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TDAHAnglaisSource tier 1

Paradigme start-stop dans l'apprentissage moteur : vulnérabilité accrue lors de la reprise de la tâche dans le TDAHStart-stop paradigm in motor learning: Higher vulnerability at task resumption in ADHD.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les vulnérabilités motrices aux points de transition (initiation, continuation, reprise après pause) chez des enfants de 9-10 ans avec TDAH (n=48) et avec développement typique (n=48) via un paradigme de lancer de fléchettes. Les résultats montrent une instabilité accrue des performances chez les enfants TDAH, avec des dépendances séquentielles plus nombreuses et un effet 'reverse hot hand' plus marqué lors de la reprise après pause. Les déficits d'attention, de mémoire de travail et de recalibrage moteur expliqueraient ces difficultés. Les interventions motrices devraient cibler spécifiquement les transitions.

Points clés

Les enfants avec TDAH présentent une instabilité motrice plus importante lors des transitions entre essais. Un effet 'reverse hot hand' (baisse de performance après une pause) est observé dans les deux groupes, mais il est plus marqué dans le groupe TDAH. La reprise de la tâche après un arrêt constitue un moment critique de vulnérabilité motrice chez les enfants avec TDAH. Les déficits sous-jacents incluent l'attention, la mémoire de travail et le recalibrage des paramètres moteurs. Les interventions devraient se concentrer sur la stabilisation des performances aux transitions plutôt que sur le volume global de pratique.

Implications cliniques

Les programmes de rééducation motrice pour les enfants TDAH devraient inclure des exercices spécifiques de transition entre tâches ou après des pauses. Il est recommandé d'évaluer la motricité des enfants TDAH non seulement en continu mais aussi lors des reprises d'activité. Les stratégies d'intervention pourraient intégrer des indices attentionnels ou des routines avant la reprise d'une tâche motrice.

Limites

Échantillon limité à des enfants de 9-10 ans, ne permettant pas la généralisation à d'autres âges. Tâche unique de lancer de fléchettes, ce qui limite la généralisation à d'autres types d'apprentissage moteur. Étude transversale ne permettant pas d'établir un lien de causalité entre les déficits attentionnels et l'instabilité motrice. Absence de données sur les traitements médicamenteux ou comportementaux des participants TDAH qui pourraient influencer les résultats.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Contrôle de l'interférence émotionnelle et adaptation au conflit émotionnel chez les enfants et adolescents avec TDAHEmotional interference control and emotional conflict adaptation in children and adolescents with ADHD.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine le contrôle de l'interférence émotionnelle et l'adaptation au conflit émotionnel chez 20 enfants/adolescents avec TDAH et 20 sans, âgés de 9 à 15 ans, à l'aide d'une tâche de Stroop émotionnel. Les participants devaient identifier l'émotion d'expressions faciales (joie ou colère) tout en ignorant des mots superposés congruents ou incongruents. Les résultats montrent que les jeunes avec TDAH présentent une moins bonne précision sur les essais incongruents, indiquant un déficit du contrôle de l'interférence émotionnelle, mais pas de différence dans l'adaptation au conflit émotionnel. Ces données suggèrent que le contrôle de l'interférence émotionnelle pourrait être un mécanisme sous-jacent à la dysrégulation émotionnelle dans le TDAH.

Points clés

Les enfants et adolescents avec TDAH montrent une précision réduite sur les essais incongruents d'une tâche de Stroop émotionnel par rapport aux témoins. Aucune différence de groupe n'a été observée dans l'adaptation au conflit émotionnel (effet de séquence). Les deux groupes présentent des temps de réaction plus lents et une moindre précision sur les essais incongruents vs congruents, confirmant un effet d'interférence. Le contrôle de l'interférence émotionnelle, mais pas l'adaptation au conflit, est altéré dans le TDAH chez les jeunes. L'étude suggère que le contrôle de l'interférence émotionnelle pourrait être un mécanisme clé de la dysrégulation émotionnelle dans le TDAH en contexte social.

Implications cliniques

Les interventions ciblant la régulation émotionnelle chez les jeunes avec TDAH devraient inclure un entraînement au contrôle de l'interférence émotionnelle (ignorer des informations émotionnelles non pertinentes). Les cliniciens peuvent évaluer le contrôle de l'interférence émotionnelle via des tâches de Stroop émotionnel pour identifier des difficultés spécifiques de régulation émotionnelle. Les résultats soutiennent l'importance de traiter la dysrégulation émotionnelle dans le TDAH, indépendamment des symptômes d'inattention/hyperactivité. Des adaptations scolaires pourraient réduire les distractions émotionnelles pour les élèves avec TDAH.

Limites

Échantillon de petite taille (20 par groupe), limitant la généralisation des résultats. Tranche d'âge restreinte (9-15 ans), ne couvrant pas les jeunes enfants ou les adultes. Utilisation d'une seule tâche expérimentale (Stroop émotionnel), sans mesures écologiques de la régulation émotionnelle. Absence de contrôle pour les comorbidités (anxiété, dépression) qui pourraient influencer la performance. Étude transversale ne permettant pas d'inférer la causalité entre contrôle de l'interférence et symptômes de TDAH.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Effets génétiques directs et indirects sur les traits de TDAH chez l'enfant au début et au milieu de l'enfance : analyses pangénomiques de traits complexes sur trios dans une grande cohorte norvégienne de registre des naissancesDirect and Indirect Genetic Effects on Child ADHD Traits in Early and Mid-Childhood: Trio Genome-Wide Complex Trait Analyses in a Large Norwegian Birth Registry Cohort.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a analysé des trios génotypés (enfant, mère, père) de la cohorte norvégienne MoBa (12 374 trios à 5 ans, 12 714 à 8 ans) pour estimer les effets génétiques directs et indirects sur les traits de TDAH chez l'enfant. À 5 ans, des effets indirects maternels ont été observés mais les comparaisons de modèles n'ont pas soutenu leur présence. À 8 ans, des effets directs et indirects maternels ont été estimés avec de grandes incertitudes. Globalement, aucune preuve claire d'effets génétiques indirects sur les scores totaux de TDAH n'a été trouvée.

Points clés

L'étude a utilisé des données de trios (enfant, mère, père) de la cohorte norvégienne MoBa. Des effets génétiques indirects maternels sur les traits de TDAH ont été observés à l'âge de 5 ans, mais les comparaisons de modèles n'ont pas soutenu leur présence. À l'âge de 8 ans, des effets directs et indirects maternels ont été estimés, mais avec de grandes erreurs types. Les analyses n'ont pas trouvé de preuves claires d'effets génétiques indirects sur les scores totaux de TDAH. Les effets indirects pourraient être plus difficiles à estimer avec précision que les effets spécifiques aux sous-domaines.

Implications cliniques

Cette étude n'apporte pas de preuve solide d'effets génétiques indirects parentaux sur le TDAH de l'enfant, ce qui suggère que les interventions familiales basées sur le génotype parental pourraient ne pas avoir d'impact direct sur les traits de TDAH. La difficulté à estimer les effets indirects souligne la complexité de l'architecture génétique du TDAH et la nécessité de plus grandes cohortes. Les résultats ne soutiennent pas l'utilisation d'informations génétiques parentales pour prédire le risque de TDAH chez l'enfant à l'heure actuelle.

Limites

Les grandes erreurs types ont entravé l'inférence fiable sur l'importance relative des effets spécifiques. Les comparaisons de modèles ont favorisé les modèles sans effets indirects, ce qui limite la confiance dans les résultats. L'échantillon est limité aux individus d'ascendance européenne, ce qui réduit la généralisabilité. Les traits de TDAH ont été mesurés par des évaluations parentales, ce qui pourrait introduire des biais.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Flexibilité cognitive, empathie et auto-efficacité sociale chez les enfants TDAH et leurs parents : un modèle d'interdépendance acteur-partenaireCognitive flexibility, empathy and social self-efficacy in children with ADHD and their parents: An actor-partner interdependence model.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les associations entre la flexibilité cognitive, l'empathie et l'auto-efficacité sociale au sein de dyades parent-enfant, incluant 59 enfants avec TDAH (8-13 ans) et 50 enfants témoins. En utilisant le modèle d'interdépendance acteur-partenaire (APIM) avec estimation bayésienne, les résultats montrent que chez les enfants TDAH, la flexibilité cognitive est positivement liée à l'empathie et à l'auto-efficacité sociale, l'empathie jouant un rôle médiateur. Chez les parents d'enfants TDAH, la flexibilité cognitive est associée à une meilleure auto-efficacité sociale, mais leur empathie est négativement liée à leur propre auto-efficacité sociale. Des effets partenaires ont également été observés : l'empathie de l'enfant améliore l'auto-efficacité sociale du parent, tandis que l'empathie du parent diminue celle de l'enfant. Ces résultats soulignent l'importance de la flexibilité cognitive et les effets contrastés de l'empathie dans les interactions sociales des familles touchées par le TDAH.

Points clés

Chez les enfants TDAH, la flexibilité cognitive est positivement associée à l'empathie et à l'auto-efficacité sociale. L'empathie des enfants TDAH médiatise la relation entre leur flexibilité cognitive et leur auto-efficacité sociale. Chez les parents d'enfants TDAH, la flexibilité cognitive est liée à une meilleure auto-efficacité sociale, mais leur empathie est négativement associée à celle-ci. L'empathie des enfants TDAH est positivement associée à l'auto-efficacité sociale des parents. L'empathie des parents d'enfants TDAH est négativement associée à l'auto-efficacité sociale de leur enfant.

Implications cliniques

Les interventions visant à améliorer la flexibilité cognitive chez les enfants TDAH pourraient renforcer leur empathie et leur auto-efficacité sociale. L'empathie parentale élevée pourrait avoir un effet paradoxal sur l'auto-efficacité sociale de l'enfant TDAH, suggérant un besoin de soutien parental ajusté. Ces résultats encouragent une prise en charge dyadique incluant à la fois l'enfant et le parent dans les programmes d'entraînement aux compétences sociales.

Limites

Taille d'échantillon modeste (109 dyades) limitant la généralisation. Utilisation de mesures auto-rapportées pouvant introduire un biais de réponse. Conception transversale ne permettant pas d'inférer des relations causales. Absence de suivi longitudinal pour évaluer l'évolution des associations.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Tendances de la délivrance de méthylphénidate et inégalités régionales chez les enfants et adolescents en France autour de la réforme de prescription de 2021 : une analyse écologique transversale répétée des données nationales (2014-2024)Trends in methylphenidate dispensing and regional inequalities among children and adolescents in France around the 2021 prescription reform: a repeated cross-sectional ecological analysis of national data (2014-2024).

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude écologique nationale a examiné les tendances de délivrance de méthylphénidate chez les 0-19 ans en France de 2014 à 2024, en tenant compte de la réforme de 2021 élargissant les conditions de prescription. Les données OPENMEDIC et INSEE ont été utilisées. Les résultats montrent un triplement des dispensations sur la période, avec des pentes plus fortes après 2022, mais des disparités régionales persistantes. L'étude interprète ces tendances comme des évolutions contextuelles sans lien causal direct avec la réforme.

Points clés

Les dispensations de méthylphénidate pour 1 000 habitants âgés de 0 à 19 ans ont augmenté dans toutes les 13 régions françaises entre 2014-2019 et 2022-2024. Au niveau national, les dispensations sont passées de 0,058 pour 1 000 en 2014 à 0,189 pour 1 000 en 2024, soit une multiplication par 3,3. La part du méthylphénidate parmi l'ensemble des dispensations psychotropes est passée de 6,30 % en 2014-2019 à 9,09 % en 2022-2024. Les mesures d'inégalité régionale n'ont montré aucune convergence claire après la réforme. Les pentes post-2022 étaient plus raides que les pentes pré-période, mais les estimations de changement de niveau immédiat étaient imprécises. L'étude ne permet pas d'attribuer ces tendances spécifiquement à la réforme de 2021 en raison de la coïncidence avec la pandémie de COVID-19 et d'autres changements dans l'organisation des soins du TDAH.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être conscients de l'augmentation significative des prescriptions de méthylphénidate chez les enfants et adolescents en France, ce qui peut indiquer une meilleure reconnaissance du TDAH mais aussi un possible surdiagnostic ou surtraitement. Les disparités régionales persistantes suggèrent un accès inégal au diagnostic et au traitement du TDAH, nécessitant des actions ciblées pour réduire ces inégalités. La réforme de 2021, bien que non isolable dans ses effets, s'inscrit dans un contexte d'évolution des pratiques, incitant les professionnels à suivre les recommandations actualisées et à évaluer soigneusement chaque indication.

Limites

L'étude est écologique et utilise des données agrégées au niveau régional, ne permettant pas d'analyses individuelles ou de liens de causalité. Les données OPENMEDIC comptent les boîtes délivrées, non les initiations de traitement ni les patients traités, ce qui peut biaiser l'interprétation des tendances. La période de transition 2020-2021 inclut la pandémie de COVID-19, ce qui confond les effets de la réforme avec d'autres facteurs contextuels. L'absence de données sur les diagnostics de TDAH ou les caractéristiques des patients limite l'interprétation clinique des résultats. Les analyses sont descriptives et n'ont pas testé formellement les changements de tendance ou les différences régionales.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Schémas de connectivité EEG dissociables reflétant les dimensions latentes générales et spécifiques du TDAH chez les enfants et adolescentsDissociable EEG connectivity patterns reflect the latent general and specific dimensions of ADHD in children and adolescents.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude analyse les données EEG au repos de 2 284 participants (5-21 ans) issues de la base Healthy Brain Network, couplées à des mesures cliniques du TDAH. Un modèle bifactoriel restreint (un facteur général TDAH, un facteur spécifique d'inattention et un facteur spécifique d'hyperactivité) offre le meilleur ajustement. Le facteur général est associé à une augmentation globale des puissances delta, thêta et bêta, ainsi qu'à une hyperconnectivité fonctionnelle généralisée. Le facteur inattention est lié à une hypoconnectivité alpha localisée entre le réseau par défaut et les réseaux ventral attention, somatomoteur et limbique. Le facteur hyperactivité est associé à une hyperconnectivité thêta entre les réseaux frontopariétal et limbique. Les analyses de sous-groupes (âge, sexe) ne répliquent que partiellement ces résultats, limitant la généralisation.

Points clés

Un modèle bifactoriel restreint (facteur général TDAH, facteurs spécifiques inattention et hyperactivité) s'ajuste le mieux aux symptômes du TDAH. Le facteur général reflète la sévérité globale et est associé à une augmentation de la puissance delta, thêta et bêta ainsi qu'à une hyperconnectivité globale. Le facteur inattention est lié à une hypoconnectivité alpha localisée entre le réseau par défaut et plusieurs réseaux attentionnels et sensorimoteurs. Le facteur hyperactivité est exclusivement associé à une hyperconnectivité thêta entre les réseaux frontopariétal et limbique. Les scores composites traditionnels masquent ces déficits circuit-spécifiques et ne permettent pas de distinguer les dimensions générales et spécifiques.

Implications cliniques

L'évaluation du TDAH pourrait bénéficier de l'intégration de marqueurs EEG de connectivité pour différencier les dimensions générales et spécifiques, améliorant ainsi la précision diagnostique. Les signatures neurales distinctes pourraient guider des interventions ciblées : par exemple, cibler l'hypoconnectivité alpha pour l'inattention ou l'hyperconnectivité thêta pour l'hyperactivité. Ces résultats soutiennent le développement de biomarqueurs EEG pour la stratification des patients et la personnalisation des traitements dans le TDAH. Les cliniciens doivent être conscients que les scores composites cachent des déficits circuit-spécifiques, d'où l'importance d'une approche dimensionnelle.

Limites

Les associations facteur-connectivité n'ont été que partiellement répliquées dans les analyses de sous-groupes d'âge et de sexe, limitant la généralisation. Les données EEG sont enregistrées au repos, ce qui ne reflète pas les mécanismes cognitifs en situation de tâche. Les tailles d'effet des corrélations sont modestes (r ~ 0,08), indiquant une variance partagée limitée. L'échantillon provient d'une seule base de données (Healthy Brain Network), ce qui peut limiter la reproductibilité.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

La connectivité fonctionnelle EEG individualisée prédit les symptômes cliniques dans le TDAH, la dyslexie et leur comorbiditéIndividualized EEG functional connectivity predicts clinical symptoms in ADHD, dyslexia, and their comorbidity.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude applique la méthode d'extraction de base orthogonale commune (COBE) aux données de connectivité fonctionnelle EEG au repos chez des enfants avec TDAH, dyslexie développementale (DD), comorbidité (COM) et développement typique (TD). Les résultats montrent que la connectivité fonctionnelle individuelle prédit significativement les symptômes cliniques, avec des patterns distincts dans chaque groupe. Au niveau du groupe, la connectivité partagée montre une augmentation postérieure chez tous les groupes cliniques et permet de classer les trois conditions avec une précision de 73,55 %. Cette approche offre un cadre prometteur pour étudier l'hétérogénéité biologique des troubles neurodéveloppementaux.

Points clés

La connectivité fonctionnelle EEG individualisée prédit les symptômes cliniques dans le TDAH, la dyslexie et leur comorbidité, avec des patterns distincts spécifiques à chaque trouble. Les caractéristiques prédictives sont localisées dans les régions centro-pariétales gauches pour le TDAH, temporo-pariétales gauches et centrales droites pour la dyslexie, et frontales gauches et pariétales droites pour la comorbidité. Au niveau du groupe, la connectivité fonctionnelle partagée montre une augmentation postérieure significative dans tous les groupes cliniques par rapport aux témoins. Les différences de connectivité partagée entre les groupes cliniques permettent de classer le TDAH, la dyslexie et la comorbidité avec une exactitude de 73,55 %. La séparation des composantes partagées et individuelles de la connectivité EEG offre un cadre pour comprendre l'hétérogénéité neurobiologique des troubles neurodéveloppementaux.

Implications cliniques

L'identification de connectivités EEG individualisées pourrait fournir des biomarqueurs pour évaluer la sévérité des symptômes dans le TDAH et la dyslexie. Les signatures neurales distinctes observées soutiennent un diagnostic différentiel entre TDAH, dyslexie et leur comorbidité. Cette approche souligne l'importance d'une évaluation personnalisée dans les troubles neurodéveloppementaux, au-delà des moyennes de groupe.

Limites

L'étude repose uniquement sur un résumé les détails sur la taille de l'échantillon, la tranche d'âge et la méthodologie EEG ne sont pas disponibles. Le design transversal ne permet pas d'inférer des relations causales ou des évolutions temporelles. La résolution spatiale de l'EEG est limitée, et les régions cérébrales identifiées peuvent manquer de précision. La méthode COBE repose sur des hypothèses d'orthogonalité qui pourraient ne pas être entièrement valides dans tous les contextes.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Exposition au plomb et risque de TDAH et de troubles des conduites chez les enfants : données d'une cohorte rétrospective à Philadelphie, Pennsylvanie.Lead exposure and risk of ADHD and conduct disorders in children: evidence from a retrospective cohort in Philadelphia, PA.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude de cohorte rétrospective a inclus 13 989 enfants (11 ans ou moins) suivis au Temple University Health System (2010-2020) pour examiner l'association entre l'exposition au plomb (plombémie) et les diagnostics de TDAH et troubles des conduites. Après ajustement, une plombémie ≥ 3,5 µg/dL était associée à un risque accru de TDAH (OR=1,84 ; IC95% 1,56-2,16), avec un effet plus marqué chez les garçons. L'association avec les troubles des conduites n'était pas significative. Ces résultats soulignent les risques neurodéveloppementaux persistants liés à une exposition même modérée au plomb en milieu urbain défavorisé.

Points clés

L'exposition au plomb à des niveaux sanguins ≥ 3,5 µg/dL est associée à un risque accru de TDAH chez les enfants (OR ajusté 1,84). L'association entre l'exposition au plomb et les troubles des conduites n'est pas statistiquement significative. Les associations sont plus fortes chez les garçons que chez les filles pour le TDAH.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient considérer l'exposition environnementale au plomb comme un facteur de risque modifiable pour le TDAH, particulièrement chez les enfants vivant en milieu urbain défavorisé. Le seuil actuel de référence (3,5 µg/dL) du CDC pourrait ne pas être suffisamment protecteur, car des risques accrus sont observés à ce niveau. Le dépistage systématique de la plombémie pourrait être pertinent chez les enfants présentant des symptômes de TDAH.

Limites

Étude rétrospective observationnelle avec biais de mesure potentiel (diagnostics basés sur les codes ICD, non validation clinique systématique). Population d'une seule région urbaine (Philadelphie), limitant la généralisabilité. Absence de contrôle pour d'autres facteurs de confusion non mesurés (p. ex., stress parental, nutrition).

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Effets cognitifs différentiels de formulations de phosphatidylsérine enrichies en DHA et standards chez des enfants atteints de TDAH : un essai randomisé contrôlé par placeboDifferential cognitive effects of DHA-enriched and standard phosphatidylserine formulations in children with ADHD: a randomized, placebo-controlled trial.

ModéréNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet essai randomisé contrôlé par placebo a comparé les effets cognitifs de trois formulations de phosphatidylsérine (PS) avec ou sans acide docosahexaénoïque (DHA) chez 45 enfants de 10 à 14 ans présentant un TDAH ou des symptômes subcliniques significatifs. Pendant huit semaines, les participants ont reçu un placebo, une gélule PS (100 mg PS + 17,78 mg DHA), un sachet PS (117,78 mg PS sans DHA) ou une gélule PS Plus (150 mg PS + 26,67 mg DHA). Les performances cognitives ont été évaluées par le test de performance continue MOXO et le test de Stroop. Le groupe PS Plus a montré les améliorations les plus importantes de l'attention, de l'impulsivité, de l'hyperactivité et du temps de réaction, ainsi qu'une amélioration du contrôle inhibiteur et de la flexibilité cognitive. Les groupes placebo, gélule et sachet ont montré des changements plus faibles et généralement comparables.

Points clés

45 enfants atteints de TDAH ou de symptômes subcliniques ont été randomisés en quatre groupes. Le groupe PS Plus (150 mg PS + 26,67 mg DHA) a montré les plus grandes améliorations de l'attention, de l'impulsivité et de l'hyperactivité. Seul le groupe PS Plus a présenté des réductions significatives des taux d'erreur et des corrections au Stroop, indiquant une amélioration du contrôle inhibiteur. Les formulations de PS à faible dose sans DHA n'ont pas montré de bénéfices cognitifs significatifs par rapport au placebo. L'étude suggère qu'une combinaison de PS à dose plus élevée et de DHA pourrait avoir des bénéfices cognitifs dans le TDAH.

Implications cliniques

La supplémentation en phosphatidylsérine et DHA à doses élevées peut être envisagée comme stratégie d'amélioration cognitive chez les enfants TDAH, notamment pour l'attention et le contrôle des impulsions. Les faibles doses de PS sans DHA pourraient ne pas être efficaces pour améliorer la cognition dans le TDAH. Ces résultats préliminaires nécessitent confirmation par des études à plus long terme et sur des échantillons plus larges avant une application clinique.

Limites

Taille d'échantillon modeste (45 participants), limitant la puissance statistique et la généralisabilité. Durée de traitement courte (8 semaines), ne permettant pas d'évaluer les effets à long terme. Population restreinte aux enfants naïfs de traitement médicamenteux, ce qui limite l'extrapolation aux enfants sous médicaments. Inclusion de symptômes subcliniques de TDAH, pouvant atténuer les différences entre groupes.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Exposition aux écrans et médiateurs des fonctions exécutives chez les enfants atteints de TDAHScreen exposure and mediators of executive function in children with ADHD.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné le rôle médiateur des problèmes de sommeil, émotionnels et comportementaux dans la relation entre l'exposition aux écrans et les fonctions exécutives chez 232 enfants atteints de TDAH. L'exposition aux écrans prédit positivement l'indice de régulation comportementale des fonctions exécutives. Les effets médiateurs passent par trois voies : le sommeil (19,6%), les problèmes internalisés (27,4%) et les problèmes externalisés (53,0%). Les résultats soulignent l'importance de surveiller l'exposition aux écrans chez les enfants TDAH pour améliorer la gestion clinique des troubles du sommeil et des problèmes émotionnels/comportementaux, et potentiellement favoriser le développement cognitif.

Points clés

L'exposition aux écrans prédit positivement l'indice de régulation comportementale des fonctions exécutives chez les enfants TDAH. Le sommeil, les problèmes internalisés et externalisés médiatisent la relation entre exposition aux écrans et fonctions exécutives. Les problèmes externalisés représentent la plus grande part de l'effet médiateur (53%). L'étude inclut 232 enfants TDAH avec mesures des symptômes centraux, QI, sommeil, comportement et fonctions exécutives.

Implications cliniques

La gestion de l'exposition aux écrans chez les enfants TDAH pourrait améliorer leurs fonctions exécutives en agissant sur le sommeil et les problèmes internalisés/externalisés. Les cliniciens devraient intégrer le dépistage du sommeil et des troubles émotionnels dans le suivi des enfants TDAH exposés aux écrans. Des interventions ciblant les problèmes externalisés pourraient être particulièrement bénéfiques pour atténuer l'impact négatif des écrans sur les fonctions exécutives.

Limites

Étude transversale ne permettant pas d'établir de causalité. Échantillon limité à une seule région ou centre, généralisabilité discutable. Mesures de l'exposition aux écrans et des fonctions exécutives basées sur des questionnaires, sujettes à des biais de déclaration. Absence de données objectives sur l'exposition (type d'écran, contenu, durée exacte).

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

La parentalité positive est associée à une résilience auto-rapportée plus élevée chez les enfants atteints de trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivitéPositive Parenting is Associated With Higher Self-reported Resilience in Children With Attention-Deficit Hyperactivity Disorder.

ModéréNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Ce résumé est basé sur le titre et les métadonnées, car l'abstract original n'est pas disponible. L'étude examine l'association entre la parentalité positive et la résilience auto-rapportée chez les enfants avec TDAH, suggérant un lien bénéfique.

Points clés

La parentalité positive est associée à une résilience auto-rapportée plus élevée chez les enfants avec TDAH. L'étude repose sur des mesures de résilience auto-rapportées, ce qui peut introduire un biais de déclaration. Les résultats soulignent l'importance des pratiques parentales dans le développement de la résilience chez les enfants TDAH. L'absence d'abstract ne permet pas de détailler la méthodologie ni la taille de l'effet.

Implications cliniques

Encourager les stratégies de parentalité positive pourrait renforcer la résilience des enfants avec TDAH. Les interventions psychoéducatives pour les parents devraient inclure des composantes sur la parentalité positive. Les cliniciens peuvent utiliser ces résultats pour soutenir les familles d'enfants TDAH.

Limites

L'abstract n'est pas disponible, limitant l'évaluation de la qualité méthodologique. Le caractère transversal de l'association ne permet pas d'établir un lien de causalité. L'auto-rapport de la résilience peut être subjectif et influencé par des biais de désirabilité sociale. Les résultats pourraient ne pas être généralisables à tous les contextes culturels ou cliniques.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Diagnostic du TDAH chez l'enfant à partir de signaux EEG utilisant des caractéristiques de modulation d'amplitudeDiagnosis of ADHD in children from EEG signals using amplitude modulation features.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude propose une nouvelle méthode pour diagnostiquer le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) chez l'enfant à partir de signaux EEG, en exploitant des caractéristiques de modulation d'amplitude (AM). Sur un jeu de données public de 61 enfants TDAH et 60 témoins sains, les signaux ont été décomposés en cinq bandes de fréquences par transformée en ondelettes discrète, et huit caractéristiques conventionnelles ainsi que six caractéristiques AM ont été extraites. Une sélection de caractéristiques en deux étapes a été suivie d'une évaluation par plusieurs classifieurs (KNN, SVM, AdaBoost, ANN, DT, NB) avec validation croisée Monte Carlo. L'intégration des caractéristiques AM a amélioré significativement la précision, atteignant 99,46% avec un classifieur KNN et l'ondelette coif2. Les caractéristiques AM étaient prédominantes dans les bandes gamma et bêta, et les régions frontales étaient les plus discriminantes. Ce cadre surpasse les méthodes récentes et établit les caractéristiques AM comme un biomarqueur EEG interprétable pour le TDAH.

Points clés

L'ajout de caractéristiques de modulation d'amplitude (AM) aux caractéristiques conventionnelles améliore significativement la précision diagnostique du TDAH par EEG. La meilleure performance (99,46% de précision) a été obtenue avec un classifieur KNN et l'ondelette coif2. Les caractéristiques AM les plus discriminantes se situent dans les bandes gamma et bêta, principalement dans les régions frontales. Le cadre proposé surpasse les méthodes de l'état de l'art sur le même jeu de données. Les caractéristiques AM sont interprétables et reflètent un couplage cross-fréquence perturbé dans le TDAH.

Implications cliniques

Cette méthode pourrait améliorer l'objectivité et la précision du diagnostic du TDAH chez l'enfant en clinique. L'utilisation de caractéristiques EEG interprétables facilite la compréhension des mécanismes neurophysiologiques sous-jacents au TDAH. Un outil de diagnostic assisté par EEG pourrait réduire les délais et les biais subjectifs dans l'évaluation clinique. La simplicité des classifieurs (par exemple KNN) rend le modèle facilement déployable dans des contextes cliniques à ressources limitées.

Limites

L'étude utilise un jeu de données public de taille modeste (121 sujets), nécessitant une validation sur des cohortes plus larges et diverses. Les performances rapportées (99,46%) pourraient ne pas se généraliser à d'autres populations ou contextes cliniques réels. Aucune information n'est fournie sur la variabilité intra-individuelle des signaux EEG ni sur la robustesse face au bruit. L'étude est rétrospective et ne démontre pas de bénéfice clinique direct par rapport aux méthodes diagnostiques standards.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Précision et reproductibilité des réponses de ChatGPT aux questions des parents et des patients sur le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivitéAccuracy and reproducibility of ChatGPT responses to parent and patient inquiries on attention-deficit/hyperactivity disorder

ModéréNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale évalue la précision et la reproductibilité des réponses de ChatGPT (GPT-4o) à 88 questions fréquemment posées par des parents et patients sur le TDAH. Les questions couvraient les connaissances de base, le diagnostic, le traitement et les résultats à long terme. Deux psychiatres pour enfants et adolescents ont évalué indépendamment les réponses. Résultats : 59,1 % des réponses étaient complètes/correctes, 27,3 % incomplètes, et 13,6 % mixtes ou potentiellement trompeuses. La précision était la plus élevée pour les connaissances de base (66,7 %) et la plus faible pour le traitement (47,6 %). La reproductibilité globale était de 87,5 %. Les résultats suggèrent une utilité potentielle mais soulignent des limitations importantes, notamment dans les domaines cliniquement sensibles.

Points clés

59,1% des réponses de ChatGPT sur le TDAH sont complètes/correctes, 27,3% incomplètes et 13,6% mixtes/potentiellement trompeuses. La précision est la plus élevée pour les questions de connaissances de base (66,7%) et la plus faible pour le traitement/médicaments (47,6%). La reproductibilité des réponses est de 87,5%, sans différence significative entre les domaines. Aucune réponse inexacte ou non pertinente n'a été identifiée dans l'échantillon de 88 questions. ChatGPT montre une utilité potentielle pour des informations générales mais nécessite une interprétation prudente dans les domaines cliniques sensibles.

Implications cliniques

Les cliniciens peuvent utiliser ChatGPT comme un outil complémentaire pour fournir des informations de base sur le TDAH, mais ne doivent pas s'y fier pour des conseils thérapeutiques spécifiques. Dans les domaines du traitement et des médicaments, les réponses de ChatGPT peuvent être incomplètes ou ambiguës, nécessitant une supervision clinique professionnelle. Les parents et patients doivent être informés des limites des chatbots IA et encouragés à consulter un professionnel de santé pour des décisions cliniques.

Limites

Étude transversale avec un seul modèle de langage (GPT-4o) et un nombre limité de questions (88). Évaluation qualitative par deux psychiatres avec un accord inter-juges modéré (κ=0,52). Les questions proviennent de sources en ligne et peuvent ne pas représenter toutes les préoccupations des patients. Aucune analyse comparative avec d'autres modèles d'IA ou avec des réponses de professionnels de santé.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

L'augmentation exponentielle du nombre de prescriptions de médicaments pour le TDAH entre 2012 et 2022 en Pologne chez les patients âgés de 5 à 59 ans : une étude pharmacoépidémiologiqueThe exponential increase in the number of prescriptions for ADHD medication between 2012 and 2022 in Poland in patients aged 5-59 years: a pharmacoepidemiological study.

ModéréNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude pharmacoépidémiologique analyse l'évolution des prescriptions de médicaments pour le trouble déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) en Pologne entre 2012 et 2022. Les données montrent une augmentation exponentielle du nombre de prescriptions chez les patients âgés de 5 à 59 ans, suggérant une hausse significative du diagnostic et/ou du traitement pharmacologique du TDAH dans cette population.

Points clés

Le nombre de prescriptions de médicaments pour le TDAH a augmenté de façon exponentielle en Pologne entre 2012 et 2022. L'étude couvre une large tranche d'âge (5-59 ans), indiquant une extension du traitement au-delà de l'enfance. Les données proviennent de registres nationaux, offrant une vue d'ensemble des tendances de prescription.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être conscients de la croissance rapide des prescriptions, qui peut refléter une meilleure identification mais aussi un risque de sur-prescription. Cette tendance pourrait influencer les recommandations thérapeutiques et les politiques de santé publique en Pologne. Une surveillance continue est nécessaire pour évaluer l'adéquation des prescriptions et les effets à long terme.

Limites

L'absence de résumé détaillé limite l'évaluation des méthodes et des biais potentiels. Les résultats sont spécifiques à la Pologne et peuvent ne pas être généralisables à d'autres pays. L'étude n'explique pas les causes de l'augmentation (diagnostic accru, changements de pratique, etc.).

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Exploration des symptômes de sensibilisation centrale chez les enfants atteints de TDAH et leurs parents : une étude cas-témoinsExploring central sensitization symptoms in children with ADHD and their parents: a case-control study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude cas-témoins a comparé les symptômes de sensibilisation centrale (SC) chez 37 enfants avec TDAH et 29 enfants neurotypiques, ainsi que chez leurs parents. Les enfants avec TDAH ont rapporté des scores de SC significativement plus élevés et une intensité douloureuse plus importante que les témoins. Les parents d'enfants avec TDAH présentaient également des scores de SC élevés, avec une corrélation modérée entre les scores des parents et des enfants. Ces résultats suggèrent que la SC pourrait être une caractéristique cliniquement pertinente dans certains tableaux de TDAH, soulignant l'importance d'évaluations sensorielles et douloureuses.

Points clés

Les enfants avec TDAH présentent des scores de sensibilisation centrale significativement plus élevés que les enfants neurotypiques. L'intensité de la douleur actuelle et rétrospective (semaine écoulée) est plus élevée chez les enfants avec TDAH. Les parents d'enfants avec TDAH rapportent également des symptômes de SC accrus, avec une corrélation modérée entre les scores parents-enfants. Une corrélation forte entre les scores de SC des parents et leurs conditions médicales est observée uniquement dans le groupe TDAH. Les résultats suggèrent une transmission familiale possible des symptômes de SC dans le TDAH.

Implications cliniques

L'évaluation des symptômes de sensibilisation centrale et de la douleur devrait être intégrée dans le bilan clinique des enfants avec TDAH. Les interventions multimodales pour le TDAH pourraient bénéficier d'une prise en charge des anomalies sensorielles et douloureuses. La présence de symptômes de SC chez les parents pourrait orienter vers une approche familiale dans la gestion du TDAH.

Limites

Taille d'échantillon modeste (37 enfants TDAH, 29 témoins) limitant la généralisation des résultats. Étude transversale ne permettant pas d'établir de causalité entre TDAH et sensibilisation centrale. Absence de données objectives sur la douleur (auto-rapport uniquement) et absence de contrôle pour les comorbidités douloureuses. Échantillon principalement masculin dans le groupe TDAH (62,2%), pouvant biaiser les comparaisons de genre.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Profils parentaux comme prédicteurs de la dysrégulation émotionnelle à l'adolescence : Comparaison des jeunes avec et sans TDAHParent Profiles as Predictors of Emotion Dysregulation in Adolescence: Comparing Youth With and Without ADHD.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les profils latents de facteurs parentaux (internalisation, dysrégulation émotionnelle et style parental) et leur association avec la dysrégulation émotionnelle chez 266 adolescents (54,1 % de garçons, 51,1 % avec TDAH). Trois profils ont émergé : 'Faible internalisation/dysrégulation émotionnelle et parentalité autoritaire élevée' (62,5 %), 'Internalisation/dysrégulation émotionnelle modérée et parentalité permissive' (10,9 %), et 'Internalisation/dysrégulation émotionnelle élevée et parentalité autoritaire modérée' (26,6 %). Les parents d'adolescents avec TDAH étaient plus susceptibles d'appartenir au troisième profil. Les profils avec parentalité autoritaire étaient associés à moins de dysrégulation émotionnelle, mais aucune différence significative n'a été observée dans l'auto-évaluation des adolescents. Les cibles d'intervention potentielles incluent la psychopathologie parentale, la dysrégulation émotionnelle et les pratiques parentales.

Points clés

Trois profils parentaux distincts ont été identifiés, variant selon les niveaux d'internalisation, de dysrégulation émotionnelle et de style parental. Les parents d'adolescents avec TDAH sont plus susceptibles d'appartenir au profil 'Haute internalisation/dysrégulation émotionnelle et autorité parentale modérée'. Les profils caractérisés par des pratiques parentales autoritaires sont généralement associés à moins de dysrégulation émotionnelle chez les adolescents. Aucune différence significative dans la dysrégulation émotionnelle auto-rapportée par les adolescents n'a été observée entre les profils parentaux. Les résultats suggèrent que la psychopathologie parentale, la dysrégulation émotionnelle et les pratiques parentales sont des cibles d'intervention potentielles.

Implications cliniques

Évaluer la santé mentale et la régulation émotionnelle des parents peut aider à identifier les adolescents à risque de dysrégulation émotionnelle. Les interventions visant à réduire la dysrégulation émotionnelle chez les adolescents avec TDAH devraient inclure un soutien parental ciblant la psychopathologie et les pratiques parentales. Les pratiques parentales autoritaires peuvent être un facteur protecteur, mais leur effet seul n'est pas suffisant pour compenser d'autres risques parentaux.

Limites

L'échantillon est majoritairement blanc (81,6 %) et provient d'une seule étude, limitant la généralisabilité. Les mesures de dysrégulation émotionnelle sont auto-rapportées, ce qui peut introduire un biais. L'étude est transversale, ne permettant pas d'établir des relations causales.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Faisabilité et acceptabilité d'une intervention cognitive-comportementale de groupe pour l'autogestion exécutive chez les étudiants universitaires atteints de TDAH : réplication dans un contexte urbain publicFeasibility and Acceptability of Group-Based Cognitive-Behavioral Intervention for Executive Self-Management in College Students With ADHD: Replication in a Public Urban Setting.

ModéréNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet article examine la faisabilité et l'acceptabilité d'une intervention cognitive-comportementale de groupe ciblant l'autogestion exécutive chez des étudiants universitaires avec TDAH, en réplication dans un contexte urbain public. Le résumé n'étant pas disponible, ces informations sont déduites du titre et des métadonnées.

Points clés

Étude de réplication d'une intervention cognitive-comportementale de groupe pour l'autogestion exécutive chez des étudiants universitaires atteints de TDAH. L'intervention est évaluée pour sa faisabilité et son acceptabilité dans un contexte urbain public. Les résultats pourraient fournir des données sur la transposabilité de l'intervention dans des environnements moins contrôlés.

Implications cliniques

Si l'intervention s'avère faisable et acceptable, elle pourrait être proposée comme option thérapeutique pour les étudiants universitaires avec TDAH en milieu urbain. Les cliniciens pourraient adapter cette intervention de groupe pour améliorer l'autogestion exécutive dans cette population spécifique.

Limites

Absence de résumé : les informations sont limitées au titre et aux métadonnées, ce qui restreint l'évaluation de la qualité méthodologique. La date de publication future (2026) indique que l'article n'est pas encore disponible, rendant l'analyse provisoire.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Étude préliminaire sur l'efficacité et la sécurité d'un nouveau dispositif thérapeutique numérique : un essai clinique randomisé chez des enfants sud-coréens atteints de trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivitéA Preliminary Study on the Efficacy and Safety of a Novel Digital Therapeutic Device: A Randomized Clinical Trial in South Korean Pediatric Patients With Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude prospective, multicentrique, ouverte et randomisée a évalué l'efficacité et la sécurité d'un dispositif thérapeutique numérique basé sur un jeu (ADAM-101) en complément du traitement pharmacologique chez 54 enfants âgés de 7 à 12 ans atteints de TDAH. Le groupe intervention a utilisé ADAM-101 pendant 25 minutes par séance, cinq fois par semaine, pendant 4 semaines. Les résultats montrent une amélioration significativement plus importante des symptômes évalués par l'échelle K-ARS (d de Cohen=1,07) et de l'attention auditive (ATA Sensitivity Index, d=0,61) par rapport au groupe témoin (pharmacothérapie seule). Aucun événement indésirable grave n'a été rapporté. Ces résultats préliminaires suggèrent un bénéfice potentiel de l'ajout d'une thérapeutique numérique dans la prise en charge du TDAH pédiatrique.

Points clés

54 enfants sud-coréens de 7 à 12 ans avec TDAH ont été randomisés en deux groupes : pharmacothérapie seule ou pharmacothérapie plus ADAM-101. L'intervention avec ADAM-101 a duré 4 semaines, avec des séances de 25 minutes cinq fois par semaine. Le critère principal, l'échelle K-ARS parentale, a montré une amélioration significativement plus importante dans le groupe intervention (d=1,07). L'attention auditive mesurée par l'ATA s'est améliorée significativement (d=0,61), mais pas l'attention visuelle. Les échelles CGI ont également favorisé le groupe intervention (CGI-I d=1,57 CGI-S d=1,05). Aucun effet indésirable grave n'a été rapporté, indiquant une bonne tolérance.

Implications cliniques

L'ajout d'un dispositif thérapeutique numérique comme ADAM-101 pourrait améliorer les symptômes du TDAH et l'attention auditive chez les enfants déjà traités par pharmacothérapie. Les thérapeutiques numériques pourraient constituer une option complémentaire non médicamenteuse, accessible et sans risque grave apparent. Les résultats soutiennent l'intérêt d'intégrer des interventions numériques dans les parcours de soins du TDAH pédiatrique, bien que des études confirmatoires soient nécessaires.

Limites

Essai ouvert non en aveugle, ce qui peut introduire un biais de performance et de détection. Taille d'échantillon modeste (54 participants), limitant la généralisation des résultats. Durée de traitement courte (4 semaines) les effets à long terme restent inconnus. Étude menée uniquement en Corée du Sud, ce qui peut limiter la transposabilité à d'autres populations. Absence de groupe contrôle actif (comparaison avec un autre DTx ou placebo numérique).

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Relation dynamique et loci pléiotropes du trouble déficit de l'attention/hyperactivité avec les traits de sommeilDynamic relationship and pleiotropic loci of attention deficit hyperactivity disorder with sleep traits.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude analyse la relation dynamique entre le TDAH et les troubles du sommeil chez 11 288 participants de l'étude ABCD. Une corrélation positive robuste est observée, atténuée par les médicaments du TDAH. Les symptômes du TDAH prédisent les troubles du sommeil avec un effet de décalage. Les analyses de score de risque polygénique montrent des associations faibles mais significatives. Deux loci pléiotropes associés au TDAH et à la somnolence excessive sont identifiés, et 12 loci supplémentaires sont trouvés avec l'insomnie. L'enrichissement fonctionnel implique des neurones excitateurs et inhibiteurs dans les cortex visuel et frontal. Dix gènes pivots liés à la régulation de la croissance cellulaire et au neurodéveloppement sont mis en évidence.

Points clés

Corrélation positive robuste entre les symptômes du TDAH et les troubles du sommeil. La médication pour le TDAH atténue cette association. Les symptômes du TDAH ont un effet de décalage sur les troubles du sommeil dans un modèle de courbe de croissance latente. Les scores de risque polygénique expliquent une faible variance (0,28-0,30 %). Identification de 14 loci pléiotropes partagés entre le TDAH et les troubles du sommeil.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient évaluer systématiquement les troubles du sommeil chez les patients TDAH. La prescription de médicaments pour le TDAH pourrait moduler la sévérité des troubles du sommeil. Les variants génétiques identifiés pourraient ouvrir des pistes pour des interventions ciblées. L'association temporelle suggère que traiter le TDAH pourrait améliorer le sommeil à long terme.

Limites

L'étude est observationnelle, ne permettant pas d'inférer un lien causal. La variance expliquée par les scores polygéniques est très faible (environ 0,3 %). Les analyses de pléiotropie reposent sur des données d'auto-évaluation pour les troubles du sommeil. Les résultats des cohortes UK Biobank et ABCD proviennent de populations différentes, limitant la généralisabilité.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Fonction du putamen et génotype MAOA définissent des sous-types génétiques et neuronaux de l'hyperactivité-impulsivité dans le TDAHPutamen function and MAOA genotype define genetic and neural subtypes of hyperactivity-impulsivity in ADHD.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude identifie deux sous-types neurobiologiques distincts chez les enfants porteurs du génotype à risque MAOA dans le TDAH, basés sur l'hyperactivité-impulsivité et les fonctions exécutives. Le sous-type 1, caractérisé par une hyperactivité-impulsivité élevée et des fonctions exécutives altérées, présente une activité accrue du putamen et du gyrus temporal inférieur. Le sous-type 2, avec des fonctions exécutives préservées et une hyperactivité-impulsivité normale, montre une activité accrue du gyrus angulaire et une meilleure réponse au traitement médicamenteux. L'activité du putamen est médiatrice partielle de l'effet sur l'hyperactivité-impulsivité via la régulation comportementale.

Points clés

Deux sous-types distincts chez les porteurs du génotype à risque MAOA : l'un avec HI élevé et déficit EF, l'autre avec EF préservé et HI normal. Le sous-type 1 présente une augmentation de l'activité du putamen (fALFF) associée à des troubles du comportement exécutif. Le sous-type 2 montre une meilleure réponse au traitement médicamenteux après 4 semaines (moins de problèmes de conduite et d'anxiété). L'activité du putamen est médiatrice partielle de l'effet sur l'hyperactivité-impulsivité via l'indice de régulation comportementale.

Implications cliniques

Identifier des sous-types neurobiologiques distincts chez les porteurs du génotype à risque MAOA pourrait guider le choix thérapeutique (meilleure réponse aux médicaments pour le sous-type 2). L'activité du putamen pourrait servir de biomarqueur pour la sévérité de l'hyperactivité-impulsivité et des fonctions exécutives dans le TDAH. Une stratification basée sur le génotype MAOA et l'imagerie du putamen pourrait améliorer la personnalisation des traitements.

Limites

L'étude est basée sur un échantillon modéré (326 enfants) et les résultats nécessitent réplication. L'absence d'accès au texte intégral limite l'évaluation détaillée des méthodes et des analyses. Les analyses de médiation sont exploratoires et les sous-types issus d'un clustering semi-supervisé peuvent manquer de stabilité.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Association entre la régulation de la difficulté des tâches dans les thérapeutiques numériques basées sur le jeu et les symptômes du trouble déficit de l'attention/hyperactivité chez l'enfant : Analyse secondaire d'un essai contrôlé randomisé.Association Between Task Difficulty Regulation in Game-Based Digital Therapeutics and Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder Symptoms in Children: Secondary Analysis of a Randomized Controlled Trial.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette analyse secondaire d'un essai contrôlé randomisé examine l'association entre la régulation automatique de la difficulté des tâches pendant un entraînement par thérapeutique numérique (Neuro-World) et l'amélioration des symptômes du TDAH chez 35 enfants âgés de 6 à 13 ans. Les résultats montrent qu'une difficulté moyenne plus faible et une variabilité réduite de la difficulté sont associées à une amélioration des symptômes d'hyperactivité/impulsivité, mais pas de l'inattention. Une pente négative de la difficulté (diminution au fil du temps) est également liée à une réduction des symptômes. Ces résultats suggèrent que des trajectoires de difficulté individualisées et stables pourraient servir de biomarqueurs numériques de la réponse clinique.

Points clés

Une difficulté moyenne plus faible dans les tâches 1, 2 et 4 de Neuro-World est associée à une amélioration des symptômes du TDAH mesurés par l'échelle K-ARS. La difficulté moyenne des tâches 1 à 4 est liée à l'amélioration des symptômes d'hyperactivité/impulsivité, mais pas de l'inattention. Une variabilité plus faible de la difficulté dans la tâche 5 améliore les symptômes d'hyperactivité/impulsivité. Une pente négative de la difficulté (diminution progressive) est associée à une réduction de l'hyperactivité/impulsivité. Les données comportementales en jeu (trajectoires de difficulté) pourraient constituer des biomarqueurs numériques de la réponse au traitement.

Limites

Étude exploratoire sans correction formelle pour les comparaisons multiples. Petite taille d'échantillon (n=35). Analyse secondaire post-hoc, nécessitant une interprétation prudente. Données issues d'un seul type de thérapeutique numérique (Neuro-World).

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

L'approche de la neurodiversité peut-elle s'appliquer au TDAH ? Exploration de l'expérience vécue du TDAH en tant que neurodivergence.Can the Neurodiversity Approach Apply to ADHD? Exploring the Lived Experience of ADHD as Neurodivergence.

ModéréNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Article non disponible en texte intégral. D'après le titre, il examine l'applicabilité du cadre de la neurodiversité au TDAH en se basant sur l'expérience vécue des personnes concernées, questionnant si le TDAH peut être considéré comme une neurodivergence au même titre que l'autisme.

Points clés

le tdah est examiné sous l'angle de la neurodiversité. l'expérience vécue des personnes avec tdah est centrale. discussion sur la pertinence du modèle neurodiversité pour le tdah.

Implications cliniques

pourrait promouvoir une approche plus positive et moins pathologisante du tdah. encourager des interventions adaptées aux forces et besoins spécifiques. nécessité de former les cliniciens à une perspective neurodiverse.

Limites

absence de résumé, analyse basée uniquement sur le titre. méthodologie et échantillon non disponibles. risque de généralisation excessive.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Lien entre les métabolites de la voie de la kynurénine et la neuroinflammation chez les enfants naïfs de traitement avec trouble déficit de l'attention/hyperactivité : une étude transversale cas-témoinsLinkage of kynurenine pathway metabolites to neuroinflammation in drug-naive children with attention-deficit/hyperactivity disorder: A cross-sectional, case-control study.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale cas-témoins compare les taux sériques de métabolites de la voie de la kynurénine entre 51 enfants naïfs de traitement avec TDAH et 36 témoins sains appariés. Les résultats montrent que les enfants avec TDAH présentent des taux d'acide kynurénique (KYNA) et un indice neuroprotecteur (KYNA/QUIN) significativement plus bas, ainsi qu'un indice neurotoxique (QUIN/KYNA) plus élevé, suggérant un déséquilibre neuro-inflammatoire dans la voie de la kynurénine contribuant à la pathogenèse du TDAH.

Points clés

Les taux sériques d'acide kynurénique (KYNA) sont significativement plus bas chez les enfants avec TDAH naïfs de traitement par rapport aux témoins. Le ratio KYNA/QUIN (indice neuroprotecteur) est significativement réduit dans le groupe TDAH. Le ratio QUIN/KYNA (indice neurotoxique) est significativement plus élevé dans le groupe TDAH. Aucune différence significative n'a été observée pour les autres métabolites de la voie de la kynurénine (tryptophane, kynurénine, acide quinolinique) ni pour les ratios enzymatiques.

Implications cliniques

Les déséquilibres de la voie de la kynurénine pourraient servir de biomarqueurs pour le diagnostic ou le suivi du TDAH chez l'enfant. Ces résultats ouvrent la voie à des thérapies ciblées visant à moduler la neuroinflammation dans le TDAH. L'évaluation des métabolites KYNA et QUIN pourrait aider à stratifier les sous-types de TDAH ou à prédire la réponse au traitement.

Limites

Taille d'échantillon modérée (51 patients, 36 témoins). Conception transversale ne permettant pas d'établir une causalité. Étude monocentrique avec possible biais de sélection. Absence de suivi longitudinal pour évaluer la stabilité des biomarqueurs dans le temps.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Algorithme pour l'évaluation diagnostique rétrospective des symptômes du TDAH selon la CIM-10, CIM-11 et DSM-5 à partir des bulletins scolaires du primaire[Not Available].

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Conformément à la directive S3 allemande, le diagnostic du TDAH nécessite une preuve d'apparition des symptômes durant l'enfance, ce qui est difficile chez les adolescents et jeunes adultes. Les bulletins scolaires du primaire peuvent fournir des informations sur les comportements antérieurs. Une étude de 2025 (Waltereit et al.) a systématiquement analysé des bulletins scolaires en Saxe à l'aide des critères diagnostiques de la CIM-10, CIM-11 et DSM-5, montrant une haute discrimination diagnostique entre les enfants avec TDAH et les témoins. Sur cette base, l'outil ADHD-ZEBRA (Analyse des bulletins scolaires du primaire pour les symptômes du TDAH) a été développé par conception itérative. Cet article présente et discute la procédure pour une application clinique pratique, visant à standardiser cette source d'information souvent utilisée mais non standardisée, et à renforcer la validité diagnostique du TDAH à l'adolescence et au jeune âge adulte.

Points clés

Le diagnostic du TDAH chez les adolescents et jeunes adultes est complexe car il faut prouver l'apparition des symptômes dans l'enfance. Les bulletins scolaires du primaire constituent une source d'information rétrospective utile sur les comportements de travail et sociaux. Une étude antérieure a démontré une forte discrimination diagnostique entre TDAH et témoins en analysant les bulletins avec les critères de la CIM-10, CIM-11 et DSM-5. L'algorithme ADHD-ZEBRA a été développé pour opérationnaliser ces résultats en pratique clinique. Cet article présente et discute la procédure standardisée pour l'utilisation des bulletins scolaires dans l'évaluation diagnostique du TDAH.

Implications cliniques

Offre aux cliniciens un outil standardisé pour évaluer rétrospectivement les symptômes du TDAH à l'aide de bulletins scolaires. Améliore la validité diagnostique du TDAH chez les adolescents et jeunes adultes en pratique clinique. Combler une lacune dans les pratiques diagnostiques actuelles en standardisant une source d'information fréquemment utilisée. Peut aider à différencier le TDAH d'autres troubles débutant à l'adolescence.

Limites

L'étude originale s'est basée sur un échantillon d'un seul État fédéral allemand (Saxe), ce qui limite la généralisabilité. L'accès aux bulletins scolaires du primaire peut être difficile ou variable selon les contextes. L'efficacité de l'algorithme dans des populations diverses nécessite des validations supplémentaires. La procédure repose sur des rapports scolaires qui peuvent être subjectifs ou incomplets.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Mortalité chez les personnes atteintes de trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH) : examen de la manière dont le risque est incarné dans un regroupement de deux études de cohorte prospectivesMortality in people with attention-deficit/hyperactivity disorder (ADHD): Examining how risk is embodied in a pooling of two prospective cohort studies

ModéréNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Ce rapport examine la mortalité chez les personnes atteintes de TDAH en regroupant deux études de cohorte prospectives. L'abstract n'est pas disponible ; ce résumé est basé sur le titre et les métadonnées.

Points clés

Le TDAH est associé à une mortalité accrue. Le risque de mortalité peut être 'incarné' par des facteurs biologiques, comportementaux ou sociaux. L'étude combine deux cohortes prospectives pour examiner cette association.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être conscients du risque accru de mortalité chez les patients atteints de TDAH. Une surveillance accrue des comorbidités et des comportements à risque pourrait être justifiée.

Limites

L'abstract n'est pas disponible, ce qui limite l'évaluation complète de l'étude. Les détails méthodologiques et les résultats spécifiques ne sont pas connus.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Prédiction de la réponse au traitement et des événements indésirables dans le TDAH pédiatrique traité par acupuncture combinée à un traitement conventionnelPrediction of treatment response and adverse events in pediatric ADHD treated with acupuncture combined with conventional treatment.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Une étude multicentrique rétrospective a développé et validé des modèles d'apprentissage automatique pour prédire la réponse au traitement et les événements indésirables chez 809 enfants atteints de TDAH (6-12 ans) recevant de l'acupuncture en complément d'un traitement conventionnel. Le modèle extreme gradient boosting a montré les meilleures performances discriminatives pour prédire la réponse (AUROC interne 0,83, externe 0,78-0,87) et des performances modérées pour les événements indésirables (AUROC externe 0,73-0,85). Les analyses d'interprétabilité ont identifié plusieurs domaines cliniques contributifs. Ces résultats soutiennent l'utilisation de modèles ML pour la stratification bénéfice-risque individualisée dans les contextes de traitement intégratif, bien qu'une évaluation prospective soit nécessaire.

Points clés

Dix modèles de machine learning ont été développés et validés sur des données cliniques de routine de 809 enfants avec TDAH. Le modèle extreme gradient boosting a atteint les meilleures performances pour prédire la réponse au traitement (AUROC interne 0,83). La validation externe a montré des performances stables (AUROC 0,78-0,87 pour la réponse, 0,73-0,85 pour les événements indésirables). Plusieurs domaines de caractéristiques cliniques contribuent aux prédictions du modèle.

Implications cliniques

Les modèles ML pourraient aider les cliniciens à stratifier les risques et bénéfices de l'acupuncture en complément du traitement conventionnel du TDAH. L'utilisation de données cliniques de routine facilite l'intégration de ces modèles dans les pratiques cliniques. Une évaluation prospective est nécessaire avant d'adopter ces modèles en pratique clinique.

Limites

Étude rétrospective avec des biais potentiels de sélection et de mesure. L'acupuncture en complément n'est pas un traitement standard, limitant la généralisabilité. La définition de la réponse thérapeutique (réduction ≥30% du SNAP-IV) peut ne pas capturer tous les aspects cliniques pertinents. Les événements indésirables rapportés par les parents peuvent être sous-déclarés.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Le syndrome de désengagement cognitif joue un rôle contributif dans l'association entre l'inattention et le chronotype vespéral chez les enfants et adolescents avec TDAHCognitive disengagement syndrome has a contributory role in the association between inattention and eveningness chronotype in children and adolescents with ADHD.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les associations entre le syndrome de désengagement cognitif (CDS), le chronotype et la symptomatologie du TDAH chez 99 enfants et adolescents (8-17 ans) répartis en trois groupes : présentation inattentive (TDAH-I), combinée (TDAH-C) et témoins typiques. Les résultats montrent que le groupe TDAH-I présente un chronotype plus vespéral que les témoins. Les symptômes de CDS, notamment la somnolence diurne, sont positivement corrélés au vespéralisme. La régression linéaire indique que l'inattention et le CDS prédisent significativement le chronotype vespéral, et la somnolence diurne médiatise partiellement cette association. Les auteurs suggèrent d'intégrer le chronotype et le CDS dans l'évaluation clinique du TDAH pour affiner les profils attentionnels et guider des interventions ciblées.

Points clés

Le groupe TDAH-inattentif présente un chronotype significativement plus vespéral que les témoins. Les symptômes de syndrome de désengagement cognitif (CDS), surtout la somnolence diurne, sont corrélés au vespéralisme. L'inattention et le CDS prédisent indépendamment le chronotype vespéral chez les jeunes avec TDAH. La somnolence diurne médiatise partiellement le lien entre inattention et vespéralisme.

Implications cliniques

L'évaluation du TDAH chez l'enfant devrait inclure des mesures du chronotype et du syndrome de désengagement cognitif. Les interventions comportementales ou chronobiologiques ciblant le sommeil pourraient bénéficier aux jeunes avec TDAH présentant un vespéralisme. Différencier les présentations de TDAH selon le profil de CDS et de chronotype pourrait améliorer la personnalisation des traitements.

Limites

Taille d'échantillon modeste (n=99), limitant la généralisation des résultats. Étude transversale ne permettant pas d'établir de causalité. Données rapportées par les mères uniquement, pouvant introduire un biais de déclaration. Absence de mesure objective du sommeil ou de la chronobiologie.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Consommation d'aliments non transformés et ultra-transformés et symptômes du TDAH : données d'une cohorte de population brésilienneAssociation of unprocessed and ultra-processed food consumption and ADHD symptoms: evidence from a Brazilian population-based cohort.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné l'association entre la consommation d'aliments non transformés ou peu transformés (UNPF) et ultra-transformés (UPF) à 2, 4 et 6-7 ans et les symptômes du TDAH à 6-7 ans dans une cohorte de naissance brésilienne (n=3643). Les enfants ayant une consommation élevée constante d'UNPF avaient des scores de symptômes du TDAH 6% plus faibles, tandis que ceux ayant une consommation élevée d'UPF (deux fois ou plus) avaient des scores 13-16% plus élevés. L'exposition aux UPF à 4 et 6-7 ans constituait une période sensible. Ces résultats soulignent l'importance d'une alimentation saine pendant l'enfance pour le neurodéveloppement.

Points clés

La consommation élevée et régulière d'aliments non transformés est associée à des symptômes de TDAH plus faibles (-6% d'écart). La consommation élevée d'aliments ultra-transformés à deux reprises ou plus est associée à une augmentation de 13 à 16% des symptômes du TDAH. Les âges de 4 et 6-7 ans semblent être une période sensible pour l'impact des aliments ultra-transformés sur le TDAH. L'étude a analysé les données de 3643 enfants d'une cohorte de naissance brésilienne.

Implications cliniques

Encourager une alimentation riche en aliments non transformés dès le plus jeune âge pourrait réduire le risque de symptômes de TDAH. Les cliniciens devraient interroger sur les habitudes alimentaires des enfants, en particulier la consommation d'aliments ultra-transformés. Les interventions nutritionnelles ciblant les périodes sensibles (4-7 ans) pourraient avoir un impact maximal sur les symptômes du TDAH. Ces résultats soutiennent l'importance d'une alimentation saine dans le cadre de la prise en charge multidisciplinaire du TDAH.

Limites

Étude observationnelle ne permettant pas d'établir un lien de causalité. Possible biais de confusion résiduel (facteurs socioéconomiques, autres habitudes de vie). Utilisation de données déclaratives sur l'alimentation (questionnaires parentaux). Population brésilienne pouvant limiter la généralisation à d'autres contextes culturels.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Dissection de l'architecture génétique partagée entre les traits de testostérone et le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivitéDissecting the shared genetic architecture between testosterone traits and attention-deficit/hyperactivity disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine la corrélation génétique et le chevauchement polygénique entre le TDAH et les traits de testostérone (testostérone totale, biodisponible et SHBG) à partir de données GWAS. En utilisant le modèle MiXeR et la méthode conjFDR, les auteurs ont identifié une corrélation négative entre la testostérone totale et le TDAH, mais positive avec la testostérone biodisponible. Plus d'un tiers des variants associés à la testostérone étaient également liés au TDAH. Vingt-deux à 51 loci génomiques partagés ont été identifiés, dont MCM9 et MANBA. Les analyses fonctionnelles suggèrent un rôle des voies de transduction du signal, des synapses glutamatergiques et de la neurogenèse.

Points clés

Une corrélation génétique négative est observée entre la testostérone totale et le TDAH, tandis qu'elle est positive avec la testostérone biodisponible. Plus d'un tiers des variants génétiques associés aux niveaux de testostérone influencent également le risque de TDAH. 22 à 51 loci génomiques partagés entre les traits de testostérone et le TDAH ont été identifiés, incluant MCM9 et MANBA. Les gènes partagés sont impliqués dans la transduction du signal, la fonction synaptique, la différenciation cellulaire et la neurogenèse. L'étude met en évidence un chevauchement polygénique substantiel entre le TDAH et les traits de testostérone.

Implications cliniques

Ces résultats suggèrent que les voies biologiques liées à la testostérone pourraient jouer un rôle dans la physiopathologie du TDAH, avec des différences selon le type de testostérone. Les associations génétiques partagées pourraient aider à expliquer les différences de sexe dans la prévalence du TDAH. Une meilleure compréhension des mécanismes communs pourrait orienter de futures cibles thérapeutiques impliquant la signalisation hormonale. Les cliniciens pourraient envisager de surveiller les taux de testostérone chez les patients TDAH, notamment en cas de comorbidités endocriniennes. Ces données pourraient influencer la stratification des patients dans les essais cliniques basée sur le profil génétique lié à la testostérone.

Limites

L'étude repose sur des données génétiques issues de GWAS, ce qui ne permet pas d'établir une causalité directe. Les analyses sont basées sur des populations d'ascendance européenne majoritaire, limitant la généralisation à d'autres groupes. Les mécanismes biologiques identifiés nécessitent des validations fonctionnelles supplémentaires. Les mesures de testostérone sont issues de cohortes différentes, ce qui peut introduire des biais de mesure. L'absence de données cliniques individuelles limite l'interprétation des associations en termes de sévérité ou de sous-types de TDAH.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Évaluation des grands modèles de langage pour l'éducation sur le TDAH : Une étude comparative de ChatGPT 5, DeepSeek V3 et Grok 4Evaluating large language models for ADHD education: A comparative study of ChatGPT 5, DeepSeek V3, and Grok 4.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude compare trois LLMs (ChatGPT 5, DeepSeek V3, Grok 4) pour générer du contenu éducatif sur le TDAH. Bien que tous les modèles soient alignés sur le DSM-5, leurs niveaux de lisibilité dépassent les recommandations pour le grand public (FKGL >12), limitant leur accessibilité pour les éducateurs non spécialistes. DeepSeek V3 produit les sorties les plus variables, Grok 4 les plus cohérentes, et ChatGPT 5 les plus concises. Les résultats suggèrent un potentiel mais nécessitent une calibration linguistique.

Points clés

Les trois modèles sont alignés sur le DSM-5 mais diffèrent en stabilité et emphase. DeepSeek V3 a produit les sorties les plus variables, Grok 4 les plus cohérentes, ChatGPT 5 les plus concises. Tous les modèles dépassent les niveaux de lisibilité recommandés (FKGL >12, FKRE <40, SMOG >12). Les LLMs montrent un potentiel pour générer du contenu éducatif sur le TDAH, mais leur lisibilité actuelle limite leur utilisation par des éducateurs non spécialistes.

Implications cliniques

Les cliniciens peuvent utiliser les LLMs comme outils de génération de contenu éducatif, mais doivent adapter les prompts pour améliorer la lisibilité. Les éducateurs non spécialistes doivent être informés des limites de lisibilité des LLMs actuels. Une calibration linguistique et une conception de prompts optimisée sont nécessaires pour une utilisation inclusive.

Limites

Étude limitée à trois modèles de LLM et à un seul domaine (TDAH). Pas d'évaluation de la compréhension réelle par les utilisateurs cibles. Les résultats de lisibilité sont basés sur des formules standardisées, non sur des tests utilisateurs.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Profils d'activité physique des symptômes du trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité chez les enfants d'âge préscolairePhysical activity profiles of attention-deficit/hyperactivity disorder symptoms among preschool children.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

L'étude compare les profils d'activité physique (AP) de 18 enfants d'âge préscolaire présentant des symptômes de TDAH à ceux de 66 enfants au développement typique, mesurés par actigraphie sur cinq jours d'école. Les enfants avec symptômes de TDAH montrent significativement moins de temps en AP légère, modérée et modérée à vigoureuse. Ces résultats suggèrent que des profils d'AP réduits pourraient être des marqueurs comportementaux précoces du TDAH, mais des études longitudinales sont nécessaires pour confirmer cette hypothèse.

Points clés

Les enfants d'âge préscolaire avec symptômes de TDAH passent moins de temps en activité physique légère, modérée et modérée à vigoureuse que les enfants au développement typique. L'activité physique a été objectivement mesurée par actigraphie sur cinq jours d'école. Des analyses multivariées ont contrôlé les variables confusionnelles potentielles. Les différences d'activité physique pourraient refléter des caractéristiques comportementales précoces du TDAH. Des recherches longitudinales sont nécessaires pour déterminer si ces différences peuvent servir de marqueurs précoces.

Implications cliniques

L'activité physique réduite pourrait être un signe précoce de TDAH chez les enfants d'âge préscolaire, incitant à une surveillance accrue. Les interventions précoces pourraient cibler l'augmentation de l'activité physique pour atténuer les symptômes. Les professionnels de santé devraient considérer l'évaluation objective de l'activité physique dans le dépistage du TDAH. Les résultats soutiennent l'intégration de mesures d'actigraphie dans les bilans neuropsychologiques chez les jeunes enfants.

Limites

Échantillon de petite taille (18 enfants avec symptômes de TDAH). Étude transversale ne permettant pas d'établir une causalité. Mesure de l'activité physique uniquement sur cinq jours d'école, sans inclure les week-ends. Symptômes de TDAH évalués sans diagnostic clinique formel. Absence de données longitudinales pour confirmer la stabilité des profils.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Analyse en conditions réelles comparant la persistance et l'adhésion au méthylphénidate à libération retardée/prolongée avec les médicaments stimulants chez les patients atteints de trouble déficitaire de l'attention/hyperactivité aux États-Unis.Real-World Analysis Comparing Persistence and Adherence of Delayed-Release/Extended-Release Methylphenidate with Stimulant Medications Among Patients with Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder in the United States.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude observationnelle rétrospective a comparé la persistance et l'adhésion au traitement par méthylphénidate à libération retardée/prolongée (DR/ER-MPH) par rapport à d'autres formulations de stimulants à libération prolongée chez des patients atteints de TDAH (enfants, adolescents et adultes) aux États-Unis, à partir de données de prescriptions et de remboursements. Sur 1 847 004 patients, la persistance à 12 mois était plus élevée pour le DR/ER-MPH (24,4 %) que pour les autres méthylphénidates (MPH), mais inférieure à celle des amphétamines génériques (30,4 %). Chez les enfants et adolescents, le DR/ER-MPH présentait la persistance la plus élevée (28,2 %). L'adhésion chez les patients persistants était meilleure pour le DR/ER-MPH que pour les autres MPH, mais moindre que pour les amphétamines génériques. Les congés médicamenteux étaient plus fréquents chez les enfants, surtout avec le MPH de marque. L'âge, le sexe et le type de formulation influençaient la persistance et l'adhésion.

Points clés

Le DR/ER-MPH montre une persistance à 12 mois significativement plus élevée que les autres formulations de MPH (24,4 % contre 16,5-20,6 %), mais inférieure à celle des amphétamines génériques (30,4 %). Chez les enfants et adolescents, le DR/ER-MPH présente la persistance la plus élevée parmi tous les groupes de traitement (28,2 %). L'adhésion mesurée par la proportion de jours couverts (PDC) chez les patients persistants est de 85,5 % pour le DR/ER-MPH, supérieure aux MPH de marque (74,6 %) et génériques (78,7 %), mais inférieure aux amphétamines génériques (88,2 %). Les congés médicamenteux sont plus fréquents chez les enfants et adolescents, avec la proportion la plus élevée chez les utilisateurs de MPH de marque (18,7 %). L'âge, le sexe et le type de formulation sont des facteurs associés à la persistance et à l'adhésion.

Implications cliniques

Le DR/ER-MPH pourrait être une option privilégiée chez les enfants et adolescents atteints de TDAH nécessitant une bonne persistance thérapeutique. La personnalisation du traitement pharmacologique du TDAH doit prendre en compte l'âge, le sexe et les caractéristiques de la formulation pour optimiser les résultats à long terme. Les congés médicamenteux étant fréquents, en particulier chez les jeunes, les cliniciens devraient discuter des stratégies d'observance avec les patients et les familles. Bien que le DR/ER-MPH améliore la persistance par rapport aux autres MPH, son efficacité en termes d'adhésion reste inférieure à celle des amphétamines génériques chez les adultes.

Limites

Étude observationnelle rétrospective basée sur des données de prescriptions, ce qui ne permet pas de contrôler les biais de sélection ou de confusion. L'absence de données sur les résultats cliniques ou la tolérance limite l'interprétation des bénéfices réels. Les données proviennent uniquement des États-Unis, ce qui peut limiter la généralisabilité à d'autres systèmes de santé. La définition de la persistance (absence d'intervalle ≥ durée de la dernière prescription) peut ne pas refléter l'utilisation réelle (arrêts temporaires). L'étude n'a pas inclus les formulations non stimulantes, qui sont une alternative thérapeutique.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Modèle de dépistage basé sur l'apprentissage automatique pour les troubles tics comorbides avec le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité chez les enfants et interprétation des valeurs SHAP : une étude observationnelle rétrospective.Machine learning-based screening model for Tic disorders comorbid with attention-deficit/hyperactivity disorder in children and SHAP value interpretation: a retrospective observational study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a développé un modèle d'apprentissage automatique pour identifier les enfants atteints de troubles tic (TD) avec une forte probabilité de comorbidité TDAH. À partir d'une cohorte rétrospective de 1364 enfants, sept caractéristiques cliniques (initiative d'apprentissage, type de tuteur, performances académiques, rhinite allergique, irritabilité, hypertrophie adénoïdienne, qualité du sommeil) ont été retenues. Le modèle random forest a obtenu une AUC de 0,780, une précision de 0,793 et un score de Brier de 0,18. L'analyse SHAP a identifié l'initiative d'apprentissage et le type de tuteur comme les prédicteurs les plus importants. Les auteurs soulignent la nécessité d'une validation externe avant toute utilisation clinique.

Points clés

Le modèle random forest a atteint une AUC de 0,780 pour prédire la comorbidité TDAH chez les enfants avec TD. Sept caractéristiques cliniques clés ont été identifiées via Lasso et retenues pour le modèle. L'initiative d'apprentissage et le type de tuteur étaient les prédicteurs les plus importants selon SHAP. L'étude est rétrospective, monocentrique et sans validation externe. Les performances du modèle sont modestes mais prometteuses pour un futur dépistage.

Implications cliniques

Ce modèle pourrait aider les cliniciens à identifier les enfants avec TD nécessitant une évaluation approfondie du TDAH. Les caractéristiques utilisées sont facilement accessibles en pratique clinique, facilitant une éventuelle intégration. Avant utilisation, une validation externe sur des populations diverses est indispensable.

Limites

Étude rétrospective monocentrique limitant la généralisabilité. Absence de validation externe, la performance en conditions réelles est inconnue. L'AUC de 0,78 indique une discrimination modérée. Certains facteurs de confusion potentiels n'ont pas été inclus.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Facteurs cliniques, sociaux et moteurs influençant la réponse à l'irrigation transanale chez les patients pédiatriquesClinical, social, and motility factors influencing transanal irrigation response in pediatric patients.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude mixte a examiné les facteurs prédictifs de l'adhérence et des résultats de l'irrigation transanale (TAI) chez 38 enfants atteints de constipation chronique ou d'incontinence fécale, avec un taux de réponse de 60,3 %. Le TDAH, présent chez 42,1 % des patients, était un prédicteur significatif de non-adhérence. Les patients adhérents présentaient moins de symptômes et une meilleure qualité de vie. Les obstacles à l'initiation comprenaient des problèmes d'assurance, la peur et des difficultés logistiques. Les résultats de manométrie n'étaient pas prédictifs.

Points clés

Le TDAH est un prédicteur significatif de non-adhérence à l'irrigation transanale chez les enfants. L'adhérence à l'irrigation transanale est associée à une réduction des symptômes de constipation et à une meilleure qualité de vie. Les obstacles à l'initiation de l'irrigation transanale incluent des problèmes d'assurance, la peur du traumatisme et des difficultés logistiques. Les résultats de la manométrie ne prédisent pas les résultats de l'irrigation transanale. Les patients avec des troubles de l'interaction intestin-cerveau et des causes organiques présentent des défis similaires avec l'irrigation transanale.

Implications cliniques

Les enfants atteints de TDAH peuvent nécessiter des interventions personnalisées pour améliorer l'adhérence à l'irrigation transanale. Les cliniciens devraient évaluer systématiquement la présence de TDAH chez les patients candidats à l'irrigation transanale. Des stratégies pour surmonter les obstacles à l'initiation (assurance, peur, logistique) doivent être mises en place. L'adhérence à l'irrigation transanale doit être surveillée régulièrement, en particulier chez les patients avec TDAH.

Limites

L'échantillon est de petite taille (38 patients) et provient d'un seul centre hospitalier. Le taux de réponse de 60,3 % peut introduire un biais de sélection. L'étude est rétrospective et observationnelle, limitant les conclusions causales. Les données de manométrie n'ont pas été collectées pour tous les patients, réduisant la puissance statistique. Les résultats peuvent ne pas être généralisables à d'autres populations ou contextes.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Relation altérée entre les microsaccades et l'inattention dans le TDAH et effets de la médication stimulanteAltered Relationship Between Microsaccades and Inattention in ADHD and the Effects of Stimulant Medication

ModéréNiveau de preuveAdvances in Neurodevelopmental Disorders — RSSSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale a mesuré les microsaccades binoculaires et les symptômes d'inattention chez des adultes avec TDAH (médicamentés ou non) et des témoins sains. Une corrélation positive entre le score ASRS et le taux de microsaccades a été observée chez les témoins et les patients médicamentés, mais pas chez les non médicamentés, suggérant que la médication pourrait normaliser cette relation. Les résultats soulignent l'importance de distinguer les groupes avec et sans traitement dans les études sur le TDAH.

Points clés

Une corrélation positive significative entre le score total ASRS et le taux de microsaccades a été trouvée chez les témoins sains, principalement liée aux traits inattentifs. La même relation entre inattention et taux de microsaccades a été observée chez les adultes TDAH sous médicament (ADHD-M), mais pas chez ceux non médicamentés (ADHD-U), qui présentaient une tendance opposée. Les résultats suggèrent que la médication stimulante pourrait normaliser la relation microsaccades-inattention dans le TDAH.

Implications cliniques

Les microsaccades pourraient servir de biomarqueur objectif des symptômes inattentifs dans le TDAH, particulièrement chez les patients traités. Il est essentiel de prendre en compte le statut médicamenteux dans les études oculomotrices du TDAH, car les groupes médicamentés et non médicamentés montrent des patterns distincts. Ces résultats pourraient guider l'évaluation de l'efficacité du traitement en surveillant les changements dans les microsaccades.

Limites

La taille de l'échantillon est modeste (N total = 71) et l'étude est transversale, ce qui limite les inférences causales. Les symptômes ont été auto-rapportés via l'ASRS, sans confirmation clinique structurée. Les groupes ADHD-M et ADHD-U diffèrent potentiellement en sévérité ou en type de traitement, non contrôlé dans l'étude.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Le dysfonctionnement du couplage neurovasculaire cérébral et de la circulation glymphatique chez les enfants atteints de trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivitéThe cerebral neurovascular coupling and glymphatic circulation dysfunction in children with attention deficit/hyperactivity disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné le couplage neurovasculaire (CNV) et la fonction du système glymphatique (indice ALPS) par IRM chez 66 enfants TDAH et 41 contrôles. Les résultats montrent une réduction du CNV dans 19 régions cérébrales et une altération de l'ALPS chez les TDAH, corrélées aux fonctions exécutives et à la durée de sommeil. Un modèle diagnostique combinant CNV, ALPS et sommeil a montré une bonne performance (AUC 0,863). Ces résultats suggèrent un lien entre dysfonction neurovasculaire, glymphatique et déficits exécutifs dans le TDAH.

Points clés

Les enfants TDAH présentent une réduction significative du couplage neurovasculaire dans 19 régions cérébrales, principalement frontales et pariétales. L'indice ALPS, marqueur de la fonction glymphatique, est altéré chez les patients TDAH par rapport aux témoins. Les altérations du CNV et de l'ALPS sont corrélées aux déficits des fonctions exécutives et à la durée de sommeil. Un modèle combinant CNV, ALPS et sommeil atteint une AUC de 0,863 pour le diagnostic du TDAH, avec une sensibilité de 0,864 et une spécificité de 0,683. Cette étude suggère que la dysfonction neurovasculaire et glymphatique contribue aux symptômes du TDAH via des mécanismes exécutifs.

Implications cliniques

Le couplage neurovasculaire et l'indice ALPS pourraient devenir des biomarqueurs IRM pour le diagnostic du TDAH. La prise en compte du sommeil dans l'évaluation du TDAH est renforcée par son lien avec la neurovasculature et la glymphatique. Les interventions ciblant la circulation glymphatique (sommeil, hydratation) pourraient avoir un impact sur les fonctions exécutives chez les enfants TDAH. Cette étude ouvre la voie à des approches thérapeutiques visant à améliorer le couplage neurovasculaire dans le TDAH.

Limites

Échantillon de taille modeste (66 TDAH, 41 contrôles), ce qui limite la généralisation. Étude transversale ne permettant pas d'établir de causalité entre dysfonctions neurovasculaires/glymphatiques et TDAH. Absence de données longitudinales sur l'évolution de ces marqueurs. Résultats basés uniquement sur un abstract, sans accès au texte intégral pour vérifier les détails méthodologiques.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Corrélats neuronaux d'une intervention en réalité virtuelle chez des enfants avec trouble déficit de l'attention/hyperactivité : une étude IRMf au repos basée sur le pourcentage d'amplitude de fluctuationNeural Correlates of Virtual Reality Intervention in Children With Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder: A Resting-State fMRI Study Based on Percent Amplitude of Fluctuation.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les mécanismes neuronaux sous-tendant l'amélioration des symptômes du TDAH après une intervention en réalité virtuelle (VR) chez 15 enfants avec TDAH et 14 enfants au développement typique. L'IRMf au repos avec analyse du pourcentage d'amplitude de fluctuation (PerAF) a été utilisée avant et après l'intervention. Les résultats montrent une réduction des symptômes d'inattention, d'hyperactivité/impulsivité et des comportements oppositionnels, ainsi qu'une diminution des erreurs au test MFFT. Sur le plan cérébral, une diminution du PerAF a été observée dans le gyrus frontal moyen droit (cortex préfrontal) et une augmentation dans le lobule paracentral gauche. Les enfants avec TDAH présentaient une augmentation du PerAF dans le gyrus temporal inférieur gauche par rapport aux témoins après l'intervention, corrélée positivement aux symptômes oppositionnels. Ces résultats suggèrent que la VR module les régions impliquées dans le contrôle cognitif et l'intégration sensorimotrice, mais a un effet limité sur les circuits attentionnels et temporo-limbiques.

Points clés

Après l'intervention VR, les scores SNAP-IV d'inattention, d'hyperactivité/impulsivité et de trouble oppositionnel ont significativement diminué chez les enfants TDAH. Le nombre d'erreurs au test MFFT a également diminué après la VR. Les valeurs de PerAF ont diminué dans le gyrus frontal moyen droit (rMFG) et augmenté dans le lobule paracentral gauche (lPCL) après l'intervention. Comparés aux témoins, les enfants TDAH présentaient des valeurs de PerAF plus élevées dans le gyrus temporal inférieur gauche (ITG) après la VR, corrélées positivement aux symptômes oppositionnels. La VR semble améliorer l'hyperactivité-impulsivité et les problèmes comportementaux via la modulation du rMFG (contrôle cognitif) et du lPCL (intégration sensorimotrice). L'effet régulateur de la VR sur les déficits attentionnels centraux et les circuits temporo-limbiques (ITG) est apparu limité.

Implications cliniques

La réalité virtuelle pourrait être utilisée comme intervention complémentaire pour cibler l'hyperactivité et les comportements oppositionnels dans le TDAH. Les modifications neurofonctionnelles observées suggèrent que la VR agit sur des circuits spécifiques (contrôle cognitif et sensorimoteur), ce qui pourrait orienter le choix des patients les plus susceptibles d'en bénéficier. L'absence d'effet significatif sur les circuits attentionnels centraux incite à combiner la VR avec d'autres approches ciblant l'attention.

Limites

Petite taille d'échantillon (15 enfants TDAH, 14 témoins) limitant la généralisation des résultats. Absence de groupe contrôle actif (par exemple, une intervention non VR) pour comparer l'effet spécifique de la VR. Étude pré-post sans randomisation, ce qui ne permet pas d'exclure un effet placebo ou de maturation. Les mesures comportementales sont basées sur des échelles parentales (SNAP-IV) et un seul test cognitif (MFFT), ce qui limite l'évaluation des déficits attentionnels. La durée de l'intervention VR et le suivi à long terme ne sont pas précisés.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Comorbidités psychiatriques chez les enfants de 7 à 12 ans diagnostiqués avec un TDAH en Afrique du Sud : une revue de dossiers.Psychiatric Comorbidities in 7-12 Year Old Children Diagnosed With ADHD in South Africa: A Record Review.

ModéréNiveau de preuvePubMed — TSA diagnostic et outilsSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Étude rétrospective transversale de dossiers d'enfants de 7 à 12 ans avec TDAH primaire à Johannesburg (2020-2022). Sur 573 dossiers, 108 inclus. Sous-type combiné prédominant (72,2%). 95,5% avaient au moins une comorbidité. Fréquences : trouble anxieux généralisé (52,8%), déficience intellectuelle (38,9%), trouble oppositionnel (29,6%). Filles plus susceptibles de trouble oppositionnel, garçons de TSA. Contexte psychosocial élevé (violence domestique 29,6%, abus parental 33,3%, antécédents psychiatriques parentaux 30,6%). Conclusion : comorbidités très prévalentes, dépassant les estimations internationales, nécessitant des évaluations multidisciplinaires et tenant compte des traumatismes.

Points clés

Le sous-type combiné de TDAH était le plus fréquent (72,2%). 95,5% des enfants présentaient au moins une comorbidité psychiatrique. Les comorbidités les plus fréquentes étaient le trouble anxieux généralisé (52,8%), la déficience intellectuelle (38,9%) et le trouble oppositionnel (29,6%). Les filles étaient plus susceptibles de présenter un trouble oppositionnel, et les garçons un trouble du spectre autistique. Des taux élevés de violence domestique, d'abus parental et d'antécédents psychiatriques parentaux ont été documentés.

Implications cliniques

Nécessité d'évaluations multidisciplinaires systématiques incluant le dépistage des comorbidités psychiatriques chez les enfants avec TDAH. Importance d'une approche tenant compte des traumatismes et du contexte psychosocial dans la prise en charge du TDAH en Afrique du Sud. Les taux de comorbidités dépassant les estimations internationales suggèrent un besoin de ressources cliniques et de formations adaptées.

Limites

Conception rétrospective transversale limitant l'établissement de relations causales. Échantillon monocentrique (CAFU, Johannesburg) limitant la généralisation à d'autres contextes sud-africains. Données issues de dossiers médicaux pouvant comporter des biais de documentation et d'exhaustivité.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Validité clinique du test de performance continue intégré visuel et auditif pour l'identification du trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivitéClinical validity of Integrated Visual and Auditory Continuous Performance Test in identifying attention-deficit/hyperactivity disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude évalue la validité discriminante du IVA-2 CPT, un test informatisé mesurant l'attention visuelle et auditive et le contrôle des réponses, pour identifier le TDAH chez l'enfant. 152 enfants avec TDAH et 72 contrôles ont été recrutés. Les résultats montrent que les enfants TDAH ont des scores significativement plus bas aux quotients d'attention et de contrôle des réponses. Le IVA-2 CPT présente une bonne validité discriminante (AUC 0,76-0,82), comparable au CPT-3 et supérieure au CATA. Il s'agit d'un outil prometteur pour l'évaluation complète de l'attention en clinique.

Points clés

Le IVA-2 CPT discrimine efficacement les enfants avec TDAH des contrôles (AUC 0,76-0,82). Les performances au IVA-2 CPT sont significativement altérées chez les enfants TDAH pour les quotients d'attention et de contrôle des réponses. La validité est comparable au CPT-3 et supérieure au CATA. La validité reste stable selon l'âge et le sexe.

Implications cliniques

Le IVA-2 CPT peut être utilisé comme outil complémentaire pour le diagnostic du TDAH chez l'enfant. Il permet une évaluation intégrée des modalités visuelle et auditive, contrairement à des tests séparés. Il peut aider à différencier les profils attentionnels chez les enfants suspectés de TDAH.

Limites

L'étude est monocentrique (un seul hôpital) et pourrait ne pas être représentative. La taille de l'échantillon contrôle est modeste (72 participants). L'étude n'a pas évalué les comorbidités ni les sous-types de TDAH. L'accès à l'article complet est limité (abstract uniquement), ce qui empêche une analyse détaillée de la méthodologie.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Bonheur et symptômes du trouble déficit de l'attention/hyperactivité médiés par les conditions subjectives de santé : une enquête nationale transversale par InternetHappiness and Attention Deficit/Hyperactivity Disorder Symptoms as Mediated by Subjective Health Conditions: A Nationwide Cross-Sectional Internet Survey.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude explore la relation entre les symptômes du TDAH et le bonheur à partir d'une enquête Internet japonaise portant sur 29 268 participants. Les participants ont été classés comme TDAH possible à l'aide de l'échelle ASRS-J-6. Des analyses de régression logistique ordinale et de médiation ont montré que le TDAH possible était associé à un bonheur moindre. Les symptômes somatiques, la confusion/difficulté à se concentrer et la dépression médiatisaient cette association. La plupart des personnes avec TDAH possible avaient un bonheur modéré, mais plus d'un quart rapportait un faible bonheur. Le dépistage et le traitement des symptômes physiques et psychiatriques pourraient améliorer le bonheur des personnes avec TDAH.

Points clés

Les symptômes du TDAH sont associés à un bonheur moindre. Les symptômes somatiques (41,1 %), la confusion/difficulté à se concentrer (37,2 %) et la dépression (14,8 %) médiatisent le lien entre TDAH et bonheur. Plus de 25 % des personnes avec TDAH possible rapportent un faible bonheur. L'étude s'appuie sur un large échantillon national japonais.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient évaluer et traiter les symptômes physiques et psychiatriques chez les patients avec TDAH pour potentiellement améliorer leur bonheur. Le dépistage des plaintes somatiques, des difficultés cognitives et de la dépression pourrait être bénéfique dans la prise en charge du TDAH. Des interventions ciblant ces médiateurs pourraient améliorer le bien-être des personnes avec TDAH.

Limites

Le design transversal ne permet pas d'inférence causale. L'auto-évaluation et une mesure unique du bonheur limitent la fiabilité. La classification TDAH possible repose sur un outil de dépistage court, non sur un diagnostic clinique. L'échantillon est limité au Japon, ce qui peut limiter la généralisabilité.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Efficacité de la thérapie cognitivo-comportementale multimodale en soins courants pour les adolescents avec trouble du déficit de l'attention/hyperactivité évaluée par les parents et les patientsEffectiveness of Usual-Care Multimodal Cognitive Behavioral Therapy for Adolescents With Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder Rated by Parents and Patients.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude évalue l'efficacité en conditions réelles d'une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) multimodale, avec ou sans pharmacothérapie, chez 420 adolescents avec TDAH suivis en clinique externe universitaire. Les changements des symptômes émotionnels et comportementaux (évalués par les parents et les patients) ont été analysés par tests t appariés, tailles d'effet et comparaison à un groupe témoin historique en liste d'attente. Dans l'ensemble de l'échantillon, des tailles d'effet petites à modérées ont été observées (d = 0,47-0,68 pour les parents ; d = 0,37-0,47 pour les patients). Chez les adolescents avec des scores initiaux dans la gamme clinique, les tailles d'effet étaient importantes pour les symptômes du TDAH (d = 0,80-1,28), et la comparaison avec le groupe témoin a montré des tailles d'effet modérées à importantes en faveur du groupe traité (d = 0,52-0,93). L'ajout de pharmacothérapie n'a pas modifié significativement les résultats. Ces résultats soutiennent l'efficacité de la TCC multimodale en soins courants pour les adolescents avec TDAH.

Points clés

L'étude porte sur 420 adolescents avec TDAH recevant une TCC multimodale en soins courants, dont environ un quart avec pharmacothérapie associée. Des améliorations significatives des symptômes émotionnels et comportementaux sont observées, avec des tailles d'effet petites à modérées dans l'ensemble de l'échantillon. Pour les adolescents avec des symptômes sévères au départ, les tailles d'effet sur les symptômes du TDAH sont élevées (d de 0,80 à 1,28). La comparaison avec un groupe témoin historique montre des tailles d'effet modérées à élevées en faveur du traitement actif. L'ajout d'une pharmacothérapie n'a pas influencé l'ampleur du changement symptomatique.

Implications cliniques

La TCC multimodale en conditions réelles est efficace pour réduire les symptômes du TDAH chez les adolescents, ce qui valide les résultats des essais contrôlés randomisés. Les cliniciens peuvent s'attendre à des bénéfices notables, en particulier chez les patients les plus sévères. L'absence de différence liée à la pharmacothérapie suggère que la TCC seule peut être une option valable, mais l'étude n'était pas conçue pour tester cette question spécifiquement. Les évaluations parentales et autorapportées concordent pour montrer une amélioration, renforçant la fiabilité des résultats.

Limites

L'absence de randomisation et l'utilisation d'un groupe témoin historique limitent la comparabilité et augmentent le risque de biais. Le design pré-post sans groupe contrôle contemporain ne permet pas d'établir un lien causal ferme. Les évaluations parentales et autorapportées peuvent être sujettes à des biais de réponse ou de désirabilité sociale. La généralisation est limitée car l'étude provient d'une seule clinique universitaire. Aucune information sur l'observance ou la fidélité au traitement n'est rapportée.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Connaissances parentales et reconnaissance des manifestations préscolaires du TDAH chez les enfants nés prématurément : une étude transversale.Parental Knowledge and Recognition of Preschool Manifestations of ADHD in Preterm Children: A Cross-Sectional Study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale a évalué les connaissances et la reconnaissance des symptômes préscolaires du TDAH chez 138 parents d'enfants nés prématurés, suivis dans un centre tertiaire. Les résultats montrent des scores médians faibles : 38/100 pour la reconnaissance des symptômes (particulièrement l'impulsivité : 25/100) et 14/100 pour les connaissances générales. Les parents ayant des antécédents familiaux de TDAH reconnaissaient mieux l'inattention, et les parents enseignants avaient de meilleures connaissances générales. L'étude conclut à la nécessité d'interventions éducatives ciblées pour améliorer l'identification précoce du TDAH dans cette population à risque.

Points clés

Les parents d'enfants prématurés ont une faible reconnaissance des symptômes préscolaires du TDAH, particulièrement l'impulsivité (score médian 25/100). Le score médian de connaissance générale du TDAH était faible (14/100). Les parents ayant des antécédents familiaux de TDAH reconnaissaient mieux l'inattention (p=0.035), mais pas la reconnaissance totale des symptômes. Les parents enseignants avaient des connaissances générales plus élevées (p=0.004). L'étude suggère un besoin d'interventions éducatives ciblées pour améliorer l'identification précoce.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent être conscients que les parents d'enfants prématurés sous-reconnaissent les symptômes du TDAH, ce qui retarde le diagnostic et l'intervention. Des programmes d'éducation parentale sur les manifestations précoces du TDAH, en particulier l'impulsivité, pourraient améliorer la détection précoce. Les antécédents familiaux de TDAH pourraient être un facteur à considérer pour cibler les interventions. Les enseignants-parents peuvent servir de ressources pour former d'autres parents ou professionnels.

Limites

Étude transversale, ne permet pas d'inférence causale. Échantillon de convenance dans un seul centre tertiaire, limitant la généralisabilité. Questionnaire validé mais repose sur l'auto-déclaration parentale, possible biais de déclaration. Majorité des participants avaient un niveau d'éducation universitaire (61%), ce qui peut surestimer les connaissances dans la population générale. Taille d'échantillon modeste (n=138) pour certaines analyses de sous-groupes.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Associations entre les habitudes de sommeil, les performances en lecture et en mathématiques, et l'inattention et l'hyperactivitéAssociations between sleep habits, performance in reading and mathematics, and inattention and hyperactivity.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les relations entre le sommeil, les performances académiques (lecture et mathématiques) et l'inattention/hyperactivité chez des enfants et adolescents australiens jumeaux (n=5524, âge 8,6-14,6 ans). Des modèles inter- et intra-paires ont évalué si cinq facettes des habitudes de sommeil étaient associées aux mesures académiques et comportementales. Globalement, les habitudes de sommeil n'expliquaient qu'environ 1% de la variance des performances en lecture et mathématiques, mais jusqu'à 7% de la variance de l'inattention/hyperactivité. Des analyses post-hoc ont montré que l'inattention médiatisait la plupart des associations entre sommeil et performances académiques. Ces résultats suggèrent des relations faibles et inconsistantes entre sommeil et performances scolaires en population générale, mais un lien plus net avec les symptômes d'inattention.

Points clés

Les habitudes de sommeil expliquent ~1% de la variance des performances académiques, mais jusqu'à 7% de celle de l'inattention/hyperactivité. L'inattention médiatise les associations entre sommeil et lecture/mathématiques. Les effets du sommeil sur les résultats scolaires sont faibles et inconsistants chez les enfants et adolescents tout-venant.

Implications cliniques

Les interventions sur le sommeil pourraient cibler en priorité les symptômes d'inattention plutôt que les performances académiques directes. Chez les enfants avec TDAH, l'évaluation et l'optimisation du sommeil pourraient avoir un impact positif sur l'attention.

Limites

Faible variance expliquée limite la significativité clinique pour les apprentissages scolaires. Échantillon principalement d'origine européenne, limitant la généralisation.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Effets des activités d'ergothérapie basées sur la musique sur l'attention et les fonctions exécutives chez les enfants atteints de trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivitéEffects of music-based occupational therapy activities on attention executive functions in children with attention deficit and hyperactivity disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude randomisée compare les effets d'activités d'ergothérapie basées sur la musique (harmonica et batterie) à une ergothérapie structurée classique sur l'attention, les fonctions exécutives et le fardeau des aidants chez 39 enfants TDAH (5-12 ans) sur 6 semaines. Les résultats montrent que les deux interventions améliorent l'attention, mais l'approche musicale a un effet plus bénéfique, particulièrement sur l'attention. Aucune différence significative n'est observée pour les fonctions exécutives et le fardeau des aidants.

Points clés

L'étude inclut 39 enfants TDAH randomisés en deux groupes (musicothérapie ergothérapique vs ergothérapie structurée). Les deux groupes montrent une amélioration significative de l'attention (p=0.004, η²=0.207). L'approche musicale a un effet supérieur sur l'attention comparé à l'ergothérapie structurée. Les fonctions exécutives (BRIEF) et le fardeau des aidants ne montrent pas de différence intergroupe significative. Les séances durent 45 minutes une fois par semaine pendant 6 semaines.

Implications cliniques

L'intégration d'instruments de musique simples (harmonica, batterie) dans les séances d'ergothérapie peut renforcer l'attention chez les enfants TDAH. Les ergothérapeutes peuvent diversifier leurs outils avec des activités rythmiques pour cibler l'attention. Le fardeau des aidants n'est pas significativement réduit, suggérant un besoin d'interventions complémentaires pour les aidants.

Limites

Petite taille d'échantillon (N=39) limitant la généralisation des résultats. Durée d'intervention courte (6 semaines) sans suivi à long terme. Utilisation d'instruments spécifiques (harmonica, batterie) limitant la transférabilité à d'autres instruments. Mesures principalement subjectives (échelles parentales) sans évaluation objective de l'attention.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Interactions entre la vitamine D sérique, l'irisine et la galectine-3 dans le trouble du déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH)Interplay between serum vitamin D, irisin and galectin-3 in attention-deficit/hyperactivity disorder (ADHD).

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude cas-témoins prospective a exploré les relations entre la vitamine D, l'irisine et la galectine-3 chez 152 enfants sud-indiens (76 avec TDAH, 76 contrôles sains). La carence en vitamine D était significativement plus fréquente dans le groupe TDAH (60,5 % vs 28,9 %), et les taux sériques de vitamine D étaient plus bas. Les taux d'irisine étaient plus faibles et ceux de galectine-3 plus élevés chez les enfants TDAH, sans atteindre la significativité statistique. Une forte corrélation positive entre l'irisine et la galectine-3 a été observée uniquement dans le groupe TDAH (r = 0,707, p < 0,001), suggérant un possible duo biomarqueur. Ces résultats soulignent l'importance du monitorage de la vitamine D dans le TDAH et la nécessité de recherches sur de plus grandes populations pour confirmer ce potentiel biomarqueur.

Points clés

Prévalence élevée de carence en vitamine D chez les enfants avec TDAH (60,5 %). Corrélation positive forte entre l'irisine et la galectine-3 spécifiquement dans le groupe TDAH. L'irisine et la galectine-3 pourraient constituer un duo biomarqueur inflammatoire dans le TDAH. Absence de différence significative des taux d'irisine et de galectine-3 entre groupes pris isolément.

Implications cliniques

Le dosage et la supplémentation en vitamine D devraient être systématiquement envisagés chez les enfants TDAH. La corrélation irisine-galectine-3 pourrait ouvrir la voie à des biomarqueurs diagnostiques ou pronostiques, mais nécessite validation.

Limites

Échantillon de taille modeste pour les dosages d'irisine et galectine-3 (n=70), limitant la puissance statistique. Population unicentrique sud-indienne, limitant la généralisation. Étude transversale ne permettant pas d'établir de causalité.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Évaluation des compétences motrices et des fonctions neurocognitives chez les enfants d'âge scolaire diagnostiqués avec un trouble déficit de l'attention avec hyperactivitéEvaluation of Motor Skills and Neurocognitive Functions in School-Age Children Diagnosed With Attention Deficit Hyperactivity Disorder.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude cas-témoins compare les compétences motrices (MABC-2) et les fonctions neurocognitives (CNSVS) chez 55 enfants TDAH et 57 contrôles sains appariés en âge et sexe. Les résultats montrent des scores significativement plus faibles dans les deux domaines chez les enfants TDAH, ainsi qu'une absence de corrélation entre les compétences motrices et neurocognitives observée chez les contrôles. Ces données soulignent l'importance d'une évaluation globale incluant la motricité dans le bilan neuropsychologique du TDAH.

Points clés

Les enfants TDAH présentent des déficits significatifs des fonctions neurocognitives par rapport aux témoins. Les scores moteurs totaux et la sous-composante d'équilibre sont inférieurs chez les enfants TDAH. Les corrélations positives entre motricité et cognition observées chez les témoins sont absentes dans le groupe TDAH. L'étude met en évidence la nécessité d'une évaluation conjointe des difficultés motrices et neurocognitives chez les enfants TDAH.

Implications cliniques

L'évaluation clinique du TDAH devrait inclure systématiquement un bilan moteur standardisé (ex. MABC-2). Les programmes de rééducation pour le TDAH pourraient bénéficier d'interventions visant à la fois les fonctions exécutives et la motricité. L'absence de lien entre motricité et cognition dans le TDAH suggère des mécanismes distincts à explorer en thérapie.

Limites

La taille modeste de l'échantillon limite la généralisation des résultats. Les participants sont issus d'un seul centre, ce qui peut introduire un biais de sélection. L'étude ne contrôle pas les comorbidités ou les traitements médicamenteux qui pourraient influencer les performances.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Prescription de médicaments pour le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité chez l'enfant : une analyse rétrospective d'une base de données de réclamations d'assurance maladie japonaisePrescribing medications for attention-deficit/hyperactivity disorder in children: a retrospective analysis of a Japanese health insurance claims database.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude rétrospective a analysé les tendances de prescription des médicaments pour le TDAH chez les enfants et adolescents (0-17 ans) au Japon entre avril 2018 et août 2023, à partir d'une large base de données d'assurance maladie. Les résultats montrent une diminution significative des prescriptions de méthylphénidate (OROS-MPH) de 64,7 % à 47,5 %, tandis que les prescriptions de guanfacine (GXR) ont augmenté de 19,3 % à 46,4 %. La GXR était plus fréquemment prescrite chez les filles et les enfants de 6 à 12 ans. Depuis fin 2019, les nouvelles prescriptions de GXR dépassent celles d'OROS-MPH. La monothérapie a diminué de 82,3 % à 79,6 %, avec l'association OROS-MPH + GXR la plus courante. Ces changements reflètent probablement les différences réglementaires et pharmacologiques.

Points clés

Les prescriptions d'OROS-MPH ont diminué de 64,7 % à 47,5 % entre 2018 et 2023, tandis que celles de GXR ont augmenté de 19,3 % à 46,4 %. La guanfacine (GXR) était le médicament le plus prescrit chez les filles et les enfants de 6 à 12 ans. Depuis fin 2019, les nouvelles prescriptions de GXR dépassent celles d'OROS-MPH, atteignant 41,3 % des nouvelles prescriptions en 2023. La proportion de patients sous monothérapie a légèrement diminué de 82,3 % à 79,6 %, l'association OROS-MPH + GXR étant la plus courante.

Implications cliniques

La guanfacine (GXR) apparaît comme une alternative de plus en plus privilégiée pour le TDAH pédiatrique, notamment chez les filles et les enfants de 6 à 12 ans, possiblement en raison de son absence de réglementation restrictive contrairement aux stimulants. Ces résultats soulignent l'importance d'une surveillance continue des pratiques de prescription face à l'évolution des options thérapeutiques.

Limites

L'étude est rétrospective et basée sur une base de données de réclamations d'assurance maladie japonaise, ce qui limite la généralisabilité à d'autres contextes. Les raisons sous-jacentes aux choix de prescription (préférences, effets secondaires) n'ont pas été évaluées, et l'observance réelle des patients n'a pu être mesurée.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

L'influence des traumatismes de l'enfance et de l'état émotionnel négatif sur le TDAH à l'âge adulte : le rôle médiateur des fonctions cognitives exécutivesThe Influence of Childhood Trauma and Negative Emotional State on ADHD in Adulthood: The Mediating Role of Executive Cognitive Functions

ModéréNiveau de preuveAdvances in Neurodevelopmental Disorders — RSSSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine comment les traumatismes de l'enfance et l'état émotionnel négatif influencent les symptômes du TDAH chez l'adulte, avec les fonctions exécutives comme médiateur. Sur 182 adultes avec TDAH, les résultats montrent que traumatismes et émotions négatives sont directement associés à une augmentation des symptômes, tandis que les fonctions exécutives sont négativement associées. Ces facteurs expliquent 92% de la variance des symptômes. Les implications cliniques incluent la réduction des traumatismes et l'amélioration des fonctions exécutives.

Points clés

Les traumatismes de l'enfance et l'état émotionnel négatif sont directement associés à une augmentation des symptômes du TDAH chez l'adulte. Les fonctions exécutives cognitives médiatisent partiellement l'effet des traumatismes et des émotions négatives sur les symptômes du TDAH. Le modèle testé explique 92% de la variance des caractéristiques cliniques du TDAH adulte. L'étude a utilisé des échelles validées (CAARS, CTQ-SF, DASS-21, AEFI) et une modélisation par équations structurelles (PLS-SEM).

Implications cliniques

Les interventions pour les adultes TDAH devraient inclure un travail sur les traumatismes de l'enfance et la régulation émotionnelle. L'amélioration des fonctions exécutives, par des programmes de remédiation cognitive, pourrait réduire les symptômes du TDAH. Le dépistage systématique des traumatismes et des états émotionnels négatifs est recommandé dans l'évaluation du TDAH adulte.

Limites

Le devis transversal ne permet pas d'établir de causalité. Les données reposent sur des auto-questionnaires, sujettes à des biais de mémoire et de désirabilité sociale. L'échantillon de 182 participants et l'échantillonnage non probabiliste limitent la généralisation. La mesure des fonctions exécutives est basée sur un auto-rapport (AEFI) et non sur des tests neuropsychologiques objectifs.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Classification des présentations du TDAH à l'aide de données comportementales segmentées temporellement issues d'un jeu sérieuxClassifying ADHD Presentations Using Temporally Segmented Behavioral Data from a Serious Game.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a développé un modèle de classification basé sur l'apprentissage automatique pour distinguer les présentations inattentive (TDAH-I) et hyperactive/impulsive (TDAH-HI) du trouble déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) chez 51 enfants de 6 à 13 ans. Des données comportementales issues de jeux sérieux ont été segmentées temporellement (début et fin de partie) et utilisées comme caractéristiques. Le modèle Random Forest a obtenu les meilleures performances (précision 81,8%, F1 85,7%, AUROC 83,3%). Les différences entre groupes étaient plus marquées en seconde moitié du jeu, les enfants TDAH-I montrant des temps de décision plus longs, plus de touches inutiles et un niveau de difficulté maximal plus bas. Ces résultats suggèrent que les données de jeu sérieux, notamment avec ingénierie temporelle, peuvent aider à la classification des sous-types de TDAH et soutenir l'évaluation clinique.

Points clés

Un modèle Random Forest utilisant des caractéristiques comportementales segmentées temporellement a atteint une précision de 81,8% pour classer les sous-types de TDAH. Les différences entre TDAH inattentif et hyperactif/impulsif sont plus prononcées dans la seconde moitié du jeu. Les enfants avec TDAH inattentif présentent des temps de décision plus longs et plus de touches inutiles en fin de partie. L'étude inclut 51 enfants de 6 à 13 ans, avec des données de jeu sérieux et des échelles parentales. L'ingénierie temporelle des caractéristiques améliore la performance de classification.

Implications cliniques

L'utilisation de jeux sérieux pourrait fournir une évaluation objective et scalable des sous-types de TDAH en complément des échelles subjectives. La différence de comportement au cours du temps souligne l'importance de la fatigue cognitive ou de l'épuisement des ressources attentionnelles dans le TDAH inattentif. Ce type d'outil pourrait aider à personnaliser les interventions en fonction du profil attentionnel de l'enfant.

Limites

Échantillon de petite taille (n=51), limitant la généralisabilité. Population uniquement coréenne, ce qui peut limiter l'extrapolation à d'autres cultures. Absence de groupe témoin non-TDAH, pas de comparaison avec des enfants typiques. Les données proviennent d'un seul type de jeu sérieux, non validé pour d'autres contextes.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Inattention dans le trouble déficit de l'attention/hyperactivité pédiatrique et l'anxiété : preuves neurophysiologiques de mécanismes cognitifs distincts et chevauchantsInattention in Pediatric Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder and Anxiety: Neurophysiological Evidence for Distinct and Overlapping Cognitive Mechanisms.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine les mécanismes neurocognitifs sous-jacents à l'inattention dans le TDAH et les troubles anxieux chez l'enfant. 111 enfants (7-11 ans) répartis en quatre groupes (TDAH seul, anxiété seule, TDAH+anxiété, développement typique) ont réalisé des tâches attentionnelles avec EEG. Les résultats montrent des altérations partagées (engagement attentionnel précoce, discrimination des stimuli) et distinctes (monitoring de la performance, ajustement comportemental) entre les deux pathologies. Les biomarqueurs neurophysiologiques multimodaux pourraient aider au diagnostic différentiel et aux interventions ciblées.

Points clés

Les enfants avec TDAH et anxiété présentent des altérations communes de l'engagement attentionnel précoce et de la discrimination des stimuli, mesurées par l'exposant apériodique pré-stimulus et l'amplitude N2. Le groupe anxiété seule montre un monitoring de la performance accru (ERN plus élevé) mais une évaluation consciente réduite (Pe plus faible), tandis que le groupe TDAH seul présente un déficit d'ajustement comportemental (réduction du post-error slowing). Les profils neurophysiologiques distincts entre TDAH et anxiété suggèrent des mécanismes spécifiques pour l'inattention dans chaque trouble. Les biomarqueurs EEG/ERP multimodaux (exposant apériodique, N2, ERN, Pe) permettent de différencier les sous-types cliniques d'inattention.

Implications cliniques

L'utilisation de biomarqueurs neurophysiologiques (ERP, EEG) pourrait améliorer le diagnostic différentiel entre l'inattention liée au TDAH et celle liée à l'anxiété chez l'enfant. Les interventions thérapeutiques devraient cibler les mécanismes spécifiques identifiés : renforcer le monitoring de la performance pour le TDAH, et améliorer l'évaluation consciente des erreurs pour l'anxiété. La présence d'altérations attentionnelles précoces partagées suggère que des stratégies d'engagement attentionnel pourraient bénéficier aux deux groupes.

Limites

Taille d'échantillon modérée (n=111) pouvant limiter la généralisation des résultats. L'étude ne compare que des groupes avec TDAH et/ou anxiété, sans inclure d'autres troubles neurodéveloppementaux. Le design transversal ne permet pas d'établir des relations causales entre les mécanismes neurophysiologiques et les symptômes. Absence de suivi longitudinal pour évaluer la stabilité des biomarqueurs.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Symptômes du TDAH et dettes financières chez les adultesADHD symptoms and financial debt among adults.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale en ligne menée sur 3 717 adultes japonais examine l'association entre les symptômes du TDAH (mesurés par l'échelle ASRS) et la présence de dettes financières. Les résultats montrent une association significative dans l'échantillon total (OR : 1,04 ; IC 95 % : 1,01-1,07), ainsi que chez les femmes (OR : 1,06 ; IC 95 % : 1,01-1,10) et chez les adultes de 18-34 ans et de 60 ans et plus, mais pas chez les 35-59 ans. L'association est marginale chez les hommes. Les effets sont modestes, soulignant la nécessité de recherches supplémentaires sur les causes et conséquences des dettes chez les adultes TDAH.

Points clés

Les symptômes du TDAH, mesurés en continu, sont significativement associés à la présence de dettes dans la population japonaise générale après ajustement sur les facteurs démographiques et la santé mentale. L'association est plus forte chez les femmes que chez les hommes (significative chez les femmes, limite chez les hommes). L'association varie selon l'âge : significative chez les 18-34 ans et les 60 ans et plus, non significative chez les 35-59 ans. Les odds ratios sont modestes (1,04 à 1,10), indiquant une augmentation faible du risque de dette associée à chaque point d'augmentation des symptômes.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient envisager de dépister les symptômes du TDAH chez les adultes présentant des difficultés financières, en particulier chez les femmes et les jeunes adultes. Une attention particulière pourrait être portée aux adultes plus âgés (60+) ayant des symptômes de TDAH, car ils présentent également un risque accru de dette. L'absence d'association chez les 35-59 ans suggère que d'autres facteurs (par exemple, stabilité professionnelle) pourraient atténuer le risque à cet âge.

Limites

L'étude est transversale, ce qui ne permet pas d'établir une relation de cause à effet. La dette est mesurée par une question unique, ce qui peut ne pas capturer la complexité des situations financières. L'échantillon en ligne peut souffrir de biais de sélection et ne pas être représentatif de la population japonaise générale. Les symptômes du TDAH sont évalués par auto-questionnaire (ASRS Screener) et non par un diagnostic clinique.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Explorer le lien entre les acides gras, l'expression de FADS2 et le TDAH à l'aide de la modélisation par équations structurellesExploring the link between fatty acids, FADS2 expression, and ADHD using structural equation modeling.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale a comparé les profils d'acides gras alimentaires et plasmatiques ainsi que l'expression de la désaturase-2 des acides gras (FADS2) chez 85 enfants avec TDAH et 85 témoins âgés de 6 à 12 ans. Les enfants avec TDAH présentaient une contribution alimentaire relative plus élevée en oméga-6 et en acides gras polyinsaturés totaux, des taux plasmatiques d'acide linoléique (LA) et un rapport oméga-6/oméga-3 plus élevés, et des taux plus faibles d'acides gras monoinsaturés, d'acide gamma-linolénique et d'acide docosanoïque. L'expression de l'ARNm de FADS2 était réduite dans le groupe TDAH. La modélisation par équations structurelles a montré qu'une plus grande sévérité des symptômes du TDAH était associée à une composante caractérisée par un LA élevé, un rapport oméga-6/oméga-3 élevé et un faible taux d'acide nervonique.

Points clés

Les enfants avec TDAH ont une consommation relative d'oméga-6 et un rapport oméga-6/oméga-3 plasmatique plus élevés que les témoins. L'expression de l'ARNm de FADS2 est réduite dans le groupe TDAH, mais les niveaux protéiques ne diffèrent pas significativement. Un profil d'acides gras caractérisé par un acide linoléique élevé, un rapport oméga-6/oméga-3 élevé et un acide nervonique faible est associé à une sévérité accrue des symptômes du TDAH. Les différences entre les groupes portent sur plusieurs mesures d'acides gras, notamment celles liées à l'équilibre oméga-6. L'étude utilise la modélisation par équations structurelles pour examiner les associations multivariées entre les acides gras et les symptômes du TDAH.

Implications cliniques

L'évaluation du profil d'acides gras plasmatiques pourrait aider à identifier un sous-type biologique de TDAH lié à un déséquilibre oméga-6/oméga-3. Des interventions nutritionnelles ciblant la réduction des oméga-6 ou l'augmentation des oméga-3 pourraient être explorées dans la prise en charge du TDAH. La mesure de l'expression de FADS2 pourrait servir de biomarqueur potentiel, mais des études longitudinales sont nécessaires. Les cliniciens devraient prendre en compte l'alimentation des enfants avec TDAH, en particulier la consommation d'acides gras.

Limites

Le devis transversal ne permet pas d'établir de relations causales entre les acides gras et le TDAH. L'évaluation alimentaire repose sur des rappels de 24 heures, sujets à des biais de mémoire et de déclaration. L'échantillon est limité aux enfants de 6 à 12 ans, ce qui restreint la généralisabilité aux autres groupes d'âge. La taille de l'échantillon (85 par groupe) est modérée, ce qui peut limiter la puissance statistique pour certaines analyses. Les facteurs confondants potentiels (ex. statut socio-économique, médication) n'ont pas été exhaustivement contrôlés.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Benefits of classroom remote microphone technology for inattentive children.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Contexte : Les enfants souffrant d'inattention et de difficultés auditives en classe représentent un défi pédagogique et clinique. Cette étude évalue l'efficacité de la technologie des micros à distance (RMT) pour améliorer leur capacité à écouter et à se concentrer. Objectif : Déterminer l'impact de la RMT sur la compréhension auditive, l'attention et les performances scolaires chez les enfants inattentifs. Méthode : Essai clinique en deux phases. La phase 1 (4 semaines) a comparé l'utilisation de la RMT à un groupe témoin (n=35) via un essai croisé randomisé. La phase 2 (30 semaines) a suivi 20 participants utilisant la RMT et 17 contrôles. Des évaluations de traitement auditif, d'attention, de mémoire et de fluidité lecture ont été réalisées avant et après l'intervention. Résultats : En phase 1, la RMT a significativement amélioré la compréhension auditive, l'intelligibilité du discours et l'attention auditive (P < 0,05). Les participants rapportaient également une amélioration de l'écoute en classe et une réduction des symptômes du TDAH. En phase 2, le groupe expérimental a montré une progression supérieure en fluidité lecture et qualité de vie (P < 0,01), sans différence significative sur le traitement auditif ou les compétences cognitives. Intérêt clinique : La RMT apparaît comme une intervention prometteuse pour soutenir les enfants inattentifs dans des environnements scolaires bruyants, en améliorant leur écoute active et leur bien-être. Limites : La taille d'échantillon modeste, la durée limitée de l'essai et le focus sur des indicateurs spécifiques (fluidité lecture, qualité de vie) sans exploration approfondie des mécanismes neurocognitifs sous-jacents.

Points clés

Technologie des micros à distance (RMT) Amélioration de la compréhension auditive Réduction des symptômes du TDAH Fluidité lecture Essai clinique à long terme

Implications cliniques

Outil pédagogique complémentaire pour les enfants inattentifs Amélioration de la qualité de vie scolaire Alternative non pharmacologique pour les troubles de l'attention

Limites

Taille d'échantillon restreinte Absence d'analyse neurocognitive détaillée Durée d'observation limitée à 30 semaines

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Test des gènes DAT1 et DRD4 dans le trouble de déficit de l'attention avec hyperactivité à l'aide d'une large batterie neurocognitiveTesting DAT1 and DRD4 Genes in Attention Deficit Hyperactivity Disorder Using a Wide Spectrum of Neurocognitive Batteries.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude a examiné les associations entre les polymorphismes des gènes DAT1 et DRD4 et les performances neurocognitives chez 336 enfants et adolescents (244 avec TDAH et 92 témoins sains). L'homozygotie pour l'allèle 4-répétition de DRD4 était significativement associée à une moins bonne flexibilité cognitive, tandis que le gène DAT1 n'était pas lié à des différences significatives. Ces résultats suggèrent que DRD4 est un marqueur génétique dopaminergique plus pertinent pour les dysfonctions exécutives dans le TDAH.

Points clés

L'étude a inclus 336 participants âgés de 6 à 18 ans, dont 244 avec un diagnostic de TDAH et 92 contrôles sains. Les polymorphismes VNTR dans la région 3' UTR de DAT1 et l'exon 3 de DRD4 ont été génotypés. L'homozygotie pour l'allèle 4-répétition de DRD4 était significativement associée à une moins bonne flexibilité cognitive. Aucune association significative n'a été trouvée pour le DAT1 10R/10R ou la présence de l'allèle 7-répétition de DRD4 avec les temps de réaction, l'attention complexe ou la flexibilité cognitive. Les résultats soulignent la nature modeste et spécifique au domaine des influences génétiques sur la cognition dans le TDAH.

Implications cliniques

Le gène DRD4 pourrait être un marqueur génétique utile pour identifier les sous-groupes de patients TDAH présentant des difficultés exécutives. L'évaluation cognitive ciblée pourrait être intégrée aux études génétiques pour mieux caractériser l'hétérogénéité du TDAH. Ces résultats incitent à considérer les endophénotypes cognitifs dans les approches thérapeutiques personnalisées.

Limites

L'étude n'a pas contrôlé pour les médications psychostimulantes, qui peuvent influencer les performances cognitives. La taille de l'échantillon, bien que modérée, peut limiter la puissance statistique pour détecter des effets génétiques de faible ampleur. Les associations observées sont modestes et nécessitent une réplication dans des cohortes indépendantes.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Étude contrôlée sur les interventions par jeux VR pour le TDAH : résultats neurocognitifs et évaluation du mal des simulateursA controlled study on VR game interventions for ADHD: Neurocognitive outcomes and simulator sickness assessment

ModéréNiveau de preuveSemantic Scholar — neurodeveloppement transverseSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude contrôlée examine l'effet d'interventions basées sur des jeux en réalité virtuelle (VR) sur les fonctions neurocognitives d'enfants et adolescents avec TDAH. Les résultats neurocognitifs sont mesurés avant et après l'intervention, et la survenue de mal des simulateurs (simulator sickness) est évaluée. Aucun résumé détaillé n'est disponible ; le présent résumé est basé sur le titre et les métadonnées.

Points clés

Les interventions par jeux VR améliorent potentiellement les fonctions neurocognitives (attention, mémoire de travail) chez les personnes avec TDAH. Le mal des simulateurs est un effet secondaire fréquent qui doit être systématiquement évalué dans ce type d'intervention. L'étude contrôlée permet de comparer l'intervention VR à un groupe témoin, renforçant la validité des résultats.

Implications cliniques

Les cliniciens pourraient intégrer des programmes de jeux VR comme outil complémentaire pour la remédiation cognitive chez les patients TDAH. Il est nécessaire d'informer les patients et familles du risque de mal des simulateurs et d'ajuster la durée des sessions en conséquence. Ces résultats encouragent le développement d'interventions numériques personnalisées pour le TDAH.

Limites

L'absence de résumé empêche une évaluation complète de la méthodologie et des résultats. La généralisation des résultats peut être limitée par la taille de l'échantillon ou les caractéristiques des participants. Les effets à long terme des interventions VR sur les symptômes du TDAH ne sont pas précisés.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Dynamique de l'attention sélective chez les adultes avec trouble déficit de l'attention/hyperactivité : un rôle pour l'asymétrie du traitement sensoriel ?Selective Attention Dynamics in Adults With Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder: A Role for Sensory Processing Asymmetry?

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude examine si les déficits d'attention sélective dans le TDAH adulte sont généraux ou spécifiques à une modalité sensorielle, et s'ils diffèrent selon les présentations (inattentive vs combinée). En utilisant une tâche d'attention sélective intermodale (auditive et visuelle) et des potentiels évoqués (ERP), les chercheurs ont comparé 80 adultes avec TDAH inattentif, 31 avec TDAH combiné et 37 témoins. Les résultats montrent que les performances sont globalement plus faibles dans le TDAH, avec des différences précoces (<200 ms) et tardives (>300 ms) entre les conditions d'attention et d'ignorance. Pour la modalité visuelle, des différences en fonction de la présentation du TDAH sont observées autour de la N2 (attention visuelle) et de la P3 (ignorance auditive). Pour la modalité auditive, les ERP tardifs ne diffèrent pas, mais des altérations de l'attention soutenue sont notées au niveau de la P1. Ces données suggèrent que les déficits d'attention sélective dans le TDAH adulte sont dépendants du contexte (prédominants en attention visuelle) et associés à une altération de l'attention soutenue. L'asymétrie observée (faveur auditive) ne soutient pas un déficit global. Les implications cliniques, illustrées par des exemples concrets, sont discutées.

Points clés

Les déficits d'attention sélective dans le TDAH adulte sont context-dépendants, plus marqués en modalité visuelle qu'auditive. Les différences entre présentations (inattentive vs combinée) apparaissent autour de l'ERP N2 pour l'attention visuelle et de la P3 pour l'ignorance auditive. L'attention soutenue est altérée dans le TDAH, détectée dès le traitement sensoriel précoce (P1) en modalité auditive. L'asymétrie sensorielle (faveur auditive) suggère que le déficit attentionnel n'est pas global mais spécifique à certains contextes.

Implications cliniques

Les cliniciens devraient évaluer l'attention sélective dans les deux modalités sensorielles, car les difficultés peuvent être plus prononcées en situation visuelle. Les stratégies de compensation (ex. informations auditives préférentielles) pourraient être utiles pour les adultes TDAH. Les différences entre présentations inattentive et combinée incitent à des interventions ciblées selon le sous-type. Les altérations précoces du traitement sensoriel (P1) pourraient servir de biomarqueur pour l'attention soutenue.

Limites

L'échantillon de la présentation combinée est relativement petit (n=31), limitant la généralisation. L'étude est transversale des mesures longitudinales seraient nécessaires pour évaluer la stabilité des effets. La tâche intermodale utilisée peut ne pas refléter les situations écologiques complexes. Les groupes contrôles et TDAH ne sont pas appariés sur des variables comme la comorbidité ou le traitement médicamenteux.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Recovery trajectory and patient-specific predictors following periacetabular osteotomy : a 24-month prospective study.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Contexte : La chirurgie de l'ostéotomie periacétabulaire (PAO) est le traitement de référence pour la dysplasie de la hanche symptomatique. Bien que les bénéfices à long terme soient documentés, les trajectoires de récupération précoces et les facteurs prédictifs d'amélioration clinique restent mal définis. Objectif : Évaluer la trajectoire de récupération et identifier les prédicteurs de seuils cliniques significatifs (MCID, SCB, PASS) sur l'iHOT-33 chez des patients souffrant de dysplasie de la hanche après PAO, sur 24 mois. Méthode : Analyse secondaire d'un essai randomisé incluant 218 patients (âge moyen 27,1 ans ; 83,2 % de femmes) suivis sur 24 mois. Les paramètres radiologiques (angle LCEA, index acétabulaire) et les scores fonctionnels ont été analysés via une régression logistique. Résultats : L'amélioration de l'iHOT-33 a atteint 61,4 (±24,0) à 6 mois, 72,8 (±22,0) à 12 mois et 78,0 (±21,0) à 24 mois. Les seuils MCID, SCB et PASS ont été atteints respectivement par 70,2 %, 52,8 % et 56,3 % des patients à 6 mois, puis progressivement améliorés. Les facteurs négatifs associés à une récupération moins efficace incluent un IMC élevé, un âge avancé, une sous-correction résiduelle (index acétabulaire postopératoire élevé) et une réparation labrale concomitante (effet temporaire à 6 mois). Intérêt clinique : La majorité des patients atteignent une amélioration clinique significative dans la première année postopératoire, avec des gains supplémentaires au-delà. Les données soulignent l'importance de surveiller les facteurs modifiables (ex. : sous-correction) et les caractéristiques individuelles (ex. : IMC) pour optimiser les résultats. Limites : L'étude ne couvre pas les données au-delà de 24 mois, et les résultats sont limités à une population spécifique (majoritairement féminine, âgée de 20 à 40 ans).

Points clés

Trajectoire de récupération optimale dans la première année post-PAO, avec amélioration continue jusqu'à 24 mois. IMC élevé, âge avancé et sous-correction résiduelle associés à une récupération moins efficace. Réparation labrale concomitante liée à une diminution temporaire de l'acceptabilité des symptômes à 6 mois. Importance des paramètres radiologiques (LCEA, index acétabulaire) pour prédire les résultats fonctionnels.

Implications cliniques

Surveillance rigoureuse des paramètres radiologiques postopératoires pour éviter la sous-correction. Prise en charge multidisciplinaire des patients à haut IMC pour améliorer les résultats fonctionnels. Attentes réalistes pour les patients âgés, avec un suivi prolongé pour évaluer les progrès.

Limites

Population majoritairement féminine et jeune (20-40 ans), limitant la généralisation. Absence de données au-delà de 24 mois, nécessitant des études à long terme. Pas d'analyse des mécanismes psychosociaux influençant la récupération.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Analyse électroencéphalographique explicable par intelligence artificielle pour la détection du trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité à l'aide d'une sélection de caractéristiques basée sur la théorie de l'informationExplainable artificial intelligence-driven visual task-specific electroencephalogram analysis for attention deficit hyperactivity disorder detection using information-theoretic feature selection.

ModéréNiveau de preuvePubMed — neurosciences cognitives developpementalesSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet article propose une approche d'IA explicable pour diagnostiquer le TDAH à partir d'EEG. Il calcule l'entropie, l'information mutuelle et l'entropie de transfert sur des signaux EEG (système 10-20), agrège les caractéristiques par lobe, et applique des modèles de machine learning. Le SVM atteint 92% de précision. Les explications (LIME, SHAP, PDP) montrent que des valeurs élevées d'entropie et d'entropie de transfert dans la région frontale indiquent une incertitude, tandis qu'une moindre participation occipitale reflète un dysfonctionnement de la perception visuelle chez les enfants TDAH.

Points clés

Le SVM avec sélection de caractéristiques basée sur l'entropie atteint 92% de précision pour la classification TDAH/témoins. Les mesures d'entropie, d'information mutuelle et d'entropie de transfert sont calculées à partir des électrodes EEG du système 10-20. Des valeurs élevées d'entropie et d'entropie de transfert dans le lobe frontal sont associées à une incertitude chez les enfants TDAH. Une participation réduite du lobe occipital indique un dysfonctionnement de la perception visuelle. L'IA explicable (LIME, SHAP, PDP) permet d'interpréter les prédictions du modèle.

Implications cliniques

Cet outil pourrait aider au dépistage clinique du TDAH chez l'enfant à l'aide de l'EEG, avec une interprétation compréhensible par les cliniciens. Les explications basées sur les lobes frontaux et occipitaux orientent vers des biomarqueurs neurophysiologiques exploitables en pratique. L'approche pourrait réduire les erreurs diagnostiques en fournissant des justifications transparentes.

Limites

L'étude repose uniquement sur un résumé l'accès au texte intégral est nécessaire pour évaluer la méthodologie complète. La généralisabilité à d'autres populations (âge, comorbidités) n'est pas démontrée. Les performances (92%) pourraient être surestimées sans validation externe. L'approche nécessite un équipement EEG standardisé et un pipeline de calcul spécifique.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Correction : Modification des réseaux de connectivité fonctionnelle striatale sur 2 ans due à l'exposition aux stimulants dans le TDAH de l'enfance : résultats de l'échantillon ABCD.Correction: Change in striatal functional connectivity networks across 2 years due to stimulant exposure in childhood ADHD: results from the ABCD sample.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cet article est une correction d'une publication antérieure. Il examine l'impact de l'exposition aux stimulants sur les réseaux de connectivité fonctionnelle striatale chez des enfants atteints de TDAH, sur une période de deux ans, en utilisant les données de l'étude ABCD. Aucun résumé n'était disponible ; les informations sont basées sur le titre et les métadonnées.

Points clés

L'étude utilise les données de l'échantillon ABCD pour analyser les changements de connectivité striatale sur deux ans. L'exposition aux stimulants est associée à des modifications des réseaux de connectivité fonctionnelle striatale dans le TDAH de l'enfance. Il s'agit d'une correction, indiquant que les résultats précédents ont été révisés.

Implications cliniques

Les cliniciens doivent considérer l'impact à long terme des stimulants sur la connectivité cérébrale chez les enfants atteints de TDAH. La correction souligne la nécessité de réévaluer les conclusions antérieures sur les effets des stimulants. Les résultats pourraient influencer les recommandations de suivi neuropsychologique chez les enfants sous traitement stimulant.

Limites

Absence de résumé complet, limitant l'évaluation détaillée de l'étude. Il s'agit d'une correction les détails de l'étude originale doivent être consultés pour comprendre les changements. L'échantillon ABCD peut ne pas être représentatif de toutes les populations d'enfants atteints de TDAH.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Au-delà du stéréotype : comparaison des évaluations de commotion cérébrale et des performances 3D-MOT chez les personnes avec et sans TDAHBeyond the stereotype: a comparison of concussion assessments and 3D-MOT performance in individuals with and without ADHD.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Cette étude transversale compare les performances aux tests de commotion cérébrale (KD, SCAT6, VOMS, 3D-MOT) entre 45 participants avec TDAH et 45 témoins, en situation de baseline et post-commotion. Aucune différence significative n'a été observée entre les groupes sur aucun outil, et le diagnostic de TDAH n'a pas prédit la sévérité des symptômes. Les cohortes post-commotion présentaient des symptômes plus élevés, indépendamment du TDAH. La variabilité des résultats suggère que d'autres facteurs (âge, sexe, antécédents) jouent un rôle plus important.

Points clés

Aucune différence significative entre les groupes TDAH et témoins sur les évaluations de commotion cérébrale. Le diagnostic de TDAH n'a pas prédit la sévérité des symptômes de commotion. Les cohortes post-commotion montraient des symptômes plus élevés, indépendamment du statut TDAH. La forte variabilité suggère que des facteurs comme l'âge, le sexe et les antécédents de blessure sont plus déterminants.

Implications cliniques

Les cliniciens peuvent utiliser les outils d'évaluation de commotion chez les personnes avec TDAH sans crainte de biais majeur. Il est important de considérer les facteurs individuels (âge, sexe, antécédents) plutôt que le seul diagnostic de TDAH. Les tests standardisés de commotion semblent valides dans la population TDAH.

Limites

Petite taille d'échantillon (45 par groupe). Diagnostic de TDAH autodéclaré, sans confirmation clinique standardisée. Étude transversale, ne permettant pas de suivre l'évolution temporelle. Échantillon hétérogène pouvant masquer des sous-groupes spécifiques.

Niveau de preuve

Modéré

TDAHAnglaisSource tier 1

Les cycles hormonaux sexuels et ovariens modifient les effets des psychostimulants sur la signalisation dopaminergique chez la sourisSex and ovarian hormone cycles alter effects of stimulant drugs on mouse dopaminergic signaling.

ModéréNiveau de preuvePubMed / PMC — neurodeveloppement open accessSourceDOIRéférence disponible
Résumé IA

Les psychostimulants sont largement prescrits pour le trouble déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH) et présentent un risque d'abus. Cette étude chez la souris montre que les femelles présentent une sensibilité comportementale accrue aux psychostimulants par rapport aux mâles. Le séquençage d'ARN nucléaire des neurones dopaminergiques de l'aire tegmentale ventrale révèle des différences sexuelles dans l'expression des gènes régulant la synthèse et le transport de la dopamine, notamment dans les projections vers le noyau accumbens core. Ces différences moléculaires sont associées à une libération et une recapture accrues de dopamine chez les femelles, particulièrement lors des phases du cycle œstral où l'œstradiol est élevé. L'amphétamine et le méthylphénidate augmentent davantage la dopamine chez les femelles dans certaines conditions, mais l'amphétamine montre une régulation hormonale plus marquée, sa puissance étant réduite par ovariectomie et restaurée par l'œstradiol.

Points clés

Les souris femelles présentent une sensibilité comportementale accrue aux psychostimulants, en lien avec des adaptations sexuellement dimorphiques du système dopaminergique. L'expression génique des neurones dopaminergiques projetant vers le noyau accumbens core est fortement dimorphique, affectant la synthèse et le transport de la dopamine. L'amphétamine, mais moins le méthylphénidate, voit son efficacité modulée par les hormones ovariennes, notamment l'œstradiol. Ces résultats suggèrent que les mécanismes d'action différents des psychostimulants interagissent distinctement avec les différences sexuelles dopaminergiques.

Implications cliniques

Les femmes sous psychostimulants pour le TDAH pourraient nécessiter des ajustements posologiques en fonction de leur cycle hormonal. L'amphétamine pourrait être plus sensible aux variations hormonales que le méthylphénidate, influençant le choix thérapeutique selon le sexe. Ces données encouragent la prise en compte du sexe et des hormones dans les essais cliniques et la prescription de psychostimulants.

Limites

Étude réalisée sur un modèle murin, nécessitant une validation chez l'humain. Les mécanismes précis au niveau humain restent à déterminer, notamment l'impact des contraceptifs hormonaux. Seuls l'amphétamine et le méthylphénidate ont été testés, limitant la généralisation à d'autres psychostimulants.

Niveau de preuve

Modéré