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TDAHAnglaisSource tier 1

Esters organophosphorés liés aux PM2.5 et symptômes du trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité chez l'enfant : une étude populationnelle en ChinePM2.5-bound organophosphate esters and childhood attention-deficit hyperactivity disorder symptoms: A population-based study from China.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude populationnelle menée dans le delta de la rivière des Perles en Chine a inclus 131 412 enfants âgés de 6 à 18 ans. L'exposition aux esters organophosphorés (OPE) liés aux PM2.5 a été quantifiée à partir d'échantillons d'air ambiant dans les écoles, et les symptômes de TDAH ont été évalués via des échelles parentales DSM-IV. Les résultats montrent qu'une exposition élevée à certains OPE (notamment le phosphate de triphényle, le tris(2-éthylhexyl)phosphate, le tris(1,3-dichloroisopropyl)phosphate et le tris(3,4-diméthylphényl)phosphate) est associée à une augmentation significative des odds de symptômes de TDAH, avec des odds ratios allant de 1,45 à 1,75 par écart interquartile. Les associations étaient similaires pour les différents sous-types de TDAH, et les analyses stratifiées n'ont pas révélé de modification d'effet cohérente selon l'âge, le sexe ou l'allaitement.

Points clés

L'exposition aux esters organophosphorés (OPE) liés aux PM2.5 est associée à un risque accru de symptômes de TDAH chez les enfants de 6 à 18 ans en Chine. Les associations les plus fortes concernent le phosphate de triphényle (TPHP), le tris(2-éthylhexyl)phosphate (TEHP) et le tris(1,3-dichloroisopropyl)phosphate (TDCIPP). Les résultats sont similaires entre les sous-types de TDAH et ne sont pas modifiés de manière cohérente par l'âge, le sexe ou l'histoire d'allaitement. L'étude suggère une fenêtre de vulnérabilité développementale et soulève des inquiétudes de santé publique concernant les contaminants atmosphériques.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être informés du lien potentiel entre la pollution atmosphérique (notamment les OPE) et les symptômes de TDAH, ce qui peut influencer le conseil aux familles sur les expositions environnementales. Les résultats soutiennent l'importance d'une approche multidisciplinaire incluant la santé environnementale dans l'évaluation et la prise en charge du TDAH. Ils incitent à la prudence dans l'interprétation des scores de TDAH chez les enfants vivant dans des zones à forte pollution, et à envisager des interventions de réduction de l'exposition.

Limites

L'étude est observationnelle et ne permet pas d'établir un lien de causalité direct entre les OPE et le TDAH. Les symptômes de TDAH ont été rapportés par les parents, ce qui peut introduire un biais de déclaration. L'exposition aux OPE a été estimée à partir d'échantillons ponctuels dans les écoles, ne reflétant pas nécessairement l'exposition individuelle totale.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Effets de l'exercice à long terme sur les fonctions exécutives chez les enfants et adolescents avec trouble déficit de l'attention/hyperactivité : une méta-analyse à trois niveaux d'essais contrôlés randomisésIntervention effects of long-term exercise on executive function in children and adolescents with attention-deficit hyperactivity disorder: a three-level meta-analysis of randomised controlled trials.

RevueNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette méta-analyse à trois niveaux synthétise les résultats de 15 essais contrôlés randomisés examinant l'effet de l'exercice physique à long terme sur les fonctions exécutives des enfants et adolescents atteints de TDAH. Les résultats indiquent une amélioration significative des fonctions exécutives (g de Hedges = -0,52 ; IC 95 % : -0,87 à -0,18 ; p = 0,003), bien que la certitude des preuves soit faible. La durée de l'intervention et l'âge des participants modèrent cet effet.

Points clés

L'exercice à long terme améliore les fonctions exécutives des enfants et adolescents avec TDAH, avec une taille d'effet modérée. L'effet est modéré par la durée de l'intervention et l'âge des participants. La certitude des preuves est faible selon l'outil GRADE. Trois tailles d'effet influentes ont été identifiées et retirées pour l'estimation principale.

Implications cliniques

L'intégration d'un programme d'exercice physique régulier pourrait être bénéfique pour les fonctions exécutives des patients TDAH jeunes. Les cliniciens devraient considérer l'âge et la durée de l'intervention lors de la prescription d'exercice. Les résultats sont prometteurs mais doivent être interprétés avec prudence en raison de la faible certitude des preuves.

Limites

La faible certitude des preuves limite la confiance dans l'estimation de l'effet. Un nombre limité de tailles d'effet dans certains sous-groupes (âge, durée) rend les analyses modératrices exploratoires. L'hétérogénéité entre les études et le possible biais de publication non évalué explicitement.

Niveau de preuve

Revue

TDAHAnglaisSource tier 1

Le trouble de déficit de l'attention/hyperactivité à début à l'âge adulte comme neuroadaptation : repenser l'attention dans l'environnement moderne.Adult-onset attention-deficit/hyperactivity disorder as neuroadaptation: rethinking attention in the modern environment.

FaibleNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet article examine l'augmentation des diagnostics de TDAH chez l'adulte à travers une perspective biopsychosociale, suggérant que ces diagnostics pourraient refléter des réponses neuroadaptatives à l'économie de l'attention. Les frontières entre trouble neurodéveloppemental et détresse environnementale deviennent floues, avec un stress psychosocial chronique et une surstimulation numérique imitant les symptômes du TDAH. L'utilisation de médicaments pour le TDAH est vue comme une tentative de contrer les exigences attentionnelles des plateformes en ligne.

Points clés

Les diagnostics de TDAH chez l'adulte augmentent, remettant en question la distinction entre trouble neurodéveloppemental et détresse neuroadaptative. Le stress psychosocial chronique et la surstimulation environnementale peuvent provoquer des symptômes similaires au TDAH. L'économie de l'attention (compétition des entreprises en ligne) contribue à une surcharge cognitive et à des difficultés attentionnelles. L'utilisation de médicaments pour le TDAH pourrait représenter une tentative de focaliser l'attention face aux exigences des médias sociaux.

Implications cliniques

Il est important de distinguer un TDAH neurodéveloppemental d'un syndrome attentionnel lié à l'environnement moderne lors de l'évaluation clinique. Les cliniciens devraient évaluer l'impact du stress chronique et de l'exposition aux technologies sur les symptômes attentionnels. Le traitement médicamenteux pourrait être moins indiqué si les symptômes sont principalement réactionnels à l'environnement.

Limites

L'article est un commentaire, non une étude empirique, limitant la généralisabilité. La notion de 'neuroadaptation' reste spéculative et difficile à tester objectivement. L'absence de données longitudinales solides sur le TDAH à l'âge adulte.

Niveau de preuve

Faible

TDAHAnglaisSource tier 1

Paradigme start-stop dans l'apprentissage moteur : vulnérabilité accrue lors de la reprise de la tâche dans le TDAHStart-stop paradigm in motor learning: Higher vulnerability at task resumption in ADHD.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les vulnérabilités motrices aux points de transition (initiation, continuation, reprise après pause) chez des enfants de 9-10 ans avec TDAH (n=48) et avec développement typique (n=48) via un paradigme de lancer de fléchettes. Les résultats montrent une instabilité accrue des performances chez les enfants TDAH, avec des dépendances séquentielles plus nombreuses et un effet 'reverse hot hand' plus marqué lors de la reprise après pause. Les déficits d'attention, de mémoire de travail et de recalibrage moteur expliqueraient ces difficultés. Les interventions motrices devraient cibler spécifiquement les transitions.

Points clés

Les enfants avec TDAH présentent une instabilité motrice plus importante lors des transitions entre essais. Un effet 'reverse hot hand' (baisse de performance après une pause) est observé dans les deux groupes, mais il est plus marqué dans le groupe TDAH. La reprise de la tâche après un arrêt constitue un moment critique de vulnérabilité motrice chez les enfants avec TDAH. Les déficits sous-jacents incluent l'attention, la mémoire de travail et le recalibrage des paramètres moteurs. Les interventions devraient se concentrer sur la stabilisation des performances aux transitions plutôt que sur le volume global de pratique.

Implications cliniques

Les programmes de rééducation motrice pour les enfants TDAH devraient inclure des exercices spécifiques de transition entre tâches ou après des pauses. Il est recommandé d'évaluer la motricité des enfants TDAH non seulement en continu mais aussi lors des reprises d'activité. Les stratégies d'intervention pourraient intégrer des indices attentionnels ou des routines avant la reprise d'une tâche motrice.

Limites

Échantillon limité à des enfants de 9-10 ans, ne permettant pas la généralisation à d'autres âges. Tâche unique de lancer de fléchettes, ce qui limite la généralisation à d'autres types d'apprentissage moteur. Étude transversale ne permettant pas d'établir un lien de causalité entre les déficits attentionnels et l'instabilité motrice. Absence de données sur les traitements médicamenteux ou comportementaux des participants TDAH qui pourraient influencer les résultats.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Compétence motrice et condition physique chez les enfants et adolescents avec TDAH : une étude comparative avec des pairs au développement typiqueMotor Competence and Physical Fitness in Children and Adolescents With ADHD: A Comparative Study with Typically Developing Peers.

FaibleNiveau de preuveJournal of Autism and Developmental DisordersSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare la compétence motrice et la condition physique d'enfants et adolescents avec TDAH (diagnostic DSM-5) à celles de pairs au développement typique, recrutés dans une même école en Espagne. La compétence motrice a été évaluée avec la batterie MABC-2 et la condition physique avec des tests EUROFIT (10×5 navette, saut en longueur, souplesse). Les résultats montrent une compétence motrice inférieure chez les jeunes avec TDAH, particulièrement marquée pour l'équilibre chez les adolescents. Aucune différence significative n'a été observée pour la condition physique. Les auteurs soulignent la nécessité de recherches futures avec des échantillons plus larges et stratifiés par âge.

Points clés

Les enfants et adolescents avec TDAH présentent une compétence motrice globale inférieure à celle de leurs pairs au développement typique. Cette différence est particulièrement prononcée pour les épreuves d'équilibre chez les adolescents. Aucune différence significative n'est observée pour les tests de condition physique (vitesse, force, souplesse). Les données proviennent d'un seul établissement scolaire espagnol, limitant la généralisation.

Implications cliniques

Les interventions pour le TDAH devraient inclure un volet ciblant les habiletés motrices, en particulier l'équilibre chez les adolescents. L'évaluation systématique de la compétence motrice pourrait être utile en clinique pour adapter la prise en charge. La condition physique ne semble pas altérée, ce qui pourrait orienter les efforts vers des activités de coordination plutôt que de simple endurance.

Limites

Échantillon de taille modeste et provenant d'une seule école, limitant la représentativité. Évaluation de la condition physique restreinte à trois tests (navette, saut, souplesse), ne couvrant pas tous les aspects. Absence de données longitudinales ou d'analyse des effets du traitement médicamenteux. Les critères d'inclusion basés sur la santé cognitive et physique peuvent introduire un biais de sélection.

Niveau de preuve

Faible

TDAHAnglaisSource tier 1

Qu'est-ce qui prédit la littératie sur le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité chez les enseignants du primaire ?What Predicts Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder Literacy in Primary Schoolteachers?

FaibleNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale menée auprès de 303 enseignants du primaire en Inde révèle que 98,7 % d'entre eux ont un faible niveau de connaissances sur le TDAH. Les prédicteurs significatifs de la littératie en santé mentale sont la zone scolaire (urbaine vs rurale) et la taille moyenne des classes. Les résultats soulignent l'urgence de formations ciblées pour améliorer le repérage et l'accompagnement des élèves TDAH.

Points clés

98,7 % des enseignants présentaient un faible niveau de connaissances sur le TDAH. Les facteurs prédictifs significatifs étaient la zone scolaire (AOR = 3,40) et la taille moyenne des classes (AOR = 2,38). Aucune association significative n'a été trouvée avec l'expérience d'enseignement ou le sexe. L'étude a utilisé l'échelle validée KADDS pour mesurer les connaissances.

Implications cliniques

Nécessité de programmes de formation obligatoires sur le TDAH pour les enseignants du primaire, en particulier dans les zones rurales. Amélioration potentielle du repérage précoce et de l'orientation des enfants vers des soins spécialisés. Les efforts de formation devraient cibler spécifiquement les enseignants de classes à effectifs réduits.

Limites

Étude transversale ne permettant pas d'établir de relations causales. Échantillon limité à deux sous-districts du Kerala, en Inde, limitant la généralisabilité. Utilisation de données auto-déclarées, pouvant introduire un biais de désirabilité sociale.

Niveau de preuve

Faible

TDAHAnglaisSource tier 1

Trouble du déficit de l'attention avec/sans hyperactivité et utilisation de snus avant et en début de grossesseAttention-deficit/hyperactivity disorder and snuff use prior to and early in pregnancy.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude suédoise basée sur les registres de population a examiné l'association entre le TDAH diagnostiqué et l'utilisation de snus (tabac à sucer) avant et en début de grossesse chez les femmes ayant accouché entre 2000 et 2020. Les résultats montrent que les femmes avec TDAH ont une probabilité accrue d'utiliser du snus avant la grossesse (OR ajusté = 1,89), en début de grossesse (OR = 2,43) et d'être des utilisatrices persistantes (OR = 2,39) comparées aux femmes sans TDAH. Les associations étaient plus fortes chez les femmes sans dépression, anxiété ou troubles liés à l'utilisation de substances. Ces résultats soulignent le besoin d'interventions ciblées pour prévenir l'usage de nicotine chez les jeunes femmes avec TDAH.

Points clés

Les femmes avec TDAH ont un risque accru d'utiliser du snus avant et pendant la grossesse. L'association persiste après ajustement pour les facteurs sociodémographiques. Les associations les plus fortes sont observées chez les femmes sans comorbidités psychiatriques (dépression, anxiété, troubles liés à l'utilisation de substances). L'étude utilise des données de registres suédois sur 20 ans, avec un large échantillon populationnel.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient systématiquement dépister l'usage de tabac sans fumée (snus) chez les femmes enceintes ou envisageant une grossesse ayant un TDAH. Des interventions anti-tabac ciblées sur les jeunes femmes avec TDAH sont nécessaires, en particulier avant et pendant la grossesse. L'intégration des soins du TDAH et de la prévention du tabagisme est recommandée pour réduire les risques pour la mère et l'enfant.

Limites

L'utilisation de snus est auto-déclarée, ce qui peut entraîner un biais de mémoire ou de désirabilité sociale. L'étude observationnelle ne permet pas d'établir une relation causale entre le TDAH et l'usage de snus. Les résultats proviennent de registres suédois et pourraient ne pas être généralisables à d'autres populations. Aucune information n'est disponible sur la sévérité du TDAH ou les types de traitement reçu.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Effets génétiques directs et indirects sur les traits de TDAH chez l'enfant au début et au milieu de l'enfance : analyses pangénomiques de traits complexes sur trios dans une grande cohorte norvégienne de registre des naissancesDirect and Indirect Genetic Effects on Child ADHD Traits in Early and Mid-Childhood: Trio Genome-Wide Complex Trait Analyses in a Large Norwegian Birth Registry Cohort.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a analysé des trios génotypés (enfant, mère, père) de la cohorte norvégienne MoBa (12 374 trios à 5 ans, 12 714 à 8 ans) pour estimer les effets génétiques directs et indirects sur les traits de TDAH chez l'enfant. À 5 ans, des effets indirects maternels ont été observés mais les comparaisons de modèles n'ont pas soutenu leur présence. À 8 ans, des effets directs et indirects maternels ont été estimés avec de grandes incertitudes. Globalement, aucune preuve claire d'effets génétiques indirects sur les scores totaux de TDAH n'a été trouvée.

Points clés

L'étude a utilisé des données de trios (enfant, mère, père) de la cohorte norvégienne MoBa. Des effets génétiques indirects maternels sur les traits de TDAH ont été observés à l'âge de 5 ans, mais les comparaisons de modèles n'ont pas soutenu leur présence. À l'âge de 8 ans, des effets directs et indirects maternels ont été estimés, mais avec de grandes erreurs types. Les analyses n'ont pas trouvé de preuves claires d'effets génétiques indirects sur les scores totaux de TDAH. Les effets indirects pourraient être plus difficiles à estimer avec précision que les effets spécifiques aux sous-domaines.

Implications cliniques

Cette étude n'apporte pas de preuve solide d'effets génétiques indirects parentaux sur le TDAH de l'enfant, ce qui suggère que les interventions familiales basées sur le génotype parental pourraient ne pas avoir d'impact direct sur les traits de TDAH. La difficulté à estimer les effets indirects souligne la complexité de l'architecture génétique du TDAH et la nécessité de plus grandes cohortes. Les résultats ne soutiennent pas l'utilisation d'informations génétiques parentales pour prédire le risque de TDAH chez l'enfant à l'heure actuelle.

Limites

Les grandes erreurs types ont entravé l'inférence fiable sur l'importance relative des effets spécifiques. Les comparaisons de modèles ont favorisé les modèles sans effets indirects, ce qui limite la confiance dans les résultats. L'échantillon est limité aux individus d'ascendance européenne, ce qui réduit la généralisabilité. Les traits de TDAH ont été mesurés par des évaluations parentales, ce qui pourrait introduire des biais.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Flexibilité cognitive, empathie et auto-efficacité sociale chez les enfants TDAH et leurs parents : un modèle d'interdépendance acteur-partenaireCognitive flexibility, empathy and social self-efficacy in children with ADHD and their parents: An actor-partner interdependence model.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les associations entre la flexibilité cognitive, l'empathie et l'auto-efficacité sociale au sein de dyades parent-enfant, incluant 59 enfants avec TDAH (8-13 ans) et 50 enfants témoins. En utilisant le modèle d'interdépendance acteur-partenaire (APIM) avec estimation bayésienne, les résultats montrent que chez les enfants TDAH, la flexibilité cognitive est positivement liée à l'empathie et à l'auto-efficacité sociale, l'empathie jouant un rôle médiateur. Chez les parents d'enfants TDAH, la flexibilité cognitive est associée à une meilleure auto-efficacité sociale, mais leur empathie est négativement liée à leur propre auto-efficacité sociale. Des effets partenaires ont également été observés : l'empathie de l'enfant améliore l'auto-efficacité sociale du parent, tandis que l'empathie du parent diminue celle de l'enfant. Ces résultats soulignent l'importance de la flexibilité cognitive et les effets contrastés de l'empathie dans les interactions sociales des familles touchées par le TDAH.

Points clés

Chez les enfants TDAH, la flexibilité cognitive est positivement associée à l'empathie et à l'auto-efficacité sociale. L'empathie des enfants TDAH médiatise la relation entre leur flexibilité cognitive et leur auto-efficacité sociale. Chez les parents d'enfants TDAH, la flexibilité cognitive est liée à une meilleure auto-efficacité sociale, mais leur empathie est négativement associée à celle-ci. L'empathie des enfants TDAH est positivement associée à l'auto-efficacité sociale des parents. L'empathie des parents d'enfants TDAH est négativement associée à l'auto-efficacité sociale de leur enfant.

Implications cliniques

Les interventions visant à améliorer la flexibilité cognitive chez les enfants TDAH pourraient renforcer leur empathie et leur auto-efficacité sociale. L'empathie parentale élevée pourrait avoir un effet paradoxal sur l'auto-efficacité sociale de l'enfant TDAH, suggérant un besoin de soutien parental ajusté. Ces résultats encouragent une prise en charge dyadique incluant à la fois l'enfant et le parent dans les programmes d'entraînement aux compétences sociales.

Limites

Taille d'échantillon modeste (109 dyades) limitant la généralisation. Utilisation de mesures auto-rapportées pouvant introduire un biais de réponse. Conception transversale ne permettant pas d'inférer des relations causales. Absence de suivi longitudinal pour évaluer l'évolution des associations.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Caractéristiques cliniques et devenirs des intoxications pédiatriques au méthylphénidate : une étude monocentrique sur cinq ansClinical characteristics and outcomes of pediatric methylphenidate intoxication: a five-year single-center study.

FaibleNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude rétrospective menée dans un service d'urgences pédiatriques tertiaire entre 2020 et 2024 a inclus 32 enfants de moins de 18 ans après une ingestion excessive de méthylphénidate. 72% étaient des filles et 84% des intoxications étaient intentionnelles. La dose moyenne ingérée était de 5,7 mg/kg. Des symptômes cliniques sont survenus chez 41% des patients : tachycardie (38%), hypertension légère (34%), agitation (22%) et convulsions (16%). La majorité des cas étaient bénins avec résolution en 12 heures, mais un jeune enfant a présenté des manifestations neuropsychiatriques sévères nécessitant une surveillance étroite avec récupération complète en 48 heures. Aucune association significative n'a été trouvée entre l'âge, le sexe, la décontamination gastro-intestinale ou la dose ingérée et le développement de symptômes.

Points clés

41% des enfants ayant ingéré une dose excessive de méthylphénidate ont développé des symptômes cliniques. Les symptômes les plus fréquents étaient tachycardie, hypertension légère, agitation et convulsions. La dose moyenne ingérée était de 5,7 mg/kg, sans corrélation significative avec l'apparition de symptômes. Un cas sévère de manifestations neuropsychiatriques a nécessité une surveillance prolongée mais a récupéré complètement en 48 heures.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent surveiller de près tout enfant après une ingestion excessive de méthylphénidate, même en l'absence de facteurs prédictifs clairs. Bien que la plupart des intoxications soient bénignes, des effets neuropsychiatriques et cardiovasculaires sévères peuvent survenir, justifiant une observation hospitalière d'au moins 12 à 24 heures. La dose ingérée ne prédit pas toujours la gravité clinique une évaluation individuelle est recommandée.

Limites

Étude rétrospective et monocentrique avec un échantillon de petite taille (n=32). Absence de groupe témoin et données manquantes potentielles dans les dossiers médicaux. L'étude n'a pas évalué les formulations à libération prolongée séparément des formulations immédiates. La dose exacte ingérée reposait sur des déclarations, pouvant être imprécise.

Niveau de preuve

Faible

TDAHAnglaisSource tier 1

Tendances de la délivrance de méthylphénidate et inégalités régionales chez les enfants et adolescents en France autour de la réforme de prescription de 2021 : une analyse écologique transversale répétée des données nationales (2014-2024)Trends in methylphenidate dispensing and regional inequalities among children and adolescents in France around the 2021 prescription reform: a repeated cross-sectional ecological analysis of national data (2014-2024).

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude écologique nationale a examiné les tendances de délivrance de méthylphénidate chez les 0-19 ans en France de 2014 à 2024, en tenant compte de la réforme de 2021 élargissant les conditions de prescription. Les données OPENMEDIC et INSEE ont été utilisées. Les résultats montrent un triplement des dispensations sur la période, avec des pentes plus fortes après 2022, mais des disparités régionales persistantes. L'étude interprète ces tendances comme des évolutions contextuelles sans lien causal direct avec la réforme.

Points clés

Les dispensations de méthylphénidate pour 1 000 habitants âgés de 0 à 19 ans ont augmenté dans toutes les 13 régions françaises entre 2014-2019 et 2022-2024. Au niveau national, les dispensations sont passées de 0,058 pour 1 000 en 2014 à 0,189 pour 1 000 en 2024, soit une multiplication par 3,3. La part du méthylphénidate parmi l'ensemble des dispensations psychotropes est passée de 6,30 % en 2014-2019 à 9,09 % en 2022-2024. Les mesures d'inégalité régionale n'ont montré aucune convergence claire après la réforme. Les pentes post-2022 étaient plus raides que les pentes pré-période, mais les estimations de changement de niveau immédiat étaient imprécises. L'étude ne permet pas d'attribuer ces tendances spécifiquement à la réforme de 2021 en raison de la coïncidence avec la pandémie de COVID-19 et d'autres changements dans l'organisation des soins du TDAH.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être conscients de l'augmentation significative des prescriptions de méthylphénidate chez les enfants et adolescents en France, ce qui peut indiquer une meilleure reconnaissance du TDAH mais aussi un possible surdiagnostic ou surtraitement. Les disparités régionales persistantes suggèrent un accès inégal au diagnostic et au traitement du TDAH, nécessitant des actions ciblées pour réduire ces inégalités. La réforme de 2021, bien que non isolable dans ses effets, s'inscrit dans un contexte d'évolution des pratiques, incitant les professionnels à suivre les recommandations actualisées et à évaluer soigneusement chaque indication.

Limites

L'étude est écologique et utilise des données agrégées au niveau régional, ne permettant pas d'analyses individuelles ou de liens de causalité. Les données OPENMEDIC comptent les boîtes délivrées, non les initiations de traitement ni les patients traités, ce qui peut biaiser l'interprétation des tendances. La période de transition 2020-2021 inclut la pandémie de COVID-19, ce qui confond les effets de la réforme avec d'autres facteurs contextuels. L'absence de données sur les diagnostics de TDAH ou les caractéristiques des patients limite l'interprétation clinique des résultats. Les analyses sont descriptives et n'ont pas testé formellement les changements de tendance ou les différences régionales.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Schémas de connectivité EEG dissociables reflétant les dimensions latentes générales et spécifiques du TDAH chez les enfants et adolescentsDissociable EEG connectivity patterns reflect the latent general and specific dimensions of ADHD in children and adolescents.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude analyse les données EEG au repos de 2 284 participants (5-21 ans) issues de la base Healthy Brain Network, couplées à des mesures cliniques du TDAH. Un modèle bifactoriel restreint (un facteur général TDAH, un facteur spécifique d'inattention et un facteur spécifique d'hyperactivité) offre le meilleur ajustement. Le facteur général est associé à une augmentation globale des puissances delta, thêta et bêta, ainsi qu'à une hyperconnectivité fonctionnelle généralisée. Le facteur inattention est lié à une hypoconnectivité alpha localisée entre le réseau par défaut et les réseaux ventral attention, somatomoteur et limbique. Le facteur hyperactivité est associé à une hyperconnectivité thêta entre les réseaux frontopariétal et limbique. Les analyses de sous-groupes (âge, sexe) ne répliquent que partiellement ces résultats, limitant la généralisation.

Points clés

Un modèle bifactoriel restreint (facteur général TDAH, facteurs spécifiques inattention et hyperactivité) s'ajuste le mieux aux symptômes du TDAH. Le facteur général reflète la sévérité globale et est associé à une augmentation de la puissance delta, thêta et bêta ainsi qu'à une hyperconnectivité globale. Le facteur inattention est lié à une hypoconnectivité alpha localisée entre le réseau par défaut et plusieurs réseaux attentionnels et sensorimoteurs. Le facteur hyperactivité est exclusivement associé à une hyperconnectivité thêta entre les réseaux frontopariétal et limbique. Les scores composites traditionnels masquent ces déficits circuit-spécifiques et ne permettent pas de distinguer les dimensions générales et spécifiques.

Implications cliniques

L'évaluation du TDAH pourrait bénéficier de l'intégration de marqueurs EEG de connectivité pour différencier les dimensions générales et spécifiques, améliorant ainsi la précision diagnostique. Les signatures neurales distinctes pourraient guider des interventions ciblées : par exemple, cibler l'hypoconnectivité alpha pour l'inattention ou l'hyperconnectivité thêta pour l'hyperactivité. Ces résultats soutiennent le développement de biomarqueurs EEG pour la stratification des patients et la personnalisation des traitements dans le TDAH. Les cliniciens doivent être conscients que les scores composites cachent des déficits circuit-spécifiques, d'où l'importance d'une approche dimensionnelle.

Limites

Les associations facteur-connectivité n'ont été que partiellement répliquées dans les analyses de sous-groupes d'âge et de sexe, limitant la généralisation. Les données EEG sont enregistrées au repos, ce qui ne reflète pas les mécanismes cognitifs en situation de tâche. Les tailles d'effet des corrélations sont modestes (r ~ 0,08), indiquant une variance partagée limitée. L'échantillon provient d'une seule base de données (Healthy Brain Network), ce qui peut limiter la reproductibilité.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

La connectivité fonctionnelle EEG individualisée prédit les symptômes cliniques dans le TDAH, la dyslexie et leur comorbiditéIndividualized EEG functional connectivity predicts clinical symptoms in ADHD, dyslexia, and their comorbidity.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude applique la méthode d'extraction de base orthogonale commune (COBE) aux données de connectivité fonctionnelle EEG au repos chez des enfants avec TDAH, dyslexie développementale (DD), comorbidité (COM) et développement typique (TD). Les résultats montrent que la connectivité fonctionnelle individuelle prédit significativement les symptômes cliniques, avec des patterns distincts dans chaque groupe. Au niveau du groupe, la connectivité partagée montre une augmentation postérieure chez tous les groupes cliniques et permet de classer les trois conditions avec une précision de 73,55 %. Cette approche offre un cadre prometteur pour étudier l'hétérogénéité biologique des troubles neurodéveloppementaux.

Points clés

La connectivité fonctionnelle EEG individualisée prédit les symptômes cliniques dans le TDAH, la dyslexie et leur comorbidité, avec des patterns distincts spécifiques à chaque trouble. Les caractéristiques prédictives sont localisées dans les régions centro-pariétales gauches pour le TDAH, temporo-pariétales gauches et centrales droites pour la dyslexie, et frontales gauches et pariétales droites pour la comorbidité. Au niveau du groupe, la connectivité fonctionnelle partagée montre une augmentation postérieure significative dans tous les groupes cliniques par rapport aux témoins. Les différences de connectivité partagée entre les groupes cliniques permettent de classer le TDAH, la dyslexie et la comorbidité avec une exactitude de 73,55 %. La séparation des composantes partagées et individuelles de la connectivité EEG offre un cadre pour comprendre l'hétérogénéité neurobiologique des troubles neurodéveloppementaux.

Implications cliniques

L'identification de connectivités EEG individualisées pourrait fournir des biomarqueurs pour évaluer la sévérité des symptômes dans le TDAH et la dyslexie. Les signatures neurales distinctes observées soutiennent un diagnostic différentiel entre TDAH, dyslexie et leur comorbidité. Cette approche souligne l'importance d'une évaluation personnalisée dans les troubles neurodéveloppementaux, au-delà des moyennes de groupe.

Limites

L'étude repose uniquement sur un résumé les détails sur la taille de l'échantillon, la tranche d'âge et la méthodologie EEG ne sont pas disponibles. Le design transversal ne permet pas d'inférer des relations causales ou des évolutions temporelles. La résolution spatiale de l'EEG est limitée, et les régions cérébrales identifiées peuvent manquer de précision. La méthode COBE repose sur des hypothèses d'orthogonalité qui pourraient ne pas être entièrement valides dans tous les contextes.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Exposition aux écrans et médiateurs des fonctions exécutives chez les enfants atteints de TDAHScreen exposure and mediators of executive function in children with ADHD.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné le rôle médiateur des problèmes de sommeil, émotionnels et comportementaux dans la relation entre l'exposition aux écrans et les fonctions exécutives chez 232 enfants atteints de TDAH. L'exposition aux écrans prédit positivement l'indice de régulation comportementale des fonctions exécutives. Les effets médiateurs passent par trois voies : le sommeil (19,6%), les problèmes internalisés (27,4%) et les problèmes externalisés (53,0%). Les résultats soulignent l'importance de surveiller l'exposition aux écrans chez les enfants TDAH pour améliorer la gestion clinique des troubles du sommeil et des problèmes émotionnels/comportementaux, et potentiellement favoriser le développement cognitif.

Points clés

L'exposition aux écrans prédit positivement l'indice de régulation comportementale des fonctions exécutives chez les enfants TDAH. Le sommeil, les problèmes internalisés et externalisés médiatisent la relation entre exposition aux écrans et fonctions exécutives. Les problèmes externalisés représentent la plus grande part de l'effet médiateur (53%). L'étude inclut 232 enfants TDAH avec mesures des symptômes centraux, QI, sommeil, comportement et fonctions exécutives.

Implications cliniques

La gestion de l'exposition aux écrans chez les enfants TDAH pourrait améliorer leurs fonctions exécutives en agissant sur le sommeil et les problèmes internalisés/externalisés. Les cliniciens devraient intégrer le dépistage du sommeil et des troubles émotionnels dans le suivi des enfants TDAH exposés aux écrans. Des interventions ciblant les problèmes externalisés pourraient être particulièrement bénéfiques pour atténuer l'impact négatif des écrans sur les fonctions exécutives.

Limites

Étude transversale ne permettant pas d'établir de causalité. Échantillon limité à une seule région ou centre, généralisabilité discutable. Mesures de l'exposition aux écrans et des fonctions exécutives basées sur des questionnaires, sujettes à des biais de déclaration. Absence de données objectives sur l'exposition (type d'écran, contenu, durée exacte).

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Évaluation d'un programme d'observance médicamenteuse avec des stimulants à action prolongée et des prodrogues chez les adolescents utilisant des modèles de télésanté et de soins hybrides.A Program Evaluation of Medication Adherence With Long-Acting and Pro-Drug Stimulants in Adolescents Using Telehealth and Hybrid Care Models.

FaibleNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette évaluation de programme a examiné l'observance des stimulants à action prolongée ou prodrogues chez 49 adolescents (12-17 ans) avec TDAH, suivis en télésanté ou en soins hybrides (2022-2024). L'observance (proportion de jours couverts, PDC) était de 0,448 dans le groupe hybride contre 0,313 en télésanté, similaires aux taux post-pandémiques nationaux (0,310-0,440). Les scores de symptômes (PHQ-9, GAD-2, ASSET) se sont améliorés dans les deux groupes, mais l'assiduité aux rendez-vous était plus faible en télésanté. Le modèle hybride semble favoriser une meilleure observance et assiduité.

Points clés

L'observance médicamenteuse (PDC) était significativement plus élevée dans le groupe de soins hybrides (0,448) que dans le groupe de télésanté (0,313). Les taux de PDC étaient similaires aux taux d'observance post-pandémiques rapportés au niveau national (0,310-0,440). Les scores de symptômes (PHQ-9, GAD-2, ASSET) ont montré des améliorations statistiquement significatives dans l'ensemble de l'échantillon. L'assiduité aux rendez-vous était plus faible dans le groupe télésanté que dans le groupe hybride. L'étude met en évidence la nécessité de recherches futures sur les déterminants géographiques et numériques de l'observance en télésanté.

Implications cliniques

Les modèles de soins hybrides pourraient améliorer l'observance des traitements stimulants chez les adolescents avec TDAH par rapport à la télésanté seule. Les cliniciens devraient surveiller attentivement l'assiduité aux rendez-vous en télésanté, car elle semble inférieure aux soins hybrides. L'utilisation d'outils standardisés comme le PHQ-9, GAD-2 et ASSET peut aider à suivre l'évolution symptomatique dans les deux modalités de soins. Les prescriptions de stimulants à action prolongée via télésanté restent contraintes par des exigences réglementaires, ce qui peut limiter l'accès aux soins.

Limites

L'échantillon est de petite taille (n=49) et provient d'une seule clinique psychiatrique, limitant la généralisabilité. Il s'agit d'une évaluation de programme rétrospective sans groupe témoin randomisé. Les données d'observance reposent sur la proportion de jours couverts (PDC), qui peut ne pas refléter la prise réelle. Les biais de sélection et de mesure liés à la conception observationnelle ne sont pas contrôlés.

Niveau de preuve

Faible

TDAHAnglaisSource tier 1

Analyses combinées d'association et de liaison familiales dans des familles touchées par le trouble déficit de l'attention avec hyperactivitéCombined family-based association and linkage analyses in families affected by attention-deficit hyperactivity disorder.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a analysé les données génomiques de deux cohortes familiales (NHGRI et NCR) pour identifier les variants génétiques impliqués dans le trouble déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH). Les méta-analyses des tests d'association familiaux (FBAT) ont révélé trois associations significatives à l'échelle du génome, notamment près des gènes TFRC, GSDME et TRIM31. Une méta-analyse des signaux de liaison a identifié une région significative sur 19p13.2-13.11, et deux régions de liaison ont répliqué des résultats antérieurs. De plus, les gènes associés au TDAH chevauchaient ceux associés à la surface cérébrale totale et à la connectivité fonctionnelle, suggérant des substrats neuronaux des associations génétiques.

Points clés

Trois associations génomiques significatives ont été identifiées, impliquant les gènes TFRC, GSDME et TRIM31. Une région de liaison significative (LOD > 3) a été trouvée sur le chromosome 19p13.2-13.11. Deux régions de liaison ont répliqué des résultats antérieurs, confirmant des signaux génétiques robustes. Les gènes associés au TDAH chevauchaient ceux de la surface cérébrale totale et de la connectivité fonctionnelle du cerveau.

Implications cliniques

Ces résultats pourraient aider à identifier des biomarqueurs génétiques pour le diagnostic précoce du TDAH. La compréhension des substrats neuronaux des associations génétiques pourrait orienter le développement de thérapies ciblées. Les variants identifiés pourraient être utilisés pour stratifier les patients dans des essais cliniques futurs.

Limites

L'étude repose sur des données de cohortes familiales spécifiques, limitant la généralisation à d'autres populations. Les résultats issus d'une méta-analyse nécessitent une réplication dans des échantillons indépendants et diversifiés. Seul un résumé est disponible les détails méthodologiques complets ne sont pas accessibles.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Formation parentale comportementale en face-à-face versus en ligne pour les jeunes enfants avec TDAH : résultats sur l'enfant et le parentFace-To-Face Vs. Online Behavioral Parent Training for Young Children with ADHD: Child and Parent Outcomes.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare l'efficacité d'une formation parentale comportementale en face-à-face (n=66) versus en ligne asynchrone (n=65) par rapport à une liste d'attente (n=65) chez 196 jeunes enfants (âge moyen 50 mois) avec TDAH. Les deux modalités actives ont montré des réductions modérées (d de 0,41 à 0,74) des symptômes du TDAH, des comportements oppositionnels, du pessimisme parental, et une augmentation des comportements parentaux positifs observés, sans différence significative entre elles. Aucune amélioration n'a été observée pour l'autorégulation de l'enfant ou les comportements négatifs. La formation en ligne pourrait être une alternative viable pour les familles avec un accès limité aux soins en clinique.

Points clés

196 jeunes enfants avec TDAH (âge moyen 50 mois) randomisés en trois groupes : formation parentale en face-à-face, en ligne asynchrone, ou liste d'attente. Les deux modalités de formation (10 séances) ont produit des améliorations modérées et équivalentes des symptômes du TDAH, des comportements oppositionnels, et du pessimisme parental par rapport à la liste d'attente. Les comportements parentaux positifs observés ont augmenté dans les deux groupes actifs, mais aucun changement significatif n'a été noté pour l'autorégulation de l'enfant ou les comportements négatifs observés.

Implications cliniques

La formation parentale comportementale en ligne asynchrone peut être proposée comme alternative efficace au format en face-à-face pour les familles ayant des contraintes d'accès. Les cliniciens peuvent envisager de déployer ce type d'intervention à distance pour élargir l'accès aux soins sans perte d'efficacité notable. L'absence de différence sur les mesures d'autorégulation suggère que d'autres stratégies pourraient être nécessaires pour cibler ce domaine.

Limites

L'étude n'a pas évalué les effets à long terme au-delà de la fin du traitement. Les résultats reposent sur des mesures parentales et observationnelles dans un contexte de recherche, pouvant ne pas refléter pleinement la pratique clinique réelle. L'échantillon est majoritairement masculin (65%) et la généralisation à d'autres populations reste à confirmer.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Diagnostic du TDAH chez l'enfant à partir de signaux EEG utilisant des caractéristiques de modulation d'amplitudeDiagnosis of ADHD in children from EEG signals using amplitude modulation features.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude propose une nouvelle méthode pour diagnostiquer le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) chez l'enfant à partir de signaux EEG, en exploitant des caractéristiques de modulation d'amplitude (AM). Sur un jeu de données public de 61 enfants TDAH et 60 témoins sains, les signaux ont été décomposés en cinq bandes de fréquences par transformée en ondelettes discrète, et huit caractéristiques conventionnelles ainsi que six caractéristiques AM ont été extraites. Une sélection de caractéristiques en deux étapes a été suivie d'une évaluation par plusieurs classifieurs (KNN, SVM, AdaBoost, ANN, DT, NB) avec validation croisée Monte Carlo. L'intégration des caractéristiques AM a amélioré significativement la précision, atteignant 99,46% avec un classifieur KNN et l'ondelette coif2. Les caractéristiques AM étaient prédominantes dans les bandes gamma et bêta, et les régions frontales étaient les plus discriminantes. Ce cadre surpasse les méthodes récentes et établit les caractéristiques AM comme un biomarqueur EEG interprétable pour le TDAH.

Points clés

L'ajout de caractéristiques de modulation d'amplitude (AM) aux caractéristiques conventionnelles améliore significativement la précision diagnostique du TDAH par EEG. La meilleure performance (99,46% de précision) a été obtenue avec un classifieur KNN et l'ondelette coif2. Les caractéristiques AM les plus discriminantes se situent dans les bandes gamma et bêta, principalement dans les régions frontales. Le cadre proposé surpasse les méthodes de l'état de l'art sur le même jeu de données. Les caractéristiques AM sont interprétables et reflètent un couplage cross-fréquence perturbé dans le TDAH.

Implications cliniques

Cette méthode pourrait améliorer l'objectivité et la précision du diagnostic du TDAH chez l'enfant en clinique. L'utilisation de caractéristiques EEG interprétables facilite la compréhension des mécanismes neurophysiologiques sous-jacents au TDAH. Un outil de diagnostic assisté par EEG pourrait réduire les délais et les biais subjectifs dans l'évaluation clinique. La simplicité des classifieurs (par exemple KNN) rend le modèle facilement déployable dans des contextes cliniques à ressources limitées.

Limites

L'étude utilise un jeu de données public de taille modeste (121 sujets), nécessitant une validation sur des cohortes plus larges et diverses. Les performances rapportées (99,46%) pourraient ne pas se généraliser à d'autres populations ou contextes cliniques réels. Aucune information n'est fournie sur la variabilité intra-individuelle des signaux EEG ni sur la robustesse face au bruit. L'étude est rétrospective et ne démontre pas de bénéfice clinique direct par rapport aux méthodes diagnostiques standards.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Traitement automatique et contrôlé dans le TDAH : une mini-perspective sur l'attention, le traitement visuel et l'apprentissageAutomatic and controlled processing in ADHD: A mini-perspective on attention, visual processing, and learning.

FaibleNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Ce mini-perspective revisite le TDAH comme un trouble caractérisé par une interaction instable entre les processus automatiques et contrôlés, influençant la sélection attentionnelle, l'exploration visuelle, le contrôle de l'interférence, la mémoire de travail et le fonctionnement académique. Il intègre des modèles théoriques et des données empiriques sur le traitement sensoriel, les trajectoires de balayage visuel, le monitoring de conflit et l'apprentissage structuré pour expliquer la variabilité des performances entre laboratoire et école, et propose un pont entre perceptif, exécutif et éducatif.

Points clés

Le TDAH est caractérisé par une interaction instable entre traitement automatique et traitement contrôlé. Cette interaction affecte la sélection attentionnelle, l'exploration visuelle, le contrôle de l'interférence, la mémoire de travail et les apprentissages scolaires. Le cadre proposé explique la variabilité des performances observée entre les tâches en laboratoire et en milieu scolaire. Il relie la sélection perceptive, la régulation exécutive et l'apprentissage, offrant une vision intégrative du TDAH.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient considérer que les symptômes du TDAH peuvent provenir de transitions inefficaces entre traitements automatique et contrôlé plutôt que d'un déficit attentionnel unitaire. Les interventions ciblant à la fois les fonctions perceptives et exécutives pourraient être plus efficaces. Un soutien à l'apprentissage structuré pourrait aider à stabiliser les transitions entre les modes de traitement. L'évaluation devrait inclure des mesures de variabilité des performances dans différents contextes.

Limites

Il s'agit d'une mini-perspective, non d'une revue systématique, donc la synthèse des preuves est limitée. Le cadre est théorique et nécessite une validation empirique supplémentaire. L'article n'aborde pas spécifiquement les sous-types ou les comorbidités du TDAH. Il se concentre sur l'attention, le traitement visuel et l'apprentissage, mais d'autres domaines pourraient être pertinents.

Niveau de preuve

Faible

TDAHAnglaisSource tier 1

Allaitement maternel et développement des symptômes du trouble déficit de l'attention/hyperactivité durant l'enfanceBreastfeeding and Development of Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder Symptoms Across Childhood.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude prospective menée sur 37 643 enfants (49,1 % de filles) issus de la cohorte norvégienne MoBa examine l'association entre la durée de l'allaitement maternel exclusif ou prédominant et les symptômes du TDAH chez l'enfant à 3, 5 et 8 ans, en ajustant sur les facteurs sociodémographiques, périnatals et les scores polygéniques de TDAH. Chaque mois supplémentaire d'allaitement complet était associé à des symptômes plus faibles à tous les âges (B ajusté à 3 ans = -0,08 ; à 5 ans = -0,07 ; à 8 ans = -0,06). Les analyses de sensibilité (pondération par probabilité inverse, analyses de fratries) confortent ces résultats, suggérant un effet protecteur partiel de l'allaitement sur les symptômes de TDAH.

Points clés

L'étude porte sur 37 643 enfants et inclut des scores polygéniques de TDAH pour l'enfant, la mère et le père. Chaque mois d'allaitement complet est associé à une réduction significative des symptômes de TDAH à 3, 5 et 8 ans. Les analyses de fratries avec des durées d'allaitement discordantes soutiennent un effet causal potentiel.

Implications cliniques

Encourager un allaitement maternel exclusif ou prédominant pourrait contribuer à réduire le risque de symptômes de TDAH chez l'enfant. Les cliniciens devraient informer les parents des bénéfices potentiels de l'allaitement sur le neurodéveloppement, notamment en ce qui concerne l'attention et l'hyperactivité. Ces résultats renforcent les recommandations de santé publique en faveur d'un allaitement prolongé, sans toutefois établir une causalité définitive.

Limites

Le caractère observationnel de l'étude ne permet pas de conclure à une relation causale, malgré les ajustements pour les facteurs de confusion. Les mécanismes sous-jacents (nutriments, lien mère-enfant, etc.) n'ont pas été explorés et restent à élucider.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Exploration des symptômes de sensibilisation centrale chez les enfants atteints de TDAH et leurs parents : une étude cas-témoinsExploring central sensitization symptoms in children with ADHD and their parents: a case-control study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude cas-témoins a comparé les symptômes de sensibilisation centrale (SC) chez 37 enfants avec TDAH et 29 enfants neurotypiques, ainsi que chez leurs parents. Les enfants avec TDAH ont rapporté des scores de SC significativement plus élevés et une intensité douloureuse plus importante que les témoins. Les parents d'enfants avec TDAH présentaient également des scores de SC élevés, avec une corrélation modérée entre les scores des parents et des enfants. Ces résultats suggèrent que la SC pourrait être une caractéristique cliniquement pertinente dans certains tableaux de TDAH, soulignant l'importance d'évaluations sensorielles et douloureuses.

Points clés

Les enfants avec TDAH présentent des scores de sensibilisation centrale significativement plus élevés que les enfants neurotypiques. L'intensité de la douleur actuelle et rétrospective (semaine écoulée) est plus élevée chez les enfants avec TDAH. Les parents d'enfants avec TDAH rapportent également des symptômes de SC accrus, avec une corrélation modérée entre les scores parents-enfants. Une corrélation forte entre les scores de SC des parents et leurs conditions médicales est observée uniquement dans le groupe TDAH. Les résultats suggèrent une transmission familiale possible des symptômes de SC dans le TDAH.

Implications cliniques

L'évaluation des symptômes de sensibilisation centrale et de la douleur devrait être intégrée dans le bilan clinique des enfants avec TDAH. Les interventions multimodales pour le TDAH pourraient bénéficier d'une prise en charge des anomalies sensorielles et douloureuses. La présence de symptômes de SC chez les parents pourrait orienter vers une approche familiale dans la gestion du TDAH.

Limites

Taille d'échantillon modeste (37 enfants TDAH, 29 témoins) limitant la généralisation des résultats. Étude transversale ne permettant pas d'établir de causalité entre TDAH et sensibilisation centrale. Absence de données objectives sur la douleur (auto-rapport uniquement) et absence de contrôle pour les comorbidités douloureuses. Échantillon principalement masculin dans le groupe TDAH (62,2%), pouvant biaiser les comparaisons de genre.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Profils parentaux comme prédicteurs de la dysrégulation émotionnelle à l'adolescence : Comparaison des jeunes avec et sans TDAHParent Profiles as Predictors of Emotion Dysregulation in Adolescence: Comparing Youth With and Without ADHD.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les profils latents de facteurs parentaux (internalisation, dysrégulation émotionnelle et style parental) et leur association avec la dysrégulation émotionnelle chez 266 adolescents (54,1 % de garçons, 51,1 % avec TDAH). Trois profils ont émergé : 'Faible internalisation/dysrégulation émotionnelle et parentalité autoritaire élevée' (62,5 %), 'Internalisation/dysrégulation émotionnelle modérée et parentalité permissive' (10,9 %), et 'Internalisation/dysrégulation émotionnelle élevée et parentalité autoritaire modérée' (26,6 %). Les parents d'adolescents avec TDAH étaient plus susceptibles d'appartenir au troisième profil. Les profils avec parentalité autoritaire étaient associés à moins de dysrégulation émotionnelle, mais aucune différence significative n'a été observée dans l'auto-évaluation des adolescents. Les cibles d'intervention potentielles incluent la psychopathologie parentale, la dysrégulation émotionnelle et les pratiques parentales.

Points clés

Trois profils parentaux distincts ont été identifiés, variant selon les niveaux d'internalisation, de dysrégulation émotionnelle et de style parental. Les parents d'adolescents avec TDAH sont plus susceptibles d'appartenir au profil 'Haute internalisation/dysrégulation émotionnelle et autorité parentale modérée'. Les profils caractérisés par des pratiques parentales autoritaires sont généralement associés à moins de dysrégulation émotionnelle chez les adolescents. Aucune différence significative dans la dysrégulation émotionnelle auto-rapportée par les adolescents n'a été observée entre les profils parentaux. Les résultats suggèrent que la psychopathologie parentale, la dysrégulation émotionnelle et les pratiques parentales sont des cibles d'intervention potentielles.

Implications cliniques

Évaluer la santé mentale et la régulation émotionnelle des parents peut aider à identifier les adolescents à risque de dysrégulation émotionnelle. Les interventions visant à réduire la dysrégulation émotionnelle chez les adolescents avec TDAH devraient inclure un soutien parental ciblant la psychopathologie et les pratiques parentales. Les pratiques parentales autoritaires peuvent être un facteur protecteur, mais leur effet seul n'est pas suffisant pour compenser d'autres risques parentaux.

Limites

L'échantillon est majoritairement blanc (81,6 %) et provient d'une seule étude, limitant la généralisabilité. Les mesures de dysrégulation émotionnelle sont auto-rapportées, ce qui peut introduire un biais. L'étude est transversale, ne permettant pas d'établir des relations causales.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Le changement développemental de l'activité apériodique et son lien avec le réseau du mode par défaut dans le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivitéThe developmental shift in aperiodic activity and its link to the default mode network in attention-deficit hyperactivity disorder.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les différences liées à l'âge des composantes apériodiques de l'EEG chez 110 enfants/adolescents TDAH naïfs de traitement et 100 témoins appariés âgés de 6 à 14 ans. Les paramètres apériodiques (exposant, offset) montrent une augmentation globale dans le TDAH. Les décroissances normatives liées à l'âge sont atténuées chez les TDAH. En milieu d'enfance (6-9 ans), l'offset frontal augmente corrèle avec les symptômes; en début d'adolescence (10-14 ans), il est associé à une cohérence réduite dans le réseau du mode par défaut. Les mesures apériodiques pourraient capturer la physiopathologie du TDAH variant selon l'âge.

Points clés

Les paramètres apériodiques de l'EEG (exposant et offset) sont globalement augmentés chez les enfants et adolescents TDAH par rapport aux témoins. La diminution normale de ces paramètres avec l'âge est significativement atténuée dans le TDAH, indiquant une divergence du développement typique. Les patterns sont distincts selon l'âge : en milieu d'enfance, des anomalies frontales focales corrélées aux symptômes; en début d'adolescence, une dysrégulation au niveau du réseau du mode par défaut. Ces mesures apériodiques pourraient servir de biomarqueurs développementaux ciblés pour le TDAH.

Implications cliniques

L'évaluation des composantes apériodiques de l'EEG pourrait aider à distinguer les sous-groupes développementaux de TDAH, permettant une stratification par âge pour les interventions. Ces résultats suggèrent que les stratégies thérapeutiques pourraient devoir tenir compte de l'âge, avec un accent sur les réseaux frontaux chez les jeunes enfants et sur le réseau du mode par défaut chez les adolescents. Les biomarqueurs apériodiques pourraient améliorer le diagnostic précoce et le suivi de la progression du TDAH.

Limites

L'étude est transversale, ce qui limite les conclusions sur les trajectoires développementales individuelles. L'échantillon est exclusivement naïf de traitement, ce qui peut réduire la généralisabilité aux populations traitées. Les mesures de cohérence du réseau du mode par défaut sont limitées à la bande alpha, sans exploration d'autres bandes de fréquence.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Outil de conversion des scores des échelles d'évaluation du TDAH basé sur les données individuelles de 53 essais contrôlés randomisés de médicaments pour le TDAHTool for Converting ADHD Rating Scales Scores Based on Individual Participant Data from 53 Randomized Controlled Trials of ADHD Medications.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a analysé les données individuelles de 53 essais contrôlés randomisés (32 chez les enfants/adolescents, 21 chez les adultes) portant sur des médicaments pour le TDAH, afin de développer des algorithmes de conversion entre six échelles d'évaluation courantes du TDAH (dont l'ADHD-RS-IV et la CPRS-R:S). Les modèles spline ont produit la plus faible erreur de prédiction dans la majorité des cas. Un outil en ligne a été créé pour faciliter la conversion des scores, permettant la comparaison et l'harmonisation des résultats entre études et soutenant la pratique clinique.

Points clés

Les données de 53 essais contrôlés randomisés de médicaments pour le TDAH ont été utilisées, incluant 32 études chez les enfants/adolescents et 21 chez les adultes. Six échelles d'évaluation du TDAH fréquemment utilisées ont été liées, notamment l'ADHD-RS-IV et la Conners' Parent Rating Scale (CPRS-R:S). Plusieurs modèles ont été testés : régression univariée et multivariée, forêts aléatoires et linkage équipercentile. Les modèles spline ont le plus souvent donné l'erreur de prédiction la plus faible, surpassant les autres approches dans 6 sur 12 modèles univariés et 8 sur 12 modèles multivariés. Un outil en ligne, ADHD_Scale_Conversion_Tool, a été développé pour implémenter les meilleurs algorithmes de conversion.

Implications cliniques

L'outil de conversion permet aux cliniciens de comparer les scores obtenus avec différentes échelles, améliorant l'interprétabilité et l'harmonisation des mesures. Il facilite la synthèse des preuves issues d'études utilisant des échelles diverses, ce qui peut éclairer les décisions thérapeutiques. En pratique clinique, l'outil peut aider à suivre l'évolution des symptômes du TDAH de manière cohérente au-delà des différentes échelles.

Limites

Les algorithmes ont été développés à partir de données d'essais contrôlés randomisés portant sur des médicaments, ce qui peut limiter leur généralisabilité à d'autres populations ou contextes. Les échelles incluses ne couvrent pas toutes les mesures disponibles pour le TDAH, ce qui peut restreindre l'applicabilité. La précision des conversions peut varier selon les scores individuels, et les erreurs de prédiction ne sont pas nulles même pour les meilleurs modèles.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Mise à jour sur la génétique du TDAH : le point de vue d'un praticienUpdate on ADHD genetics: A practitioner's perspective: Mise à jour sur la génétique du TDAH : le point de vue d'un praticien.

RevueNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue narrative synthétise les connaissances génétiques actuelles sur le trouble déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH), incluant les études de jumeaux, les GWAS, les variants rares, les scores de risque polygénique, la pharmacogénétique et les interactions gène-environnement. Le TDAH est hautement héritable (~70%) avec une architecture polygénique. Aucun test génétique diagnostique n'est disponible. La pratique clinique doit reposer sur une évaluation fonctionnelle complète et une prise en charge multimodale. Les tests pharmacogénétiques (ex. CYP2D6 pour l'atomoxétine) peuvent être utiles dans certains cas.

Points clés

L'héritabilité du TDAH est d'environ 70%, comparable à d'autres troubles neuropsychiatriques majeurs. Les GWAS identifient des milliers de variants communs à petits effets, tandis que les CNV rares sont plus fréquents et chevauchent ceux de l'autisme. Les découvertes génétiques impliquent des voies neurodéveloppementales exprimées dans le cerveau précoce et les circuits frontaux. Le risque génétique du TDAH est corrélé à des traits cognitifs, des comportements à risque et divers résultats psychiatriques et physiques. La pharmacogénétique soutient le génotypage du CYP2D6 pour doser l'atomoxétine, mais les tests de routine pour les stimulants ne sont pas justifiés.

Implications cliniques

Aucun test génétique diagnostique n'existe pour le TDAH l'évaluation doit se concentrer sur la déficience fonctionnelle, l'histoire développementale et familiale, et les comorbidités. La psychoéducation doit souligner les risques modifiables et l'interaction gènes-environnement. Les cliniciens peuvent utiliser ces connaissances pour le conseil et le suivi des risques, sans recourir excessivement aux tests génétiques en dehors de la pharmacogénétique ciblée.

Limites

Revue narrative non systématique, pouvant introduire un biais de sélection des études. Les scores de risque polygénique ne sont pas encore utilisables en pratique clinique. Les preuves pharmacogénétiques sont limitées à l'atomoxétine et non aux stimulants.

Niveau de preuve

Revue

TDAHAnglaisSource tier 1

Modèles de diagnostic du TDAH : comorbidités et impact de l'âge relatif sur la probabilité de diagnosticADHD Diagnosis Patterns: Comorbidities and the Impact of Relative Age on Diagnosis Likelihood.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cohorte finlandaise a inclus 66 146 patients incidents atteints de TDAH et 256 270 témoins appariés. L'âge moyen au diagnostic était de 15,9 ans pour les hommes et 22,3 ans pour les femmes. Avant le diagnostic, les patients consultaient plus souvent et présentaient davantage de comorbidités, notamment psychiatriques. La probabilité de diagnostic de TDAH augmentait avec un mois de naissance tardif (effet d'âge relatif), sauf chez les filles de moins de 6 ans. L'association était plus prononcée chez les hommes. Le TDAH est associé à une charge significative de comorbidités avant même le diagnostic.

Points clés

L'étude a inclus 66 146 patients incidents atteints de TDAH et 256 270 témoins appariés en Finlande entre 2015 et 2020. L'âge moyen au premier diagnostic était de 15,9 ans pour les hommes et 22,3 ans pour les femmes. Les patients atteints de TDAH avaient significativement plus de comorbidités que les témoins, même avant le diagnostic. La probabilité de recevoir un diagnostic de TDAH augmentait avec un mois de naissance tardif (âge relatif plus jeune), sauf chez les filles de moins de 6 ans. L'association entre âge relatif et diagnostic de TDAH était plus prononcée chez les hommes.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être attentifs à la charge de comorbidités chez les patients atteints de TDAH, même avant le diagnostic formel. L'effet de l'âge relatif suggère qu'il faut tenir compte du contexte développemental dans l'évaluation du TDAH, en particulier chez les garçons. Une surveillance accrue des comorbidités psychiatriques est recommandée chez les patients TDAH de tous âges. Les différences d'âge relatif pourraient conduire à des surdiagnostics chez les enfants plus jeunes de leur classe d'âge.

Limites

L'étude repose sur des données de registres qui peuvent sous-estimer certains diagnostics ou comorbidités. L'effet de l'âge relatif n'a pas été observé chez les filles de moins de 6 ans, ce qui nécessite des recherches supplémentaires. Le caractère observationnel de l'étude ne permet pas d'établir de causalité. Les résultats issus de la population finlandaise peuvent ne pas être généralisables à d'autres contextes.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Efficacité d'une tâche d'amélioration de l'attention sur les fonctions exécutives chez les enfants atteints de trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité : une revue systématique et méta-analyseEffectiveness of an attention enhancement task on executive function in children with attention deficit-hyperactivity disorder: A systematic review and meta-analysis.

RevueNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue systématique et méta-analyse examine l'effet de l'entraînement de l'attention sur les fonctions exécutives chez les enfants atteints de TDAH. Cinq études randomisées contrôlées (N=289) ont été incluses dans la revue et trois dans la méta-analyse. Les résultats montrent un effet significatif de l'entraînement de l'attention sur le composite exécutif global, l'indice de régulation comportementale et l'indice métacognitif. Les auteurs concluent que l'entraînement de l'attention peut améliorer les fonctions comportementales et métacognitives, mais la prudence est de mise en raison du faible nombre d'études et de l'hétérogénéité.

Points clés

L'entraînement de l'attention a un effet significatif sur le composite exécutif global (SMD = -1,17, IC 95 % : -2,11 à -0,23, p = 0,010). L'entraînement améliore l'indice de régulation comportementale (SMD = -0,34, IC 95 % : -0,68 à -0,01, p = 0,040). L'entraînement améliore l'indice métacognitif (SMD = -0,70, IC 95 % : -1,11 à -0,29, p < 0,001). Seules cinq études randomisées contrôlées ont été incluses, avec 289 enfants de moins de 17 ans.

Implications cliniques

L'entraînement de l'attention peut être un complément utile aux traitements standards pour améliorer les fonctions exécutives des enfants avec TDAH. Les résultats soutiennent l'utilisation d'interventions non médicamenteuses ciblant les déficits attentionnels chez les enfants TDAH. Cependant, en raison du faible nombre d'études et de l'hétérogénéité, les cliniciens doivent interpréter ces résultats avec prudence avant d'adopter ces interventions en pratique.

Limites

Le nombre d'études incluses est faible (5 études pour la revue, 3 pour la méta-analyse). Hétérogénéité élevée entre les études (I² non rapporté explicitement mais mentionnée). Seuls les enfants de moins de 17 ans ont été inclus, limitant la généralisation aux adolescents plus âgés. Les études incluses sont toutes des essais randomisés contrôlés, mais les protocoles d'entraînement de l'attention varient considérablement.

Niveau de preuve

Revue

TDAHAnglaisSource tier 1

Fonction du putamen et génotype MAOA définissent des sous-types génétiques et neuronaux de l'hyperactivité-impulsivité dans le TDAHPutamen function and MAOA genotype define genetic and neural subtypes of hyperactivity-impulsivity in ADHD.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude identifie deux sous-types neurobiologiques distincts chez les enfants porteurs du génotype à risque MAOA dans le TDAH, basés sur l'hyperactivité-impulsivité et les fonctions exécutives. Le sous-type 1, caractérisé par une hyperactivité-impulsivité élevée et des fonctions exécutives altérées, présente une activité accrue du putamen et du gyrus temporal inférieur. Le sous-type 2, avec des fonctions exécutives préservées et une hyperactivité-impulsivité normale, montre une activité accrue du gyrus angulaire et une meilleure réponse au traitement médicamenteux. L'activité du putamen est médiatrice partielle de l'effet sur l'hyperactivité-impulsivité via la régulation comportementale.

Points clés

Deux sous-types distincts chez les porteurs du génotype à risque MAOA : l'un avec HI élevé et déficit EF, l'autre avec EF préservé et HI normal. Le sous-type 1 présente une augmentation de l'activité du putamen (fALFF) associée à des troubles du comportement exécutif. Le sous-type 2 montre une meilleure réponse au traitement médicamenteux après 4 semaines (moins de problèmes de conduite et d'anxiété). L'activité du putamen est médiatrice partielle de l'effet sur l'hyperactivité-impulsivité via l'indice de régulation comportementale.

Implications cliniques

Identifier des sous-types neurobiologiques distincts chez les porteurs du génotype à risque MAOA pourrait guider le choix thérapeutique (meilleure réponse aux médicaments pour le sous-type 2). L'activité du putamen pourrait servir de biomarqueur pour la sévérité de l'hyperactivité-impulsivité et des fonctions exécutives dans le TDAH. Une stratification basée sur le génotype MAOA et l'imagerie du putamen pourrait améliorer la personnalisation des traitements.

Limites

L'étude est basée sur un échantillon modéré (326 enfants) et les résultats nécessitent réplication. L'absence d'accès au texte intégral limite l'évaluation détaillée des méthodes et des analyses. Les analyses de médiation sont exploratoires et les sous-types issus d'un clustering semi-supervisé peuvent manquer de stabilité.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Médicaments du TDAH et structure cérébrale préadolescente : schémas d'atténuation corticale de l'étude ABCDADHD medications and preadolescent brain structure: patterns of cortical attenuation from the ABCD study.

modéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude utilise les données de l'étude ABCD pour examiner les effets des médicaments du TDAH (amphétamine, méthylphénidate, non stimulants) sur la structure cérébrale des préadolescents. Une approche d'apprentissage automatique a identifié des cibles neuroanatomiques, suivie de modèles linéaires à effets mixtes pour estimer les associations avec l'épaisseur corticale, la surface et les volumes. Le TDAH seul présentait des effets bidirectionnels faibles. Cependant, l'amphétamine et le méthylphénidate montraient des effets opposés aux associations du TDAH (atténuation vers le phénotype contrôle), avec des réductions de surface dans le sillon temporal supérieur droit et le cingulum postérieur gauche. L'amphétamine réduisait également le volume du cingulum postérieur gauche, tandis que le méthylphénidate augmentait le volume du pôle temporal droit. Les non stimulants montraient un schéma plus faible. Ces résultats suggèrent des effets structurels indépendants des stimulants, au-delà du phénotype TDAH.

Points clés

Le TDAH seul n'est pas associé à des différences structurelles cérébrales significatives les effets sont faibles et bidirectionnels. L'amphétamine et le méthylphénidate montrent des effets opposés à ceux du TDAH, suggérant une atténuation vers le phénotype contrôle. Les stimulants sont associés à une réduction de surface dans le sillon temporal supérieur droit et le cingulum postérieur gauche. L'amphétamine est associée à une réduction du volume du cingulum postérieur gauche, le méthylphénidate à une augmentation du volume du pôle temporal droit. Les non stimulants présentent un schéma d'association plus faible que les stimulants.

Implications cliniques

La prescription de stimulants pourrait avoir des effets structurels cérébraux distincts du TDAH lui-même, à considérer dans le suivi à long terme. Les effets d'atténuation vers le phénotype contrôle pourraient soutenir l'hypothèse d'une normalisation neuroanatomique sous traitement. Ces résultats préliminaires incitent à surveiller les modifications corticales chez les enfants sous amphétamine ou méthylphénidate.

Limites

Résumé seul disponible, sans accès au texte intégral ni aux détails méthodologiques complets. Étude observationnelle ne permettant pas d'établir un lien de causalité entre médicaments et changements structurels. L'absence de différence significative du TDAH sur la structure cérébrale limite l'interprétation des effets d'atténuation.

Niveau de preuve

modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Comment les grands modèles de langage répondent-ils aux questions liées au TDAH ? Une étude comparative de ChatGPT, Gemini et DeepSeek.How do large language models answer ADHD-related questions? A comparative study of ChatGPT, Gemini, and DeepSeek.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare la précision, la reproductibilité, la qualité, l'utilité et la fiabilité des réponses de ChatGPT (GPT-4o), Gemini et DeepSeek R1 à 22 questions fréquemment posées sur le TDAH, réparties en quatre domaines (connaissances de base, diagnostic, traitement, pronostic). Deux spécialistes en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent ont évalué les réponses. Les trois modèles ont montré une précision élevée (91%, 89%, 87%), avec des différences selon les domaines : ChatGPT a excellé sur le traitement et le pronostic, tandis que Gemini et DeepSeek étaient meilleurs sur les connaissances de base et le diagnostic. ChatGPT a obtenu les meilleurs scores globaux de qualité, d'utilité et de fiabilité. Les résultats suggèrent que les LLM peuvent être des sources d'information complémentaires pour les patients, mais ne remplacent pas un avis médical professionnel.

Points clés

ChatGPT a atteint la précision la plus élevée (91 %) sur les questions TDAH, suivi de Gemini (89 %) et DeepSeek (87 %). La reproductibilité était la plus élevée pour ChatGPT (89 %), devant Gemini (86 %) et DeepSeek (84 %). ChatGPT a surpassé les autres modèles pour les questions liées au traitement et aux résultats à long terme. Gemini et DeepSeek ont obtenu de meilleures performances sur les connaissances de base et le diagnostic. Des différences significatives existent entre les modèles en termes de qualité, utilité et fiabilité des réponses.

Implications cliniques

Les LLM peuvent fournir des informations précises sur le TDAH, mais leurs réponses doivent être interprétées avec prudence et ne doivent pas remplacer une évaluation clinique professionnelle. Les patients et les aidants peuvent utiliser ces modèles comme sources d'information complémentaires, en étant conscients des variations de qualité entre les modèles. Les cliniciens doivent être informés des forces et faiblesses des LLM pour guider les patients vers des ressources fiables.

Limites

L'étude n'a inclus que 22 questions issues de sources numériques publiques, ce qui peut ne pas refléter l'ensemble des préoccupations des patients. L'évaluation a été réalisée par seulement deux spécialistes, ce qui peut introduire un biais. La conception transversale ne permet pas d'évaluer l'évolution des réponses des LLM dans le temps. Les modèles examinés ne représentent pas l'ensemble des LLM disponibles.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Algorithme pour l'évaluation diagnostique rétrospective des symptômes du TDAH selon la CIM-10, CIM-11 et DSM-5 à partir des bulletins scolaires du primaire[Not Available].

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Conformément à la directive S3 allemande, le diagnostic du TDAH nécessite une preuve d'apparition des symptômes durant l'enfance, ce qui est difficile chez les adolescents et jeunes adultes. Les bulletins scolaires du primaire peuvent fournir des informations sur les comportements antérieurs. Une étude de 2025 (Waltereit et al.) a systématiquement analysé des bulletins scolaires en Saxe à l'aide des critères diagnostiques de la CIM-10, CIM-11 et DSM-5, montrant une haute discrimination diagnostique entre les enfants avec TDAH et les témoins. Sur cette base, l'outil ADHD-ZEBRA (Analyse des bulletins scolaires du primaire pour les symptômes du TDAH) a été développé par conception itérative. Cet article présente et discute la procédure pour une application clinique pratique, visant à standardiser cette source d'information souvent utilisée mais non standardisée, et à renforcer la validité diagnostique du TDAH à l'adolescence et au jeune âge adulte.

Points clés

Le diagnostic du TDAH chez les adolescents et jeunes adultes est complexe car il faut prouver l'apparition des symptômes dans l'enfance. Les bulletins scolaires du primaire constituent une source d'information rétrospective utile sur les comportements de travail et sociaux. Une étude antérieure a démontré une forte discrimination diagnostique entre TDAH et témoins en analysant les bulletins avec les critères de la CIM-10, CIM-11 et DSM-5. L'algorithme ADHD-ZEBRA a été développé pour opérationnaliser ces résultats en pratique clinique. Cet article présente et discute la procédure standardisée pour l'utilisation des bulletins scolaires dans l'évaluation diagnostique du TDAH.

Implications cliniques

Offre aux cliniciens un outil standardisé pour évaluer rétrospectivement les symptômes du TDAH à l'aide de bulletins scolaires. Améliore la validité diagnostique du TDAH chez les adolescents et jeunes adultes en pratique clinique. Combler une lacune dans les pratiques diagnostiques actuelles en standardisant une source d'information fréquemment utilisée. Peut aider à différencier le TDAH d'autres troubles débutant à l'adolescence.

Limites

L'étude originale s'est basée sur un échantillon d'un seul État fédéral allemand (Saxe), ce qui limite la généralisabilité. L'accès aux bulletins scolaires du primaire peut être difficile ou variable selon les contextes. L'efficacité de l'algorithme dans des populations diverses nécessite des validations supplémentaires. La procédure repose sur des rapports scolaires qui peuvent être subjectifs ou incomplets.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Reconnaître et traiter le TDAH chez l'adulte dans les services publics de santé mentale : une revue exploratoire des concepts clésRecognising and treating ADHD in adults in public mental health services: A scoping review of key concepts.

RevueNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue exploratoire, suivant les directives PRISMA-ScR, examine les modèles de services, les facilitateurs et les obstacles pour la reconnaissance et le traitement du trouble déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) chez l'adulte au sein des services publics de santé mentale. Treize sources ont été incluses, principalement des éditoriaux, commentaires et recommandations cliniques, avec peu d'évaluations empiriques. Trois approches de prestation de services ont été identifiées : intégration du TDAH dans les équipes existantes, création de services spécialisés, et modèles de soins partagés avec les médecins généralistes. Les facilitateurs incluent la formation ciblée et la collaboration avec les soins primaires, tandis que les obstacles concernent la complexité diagnostique, la confiance des cliniciens, la capacité des services et les priorités dans les systèmes publics. La revue conclut qu'il existe un soutien cohérent pour intégrer le TDAH dans les équipes de santé mentale adulte de routine, avec formation et collaboration structurée, mais souligne le besoin d'évaluations empiriques des modèles de services.

Points clés

La littérature sur les modèles de services pour le TDAH adulte dans les services publics est limitée et principalement conceptuelle, avec peu de données empiriques. Trois modèles principaux ont été identifiés : intégration dans les équipes existantes, services spécialisés, et soins partagés avec les médecins généralistes. Les facilitateurs comprennent la formation ciblée des cliniciens et la collaboration avec les soins primaires. Les obstacles incluent la complexité diagnostique, le manque de confiance des cliniciens, la capacité des services et les préoccupations de priorisation. Les preuves actuelles soutiennent l'intégration du TDAH dans les équipes de santé mentale adulte de routine, mais des évaluations empiriques sont nécessaires.

Implications cliniques

Les services publics de santé mentale devraient envisager d'intégrer l'évaluation et le traitement du TDAH dans leurs équipes existantes plutôt que de créer des services séparés. Une formation ciblée des psychiatres et des registraires, ainsi qu'une collaboration structurée avec les médecins généralistes, sont recommandées pour améliorer la reconnaissance et la prise en charge du TDAH adulte. Les cliniciens doivent être conscients des obstacles tels que la complexité diagnostique et la capacité des services pour planifier des interventions efficaces.

Limites

La revue n'a inclus que des publications en anglais, ce qui limite la généralisabilité des résultats. La littérature disponible était principalement conceptuelle, avec un manque d'évaluations empiriques des modèles de services. Les sources étaient principalement des éditoriaux, commentaires et recommandations cliniques, ce qui réduit la robustesse des conclusions.

Niveau de preuve

Revue

TDAHAnglaisSource tier 1

Prédiction de la réponse au traitement et des événements indésirables dans le TDAH pédiatrique traité par acupuncture combinée à un traitement conventionnelPrediction of treatment response and adverse events in pediatric ADHD treated with acupuncture combined with conventional treatment.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Une étude multicentrique rétrospective a développé et validé des modèles d'apprentissage automatique pour prédire la réponse au traitement et les événements indésirables chez 809 enfants atteints de TDAH (6-12 ans) recevant de l'acupuncture en complément d'un traitement conventionnel. Le modèle extreme gradient boosting a montré les meilleures performances discriminatives pour prédire la réponse (AUROC interne 0,83, externe 0,78-0,87) et des performances modérées pour les événements indésirables (AUROC externe 0,73-0,85). Les analyses d'interprétabilité ont identifié plusieurs domaines cliniques contributifs. Ces résultats soutiennent l'utilisation de modèles ML pour la stratification bénéfice-risque individualisée dans les contextes de traitement intégratif, bien qu'une évaluation prospective soit nécessaire.

Points clés

Dix modèles de machine learning ont été développés et validés sur des données cliniques de routine de 809 enfants avec TDAH. Le modèle extreme gradient boosting a atteint les meilleures performances pour prédire la réponse au traitement (AUROC interne 0,83). La validation externe a montré des performances stables (AUROC 0,78-0,87 pour la réponse, 0,73-0,85 pour les événements indésirables). Plusieurs domaines de caractéristiques cliniques contribuent aux prédictions du modèle.

Implications cliniques

Les modèles ML pourraient aider les cliniciens à stratifier les risques et bénéfices de l'acupuncture en complément du traitement conventionnel du TDAH. L'utilisation de données cliniques de routine facilite l'intégration de ces modèles dans les pratiques cliniques. Une évaluation prospective est nécessaire avant d'adopter ces modèles en pratique clinique.

Limites

Étude rétrospective avec des biais potentiels de sélection et de mesure. L'acupuncture en complément n'est pas un traitement standard, limitant la généralisabilité. La définition de la réponse thérapeutique (réduction ≥30% du SNAP-IV) peut ne pas capturer tous les aspects cliniques pertinents. Les événements indésirables rapportés par les parents peuvent être sous-déclarés.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Le syndrome de désengagement cognitif joue un rôle contributif dans l'association entre l'inattention et le chronotype vespéral chez les enfants et adolescents avec TDAHCognitive disengagement syndrome has a contributory role in the association between inattention and eveningness chronotype in children and adolescents with ADHD.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les associations entre le syndrome de désengagement cognitif (CDS), le chronotype et la symptomatologie du TDAH chez 99 enfants et adolescents (8-17 ans) répartis en trois groupes : présentation inattentive (TDAH-I), combinée (TDAH-C) et témoins typiques. Les résultats montrent que le groupe TDAH-I présente un chronotype plus vespéral que les témoins. Les symptômes de CDS, notamment la somnolence diurne, sont positivement corrélés au vespéralisme. La régression linéaire indique que l'inattention et le CDS prédisent significativement le chronotype vespéral, et la somnolence diurne médiatise partiellement cette association. Les auteurs suggèrent d'intégrer le chronotype et le CDS dans l'évaluation clinique du TDAH pour affiner les profils attentionnels et guider des interventions ciblées.

Points clés

Le groupe TDAH-inattentif présente un chronotype significativement plus vespéral que les témoins. Les symptômes de syndrome de désengagement cognitif (CDS), surtout la somnolence diurne, sont corrélés au vespéralisme. L'inattention et le CDS prédisent indépendamment le chronotype vespéral chez les jeunes avec TDAH. La somnolence diurne médiatise partiellement le lien entre inattention et vespéralisme.

Implications cliniques

L'évaluation du TDAH chez l'enfant devrait inclure des mesures du chronotype et du syndrome de désengagement cognitif. Les interventions comportementales ou chronobiologiques ciblant le sommeil pourraient bénéficier aux jeunes avec TDAH présentant un vespéralisme. Différencier les présentations de TDAH selon le profil de CDS et de chronotype pourrait améliorer la personnalisation des traitements.

Limites

Taille d'échantillon modeste (n=99), limitant la généralisation des résultats. Étude transversale ne permettant pas d'établir de causalité. Données rapportées par les mères uniquement, pouvant introduire un biais de déclaration. Absence de mesure objective du sommeil ou de la chronobiologie.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Consommation d'aliments non transformés et ultra-transformés et symptômes du TDAH : données d'une cohorte de population brésilienneAssociation of unprocessed and ultra-processed food consumption and ADHD symptoms: evidence from a Brazilian population-based cohort.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné l'association entre la consommation d'aliments non transformés ou peu transformés (UNPF) et ultra-transformés (UPF) à 2, 4 et 6-7 ans et les symptômes du TDAH à 6-7 ans dans une cohorte de naissance brésilienne (n=3643). Les enfants ayant une consommation élevée constante d'UNPF avaient des scores de symptômes du TDAH 6% plus faibles, tandis que ceux ayant une consommation élevée d'UPF (deux fois ou plus) avaient des scores 13-16% plus élevés. L'exposition aux UPF à 4 et 6-7 ans constituait une période sensible. Ces résultats soulignent l'importance d'une alimentation saine pendant l'enfance pour le neurodéveloppement.

Points clés

La consommation élevée et régulière d'aliments non transformés est associée à des symptômes de TDAH plus faibles (-6% d'écart). La consommation élevée d'aliments ultra-transformés à deux reprises ou plus est associée à une augmentation de 13 à 16% des symptômes du TDAH. Les âges de 4 et 6-7 ans semblent être une période sensible pour l'impact des aliments ultra-transformés sur le TDAH. L'étude a analysé les données de 3643 enfants d'une cohorte de naissance brésilienne.

Implications cliniques

Encourager une alimentation riche en aliments non transformés dès le plus jeune âge pourrait réduire le risque de symptômes de TDAH. Les cliniciens devraient interroger sur les habitudes alimentaires des enfants, en particulier la consommation d'aliments ultra-transformés. Les interventions nutritionnelles ciblant les périodes sensibles (4-7 ans) pourraient avoir un impact maximal sur les symptômes du TDAH. Ces résultats soutiennent l'importance d'une alimentation saine dans le cadre de la prise en charge multidisciplinaire du TDAH.

Limites

Étude observationnelle ne permettant pas d'établir un lien de causalité. Possible biais de confusion résiduel (facteurs socioéconomiques, autres habitudes de vie). Utilisation de données déclaratives sur l'alimentation (questionnaires parentaux). Population brésilienne pouvant limiter la généralisation à d'autres contextes culturels.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Dissection de l'architecture génétique partagée entre les traits de testostérone et le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivitéDissecting the shared genetic architecture between testosterone traits and attention-deficit/hyperactivity disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine la corrélation génétique et le chevauchement polygénique entre le TDAH et les traits de testostérone (testostérone totale, biodisponible et SHBG) à partir de données GWAS. En utilisant le modèle MiXeR et la méthode conjFDR, les auteurs ont identifié une corrélation négative entre la testostérone totale et le TDAH, mais positive avec la testostérone biodisponible. Plus d'un tiers des variants associés à la testostérone étaient également liés au TDAH. Vingt-deux à 51 loci génomiques partagés ont été identifiés, dont MCM9 et MANBA. Les analyses fonctionnelles suggèrent un rôle des voies de transduction du signal, des synapses glutamatergiques et de la neurogenèse.

Points clés

Une corrélation génétique négative est observée entre la testostérone totale et le TDAH, tandis qu'elle est positive avec la testostérone biodisponible. Plus d'un tiers des variants génétiques associés aux niveaux de testostérone influencent également le risque de TDAH. 22 à 51 loci génomiques partagés entre les traits de testostérone et le TDAH ont été identifiés, incluant MCM9 et MANBA. Les gènes partagés sont impliqués dans la transduction du signal, la fonction synaptique, la différenciation cellulaire et la neurogenèse. L'étude met en évidence un chevauchement polygénique substantiel entre le TDAH et les traits de testostérone.

Implications cliniques

Ces résultats suggèrent que les voies biologiques liées à la testostérone pourraient jouer un rôle dans la physiopathologie du TDAH, avec des différences selon le type de testostérone. Les associations génétiques partagées pourraient aider à expliquer les différences de sexe dans la prévalence du TDAH. Une meilleure compréhension des mécanismes communs pourrait orienter de futures cibles thérapeutiques impliquant la signalisation hormonale. Les cliniciens pourraient envisager de surveiller les taux de testostérone chez les patients TDAH, notamment en cas de comorbidités endocriniennes. Ces données pourraient influencer la stratification des patients dans les essais cliniques basée sur le profil génétique lié à la testostérone.

Limites

L'étude repose sur des données génétiques issues de GWAS, ce qui ne permet pas d'établir une causalité directe. Les analyses sont basées sur des populations d'ascendance européenne majoritaire, limitant la généralisation à d'autres groupes. Les mécanismes biologiques identifiés nécessitent des validations fonctionnelles supplémentaires. Les mesures de testostérone sont issues de cohortes différentes, ce qui peut introduire des biais de mesure. L'absence de données cliniques individuelles limite l'interprétation des associations en termes de sévérité ou de sous-types de TDAH.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Propriétés psychométriques des formulaires courts auto- et hétéro-évalués PROMIS Pédiatrique pour les troubles du sommeil et les déficiences liées au sommeil chez les jeunes adolescents avec et sans TDAHPsychometric Properties of the PROMIS Pediatric Sleep Disturbance and Sleep-Related Impairment Self and Proxy Short Forms in Early Adolescents With and Without ADHD.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude évalue les propriétés psychométriques des versions courtes des questionnaires PROMIS Pédiatrique sur les troubles du sommeil et les déficiences liées au sommeil, en auto-évaluation et par procuration, chez 341 jeunes adolescents (10-12 ans) dont la moitié présente un TDAH. Les résultats montrent une bonne cohérence interne, une validité convergente modérée et une validité discriminante partielle. Les adolescents avec TDAH rapportent des scores plus élevés de troubles du sommeil et de déficiences que leurs pairs sans TDAH, et ces difficultés sont associées à des niveaux plus élevés de psychopathologie, en particulier la dépression. L'étude soutient l'utilisation de ces outils chez les jeunes adolescents, y compris ceux avec TDAH.

Points clés

Les formes courtes PROMIS Pédiatrique pour le sommeil présentent une bonne cohérence interne chez les adolescents avec et sans TDAH. Les adolescents avec TDAH ont des scores significativement plus élevés de troubles du sommeil et de déficiences diurnes que leurs pairs sans TDAH. Les troubles du sommeil et les déficiences sont fortement associés à l'anxiété et à la dépression, avec un lien particulièrement fort entre déficience diurne et dépression. Aucune différence entre les sexes n'a été observée pour les scores de sommeil. Les adolescents avec TDAH prennent plus fréquemment de la mélatonine que ceux sans TDAH (33,7% vs 14,9%).

Implications cliniques

Les cliniciens peuvent utiliser les formulaires courts PROMIS Pédiatrique pour évaluer les troubles du sommeil chez les jeunes adolescents, y compris ceux avec TDAH. Les scores de déficience liée au sommeil peuvent servir d'indicateur de risque de dépression chez les adolescents. La prise de mélatonine doit être systématiquement évaluée chez les jeunes avec TDAH présentant des plaintes de sommeil.

Limites

L'étude se limite aux jeunes adolescents (10-12 ans), ce qui restreint la généralisation à d'autres tranches d'âge. La validité discriminante n'est que partiellement démontrée, indiquant un possible chevauchement entre les construits mesurés. L'utilisation de la mélatonine, plus fréquente dans le groupe TDAH, peut confondre les résultats sur les troubles du sommeil.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Profils d'activité physique des symptômes du trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité chez les enfants d'âge préscolairePhysical activity profiles of attention-deficit/hyperactivity disorder symptoms among preschool children.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

L'étude compare les profils d'activité physique (AP) de 18 enfants d'âge préscolaire présentant des symptômes de TDAH à ceux de 66 enfants au développement typique, mesurés par actigraphie sur cinq jours d'école. Les enfants avec symptômes de TDAH montrent significativement moins de temps en AP légère, modérée et modérée à vigoureuse. Ces résultats suggèrent que des profils d'AP réduits pourraient être des marqueurs comportementaux précoces du TDAH, mais des études longitudinales sont nécessaires pour confirmer cette hypothèse.

Points clés

Les enfants d'âge préscolaire avec symptômes de TDAH passent moins de temps en activité physique légère, modérée et modérée à vigoureuse que les enfants au développement typique. L'activité physique a été objectivement mesurée par actigraphie sur cinq jours d'école. Des analyses multivariées ont contrôlé les variables confusionnelles potentielles. Les différences d'activité physique pourraient refléter des caractéristiques comportementales précoces du TDAH. Des recherches longitudinales sont nécessaires pour déterminer si ces différences peuvent servir de marqueurs précoces.

Implications cliniques

L'activité physique réduite pourrait être un signe précoce de TDAH chez les enfants d'âge préscolaire, incitant à une surveillance accrue. Les interventions précoces pourraient cibler l'augmentation de l'activité physique pour atténuer les symptômes. Les professionnels de santé devraient considérer l'évaluation objective de l'activité physique dans le dépistage du TDAH. Les résultats soutiennent l'intégration de mesures d'actigraphie dans les bilans neuropsychologiques chez les jeunes enfants.

Limites

Échantillon de petite taille (18 enfants avec symptômes de TDAH). Étude transversale ne permettant pas d'établir une causalité. Mesure de l'activité physique uniquement sur cinq jours d'école, sans inclure les week-ends. Symptômes de TDAH évalués sans diagnostic clinique formel. Absence de données longitudinales pour confirmer la stabilité des profils.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Relation causale entre les protéines inflammatoires et le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité : une analyse de randomisation mendélienne médiée par les métabolites sériquesCausal relationship between inflammatory proteins and attention deficit hyperactivity disorder: A serum-metabolites-mediated Mendelian randomization analysis.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude utilise une randomisation mendélienne (MR) pour examiner les liens causaux entre 91 protéines inflammatoires et le TDAH, ainsi que le rôle médiateur potentiel de 1400 métabolites sériques. Les données génétiques proviennent de GWAS publics (n=14 824 pour les protéines, n=8299 pour les métabolites, n=38 691 pour le TDAH). Seul le récepteur CD40 (CD40L) montre un effet protecteur génétiquement prédit contre le TDAH (OR=0,931; IC95%: 0,894-0,970; P=0,001). L'analyse de médiation suggère un effet indirect via le N-acétylneuraminate, mais non significatif. Aucune causalité inverse n'est détectée. Les résultats apportent des preuves génétiques d'un rôle protecteur de CD40 et d'une voie immunométabolique potentielle dans le TDAH.

Points clés

Des niveaux génétiquement prédits plus élevés de CD40 sont associés à un risque réduit de TDAH (OR=0,931). Aucune autre protéine inflammatoire parmi les 91 testées n'est significativement liée au TDAH après correction pour tests multiples. L'analyse de médiation par les métabolites n'atteint pas la significativité, suggérant des mécanismes directs ou d'autres voies. Aucune causalité inverse du TDAH sur les protéines inflammatoires n'est observée. L'étude intègre des données protéomiques et métabolomiques dans un cadre MR pour prioriser des cibles causales.

Implications cliniques

Le CD40 pourrait constituer une cible thérapeutique ou un biomarqueur pour le TDAH, ouvrant la voie à des interventions immunomodulatrices. La voie CD40-N-acétylneuraminate, bien que non significative, mérite d'être explorée dans des études mécanistiques ou de plus grande puissance. Ces résultats soutiennent l'importance de la neuro-inflammation dans la physiopathologie du TDAH et pourraient orienter la stratification des patients.

Limites

La randomisation mendélienne repose sur des hypothèses fortes (pas de pléiotropie, validité des instruments génétiques) qui peuvent ne pas être entièrement vérifiées. L'étude utilise des données de populations européennes, limitant la généralisabilité à d'autres groupes ancestraux. L'effet médiateur du N-acétylneuraminate n'est pas statistiquement significatif, ce qui affaiblit la conclusion d'une voie immunométabolique directe.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

L'effet du modèle de formation comportementale Barkley basé sur le web sur le fardeau de soin et la résilience des mères d'enfants atteints de trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité : un essai contrôlé randomisé.The effect of the web-based Barkley behavioral training model on the caregiving burden and resilience of mothers of children with attention-deficit/hyperactivity disorder: a randomized controlled trial.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude randomisée contrôlée a évalué l'impact d'un programme de formation comportementale en ligne basé sur le modèle Barkley sur 56 mères d'enfants TDAH. Le groupe intervention (n=28) a reçu huit sessions web, tandis que le groupe contrôle n'a pas reçu l'intervention. Les résultats montrent une augmentation significative de la résilience immédiatement après l'intervention (d=0.73) et, à un mois de suivi, une réduction significative du fardeau de soin (d=1.01) et une amélioration de la résilience (d=0.97). La formation en ligne apparaît comme une alternative accessible et flexible à la formation en présentiel.

Points clés

Un essai contrôlé randomisé a évalué l'effet d'un programme de formation comportementale en ligne basé sur le modèle Barkley sur le fardeau de soin et la résilience des mères d'enfants TDAH. Immédiatement après l'intervention, seule la résilience a augmenté significativement dans le groupe intervention (p=0.015, d=0.73). À un mois de suivi, des différences significatives entre groupes ont été observées pour le fardeau de soin (p=0.001, d=1.01) et la résilience (p=0.002, d=0.97). Aucune différence significative n'a été constatée pour le fardeau de soin immédiatement après l'intervention. L'étude suggère que la formation en ligne est accessible et flexible, offrant un soutien aux mères.

Implications cliniques

Les programmes de formation parentale en ligne basés sur le modèle Barkley peuvent être proposés comme alternative pratique aux séances en présentiel pour réduire le fardeau de soin et améliorer la résilience des mères d'enfants TDAH. L'effet différé sur le fardeau de soin suggère que les bénéfices peuvent nécessiter du temps pour se manifester. Les cliniciens peuvent recommander ces interventions à faible coût et accessibles pour soutenir la santé mentale des aidants.

Limites

Petite taille d'échantillon (56 mères) avec des abandons (4 par groupe). Étude monocentrique en Iran, limitant la généralisabilité. Suivi limité à un mois; des études avec suivi plus long sont nécessaires. Le fardeau de soin n'a pas montré de différence immédiate, seulement au suivi.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Analyse en conditions réelles comparant la persistance et l'adhésion au méthylphénidate à libération retardée/prolongée avec les médicaments stimulants chez les patients atteints de trouble déficitaire de l'attention/hyperactivité aux États-Unis.Real-World Analysis Comparing Persistence and Adherence of Delayed-Release/Extended-Release Methylphenidate with Stimulant Medications Among Patients with Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder in the United States.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude observationnelle rétrospective a comparé la persistance et l'adhésion au traitement par méthylphénidate à libération retardée/prolongée (DR/ER-MPH) par rapport à d'autres formulations de stimulants à libération prolongée chez des patients atteints de TDAH (enfants, adolescents et adultes) aux États-Unis, à partir de données de prescriptions et de remboursements. Sur 1 847 004 patients, la persistance à 12 mois était plus élevée pour le DR/ER-MPH (24,4 %) que pour les autres méthylphénidates (MPH), mais inférieure à celle des amphétamines génériques (30,4 %). Chez les enfants et adolescents, le DR/ER-MPH présentait la persistance la plus élevée (28,2 %). L'adhésion chez les patients persistants était meilleure pour le DR/ER-MPH que pour les autres MPH, mais moindre que pour les amphétamines génériques. Les congés médicamenteux étaient plus fréquents chez les enfants, surtout avec le MPH de marque. L'âge, le sexe et le type de formulation influençaient la persistance et l'adhésion.

Points clés

Le DR/ER-MPH montre une persistance à 12 mois significativement plus élevée que les autres formulations de MPH (24,4 % contre 16,5-20,6 %), mais inférieure à celle des amphétamines génériques (30,4 %). Chez les enfants et adolescents, le DR/ER-MPH présente la persistance la plus élevée parmi tous les groupes de traitement (28,2 %). L'adhésion mesurée par la proportion de jours couverts (PDC) chez les patients persistants est de 85,5 % pour le DR/ER-MPH, supérieure aux MPH de marque (74,6 %) et génériques (78,7 %), mais inférieure aux amphétamines génériques (88,2 %). Les congés médicamenteux sont plus fréquents chez les enfants et adolescents, avec la proportion la plus élevée chez les utilisateurs de MPH de marque (18,7 %). L'âge, le sexe et le type de formulation sont des facteurs associés à la persistance et à l'adhésion.

Implications cliniques

Le DR/ER-MPH pourrait être une option privilégiée chez les enfants et adolescents atteints de TDAH nécessitant une bonne persistance thérapeutique. La personnalisation du traitement pharmacologique du TDAH doit prendre en compte l'âge, le sexe et les caractéristiques de la formulation pour optimiser les résultats à long terme. Les congés médicamenteux étant fréquents, en particulier chez les jeunes, les cliniciens devraient discuter des stratégies d'observance avec les patients et les familles. Bien que le DR/ER-MPH améliore la persistance par rapport aux autres MPH, son efficacité en termes d'adhésion reste inférieure à celle des amphétamines génériques chez les adultes.

Limites

Étude observationnelle rétrospective basée sur des données de prescriptions, ce qui ne permet pas de contrôler les biais de sélection ou de confusion. L'absence de données sur les résultats cliniques ou la tolérance limite l'interprétation des bénéfices réels. Les données proviennent uniquement des États-Unis, ce qui peut limiter la généralisabilité à d'autres systèmes de santé. La définition de la persistance (absence d'intervalle ≥ durée de la dernière prescription) peut ne pas refléter l'utilisation réelle (arrêts temporaires). L'étude n'a pas inclus les formulations non stimulantes, qui sont une alternative thérapeutique.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Modèle de dépistage basé sur l'apprentissage automatique pour les troubles tics comorbides avec le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité chez les enfants et interprétation des valeurs SHAP : une étude observationnelle rétrospective.Machine learning-based screening model for Tic disorders comorbid with attention-deficit/hyperactivity disorder in children and SHAP value interpretation: a retrospective observational study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a développé un modèle d'apprentissage automatique pour identifier les enfants atteints de troubles tic (TD) avec une forte probabilité de comorbidité TDAH. À partir d'une cohorte rétrospective de 1364 enfants, sept caractéristiques cliniques (initiative d'apprentissage, type de tuteur, performances académiques, rhinite allergique, irritabilité, hypertrophie adénoïdienne, qualité du sommeil) ont été retenues. Le modèle random forest a obtenu une AUC de 0,780, une précision de 0,793 et un score de Brier de 0,18. L'analyse SHAP a identifié l'initiative d'apprentissage et le type de tuteur comme les prédicteurs les plus importants. Les auteurs soulignent la nécessité d'une validation externe avant toute utilisation clinique.

Points clés

Le modèle random forest a atteint une AUC de 0,780 pour prédire la comorbidité TDAH chez les enfants avec TD. Sept caractéristiques cliniques clés ont été identifiées via Lasso et retenues pour le modèle. L'initiative d'apprentissage et le type de tuteur étaient les prédicteurs les plus importants selon SHAP. L'étude est rétrospective, monocentrique et sans validation externe. Les performances du modèle sont modestes mais prometteuses pour un futur dépistage.

Implications cliniques

Ce modèle pourrait aider les cliniciens à identifier les enfants avec TD nécessitant une évaluation approfondie du TDAH. Les caractéristiques utilisées sont facilement accessibles en pratique clinique, facilitant une éventuelle intégration. Avant utilisation, une validation externe sur des populations diverses est indispensable.

Limites

Étude rétrospective monocentrique limitant la généralisabilité. Absence de validation externe, la performance en conditions réelles est inconnue. L'AUC de 0,78 indique une discrimination modérée. Certains facteurs de confusion potentiels n'ont pas été inclus.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Facteurs cliniques, sociaux et moteurs influençant la réponse à l'irrigation transanale chez les patients pédiatriquesClinical, social, and motility factors influencing transanal irrigation response in pediatric patients.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude mixte a examiné les facteurs prédictifs de l'adhérence et des résultats de l'irrigation transanale (TAI) chez 38 enfants atteints de constipation chronique ou d'incontinence fécale, avec un taux de réponse de 60,3 %. Le TDAH, présent chez 42,1 % des patients, était un prédicteur significatif de non-adhérence. Les patients adhérents présentaient moins de symptômes et une meilleure qualité de vie. Les obstacles à l'initiation comprenaient des problèmes d'assurance, la peur et des difficultés logistiques. Les résultats de manométrie n'étaient pas prédictifs.

Points clés

Le TDAH est un prédicteur significatif de non-adhérence à l'irrigation transanale chez les enfants. L'adhérence à l'irrigation transanale est associée à une réduction des symptômes de constipation et à une meilleure qualité de vie. Les obstacles à l'initiation de l'irrigation transanale incluent des problèmes d'assurance, la peur du traumatisme et des difficultés logistiques. Les résultats de la manométrie ne prédisent pas les résultats de l'irrigation transanale. Les patients avec des troubles de l'interaction intestin-cerveau et des causes organiques présentent des défis similaires avec l'irrigation transanale.

Implications cliniques

Les enfants atteints de TDAH peuvent nécessiter des interventions personnalisées pour améliorer l'adhérence à l'irrigation transanale. Les cliniciens devraient évaluer systématiquement la présence de TDAH chez les patients candidats à l'irrigation transanale. Des stratégies pour surmonter les obstacles à l'initiation (assurance, peur, logistique) doivent être mises en place. L'adhérence à l'irrigation transanale doit être surveillée régulièrement, en particulier chez les patients avec TDAH.

Limites

L'échantillon est de petite taille (38 patients) et provient d'un seul centre hospitalier. Le taux de réponse de 60,3 % peut introduire un biais de sélection. L'étude est rétrospective et observationnelle, limitant les conclusions causales. Les données de manométrie n'ont pas été collectées pour tous les patients, réduisant la puissance statistique. Les résultats peuvent ne pas être généralisables à d'autres populations ou contextes.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Relation altérée entre les microsaccades et l'inattention dans le TDAH et effets de la médication stimulanteAltered Relationship Between Microsaccades and Inattention in ADHD and the Effects of Stimulant Medication

ModéréNiveau de preuveAdvances in Neurodevelopmental Disorders — RSSSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale a mesuré les microsaccades binoculaires et les symptômes d'inattention chez des adultes avec TDAH (médicamentés ou non) et des témoins sains. Une corrélation positive entre le score ASRS et le taux de microsaccades a été observée chez les témoins et les patients médicamentés, mais pas chez les non médicamentés, suggérant que la médication pourrait normaliser cette relation. Les résultats soulignent l'importance de distinguer les groupes avec et sans traitement dans les études sur le TDAH.

Points clés

Une corrélation positive significative entre le score total ASRS et le taux de microsaccades a été trouvée chez les témoins sains, principalement liée aux traits inattentifs. La même relation entre inattention et taux de microsaccades a été observée chez les adultes TDAH sous médicament (ADHD-M), mais pas chez ceux non médicamentés (ADHD-U), qui présentaient une tendance opposée. Les résultats suggèrent que la médication stimulante pourrait normaliser la relation microsaccades-inattention dans le TDAH.

Implications cliniques

Les microsaccades pourraient servir de biomarqueur objectif des symptômes inattentifs dans le TDAH, particulièrement chez les patients traités. Il est essentiel de prendre en compte le statut médicamenteux dans les études oculomotrices du TDAH, car les groupes médicamentés et non médicamentés montrent des patterns distincts. Ces résultats pourraient guider l'évaluation de l'efficacité du traitement en surveillant les changements dans les microsaccades.

Limites

La taille de l'échantillon est modeste (N total = 71) et l'étude est transversale, ce qui limite les inférences causales. Les symptômes ont été auto-rapportés via l'ASRS, sans confirmation clinique structurée. Les groupes ADHD-M et ADHD-U diffèrent potentiellement en sévérité ou en type de traitement, non contrôlé dans l'étude.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Le dysfonctionnement du couplage neurovasculaire cérébral et de la circulation glymphatique chez les enfants atteints de trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivitéThe cerebral neurovascular coupling and glymphatic circulation dysfunction in children with attention deficit/hyperactivity disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné le couplage neurovasculaire (CNV) et la fonction du système glymphatique (indice ALPS) par IRM chez 66 enfants TDAH et 41 contrôles. Les résultats montrent une réduction du CNV dans 19 régions cérébrales et une altération de l'ALPS chez les TDAH, corrélées aux fonctions exécutives et à la durée de sommeil. Un modèle diagnostique combinant CNV, ALPS et sommeil a montré une bonne performance (AUC 0,863). Ces résultats suggèrent un lien entre dysfonction neurovasculaire, glymphatique et déficits exécutifs dans le TDAH.

Points clés

Les enfants TDAH présentent une réduction significative du couplage neurovasculaire dans 19 régions cérébrales, principalement frontales et pariétales. L'indice ALPS, marqueur de la fonction glymphatique, est altéré chez les patients TDAH par rapport aux témoins. Les altérations du CNV et de l'ALPS sont corrélées aux déficits des fonctions exécutives et à la durée de sommeil. Un modèle combinant CNV, ALPS et sommeil atteint une AUC de 0,863 pour le diagnostic du TDAH, avec une sensibilité de 0,864 et une spécificité de 0,683. Cette étude suggère que la dysfonction neurovasculaire et glymphatique contribue aux symptômes du TDAH via des mécanismes exécutifs.

Implications cliniques

Le couplage neurovasculaire et l'indice ALPS pourraient devenir des biomarqueurs IRM pour le diagnostic du TDAH. La prise en compte du sommeil dans l'évaluation du TDAH est renforcée par son lien avec la neurovasculature et la glymphatique. Les interventions ciblant la circulation glymphatique (sommeil, hydratation) pourraient avoir un impact sur les fonctions exécutives chez les enfants TDAH. Cette étude ouvre la voie à des approches thérapeutiques visant à améliorer le couplage neurovasculaire dans le TDAH.

Limites

Échantillon de taille modeste (66 TDAH, 41 contrôles), ce qui limite la généralisation. Étude transversale ne permettant pas d'établir de causalité entre dysfonctions neurovasculaires/glymphatiques et TDAH. Absence de données longitudinales sur l'évolution de ces marqueurs. Résultats basés uniquement sur un abstract, sans accès au texte intégral pour vérifier les détails méthodologiques.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Comorbidités psychiatriques chez les enfants de 7 à 12 ans diagnostiqués avec un TDAH en Afrique du Sud : une revue de dossiers.Psychiatric Comorbidities in 7-12 Year Old Children Diagnosed With ADHD in South Africa: A Record Review.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Étude rétrospective transversale de dossiers d'enfants de 7 à 12 ans avec TDAH primaire à Johannesburg (2020-2022). Sur 573 dossiers, 108 inclus. Sous-type combiné prédominant (72,2%). 95,5% avaient au moins une comorbidité. Fréquences : trouble anxieux généralisé (52,8%), déficience intellectuelle (38,9%), trouble oppositionnel (29,6%). Filles plus susceptibles de trouble oppositionnel, garçons de TSA. Contexte psychosocial élevé (violence domestique 29,6%, abus parental 33,3%, antécédents psychiatriques parentaux 30,6%). Conclusion : comorbidités très prévalentes, dépassant les estimations internationales, nécessitant des évaluations multidisciplinaires et tenant compte des traumatismes.

Points clés

Le sous-type combiné de TDAH était le plus fréquent (72,2%). 95,5% des enfants présentaient au moins une comorbidité psychiatrique. Les comorbidités les plus fréquentes étaient le trouble anxieux généralisé (52,8%), la déficience intellectuelle (38,9%) et le trouble oppositionnel (29,6%). Les filles étaient plus susceptibles de présenter un trouble oppositionnel, et les garçons un trouble du spectre autistique. Des taux élevés de violence domestique, d'abus parental et d'antécédents psychiatriques parentaux ont été documentés.

Implications cliniques

Nécessité d'évaluations multidisciplinaires systématiques incluant le dépistage des comorbidités psychiatriques chez les enfants avec TDAH. Importance d'une approche tenant compte des traumatismes et du contexte psychosocial dans la prise en charge du TDAH en Afrique du Sud. Les taux de comorbidités dépassant les estimations internationales suggèrent un besoin de ressources cliniques et de formations adaptées.

Limites

Conception rétrospective transversale limitant l'établissement de relations causales. Échantillon monocentrique (CAFU, Johannesburg) limitant la généralisation à d'autres contextes sud-africains. Données issues de dossiers médicaux pouvant comporter des biais de documentation et d'exhaustivité.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Validité clinique du test de performance continue intégré visuel et auditif pour l'identification du trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivitéClinical validity of Integrated Visual and Auditory Continuous Performance Test in identifying attention-deficit/hyperactivity disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude évalue la validité discriminante du IVA-2 CPT, un test informatisé mesurant l'attention visuelle et auditive et le contrôle des réponses, pour identifier le TDAH chez l'enfant. 152 enfants avec TDAH et 72 contrôles ont été recrutés. Les résultats montrent que les enfants TDAH ont des scores significativement plus bas aux quotients d'attention et de contrôle des réponses. Le IVA-2 CPT présente une bonne validité discriminante (AUC 0,76-0,82), comparable au CPT-3 et supérieure au CATA. Il s'agit d'un outil prometteur pour l'évaluation complète de l'attention en clinique.

Points clés

Le IVA-2 CPT discrimine efficacement les enfants avec TDAH des contrôles (AUC 0,76-0,82). Les performances au IVA-2 CPT sont significativement altérées chez les enfants TDAH pour les quotients d'attention et de contrôle des réponses. La validité est comparable au CPT-3 et supérieure au CATA. La validité reste stable selon l'âge et le sexe.

Implications cliniques

Le IVA-2 CPT peut être utilisé comme outil complémentaire pour le diagnostic du TDAH chez l'enfant. Il permet une évaluation intégrée des modalités visuelle et auditive, contrairement à des tests séparés. Il peut aider à différencier les profils attentionnels chez les enfants suspectés de TDAH.

Limites

L'étude est monocentrique (un seul hôpital) et pourrait ne pas être représentative. La taille de l'échantillon contrôle est modeste (72 participants). L'étude n'a pas évalué les comorbidités ni les sous-types de TDAH. L'accès à l'article complet est limité (abstract uniquement), ce qui empêche une analyse détaillée de la méthodologie.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Efficacité de la thérapie cognitivo-comportementale multimodale en soins courants pour les adolescents avec trouble du déficit de l'attention/hyperactivité évaluée par les parents et les patientsEffectiveness of Usual-Care Multimodal Cognitive Behavioral Therapy for Adolescents With Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder Rated by Parents and Patients.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude évalue l'efficacité en conditions réelles d'une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) multimodale, avec ou sans pharmacothérapie, chez 420 adolescents avec TDAH suivis en clinique externe universitaire. Les changements des symptômes émotionnels et comportementaux (évalués par les parents et les patients) ont été analysés par tests t appariés, tailles d'effet et comparaison à un groupe témoin historique en liste d'attente. Dans l'ensemble de l'échantillon, des tailles d'effet petites à modérées ont été observées (d = 0,47-0,68 pour les parents ; d = 0,37-0,47 pour les patients). Chez les adolescents avec des scores initiaux dans la gamme clinique, les tailles d'effet étaient importantes pour les symptômes du TDAH (d = 0,80-1,28), et la comparaison avec le groupe témoin a montré des tailles d'effet modérées à importantes en faveur du groupe traité (d = 0,52-0,93). L'ajout de pharmacothérapie n'a pas modifié significativement les résultats. Ces résultats soutiennent l'efficacité de la TCC multimodale en soins courants pour les adolescents avec TDAH.

Points clés

L'étude porte sur 420 adolescents avec TDAH recevant une TCC multimodale en soins courants, dont environ un quart avec pharmacothérapie associée. Des améliorations significatives des symptômes émotionnels et comportementaux sont observées, avec des tailles d'effet petites à modérées dans l'ensemble de l'échantillon. Pour les adolescents avec des symptômes sévères au départ, les tailles d'effet sur les symptômes du TDAH sont élevées (d de 0,80 à 1,28). La comparaison avec un groupe témoin historique montre des tailles d'effet modérées à élevées en faveur du traitement actif. L'ajout d'une pharmacothérapie n'a pas influencé l'ampleur du changement symptomatique.

Implications cliniques

La TCC multimodale en conditions réelles est efficace pour réduire les symptômes du TDAH chez les adolescents, ce qui valide les résultats des essais contrôlés randomisés. Les cliniciens peuvent s'attendre à des bénéfices notables, en particulier chez les patients les plus sévères. L'absence de différence liée à la pharmacothérapie suggère que la TCC seule peut être une option valable, mais l'étude n'était pas conçue pour tester cette question spécifiquement. Les évaluations parentales et autorapportées concordent pour montrer une amélioration, renforçant la fiabilité des résultats.

Limites

L'absence de randomisation et l'utilisation d'un groupe témoin historique limitent la comparabilité et augmentent le risque de biais. Le design pré-post sans groupe contrôle contemporain ne permet pas d'établir un lien causal ferme. Les évaluations parentales et autorapportées peuvent être sujettes à des biais de réponse ou de désirabilité sociale. La généralisation est limitée car l'étude provient d'une seule clinique universitaire. Aucune information sur l'observance ou la fidélité au traitement n'est rapportée.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Adaptation culturelle du New Forest Parenting Program (NFPP) pour le TDAH chez les enfants infectés par le VIH en Ouganda : une étude de faisabilité et pilote.Cultural adaptation of the New Forest Parenting Program (NFPP) for ADHD in HIV-infected children in Uganda: a feasibility and pilot investigation.

FaibleNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude visait à adapter culturellement le New Forest Parenting Program (NFPP) pour le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) chez les enfants vivant avec le VIH en Ouganda, et à évaluer sa faisabilité et son acceptabilité. La phase 1 a impliqué une adaptation participative avec des parties prenantes (n=17) suivant le cadre PREMIUM, aboutissant au NFPP-UG incluant la gestion du stress et le conseil en adhérence. La phase 2 était une étude pilote pré-post non contrôlée auprès de 9 dyades enfant-aidant dans deux établissements de soins VIH. Les scores de symptômes de TDAH (CASI-PM-P) ont montré une réduction préliminaire (médiane de 10 à 2 sur 3 mois). L'intervention a été jugée faisable et acceptable. Ces résultats doivent être interprétés avec prudence en raison de la petite taille de l'échantillon et de l'absence de groupe contrôle. Un essai contrôlé randomisé est nécessaire pour évaluer l'efficacité.

Points clés

Le NFPP a été adapté culturellement pour le contexte ougandais (NFPP-UG), avec ajout de gestion du stress et conseil en adhérence. Les parties prenantes (n=17) ont évalué l'intervention comme faisable, acceptable et potentiellement utile. Dans l'étude pilote (n=9), les scores médians de symptômes de TDAH ont diminué de 10 (IQR 8-14) à 2 (IQR 1-7) à 3 mois. L'étude est une preuve de concept non contrôlée avec un petit échantillon. Une adaptation culturelle a été nécessaire pour tenir compte des croyances locales sur le TDAH.

Implications cliniques

Cette adaptation culturelle offre une première intervention potentielle pour le TDAH chez les enfants vivant avec le VIH en Afrique subsaharienne. L'intégration de la gestion du stress et du conseil en adhérence pourrait améliorer l'acceptabilité dans des contextes similaires. Des essais contrôlés randomisés de plus grande envergure sont nécessaires avant toute recommandation clinique. Les résultats soutiennent la faisabilité d'une intervention parentale dans les soins VIH en Ouganda.

Limites

Petite taille d'échantillon (n=9) limitant la généralisabilité. Absence de groupe contrôle, ne permettant pas de conclure à l'efficacité. Étude non randomisée avec un suivi court (3 mois). Utilisation d'une seule échelle de symptômes sans évaluation en aveugle. Risque de biais de sélection et d'attrition non évalué.

Niveau de preuve

Faible

TDAHAnglaisSource tier 1

Connaissances parentales et reconnaissance des manifestations préscolaires du TDAH chez les enfants nés prématurément : une étude transversale.Parental Knowledge and Recognition of Preschool Manifestations of ADHD in Preterm Children: A Cross-Sectional Study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale a évalué les connaissances et la reconnaissance des symptômes préscolaires du TDAH chez 138 parents d'enfants nés prématurés, suivis dans un centre tertiaire. Les résultats montrent des scores médians faibles : 38/100 pour la reconnaissance des symptômes (particulièrement l'impulsivité : 25/100) et 14/100 pour les connaissances générales. Les parents ayant des antécédents familiaux de TDAH reconnaissaient mieux l'inattention, et les parents enseignants avaient de meilleures connaissances générales. L'étude conclut à la nécessité d'interventions éducatives ciblées pour améliorer l'identification précoce du TDAH dans cette population à risque.

Points clés

Les parents d'enfants prématurés ont une faible reconnaissance des symptômes préscolaires du TDAH, particulièrement l'impulsivité (score médian 25/100). Le score médian de connaissance générale du TDAH était faible (14/100). Les parents ayant des antécédents familiaux de TDAH reconnaissaient mieux l'inattention (p=0.035), mais pas la reconnaissance totale des symptômes. Les parents enseignants avaient des connaissances générales plus élevées (p=0.004). L'étude suggère un besoin d'interventions éducatives ciblées pour améliorer l'identification précoce.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être conscients que les parents d'enfants prématurés sous-reconnaissent les symptômes du TDAH, ce qui retarde le diagnostic et l'intervention. Des programmes d'éducation parentale sur les manifestations précoces du TDAH, en particulier l'impulsivité, pourraient améliorer la détection précoce. Les antécédents familiaux de TDAH pourraient être un facteur à considérer pour cibler les interventions. Les enseignants-parents peuvent servir de ressources pour former d'autres parents ou professionnels.

Limites

Étude transversale, ne permet pas d'inférence causale. Échantillon de convenance dans un seul centre tertiaire, limitant la généralisabilité. Questionnaire validé mais repose sur l'auto-déclaration parentale, possible biais de déclaration. Majorité des participants avaient un niveau d'éducation universitaire (61%), ce qui peut surestimer les connaissances dans la population générale. Taille d'échantillon modeste (n=138) pour certaines analyses de sous-groupes.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Evaluation des performances de la DCSK coopérative basée sur le relais DF pour les réseaux sans fil de nouvelle générationPerformance evaluation of DF-based cooperative DCSK for next-generation wireless networks.

FaibleNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

La modulation DCSK (Differential Chaos Shift Keying), technique non cohérente, est évaluée dans des environnements de fading Rayleigh et Nakagami-m. L'étude analyse la fiabilité du système via des expressions analytiques de la probabilité de défaillance et de la capacité moyenne, soutenues par des simulations Monte Carlo. Les résultats montrent que le paramètre de fading Nakagami-m influence significativement la performance, avec une amélioration de la fiabilité en cas de fading moins sévère. Le lien relais-destination joue un rôle clé dans le gain coopératif. Cependant, l'article traite de systèmes de communication, non de neurosciences, limitant son utilité pour NeuroWatch.

Points clés

Évaluation de la DCSK coopérative avec relais DF dans des canaux de fading. Impact du paramètre Nakagami-m sur la fiabilité du système. Rôle crucial du lien relais-destination pour le gain coopératif. Méthodes analytiques et simulations Monte Carlo utilisées.

Implications cliniques

Non pertinent pour les neurosciences, mais utile pour les ingénieurs en télécommunications.

Limites

Analyse restreinte à un modèle à deux utilisateurs et à des conditions de canal spécifiques. Absence de lien direct avec les applications cliniques ou neuroscientifiques.

Niveau de preuve

Faible

TDAHAnglaisSource tier 1

Lettre : Suspension orale à libération prolongée de chlorhydrate de clonidine pour le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité pédiatrique : un ajout significatif à la pratique clinique ?Letter: Clonidine Hydrochloride Extended-Release Oral Suspension for Pediatric Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder: A Meaningful Addition to Clinical Practice?

FaibleNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette lettre examine l'intérêt clinique de la suspension orale à libération prolongée de chlorhydrate de clonidine dans le traitement du TDAH pédiatrique. Sans résumé disponible, l'analyse se base uniquement sur le titre qui questionne sa pertinence. La clonidine est un agoniste alpha2-adrénergique utilisé en seconde intention. La formulation à libération prolongée pourrait améliorer l'observance. La question posée suggère un débat sur son utilité réelle. Aucune donnée originale n'est présentée.

Points clés

La clonidine est un traitement non stimulant du TDAH. La formulation à libération prolongée vise à faciliter l'administration. Le titre remet en question l'ajout réel à la pratique clinique. Absence de données probantes dans cette lettre.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent peser les bénéfices potentiels par rapport aux alternatives. La pertinence dépend des profils de patients non répondeurs aux stimulants.

Limites

Aucun résumé disponible, analyse limitée au titre. Il s'agit d'une lettre d'opinion, sans preuves originales.

Niveau de preuve

Faible

TDAHAnglaisSource tier 1

TDAH et syndrome métabolique : voies comportementales et liées au poids vers le risque cardiovasculaireADHD and metabolic syndrome: behavioral and weight-related pathways to cardiovascular risk.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare la prévalence du syndrome métabolique (MetS) chez 83 adultes avec TDAH et 82 contrôles sains. Les résultats montrent un odds ratio de 2,29 pour le MetS chez les patients TDAH, avec une circonférence abdominale et un IMC plus élevés, mais pas de différence significative pour le glucose ou les lipides sanguins. Les patients TDAH présentaient une fréquence cardiaque moyenne sur 24h et une pression artérielle systolique nocturne légèrement plus élevées. Un modèle de médiation en série a montré que l'hyperactivité/impulsivité, les comportements alimentaires désordonnés et l'obésité médiatisent l'association entre TDAH et pression artérielle nocturne. Les marqueurs inflammatoires n'étaient pas associés au TDAH. Les résultats suggèrent une trajectoire de risque cardiovasculaire précoce chez les adultes avec TDAH, justifiant un dépistage cardiovasculaire et des interventions de gestion du poids.

Points clés

Les adultes avec TDAH présentent une prévalence accrue du syndrome métabolique (OR=2,29) par rapport aux contrôles. Les patients TDAH ont un tour de taille et un IMC plus élevés, mais pas de différences significatives pour la glycémie ou les lipides. L'hyperactivité/impulsivité et les comportements alimentaires désordonnés médiatisent l'effet du TDAH sur la pression artérielle nocturne via l'obésité. Les patients TDAH montrent une fréquence cardiaque moyenne sur 24h et une pression artérielle systolique nocturne légèrement augmentées. Les marqueurs inflammatoires (IL-6, CRP) ne diffèrent pas entre les groupes. Les comorbidités psychiatriques et les médicaments non stimulants sont plus fréquents chez les patients avec MetS.

Implications cliniques

Un dépistage cardiovasculaire systématique (pression artérielle, poids, périmètre abdominal) est recommandé chez les adultes avec TDAH. Les interventions de gestion du poids et de régulation alimentaire devraient être intégrées dans le suivi du TDAH. Une attention particulière doit être portée aux patients avec TDAH présentant des symptômes d'hyperactivité/impulsivité et des troubles alimentaires. Le suivi tensionnel ambulatoire sur 24h pourrait être utile pour détecter précocement des anomalies cardiovasculaires. Les comorbidités psychiatriques doivent être prises en compte dans l'évaluation du risque métabolique. Les médicaments non stimulants pourraient nécessiter une surveillance métabolique renforcée.

Limites

L'étude est transversale, ne permettant pas d'établir de causalité entre le TDAH et le syndrome métabolique. La taille de l'échantillon est modérée (83 patients, 82 contrôles), limitant la généralisation. Les patients sous médicaments non stimulants et avec comorbidités psychiatriques étaient plus nombreux dans le groupe MetS, facteurs confusionnels potentiels. Aucune donnée sur l'alimentation ou l'activité physique n'a été collectée directement. Les marqueurs inflammatoires n'étaient pas associés, mais cela pourrait être dû à la plage d'âge jeune à moyen.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Soins adaptés par étapes chez les enfants d'âge préscolaire présentant des symptômes de TDAH : une étude multicentrique incluant deux essais contrôlés randomisés consécutifs (ESCApreschool)Adaptive stepped care in preschool-age children with ADHD symptoms: a multicentre study including two consecutive randomised controlled trials (ESCApreschool).

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude analyse une approche de soins par étapes combinant auto-assistance téléphonique assistée par les parents (TASH) et formation parentale/enseignante (PMPTT) chez des enfants de 3 à 6 ans avec TDAH ou trouble oppositionnel avec provocation (TOP) et symptômes significatifs de TDAH. L'étape 1 (3 mois) a randomisé 189 enfants entre TASH et liste d'attente : différence non significative sur le critère principal (symptômes TDAH/TOP évalués en aveugle). Après TASH, 40,9 % ont eu une réponse complète ; les non-répondeurs ont été randomisés à l'étape 2 (6 mois) entre PMPTT et traitement habituel, avec une supériorité significative du PMPTT (d = -0,52). Des effets secondaires ont été observés sur les symptômes externalisés, la parentalité négative et l'auto-efficacité parentale. Conclusion : un traitement adapté par étapes, débutant par TASH puis PMPTT en cas de réponse partielle, est bénéfique.

Points clés

L'auto-assistance téléphonique assistée par les parents (TASH) n'a pas montré de supériorité significative par rapport à la liste d'attente sur le critère principal à l'étape 1. 40,9 % des enfants ont été répondeurs complets au TASH, justifiant une approche par étapes. La formation parentale et enseignante (PMPTT) a été significativement plus efficace que le traitement habituel chez les non-répondeurs partiels (d = -0,52). Des effets bénéfiques secondaires ont été observés pour le TASH sur les symptômes externalisés, la parentalité négative et l'auto-efficacité parentale. L'approche par étapes adaptatives semble bénéfique pour les enfants d'âge préscolaire avec TDAH.

Implications cliniques

Proposer d'abord une auto-assistance parentale téléphonique (TASH) aux familles d'enfants préscolaires avec TDAH, car elle peut suffire pour une sous-groupe. En cas de réponse partielle ou non-réponse après TASH, orienter vers une intervention plus intensive combinant formation parentale et enseignante (PMPTT). Cette stratégie par étapes permet d'optimiser les ressources tout en offrant un traitement adapté au niveau de sévérité. Les cliniciens doivent surveiller les symptômes externalisés et la parentalité négative comme indicateurs de réponse. L'étude soutient l'utilisation de traitements adaptés et séquentiels dans le TDAH préscolaire, en évitant un traitement d'emblée intensif.

Limites

Le critère principal n'était pas significatif à l'étape 1, ce qui limite la conclusion sur l'efficacité initiale du TASH. L'échantillon était majoritairement masculin (79,9 %), limitant la généralisation aux filles. Les résultats reposent sur un contexte multicentrique allemand, nécessitant réplication dans d'autres contextes culturels. La taille des sous-groupes à l'étape 2 était modeste (n=23 pour PMPTT, n=37 pour TAU), réduisant la puissance statistique. L'absence de suivi à long terme ne permet pas d'évaluer la durabilité des effets.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Entraînement croisé de thérapies numériques pour le TDAH pédiatrique : protocole d'essai contrôlé randomiséCross-training digital therapeutics for pediatric ADHD: study protocol for a randomized controlled trial.

FaibleNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Le trouble déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) chez l'enfant entraîne des difficultés académiques, sociales et un risque accru d'accidents. Les thérapies numériques (DTx) offrent des traitements ludiques ciblant les aspects cognitifs et comportementaux, mais la plupart se concentrent sur un seul mécanisme. Cet essai contrôlé randomisé multicentrique évalue l'efficacité d'une DTx à entraînement croisé, combinant neurofeedback et entraînement des fonctions exécutives, chez 210 enfants de 6 à 12 ans. Les participants sont répartis en trois groupes : médicament (méthylphénidate), DTx ou combinaison. Le critère principal est l'évolution du score SNAP-IV à 8 semaines. Les résultats permettront de déterminer si la DTx est non inférieure au traitement médicamenteux et si la combinaison est supérieure. Ce protocole pourrait fournir une option non pharmacologique ou complémentaire pour le TDAH pédiatrique.

Points clés

Essai randomisé multicentrique évaluant une DTx combinant neurofeedback et entraînement des fonctions exécutives chez 210 enfants de 6 à 12 ans avec TDAH. Comparaison de trois groupes : médicament (méthylphénidate), DTx seule, et combinaison des deux. Critère principal : changement du score SNAP-IV à 8 semaines non-infériorité de la DTx vs médicament et supériorité de la combinaison. Évaluation de la compliance et des effets secondaires de la DTx.

Implications cliniques

La DTx pourrait offrir une alternative non pharmacologique ou un complément au traitement médicamenteux du TDAH chez l'enfant. L'entraînement croisé (neurofeedback + fonctions exécutives) pourrait améliorer l'efficacité des thérapies numériques. Les résultats guideront les cliniciens sur l'utilité clinique de ces interventions à domicile.

Limites

Il s'agit d'un protocole d'étude, aucun résultat n'est encore disponible. L'abstract seul ne permet pas d'évaluer les biais potentiels ou la faisabilité pratique. L'absence de données sur l'acceptabilité à long terme et l'observance en vie réelle.

Niveau de preuve

Faible

TDAHAnglaisSource tier 1

Interactions entre la vitamine D sérique, l'irisine et la galectine-3 dans le trouble du déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH)Interplay between serum vitamin D, irisin and galectin-3 in attention-deficit/hyperactivity disorder (ADHD).

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude cas-témoins prospective a exploré les relations entre la vitamine D, l'irisine et la galectine-3 chez 152 enfants sud-indiens (76 avec TDAH, 76 contrôles sains). La carence en vitamine D était significativement plus fréquente dans le groupe TDAH (60,5 % vs 28,9 %), et les taux sériques de vitamine D étaient plus bas. Les taux d'irisine étaient plus faibles et ceux de galectine-3 plus élevés chez les enfants TDAH, sans atteindre la significativité statistique. Une forte corrélation positive entre l'irisine et la galectine-3 a été observée uniquement dans le groupe TDAH (r = 0,707, p < 0,001), suggérant un possible duo biomarqueur. Ces résultats soulignent l'importance du monitorage de la vitamine D dans le TDAH et la nécessité de recherches sur de plus grandes populations pour confirmer ce potentiel biomarqueur.

Points clés

Prévalence élevée de carence en vitamine D chez les enfants avec TDAH (60,5 %). Corrélation positive forte entre l'irisine et la galectine-3 spécifiquement dans le groupe TDAH. L'irisine et la galectine-3 pourraient constituer un duo biomarqueur inflammatoire dans le TDAH. Absence de différence significative des taux d'irisine et de galectine-3 entre groupes pris isolément.

Implications cliniques

Le dosage et la supplémentation en vitamine D devraient être systématiquement envisagés chez les enfants TDAH. La corrélation irisine-galectine-3 pourrait ouvrir la voie à des biomarqueurs diagnostiques ou pronostiques, mais nécessite validation.

Limites

Échantillon de taille modeste pour les dosages d'irisine et galectine-3 (n=70), limitant la puissance statistique. Population unicentrique sud-indienne, limitant la généralisation. Étude transversale ne permettant pas d'établir de causalité.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Évaluation des compétences motrices et des fonctions neurocognitives chez les enfants d'âge scolaire diagnostiqués avec un trouble déficit de l'attention avec hyperactivitéEvaluation of Motor Skills and Neurocognitive Functions in School-Age Children Diagnosed With Attention Deficit Hyperactivity Disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude cas-témoins compare les compétences motrices (MABC-2) et les fonctions neurocognitives (CNSVS) chez 55 enfants TDAH et 57 contrôles sains appariés en âge et sexe. Les résultats montrent des scores significativement plus faibles dans les deux domaines chez les enfants TDAH, ainsi qu'une absence de corrélation entre les compétences motrices et neurocognitives observée chez les contrôles. Ces données soulignent l'importance d'une évaluation globale incluant la motricité dans le bilan neuropsychologique du TDAH.

Points clés

Les enfants TDAH présentent des déficits significatifs des fonctions neurocognitives par rapport aux témoins. Les scores moteurs totaux et la sous-composante d'équilibre sont inférieurs chez les enfants TDAH. Les corrélations positives entre motricité et cognition observées chez les témoins sont absentes dans le groupe TDAH. L'étude met en évidence la nécessité d'une évaluation conjointe des difficultés motrices et neurocognitives chez les enfants TDAH.

Implications cliniques

L'évaluation clinique du TDAH devrait inclure systématiquement un bilan moteur standardisé (ex. MABC-2). Les programmes de rééducation pour le TDAH pourraient bénéficier d'interventions visant à la fois les fonctions exécutives et la motricité. L'absence de lien entre motricité et cognition dans le TDAH suggère des mécanismes distincts à explorer en thérapie.

Limites

La taille modeste de l'échantillon limite la généralisation des résultats. Les participants sont issus d'un seul centre, ce qui peut introduire un biais de sélection. L'étude ne contrôle pas les comorbidités ou les traitements médicamenteux qui pourraient influencer les performances.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

L'influence des traumatismes de l'enfance et de l'état émotionnel négatif sur le TDAH à l'âge adulte : le rôle médiateur des fonctions cognitives exécutivesThe Influence of Childhood Trauma and Negative Emotional State on ADHD in Adulthood: The Mediating Role of Executive Cognitive Functions

ModéréNiveau de preuveAdvances in Neurodevelopmental Disorders — RSSSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine comment les traumatismes de l'enfance et l'état émotionnel négatif influencent les symptômes du TDAH chez l'adulte, avec les fonctions exécutives comme médiateur. Sur 182 adultes avec TDAH, les résultats montrent que traumatismes et émotions négatives sont directement associés à une augmentation des symptômes, tandis que les fonctions exécutives sont négativement associées. Ces facteurs expliquent 92% de la variance des symptômes. Les implications cliniques incluent la réduction des traumatismes et l'amélioration des fonctions exécutives.

Points clés

Les traumatismes de l'enfance et l'état émotionnel négatif sont directement associés à une augmentation des symptômes du TDAH chez l'adulte. Les fonctions exécutives cognitives médiatisent partiellement l'effet des traumatismes et des émotions négatives sur les symptômes du TDAH. Le modèle testé explique 92% de la variance des caractéristiques cliniques du TDAH adulte. L'étude a utilisé des échelles validées (CAARS, CTQ-SF, DASS-21, AEFI) et une modélisation par équations structurelles (PLS-SEM).

Implications cliniques

Les interventions pour les adultes TDAH devraient inclure un travail sur les traumatismes de l'enfance et la régulation émotionnelle. L'amélioration des fonctions exécutives, par des programmes de remédiation cognitive, pourrait réduire les symptômes du TDAH. Le dépistage systématique des traumatismes et des états émotionnels négatifs est recommandé dans l'évaluation du TDAH adulte.

Limites

Le devis transversal ne permet pas d'établir de causalité. Les données reposent sur des auto-questionnaires, sujettes à des biais de mémoire et de désirabilité sociale. L'échantillon de 182 participants et l'échantillonnage non probabiliste limitent la généralisation. La mesure des fonctions exécutives est basée sur un auto-rapport (AEFI) et non sur des tests neuropsychologiques objectifs.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Classification des présentations du TDAH à l'aide de données comportementales segmentées temporellement issues d'un jeu sérieuxClassifying ADHD Presentations Using Temporally Segmented Behavioral Data from a Serious Game.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a développé un modèle de classification basé sur l'apprentissage automatique pour distinguer les présentations inattentive (TDAH-I) et hyperactive/impulsive (TDAH-HI) du trouble déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) chez 51 enfants de 6 à 13 ans. Des données comportementales issues de jeux sérieux ont été segmentées temporellement (début et fin de partie) et utilisées comme caractéristiques. Le modèle Random Forest a obtenu les meilleures performances (précision 81,8%, F1 85,7%, AUROC 83,3%). Les différences entre groupes étaient plus marquées en seconde moitié du jeu, les enfants TDAH-I montrant des temps de décision plus longs, plus de touches inutiles et un niveau de difficulté maximal plus bas. Ces résultats suggèrent que les données de jeu sérieux, notamment avec ingénierie temporelle, peuvent aider à la classification des sous-types de TDAH et soutenir l'évaluation clinique.

Points clés

Un modèle Random Forest utilisant des caractéristiques comportementales segmentées temporellement a atteint une précision de 81,8% pour classer les sous-types de TDAH. Les différences entre TDAH inattentif et hyperactif/impulsif sont plus prononcées dans la seconde moitié du jeu. Les enfants avec TDAH inattentif présentent des temps de décision plus longs et plus de touches inutiles en fin de partie. L'étude inclut 51 enfants de 6 à 13 ans, avec des données de jeu sérieux et des échelles parentales. L'ingénierie temporelle des caractéristiques améliore la performance de classification.

Implications cliniques

L'utilisation de jeux sérieux pourrait fournir une évaluation objective et scalable des sous-types de TDAH en complément des échelles subjectives. La différence de comportement au cours du temps souligne l'importance de la fatigue cognitive ou de l'épuisement des ressources attentionnelles dans le TDAH inattentif. Ce type d'outil pourrait aider à personnaliser les interventions en fonction du profil attentionnel de l'enfant.

Limites

Échantillon de petite taille (n=51), limitant la généralisabilité. Population uniquement coréenne, ce qui peut limiter l'extrapolation à d'autres cultures. Absence de groupe témoin non-TDAH, pas de comparaison avec des enfants typiques. Les données proviennent d'un seul type de jeu sérieux, non validé pour d'autres contextes.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Profilage comportemental complet chez les rats mâles spontanément hypertendus : la cartographie des traits latents soutient un modèle valide de TDAH multidomaine.Comprehensive behavioral profiling in male spontaneously hypertensive rats: latent trait mapping supports a valid multidomain ADHD model.

ÉlevéNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a réalisé une évaluation comportementale multidomaine chez des rats spontanément hypertendus (SHR) et des rats Wistar-Kyoto (WKY) pour modéliser le TDAH. Les SHR ont montré une impulsivité et une exploration répétitive accrues, des altérations contextuelles de l'anxiété, une réduction de l'alternance spontanée et un déficit d'inhibition prépulse. Une analyse factorielle exploratoire a identifié cinq dimensions latentes, dont l'engagement exploratoire-attentionnel et l'impulsivité/désinhibition, et a révélé une hétérogénéité substantielle au sein de la population SHR. Un sous-type combiné-déviant a été stratifié, présentant des altérations convergentes dans le cortex préfrontal médian (perte d'inhibition, diminution des marqueurs synaptiques) et le striatum (surexpression du transporteur de dopamine). Ces résultats renforcent la validité translationnelle du modèle SHR pour le TDAH.

Points clés

Les rats SHR présentent une impulsivité et une exploration répétitive accrues par rapport aux rats WKY. L'analyse factorielle révèle cinq dimensions latentes comportementales, dont l'engagement exploratoire-attentionnel et l'impulsivité/désinhibition. Un sous-type combiné-déviant de SHR montre des altérations convergentes dans le cortex préfrontal médian (parvalbumine, GAD67, marqueurs synaptiques) et le striatum (DAT augmenté). La stratification des SHR en sous-types comportementaux est liée à des signatures distinctes des circuits préfronto-striataux. Les résultats soutiennent l'utilité translationnelle du modèle SHR pour étudier l'hétérogénéité du TDAH.

Implications cliniques

Ce modèle animal multidomaine pourrait aider à identifier des sous-types neurobiologiques du TDAH chez l'humain. Les altérations du cortex préfrontal et du striatum observées chez les SHR déviants pourraient guider le développement de biomarqueurs translationnels. L'hétérogénéité comportementale au sein des SHR reflète la diversité clinique du TDAH, suggérant des approches thérapeutiques personnalisées.

Limites

L'étude a été réalisée uniquement sur des rats mâles, limitant la généralisation aux femelles. Les résultats sont basés sur un modèle animal (SHR) dont la validité écologique pour le TDAH humain reste partielle. L'analyse factorielle, bien que robuste, dépend des variables comportementales choisies et de la taille de l'échantillon. L'accès est limité au résumé, les détails méthodologiques complets ne sont pas disponibles.

Niveau de preuve

Élevé

TDAHAnglaisSource tier 1

Inattention dans le trouble déficit de l'attention/hyperactivité pédiatrique et l'anxiété : preuves neurophysiologiques de mécanismes cognitifs distincts et chevauchantsInattention in Pediatric Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder and Anxiety: Neurophysiological Evidence for Distinct and Overlapping Cognitive Mechanisms.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les mécanismes neurocognitifs sous-jacents à l'inattention dans le TDAH et les troubles anxieux chez l'enfant. 111 enfants (7-11 ans) répartis en quatre groupes (TDAH seul, anxiété seule, TDAH+anxiété, développement typique) ont réalisé des tâches attentionnelles avec EEG. Les résultats montrent des altérations partagées (engagement attentionnel précoce, discrimination des stimuli) et distinctes (monitoring de la performance, ajustement comportemental) entre les deux pathologies. Les biomarqueurs neurophysiologiques multimodaux pourraient aider au diagnostic différentiel et aux interventions ciblées.

Points clés

Les enfants avec TDAH et anxiété présentent des altérations communes de l'engagement attentionnel précoce et de la discrimination des stimuli, mesurées par l'exposant apériodique pré-stimulus et l'amplitude N2. Le groupe anxiété seule montre un monitoring de la performance accru (ERN plus élevé) mais une évaluation consciente réduite (Pe plus faible), tandis que le groupe TDAH seul présente un déficit d'ajustement comportemental (réduction du post-error slowing). Les profils neurophysiologiques distincts entre TDAH et anxiété suggèrent des mécanismes spécifiques pour l'inattention dans chaque trouble. Les biomarqueurs EEG/ERP multimodaux (exposant apériodique, N2, ERN, Pe) permettent de différencier les sous-types cliniques d'inattention.

Implications cliniques

L'utilisation de biomarqueurs neurophysiologiques (ERP, EEG) pourrait améliorer le diagnostic différentiel entre l'inattention liée au TDAH et celle liée à l'anxiété chez l'enfant. Les interventions thérapeutiques devraient cibler les mécanismes spécifiques identifiés : renforcer le monitoring de la performance pour le TDAH, et améliorer l'évaluation consciente des erreurs pour l'anxiété. La présence d'altérations attentionnelles précoces partagées suggère que des stratégies d'engagement attentionnel pourraient bénéficier aux deux groupes.

Limites

Taille d'échantillon modérée (n=111) pouvant limiter la généralisation des résultats. L'étude ne compare que des groupes avec TDAH et/ou anxiété, sans inclure d'autres troubles neurodéveloppementaux. Le design transversal ne permet pas d'établir des relations causales entre les mécanismes neurophysiologiques et les symptômes. Absence de suivi longitudinal pour évaluer la stabilité des biomarqueurs.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Recent Advances on High-Performance Inverted CsPbI3 Perovskite Solar Cells and Their Tandem Application.

FaibleNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Contexte : Les cellules solaires à pérovskite inversées en CsPbI3 ont suscité un intérêt croissant pour leurs propriétés de bande interdite optimale, leur stabilité photothermique et leur compatibilité avec les cellules commerciales (ex. : CuInSe2, silicium). Cependant, leur développement est limité par des défis liés aux transitions de phase complexes, aux déséquilibres d'énergie aux interfaces, aux défauts non passivés et à des couches de transport sous-optimales. Objectif : Ce revue synthétise les avancées récentes pour améliorer l'efficacité et la stabilité de ces cellules, en se concentrant sur la régulation des transitions de phase, la gestion des défauts aux interfaces et le choix des matériaux de transport de trous pour les applications tandem. Méthode : Analyse critique des mécanismes de transition de phase, des stratégies de passivation des défauts et des matériaux de transport, basée sur des études récentes. Résultats : Les progrès récents incluent des approches pour contrôler la cristallisation du CsPbI3, optimiser les interfaces et intégrer des matériaux de transport adaptés aux cellules tandem. Intérêt clinique : Cet article ne présente pas de lien direct avec les domaines cliniques (neurosciences, psychologie, médecine). Il traite de recherches fondamentales en ingénierie des matériaux et énergétique, sans application immédiate en contexte médical ou psychologique. Limites : L'absence de données cliniques ou applicatives, ainsi que la focalisation sur des enjeux technologiques spécifiques à la physique des matériaux.

Points clés

Transition de phase du CsPbI3 Stabilité des interfaces Matériaux de transport de trous Applications tandem en énergétique

Implications cliniques

Aucune implication directe en neurosciences, psychologie ou médecine

Limites

Absence de données applicatives en contexte clinique Contenu techniquement spécialisé, non adapté à une veille clinique

Niveau de preuve

Faible

TDAHAnglaisSource tier 1

Explorer le lien entre les acides gras, l'expression de FADS2 et le TDAH à l'aide de la modélisation par équations structurellesExploring the link between fatty acids, FADS2 expression, and ADHD using structural equation modeling.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale a comparé les profils d'acides gras alimentaires et plasmatiques ainsi que l'expression de la désaturase-2 des acides gras (FADS2) chez 85 enfants avec TDAH et 85 témoins âgés de 6 à 12 ans. Les enfants avec TDAH présentaient une contribution alimentaire relative plus élevée en oméga-6 et en acides gras polyinsaturés totaux, des taux plasmatiques d'acide linoléique (LA) et un rapport oméga-6/oméga-3 plus élevés, et des taux plus faibles d'acides gras monoinsaturés, d'acide gamma-linolénique et d'acide docosanoïque. L'expression de l'ARNm de FADS2 était réduite dans le groupe TDAH. La modélisation par équations structurelles a montré qu'une plus grande sévérité des symptômes du TDAH était associée à une composante caractérisée par un LA élevé, un rapport oméga-6/oméga-3 élevé et un faible taux d'acide nervonique.

Points clés

Les enfants avec TDAH ont une consommation relative d'oméga-6 et un rapport oméga-6/oméga-3 plasmatique plus élevés que les témoins. L'expression de l'ARNm de FADS2 est réduite dans le groupe TDAH, mais les niveaux protéiques ne diffèrent pas significativement. Un profil d'acides gras caractérisé par un acide linoléique élevé, un rapport oméga-6/oméga-3 élevé et un acide nervonique faible est associé à une sévérité accrue des symptômes du TDAH. Les différences entre les groupes portent sur plusieurs mesures d'acides gras, notamment celles liées à l'équilibre oméga-6. L'étude utilise la modélisation par équations structurelles pour examiner les associations multivariées entre les acides gras et les symptômes du TDAH.

Implications cliniques

L'évaluation du profil d'acides gras plasmatiques pourrait aider à identifier un sous-type biologique de TDAH lié à un déséquilibre oméga-6/oméga-3. Des interventions nutritionnelles ciblant la réduction des oméga-6 ou l'augmentation des oméga-3 pourraient être explorées dans la prise en charge du TDAH. La mesure de l'expression de FADS2 pourrait servir de biomarqueur potentiel, mais des études longitudinales sont nécessaires. Les cliniciens devraient prendre en compte l'alimentation des enfants avec TDAH, en particulier la consommation d'acides gras.

Limites

Le devis transversal ne permet pas d'établir de relations causales entre les acides gras et le TDAH. L'évaluation alimentaire repose sur des rappels de 24 heures, sujets à des biais de mémoire et de déclaration. L'échantillon est limité aux enfants de 6 à 12 ans, ce qui restreint la généralisabilité aux autres groupes d'âge. La taille de l'échantillon (85 par groupe) est modérée, ce qui peut limiter la puissance statistique pour certaines analyses. Les facteurs confondants potentiels (ex. statut socio-économique, médication) n'ont pas été exhaustivement contrôlés.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Benefits of classroom remote microphone technology for inattentive children.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Contexte : Les enfants souffrant d'inattention et de difficultés auditives en classe représentent un défi pédagogique et clinique. Cette étude évalue l'efficacité de la technologie des micros à distance (RMT) pour améliorer leur capacité à écouter et à se concentrer. Objectif : Déterminer l'impact de la RMT sur la compréhension auditive, l'attention et les performances scolaires chez les enfants inattentifs. Méthode : Essai clinique en deux phases. La phase 1 (4 semaines) a comparé l'utilisation de la RMT à un groupe témoin (n=35) via un essai croisé randomisé. La phase 2 (30 semaines) a suivi 20 participants utilisant la RMT et 17 contrôles. Des évaluations de traitement auditif, d'attention, de mémoire et de fluidité lecture ont été réalisées avant et après l'intervention. Résultats : En phase 1, la RMT a significativement amélioré la compréhension auditive, l'intelligibilité du discours et l'attention auditive (P < 0,05). Les participants rapportaient également une amélioration de l'écoute en classe et une réduction des symptômes du TDAH. En phase 2, le groupe expérimental a montré une progression supérieure en fluidité lecture et qualité de vie (P < 0,01), sans différence significative sur le traitement auditif ou les compétences cognitives. Intérêt clinique : La RMT apparaît comme une intervention prometteuse pour soutenir les enfants inattentifs dans des environnements scolaires bruyants, en améliorant leur écoute active et leur bien-être. Limites : La taille d'échantillon modeste, la durée limitée de l'essai et le focus sur des indicateurs spécifiques (fluidité lecture, qualité de vie) sans exploration approfondie des mécanismes neurocognitifs sous-jacents.

Points clés

Technologie des micros à distance (RMT) Amélioration de la compréhension auditive Réduction des symptômes du TDAH Fluidité lecture Essai clinique à long terme

Implications cliniques

Outil pédagogique complémentaire pour les enfants inattentifs Amélioration de la qualité de vie scolaire Alternative non pharmacologique pour les troubles de l'attention

Limites

Taille d'échantillon restreinte Absence d'analyse neurocognitive détaillée Durée d'observation limitée à 30 semaines

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Recovery trajectory and patient-specific predictors following periacetabular osteotomy : a 24-month prospective study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Contexte : La chirurgie de l'ostéotomie periacétabulaire (PAO) est le traitement de référence pour la dysplasie de la hanche symptomatique. Bien que les bénéfices à long terme soient documentés, les trajectoires de récupération précoces et les facteurs prédictifs d'amélioration clinique restent mal définis. Objectif : Évaluer la trajectoire de récupération et identifier les prédicteurs de seuils cliniques significatifs (MCID, SCB, PASS) sur l'iHOT-33 chez des patients souffrant de dysplasie de la hanche après PAO, sur 24 mois. Méthode : Analyse secondaire d'un essai randomisé incluant 218 patients (âge moyen 27,1 ans ; 83,2 % de femmes) suivis sur 24 mois. Les paramètres radiologiques (angle LCEA, index acétabulaire) et les scores fonctionnels ont été analysés via une régression logistique. Résultats : L'amélioration de l'iHOT-33 a atteint 61,4 (±24,0) à 6 mois, 72,8 (±22,0) à 12 mois et 78,0 (±21,0) à 24 mois. Les seuils MCID, SCB et PASS ont été atteints respectivement par 70,2 %, 52,8 % et 56,3 % des patients à 6 mois, puis progressivement améliorés. Les facteurs négatifs associés à une récupération moins efficace incluent un IMC élevé, un âge avancé, une sous-correction résiduelle (index acétabulaire postopératoire élevé) et une réparation labrale concomitante (effet temporaire à 6 mois). Intérêt clinique : La majorité des patients atteignent une amélioration clinique significative dans la première année postopératoire, avec des gains supplémentaires au-delà. Les données soulignent l'importance de surveiller les facteurs modifiables (ex. : sous-correction) et les caractéristiques individuelles (ex. : IMC) pour optimiser les résultats. Limites : L'étude ne couvre pas les données au-delà de 24 mois, et les résultats sont limités à une population spécifique (majoritairement féminine, âgée de 20 à 40 ans).

Points clés

Trajectoire de récupération optimale dans la première année post-PAO, avec amélioration continue jusqu'à 24 mois. IMC élevé, âge avancé et sous-correction résiduelle associés à une récupération moins efficace. Réparation labrale concomitante liée à une diminution temporaire de l'acceptabilité des symptômes à 6 mois. Importance des paramètres radiologiques (LCEA, index acétabulaire) pour prédire les résultats fonctionnels.

Implications cliniques

Surveillance rigoureuse des paramètres radiologiques postopératoires pour éviter la sous-correction. Prise en charge multidisciplinaire des patients à haut IMC pour améliorer les résultats fonctionnels. Attentes réalistes pour les patients âgés, avec un suivi prolongé pour évaluer les progrès.

Limites

Population majoritairement féminine et jeune (20-40 ans), limitant la généralisation. Absence de données au-delà de 24 mois, nécessitant des études à long terme. Pas d'analyse des mécanismes psychosociaux influençant la récupération.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Corrélats neurologiques et biologiques du TOPI avec le TDAH chez les enfants et adolescents : une revue systématiqueNeurological and biological correlations of ODD with ADHD in children and adolescents: a systematic review.

RevueNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette revue systématique examine les différences neurobiologiques et physiologiques entre les jeunes présentant un trouble déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) comorbide avec un trouble oppositionnel avec provocation (TOPI) et ceux ayant un TDAH seul. Vingt-six études ont été incluses après une recherche exhaustive. Les résultats montrent que la comorbidité TDAH+TOPI est associée à des déficits exécutifs et émotionnels plus marqués, des différences limbiques, striatales et cérébello-corticales, ainsi qu'une réponse au stress atypique (cortisol plus bas, réactivité sympathique réduite). Ces données soulignent la nécessité d'évaluations et d'interventions adaptées à cette comorbidité.

Points clés

Le TDAH coexiste fréquemment avec le TOPI, aggravant les difficultés fonctionnelles. La comorbidité TDAH+TOPI présente un profil neurobiologique distinct du TDAH seul. Les déficits exécutifs et de régulation émotionnelle sont plus sévères en cas de comorbidité. Le TOPI est lié à un cortisol plus bas et une réactivité sympathique réduite, contrairement au TDAH. Des évaluations et interventions spécifiques sont nécessaires pour cette population.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient évaluer systématiquement la présence de TOPI chez les enfants TDAH pour adapter la prise en charge. Les interventions ciblant la régulation émotionnelle et les fonctions exécutives pourraient être prioritaires dans la comorbidité TDAH+TOPI. Les biomarqueurs de stress (cortisol, réactivité autonome) pourraient guider le diagnostic différentiel et le suivi thérapeutique.

Limites

Le nombre limité d'études incluses (26) et l'hétérogénéité des méthodologies restreignent la généralisabilité des résultats. La majorité des études sont transversales, ce qui limite les conclusions causales. Un biais de publication possible en faveur des résultats positifs n'est pas exclu.

Niveau de preuve

Revue

TDAHAnglaisSource tier 1

Analyse électroencéphalographique explicable par intelligence artificielle pour la détection du trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité à l'aide d'une sélection de caractéristiques basée sur la théorie de l'informationExplainable artificial intelligence-driven visual task-specific electroencephalogram analysis for attention deficit hyperactivity disorder detection using information-theoretic feature selection.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet article propose une approche d'IA explicable pour diagnostiquer le TDAH à partir d'EEG. Il calcule l'entropie, l'information mutuelle et l'entropie de transfert sur des signaux EEG (système 10-20), agrège les caractéristiques par lobe, et applique des modèles de machine learning. Le SVM atteint 92% de précision. Les explications (LIME, SHAP, PDP) montrent que des valeurs élevées d'entropie et d'entropie de transfert dans la région frontale indiquent une incertitude, tandis qu'une moindre participation occipitale reflète un dysfonctionnement de la perception visuelle chez les enfants TDAH.

Points clés

Le SVM avec sélection de caractéristiques basée sur l'entropie atteint 92% de précision pour la classification TDAH/témoins. Les mesures d'entropie, d'information mutuelle et d'entropie de transfert sont calculées à partir des électrodes EEG du système 10-20. Des valeurs élevées d'entropie et d'entropie de transfert dans le lobe frontal sont associées à une incertitude chez les enfants TDAH. Une participation réduite du lobe occipital indique un dysfonctionnement de la perception visuelle. L'IA explicable (LIME, SHAP, PDP) permet d'interpréter les prédictions du modèle.

Implications cliniques

Cet outil pourrait aider au dépistage clinique du TDAH chez l'enfant à l'aide de l'EEG, avec une interprétation compréhensible par les cliniciens. Les explications basées sur les lobes frontaux et occipitaux orientent vers des biomarqueurs neurophysiologiques exploitables en pratique. L'approche pourrait réduire les erreurs diagnostiques en fournissant des justifications transparentes.

Limites

L'étude repose uniquement sur un résumé l'accès au texte intégral est nécessaire pour évaluer la méthodologie complète. La généralisabilité à d'autres populations (âge, comorbidités) n'est pas démontrée. Les performances (92%) pourraient être surestimées sans validation externe. L'approche nécessite un équipement EEG standardisé et un pipeline de calcul spécifique.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Prescribing trends and spontaneous reporting patterns of adverse drug reactions of ADHD medications in children and adolescents in germany: A retrospective analysis (2013-2022).

FaibleNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Contexte : L'utilisation croissante de médicaments pour le trouble du déficit de l'attention et de l'hyperactivité (TDAH) chez les enfants et adolescents en Allemagne soulève des préoccupations concernant leur sécurité et l'efficacité des traitements. La surveillance des effets indésirables (EIs) est essentielle pour optimiser les prescriptions. Objectif : Analyser les tendances des prescriptions de médicaments pour le TDAH et les motifs de signalement spontané des EIs chez les jeunes en Allemagne entre 2013 et 2022. Méthode : L'étude repose sur une analyse rétrospective, probablement basée sur des données de signalement spontané (ex. système EudraVigilance) et des données de prescriptions, bien que les détails méthodologiques ne soient pas disponibles dans le titre ou les métadonnées. Résultats : Les résultats attendus (non détaillés en l'absence d'abstract) pourraient inclure des variations temporelles dans les prescriptions (ex. préférence pour certains médicaments), des profils d'EIs spécifiques, ou des disparités régionales. Intérêt clinique : Cette analyse pourrait aider les praticiens à mieux comprendre les risques associés aux traitements du TDAH, à améliorer la sécurité des patients et à guider les recommandations thérapeutiques. Limites : L'absence d'abstract limite la précision des informations. Les données dépendent probablement de sources de signalement spontané, qui peuvent sous-estimer les EIs, et les méthodes d'analyse ne sont pas explicitement décrites.

Points clés

Surveillance des EIs des médicaments pour le TDAH en Allemagne Tendances des prescriptions entre 2013 et 2022 Importance de la sécurité des traitements chez les jeunes

Implications cliniques

Renforcement de la vigilance sur les EIs pour les traitements du TDAH Possibilité d'ajuster les protocoles de prescription en fonction des données d'efficacité et de sécurité

Limites

Absence d'abstract empêche une analyse détaillée des résultats Dépendance potentielle à des données de signalement spontané (biais de sous-estimation possible) Méthodologie non explicitement décrite dans les métadonnées

Niveau de preuve

Faible