familles. Enrichissement significatif des erreurs réfractives (odds ratio ~2.8) et des caractéristiques neurodéveloppementales.

Implications cliniques

Le séquençage du génome entier offre un rendement diagnostique élevé pour le nystagmus infantile et l'albinisme. L'intégration des données phénotypiques permet d'identifier des corrélations génotype-phénotype utiles pour le conseil génétique. La découverte de gènes hors panel élargit le spectre génétique à tester dans ces conditions.

Limites

Étude basée sur une cohorte britannique, généralisabilité limitée à d'autres populations. Tous les variants pathogènes n'ont pas été validés fonctionnellement. Absence de données longitudinales sur l'évolution clinique des patients.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Soins du cancer colorectal chez les personnes présentant une déficience intellectuelle : une étude de cohorte en population générale sur les symptômes, les parcours diagnostiques, le traitement et la survieBowel cancer care in individuals with an intellectual disability: a population-based cohort study of symptoms, diagnostic pathways, treatment and survival.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cohorte appariée a utilisé les données liées de soins primaires, hospitalières, cancérologiques et de mortalité au Royaume-Uni pour comparer les parcours de soins du cancer colorectal entre 111 034 personnes avec déficience intellectuelle (DI) et 1 964 420 témoins. Les personnes avec DI présentaient un risque accru de cancer colorectal (HRa 1,30), en particulier avant 50 ans (RRa 2,19). Malgré une fréquence plus élevée de symptômes évocateurs, elles avaient moins de chances de bénéficier d'un test de recherche de sang occulte dans les selles (RRa 0,74), d'une orientation en urgence suspectée de cancer (RRa 0,57), d'une endoscopie (RRa 0,45) ou d'un diagnostic dans les 56 jours (RRa 0,52). Le diagnostic était plus souvent posé lors d'une admission aux urgences (RRa 1,76) ou au moment du décès (RRa 5,08), et plus fréquemment au stade IV (RRa 1,25). La mortalité spécifique par cancer colorectal était doublée (HRa 2,00). Ces résultats soulignent des disparités majeures à chaque étape du parcours de soins et suggèrent qu'un dépistage plus précoce pourrait être justifié.

Points clés

Les personnes avec DI ont un risque de cancer colorectal 30 % plus élevé que la population générale, avec un risque doublé avant 50 ans. Elles présentent davantage de symptômes mais subissent moins de tests de dépistage, d'orientations spécialisées et d'endoscopies. Le diagnostic est plus souvent posé tardivement (stade IV, aux urgences ou au décès), avec une mortalité spécifique deux fois plus élevée. Le traitement chirurgical curatif est comparable pour les stades précoces, mais la chimiothérapie pour stade IV est nettement moins fréquente.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être vigilants face aux symptômes évocateurs chez les patients avec DI, et abaisser le seuil de prescription des tests de dépistage. Un dépistage organisé plus précoce (avant 50 ans) pourrait réduire les diagnostics tardifs dans cette population vulnérable. L'orientation rapide vers un gastro-entérologue et la coordination des soins sont essentielles pour améliorer le pronostic.

Limites

Les données administratives peuvent sous-estimer la prévalence des DI et ne permettent pas de distinguer les niveaux de sévérité. L'absence d'information sur les comorbidités ou les facteurs socio-économiques limite l'ajustement des analyses. L'étude est réalisée au Royaume-Uni, ce qui peut limiter la généralisation aux systèmes de soins différents.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Effet du 5-hydroxytryptophane, un précurseur de la sérotonine, sur les adultes présentant des niveaux élevés de traits de Trouble du Déficit de l'Attention avec Hyperactivité : un essai randomisé contrôléThe effect of 5-hydroxytryptophan, a serotonin precursor, on adults with high levels of Attention Deficit Hyperactivity Disorder traits: A randomised, controlled trial.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai randomisé contrôlé en double aveugle a évalué l'efficacité d'une administration aiguë de 5-hydroxytryptophane (5-HTP), un précurseur de la sérotonine, pour réduire la distractibilité chez des adultes présentant des niveaux élevés ou faibles de traits de TDAH. Les participants (N=112) ont été répartis en groupes recevant 5-HTP ou placebo. Les mesures de distractibilité comprenaient une tâche de flanker et une tâche de N-back avec stimulus auditif non pertinent. Les résultats n'ont montré aucun effet significatif du 5-HTP sur les mesures de distractibilité, que ce soit chez les personnes avec des traits élevés ou faibles de TDAH. De plus, le groupe 5-HTP a présenté un taux d'effets indésirables de 19,6% (fatigue, nausées, vomissements). L'étude conclut que le 5-HTP n'a pas démontré d'effet bénéfique sur les traits de TDAH dans cette population.

Points clés

Le 5-HTP n'a pas réduit la distractibilité chez les adultes avec traits élevés de TDAH comparé au placebo. Aucune différence significative entre groupes sur les tâches de flanker et N-back. 19,6% des participants sous 5-HTP ont rapporté des effets indésirables (fatigue, nausées, vomissements). L'étude suggère que le 5-HTP n'est pas une alternative prometteuse pour les symptômes de TDAH.

Implications cliniques

Le 5-HTP ne devrait pas être recommandé comme traitement pour les symptômes de TDAH sur la base de ces résultats. Les cliniciens doivent être conscients des effets indésirables potentiels du 5-HTP. D'autres voies sérotoninergiques pourraient être explorées dans la recherche sur le TDAH.

Limites

La distractibilité mesurée par les tâches utilisées n'a pas montré de différence attendue entre groupes. L'échantillon était basé sur des traits de TDAH auto-rapportés, non sur un diagnostic clinique formel. Administration aiguë unique, effets à long terme non évalués.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Le gène de risque de schizophrénie ZNF804A contrôle la localisation des ribosomes et la synaptogenèse dans les neurones humains en développementSchizophrenia risk gene ZNF804A controls ribosome localization and synaptogenesis in developing human neurons.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

ZNF804A est un gène de risque majeur de schizophrénie, mais son rôle dans le neurodéveloppement reste mal compris. Cette étude a utilisé des cellules souches pluripotentes induites (iPS) isogéniques avec une expression réduite de ZNF804A, différenciées en neurones glutamatergiques corticaux en développement. Les analyses transcriptomiques, protéomiques et d'imagerie à haut contenu ont montré une augmentation de la densité des synapses excitatrices, une accumulation de protéines ribosomiques et de traduction dans les neurites, ainsi qu'une efficacité accrue de la synthèse protéique locale. Ces résultats suggèrent que ZNF804A régule la formation des synapses excitatrices via la traduction locale des protéines. Bien que préclinique, cette découverte ouvre des pistes pour comprendre les mécanismes neurodéveloppementaux de la schizophrénie.

Points clés

La réduction de ZNF804A dans les neurones humains augmente la densité des synapses excitatrices. Les neurones mutants présentent une accumulation de protéines ribosomiques et une synthèse protéique locale renforcée. ZNF804A contrôle la synaptogenèse en régulant la traduction locale dans les neurites. L'étude utilise un modèle de neurones humains dérivés de cellules iPS, renforçant la pertinence translationnelle.

Implications cliniques

Ce mécanisme pourrait expliquer une partie de la vulnérabilité à la schizophrénie liée à ZNF804A. La modulation de la traduction locale pourrait représenter une nouvelle cible thérapeutique pour les troubles neurodéveloppementaux.

Limites

Étude in vitro sur un seul type neuronal (glutamatergique cortical), ne reflétant pas la complexité in vivo. Les résultats nécessitent une validation dans des modèles animaux ou des études post-mortem humaines.

Niveau de preuve

Élevé

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Efficacité de l'orthophonie numérique pour la dysarthrie post-AVC : essai randomisé de non-inférioritéEfficacy of Digital Speech Therapy for Poststroke Dysarthria: Randomized Noninferiority Trial.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

La dysarthrie post-AVC affecte jusqu'à la moitié des survivants d'AVC, altérant la communication et la qualité de vie. L'accès à l'orthophonie conventionnelle est limité par le temps et la distance. Cette étude évalue si une application smartphone est non-inférieure à un cahier d'exercices pour améliorer l'intelligibilité de la parole. Un essai randomisé contrôlé en simple aveugle a inclus 73 participants dans trois hôpitaux sud-coréens. Les résultats montrent une amélioration significative dans les deux groupes, avec une différence ajustée de 4,49 points (IC 95% : 0,61-8,37), confirmant la non-infériorité du traitement numérique. Le score d'utilisabilité du système était élevé (89,6/100).

Points clés

L'application smartphone est non-inférieure au cahier d'exercices pour améliorer l'intelligibilité de la parole chez les patients avec dysarthrie post-AVC. L'amélioration moyenne de l'intelligibilité était de 11,6 points dans le groupe numérique et de 7,2 points dans le groupe conventionnel. Le score d'utilisabilité du système (89,6/100) suggère une bonne acceptabilité du traitement numérique.

Implications cliniques

L'orthophonie numérique peut être proposée comme alternative lorsque l'accès à la thérapie conventionnelle est limité. Les cliniciens peuvent intégrer des applications validées dans leurs programmes de rééducation post-AVC.

Limites

Échantillon modeste (n=73) et période de traitement courte (4 semaines). Critères d'inclusion stricts (patients cognitivement intacts, sans aphasie, capables d'utiliser un smartphone) limitent la généralisation. Étude en simple aveugle uniquement.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Entraînement du contrôle cognitif comme traitement d'appoint pour la dépression tardive : un essai contrôlé randomisé multicentriqueCognitive control training as an add-on treatment for late-life depression: A multicenter randomized controlled trial.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué l'ajout d'un entraînement du contrôle cognitif (CCT) au traitement habituel chez 90 adultes âgés souffrant de dépression tardive. Les participants ont été randomisés en CCT ou entraînement contrôle actif pendant 4 semaines, avec un suivi jusqu'à 12 mois. Aucune différence significative n'a été observée entre les groupes sur les symptômes dépressifs (critère principal) ni sur les critères secondaires (rumination, régulation émotionnelle, cognition). Les deux groupes se sont améliorés, suggérant que le CCT n'apporte pas de bénéfice clinique supplémentaire dans cette population.

Points clés

L'étude multicentrique randomisée contrôlée a inclus 90 adultes âgés souffrant de dépression tardive. L'entraînement du contrôle cognitif (CCT) n'a pas montré de supériorité par rapport à un entraînement contrôle actif en complément du traitement habituel. Les symptômes dépressifs et les mesures secondaires se sont améliorés dans les deux groupes sans différence significative. L'absence de bénéfice pourrait être due à une dose insuffisante, une plasticité réduite avec l'âge ou une sévérité initiale élevée.

Implications cliniques

L'ajout d'un entraînement cognitif bref ne semble pas améliorer les résultats cliniques de la dépression tardive par rapport aux soins habituels seuls. Les cliniciens devraient rester prudents quant à l'efficacité des interventions cognitives standardisées pour cette population. D'autres stratégies, comme un dosage plus élevé ou un ciblage de sous-groupes spécifiques, pourraient être nécessaires.

Limites

La taille de l'échantillon était modeste (N=90), ce qui limite la puissance statistique. La dose d'entraînement (8 séances sur 4 semaines) pourrait être insuffisante. L'étude n'a pas inclus de groupe sans traitement, rendant difficile l'évaluation de l'effet du temps. Les participants présentaient une sévérité élevée et des comorbidités, ce qui peut limiter la généralisabilité.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Facteurs associés à l'apparition et à la persistance du trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité infraclinique et complet chez les femmes : une étude épidémiologique en population généraleFactors associated with the occurrence and persistence of subthreshold and full attention-deficit hyperactivity disorder in women: A population-based epidemiological study.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude épidémiologique a analysé les facteurs associés au TDAH (sous-seuil, complet, persistant) chez 2741 femmes (35-88 ans) issues de la cohorte CoLaus|PsyCoLaus. Les résultats montrent que les expériences adverses dans l'enfance et un faible lien parental sont communs aux formes sous-seuil et complètes. L'agrégation familiale et un âge précoce d'apparition caractérisent le TDAH complet, tandis que la persistance est associée à des marqueurs immunologiques et cardiométaboliques élevés. Une analyse en classes latentes a identifié un sous-groupe « accablé » avec plus de traumatismes et une persistance plus élevée.

Points clés

Les expériences adverses dans l'enfance et un faible lien parental sont associés au TDAH sous-seuil et complet chez la femme. L'agrégation familiale et un âge précoce d'apparition sont des caractéristiques marquantes du TDAH complet mais pas de sa persistance. La persistance du TDAH est principalement liée à des marqueurs pro-inflammatoires (monocytes, neutrophiles, hsCRP) et cardiométaboliques (insuline, leptine). Une analyse en classes latentes a différencié un sous-groupe « accablé » (traumatismes élevés) et un sous-groupe « idiopathique » le premier a un taux de persistance plus élevé. L'hétérogénéité du TDAH féminin dépend non seulement de la sévérité mais aussi de facteurs contextuels et biologiques.

Implications cliniques

Le dépistage du TDAH chez la femme devrait inclure une évaluation des traumatismes infantiles et de la qualité du lien parental. Les marqueurs immunologiques et cardiométaboliques pourraient aider à identifier les patientes à risque de persistance du TDAH. Les approches thérapeutiques pourraient être adaptées en fonction du sous-groupe (accablé vs idiopathique) pour améliorer l'efficacité. Une attention particulière aux comorbidités somatiques, notamment inflammatoires et métaboliques, est nécessaire dans le suivi des femmes avec TDAH persistant.

Limites

L'étude est transversale et ne permet pas d'établir de causalité. L'échantillon est limité à une région géographique (Lausanne, Suisse) et à une tranche d'âge (35-88 ans), ce qui peut limiter la généralisabilité. Les données rétrospectives sur les expériences adverses et l'âge d'apparition peuvent être sujettes à des biais de mémoire. La classification du TDAH sous-seuil repose sur des seuils non standardisés, ce qui peut affecter la comparabilité. Les marqueurs immunologiques et métaboliques n'ont été mesurés qu'à un seul moment, ne reflétant pas les variations temporelles.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Intégration de la perturbation visuelle stroboscopique dans un échauffement neuromusculaire chez des joueurs de basket-ball adolescents : effets sur la fonction cognitive, les performances physiques et la stabilité posturale – un essai contrôlé randomiséIntegrating stroboscopic visual perturbation into a neuromuscular warm-up in adolescent male basketball players: effects on cognitive function, physical performance, and postural stability-a randomized controlled trial.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude randomisée contrôlée a évalué l'effet d'un échauffement neuromusculaire avec perturbation visuelle stroboscopique (PVS) sur la cognition, les performances physiques et la stabilité posturale chez 40 adolescents basketteurs (14-18 ans). Les fonctions cognitives ont été mesurées via la batterie CNS Vital Signs, les performances physiques par des tests d'agilité et de saut, et la stabilité posturale par plateforme de force et Y Balance Test. Aucune interaction groupe × temps significative n'a été observée pour les performances globales, sauf pour les sous-composantes temporelles de l'agilité réactive (temps de réaction et temps de décision), qui se sont améliorées dans le groupe PVS. En conclusion, l'intégration de la PVS dans l'échauffement améliore sélectivement les composantes perceptivo-cognitives de l'agilité réactive chez les adolescents basketteurs.

Points clés

La perturbation visuelle stroboscopique intégrée à l'échauffement n'améliore pas la cognition générale, les sauts ou la stabilité posturale. Elle améliore significativement le temps de réaction et la prise de décision lors de l'agilité réactive. L'étude suggère un bénéfice limité aux aspects perceptivo-cognitifs spécifiques au sport.

Implications cliniques

Potentiel pour des programmes d'entraînement cognitif en contexte sportif adolescent. Peu applicable directement en clinique neuropsychologique standard.

Limites

Échantillon exclusivement masculin et spécifique au basket-ball, limitant la généralisation. Aucun suivi à long terme ni mesure de transfert aux activités quotidiennes.

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Cartographie de la sensibilité sensorielle dans l'autismeMapping sensory sensitivity in autism.

ÉlevéNiveau de preuveMolecular AutismSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine l'hétérogénéité de la perception sensorielle dans l'autisme à l'aide de données psychophysiques provenant de 107 personnes autistes et 408 témoins appariés, couvrant 32 conditions expérimentales (taille, luminosité, orientation, hauteur tonale, visages). Les analyses par régression segmentée et modèle bayésien hiérarchique révèlent un profil structuré : en moyenne, les personnes autistes présentent une sensibilité réduite aux visages et à la parole, tandis que leurs performances aux tâches non sociales sont similaires ou meilleures. La pertinence sociale, plus que le domaine sensoriel, explique la divergence principale entre les groupes. Ces résultats soulignent l'importance du profilage sensoriel individualisé pour les interventions.

Points clés

Les personnes autistes montrent une hétérogénéité sensorielle marquée, avec une sensibilité réduite aux stimuli sociaux (visages, parole) et des performances non sociales préservées ou supérieures. La pertinence sociale des stimuli est le principal facteur de divergence entre les groupes autiste et témoin. Les modèles statistiques (régression segmentée et bayésien) confirment un profil sensoriel structuré et non aléatoire dans l'autisme. L'étude inclut un large échantillon (107 autistes, 408 témoins) et 32 conditions expérimentales, offrant une couverture multi-domaines.

Implications cliniques

L'évaluation sensorielle doit être multidimensionnelle et tenir compte de la pertinence sociale des stimuli. Les interventions personnalisées pour les différences sensorielles dans l'autisme devraient cibler les domaines sociaux (visages, parole) et non sociaux séparément. Le profilage sensoriel individualisé est essentiel pour adapter les stratégies d'intervention en contexte clinique. Les résultats soutiennent l'intégration d'évaluations psychophysiques dans le bilan neuropsychologique pour l'autisme.

Limites

L'étude se concentre sur les seuils de sensibilité et n'évalue pas les biais perceptifs ni les changements dans l'apparence subjective des stimuli. La généralisation est limitée par l'échantillon apparié en âge et QI, ne représentant pas toute la diversité autistique. Les conditions expérimentales ne couvrent pas tous les domaines sensoriels (ex. olfactif, gustatif).

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Changements développementaux dans l'intégration audiovisuelle de la parole au cours de la première année de vie chez les nourrissons à risque élevé et typique d'autismeDevelopmental changes in audio-visual speech integration during the first year of life in infants at elevated and typical likelihood of autism.

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Résumé IA

Cette étude longitudinale examine les trajectoires d'intégration audiovisuelle (IAV) chez des nourrissons à risque élevé (EL) et typique (TL) d'autisme, à 6, 9 et 12 mois, à l'aide de l'oculométrie et du paradigme McGurk. Les résultats montrent un passage développemental de l'attention vers les yeux à 6 mois vers une attention accrue à la bouche à 9 et 12 mois, plus lent chez les nourrissons EL. Ceux présentant des signes cliniques d'autisme à 24 mois montrent une trajectoire plus plate. L'étude souligne l'importance de la trajectoire de traitement sensoriel comme marqueur précoce.

Points clés

Les nourrissons, tous groupes confondus, montrent un déplacement développemental de l'attention des yeux vers la bouche entre 6 et 12 mois. Les nourrissons à risque élevé d'autisme (EL) présentent un retard dans ce déplacement vers le regard de la bouche. À 6 mois, les nourrissons montrent une préférence accrue pour la bouche en condition d'incongruence audiovisuelle, indiquant une sensibilité précoce. Les nourrissons avec des signes cliniques d'autisme à 24 mois ont une trajectoire développementale plus plate en termes de préférence yeux-bouche. L'étude suggère que des différences subtiles dans l'intégration audiovisuelle pourraient signaler des différences développementales précoces.

Implications cliniques

Le suivi des trajectoires d'intégration audiovisuelle pourrait aider au dépistage précoce de l'autisme. Les interventions précoces ciblant le traitement sensoriel pourraient bénéficier aux nourrissons à risque. Les cliniciens devraient considérer les retards dans le déplacement de l'attention vers la bouche comme un possible indicateur de risque.

Limites

L'étude est exploratoire et nécessite une réplication avec des échantillons plus larges. Les analyses de résultats à 24 mois sont basées sur un nombre limité de participants. La mesure de l'autisme à 24 mois est indicative et non diagnostique. Les effets de l'environnement familial et des interventions précoces n'ont pas été contrôlés.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

ARNsn U1 non matures comme biomarqueur des troubles neurodéveloppementaux liés à INTS11 et BRAT1Unprocessed U1 snRNAs as a biomarker of INTS11- and BRAT1-related neurodevelopmental disorders.

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Résumé IA

Cette étude montre que des variants pathogènes dans INTS11 et BRAT1 perturbent la maturation des petits ARN nucléaires U1 (ARNsn U1), entraînant leur accumulation nucléaire. Chez des cellules de patients et un modèle zèbre ints11 knock-out, le défaut de maturation corrèle avec la sévérité clinique, faisant des ARNsn U1 non maturés un biomarqueur diagnostique et pronostique potentiel. Ces résultats redéfinissent les troubles liés à BRAT1 comme des maladies de l'Intégrateur.

Points clés

Des variants bialléliques dans INTS11 et BRAT1 sont identifiés chez des patients avec des phénotypes neurodéveloppementaux chevauchants. Les mutations de BRAT1 altèrent la maturation en 3' des ARNsn U1, un mécanisme jusque-là inconnu dans ces troubles. L'accumulation nucléaire d'ARNsn U1 non matures corrèle avec la sévérité clinique dans la cohorte BRAT1. Le modèle zèbre ints11 knock-out reproduit les caractéristiques cliniques (microcéphalie, défauts neurodéveloppementaux) et les défauts de maturation des ARNsn. Les ARNsn U1 non maturés constituent un biomarqueur robuste pour l'interprétation des variants et la stratification des patients.

Implications cliniques

Le dosage des ARNsn U1 non matures pourrait servir de biomarqueur diagnostique pour les troubles liés à INTS11 et BRAT1. Ce biomarqueur pourrait aider à évaluer la sévérité clinique et à stratifier les patients pour des essais thérapeutiques. L'étude élargit le spectre clinique des maladies de l'Intégrateur, facilitant le diagnostic moléculaire de patients avec des variants de signification incertaine. Les résultats ouvrent la voie à des approches thérapeutiques ciblant le métabolisme des ARN dans ces troubles.

Limites

La taille des cohortes de patients est limitée, nécessitant une validation sur des échantillons plus larges. Les mécanismes précis par lesquels le défaut de maturation des ARNsn U1 conduit aux symptômes cliniques restent à élucider. L'étude ne fournit pas de données sur la spécificité du biomarqueur par rapport à d'autres troubles neurodéveloppementaux. Les analyses fonctionnelles in vivo reposent sur un seul modèle zèbre, d'autres modèles animaux seraient souhaitables.

Niveau de preuve

Élevé

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Indice triglycérides-glucose-tour de taille-poids : nouveau biomarqueur du trouble cognitif léger chez les personnes âgées avec obésité sarcopéniqueTriglyceride-Glucose-Waist-to-Weight Index: Novel Biomarker for Mild Cognitive Impairment in Older People With Sarcopenic Obesity.

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Résumé IA

Cette étude investigue l'association entre l'obésité sarcopénique (OS) définie par des critères incluant un indice d'insulinorésistance (TyG-WWI) et le trouble cognitif léger (TCL) chez les personnes âgées. À partir de trois cohortes (Chongming, CHARLS, ELSA), les résultats montrent que l'OS définie par l'association sarcopénie et TyG-WWI élevé est significativement liée au TCL (OR=3,04 ; HR de 1,57 à 1,87). Le TyG-WWI est le meilleur indicateur d'obésité pour identifier le TCL (AUC=0,71), et un modèle XGBoost basé sur cet indice atteint une performance élevée (AUC=0,93 en validation interne, 0,86 et 0,84 en validation externe). Les analyses de sous-groupes montrent une association avec un déclin des fonctions exécutives et de la mémoire.

Points clés

L'obésité sarcopénique définie par un indice métabolique (TyG-WWI) est associée à un risque accru de trouble cognitif léger chez les personnes âgées, avec un odds ratio de 3,04 dans l'échantillon principal. Le TyG-WWI (indice triglycérides-glucose-tour de taille-poids) est le meilleur indicateur d'obésité pour prédire le TCL, avec une AUC de 0,71. Un modèle d'apprentissage automatique intégrant le TyG-WWI montre une excellente capacité discriminative (AUC>0,84) dans trois cohortes indépendantes. L'obésité sarcopénique selon cette définition métabolique est associée à un déclin spécifique des fonctions exécutives et de la mémoire.

Implications cliniques

Le TyG-WWI pourrait être utilisé comme biomarqueur simple et peu coûteux pour identifier les personnes âgées à risque de TCL, notamment en contexte de soins primaires. L'intégration d'indices d'insulinorésistance dans la définition de l'obésité sarcopénique améliore la détection du TCL par rapport aux critères basés sur la composition corporelle seule. Les cliniciens devraient envisager un dépistage cognitif ciblé chez les patients âgés présentant une sarcopénie associée à des anomalies métaboliques.

Limites

L'étude transversale de la cohorte Chongming limite l'inférence causale, bien que les cohortes longitudinales CHARLS et ELSA renforcent les associations temporelles. Les populations d'étude sont issues de communautés spécifiques (Chine, Angleterre) et les résultats pourraient ne pas être généralisables à d'autres contextes. Le diagnostic de TCL repose sur des tests cognitifs standardisés mais non sur un consensus clinique exhaustif, ce qui peut introduire un biais de classification.

Niveau de preuve

Élevé

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Matière blanche cérébrale « d'apparence sale » en relation avec le déclin cognitif et le risque de démence chez les personnes âgées vivant dans la communauté.Cerebral "Dirty-Appearing" White Matter in Relation to Cognitive Decline and Dementia Risk in Community-Dwelling Older Adults.

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Résumé IA

Cette étude longitudinale de cohorte a examiné l'association entre la matière blanche d'apparence « sale » (DAWM) et la cognition ainsi que le risque de démence chez 2081 personnes âgées vivant en communauté avec une charge limitée d'hyperintensités de la substance blanche (WMH) au départ. Les résultats montrent que, contrairement aux WMH, la DAWM n'était pas associée aux scores cognitifs initiaux, au déclin cognitif sur 5 ans ni au risque de démence sur 10 ans. Cela suggère que la DAWM, bien que liée à la progression de la maladie des petits vaisseaux cérébraux, pourrait ne pas jouer un rôle direct dans le développement de troubles cognitifs ou de démence.

Points clés

La DAWM n'est pas associée à la cognition de base ni au déclin cognitif à 5 ans. La DAWM n'est pas associée au risque de démence à 10 ans. Les WMH, en revanche, sont associées à la cognition, au déclin et au risque de démence. Ces résultats proviennent d'une cohorte de 2081 participants avec une charge limitée de WMH.

Implications cliniques

La présence de DAWM isolée sans WMH significatives peut ne pas justifier une inquiétude clinique quant au déclin cognitif ou à la démence imminente. Les cliniciens devraient continuer à se concentrer sur les WMH comme marqueur de risque cognitif et de démence. L'évaluation de la DAWM pourrait être moins pertinente pour la prédiction cognitive chez les personnes âgées à faible charge vasculaire.

Limites

La cohorte était composée de personnes âgées avec une charge limitée de WMH, ce qui limite la généralisation aux populations avec plus de pathologie vasculaire. L'évaluation visuelle de la DAWM peut être subjective. Le suivi de 5 ans pour la cognition et 10 ans pour la démence pourrait être insuffisant pour détecter des effets tardifs.

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Élevé

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Capteur respiratoire portable sans fil activé par IA pour la reconnaissance des schémas respiratoiresAI-enabled wireless wearable breathing sensor for breathing pattern recognition.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet article présente un système multisenseur portable (centrale inertielle et capteur de flexion) associé à l'intelligence artificielle pour la reconnaissance en temps réel des schémas respiratoires. Trois modèles d'IA (transformateur, CNN-LSTM et histogram gradient boosting) ont été évalués sur différentes configurations de capteurs. Le modèle transformateur complexe, entraîné avec focal loss sur les données combinées, a atteint une précision de 93,41% et une AUC moyenne de 0,9919, surpassant les autres modèles. L'entrée multimodale a amélioré la classification jusqu'à 20% par rapport aux capteurs seuls, et la focal loss a renforcé la robustesse face au déséquilibre des classes. Ces résultats montrent le potentiel de la fusion de capteurs portables et de l'apprentissage profond pour un monitoring respiratoire précis, non invasif et sans fil, avec des applications potentielles en diagnostic clinique, télémédecine et suivi personnalisé de la santé.

Points clés

Système portable combinant IMU et capteur de flexion avec IA pour reconnaissance respiratoire en temps réel. Le modèle transformateur complexe avec focal loss atteint 93,41% de précision et AUC de 0,9919. L'entrée multimodale améliore significativement la classification (jusqu'à +20%) par rapport à un capteur unique. Potentiel pour des applications cliniques non invasives en télésurveillance respiratoire.

Implications cliniques

Permet un suivi respiratoire continu et non invasif à distance, utile pour les patients atteints de troubles respiratoires ou neurologiques. Peut faciliter le diagnostic et le suivi de pathologies impliquant des anomalies respiratoires (apnée, troubles du sommeil, etc.). Ouvre la voie à une intégration dans des dispositifs de télémédecine pour une surveillance personnalisée.

Limites

Étude réalisée sur un nombre limité de participants, sans validation sur des populations cliniques spécifiques. Les performances en conditions réelles (mouvement, bruit) restent à évaluer. L'article ne détaille pas les aspects éthiques et de protection des données liés au suivi continu.

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NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Trajectoires neurodéveloppementales canoniques des variétés structurelles et fonctionnellesCanonical neurodevelopmental trajectories of structural and functional manifolds.

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Résumé IA

Cette étude cartographie les gradients d'organisation cérébrale (structurels et fonctionnels) chez 610 participants (données longitudinales et transversales) couvrant un continuum neurotypique-neurodivergent. Les gradients sont stables de la petite enfance à l'adolescence, mais leur force évolue : les gradients structurels se contractent (intégration des réseaux) tandis que les gradients fonctionnels s'étendent (spécialisation). Le couplage structure-fonction suit un axe unimodal-associatif, avec des effets développementaux atténués dans l'échantillon neurodivergent. La mémoire de travail prédit fortement ce couplage.

Points clés

Les gradients d'organisation cérébrale (structurels et fonctionnels) suivent un ordre similaire et stable de l'enfance à l'adolescence, quel que soit le phénotype. Les gradients structurels se contractent dans l'espace à faible dimension, reflétant une intégration progressive des réseaux cérébraux. Les gradients fonctionnels s'étendent au cours du développement, indiquant une spécialisation fonctionnelle accrue. Le couplage structure-fonction varie selon un axe unimodal-associatif, avec des effets développementaux concentrés dans les réseaux d'ordre supérieur. Les effets développementaux sur le couplage sont atténués chez les participants neurodivergents. La mémoire de travail est un prédicteur robuste du couplage structure-fonction, tandis que les dimensions psychopathologiques sont moins prédictives.

Implications cliniques

La stabilité des gradients d'organisation cérébrale suggère que les fondamentaux de l'architecture cérébrale sont établis tôt, ce qui peut orienter les interventions précoces. Les altérations du couplage structure-fonction dans les réseaux d'ordre supérieur pourraient servir de biomarqueur pour les troubles neurodéveloppementaux. La mémoire de travail étant un prédicteur du couplage, les interventions ciblant cette fonction pourraient moduler l'organisation cérébrale. Les trajectoires développementales différenciées entre neurotypiques et neurodivergents soulignent l'importance de suivis longitudinaux personnalisés.

Limites

L'étude combine des données longitudinales et transversales, ce qui peut introduire des biais de cohorte. La fenêtre d'âge est limitée à l'enfance et au début de l'adolescence, ne couvrant pas les stades ultérieurs du développement. L'échantillon neurodivergent n'est pas détaillé par diagnostic spécifique, limitant les conclusions cliniques fines. Les gradients sont dérivés de mesures macroscopiques (IRM) et ne capturent pas les mécanismes microscopiques.

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Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Les mutations SHANK3 perturbent le codage de la valence olfactive chez plusieurs espèces, avec des mécanismes du cortex amygdaloïde identifiés chez la sourisSHANK3 mutations disrupt olfactory valence coding across species, with cortical amygdala mechanisms identified in mice.

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Résumé IA

Les mutations de SHANK3, principale cause monogénique de troubles du spectre autistique (TSA), altèrent le traitement de la valence olfactive. Des patients porteurs de mutations SHANK3 présentent des réponses EEG et de reniflement orientées vers la valence altérées, tandis que des souris Shank3B-/- montrent des réponses comportementales émoussées aux odeurs. Chez la souris, ces déficits sont associés à des signaux calciques et à une transmission synaptique réduits dans le cortex amygdaloïde (CoA). La délétion spécifique de Shank3 dans le CoA reproduit ces déficits, tandis que la restauration ciblée de Shank3 dans le CoA rétablit les comportements d'approche et d'évitement. Ces résultats révèlent une fonction conservée de SHANK3 dans le codage de la valence olfactive et identifient le CoA comme un mécanisme de circuit dans la souris.

Points clés

Les mutations SHANK3 chez l'humain et la souris perturbent la perception de la valence olfactive, affectant à la fois les odeurs appétitives et aversives. Chez la souris, les déficits de valence olfactive sont liés à une réduction des signaux calciques et de la transmission synaptique dans le cortex amygdaloïde (CoA). La restauration ciblée de SHANK3 dans le CoA chez la souris rétablit les comportements d'approche et d'évitement olfactifs. Ces résultats suggèrent un mécanisme conservé pour SHANK3 dans le codage de la valence sensorielle, avec des implications potentielles pour les anomalies sensorielles dans les TSA.

Implications cliniques

Les interventions ciblant le traitement de la valence olfactive pourraient être explorées pour atténuer les anomalies sensorielles dans les TSA associés à SHANK3. Les mesures de reniflement et EEG pourraient servir de biomarqueurs de la fonction SHANK3 dans les essais cliniques. La compréhension des circuits amygdaloïdes pourrait orienter le développement de thérapies visant à restaurer le traitement de la valence chez les patients.

Limites

Les résultats comportementaux humains proviennent d'un petit échantillon de patients (non précisé), limitant la généralisation. Les mécanismes neuronaux détaillés sont établis principalement chez la souris, et leur traduction directe à l'humain reste à confirmer. L'étude se concentre sur la valence olfactive d'autres modalités sensorielles pourraient être affectées différemment.

Niveau de preuve

Élevé

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Contributions de l'amygdale basolatérale et du noyau accumbens au maintien, pas seulement à l'initiation, de l'effort cognitifContributions of the basolateral amygdala and nucleus accumbens to sustaining not just initiating cognitive effort.

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Résumé IA

Cette étude en IRMf montre que l'amygdale basolatérale et le noyau accumbens, régions sous-corticales de valuation, jouent un rôle continu dans le maintien de l'effort cognitif lors d'une tâche de mémoire de travail, et non seulement dans son initiation. Leur activité représente la valeur incitative et les demandes d'effort, et prédit l'engagement frontopariétal et la performance comportementale.

Points clés

Les régions sous-corticales (BLA et NAcc) codent la valeur incitative et les demandes d'effort tout au long de la tâche. Les fluctuations de codage multivarié dans BLA et NAcc prédisent l'engagement cortical frontopariétal. L'interaction fonctionnelle entre BLA/NAcc et les régions frontopariétales est maintenue pendant toute la tâche. Ces résultats suggèrent un rôle dynamique et continu des régions de valuation dans le maintien de l'effort cognitif.

Implications cliniques

Cette découverte pourrait aider à comprendre les déficits motivationnels observés dans des troubles comme la dépression, la schizophrénie ou le TDAH. Les interventions visant à renforcer l'engagement soutenu pourraient cibler les circuits BLA-NAcc-Frontopariétal. L'étude fournit une base neurobiologique pour évaluer les troubles de l'effort cognitif en pratique clinique.

Limites

L'étude a été réalisée sur des adultes sains, limitant la généralisation aux populations cliniques. Les corrélations IRMf ne permettent pas d'établir un lien causal direct. La tâche de mémoire de travail utilisée peut ne pas capturer tous les aspects de l'effort cognitif.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Relation longitudinale entre les résultats scolaires des adolescents et les symptômes internalisés : rôle des symptômes de TDAHThe longitudinal relation between adolescents' learning outcomes and internalizing symptoms: The role of ADHD symptoms.

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Résumé IA

Cette étude longitudinale, basée sur les données de l'étude ABCD (11 867 enfants de 9-10 ans), examine les relations entre les résultats scolaires, les symptômes d'anxiété/dépression et les symptômes de TDAH chez les adolescents. Les résultats montrent que les résultats scolaires et les symptômes internalisés sont liés mais ne se prédisent pas mutuellement dans le temps. Les symptômes de TDAH sont associés aux deux, et les symptômes dépressifs prédisent négativement les changements ultérieurs du TDAH. Les auteurs soulignent l'importance de détecter précocement la dépression chez les jeunes présentant un TDAH pour prévenir des complications secondaires.

Points clés

Les résultats scolaires et les symptômes d'anxiété/dépression sont corrélés mais n'ont pas d'effet prédictif croisé dans le temps. Les symptômes de TDAH sont associés à la fois aux résultats scolaires et aux symptômes internalisés. Les symptômes dépressifs sont un indicateur négatif des changements ultérieurs des symptômes de TDAH. Les symptômes de TDAH n'expliquent pas entièrement la relation entre les résultats scolaires et les symptômes internalisés.

Implications cliniques

Chez les adolescents avec TDAH, une surveillance régulière des symptômes dépressifs est recommandée pour prévenir l'aggravation du TDAH. L'intervention précoce sur les symptômes dépressifs pourrait réduire les difficultés scolaires secondaires. Les cliniciens doivent considérer les comorbidités internalisées dans le traitement du TDAH, sans supposer un lien causal unique.

Limites

Échantillon représentatif principalement américain, limitant la généralisation à d'autres populations. Étude observationnelle ne permettant pas d'établir une causalité définitive. Âge restreint (9-10 ans au départ) les relations pourraient différer à d'autres stades développementaux. Mesures basées sur des rapports parentaux et scolaires, pouvant introduire des biais de déclaration.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Altérations de la connectivité fonctionnelle au repos dans le trouble du jeu vidéo sur Internet : preuves convergentes et validation indépendanteAltered Resting-State Functional Connectivity in Internet Gaming Disorder: Convergent Evidence and Independent Validation.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude combine une méta-analyse de 17 études et une validation indépendante sur 58 sujets avec trouble du jeu vidéo (IGD) et 38 témoins pour identifier des altérations reproductibles de la connectivité fonctionnelle au repos. Les résultats convergent vers des anomalies dans le cortex cingulaire médian et le gyrus frontal moyen, régions impliquées dans le contrôle exécutif et le traitement autoréférentiel. La force de connectivité au niveau du gyrus frontal moyen est corrélée positivement aux scores de dépendance à Internet, suggérant un intérêt clinique pour ces biomarqueurs.

Points clés

La méta-analyse de 17 études RSFC dans l'IGD révèle des anomalies convergentes dans le gyrus frontal moyen et la région cingulaire/paracingulaire médiane. La validation indépendante sur 58 IGD et 38 contrôles confirme des altérations de connectivité à partir de ces régions. La connectivité du gyrus frontal moyen est positivement corrélée aux scores du test de dépendance à Internet. Les régions identifiées sont liées au contrôle exécutif et au traitement autoréférentiel, suggérant des cibles neurobiologiques pour l'IGD.

Implications cliniques

Ces altérations de connectivité pourraient servir de biomarqueurs objectifs pour le diagnostic ou le suivi thérapeutique de l'IGD. Les résultats soutiennent l'importance des interventions ciblant les fonctions exécutives et le traitement autoréférentiel dans la prise en charge de l'IGD. La reproductibilité des résultats renforce la validité translationnelle de ces marqueurs en pratique clinique.

Limites

La méta-analyse inclut des études aux méthodologies hétérogènes, ce qui peut affecter la généralisabilité. L'échantillon de validation indépendante est modéré (58 IGD), et les résultats doivent être reproduits sur des cohortes plus larges. La nature transversale de l'étude ne permet pas d'établir de liens de causalité entre la connectivité et les symptômes.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Confirmation des résultats du séquençage de l'exome par séquençage Sanger - Considérations dans un contexte de ressources limitéesConfirmation of Exome Sequencing Results Using Sanger Sequencing-Considerations in a Low-Resource Setting.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude évalue la nécessité de confirmer les variants identifiés par séquençage de l'exome (ES) par séquençage Sanger dans un contexte de ressources limitées, en se basant sur l'étude DDD-Africa. Sur 70 variants, tous les variants de haute confiance (n=38) ont été confirmés, tandis que les variants de faible confiance (n=32) étaient faux-positifs. Les auteurs concluent que la confirmation par Sanger n'est pas nécessaire lorsque des seuils de qualité robustes sont appliqués, ce qui lève des barrières à l'implémentation de la médecine génomique.

Points clés

Le séquençage de l'exome (ES) est un test de première ligne pour les troubles du développement. La confirmation par Sanger est recommandée mais peut être redondante pour les variants de haute confiance. Dans les pays à ressources limitées, éviter cette confirmation réduit les coûts et accélère l'accès. L'étude DDD-Africa montre que tous les variants de haute confiance ont été confirmés par Sanger. L'application de critères de qualité stricts permet de réduire les faux-positifs.

Implications cliniques

Dans les structures à ressources limitées, le séquençage de l'exome peut être utilisé sans confirmation systématique par Sanger pour les variants de haute confiance. Cela permet une réduction des coûts et un délai de diagnostic plus court. Une formation à l'évaluation de la qualité des variants est nécessaire pour les cliniciens et les laboratoires.

Limites

Taille d'échantillon modeste (64 probands) limitant la généralisation. Applicabilité uniquement dans des contextes où des seuils de qualité robustes sont appliqués. Étude monocentrique (DDD-Africa) pouvant ne pas refléter la diversité des populations.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Propriétés psychométriques de l'Inventaire du fonctionnement exécutif chez l'adulte : application des analyses de RaschPsychometric Properties of the Adult Executive Functioning Inventory: Application of Rasch Analyses.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les propriétés psychométriques de l'Adult Executive Functioning Inventory (ADEXI) auprès de 1764 jeunes adultes (18-25 ans) recrutés via une plateforme de médias sociaux, en utilisant l'analyse de Rasch. Les résultats montrent que les items s'alignent sur les sous-échelles prévues (mémoire de travail, inhibition, flexibilité), l'échelle de Likert fonctionne correctement et aucun fonctionnement différentiel d'item n'est observé selon le sexe ou le niveau d'éducation. L'ADEXI apparaît comme un outil valide pour évaluer les fonctions exécutives en population générale.

Points clés

L'ADEXI est un auto-questionnaire en trois sous-échelles évaluant la mémoire de travail, l'inhibition et la flexibilité cognitive. Les analyses de Rasch confirment l'unidimensionnalité de chaque sous-échelle et le bon fonctionnement de l'échelle de Likert à 5 points. Aucun fonctionnement différentiel d'item n'est détecté pour le sexe ou le niveau d'éducation, indiquant une équivalence de mesure entre groupes. L'étude a été réalisée sur une population non clinique de jeunes adultes taïwanais, limitant la généralisation à d'autres cultures ou âges.

Implications cliniques

L'ADEXI peut être utilisé en pratique clinique pour évaluer les plaintes exécutives chez les adultes en population générale. Cet outil pourrait aider à repérer des difficultés exécutives subtiles dans des contextes de bilan neuropsychologique ou de suivi de troubles neurodéveloppementaux. L'absence de biais selon le sexe et l'éducation facilite son utilisation dans des groupes hétérogènes.

Limites

L'étude n'inclut que des participants jeunes (18-25 ans), ce qui limite la généralisation aux populations plus âgées. Le recrutement via une seule plateforme sociale (Dcard) peut introduire un biais d'échantillonnage. L'ADEXI est une mesure auto-rapportée, sujette à des biais de réponse et à une divergence avec des mesures objectives des fonctions exécutives. Les données proviennent d'une version mandarine de l'ADEXI des adaptations culturelles supplémentaires sont nécessaires pour d'autres langues.

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Le comportement social prédit les changements moment par moment de l'arythmie sinusale respiratoire chez les nourrissons avec autisme.Social Behavior Forecasts Moment-to-Moment Changes in RSA in Infants With Autism.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude explore la relation dynamique et bidirectionnelle entre le comportement social et l'arythmie sinusale respiratoire (RSA) chez de très jeunes nourrissons (3, 4 et 6 mois) à risque élevé ou faible d'autisme (TSA). Les résultats montrent que le comportement social (regard, sourire) prédit plus souvent les variations momentanées de RSA que l'inverse. Les nourrissons ayant un diagnostic ultérieur de TSA présentent une plus grande probabilité que leur attention sociale prédise la RSA, suggérant des différences précoces dans les processus dynamiques comportement-physiologie.

Points clés

Le regard vers le parent prédit significativement les changements de RSA chez davantage de nourrissons que la RSA ne prédit le regard. Les sourires prédisent la RSA chez plus de nourrissons à risque élevé que chez ceux à faible risque, indépendamment du diagnostic final. Les nourrissons diagnostiqués TSA montrent une plus grande probabilité que leur regard prédise la RSA par rapport aux nourrissons typiques.

Implications cliniques

Ces résultats suggèrent que les altérations précoces de la régulation physiologique en réponse aux interactions sociales pourraient être un marqueur précoce de TSA. L'évaluation dynamique du lien comportement-RSA pourrait améliorer le dépistage précoce et les interventions ciblant la régulation émotionnelle et sociale.

Limites

Taille d'échantillon modérée (N=74) et faible nombre de participants avec TSA (non spécifié), ce qui limite la généralisabilité. Les analyses de causalité de Granger ne prouvent pas une causalité directe, mais une prédiction statistique.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Incidence du cancer chez les personnes ayant une déficience intellectuelle et le syndrome de Down en Australie : une étude de cohorteCancer Incidence in People With Intellectual Disability and Down Syndrome in Australia: A Cohort Study.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cohorte populationnelle australienne (2001-2018) compare l'incidence du cancer chez les personnes avec déficience intellectuelle (DI) versus sans DI, ainsi qu'entre syndrome de Down (SD) et autres DI. Les résultats montrent un risque légèrement accru de cancer global chez les personnes avec DI (sous-hazard ratio 1,07), particulièrement chez les enfants (0-14 ans : SHR 2,19) et les adultes jeunes (15-49 ans : SHR 1,34), mais un risque diminué après 50 ans. Le risque de cancer colorectal est augmenté (SHR 1,32), tandis que ceux de prostate et de mélanome sont réduits. Les personnes avec SD présentent un risque très élevé de cancer infantile (SHR 7,94) par rapport aux autres DI, mais un risque adulte similaire.

Points clés

Les personnes avec déficience intellectuelle ont un risque global de cancer légèrement supérieur à celui de la population générale (SHR 1,07, IC 95% 1,03-1,12). Le risque est significativement augmenté chez les 0-14 ans (SHR 2,19) et les 15-49 ans (SHR 1,34), mais diminué chez les 50 ans et plus (SHR 0,93). Un risque accru de cancer colorectal (SHR 1,32) et un risque réduit de cancer de la prostate (SHR 0,45) et de mélanome (SHR 0,75) sont observés. Les personnes avec syndrome de Down ont un risque de cancer infantile 7,94 fois plus élevé que celles avec d'autres déficiences intellectuelles, mais un risque adulte similaire.

Implications cliniques

Nécessité d'adapter les programmes de dépistage du cancer colorectal pour les adultes avec déficience intellectuelle, en tenant compte des barrières d'accès et d'acceptabilité. Importance d'une vigilance accrue et de campagnes de promotion de la santé ciblées pour les enfants et jeunes adultes avec déficience intellectuelle. Les personnes avec syndrome de Down devraient bénéficier d'un suivi oncologique pédiatrique renforcé en raison du risque élevé de cancer infantile. Les résultats soulignent l'importance de personnaliser les stratégies de prévention et de dépistage du cancer pour cette population.

Limites

Les données administratives peuvent comporter des erreurs de classification ou un sous-enregistrement des diagnostics de déficience intellectuelle. L'étude est réalisée en Australie, ce qui limite la généralisabilité à d'autres pays avec des systèmes de santé et des facteurs de risque différents. L'absence d'information sur les facteurs de confusion potentiels (p. ex., tabagisme, obésité, comorbidités) peut influencer les associations observées. La comparaison entre syndrome de Down et autres déficiences intellectuelles est basée sur des effectifs limités pour certains types de cancer.

Niveau de preuve

Élevé

Clinique FRAnglaisSource tier 1

Hiérarchie spatiotemporelle sensorielle-associative et réseau neuronal récurrent régularisé par gradient fonctionnel : implications pour la schizophrénieAssociation-sensory spatiotemporal hierarchy and functional gradient-regularised recurrent neural network with implications for schizophrenia.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine comment la hiérarchie corticale sensorielle-associative (AS) est altérée dans la schizophrénie, en utilisant l'IRMf (N=355) et l'analyse spectrale de la connectivité. Les résultats montrent une compression de la hiérarchie AS, associée à des échelles de temps neurales plus courtes et à une déstabilisation des états neuronaux dans un modèle de réseau récurrent (RNN) régularisé par gradient. Cela suggère que la dé-différenciation du gradient AS pourrait déstabiliser les computations neurales dans la schizophrénie.

Points clés

La hiérarchie corticale sensorielle-associative (AS) est comprimée dans la schizophrénie, indiquant une différenciation fonctionnelle réduite. Les régions aux extrêmes du gradient AS présentent des échelles de temps neurales plus longues, un mappage spatiotemporel atténué dans la schizophrénie. Les réseaux de neurones récurrents (RNN) régularisés par un gradient AS plus large apprennent plus efficacement et maintiennent des états stables lors de tâches de mémoire de travail. La dé-différenciation du gradient AS peut déstabiliser les computations neurales, soutenue par des preuves empiriques et de modélisation.

Implications cliniques

La compression de la hiérarchie AS pourrait servir de biomarqueur pour la schizophrénie, mesurable par IRMf. Les perturbations des échelles de temps neurales pourraient expliquer les déficits de mémoire de travail observés dans la schizophrénie. Les approches de modélisation computationnelle pourraient aider à prédire la réponse au traitement en fonction de l'organisation hiérarchique corticale.

Limites

L'étude repose sur un seul jeu de données IRMf (N=355), nécessitant une réplication dans des cohortes indépendantes. Le modèle RNN simplifie la complexité corticale réelle, limitant la généralisation des résultats. Les analyses sont corrélationnelles et ne permettent pas d'établir un lien causal direct entre la hiérarchie AS et la schizophrénie.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Les capacités cognitives cristallisées et fluides ont des associations génétiques différentes avec les troubles neuropsychiatriquesCrystallized and fluid cognitive abilities have different genetic associations with neuropsychiatric disorders.

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Résumé IA

Cette étude analyse les liens génétiques entre différents domaines cognitifs (temps de réaction, raisonnement fluide, connaissance cristallisée) et plusieurs troubles neuropsychiatriques (schizophrénie, trouble bipolaire, trouble du spectre autistique, TDAH, maladie d'Alzheimer). Une méta-analyse d'étude d'association pangénomique (GWAS) de la connaissance cristallisée a été réalisée sur environ 439 000 participants. Les résultats montrent des corrélations génétiques distinctes en magnitude et en direction selon le domaine cognitif et le trouble considéré, y compris un facteur non cognitif lié à la réussite scolaire.

Points clés

Les capacités cognitives cristallisées et fluides montrent des associations génétiques distinctes avec les troubles neuropsychiatriques. Une méta-analyse GWAS de la connaissance cristallisée a été réalisée sur ~439 000 participants. Des corrélations génétiques différentes en magnitude et direction ont été observées entre trois domaines cognitifs et la schizophrénie, le trouble bipolaire, le TSA, le TDAH et la maladie d'Alzheimer. Un facteur non cognitif lié à la réussite scolaire montre également des associations génétiques avec ces troubles.

Implications cliniques

Ces résultats soulignent l'importance d'évaluer séparément les différentes capacités cognitives dans les bilans neuropsychologiques. Les profils génétiques distincts pourraient aider à stratifier les patients selon les risques de troubles associés. La connaissance cristallisée pourrait être un marqueur de vulnérabilité génétique spécifique à certains troubles.

Limites

L'étude est basée sur des cohortes de population générale, non cliniques. Les mesures cognitives proviennent de tests de performance, pas d'évaluations cliniques standardisées. Les corrélations génétiques ne permettent pas d'inférer la causalité.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

La déficience en HER2 provoque un trouble du développement avec retard de croissance et malformations craniofaciales.HER2 deficiency causes a developmental disorder with growth retardation and craniofacial malformations.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

L'étude identifie des variants germinaux rares de HER2 chez des patients présentant un retard de croissance, des fentes orofaciales et d'autres anomalies craniofaciales, squelettiques et auditives. Des modèles animaux (Xénope, souris) et cellulaires montrent que ces variants perturbent la fonction de HER2, conduisant à une signalisation ERK réduite. Les résultats définissent un nouveau syndrome, GRACE (Growth Retardation and Craniofacial Malformations Caused by HER2 Deficiency), et mettent en garde contre l'utilisation de thérapies anti-HER2 pendant la grossesse.

Points clés

Cinq variants germinaux rares de HER2 ont été identifiés dans 5 familles non apparentées issues d'une cohorte de 720 familles avec fentes orofaciales. Ces variants altèrent la stabilité protéique, la localisation membranaire ou la phosphorylation de HER2, réduisant la signalisation ERK. Des souris knock-in portant un variant patient et des souris exposées au Tucatinib (anti-HER2) reproduisent les phénotypes humains : retard de croissance et malformations craniofaciales (fente palatine, dysgénésie oculaire, mâchoires courtes). Les résultats définissent un nouveau syndrome neurodéveloppemental appelé GRACE.

Implications cliniques

Les femmes enceintes sous traitement anti-HER2 (ex: Tucatinib) doivent être informées du risque de malformations craniofaciales et de retard de croissance fœtale. Les patients présentant un retard de croissance inexpliqué et des anomalies craniofaciales pourraient bénéficier d'un séquençage de HER2. Ce syndrome élargit le spectre des troubles du développement liés à des déficiences en récepteurs de facteurs de croissance.

Limites

La prévalence exacte du syndrome GRACE dans la population générale reste inconnue. L'étude se base sur une cohorte de patients avec fentes orofaciales, ce qui peut introduire un biais de sélection. Les mécanismes moléculaires sous-jacents aux phénotypes spécifiques (ex: atteinte auditive) ne sont pas entièrement élucidés.

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Analyse transcriptomique dans les troubles du spectre autistique suggère trois sous-types moléculaires avec des profils phénotypiques distincts et des voies fonctionnellesTranscriptomic analysis in autism spectrum disorder suggests three molecular subtypes with distinct phenotypic profiles and functional pathways.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude analyse les données de séquençage d'ARN de 1711 échantillons de TSA en utilisant une factorisation non négative de matrices (NMF) non supervisée pour identifier des sous-types moléculaires. Trois sous-types ont été identifiés : le cluster 1 présente des comportements restreints et répétitifs sévères, le cluster 3 des déficits en communication sociale, et le cluster 2 des symptômes plus légers avec une meilleure fonction cognitive. L'analyse différentielle de l'expression génique relie les clusters 1 et 3 à des dysfonctionnements du système nerveux, tandis que le cluster 2 est associé à des processus immunitaires. Les résultats sont validés dans deux cohortes indépendantes. Ces sous-types distincts aident à comprendre l'hétérogénéité du TSA et orientent vers des stratégies thérapeutiques personnalisées.

Points clés

Trois sous-types moléculaires distincts du TSA ont été identifiés à partir de données transcriptomiques de 1711 échantillons. Le cluster 1 se caractérise par des comportements restreints et répétitifs sévères, le cluster 3 par des déficits de communication sociale, et le cluster 2 par des symptômes plus légers et une meilleure cognition. Les clusters 1 et 3 sont associés à des dysfonctionnements du système nerveux et à la morphogenèse des structures de ramification, tandis que le cluster 2 est lié à des processus immunitaires. Les profils d'expression génique varient entre les régions cérébrales, les stades de développement et les types cellulaires. Les résultats ont été reproduits dans deux ensembles de données indépendants, confirmant la robustesse des sous-types.

Implications cliniques

Permet d'identifier des sous-types biologiques du TSA avec des profils cliniques distincts, facilitant un diagnostic plus précis. Ouvre la voie à des stratégies thérapeutiques personnalisées ciblant les voies moléculaires spécifiques à chaque sous-type. Les cliniciens pourraient, à terme, utiliser des signatures transcriptomiques pour adapter les interventions (ex : cibler les comportements répétitifs ou les déficits sociaux). Souligne l'importance de considérer l'hétérogénéité du TSA dans la recherche et la pratique clinique, avec un potentiel pour des traitements pharmacologiques ou comportementaux différenciés.

Limites

L'étude repose sur des données transcriptomiques issues de tissus post-mortem ou de sang périphérique, ce qui ne reflète pas nécessairement l'expression génique cérébrale à tous les stades. L'échantillon est principalement d'origine européenne, limitant la généralisation à d'autres populations. La classification en sous-types peut ne pas capturer toute l'hétérogénéité, et d'autres sous-types pourraient exister. L'absence de données longitudinales ne permet pas d'évaluer la stabilité des sous-types au cours du développement. Les analyses fonctionnelles sont basées sur des annotations de bases de données, qui peuvent être incomplètes.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Efficacité et mécanismes d'action des interventions basées sur application pour améliorer la santé mentale et le bien-être au travail : essai contrôlé randomiséThe Effectiveness and Mechanisms of Action of App-Based Interventions for Improving Mental Health and Workplace Well-Being: Randomized Controlled Trial.

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Résumé IA

Cette étude randomisée contrôlée a évalué l'efficacité d'interventions par application (entraînement des fonctions exécutives ou TCC autoguidée) chez 228 participants présentant des symptômes légers à modérés de dépression et d'anxiété, recrutés en ligne. L'entraînement des fonctions exécutives a réduit les symptômes anxieux et dépressifs à 12 semaines de suivi, mais pas immédiatement après l'intervention, et n'a pas affecté le bien-être au travail. L'application TCC a amélioré le bien-être au travail, mais pas les symptômes. Les améliorations des fonctions exécutives n'ont pas médié les changements symptomatiques. L'adhésion auto-rapportée était élevée, mais l'attrition au suivi était importante (58 %).

Points clés

L'entraînement des fonctions exécutives via application réduit significativement les symptômes d'anxiété (p=0,004) et de dépression (p=0,02) à 12 semaines, mais pas à la fin de l'intervention de 4 semaines. L'application TCC autoguidée n'a pas réduit les symptômes dépressifs ou anxieux, mais a amélioré le bien-être au travail à la fois en post-intervention et au suivi. Les changements dans les fonctions exécutives n'ont pas médié les améliorations des symptômes ou du bien-être, suggérant d'autres mécanismes d'action. L'adhésion auto-rapportée était élevée (89% pour l'entraînement exécutif, 96% pour la TCC), mais l'attrition au suivi était de 58%. L'étude suggère un potentiel des applications d'entraînement cognitif pour gérer les symptômes anxio-dépressifs en population active.

Implications cliniques

Les cliniciens peuvent considérer les applications d'entraînement des fonctions exécutives comme un complément potentiel pour réduire les symptômes d'anxiété et de dépression, avec un effet différé dans le temps. Les applications TCC autoguidées pourraient être proposées pour améliorer le bien-être au travail, bien que leur impact sur les symptômes cliniques soit limité. L'absence de médiation par les fonctions exécutives indique que les mécanismes d'action diffèrent probablement de ceux attendus une évaluation plus fine des processus cognitifs est nécessaire. L'attrition élevée souligne la nécessité de stratégies pour améliorer l'engagement et le suivi à long terme dans les interventions numériques.

Limites

Taux d'attrition élevé au suivi (58 %), ce qui peut biaiser les résultats et limiter la généralisabilité. Adhésion mesurée par auto-évaluation uniquement, sans vérification objective de l'utilisation réelle des applications. La durée courte de l'intervention (4 semaines) peut être insuffisante pour observer des effets cliniques complets ou des changements dans les fonctions exécutives. Les participants présentant des symptômes légers à modérés uniquement les résultats ne s'appliquent pas aux troubles sévères. L'absence de groupe contrôle actif (autre type d'intervention non liée) limite la comparaison des effets spécifiques.

Niveau de preuve

Élevé

NeuropsychologieAnglaisSource tier 1

Association des espaces périvasculaires visibles en IRM avec le déclin cognitif longitudinal sur une décennieAssociation of MRI-Visible Perivascular Spaces With Longitudinal Cognitive Decline Over a Decade.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude longitudinale a examiné l'association entre le volume des espaces périvasculaires (PVS) visibles en IRM au niveau des ganglions de la base et le déclin cognitif sur 11 ans chez 750 participants âgés sans AVC ni démence. Les résultats montrent qu'un volume élevé de PVS est associé indépendamment à un déclin plus rapide des fonctions exécutives et des compétences visuospatiales, après ajustement pour d'autres marqueurs de la maladie des petits vaisseaux. Ces données suggèrent que les PVS pourraient être un biomarqueur utile pour prédire le déclin cognitif lié au vieillissement.

Points clés

Un volume élevé de PVS dans les ganglions de la base est associé à un déclin cognitif longitudinal plus rapide sur 11 ans. L'association est indépendante des autres marqueurs de la maladie des petits vaisseaux cérébraux (hyperintensités de la substance blanche, lacunes, microhémorragies). Les domaines cognitifs touchés incluent principalement les fonctions exécutives et les compétences visuospatiales. Les PVS pourraient représenter un marqueur émergent spécifique du déclin cognitif lié au vieillissement.

Implications cliniques

Le volume des PVS en IRM pourrait être utilisé comme biomarqueur pour identifier les individus à risque de déclin cognitif. L'évaluation des PVS pourrait améliorer la compréhension des contributions vasculaires aux troubles cognitifs chez les personnes âgées. Ces résultats soulignent la nécessité de considérer les PVS comme une cible potentielle pour des interventions visant à préserver les fonctions cognitives.

Limites

La causalité ne peut être établie en raison du caractère observationnel de l'étude. Les PVS n'ont été mesurés qu'à l'inclusion, sans suivi longitudinal de leur évolution. L'échantillon est majoritairement blanc et issu d'un seul centre, ce qui limite la généralisation. D'autres facteurs confondants non mesurés pourraient influencer les résultats.

Niveau de preuve

Élevé

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Risque de déclin cognitif chez les joueurs de football professionnels après des impacts sub-commotionnels répétés : une revue systématique et méta-analyseRisk of Cognitive Decline in Professional Soccer Players after Repetitive Subconcussive Impacts: A Systematic Review and Meta-analysis.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue systématique et méta-analyse de 28 études quantifie l'association entre les headers répétés au football et le déclin cognitif. Les résultats montrent une augmentation significative des odds de sous-performance cognitive globale (OR 1,67) et des déficits dans les domaines visuospatiaux, de la mémoire verbale, de l'attention, de la vitesse de traitement, des fonctions exécutives et de la cognition composite, avec une hétérogénéité modérée. Les analyses de sensibilité confirment la robustesse des résultats, suggérant que l'exposition sub-commotionnelle cumulative est un facteur de risque indépendant de déclin cognitif mesurable.

Points clés

Les headers répétés au football sont associés à une augmentation significative du risque de sous-performance cognitive globale (OR 1,67, IC 95% 1,61-1,72). Des déficits cognitifs cohérents sont observés dans six domaines spécifiques : visuospatial, mémoire verbale, attention, vitesse de traitement, fonctions exécutives et cognition composite. Les résultats restent significatifs après correction du biais de publication (OR ajusté 1,49), indiquant une association robuste. L'hétérogénéité modérée (I² ≈ 34%) suggère une variabilité entre études, mais la direction de l'effet est uniforme.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient considérer l'exposition aux headers comme un facteur de risque cumulatif de déclin cognitif chez les footballeurs. Un suivi neuropsychologique régulier pourrait être recommandé pour les joueurs professionnels ayant une exposition élevée aux headers. Des stratégies de prévention, comme la limitation des headers à l'entraînement ou l'utilisation de protections, pourraient être envisagées pour réduire les risques. Les résultats soutiennent l'importance d'une surveillance longitudinale des fonctions cognitives dans les sports à impact répété.

Limites

La plupart des études incluses sont transversales, limitant les inférences causales. Les mesures d'exposition aux headers sont hétérogènes et souvent basées sur des auto-déclarations. Un possible biais de sélection existe car les joueurs avec des antécédents de commotion cérébrale n'ont pas toujours été exclus. L'analyse n'a pas pu contrôler pour les facteurs confusionnels comme le niveau d'éducation, l'âge ou les comorbidités.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

L'axe mTOR-Dop1a-Agpat2 régule l'homéostasie des phospholipides nucléaires.The mTOR-Dop1a-Agpat2 axis regulates nuclear phospholipid homeostasis.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude décrit le rôle de Dop1a dans la régulation de l'abondance des phospholipides dans les membranes nucléaires sous le contrôle de la signalisation mTOR. En condition de carence en acide lysophosphatidique, Dop1a se localise aux pores nucléaires et supprime la synthèse des phospholipides en se liant à AGPAT2. La perte de Dop1a entraîne une surproduction de phospholipides et la formation de gouttelettes lipidiques nucléaires, perturbant l'entrée dans le cycle cellulaire. Dop1a est fortement exprimée dans les neurones et essentielle au développement neurocomportemental chez la souris ; des mutations de DOP1A sont identifiées chez des patients atteints de troubles du neurodéveloppement.

Points clés

Dop1a contrôle l'abondance des phospholipides dans les membranes nucléaires via la voie mTOR. En carence de LPA, Dop1a se localise aux complexes de pores nucléaires et réprime la synthèse des PL en se liant à AGPAT2. La perte de Dop1a augmente la production de PL, formant des gouttelettes lipidiques nucléaires et perturbant le cycle cellulaire. Dop1a est exprimée dans les neurones et cruciale pour le développement neurologique chez la souris. Des mutations de DOP1A sont associées à des troubles neurodéveloppementaux humains.

Implications cliniques

Identification d'une nouvelle voie moléculaire (mTOR-Dop1a-Agpat2) potentiellement ciblable pour les troubles neurodéveloppementaux. La compréhension du métabolisme des PL nucléaires pourrait fournir des biomarqueurs pour les TND. Des stratégies thérapeutiques modulant Dop1a ou le métabolisme lipidique pourraient être explorées.

Limites

L'étude repose principalement sur des modèles cellulaires et murins la pertinence humaine directe nécessite une validation supplémentaire. Le lien précis entre les gouttelettes lipidiques nucléaires et les phénotypes comportementaux n'est pas entièrement élucidé. La taille de l'échantillon de patients porteurs de mutations DOP1A peut être limitée.

Niveau de preuve

Élevé

Autisme / TSAAnglaisSource tier 1

Intégration multi-omique implique un axe CTSB/ITIH-MEC dans le trouble du spectre autistiqueIntegrative multi-omics implicates a CTSB/ITIH-ECM axis in autism spectrum disorder.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude utilise une randomisation mendélienne intégrative et des données multi-omiques pour identifier les protéines causalement associées au trouble du spectre autistique (TSA), mettant en évidence un axe lié à la matrice extracellulaire (MEC) avec un effet promoteur de risque pour CTSB et des effets protecteurs pour ITIH3 et ITIH4. L'analyse de snRNA-seq révèle une dérégulation spécifique de ces gènes dans les populations neuronales et gliales du cortex TSA. Une évaluation de la drugabilité identifie le séocalcitol comme ligand à haute affinité pour CTSB, ouvrant des pistes thérapeutiques.

Points clés

42 protéines présentent des associations causales putatives avec le TSA par randomisation mendélienne protéomique. Huit cibles à haute confiance sont priorisées : ITIH3, ITIH4, CTSB, MDH1, MANBA, LRRC37A2, ESAM et NMB. L'analyse de snRNA-seq montre une dérégulation de ces gènes spécifique aux types cellulaires neuronaux et gliaux. Des analyses convergentes impliquent une perturbation de l'homéostasie de la matrice extracellulaire, médiée par le métabolisme des sphingolipides. CTSB est associé à un risque accru de TSA, tandis qu'ITIH3 et ITIH4 présentent des effets protecteurs. Le séocalcitol est identifié comme un ligand à haute affinité pour CTSB, suggérant un potentiel de repositionnement de médicament.

Implications cliniques

Le ciblage pharmacologique de CTSB (par exemple, avec le séocalcitol) pourrait représenter une nouvelle approche thérapeutique pour le TSA. Les protéines ITIH3 et ITIH4 pourraient servir de biomarqueurs protecteurs ou de cibles pour des interventions visant à renforcer l'intégrité de la matrice extracellulaire. La validation clinique est nécessaire avant toute application, notamment via des essais contrôlés randomisés ou des études de cohortes longitudinales.

Limites

Les analyses de randomisation mendélienne reposent sur des hypothèses fortes (notamment l'absence de pléiotropie horizontale) qui peuvent ne pas être entièrement vérifiées. Les données multi-omiques utilisées proviennent de populations d'ascendance européenne, limitant la généralisabilité à d'autres groupes ethniques. Les résultats de docking moléculaire sont prédictifs et nécessitent une validation expérimentale in vitro et in vivo.

Niveau de preuve

Élevé

NeurosciencesAnglaisSource tier 1

Signatures neurales et moléculaires de l'insomnie : aperçus de la cartographie différentielle signée et de l'analyse de l'expression géniqueNeural-molecular signatures of insomnia: Insights from signed differential mapping and gene expression analysis.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

L'insomnie présente une hétérogénéité dans les résultats de neuroimagerie. Cette étude a identifié les dysfonctionnements neuronaux communs et spécifiques aux états de repos et de tâche, ainsi que leurs corrélats transcriptomiques. Une méta-analyse coordonnée de 29 études IRMf (2579 participants) a révélé trois réseaux perturbés : hyperactivité du réseau de saillance, hypoactivité du réseau du mode par défaut et dysfonctionnement exécutif. L'hypoactivation du gyrus frontal inférieur droit (rIFG) était la seule anomalie commune aux deux états, liée au contrôle inhibiteur, à la mémoire de travail et à l'attention. L'analyse transcriptomique a associé ces altérations à des gènes de signalisation synaptique et du métabolisme des glucides. Ces résultats délimitent des signatures neuronales état-communes et état-spécifiques de l'insomnie.

Points clés

L'insula et le gyrus fusiforme sont hyperactifs au repos, tandis que le cortex cingulaire antérieur est hypoactif en tâche. L'hypoactivation du rIFG est la seule anomalie commune aux états de repos et de tâche. Cette altération du rIFG est associée au contrôle inhibiteur, à la mémoire de travail et à l'attention. Les voies moléculaires impliquées incluent la signalisation synaptique et le métabolisme des glucides.

Implications cliniques

L'hypoactivation du rIFG pourrait être une cible pour des interventions d'entraînement cognitif ou de neuromodulation. Les signatures transcriptomiques ouvrent des pistes pour des traitements pharmacologiques personnalisés. Ces résultats soulignent l'importance de l'évaluation des fonctions exécutives dans l'insomnie.

Limites

Les méta-analyses coordonnées ne capturent pas toute l'hétérogénéité individuelle. Les études incluses sont transversales, limitant les inférences causales. L'analyse transcriptomique repose sur des données post-mortem, non directement issues des sujets IRMf.

Niveau de preuve

Élevé

NeurodéveloppementAnglaisSource tier 1

Augmentation de la puissance des pulsations intracrâniennes à très basse fréquence dans les régions cérébrales centrales de jeunes adultes à haut fonctionnement avec trouble du spectre autistiqueIncreased intracranial very low frequency pulsation power in central brain regions of high-functioning young adults with autism spectrum disorder.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a utilisé l'IRM fonctionnelle à ultra-haute vitesse pour comparer les pulsations cérébrales à très basse fréquence (VLF ≤ 0,1 Hz) chez 18 jeunes adultes avec TSA et 19 témoins neurotypiques. Les résultats montrent une augmentation significative de la puissance VLF dans les noyaux gris sous-corticaux et la substance blanche du groupe TSA, suggérant une altération de la dynamique neurofluidique. La puissance VLF individuelle a permis une bonne discrimination entre les groupes (AUC 75-93%).

Points clés

Les pulsations VLF sont significativement plus élevées dans les régions sous-corticales et la substance blanche chez les adultes avec TSA comparés aux témoins. La puissance VLF individuelle discrimine avec une bonne précision (AUC 75-93%) les sujets TSA des témoins. L'augmentation de la puissance VLF pourrait refléter une altération de la force motrice de la dynamique neurofluidique cérébrale dans le TSA.

Implications cliniques

La mesure des pulsations VLF par IRMf pourrait devenir un biomarqueur potentiel pour le diagnostic du TSA. Ces résultats ouvrent la voie à une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques sous-jacents aux anomalies de fluidique cérébrale dans le TSA. L'identification de marqueurs non invasifs basés sur la neuroimagerie pourrait améliorer la précision diagnostique et le suivi des interventions.

Limites

Taille d'échantillon modeste (18 TSA, 19 témoins), nécessitant réplication sur des cohortes plus larges. Étude transversale ne permettant pas de déterminer le caractère causal ou prédictif des anomalies observées. Les participants sont des adultes à haut fonctionnement, limitant la généralisation à d'autres sous-groupes de TSA. Absence de données sur les comorbidités ou les traitements médicamenteux pouvant influencer les pulsations cérébrales.

Niveau de preuve

Élevé